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Le recteur de l’Ugb, Pr Baydallaye Kâne, a lancé le projet «Saint-Louis Numérique 2025» dans les locaux du Conseil départemental de la vieille ville. Ce projet évalué à plus de 17 milliards de FCfa va doper l’économie de la région de Saint-Louis.

Saint-Louis dispose désormais d’un projet numérique. Il a été lancé par le recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb), le Pr Baydallaye Kâne, en présence du président du Conseil départemental, Me Moustapha Mbaye, des représentants des ministères de l’Enseignement supérieur, des Télécommunications, du directeur de l’Agence régionale de développement (Ard) Ousmane Sow, de l’adjoint au maire de Saint-Louis, Balla Guèye et de plusieurs élus locaux. Le coordonnateur de ce projet, Pr Ousmane Thiaré de l’Ugb, a rappelé que Saint-Louis Numérique 2025 est un projet de développement territorial. Il est  axé sur l’économie numérique avec des résultats qui vont impacter le développement économique et social des collectivités locales du Nord du Sénégal. L’objectif principal du projet est de doper la croissance économique et d’améliorer le bien-être des populations. Le numérique, a-t-il précisé, est un véritable outil de transformation économique et sociale. « C’est un accélérateur de croissance économique à travers la diffusion et la transformation », a expliqué M. Thiaré. L’Université Gaston Berger de Saint-Louis, à travers le Centre d’excellence africain en mathématiques informatiques et technologies de l’information et de la communication (Cea-Mitic), a initié la réflexion en mai 2016 lors d’un atelier d’élaboration du plan stratégique « Saint-Louis Numérique 2025 (Sln/2025) ». La rencontre avait réuni les représentants des collectivités locales concernées par le projet que sont les départements de Dagana, de Podor et de Saint-Louis ainsi que les 38 communes de ces trois départements.

Potentiel scientifique et technique
Au sortir de cet atelier, un certain nombre de projets avaient été proposés pour constituer le socle du plan stratégique Sln/2025. De l'avis du Pr Ousmane Thiaré, il convient à présent de démarrer cet ambitieux programme. Pr Baydallaye Kâne a, à son tour, laissé entendre que l’initiative du Cea/Mitic de l’Ugb de faire bénéficier la région nord de son immense potentiel scientifique et technique est naturelle. « C’est aussi un devoir », a-t-il souligné. Le recteur a lancé un appel à tous les partenaires, à la tête desquels les collectivités locales, pour une mobilisation autour de ce projet qui va transformer qualitativement les conditions de travail et de vie des populations de la région de Saint-Louis. Il a rappelé que le projet vise le développement de la région de Saint-Louis à travers l’économie numérique à l’horizon 2025. « L’enjeu est de s’appuyer sur les Tic pour éclore et optimiser le potentiel des terroirs concernés, dans les secteurs tels que le tourisme, l’agriculture, l’élevage et la pêche », a-t-il signifié. Rappelant les possibilités que ce projet peut offrir, le recteur de l’Ugb a cité la création d’incubateurs, de pépinières d’entreprises et d’espaces de coworking pour l’emploi des jeunes en milieux urbains et ruraux. Il a aussi fait allusion à la possibilité de promouvoir un large accès au réseau Internet avec un très haut débit, l’aménagement d’espaces numériques et de faire de l’île de Saint-Louis un free wifi zone, de moderniser des collectivités locales par la dématérialisation des procédures administratives.

La réhabilitation, la restauration, la gestion du patrimoine, la gestion de l’information sur la pêche, la disponibilité de ressources pédagogiques, la mise en place d’une plateforme de tutorat en ligne, d’une plateforme de gestion de l’information médicale en local figurent en bonne place dans les perspectives de ce projet.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La conférence d’harmonisation des programmes et projets du département de Sédhiou s’est tenu à la chambre de commerce de Sédhiou sous la présidence du préfet du département, Ibrahima Fall. Tous les secteurs ont été passés en revue : éducation, santé, hydraulique, infrastructures routières, etc.

