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Aménagement transfrontalier intégré : La Suisse finance des schémas pour 3,18 milliards de FCfa

15 Avr 2018
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La cérémonie de lancement des Schémas d’aménagement transfrontalier intégré (Sati) du bassin du fleuve Sénégal a eu lieu à Dakar avant-hier. D’un coût de 3.180.000.000 FCfa pour une durée de quatre ans, ce programme permet la réalisation de projets prioritaires dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et autres.

Le Conseil des collectivités territoriales (Cct) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine qui existe depuis 2011, la Commission de l’Uemoa et la Coopération suisse ont signé une convention à Abidjan en septembre 2015 sur la collaboration transfrontalière et locale à hauteur de 3.180.000.000 FCfa pour une durée de quatre ans. A ce titre, des Schémas d’aménagement  transfrontalier intégré (Sati) ont été déjà réalisés entre Sikasso-Korhogo, Bobo-Dioulasso et la zone sahel.

Ce programme permet la réalisation de projets prioritaires dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et des infrastructures de base dans les collectivités territoriales du Burkina Faso, du Mali, du Niger et de la Côte d’Ivoire. Pour une bonne politique communautaire, le Sati vient d’être élargi au Bassin du fleuve Sénégal et à la bande littorale entre le Togo, le Bénin, etc.

Selon Marion Weichelt Krupski, ambassadeur de la Confédération suisse, cette subvention de 3.180.000.000 FCfa est non remboursable. Ce programme devra permettre de réaliser deux objectifs complémentaires : appuyer les collectivités territoriales de l’Uemoa en matière de transfrontalière locale et la réalisation des infrastructures socio-économiques améliorant les conditions de vie des populations de l’espace de l’union. Aussi a-t-elle salué le fait que l’Uemoa ait franchit un pas décisif en matière de démocratisation et de participation. Ce mouvement de réforme d’envergure au sein de l’Uemoa est aussi du goût de Mme l’ambassadeur comme elle l’a révélé.

Puissant levier d’intégration
Prenant la parole, le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) Ousmane Tanor Dieng a dit que le Sati est un puissant levier d’intégration sous-régionale apte à accélérer la croissance des pays concernés et à impacter positivement les communautés territoriales frontalières. « A l’heure où les bandes armées circulent dans des No man’s lands, où des populations autochtones prennent le chemin de l’exil forcé ou de la migration clandestine, le défi de l’intégration et de l’aménagement des zones transfrontalières constitue une urgence et un enjeu de sécurité, de stabilité et de développement pour les pays africains », a souligné le président du Hcct.

Il a également dit ceci : « La mise en place d’infrastructures structurantes de transport, d’agriculture, d’énergie facilitera le brassage entre les peuples, assurera un libre échange des biens et garantira une meilleure circulation des marchandises et des personnes ». Ce qui stimulera, à ses yeux, la croissance économique. « Je vous invite chacun d’entre nous à donner le meilleur de nous-mêmes pour le besoin des populations», a-t-il lancé.

De son côté, El Hadji Malick Diop, président de la commission économique et financière du Conseil des collectivités territoriales (Cct) de l'Uemoa, a ajouté que cet acte ouvre une voie extrêmement importante pour les actions opérationnelles du conseil. A l’en croire, le Sati sera un outil fédérateur transnational qui permettra de relever, dans une démarche inclusive régionale, les défis liés au changement climatique, au développement économique, à la sécurité et surtout à la migration grandissante en fixant les jeunes dans leur terroir.


Pour sa part, Adama Diouf, président de l’Union des associations des élus locaux (Uael), soutient que les maires sont les premiers à faire face aux difficultés transfrontalières et que le Sati fera un diagnostic pertinent sans complaisance. Il a fait comprendre que le Sati va leur permettre d’identifier les forces et faiblesses. A l’en croire, ces schémas ont l’ambition de monter des projets qui fixeront les populations dans leur territoire afin de gommer les disparités entre leurs pays. «Le Sati aura l’avantage de rapprocher les peuples à partir de projets structurants suffisamment partagés pour trouver des solutions endogènes avec l’ensemble des pays qui partagent le bassin du fleuve Sénégal. C’est cela l’intérêt du Sati dans le cadre d’un espace communautaire », a-t-il expliqué.

Quant à Paul Koffi Koffi, commissaire de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) chargé de l'administration territoriale, des infrastructures et des transports, il s’est félicité de la création du Hcct au Sénégal qui a inspiré suffisamment de pays de la sous-région. De son avis, cette institution vient de combler beaucoup de vide, de la participation des collectivités territoriales au processus de développement de nos Etats. A sa suite, le député maire de Bakel, Ibrahima Baba Sall, a confié que le Sati s’inscrit dans l’Acte 3 de la Décentralisation. « Nous sommes déterminés, avec l’Uemoa, à faire face à la pauvreté », a-t-il pris comme engagement.

Serigne Mansour Sy CISSE

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