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Arts et Culture (607)

Le Code de la presse, en projet depuis 2010 et resté sans suite sur la table des députés sénégalais, est appelé à remplacer  la loi 96-04  qui n’est plus adéquate pour la couverture juridique des activités de collecte, de traitement et de diffusion de l’information. Ce texte devrait prendre en compte le statut du journaliste, l’organisation de l’entreprise de presse, la dépénalisation du délit de presse, l’entrée de la presse en ligne aujourd’hui, la régulation de l’audiovisuel, le financement des médias, etc. 

En octobre 2002, lors de sa 32e session, la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples adoptait une Déclaration de principes sur la liberté d’expression dans laquelle elle stipulait : « Les Etats doivent revoir toutes les restrictions pénales sur le contenu, en vue de s’assurer qu’elles servent un intérêt légitime dans une société démocratique ».

En 2009, l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade demandait au ministre de la Communication d’alors d’ouvrir des consultations pour l’élaboration d’un Code consensuel de la presse. Cela, afin de dépénaliser surtout les délits de presse. En août 2010, lors de la présentation de la dernière mouture du texte  par le Comité scientifique en charge de sa rédaction au palais de la République, le chef de l’Etat soutenait que le nouveau Code embrasse tous les domaines de la presse.

 « Mon sentiment, c’est que c’est un bon Code. Je m’en réjouis. Je vais demander son adoption par le Conseil des ministres. Voilà un Code qui a été fait par les journalistes. C’est bon pour l’image du Sénégal. C’est un bon Code, encore qu’il faut l’appliquer sans excès de pouvoir », commentait Me Wade.

Ce projet du Code de la presse, élaboré par des juristes, des représentants des médias, de la société civile, de parlementaires, etc., est un nouveau texte qui aborde plusieurs aspects dont le financement de l’audiovisuel, le statut du journaliste, les activités des médias et son organisation, les sanctions particulières applicables aux professionnels de la communication, les médias en ligne, le cadre juridique des organes de presse, le fonctionnement de l’autorité, la régulation de l’audiovisuel… « Je ferai de sorte que notre groupe parlementaire l’adopte. Je vais demander à nos députés, à notre groupe parlementaire, d’être les défenseurs de ce Code », ajoutait le président sénégalais d’alors au cours de cette rencontre avec le Comité scientifique, en présence du ministre de la Communication.

Depuis, des députés de la majorité s’étaient opposés à l’idée d’une dépénalisation des délits de presse. Ainsi, l’adoption de ce Code, dit consensuel, est restée bloquée à l’Assemblée nationale depuis plusieurs années. Et l’accession à la magistrature suprême du président de la République Macky Sall n’a pas changé du tout la position des parlementaires sénégalais.

Répondant à une lettre datée du 07 mai 2016 de la députée Hélène Tine adressée sous forme de question écrite au gouvernement sur l’état d’avancement du projet du Code de la presse, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, rassurait que la dernière mouture du projet du Code de la presse a été rédigée.
Et dans un entretien accordé au « Soleil », le directeur de la Communication, Alioune Dramé, soulignait : « Au niveau du ministère, nous avons retravaillé le texte à partir surtout des critiques formulées par l’Assemblée nationale par rapport à la dépénalisation des délits de presse. Nous allons transcender ce problème en l’excluant du Code ».

Ainsi, au terme de ce séminaire de concertation entre acteurs de la presse, institutions, organismes, etc., du 22 au 24 septembre à Saly, un document final du Code de la presse devrait être remis au Conseil des ministres pour validation et, ensuite, soumis à l’Assemblée nationale.

Omar DIOUF

 

L’adoption définitive du nouveau Code de la presse est la principale attente du directeur général de la Sspp « Le Soleil ». Car, selon Cheikh Thiam, il s’agit d’une décision qui va régler beaucoup de problèmes dans le secteur. Toutefois, tient-il à préciser, il s’est toujours opposé à toute idée de dépénalisation des délits de presse.

