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Reboisement dans l’arrondissement de Rao : 500 pieds d’acacia plantés à Ndakhar et Taalbakhlé

18 Jui 2018
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Les populations des villages de Ndakhar 1 et 2 ainsi que de Taalbakhlé, mobilisées derrière le président du Gie Soxali Thianialdé, Djiby Sow, ont encore effectué une vaste opération de reboisement dans leur terroir. Ainsi, plus de 500 pieds d’acacia/Sénégal (gommier), d’acacia radiana (sung) et d’acacia melifera ont été plantés dans cette partie de la forêt classée de Mpal.

Des pieds de leucaena, de manguiers et de flamboyants ont également été plantés à l’école primaire et au poste de santé de Fass-Ngom. M. Sow a fait savoir que d’autres opérations ont permis de réaliser des mises en défens, des pare-feux, d’installer des bornes de délimitation de cette forêt classée de Mpal, de confectionner des tee-shirts, banderoles, pancartes et autres supports de communication utilisés dans le cadre des séances de mobilisation sociale. D’après lui, ces opérations de reboisement entrent dans le cadre de la deuxième phase du projet de réhabilitation de ladite forêt, financée par le Programme de micro-financement du Fem (Pmf/Fem), pour un montant de 13 350 000 FCfa, sur deux ans. Il a rendu un vibrant hommage à la délégation du Pmf/Fem conduite par son coordonnateur national, Khatary Mbaye, pour la grande tournée nationale qu’elle a effectuée l’année dernière en vue de remettre des financements à une dizaine d’Organisations communautaires de base sénégalaises (Ocb), bénéficiaires d’un crédit de près de 174 millions de FCfa.

Le Gie Suxali Thianialdé de la commune de Fass-Ngom, a précisé son président, fait partie de ces Ocb. Il a vivement remercié Malang Diatta, chef du service départemental des Eaux et Forêts de Saint-Louis, et Mamadou Niang, responsable de la brigade de l’arrondissement de Rao, qui ont contribué efficacement à ces actions de reboisement.

MM. Diatta et Niang se sont adressés à la presse pour rappeler que ces espèces forestières, qui viennent d’être plantées, sont adaptées à cette zone et résistent mieux à la sécheresse. Celles-ci enrichissent le sol et produisent des fruits bien prisés par le bétail.

Séance tenante, le capitaine Diatta a demandé aux populations d’arroser ces plantes. Un réflexe qui permettra d’avoir au moins un taux de 98% de reprise de la plante.

Autrement dit, cet arrosage donnera plus de chances de survie à la plante, surtout si on note une petite pause pluviométrique.

Djiby Sow de Thianialdé a enfin réitéré l’engagement indéfectible des populations bénéficiaires dudit projet, à mieux entretenir la forêt susmentionnée, en veillant scrupuleusement sur la coupe abusive des arbres, sur l’exploitation anarchique du bois de chauffe, sur l’entretien des pare-feux, des bornes et des pancartes, des lampes solaires qui seront bientôt installées dans leur terroir, etc. Il a invité les habitants à contribuer efficacement à la reconstitution du potentiel ligneux et à tout mettre en œuvre pour disposer des fourneaux Djambar qui seront mis en place dans le cadre du projet du Pmf/Fem.

Mbagnick Kharachi DIAGNE  

LE REBOISEMENT, UN ART
Selon les experts des Eaux et Forêts en poste à Saint-Louis, le monde est actuellement confronté à une grave et très rapide dégradation des terres. Déboisement et désertification, deux types de menaces étroitement liés, sont en train de prendre une ampleur sans précédent. Les images de télédétection nous montrent les sols nus qui gagnent du terrain dans les plus grandes forêts.

L’Amazonie, par exemple, cette immense réserve naturelle a perdu entre 300 000 et 400 000 km2  de ses forêts. Des statistiques prédisent même qu’elle pourrait se transformer en désert en peu de temps. Toutefois, si la désertification touche une centaine de pays, c’est en Afrique au Sud du Sahara (en particulier au Sahel), au Nord Ouest de l’Asie et au Moyen Orient, qu’elle est la plus sévère. Chaque année, 200 000 km2 soit une superficie plus grande que celle du Sénégal, deviennent totalement stériles sous l’effet de la désertification et le processus ne fait que s’accélérer. Aujourd’hui, il menace plus de 20% de la surface terrestre, soit 80 millions d’êtres humains. Les défrichements, les incendies, la surexploitation des terres, le surpâturage, le déboisement, les méfaits de la lutte biologique, les pluies acides, etc., sont à l’origine de la destruction du couvert végétal.

De l’avis de nos interlocuteurs, on a calculé que, pour faire face à leur besoin quotidien en énergie, 1, 3 milliard d’êtres humains doivent couper du bois de feu. Le principe de reboisement répond à trois phases distinctes et successives : nettoyage, réflexion et réfection.

Le sol jonché d’immondices est passé au broyeur dont le compost fournit un excellent engrais. La réflexion consiste à chercher les causes des destructions, les autres origines possibles et le moyen d’éviter de nouveaux sinistres. Dernier stade : la réfection. Le choix est délicat : sélectionner les espèces les mieux adaptées au sol et aux conditions climatiques, poussant rapidement et assurant une autoprotection, est un art.

Mb. K. DIAGNE

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