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Région de Fatick : 50 milliards de FCfa du Puma prévus pour 2018

12 Mar 2018
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Souleymane Jules Diop se prononç̧ant sur les projets de l'Etat à̀ Fatick. Souleymane Jules Diop se prononç̧ant sur les projets de l'Etat à̀ Fatick.

(Ngayokhène) - Plus de 2400 milliards de FCfa ont été injectés dans l’ensemble du pays dans la cadre de la mise en œuvre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), a révélé Souleymane Jules Diop, ministre en charge de ce programme, à Ngayokhème avant-hier. En sus de cela, 50 milliards de FCfa du Puma sont inscrits pour la région de Fatick en 2018.

Souleymane Jules Diop faisait ainsi une communication sur le thème : « Impacts et portée sociale des réalisations du chef de l’Etat, le Président Macky Sall, dans le Sine à travers le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) ». Le ministre Mbagnick Ndiaye, maire de Ngayokhème, a, à cet effet, accueilli son collègue Souleymane Jules Diop, ministre chargé du Pudc. Le ministre Souleymane Jules Diop a donc saisi cette belle opportunité pour étaler les nombreuses réalisations du programme depuis son lancement en 2015 à Fatick lors du Conseil des ministres délocalisé dans cette région. Devant un parterre de personnalités dont les maires de 16 communes sur les 17 que compte le département de Fatick très intéressés par ce projet venu à son heure. Comme l’a indiqué Souleymane Jules Diop, « le Pudc est conçu pour prendre en charge les préoccupations des populations dans le monde rural et lutter pour la réalisation de l’équité territoriale chère au Président Macky Sall ».

Ngayokhème a bénéficié des réalisations du programme
Le ministre chargé du Pudc de révéler que depuis son lancement en 2015, « le Pudc a injecté plus de 2400 milliards de FCfa dans l’ensemble du pays dont 1800 milliards dans la région de Dakar. Et, pour la région de Fatick, plusieurs réalisations ont été effectuées dans les différents départements dans les domaines de l’électrification et l’hydraulique rurales, des pistes de désenclavement et la dotation de machines agricoles. Il s’y ajoute la prise en charge de problèmes sanitaires (Cmu) et sociaux (bourses familiales) de certaines couches défavorisées de la population et tout cela dans un souci de résoudre les problèmes des Sénégalais en général ».

« D’ailleurs, dans le cadre de ce programme, la commune de Ngayokhème a bénéficié de l’électrification de cinq villages et d’autres sont en cours, tout comme également le projet a doté les 18 villages de la commune de moulins à mil. Dans le volet sanitaire, Ngayokhème et Toukar sont dotés de trois postes de santé et de deux ambulances médicalisées », a indiqué le maire Mbagnick Ndiaye.

Par ailleurs, les différents maires présents se sont exprimés à cœur ouvert sur les difficultés que rencontrent leurs collectivités territoriales dans le domaine des infrastructures de base, mais aussi et surtout le désenclavement des villages à travers la réalisation de pistes et le bitumage de la route Wakhaldiam-Keur Martin ainsi que le tronçon Niakhar-Toukar Ndock-Ngonine Bary-Ngagarlam, une boucle de 27 km.

La seconde phase déjà en cours
Les intervenants ont eu une réponse polie de la part du ministre Souleymane Jules Dop, qui a évoqué l’ensemble des réalisations qui ont été effectuées dans le département de Fatick et sa région, avant d’annoncer la réunion prévue ce lundi sur les perspectives du programme dans sa seconde phase déjà en cours avec une enveloppe de 15 milliards de FCfa déjà disponibles pour le premier semestre 2018. Il s’y ajoute, selon Souleymane Jules Diop, « l’acceptation par la Banque islamique de développement (Bis) de financer le programme pour une enveloppe de 52 milliards de FCfa et également la signature prochaine avec la Banque africaine de développement d’une convention de financement. Tout cela prouve la viabilité du projet qui fait que nos partenaires financiers acceptent de nous appuyer. Et, à ce titre, tout ce que nous pouvons faire, nous allons le faire ».