« Je ne suis pas de ceux qui veulent une dépénalisation des délits de presse. Je pense que tous les citoyens sont d’égale dignité dans ce pays. Il ne faut pas créer deux catégories de Sénégalais, en faisant en sorte que les uns soient justiciables et que les autres ne le soient pas », laisse-t-il entendre. Pour M. Thiam, « les journalistes doivent être responsables de ce qu’ils écrivent, disent et montrent, et assumer pleinement cette responsabilité ».

Le texte du nouveau Code de la presse avait été élaboré en 2010. Mais il est toujours bloqué à l’Assemblée nationale à cause d’une divergence autour de la dépénalisation du délit de presse. Le Dg du « Soleil » salue le consensus trouvé par les acteurs en décidant d’enlever les articles relatifs à la dépénalisation.

Par ailleurs, il y a, selon lui, d’autres aspects qu’il faudrait toiletter dans ce code. Il s’agit, par exemple, explique-t-il, des missions du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) et du volet publicité. « Dans la sous-région ouest-africaine, beaucoup de pays comme la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont, d’une part, adopté un Code de la presse et, d’autre part, un Code de la publicité. Maintenant, pourquoi, au Sénégal, dans un Code de la presse, on veut en faire un fourre-tout pour y mettre des articles concernant la publicité ? » s’est interrogé Cheikh Thiam. D’après lui, pour réguler la publicité, il faut que tous les acteurs du secteur s’assoient et discutent pour concevoir un Code sur la publicité au Sénégal. Sur ce, il propose la mise en place d’un groupe de travail, d’un comité scientifique, qui regroupera l’ensemble des acteurs. De l’avis M. Thiam, il s’agit de « l’autre étape fondamentale qui interpelle aussi bien la presse que les publicistes et les agences de communication ».

L’autre point qu’il faudrait revoir dans ce Code, soutient-il, concerne la régulation de l’espace économique. Selon lui, « nous sommes dans un environnement économique libéral ». Ce faisant, « on ne doit pas fixer un prix, car il s’agit d’une contradiction avec le libéralisme économique dans lequel notre pays s’est inscrit ».

Ibrahima BA

Ibrahima Khalil Ndiaye, Sg du Synpics : « L’essentiel est de dégager des points de consensus forts »
« Je voudrais d’abord saluer cette disponibilité de l’autorité ministérielle à se pencher enfin sur le projet du Code de la presse et à organiser ce séminaire de partage. Néanmoins, nous regrettons, bien qu’invités, de n’avoir pas reçu les termes de références du séminaire. Je pense que, pour avoir des discussions sereines et fructueuses, on aurait dû disposer des documents en amont. Nos attentes, c’est d’aller vers un séminaire où les gens vont essayer d’aplanir les difficultés et bâtir des consensus forts.

Parce que le futur Code de la presse n’est pas qu’un texte d’experts, il faut surtout écouter les principaux acteurs qui doivent dire leurs points vues et attentes. Sur l’aspect de la dépénalisation, il faut relever que c’est une dynamique africaine, voire mondiale. Aujourd’hui, les délits de presse doivent être enlevés de l’arsenal judiciaire, qu’on ne condamne plus les journalistes de peine de prison pour les délits de presse.

C’est ce qui avait amené à demander la dépénalisation. Mais, il y a une alternative à la dépénalisation : ce sont les sanctions pécuniaires ou financières qui sont très lourdes… Il ne faudrait pas que ce point précis ne biaise le débat. Il y a aussi d’autres points très importants. Et rien ne nous empêche, demain, de manifester sur la place publique et demander à l’autorité de dépénaliser le délit de presse. L’essentiel est de discuter et de dégager des points de consensus forts… ».

Jean Meïssa Diop du Cnra : « Tous les journalistes ne méritent pas la dépénalisation… »
Membre du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra), Jean Meïssa Diop se veut formel. Pour celui qui est considéré, aujourd’hui, comme l’un des plus grands chroniqueurs de la presse sénégalaise, il faudrait que les journalistes soient capables de mériter la dépénalisation des délits de presse. Selon lui, « tous les journalistes ne méritent pas la dépénalisation ».