Pour le secteur des infrastructures routières, les populations de Karantaba ont déjà commencé à exprimer leurs inquiétudes concernant le pont-barrage de Diopcounda qui est coupé pendant chaque hivernage par les pluies diluviennes et qui crée une pénurie de denrées de première nécessité. Cependant, au cours d’une récente visite du directeur des routes pour les régions de Kolda, de Ziguinchor et de Sédhiou, ce dernier a assuré aux populations qu’il a reçu des instructions fermes pour réhabiliter des pistes des trois régions. Il attend tout simplement la fin du chantier de Kounkané dans le Kolda pour démarrer les travaux. Si des progrès significatifs ont été constatés dans la réalisation de la plupart des projets et programmes, par contre les retards accusés par certains projets et programmes ont été fustigés. Pour le sport par exemple, le stade municipal dont la construction était prévue pour 7 mois est à sa quatrième année sans grand succès. La conférence d’harmonisation n’a pas tardé à situer les responsabilités. Les entrepreneurs qui ont en charge l’exécution de ces projets et programmes ont été indexés. Il arrive que des entrepreneurs disparaissent à peine le chantier démarré. L’analyse faite de la nature de chaque intervention a permis de savoir s’il y a doublon ou pas.

Le préfet Ibrahima Fall rassure tout le monde : « Les entrepreneurs retardataires dans l’exécution des chantiers seront sommés de rattraper le temps perdu ». Le vice- président du Conseil départemental demande aux populations qui commencent à s’interroger sur ces chantiers de faire preuve de patience et de ne pas oublier ce que Macky Sall est en train de faire dans la région. Les chantiers poussent partout comme des champignons. Cependant, il a reconnu que tout n’est pas rose mais il n’y a pas à s’alarmer car bientôt la région va entrer dans l’ère de l’inauguration des chantiers. Le sentiment le mieux partagé au cours de cette conférence d’harmonisation était la condamnation des retards. Les participants à cette rencontre demandent que l’on accélère la cadence.

Malamine KAMARA

Les travaux de réhabilitation de la route Badion-Mampatim ont démarré au grand bonheur des populations. La réhabilitation de cet axe routier mettra fin au calvaire des habitants de Badion.  

Les travaux de réhabilitation de l’axe Badion-Mampatim dans la région de Kolda ont démarré. Les populations de Badion et de Mampatim, deux communes situées respectivement dans les départements de Médina Yoro Foulah et de Kolda, poussent un ouf de soulagement. Les difficultés d’accès aux villages situés sur le long de ce tronçon de 22 km environ ne seront bientôt qu’un lointain souvenir.

Les travaux de réhabilitation de cet axe vital pour l’évacuation des produits agricoles et forestiers du département de Médina Yoro Foulah vers le marché international de Diaobé ont démarré pour un coût de près de 300 millions de FCfa du Fonds d’entretien routier du réseau classé (Fera). « Le volet entretien routier est un élément qui dépasse les possibilités réelles des mairies. Donc, il faut nécessairement que l’Etat les assiste en dégageant des enveloppes leur permettant de faire face à ces genres de charges », a souligné le directeur des travaux du Fera,  Papa Diop. Selon lui, le Fonds d’entretien routier du réseau classé est aujourd’hui capable d’assister les collectivités locales dans l’entretien de certains tronçons. Il a assuré que la main-d’œuvre locale sera privilégiée dans le recrutement des travailleurs non qualifiés. « Des pourparlers ont déjà été entamés dans ce sens entre la mairie de Mampatim et le Fera », a-t-il fait savoir. La réhabilitation de ce tronçon constitue une vieille doléance des populations qui ont toujours réclamé sa réfection pour les sortir de leur enclavement surtout pendant l’hivernage.

La reconstruction de cet axe permet également aux deux communes d’impulser le développement local, de revitaliser les activités économiques et commerciales tout en facilitant la circulation des personnes et des biens. Ce tronçon constitue par ailleurs un raccourci pour les ressortissants des pays de la sous-région comme la Guinée-Bissau et la Guinée voulant se rendre en Gambie et vice-versa. Il permet aussi aux commerçants gambiens de se rendre au marché hebdomadaire de Diaobé sans avoir besoin d’effectuer un long détour en passant par Kolda et Dabo. Le département de Médina Yoro Foulah qui est considéré comme le plus mal loti en matière d’infrastructures routières, a bénéficié de nombreuses pistes de production au cours de ces six dernières années. C’est le cas notamment de l’axe carrefour Ndorna-Ndorna village, de la piste Ndorna-Bourouco, du tronçon Fafacourou-Badion et bien sûr de la route Kolda-Pata-Médina Yoro Foulah-Fafacourou-Dabo longue de 180 km qui est en voie de réhabilitation.

