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Autonomie financière : Des femmes des îles du Saloum formées à l’épargne locale

05 Avr 2018
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Les femmes productrices des î̂les du Saloum sont désormais engagé́es dans l'épargne locale. Les femmes productrices des î̂les du Saloum sont désormais engagé́es dans l'épargne locale.

Foundiougne : Plus d’une vingtaine de femmes insulaires des îles du Saloum viennent de subir à Foundiougne (27-30 mars 2018) une formation sur l’épargne locale. Une session encadrée par la Fédération des unions des comités villageois de développement (Fucvd) créée en mai 2011 en tant que modèle d’intercommunalité des deux communes de Ngogom et de Réfane dans le département de Bambey.

Le président de la fédération Modou Sène souligne qu’à travers cette formation sur l’épargne locale, ils visent l’autonomie financière des femmes des îles du Saloum et de favoriser en elles l’acquisition de ressources propres leur permettant de mener des activités génératrices de revenus (AGR) dans l’agriculture, l’élevage et le commerce, surtout à travers le micro-jardinage, les poulaillers communautaires ou améliorés et le petit commerce. C’est d’ailleurs dans cette dynamique, souligne le président de la Fédération des unions des comités villageois de développement (Fucvd), « que nous avons envisagé de mettre en place une plateforme de renforcement des pouvoirs de décision des femmes insulaires et de faciliter davantage l’accès des leurs différentes zones connues pour leur enclavement ».

Mais il faut dire que cette initiative de former les femmes sur l’épargne locale est, selon Thierno Ndiaye, le chargé du développement économique à la fédération, « sous-tendue par une volonté de conserver la mangrove, un écosystème très utile dans cette partie insulaire puisque abritant les fruits de mer comme les mollusques « pagnes », crevettes, « Toufa », « Yokhos », etc., dont la commercialisation, après la cueillette et la transformation, rapporte aux femmes des revenus substantiels ».

Une des bénéficiaires de cette formation, Mme Seynabou Thior du groupement des femmes de « Thiothior » (noms de leurs époux) de Djirnda, se félicite de cette session de formation sur l’épargne locale qui vient à son heure car, souligne-t-elle, « nous nous investissons dans le petit commerce à travers les tontines que nous avons mises en place. Donc, les nouvelles connaissances que nous avons acquises, surtout dans la gestion des fonds, vont nous permettre d’être plus autonomes au lieu de subir les exigences des mutuelles et banques à qui nous avions l’habitude de confier notre argent ».

Lutte contre la pauvreté et pour la sauvegarde des écosystèmes
Sa collègue de la Fédération locale des GIE de Nodior (Felogi) Djalika Sarr, par ailleurs membre du groupement « Fatamara » (forêt de Niodior) des femmes du village, estime également que cette session de formation va leur permettre d’être mieux outillées et pouvoir surmonter la pauvreté dans laquelle elles étaient enfermées avec les organisations financières mutualistes. Les femmes insulaires des îles du Saloum s’activent également dans le reboisement de la mangrove en collaboration avec les autorités locales dont les eaux et forêts, les services des pêches et les agents de sécurité de proximité (Asp) pour, selon Djalika Sarr, « nous conformer surtout aux exigences des lois et règlements de la République surtout en matière de coupe de bois. Car, on note souvent des coupes abusives par certains qui utilisent le bois pour le fumage des poissons et autres usages ».

Mais, affirme Mme Seynabou Thior, « nous sommes des agents de développement dans nos localités entourées des mangroves que nous avons l’obligation de conserver compte tenu de leur utilité dans notre environnement. Ce sont des écosystèmes ou se reproduisent beaucoup d’espèces halieutiques mais aussi la mangrove nous sert de protection contre l’avancée de la mer ».


Aussi, dans cette dynamique de protection de l’environnement, un projet appelé « Régénération naturelle assistée (Rna) a été initié pour faire revenir les arbres disparus, restaurer les sols en vue d’augmenter les rendements agricoles, d’améliorer les conditions d’élevage. Dans les îles du Saloum, l’agriculture pratiquée dans les champs collectifs de mil, de maïs, de sorgho, de haricot (niébé) et l’oiselle (bissap) constitue une des principales activités des femmes. Toutefois, affirme Mme Seynabou Thior de Djirnda, « tout ce que nous produisons ici, nous le consommons localement au lieu de le commercialiser sauf pour le Bissap que nous transformons en jus et le Niébé ».

Poulaillers communautaires ou améliorés
Et, pour la sécurité alimentaire, des banques céréalières ont été installées et les membres des comités de gestion capacités sur les techniques de gestion. « Des banques qui ont permis aux communautés de garder les vivres jusqu’aux périodes de soudure mais aussi de parvenir à la résilience », a souligné le président de la Fucvd, Malick Sène.

Il s’y ajoute dans d’autres domaines, l’exploitation des poulaillers communautaires ou améliorés qui sont aussi devenus des moyens de lutte contre la pauvreté dans les îles du Saloum. « Des micros projets dénommés poulaillers communautaires ont été développés en vue d’augmenter les revenus des ménages, de contribuer à la qualité de l’alimentation mais aussi de promouvoir l’entreprenariat local. D’ailleurs, nous avons des modèles de poulaillers communautaires que nous expérimentons à la Fucvd », soutient Thierno Ndiaye. D’autres femmes s’activent aussi dans le secteur, a indiqué le chef de service adjoint de l’élevage de Foundioiugne, Assane Dia. La Fédération des unions des comités villageois de développement (Fucvd) intervient également dans différents domaines pour renforcer la cohésion sociale intercommunale, pour la réduction de l’exode rural et l’amélioration des revenus des communautés et des conditions de vie par le renforcement de la sécurité alimentaire à travers les banques céréalières. Il s’y ajoute également la promotion de l’excellence au niveau scolaire et la promotion du leadership et de la bonne gouvernance locale ainsi que les bonnes pratiques à adopter en matière d’hygiène et d’assainissement.

Mouhamadou SAGNE

Last modified on jeudi, 05 avril 2018 07:20
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