Le ministre en charge du Pudc a également saisi l’occasion pour parler des autres programmes lancés par le chef de l’Etat Macky Sall comme le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) et pour lequel Souleymane Jules Diop a annoncé que 50 milliards de FCfa seront injectés dans la région de Fatick en 2018.

Le ministre du Pudc a félicité son collègue et maire Mbagnick Ndiaye qui a réussi, selon lui, « à fédérer les maires de tout le département ; ce qui témoigne de son leadership avéré dans la perspective de l’élection présidentielle de février 2019 pour donner un second mandat au Président Macky Sall et lui permettre de poursuivre l’œuvre déjà entamée ». Un grand meeting de mobilisation a mis fin à cette journée. Une occasion de lancer un appel à l’unité et à la solidarité des responsables Apr.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

…LES FEMMES FORMÉES À LA GASTRONOMIE DU THIÉBOU DJEUNE À BASE DE MIL
Un bon plat de « Thiébou Djeune » (riz au poisson) à base de mil souna, c’est bien la réussite au bout des bras des femmes de l’Union des groupements de femmes de la commune de Fatick.

Ces femmes ont en effet été formées à la gastronomique de ce copieux plat très prisé par les Sénégalais. Ceci, à travers des séances de renforcement de capacités sur les techniques et bonnes pratiques de stockage, de transformation et de conservation du mil. Elles ont également acquis des connaissances sur les bonnes pratiques d’hygiène, de stockage et de fabrication en utilisant les procédés et techniques appropriés à la transformation et la conservation du mil.

Ceci, comme nous l’a rappelé la spécialiste en transformation et processus après récolte (Stpar) Mme Aminata Fadoum Ly, « permet aux femmes de pouvoir faire face à la sensibilité et à l’exigence de plus en plus des consommateurs sur la qualité des produits agroalimentaires ». En fait, ceci constitue un phénomène lié à l’élévation du niveau de vie, l’urbanisation et l’émergence, raison pour laquelle il est important de revoir les techniques de transformation en valorisant les produits et en améliorant le revenu, tout en satisfaisant les exigences des consommateurs.
« Cette formation nous a permis de bénéficier d’une plus-value en terme de diversification des produits puisqu’en partant du mil, il nous est possible de préparer d’autres plats comme le riz au poisson par exemple, mais aussi cela nous permet de renforcer nos connaissances en notions d’hygiène, sur les techniques et bonnes pratiques de stockage, de transformation et de conservation du mil. Nous allons démultiplier ces sessions dans nos terroirs respectifs », a soutenu Mme Aissatou Ndiaye, la présidente de l’union communale des femmes.

Mme Ndiaye laisse entendre d’ailleurs qu’aujourd’hui le « Thiébou Djeune » à base de riz fait partie de nos habitudes alimentaires. « Un plat très délicieux à la consommation », souligne-t-elle. Et Mme Ly de lui emboiter le pas en estimant qu’avec ces acquis, les femmes vont constituer une « brigade de transformatrices » prête à intervenir partout où le besoin se fera sentir.

« C’est dans cette optique, selon la spécialiste en transformation et processus après récolte, « que cette activité est programmée pour une mise à jour des femmes sur un module plus pratique et imagé pour la compréhension de tous les bénéficiaires suivant un plan de travail annuel du Psem qui a initié des activités clés pour atteindre certains indicateurs et des actions pérennes pour que les bénéficiaires puissent continuer les activités même après la fin du projet ».

Parmi ces actions pérennes, l’une est la formation des transformatrices suivant des critères en Techniques de transformation et conservation du mil avec le concours de l’Institut de technologie alimentaire (Ita) qui a pour mission principale de contribuer à l’amélioration de la performance du secteur agro-industriel au Sénégal et dans la sous-région, en intervenant dans tout le processus de transformation et de conservation des produits alimentaires par la recherche-développement.

El H. M. SAGNE

Last modified on lundi, 12 mars 2018 08:04
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