Mamadou Aliou DIALLO

Plus de 2 milliards de francs Cfa ont été débloqués par la mairie de Yoff pour la construction d’infrastructures sportives, sanitaires, entre autres. Plusieurs de ces infrastructures seront réceptionnées d’ici à la fin de l’année.

Yoff est en chantier. Des infrastructures sortent de terre. Il y avait le quai de pêche pour un montant de plus de 300 millions de francs Cfa. Il est déjà fonctionnel », a fait savoir Abdou Nar Mbengue, premier adjoint au maire. C’était en marge d’une cérémonie de remise de subventions dédiées aux Associations sportives et culturelles (Asc) de la commune. M Mbengue a indiqué, à cette occasion, que le stade municipal de Yoff est en cours de construction. « Après Demba Diop, il sera le stade le plus grand du département de Dakar. Sa capacité dépasse les 5000 places pour un coût de 600 millions de FCfa.

L’entrepreneur compte terminer les travaux en fin d’année. Donc, le stade devra être opérationnel en 2019 », a informé le conseiller municipal. Selon lui, l’Agence de développement municipal (Adm) a apporté son soutien dans la réfection de la place Mamadou Diop qui est au cœur de la commune de Yoff. Ces ouvrages vont nécessiter plus de 300 millions de francs Cfa. « Il y aura des salles de réunion et un espace connecté au wifi », a souligné M. Mbengue. Le représentant du maire a évoqué la réfection de « Pencum » Yoff, le jardin public de Nord-Foire dont les travaux sont réalisés à hauteur de 90 %. A la cité Biagui, Abdou Nar Mbengue a révélé qu’il y aura un terrain de basket pour les jeunes, de même qu’à Nord Foire. Sur le plan sanitaire, des efforts ont été aussi faits. Le poste de santé de Nord Foire sera construit. « L’entrepreneur va incessamment démarrer les travaux. Les centres de santé Philippe Maguilène Senghor et de Tonghor vont être réhabilités », a-t-il souligné. Pour le dédoublement du canal qui part de la mairie à la plage, un financement a été consenti. « Ce qui va éviter les inondations », a soutenu le premier adjoint au maire de Yoff.

Serigne Mansour Sy CISSE  

Urbasen a profité de sa rencontre avec des responsables de la fondation Abbé Pierre tenue à la salle des fêtes de Hamo 4 pour renouveler sa volonté d'accompagner toutes les femmes membres de la Fédération sénégalaise des habitants (Fsh) à bénéficier de bonnes conditions d'habitation. 

Urbasen est une association sénégalaise qui réunit des professionnels autour de problématiques urbaines des quartiers précaires. Elle est née de la réalisation d’un programme de planification urbaine participative lancé en 2009 dans la banlieue de Dakar appelé urbaDtk en référence à la commune de Djiddah Thiaroye Kao. En effet, la rencontre a été l'occasion pour Pape Keïta, coordonnateur d'Urbasen, de dévoiler quelques réalisations de cette structure. A l'en croire, Urbasen a pu produire dans une commune un plan d'urbanisme de détail, un plan d'investissements prioritaires, un bureau municipal d'urbanisme dans la banlieue où se pose un problème de collecte des données. Une chose que l'association envisage de répliquer ailleurs. « Nous avons pu aussi cadastrer six mille (6000) parcelles dans la zone irrégulière de la banlieue. Ce qui n'existait pas avant pour la simple raison que le cadastre n'existait pas dans ces zones », a soutenu Pape Keïta.

« Urbasen a pu aider 213 familles à retourner à leurs domiciles et continuer à y vivre ou à améliorer leur habitat (construction de toilettes, réalisation de fosses sceptiques etc.) », a-t-il ajouté.

Pape Keïta de préciser que la pertinence du projet réside dans la mise à disposition d'un fond rotatif qui permet aux femmes membres de la Fédération sénégalaise des habitants (Fsh) de disposer d'un montant sans intérêt ni garantie encore moins un apport. « Cette forme d'aide mutuelle permet de financer une femme et, une fois qu'elle a fini de rembourser, une autre femme sera financée à son tour jusqu'à ce que toutes les femmes règlent leurs besoins par le biais du fonds », a soutenu Pape Keïta.

