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Arts et Culture (2143)

Le Musée de la femme Henriette Bathily a  servi de cadre,  jeudi, pour parler  de  la santé des femmes avec la journaliste Codou Bop et la sexologue Dr  Jeanne Diaw.  C’était autour du livre  « Notre corps, notre santé : santé et sexualité des femmes en Afrique subsaharienne » édité par L'Harmattan Paris en 2004.

Dans le cadre de la série de conférences du Musée de la femme Henriette Bathily, l’ouvrage titré « Notre corps, notre santé : santé et sexualité des femmes en Afrique subsaharienne » a été présenté, jeudi, au public par  la journaliste Codou Bop. Cette dernière a analysé son contenu, suscitant des échanges fructueux avec l’assistance qui s’est d’ailleurs plaint de la méconnaissance, au Sénégal, de ce chef-d’œuvre sur la santé des femmes. Composé  de 28 titres portant sur le cycle de vie de la femme, l’enfance de la femme, la ménopause, la grossesse, l’accouchement, des questions de sexualité, etc., cet ouvrage de 350 pages est le fruit  d’efforts d’une équipe pluridisciplinaire  qui a regroupé des médecins, des biologistes et d’autres agents de la santé, des sociologues, des juristes, des journalistes regroupés  en réseau de recherche en santé de reproduction  en Afrique.

Selon  Codou Bop, leur vision était de d’élaborer un livre, d’apporter aux femmes les informations dont elles ont besoin pour connaitre le corps, aimer leur corps mais aussi en prendre soin  et veiller sur leur santé. « Le livre s’est aussi fixé des objectifs  politiques, car il voulait apporter  aux femmes des informations qui leur permettent de transformer leur vie, leur  santé, qu’elles prennent leur santé en charge grâce aux connaissances données », a expliqué la conférencière.

Cycle de la vie
Pour fournir des informations complètes et fiables aux lecteurs de ce livre,  elle a expliqué qu’il fallait avoir pour origine des documents écrits par des médecins experts, des spécialistes du secteur de la santé dont le Pr Awa Marie Coll Seck. Sous ce registre, elles ont décidé de faire intervenir ces spécialistes dans l’élaboration de cet ouvrage. Codou Bop a reconnu qu’elles ont même tenu à  réécrire ces informations collectées dans un langage extrêmement simple pour les mettre à la portée de tous lecteurs.  « Pour rendre la lecture facile et intéressante, nous avons également intégré des bandes dessinées réalisées par le dessinateur Odia », a-t-elle informé.

Selon Codou Bop, « le livre parle de l’anatomie des femmes mais aussi des hommes, de la femme adulte. Par ailleurs, il donne des informations sur  la sexualité des femmes,   la grossesse, l’accouchement, le cancer féminin et traite même des questions d’ordre environnementale », a détaillé la journaliste.

Pour répondre à cette préoccupation de l’assistance qui déplore la méconnaisse de ce livre,  Codou Bop a annoncé qu’elles ont pour projet de  numériser l’ouvrage qui n’a pas été réédité. « Nous pensons le numériser pour le mettre à la disposition d’un public à travers le net. Nous avons pensé aussi le diviser en sous-chapitres. Par exemple, la partie  contenant des informations sur la vie et la sexualité des adolescents pourrait être retirée du livre et mis à la disposition de ce public dans les écoles. Quant  au chapitre sur la grossesse, l’accouchement, les suites de couche et les maladies sexuellement transmissibles  traités dans le livre, il pourrait être aussi distribué au  niveau du corps médical, des centres de santé, etc. ».

Maguette Guèye DIEDHIOU

Assane Diédhiou a déjà plus de 20 ans de carrière derrière lui avec un répertoire de plus de 50 titres. Cet artiste qui surfe sur plusieurs genres musicaux pense qu’il ne doit pas y avoir de barrières entre les styles. D’où cette aisance entre le rap, le reggae et la salsa qu’il exprimée le 17 février à la Cité Elisabeth Diouf, sise aux Maristes.

Patient, Assane Diédhiou alias As J l’est. Il est toujours serein et reste convaincu qu’après un travail acharné tout fini par arriver. Le jeune homme, de taille moyenne, le teint clair, dreadlocks finement lookés, a l’allure très posée. As J est pourtant très fier de revenir sur le début de sa carrière musicale et sur ses premiers pas dans le quartier de Thiaroye-sur-Mer.