Par contre, pense-t-il, un journaliste qui agit en bonne foi ne mérite pas d’aller en prison. Si l’ancien directeur de publication de « Walf Grand-Place » reste « mitigé » sur certains aspects relatifs à ce nouveau Code de la presse, il pense toutefois que son approbation par l’Assemblée nationale permettra de mettre en ordre certains points ayant traits à l’exercice de cette profession et les conditions pour y entrer.

A l’en croire, ce sera l’occasion de faire le ménage dans le secteur et de mettre plus de rigueur dans l’accès à la profession. Mais également de travailler à la stabilisation des entreprises de presse. Aux yeux de Jean Meïssa Diop, la carte nationale de presse, qui sera désormais mise à la disposition des professionnels, sera un atout dans l’organisation et la conduite à tenir dans la pratique du métier. Car en faisant une faute professionnelle, le journaliste court le risque de perdre temporairement ou définitivement cette carte.

Bacary Domingo mane, president du Cored : « Prendre en compte les préoccupations des journalistes… »
« Nos attentes sont que les préoccupations des journalistes soient toujours prises en compte. Pour le moment, nous ne connaissons pas le contenu récent du texte, mais nous tenons à ce que les préoccupations des médias ,dans leur globalité, soient prises en compte. Sur la dépénalisation ou non des délits de presse, le gouvernement et les députés ont la responsabilité de retoucher le texte. S’ils enlèvent le caractère de la dépénalisation des délits de presse, nous, journalistes, prendrons acte ».

Mamadou Ibra Kane, président du Cedeps : « Garder le caractère consensuel du texte… »
« C’est une attente de l’ensemble des acteurs de la presse. Parce que c’est un projet qui a été élaboré depuis plus de six ans et qui n’a pas été adopté par l’Assemblée nationale. Et le fait que le gouvernement ait pris l’initiative de relancer le projet du Code de la presse pour y apporter les modifications, c’est une excellente chose. Donc, nous, le Collectif des éditeurs et diffuseurs de presse (Cedeps), attendons les propositions d’amendements optées par le gouvernement.

Parce que c’était un projet de Code consensuel adopté après une concertation nationale. Donc, nous attendons de connaître les amendements du gouvernement pour apporter la réponse du Patronat de la presse. Concernant la dépénalisation des délits de presse, nous rappelons que le projet doit demeurer consensuel comme l’a voulu l’ancien président de la République. Nous ne pouvons pas faire un procès d’intention sans connaître les propositions du gouvernement. Nous attendons de les connaître, puis les soumettre à l’ensemble des patrons de presse, et ensuite y apporter les réponses point par point ».

Propos recueillis par
O. DIOUF et I. BA

Le 1er Festival culturel des Sérères Noon se déroulera, du 9 au 11 décembre 2016, à Thiès, sur le thème : « L’émergence culturelle du Noon et le défi de son développement ». A cet effet, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a reçu, hier, le Collectif des Sérères Noon de Thiès.

Selon un communiqué, les membres du Collectif étaient venus s’entretenir avec le ministre de l’organisation de l’événement. Au programme, détaille le document, colloques et exposés, expositions sur les produits du rônier ainsi que des animations culturelles et artistiques vont marquer les temps forts de cette grande manifestation culturelle.

Le festival a pour objectif « la sauvegarde des traditions culturelles des Sérères Noon ainsi que la promotion de leur langue Noon », lit-on dans le communiqué. Au cours de la rencontre, Mbagnick Ndiaye s’est réjoui de cette « belle initiative » qui vise à promouvoir les cultures des terroirs et a promis le soutien et l’accompagnement de son ministère pour la réussite de l’événement.

 

Le comité d’écoute du Prix Découvertes Rfi a sélectionné les dix finalistes de l’édition 2016. Il s’agit notamment As Gang de la Côte d’Ivoire, Pamela Badjogo du Gabon, Atis Constant d’Haïti, Daba du Sénégal, Kandia Kora de la Guinée, Minah du Madagascar, Angel Mutoni du Rwanda, Soul Bang's de la Guinée, Sella Afro du Madagascar et The Ben du Rwanda. Ils seront soumis, le 4 novembre prochain, au vote du jury présidé, cette année, par le rappeur français Kery James, informe un communiqué.