Le coordonnateur de Urbasen veut relever le défi de voir toutes les femmes membres de la fédération disposer d'un toit qui leur permettrait de se mettre à l'abri des tracasseries liées à la location.

Urbasen est le fruit d'une expérience locale combinée à une réflexion des habitants de la banlieue concernant la redéfinition de ce que pourrait et devrait être la ville. « Jusqu’alors, la construction de la ville avait toujours été l’affaire de l’Etat et de la municipalité ou du secteur privé. Or, un maillon essentiel dans cette chaîne de production manquait : la population. D'où la mise en place de la Fsh destinée à faire entendre la voix des habitants vulnérables des quartiers informels de la banlieue », a souligné Pape Keïta. Avec Urbasen, ce sont deux entités qui accompagnent les habitants dans la définition et la mise en œuvre de projets de développement urbain, les plaçant ainsi au centre des décisions d’aménagement. Urbasen intervient en milieu urbain dans trois villes du Sénégal : Dakar, Thiès et Louga, avec des objectifs de développement dans d’autres villes du pays.

Abdou DIOP

Mme Faye Ndeye Sine Touré s’est réjouie du choix porté sur elle pour diriger le Réseau des femmes pour l’entreprenariat et le développement local (Refed) créé par 681 groupements de promotion féminine des départements de Dagana, Saint-Louis et Podor.

A l’issue d’une assemblée générale constitutive de ce réseau, qui s’est tenue dans les locaux de l’Isra de Saint-Louis, la coordonnatrice Mme Ndèye Sine Touré a précisé que cette structure polarise plus de 17000 membres qui développent des activités génératrices de revenus dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de l’artisanat, de la pêche et du petit commerce. Elle a vivement félicité Penda Bâ, Dieynaba Kâne et Madeleine Thiam, élues démocratiquement et respectivement coordonnatrices départementales du Refed à Podor, Dagana et Saint-Louis.

La coordonnatrice régionale a rappelé que le Refed plaide ainsi pour le renforcement des capacités organisationnelles des femmes et le développement d’un esprit d’entreprenariat, afin de mettre en place des micro-entreprises familiales dans une dynamique de développement local. Elle a laissé entendre que la mission du Refed consiste à promouvoir, développer et à soutenir l’entreprenariat féminin comme levier de développement économique durable de la région de Saint-Louis. Elle a tenu à préciser que le Refed promeut une vision optimale et efficiente de l’entreprenariat auprès des femmes. Ce réseau vise à les outiller en mettant l’accent sur des activités et services favorisant le partage des expériences, la transmission de connaissances et le développement de compétences.

Selon Mme Ndeye Sine Touré, le Refed se veut aussi un lieu privilégié de réflexion collective, de valorisation de la réussite, de réseautage et de développement de partenariats d’affaires, constituant ainsi le point de référence en matière d’entreprenariat féminin dans la région nord. Il les aide à élaborer et à mettre en œuvre des projets, à consolider des entreprises, à élargir leurs activités professionnelles vers d’autres secteurs de l’économie.

A en croire Mme Faye Ndèye Sine Touré, les ressources financières de ce réseau seront constituées de cotisations des membres, des bénéfices générés par des activités initiées et éventuellement de dons et libéralités. Elle a  souligné que cette dynamique d’intégration de l’esprit entreprenariat féminin dans les politiques est bien comprise dans notre pays. En effet, a-t-elle fait remarquer, dans l’axe 2 du Pse (capital humain, protection sociale et développement durable), les droits et les contributions des femmes sont dans une approche intégrée. L’objectif stratégique consiste à autonomiser et à promouvoir la femme et la jeune fille à travers le renforcement des capacités des institutions et des collectivités locales, à intégrer le genre dans les politiques publiques, à améliorer le dispositif juridique de protection des femmes et de la petite fille, ainsi que le renforcement du leadership des femmes et de leurs capacités entrepreneuriales pour une croissance inclusive.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Un atelier autour de la « promotion des droits des personnes vivant avec un handicap à travers l’éducation juridique » s’est tenu à Saint-Louis. Organisé par l’Ufr des Sciences juridiques et politiques (Sjp) de l’Ugb, cette rencontre doit permettre d’outiller divers acteurs sur les questions de droit liées aux personnes à mobilité réduite. Profitant de cette tribune, le Pr Mbissane Ngom, directeur de l’Ufr Sjp, a souligné que dans le département de Dagana, des centaines d’enfants handicapés n’ont été enregistrés.