C’est là où il a commencé à s’essayer au rap comme beaucoup de jeunes artistes de la banlieue. Après, il passe à la danse. Avec cette expérience, il s’engage et commence à faire du rap. « J’ai sorti mon premier single en 1998 et j’ai créé un groupe de rap avec un ami du nom de Ben-Bi. On a réussi un grand coup avec « Succeful braind ». Cela faisait de nous les plus jeunes artistes rappeurs à sortir un album de 8 titres en mai 2004 », se rappelle-t-il.

Chemin faisant, Assane Diédhiou s’est rendu sur la Petite côte, entre Mbour et Saly, où il a créé un orchestre du nom de « Wafa ». « Depuis, je poursuis une carrière solo, car avec l’expérience accumulée étant jeune, chacun est allé de son côté mettre en pratique ses idées », confie l’artiste.

Convaincu qu’un bon artiste ne doit pas se contenter d’une belle voix seulement, As J a commencé à apprendre comment manier les instruments musicaux, notamment la guitare. Après quelques cours, il maitrise cet instrument qui l’accompagne partout où il se produit en spectacle. Il se justifie : «Quand tu chantes sans maitriser l’instrumental, les compositeurs prennent leur temps en faisant ta composition comme ils l’entendent alors que je veux que ça aille vite. C’est pourquoi j’ai éprouvé le besoin de maitriser les instruments comme la guitare ».

As J fonctionne au feeling avec une inspiration qui peut survenir au réveil. Très souriant, ce chanteur aborde plusieurs thèmes dans ses textes. Il insiste souvent sur l’amour, la solidarité, le travail, la bonté et l’amitié qui sont très importants à ses yeux et que la société doit développer pour une vie en harmonie.

Dans sa démarche artistique, As J s’affranchit de tout ce qui peut constituer une frontière entre les univers musicaux. C’est pourquoi il est à l’aise avec le rap, le reggae, l’acoustique, la salsa, etc. « Je ne veux pas me cantonner dans un genre musical. Mon ambition est de toucher le plus grand nombre de mélomanes », affirme-t-il.

Oumar KANDE

L’élégance et la prestance sont au rendez-vous du Fiso. La beauté également à travers la Miss soninké France 2017. Malgré ses 19 ans, Sira Diallo est débordante d’ambition et ne cache pas son engouement pour la cause sociale. L’ambassadrice de la beauté soninké s’investit dans l’humanitaire pour aider les enfants à retrouver le sourire.

Sira Diallo ne pouvait manquer ce grand moment du donner et du recevoir de sa communauté. Comme beaucoup de ses concitoyens, l’ambassadrice de la beauté soninké, venue de la France, a participé à ce grand moment de communion. Elle en a aussi profité pour se ressourcer. Sira n’a pas caché sa fierté de revenir au Sénégal, son pays d’origine. « Je suis née et j’ai grandi en France, mais je suis toujours fière de revenir au Sénégal. Le festival est pour moi une occasion de m’enrichir sur les connaissances de ma communauté, d’en savoir plus sur ma langue maternelle », a-t-elle assuré. Le fait de vivre loin de la terre de ses aïeux ne l’a point coupé de sa culture. Loin de là. « Mon élection comme Miss soninké France 2017 m’a permis de représenter avec fierté la communauté soninké présente dans de nombreux pays d’Afrique mais aussi d’aider à la promotion de notre culture, de nos coutumes et à la préservation de nos valeurs », a soutenu Sira Diallo. Pour elle, passer ce concours était une évidence, car voulant à la fois représenter avec fierté l'ethnie soninké mais aussi le Sénégal. Cette élection a complètement changé sa vie, dans le bon sens. « Ça m’a permis de participer à de nombreux défilés, des soirées caritatives et de faire beaucoup de rencontres très intéressantes », a indiqué cette adolescente qui dit avoir aussi beaucoup gagné en assurance.

Son jeune âge ne l’empêche pas d’avoir de grandes ambitions. Etudiante en première année Bts Communication, elle veut devenir chef de projet. Sira Diallo ne cache également pas son engouement pour la cause sociale. Son combat, c’est aider les enfants « talibés » (apprenants du Coran). « Cette élection m’a confortée dans ma  décision de  m'engager dans l'humanitaire. Mon rêve, c’est de créer au Sénégal un centre pour accueillir les enfants talibés et les aider à s’instruire, car le droit à l’éducation est un droit fondamental », a-t-elle indiqué.