Rfi et ses partenaires sont des acteurs  engagés auprès du lauréat. Ils lui offrent un soutien professionnel et une exposition médiatique. Le Prix Découvertes Rfi est organisé en partenariat avec L’Institut français, l’Organisation internationale de la Francophonie, la Sacem, Deezer et Ubiznews. Depuis 1981, le Prix Découvertes Rfi met en avant les nouveaux talents musicaux du continent africain.

Au cours des années, ce prix a contribué au lancement de nombreux artistes qui ont depuis conquis un public international. Parmi eux Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire), Amadou et Mariam (Mali), Rokia Traoré (Mali), Didier Awadi (Sénégal)… L’artiste capverdienne Elida Almeida a remporté l’édition 2015 du Prix Découvertes Rfi. Son Jury, composé de professionnels, est, chaque année, présidé par une personnalité. 

Yaye Awa Ly Ngoné SARR
(stagiaire)

 

La troisième édition du Festival ciné droit libre (Cdl) s’ouvre ce soir à l’Institut français Léopold Senghor de Dakar. Prévue jusqu’au 24 septembre, l’édition de cette année sera ouverte par la projection du film « Hissène Habré, une tragédie tchadienne » du réalisateur tchadien Mahamat Haroun Saleh.

Le film « Hissène Habré, une tragédie tchadienne » du réalisateur tchadien Mahamat Haroun Saleh, Prix du jury lors du festival de Cannes de 2010, sera à l’honneur, ce soir, à l’Institut français Léopold Sédar Senghor de Dakar. Ce film, qui replonge dans la terreur des répressions commises sous le règne du président Habré, sera projeté en lever de rideau de la troisième édition du Festival ciné droit libre (Cdl) et en présence de son réalisateur. L’originalité de ce film, ce n’est point parce qu’il donne la parole aux victimes, mais le fait qu’il soit tourné par un Tchadien en « abordant des aspects qui n’ont jamais été montrés jusqu’ici par d’autres réalisateurs ». D’une durée de 89 minutes, « Hissène Habré, une tragédie tchadienne » est réalisé en 2016 avec l’appui de la télévision Arte et de TV5 monde.

La troisième édition du Festival Cdl va accueillir 16 films avec une dizaine d’invités venus de la Côte d’Ivoire, du Nigéria et du Burkina Faso. Le Camp pénal de liberté 6, l’Institut français, la Maison de la culture Douta Seck et le G Hip Hop de Guédiawaye sont les principaux sites qui ont été choisis pour abriter cet évènement inscrit désormais dans l’agenda culturel sénégalais. « Droit de vivre : luttons contre l’extrémisme violent » est le thème de l’édition 2016 dont le parrain est Alioune Tine, directeur régional d’Amnesty international. Pour Luc Damiba, un des coordonnateurs du Ciné droit libre, il s’agit d’un thème d’actualité en rapport avec les scènes de violence qui hantent « notre » sous-région. « Il y a des attaques régulières dans nos pays. Je pense qu’il faut se liguer contre l’extrémisme violent et cette nouvelle manière de vivre qu’on nous impose », a-t-il expliqué. Selon lui, le cinéma doit aider à conscientiser les populations devant cette montée en puissance de la violence. Cela, en utilisant l’art comme une arme de sensibilisation et de lutte contre le terrorisme et de toutes les formes de radicalisme en Afrique et dans le reste du monde.

Le Festival Cdl est consacré aux films sur les droits humains et la liberté d’expression en Afrique. Il s’agit d’un espace d’expression pour poser des débats sur les gouvernances politiques dans le continent. C’est également, a rappelé Didier Awadi du Studio Sankara, un est des initiateurs de ce festival, une plateforme de défense des droits de l’Homme et des expressions libres. Ce faisant, des films sur les grands héros africains seront également proposés gratuitement au public.

D’après « Fou Malade » de G Hip Hop, Ciné droit libre donne l’occasion à la population de voir, à travers des projections populaires, des films dont elles n’avaient pas accès. Les débats après projections permettent aux différents acteurs de la société civile et aux artistes de débattre avec ces populations sur les enjeux majeurs auxquels fait face le continent et de proposer des solutions.

