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Polémique sur le domaine public maritime à Thiès : Le Conseil municipal de Cayar dégage ses responsabilités

03 Mar 2018
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La municipalité́ de Cayar se prononce sur le bradage du domaine public martime. La municipalité́ de Cayar se prononce sur le bradage du domaine public martime.

Le Conseil municipal de Cayar s’est lavé à grande eau hier sur l’affaire ou la polémique des lotissements sur le domaine public maritime dans la commune, précisément dans les périphéries du village de Ndiokhop Guéthi. Face à la presse, le premier adjoint au maire, a mouillé davantage le Conseil départemental de Thiès, mais aussi impliqué le Service régional des domaines.

Après le président de la commission Aménagement du Conseil départemental de Thiès, Abdoulaye Sow, et le vice-président président du conseil Yankhoba Diattara, la municipalité de Cayar où des lotissements étaient constatés sur le domaine maritime a fait face à la presse pour donner sa version des faits le vendredi 02 mars. Selon le premier adjoint au maire, Alioune Ndoye, qui a parlé au nom de l’édile présent à ses côtés, il serait étonnant que le Conseil départemental de Thiès ne soit pas au courant des opérations de lotissement. « Le président de la commission ad hoc mise en place par le Conseil municipal, Pape Moussé Diop, était avec nous. Sur le lotissement dont on parle, il sait tout, de bout en bout. Il s’agit d’un plan qui nous a été envoyé par le chef du Service des domaines de Thiès, Babacar Pascal Dione.

Nous avons fait la délibération et le sous-préfet l’a approuvée. Ce même plan a été remis au Conseil départemental de Thiès qui n’a pas encore délibéré. C’est lui qui est chargé de le faire parce qu’en tant que Conseil municipal, nous ne donnons qu’un avis à titre consultatif, et nous avons donné un avis favorable », a expliqué l’adjoint au maire. A l’en croire, les raisons qui ont sous-tendu cet acte sont, entre autres, l’agression dont la plage est victime et les occupations.

« Le promoteur de l’hôtel, Cheikh Guèye, continuait à construire et il fallait l’arrêter. C’est Pape Moussé Diop lui-même qui a suggéré le lotissement en attendant de faire la délibération. Donc je ne pense pas que Diattara puisse ne pas être au courant puisque c’est lui-même qui a délégué Pape Moussé Diop qui supervisait et assurait la gestion du domaine public maritime. Mais il n’y aucune attribution. Le bornage n’est même pas terminé », a fait savoir Alioune Ndoye.

250 millions de FCfa de redevance annuelle en jeu
Il est auparavant revenu sur la genèse de cette affaire. Il raconte qu’une commission ad hoc a été mise en place pour la supervision et la gestion du domaine public maritime après avoir vu, constaté et fait l’état des lieux. « Il fallait un arrêté du Ministère des Finances pour demander aux occupants du domaine public maritime de payer des redevances parce qu’ils étaient sur le domaine maritime. Nous avions trouvé sur place un hôtel en construction appartenant à un certain Cheikh Guèye. Nous l’avions sommé d’arrêter parce qu’il n’avait aucun papier légal qui lui donnait le plus petit mètre carré sur le balnéaire », a relaté M. Ndoye. Ainsi, a-t-il ajouté, le Conseil départemental était informé, et celui-ci avait demandé au président de la commission Aménagement Abdoulaye Sow et son équipe de venir constater ce qui s’y passe. « Il avait même reçu l’ordre du vice-président du Conseil départemental de passer voir le maire ; ce qu’il n’a pas fait. A son retour, c’est lui-même (Abdoulaye Sow) qui a autorisé Cheikh Guèye à poursuivre sa construction. Les bâtiments étaient au nombre de trois ; aujourd’hui il y en a plus. C’est un manquement grave que le Conseil départemental doit assumer », a soutenu le maire de Cayar. Pour Abdoulaye Ndoye, le domaine public maritime devait permettre au Conseil municipal de Cayar de recouvrer 250 millions de FCfa de redevance par année. Et cet argent devait être logé dans un compte unique avant que le Conseil municipal et le trésor ne se retrouvent autour d’une table pour définir une clé de répartition.

Ndiol Maka SECK

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