Servir les autres constitue à ses yeux une réelle satisfaction. D’ailleurs, l’ambassadrice de la beauté soninké va profiter de son séjour au Sénégal pour lancer, en collaboration avec l’association « Les racines de l’espoir », son projet humanitaire en faveur des enfants malades et des « talibés ».

Par Samba Oumar FALL (Textes) & Assane SOW (Photo)

La 5e édition du Festival international soninké (Fiso) se déroule jusqu’au 25 février à Dakar. Occasion pour cette communauté de remettre au goût du jour toutes les facettes –chants, danses, rythmes, qui font la grandeur de la culture soninké.

Après Kayes, au Mali, et Nouakchott, en Mauritanie, c’est au tour de Dakar d’abriter la 5e édition du Festival international soninké (Fiso). La capitale sénégalaise est devenue le point de convergence de la communauté soninké d’ici et d’ailleurs. Le temps d’un après-midi, le stade Iba Mar Diop s’est transformé en salle de spectacle. Des milliers de festivaliers, issus de douze délégations, ont pris part à ce spectacle riche en couleurs, rythmes, sons et lumière. Placée sous la présidence du chef de l’Etat, Macky Sall, cette cérémonie qui s’est déroulée dans une ambiance festive a été une occasion pour la communauté soninké de faire étalage de toute sa diversité et de faire découvrir sa culture à travers chants, rythmes et danses. Les différentes délégations se sont prêtées au traditionnel défilé, arborant des tenues traditionnelles qui collent bien à leur identité. Demba Tandia, ambassadeur de la musique soninké, Djiby Dramé et Daha Seck ont donné libre cours à leurs voix et livré, au bonheur des nombreux festivaliers, une belle brochette de chansons. A travers cette parade, l’assistance a eu l’occasion de découvrir la multi culturalité qui demeure la force de cette communauté.

Ballet équestre
L’ouverture du Fiso, ce n’était pas seulement la parade des délégations. L’assistance a eu droit à un véritable ballet équestre d’une extraordinaire plasticité et d’une remarquable beauté gratifié par deux cavaliers et leurs magnifiques montures bien parées pour l’occasion. Les équidés à l’oreille musicale insolite ont exécuté des chorégraphies dans une précision rythmique qui a emballé l’assistance. Ce défilé équestre n’était qu’une mise en bouche comparée à la démonstration équestre de la Gendarmerie nationale qui a proposé un spectacle en plusieurs tableaux. Ce ballet de chevaux et de cavaliers s’est déroulé sur un air de musique militaire.

Avec un savoir-faire insoupçonné, les gendarmes ont établi un dialogue avec les chevaux qui, pendant plus d’une demi-heure, ont mêlé leurs pas et leur cadence à celle de la musique. Chaque mouvement est mesuré, contrôlé. Cette belle prestation leur a valu des applaudissements nourris du public qui a pu apprécier tout le savoir-faire de ces cavaliers et admirer l’élégance de leurs chevaux qui n’ont pas flanché. Une mise en scène qui valait bien le détour !

Pour Djadji Soumaré, le Fiso, en tant qu’évènement culturel, social et économique, permet de rappeler et de faire vivre ce qui était les valeurs fondatrices de cette communauté, à savoir la solidarité. Le président du Fiso a avancé que ce festival doit être un temps de travail, de mémoire, de questionnement, d’innovation et d’invention de leur avenir commun. « Le Fiso est le lieu unique de notre unité multiséculaire, de notre regroupement et la possibilité de notre contribution historique en tant que peuple culturel dans ce monde en pleine mutation », a-t-il dit. « Le Fiso est notre bien commun parce qu’il nous regroupe comme autrefois dans la même communauté. La préservation de cet héritage commun dépend de chacun de nous », a-t-il indiqué tout en sollicitant l’engagement et la participation active de l’ensemble de la communauté soninké pour que cet évènement puisse vivre, servir de levier, de pont entre leur passé, leur présent et leur avenir. Pour D. Soumaré, le festival, c’est aussi un moyen de promouvoir et de valoriser la culture soninké dans toute sa diversité, sa richesse et sa transmission. « Il doit contribuer au développement économique de nos différents pays, notamment dans le domaine de la culture, du tourisme, de l’artisanat et du transport. Il doit constituer un creuset pour l’intégration des peuples africains », a-t-il défendu.