Ibrahima BA

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, présidera, ce jeudi 22 septembre à 10 heures, à Saly, à l’ouverture officielle d’un séminaire d’échanges et de partage sur le Code de la presse.

Selon un communiqué, ce séminaire de concertation sur le Code de la presse se déroulera du 22 au 24 septembre et réunira les acteurs de la presse, les institutions, les organismes, entre autres, pour échanger autour d’un large consensus sur les contenus du document.

La rencontre réunira toutes les organisations professionnelles des médias sans exclusive et des personnalités des médias au Sénégal. Les anciens ministres en charge de la Communication au Sénégal et les différentes institutions telles que l’Assemblée nationale du Sénégal prendront également part au séminaire.

Au terme de ces journées de réflexion, le document sera remis au Conseil des ministres pour validation et ensuite transmis à l’Assemblée nationale.

 

La seconde édition du festival « Pencum Niani » (les palabres de Niani) compte montrer la diversité culturelle de ce département de la région de Tambacounda. Payar, le centre du Sénégal, les vestiges de Mansa Kimintang Kamara, l’épopée glorieux du royaume du Niani… seront parcourus et visité par le ministre de la Culture, Mbagnick Ndiaye, qui a promis de participer à ses rencontres entre Mandingues, Peulhs, Wolofs, Sérères et Kognaguis.

Le Conseil départemental de Koumpentoum a tenu une rencontre, présidée par le préfet Demba Touré, pour une évaluation de la 1ère édition du festival « Pencum Niani » organisée au mois de décembre 2015. Il s’agissait aussi de lancer l’acte 2 de cet événement prévu du 29 au 31 décembre à Koumpentoum. M. Touré, tout en rappelant que ce festival doit être une affaire de toute la communauté, a mis l’accent sur l’adhésion des communes du département à ce festival, appelées en à faire une affaire personnelle. Par conséquent, elles doivent être impliquées dans l’organisation.

Le président du Conseil départemental de Koumpentoum, l’honorable député Oumar Sy, initiateur et maître d’œuvre du festival, de souligner que « Pencum Niani » est un concept mis en place par ledit Conseil en vue de revisiter l’histoire et la tradition du Niani et du Wouly. Une occasion de discuter avec les populations pour que chaque communauté se voit à travers sa culture et constate en l’autre sa différence et ses similitudes. Il s’agit donc d’organiser trois jours de festivités, de rencontres, de réflexions et de communions. Et ce, à travers des activités. Des visites sont, de ce fait, prévues à Payar, au nord du département, où est implantée la borne qui marque le centre du pays, ensuite au sud, Ndoungoussine, une des capitales du royaume du Niani. Malgré les problèmes de recouvrement du budget rencontrés durant l’organisation du premier festival, le président Sy est convaincu que la seconde édition, qui se tiendra du 29 au 31 décembre 2016, aura un cachet particulier, eu égard aux engagements du ministre de la Culture et sa participation personnelle au projet. Oumar Sy a rappelé que Mbagnick Ndiaye a promis de séjourner à Koumpentoum pendant la période du festival pour visiter les différents sites historiques du département. Car rares sont les Sénégalais qui savent que le centre du pays se trouve à Payar, un village du département de Koumpentoum. Ce sera aussi l’occasion pour le ministre de la Culture de visiter le Niani dans sa globalité mais aussi sa diversité culturelle.

C’est un président du comité d’organisation plus que jamais engagé à réussir cette manifestation culturelle qui est, à ses yeux, la seule occasion pour ressortir les véritables facettes du Niani. Il peut sans nul doute compter sur le soutien du nouveau préfet qui en fait un sacerdoce. Pour le député Oumar Sy, l’organisation de la deuxième édition du festival « Pencum Niani » entre dans le cadre de la consolidation et d’un approfondissement des activités vers la construction d’un produit culturel, touristique, communicationnel et de promotion des potentialités que regorge le département de Koumpentoum. Il s’agit aussi de proposer les opportunités d’affaires aux bailleurs et partenaires nationaux et internationaux à travers des produits touristiques de grande valeur culturelle. L’acte sera ainsi inscrit dans l’agenda du pays.