Cet atelier s’est tenu avec la participation d’Open society initiative for West Africa (Osiwa). Il avait pour but de partager le dispositif juridique relatif aux droits des personnes vivant avec un handicap et de renforcer les capacités des responsables, des associations de personnes à mobilité réduite dans le domaine du droit. Il a réuni des responsables venus des régions de Saint-Louis, de Louga, de Matam. Pour le Pr Mbissane Ngom, il est important que les personnes vivant avec un handicap soient sensibilisées sur leur droit. Ainsi, à son avis, « détenir un acte de naissance est un droit sacré, ce qui n’est pas le cas pour des centaines d’enfants handicapés qui n’ont pas d’actes de naissance dans le département de Dagana ». C’est pourquoi, souligne-t-il, il est important de tenir ces genres de rencontre pour parler aux acteurs et aussi lancer un appel aux parents.

Le Pr Mbissane Ngom a rappelé le projet « promotion des droits des personnes vivant avec un handicap à l’éducation juridique », dans lequel s’insère cet atelier. Pour lui, il est important, comme le stipule la Loi d’orientation sociale du Sénégal du 26 mai 2010, « de garantir l’égalité des chances des personnes handicapés, ainsi que la promotion et la protection de leurs droits contre toutes les formes de discrimination ».

Atoumane Kane Sy, chargé de communication de la Fédération régionale des personnes handicapées, est, quant à lui, revenu sur l’importance de cette rencontre inclusive et très réconfortante. Néanmoins, il a souligné que souvent certains handicapés, du fait de la marginalisation, perdent « leur dignité, qui est le socle de notre existence. Et souvent c’est ce qui les pousse à la mendicité ».

A. M. NDAW

Humaniste Strasbourg a offert un important don de matériel médical au centre hospitalier régional de Tambacounda, en particulier pour les handicapés. Le village SOS et le Centre d’enseignement technique de formation (Cretef) ont, eux aussi, reçu leur lot d’une valeur de 30 000 euros, soit plus de 19,5 millions de FCfa.

Ce partenariat a commencé en 1998 grâce à Anne-Marie Levrettons, institutrice coopérant à Dakar. Grâce à elle, le contact a été noué avec la mairie de Bondy qui est une commune française située dans la banlieue nord-est de Paris, à 8 km de la Porte de Pantin, dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Les premières actions ont porté sur le don d’un important matériel informatique à la mairie de Tambacounda, aux collèges et au lycée Mame Cheikh Mbaye, souligne Tidiane Sidibé, ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, chargé de l’Accompagnement et de la Mutualisation des organisations paysannes. « Il y a eu ensuite deux bus deux ans plus tard, puis la bibliothèque de l’école Bounama Kanté a été équipée. Ensuite le frère aîné de Marie, Jean Paul a pris le relais avec les handicapés de Normandie, les utilitaires et les humanistes. Ensuite, soutient M. Sidibé, la priorité a été donnée aux victimes de la crise en Casamance. Puis la Mauritanie a eu les faveurs des actions de l’organisation française. A présent, l’organisation est revenue à Tambacounda et en Guinée.

Pour Steinecker Michel, responsable du convoi Sénégal-Guinée 2018 et coprésident de l’organisation Humaniste, « l’accent a été mis sur le matériel paramédical, des lits et matelas pour faciliter l’accès aux soins aux handicapés. Le centre hospitalier régional de Tambacounda a reçu plusieurs dizaines de lits médicalisés, des déambulateurs, des fauteuils roulants, des chaises percées, des fauteuils conforts ou encore des appareils de rééducation, entre autres matériels. Pour Ndongo Diagne Sow, responsable du centre d’appareillage du centre hospitalier régional et intermédiaire entre l’hôpital et l’association, « tous les services de l’hôpital avait exprimé leurs besoins en plus du village Sos et du centre de formation technique (Cretef) ».

