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Collectivités locales : Les acteurs veulent 20% des ressources budgétaires

06 Mar 2018
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El Hadj Malick Diop, pré́sident de la commission économique et financière du Conseil des collectivités territoriales de l'Uemoa. El Hadj Malick Diop, pré́sident de la commission économique et financière du Conseil des collectivités territoriales de l'Uemoa.

Un atelier régional de partage d’expériences et de bonnes pratiques en matière de mobilisation des ressources par les Associations de pouvoirs locaux (Apl) se tient à Dakar. Cette rencontre de cinq jours va permettre aux élus locaux de s’inspirer du modèle rwandais.

Le manque de financement est l’un des goulots d’étranglement des collectivités locales. C’est pourquoi, El Hadji Malick Diop, président de la commission économique et financière du Conseil des collectivités territoriales de l’Uemoa, a révélé qu’un cadre stratégique pour mieux coordonner les interventions des partenaires en matière de décentralisation dans l’espace Uemoa a été acté. En effet, un voyage d’études a été organisé en février à Kigali (Rwanda) pour s’inspirer du modèle rwandais. « Nous sommes en train de regrouper l’ensemble des associations des pouvoirs locaux et de réfléchir sur la décentralisation dans l’espace Uemoa. Nous avons ouvert un certain nombre de chantiers relatifs à la décentralisation financière pour amener les Etats à mieux accompagner les collectivités locales eu égard aux compétences transférées. Nous avons l’appui des ministres de l’Economie et des Finances pour que les Etats puissent verser aux collectivités locales 20% des ressources budgétaires hors don », a affirmé l’ancien maire de Tivaouane, précisant qu’aujourd’hui, au Sénégal, nous en sommes à 5,7% avec un taux indexé sur la Tva.

« Mais, pour mieux territorialiser les politiques publiques, les doter de moyens, cette voie est la plus sûre pour régler les questions de péréquation », a-t-il affirmé. Il a salué la démarche du président rwandais Paul Kagamé, qui est en train de mettre en place un modèle africain de décentralisation, procédant de l’analyse juridique, réglementaire et institutionnel des collectivités locales du Rwanda.

Capitaliser les bonnes pratiques
Pour le chef de projet Renforcement des compétences régionales en matière de décentralisation en Afrique de l’Ouest, Rüdiger Wehr de la Giz, cette délicate mission qu’est la mobilisation des ressources interpelle tous, dans la mesure où sans financements sûrs, il est difficile d’atteindre les objectifs. « Le programme régional est mis en œuvre par la coopération technique allemande pour le développement (Giz) pour la période 2016-2019 dans sept pays d’Afrique de l’Ouest que sont le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo. L’objectif du programme régional est de permettre aux acteurs clés de la décentralisation de mieux assumer leurs tâches en profitant du capital d’expériences régionales », a-t-il dit. A l’en croire, le programme propose trois champs d’action que sont le renforcement des associations nationales des pouvoirs locaux, le renforcement des institutions nationales de formation initiale et continue pour les acteurs de la décentralisation et la promotion d’une vision commune de la décentralisation fiscale y compris les rôles que les services déconcentrés doivent jouer dans ce domaine. « Il nous semble évident qu’avec une meilleure organisation institutionnelle et en s’appuyant sur les équipes performantes, la mobilisation et la gestion des ressources gagneraient en qualité au bénéficie des Apl », a souligné Rüdiger Wehr.

De son côté, Adama Diouf, président de l’Union des associations des élus locaux (Uael), a fait comprendre que cet atelier vise à capitaliser les bonnes pratiques comme le cas du Rwanda. « Pour développer les territoires, il faut des ressources », a-t-il dit, non sans ajouter que l’insuffisance des moyens reste le nœud gordien de la décentralisation.

Le directeur de cabinet du ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l'Aménagement du territoire, Alassane Sow, a regretté que certains textes de la fiscalité locale soient obsolètes car ils datent de 1966.

Serigne Mansour Sy CISSE

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