Le challenge, selon Idrissa Diabira, président de Wagadu Jiida, association de la communauté soninké, a été relevé il y a quatre ans à Nouakchott. « Le défi, c’était celui de l'organisation d'un festival qui est né en 2011. Il s’est tenu à Kayes à deux reprises, puis à Nouakchott avant Dakar.  Ce défi, c'était aussi d'organiser la communauté soninké, les jeunes, les femmes, les sages et les chefs de village qui ont été les porteurs de ce festival ; les organiser pour faire en sorte qu'une association qui œuvre pour la langue, la culture et le patrimoine puisse accueillir les Soninkés du monde entier et faire valoir l'empire millénaire dont on a perdu le nom : le Wagadou », a-t-il expliqué.

Préserver la langue soninké
La cérémonie d’ouverture du Fiso a coïncidé avec la Journée mondiale des langues maternelles célébrée, chaque année, le 21 février dans le monde. Selon Djadji Soumaré, la communauté soninké partage cette vision commune avec « l’Unesco qui met la culture au commencement et à la fin de la destinée humaine et de la société, seule rempart contre la violence ».

Le président du Fiso a profité de cette occasion pour souligner l’importance de la diversité des langues ou l’identité des groupes et des individus au fondement de toute société sociale, économique et culturelle. A son avis, le multilinguisme est une chance pour le monde. « Le nombre de langues parlées dans le monde a diminué de moitié. Pour 6.000 langues vivantes existantes encore, presque 3.000 sont en voie de disparition. Pour éviter à notre langue, à notre culture un tel sort, il est important que nous nous penchons sur cette problématique de la globalisation, mondialisation culturelle », a laissé entendre M. Soumaré. Il a invité les Etats, notamment celui du Sénégal, d’aller plus loin dans la promotion et la valorisation de toutes les langues pour assurer leur protection.

Le programme de ce festival a été très riche et varié. Spectacle « Sons et lumières », soirées artistiques traditionnelles, conférences sur le Wagadou, premier empire ouest africain, sur les migrations, l’Islam et autres ateliers, et des danses soninkés ont été au menu au cours des cinq jours de festivités. Ce grand rendez-vous du monde soninké sera clôturé ce dimanche au stade Amadou Barry de Guédiawaye.

Par Samba Oumar FALL (Textes) & Assane SOW (Photos)

SIRA DIALLO, MISS SONINKÉ FRANCE 2017 : UNE BELLE PLASTIQUE POUR LA CAUSE SOCIALE
Miss Soninke frL’élégance et la prestance sont au rendez-vous du Fiso. La beauté également à travers la Miss soninké France 2017. Malgré ses 19 ans, Sira Diallo est débordante d’ambition et ne cache pas son engouement pour la cause sociale. L’ambassadrice de la beauté soninké s’investit dans l’humanitaire pour aider les enfants à retrouver le sourire.

Sira Diallo ne pouvait manquer ce grand moment du donner et du recevoir de sa communauté. Comme beaucoup de ses concitoyens, l’ambassadrice de la beauté soninké, venue de la France, a participé à ce grand moment de communion. Elle en a aussi profité pour se ressourcer. Sira n’a pas caché sa fierté de revenir au Sénégal, son pays d’origine. « Je suis née et j’ai grandi en France, mais je suis toujours fière de revenir au Sénégal. Le festival est pour moi une occasion de m’enrichir sur les connaissances de ma communauté, d’en savoir plus sur ma langue maternelle », a-t-elle assuré. Le fait de vivre loin de la terre de ses aïeux ne l’a point coupé de sa culture. Loin de là. « Mon élection comme Miss soninké France 2017 m’a permis de représenter avec fierté la communauté soninké présente dans de nombreux pays d’Afrique mais aussi d’aider à la promotion de notre culture, de nos coutumes et à la préservation de nos valeurs », a soutenu Sira Diallo. Pour elle, passer ce concours était une évidence, car voulant à la fois représenter avec fierté l'ethnie soninké mais aussi le Sénégal. Cette élection a complètement changé sa vie, dans le bon sens. « Ça m’a permis de participer à de nombreux défilés, des soirées caritatives et de faire beaucoup de rencontres très intéressantes », a indiqué cette adolescente qui dit avoir aussi beaucoup gagné en assurance.