Pape Demba SIDIBE

Une forte délégation de la Direction de la modernisation de l’équipement rural conduite par Samba Kanté a séjourné dans la commune de Ross-Béthio. Le but était d’expliquer, dans le cadre d’un atelier, aux conseillers municipaux, aux responsables des organisations paysannes du delta du fleuve Sénégal et aux populations des communes de Ronkh, de Gnith, de Ross-Béthio et de Diama, les enjeux et les perspectives du projet de développement d’une résilience à l’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal (Driars), placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

Le maire de Ross-Béthio, Amadou Bécaye Diop, s’est réjoui de l’organisation de cet atelier, qui est en phase avec les ambitions de son équipe municipale résolument engagée à mobiliser toutes les énergies en vue de mettre en place et d’aménager un espace agrobusiness à Ross-Béthio.

Selon le maire Bécaye Diop, par ailleurs directeur national des équipements scolaires, cette décision a été prise par son équipe municipale à l’issue du lancement des journées de promotion du riz de la vallée organisées à Ross-Béthio. Lorsque le ministre de l’Agriculture, Dr Pape Laye Seck, a-t-il rappelé, « a eu vent de notre ambition d’aménager cet espace agrobusiness dans notre commune, il nous a invités à collaborer étroitement avec ses services, à réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour réaliser l’ancrage de ce projet Driars dans notre espace agrobusiness ».

Le maire Bécaye Diop a laissé entendre que ce projet Driars permettra aux producteurs de Ross-Béthio et du delta du fleuve Sénégal d’apporter les solutions les plus adéquates aux problèmes de conservation et de stockage des produits agricoles pendant la saison des pluies, de disposer de machines agricoles très modernes et performantes qui permettront d’accélérer les opérations de récoltes (de telle sorte que les premières pluies n’arrosent pas les produits agricoles en pleine récolte), de bénéficier de la mise en place d’infrastructures post-récoltes (unités de transformation de produits agricoles très modernes qui remplaceront les unités de décorticage artisanales), de sessions de formation sur la mécanisation agricole, etc. Dans le même sens, le coordonnateur du projet Driars, Cheikh Oumar Ndiaye, a annoncé que la commune de Ross-Béthio bénéficiera, dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, d’un linéaire de 14 km de pistes rurales, de l’aménagement d’un parc à vaccination pour le bétail, d’un magasin de stockage de céréales d’une capacité de 1000 tonnes, d’un magasin de stockage d’aliment de bétail d’une capacité de 100 tonnes, etc.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

UN PROJET DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ
Le directeur national de la modernisation de l’équipement rural, Samba Kanté, ancien Dg de la Saed, a rappelé que le Driars est une initiative du Gouvernement du Sénégal, à travers le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, financée par la Banque Islamique de Développement (Bid). Son objectif est de contribuer à la réduction de l’insécurité alimentaire et au développement de la résilience des populations vulnérables au Sénégal.

Il a précisé que la zone d’intervention du Driars couvre les régions de Fatick, de Matam, de Tambacounda, de Saint-Louis et de Ziguinchor. Mis en œuvre pour une durée de cinq ans (2015/2019), ce projet s’exécutera à travers quatre composantes qui s’articulent essentiellement autour du renforcement de la résilience au changement climatique, du renforcement de la sécurité alimentaire, de la réhabilitation et de la préservation des moyens de subsistance en milieu rural, de l’amélioration de la disponibilité et de l’accessibilité de l’aliment de bétail, de la gestion du projet.

Selon Samba Kanté, ce programme ambitieux de l’Etat permettra ainsi le développement des infrastructures post-récoltes et l’appui à la production végétale à travers la Direction de la modernisation de l’équipement rural chargée d’assurer les missions d’impulsion, de coordination et de suivi des activités. Il est prévu la construction de 10 centres d’agro-business équipés d’unités de transformation, la construction de 20 magasins de stockage de céréales, la réalisation de 150 km de pistes de production, l’acquisition d’équipements d’irrigation et de générateurs.Ainsi, a-t-il enfin souligné, dans le cadre de l’implantation des centres agrobusiness équipés (Cabe), deux sites pilotes dont Ross-Béthio et Keur Samba Gueye (Thiès) ont été choisis afin de promouvoir cette infrastructure innovatrice dans le développement de la mécanisation agricole.