Pape Demba SIDIBE

La première édition du Salon d’art contemporain du Mali, Ségou’Art, est prévue ce week-end à Ségou. L’objectif de cette manifestation dédiée aux talents émergents de l’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs est d’offrir à ces jeunes artistes plus de visibilité.

La ville de Ségou, au Mali, va vibrer au rythme de la création d’art africain contemporain du 23 au 25 septembre. La première édition du Salon d’art contemporain du Mali, Ségou’Art, va réunir, à la fin de cette semaine, des amateurs d’art, collectionneurs, critiques d’art et galeristes autour des œuvres des jeunes talents émergents de l’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs. L’objectif de ce rendez-vous dédié à l’art, informe un communiqué, est d’offrir plus de « visibilité à la création contemporaine des artistes de la nouvelle génération du Mali et d’ailleurs ».

Mais également d’offrir une opportunité aux amateurs d’art de « se sentir concernés par la production artistique local et d’élargir le marché à la production des jeunes talents ». Le Sénégal sera représenté par les artistes Mbaye Babacar Diouf dont l’humain est au centre de sa création, le plasticien, sculpteur et vidéaste Alioune Guèye ainsi que le jeune photographe et réalisateur Guistaw Fall. D’autres artistes, venus de la République démocratique du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Bénin, du Burkina, prendront également part à l’édition 2016 du Ségou’Art, dans le cadre de l’exposition internationale des talents émergents.

Quant à l’exposition du Mali, elle regroupera une quinzaine de jeunes talents maliens. L’édition de cette année accordera également une place de choix à l’art dans la cité. En effet, il est prévu plus d’une vingtaine d’expositions « Off ».

Le Ségou’Art 2016 sera également ponctuée par un séminaire sur le thème : « Promotion de l’art contemporain africain ». Par ailleurs, pour ce qui est des distinctions, quatre institutions vont offrir des prix. Il s’agit du Prix du ministère de la Culture, du Prix de la Fondation festival sur le Niger, du Prix du Palais des Beaux-arts de Bruxelles et enfin du Prix du Centre Soleil d’Afrique. Ces distinctions permettront de primer les quatre meilleurs jeunes talents.

Ibrahima BA

Le torchon brûle entre les transporteurs et la mairie de Kolda. Les chauffeurs déplorent le mauvais état de la nouvelle gare routière qui manque de tout, notamment de l’éclairage public, de l’entretien des toilettes mais aussi un mauvais état des voies. Ils demandent à rencontrer le maire pour qu’une solution définitive soit trouvée.

Les transporteurs de Kolda sont très remontés contre les autorités municipales. Ils dénoncent le mauvais état de la nouvelle gare routière qui a été ouverte il y a environ trois mois seulement. Ils s’insurgent contre le manque d’entretien des toilettes, l’absence d’éclairage public et le mauvais état des voies de circulation. Ils veulent rencontrer le maire Abdoulaye Bibi Baldé pour lui faire part de leur déception et solliciter son intervention pour mettre fin à cette situation. Ils estiment que les responsables qu’il a laissés sur place ne sont pas en mesure de régler ce problème. « Chaque deux semaines, les toilettes sont pleines parce que le fossé a une profondeur d’un mètre seulement. Depuis deux mois, les voyageurs et transporteurs sont obligés d’aller dans les toilettes en brousse ou dans les maisons d’autrui. C’est vilain », fustige Abdoulaye Manko, vice-président de la gare routière. « En tant que responsables de la gare routière, nous avons été mêmes menacés par les chauffeurs qui nous demandent pourquoi nous avons accepté de rejoindre cette gare dans ces conditions-là », déclare-t-il. Il se dit déçu par l’attitude de la mairie qui n’a pas tenu les promesses qu’elle avait faites lors des différentes rencontres avec les responsables des transporteurs. Pour le Secrétaire général de la mairie, Abdoulaye Diao, à l’impossible, nul n’est tenu. « Le camion de vidange est embourbé depuis quelques temps dans le quartier Gadapara. Et c’est le seul qui fait ce travail à Kolda. Pour ce qui concerne les voies, nous avons envoyé 6 camions chargés de graviers sur place pour remblayer les trous. Nous avons aussi mis des lampes pour l’éclairage de la gare routière », déclare-t-il. Les propos du représentant du Conseil municipal sont battus en brèche par les chauffeurs trouvés hier à la gare routière.