Son jeune âge ne l’empêche pas d’avoir de grandes ambitions. Etudiante en première année Bts Communication, elle veut devenir chef de projet. Sira Diallo ne cache également pas son engouement pour la cause sociale. Son combat, c’est aider les enfants « talibés » (apprenants du Coran). « Cette élection m’a confortée dans ma  décision de  m'engager dans l'humanitaire. Mon rêve, c’est de créer au Sénégal un centre pour accueillir les enfants talibés et les aider à s’instruire, car le droit à l’éducation est un droit fondamental », a-t-elle indiqué.

Servir les autres constitue à ses yeux une réelle satisfaction. D’ailleurs, l’ambassadrice de la beauté soninké va profiter de son séjour au Sénégal pour lancer, en collaboration avec l’association « Les racines de l’espoir », son projet humanitaire en faveur des enfants malades et des « talibés ».

Par Samba Oumar FALL (Textes) & Assane SOW (Photos)

Les départements de Kédougou et d’Isère (France) ont signé, mercredi, une convention de coopération culturelle d’un montant de plus de 600 millions de FCfa.  Ainsi, Kédougou adopte un des premiers schémas de développement culturel d’un département sénégalais.

La Maison des élus à Dakar a servi de cadre pour la signature de convention de coopération culturelle entre les départements de Kédougou et d’Isère (France). C’était, mercredi, en présence des représentants des ministères de la Culture et de la Gouvernance territoriale, de l’ambassadeur de France au Sénégal et d’autres acteurs des services techniques de l’Etat et élus locaux venus de Kédougou.  Et ce sont plus de 600 millions de FCfa qui seront engagés sur la première programmation 2017-2019 pour une convention valable jusqu’en 2022.

Le président du Conseil départemental de Kédougou, Lesseyni Sy, s’est réjoui de cette signature et des réalisations concrètes déjà menées au bénéfice des populations comme dans le domaine de la santé. «Kédougou a de très beaux atouts : une jeunesse très importante, un patrimoine naturel et culturel reconnu internationalement, un sens de l’accueil. Faire fructifier ces atouts nous oblige à être efficaces et à travailler ensemble. Nous devons nous rapprocher des autres, nous devons échanger », a-t-il lancé tout en magnifiant une vieille coopération redynamisée.

Le vice-président du Conseil départemental de l’Isère, Patrick Curtaud, qui a effectué le déplacement sur Dakar, a souligné le sens de cette convention. « Nous avons trouvé des partenaires mobilisés et c’est le plus important. La coopération décentralisée, c’est un état d’esprit, une ouverture vers l’autre ; c’est une manière d’agir avec l’autre », a-t-il déclaré.

Politique culturelle départementale
Aux yeux de M. Curtaud, la culture est un outil d’émancipation, un levier pour faire reculer l’obscurantisme. « Kédougou est un département, un territoire en mutation. Il y a une politique culturelle au niveau de ce département.L’objectif, c’est aussi de mettre en valeur le patrimoine, l’histoire de Kédougou », a appuyé le vice-président du Conseil départemental d’Isère. 

Avec ce partenariat, il s’agira de mettre l’accent sur des axes, tels que la gouvernance locale, la promotion de la diversité et la cohésion sociale, l’aménagement du territoire, favoriser l’accès à la culture, l’émergence d’une économie créative et, enfin, contribuer à l’attractivité et à la compétitivité du territoire par la culture.  

Dans ce registre, le directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a magnifié ce partenariat. « Ces axes de coopération pourraient contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable. Ils participent aussi à la réalisation des indicateurs du Plan Sénégal émergent, la réussite de l’Acte 3 de la décentralisation », a-t-il développé.

Pour Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal, il y a, dans ce département, un potentiel considérable et qui n’est pas toujours bien connu. « Je pense qu’il y a un effort pour mieux faire connaitre votre culture, votre patrimoine, votre département », a-t-il dit.

De son côté, le représentant du ministre de la Culture a estimé que cet instrument de planification épouse la vision de territorialisation des politiques publiques de développement.

Amadou DIOP

La plateforme de petites annonces Expat-Dakar.com vient d’ouvrir la première galerie d’art en ligne dédiée aux artistes sénégalais. Le but, référencer le travail des créateurs et rendre l’art accessible au plus grand nombre.