Mb. K. DIAGNE

(Koumpentoum) - Le Ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne est attendu à Kahène samedi dans le cadre de la promotion du volontariat. Un camp chantier de reconstruction du village de Kahène y est organisé du 18 février au 6 mars 2018. Ce village avait subi des intempéries ravageuses au mois d’août lors de l’hivernage dernier.

La localité de Kahène, à l’extrême Sud-Est de la région de Tambacounda et à 600 bornes de Dakar victime d’intempéries du mois d’août, après une pluie de plus de 180 mm, se remet de ses difficultés. Ici où il a été décompté dans une vingtaine de villages, près de 1.071 cases et 69 bâtiments qui se sont affaissés.

Egalement, les sinistrés ont perdu plus 22 tonnes de vivres. En plus, 15 bêtes ont été emportées par les eaux. Le recensement des dégâts indique que 4 puits se sont effondrés dans des villages comme Kawssara 14 où l’accès à l’eau potable est devenu une réelle difficulté.

En lançant le camp en attendant l’arrivée du ministre de la Jeunesse prévue samedi, le gouverneur de Tambacounda, El Hadji Bouya Amar, a souligné que l’objectif principal du camp de Kahène est de mettre à profit le volontariat jeune au service du développement et du bien-être de la communauté. A cet effet, on attendait 125  jeunes volontaires provenant des diverses régions du Sénégal qui seront mobilisés durant 17 jours. Ils prendront part à la reconstruction du village de Kahène en guise de contribution à la poursuite de l’atteinte des objectifs du Plan Sénégal émergent, notamment en son Axe 3 : « la promotion du capital humain ». Durant le camp chantier, la localité a reçu plus de 125 jeunes qui se sont ajoutés à la centaine de jeunes de Kahène qui se sont volontairement retroussés les manches pour participer à l’effort de construction. Les autres viennent de différentes localités dont Koumpentoum et Tambacounda sous l’égide de l’Etat à travers le Ministère de la Jeunesse, l’Emploi et de la Construction citoyenne qui a décidé de se mettre au chevet des localités sinistrées de Koumpentoum.

L’urgence, a indiqué le gouverneur El Hadji Bouya Amar, est d’intervenir rapidement sur la piste reliant la commune de Méréto à celle de Kahène. Car cette piste est coupée par les eaux à hauteur du pont à l’entrée de Kahène. A ce niveau, plus de 20 m ont été complètement emportés par les précipitations, coupant du coup cette commune du reste du département de Koumpentoum. Il s’est félicité de la chaîne de solidarité qui est en train de se tisser autour de la ville de Kahène en commençant par le service compétant pour une intervention urgente afin de faciliter la mobilité des personnes et de leurs biens. Dans la même foulée, le gouverneur Amar a annoncé, séance tenante, la réaction spontanée de la direction de la Protection civile qui a prévu de venir avec 16 tentes, des moustiquaires et des kits d’hygiène.

Pape Demba SIDIBE


LA CITOYENNETÉ EN ACTION
Le staff du ministère de la Jeunesse et le Service civique national sont au chevet des sinistrés de Kahène. L’Etat a mis en place un camp chantier dans  cette commune. Il s’agit de reconstruire des cases et des bâtiments qui ont été emportés par les eaux. Selon le maire Mamady Thiam, il est prévu de refaire les différentes concessions durant le camp chantier qui verra la participation de 300 jeunes volontaires venus de différentes localités du pays. Une riposte du Gouvernement du Sénégal afin de permettre aux sinistrés de revivre dans des maisons solides qui pourront résister durablement aux orages. Le camp leur permettra de renforcer leur sentiment d’appartenance à la même nation, de réveiller en eux l’esprit de volontariat et de porter secours aux populations de Kahène avec des vivres et des médicaments de première nécessité. Pour cette présente campagne de reconstruction, les édifices familiaux,  les aménagements publics ainsi que les structures scolaires seront concernés. Les 125 jeunes sont des maçons et menuisiers pour l’essentiel, complétés par d’autres jeunes du village de Kahène et les volontaires du Service civique national.

Les activités seront menées en relation avec les ministères en charge de la Santé et de l’Action sociale, du Cadre de vie, de l’Environnement et du Développement durable, de l’Intérieur, de la Gouvernance territoriale et des Forces armées, ainsi qu’avec la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale.

P. D. SIDIBE


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