D’après ce conducteur de 7 places, les usagers sont obligés d’aller se soulager en plein air derrière la gare routière. Ils n’osent plus entrer dans les toilettes à cause de l’odeur nauséabonde qu’elles dégagent et de la présence de larves. Les chauffeurs de Kolda avaient décidé de ne plus verser la taxe municipale à partir de ce lundi pour protester contre l’incapacité de la mairie à trouver une solution à leurs doléances, avant d’y renoncer. Ils s’insurgent également contre l’attitude de leurs responsables syndicaux qui ont accepté de rejoindre la nouvelle gare alors que les conditions minimales de travail ne sont pas réunies. Des passagers rencontrés sur place se joignent également à ce concert de protestations pour dénoncer le mauvais état de la gare routière.

Mamadou Aliou DIALLO

Mbour a vécu, ce week-end, un véritable après-midi de diversité culturelle. La Commission féminine du mouvement « Am Dem » a organisé un évènement très coloré qui a permis d’étaler la richesse culturelle du département. À cette occasion, le président du mouvement, Cheikh Issa Sall, a plaidé pour l’érection d’une salle de spectacle au profit des acteurs culturels afin de leur permettre de mieux exprimer leurs talents.

La pluie n’a pas freiné l’ardeur des populations mbouroises qui ont pris d’assaut le chapiteau aménagé du stade municipal de Mbour où se tenait cette manifestation de grande envergure placée sous le haut parrainage de Baba Ndiaye. Cette soirée festive a encore une fois permis à Mbour d’exhiber ses richesses culturelles. Le patrimoine culturel lébou a ainsi été exhumé avec le « ndawrabine » magistralement exécuté par la troupe de Téfess. Habillées de tenues traditionnelles composées de grands boubous jaunes et de pagnes, la tête bien ornée, le visage bien maquillé et portant à leur cou de jolis colliers en perles, les femmes ont délivré de belles chorégraphies qui ont émerveillé le public. Le « sowrouba » était également à l’honneur avec l’orchestre de Tom Koté. L’intensité de ces grands moments a été partagée avec la chanteuse Miss Mbaye. Mais c’est vraisemblablement la tête d’affiche Alphonse Nousar Ngom, chanteur de « nguel », qui a le plus ravi le public qui s’est offert un voyage de tous les enchantements. Le rythme était chauffé à blanc par la musique de ce maestro qui a su varier les ambiances. Et l’émotion était à son comble. Ce panel d’artistes a gratifié le public de deux heures de performance ininterrompue et inoubliable.

Pour Mandiaye Fall, consultant en gestion du patrimoine, le mouvement, à travers cet évènement, a voulu célébrer la diversité culturelle pour participer au rayonnement culturel de la Petite côte et diversifier l’offre culturelle de Mbour. Selon lui, Mbour a un cachet qui fait référence à la diversité culturelle du point de vue de sa composition initiale. « En faisant appel au groupe sérère, au « ndawrabine » lébou, entre autres, nous pensons célébrer la diversité en attendant de dérouler un programme culturel encore plus ambitieux », a-t-il indiqué. Mbour regorge de talents et de potentialités, mais ne dispose malheureusement pas d’un espace d’expression. Le président du mouvement, Cheikh Issa Sall, a déploré ce fait et s’est engagé à porter le plaidoyer des acteurs culturels du département pour l’érection d’une salle de spectacle. « Nous allons voir, avec les autorités municipales et départementales, comment on peut unir nos forces pour porter ce plaidoyer auprès des plus hautes autorités du pays, car Mbour, avec toute sa richesse et diversité culturelle et l’ensemble de ses talents, mérite bien une salle de spectacle digne de ce nom », a fait savoir M. Sall. « Nous allons y mettre tout notre pouvoir d’influence, de plaidoyer, tout notre entregent, pour accompagner les autorités municipales et départementales à réaliser une salle de spectacle digne d’une ville cosmopolite, une ville culturelle comme Mbour », a-t-il promis.

S. O. FALL

 


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