Le pari est double. Au travers de la galerie d’art en ligne, dédiée aux créateurs sénégalais, la plateforme digitale de petites annonces Expat-Dakar.com veut mettre en avant les artistes et leurs œuvres mais également rendre l’art accessible à tout le monde. « Le concept consiste à créer une galerie virtuelle dans la plateforme Expat-Dakar.com après le constat du peu de visibilité des artistes sénégalais sur le web », a expliqué Mapenda Diop, directeur général de la structure Ringier Sénégal qui exploite le site Expat-Dakar.com. L’objectif est de faire de la toile un vecteur de promotion des créateurs. A côté de l’espace virtuelle, Expat-Dakar a aménagé une galerie physique à son siège à Sacré-Cœur III, sur la Vdn.

L’exposition «Dialogue virtuel», produite en partenariat avec Idrissa Diallo, commissaire d’exposition, se déroule du 22 février au 22 avril. Les œuvres exposées mettent en lumière le travail de 10 artistes qui présentent chacun trois œuvres, dans un dialogue des couleurs au niveau de la peinture et de la photographie avec des démarches et des sujets variés. Parmi les plasticiens exposés figurent, entre autres, Awa Ndiaye, Séa Diallo, Ousmane Ndiaye Dago, Ibrahima Kébé, Mamadou Sadji, Daouda Ndiaye et Lamine Barro.

Pour M. Diop, l’intérêt de ce sous-site consacré aux arts visuels, c’est de donner plus de visibilité en termes de recherche et de référencement de certains artistes. « L’objectif de la plateforme est d’avoir un répertoire précis des créateurs qui seront dans le dispositif », a détaillé le directeur général de Ringier Sénégal. A l’heure de la digitalisation, des galeries virtuelles poussent un peu partout dans le monde. « L’intérêt est de toucher le grand public qui ne connaît pas l’art en s’appuyant sur le million de visiteurs par mois sur Expat-Dakar.com », a relevé Mapenda Diop.

Dans le même sens, le commissaire de l’exposition a remarqué que peu de plasticiens sénégalais sont référencés sur Internet ; ce qui occasionne un manque de visibilité.

Selon Idrissa Diallo, autant l’artiste a besoin de solitude pour créer, autant il a besoin de partager le résultat de son travail qui passe par une médiatisation. « Aujourd’hui, tout passe par le digital.

Un artiste qui n’est pas sur Internet est presque anonyme », a-t-il remarqué, annonçant qu’après cette exposition de lancement, d’autres suivront pendant et après la Biennale de Dakar (du 3 mai au 2 juin).

De l’avis de François de Chalendar, administrateur délégué, Expat-Dakar.com va participer à la digitalisation de l’art. « Cela permet d’avoir un accès immédiat aux productions artistiques et une démocratisation de l’éducation à l’art », a-t-il relevé.

L’exposition «Dialogue virtuel» est à voir jusqu’au 22 avril.

E. Massiga FAYE

La République a rendu, hier, un dernier hommage à Amadou Mbaye Loum qui repose désormais à Yoff. Les hommages sont aussi d’une profession, d’une entreprise de presse, la Rts, des confrères, des Forces armées .

Hier, à la levée du corps d’Amadou Mbaye Loum, la cérémonie avait une allure martiale. Les Forces armées sénégalaises (Fas) étaient bien représentées pour rendre hommage au défunt journaliste spécialiste des questions militaires. En atteste la présence des généraux Meïssa Niang, haut-commandant de la Gendarmerie nationale, Bara Cissokho, sous-chef d’état-major général des Armées, Birane Diop, chef d’état-major particulier du président de la République, François Ndiaye, inspecteur général des Forces armée, Victor Tine, commandant de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, entre autres. A ces hommes étoilés, l’on pouvait ajouter tous ces militaires qui ont salué la dépouille du plus militaire des civils. Mais aussi ces généraux aujourd’hui dans la deuxième section avec qui le désormais défunt a partagé tant de peines, des moments de joie, mais surtout les rigueurs d’une opération militaire. Il s’agit de Pathé Seck, Ousmane Ibrahima Sall, les deux Abdoulaye Fall (de l’Armée et de la Gendarmerie), Alioune Samba, Abou Thiam.

Rien de surprenant que la dépouille soit surmontée des bérets commando et para pour celui qui aimait déclamer son appartenance à l’une ou l’autre arme.

Le ministre des Forces armées, Augustin Tine, a rappelé « combien il avait marqué son époque ». Venu représenter le président de la République, il a souligné qu’il a « toujours porté à la connaissance du public tout ce qui devait l’être, seulement ce qui devait l’être ».

Bien que précurseur dans la spécialisation sur les questions militaires, Amadou Mbaye Loum appartenait à une corporation qui lui a rendu hommage à travers le secrétaire du Synpics. Mais également par son ancien directeur et mentor, Pathé Fall Dièye. Ce dernier a salué le fait qu’il ait réussi à faire « alliance de la parole, de l’image et du son avec les Fas ».

De nombreux journalistes ont assisté à cette levée du corps. La présence du Malien Hamdoun Touré a revêtu un cachet particulier puisqu’il est, avec le défunt, de la 4ème promotion du Cesti.

Des célébrités du monde des médias, mais aussi des anonymes sont venus très nombreux à la cérémonie pour un hommage empreint d’émotion devant son fils unique. Le défunt a indubitablement « posé des actes qui lui survivent », a témoigné son confrère Ahmed Bachir Kounta. « Douloureuse est, aujourd’hui, mon émotion devant cette planche funéraire. Nous avons vu Amadou Mbaye Loum à la conquête de ce métier. Il a gravi tous les échelons de la responsabilité éditoriale. Avec éloquence, élégance et maitrise, il a été serviteur de son pays », a rappelé Bachir Kounta.

Le directeur général de la Rts, Racine Talla, a salué l’intense activité que Mbaye Loum avait maintenue malgré son départ à la retraite administrative.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

La première édition du week-end culturel sérère-diola dénommée « Okhet Kayanior » s’ouvre demain dans le village de Faoye (commune de Fimela, département de Fatick).

A l’initiative, l’Association des ressortissants casamançais dans la commune de Fimela (département de Fatick), la Génération solidaire, terres et cultures solidaires et Alter Ego (France) ont uni leurs forces pour la promotion des activités culturelles sérère et diola. D’intenses moments de vulgarisation et de communication que les organisateurs comptent mettre à profit pour faire bénéficier aux populations, surtout les femmes de Faoye, Dioffior et Fimela, des séances gratuites de dépistage du cancer du col de l’utérus, d’éco-mamelle et de sensibilisation sur le planning familial. L’événement culturel sera animé par la troupe artistique Essamaye de Coubalan de Casamance. « L’idée de ce week-end culturel, c’est de raffermir les liens séculaires basés sur le cousinage à plaisanterie entre Sérères et Diolas et en faire un véritable vecteur de développement », a indiqué M. Faye, président départemental des chefs de villages de Fatick originaire de Faoye et membre du comité d’organisation.

Il s’agira, selon lui, de consolider également la collaboration entre le district sanitaire  et l’Ong Médical solidarity pour des sessions de dépistage et de consultations gratuites, de créer un partenariat socio-économique entre le Gie des femmes de Coubalan, les Gpf de Faoye et Dioffior et l’Association des ressortissants casamançais de l’arrondissement de Fimela et d’inscrire cette activité dans l’agenda culturel de l’arrondissement pour sa pérennisation.

Ce week-end sera rythmé par des animations culturelles avec les différentes troupes, des séances de danse de masques et la lutte traditionnelle.

Mohamadou SAGNE

Le président de la République a présidé, hier, au stade Iba Mar Diop, la cérémonie d’ouverture de la 5e édition du Festival international soninké (Fiso). Macky Sall a souligné que toutes les cultures et toutes les civilisations sont d’égale dignité.

L’édition 2018 du Fiso a eu, hier, un hôte de marque en la personne du président de la République. Macky Sall a rehaussé de sa présence la cérémonie d’ouverture de cet évènement majeur dans l’agenda des Soninkés. Les délégations étaient venues de l’intérieur du pays, de la Mauritanie, du Mali, de la Gambie, du Congo, de la Guinée Conakry, de la Guinée-Bissau, de l’Angola, de la France, des États-Unis... Tout ce beau monde a communié et étalé la riche diversité culturelle de cette communauté. Le chef de l’État qui a salué la tenue de cette grande manifestation, après la Mauritanie et le Mali, a aussi félicité le comité d’organisation de l’avoir associé à cet évènement culturel majeur. Pour lui, la culture constitue l’âme du peuple mais également ce marqueur qui « nous définit et nous identifie en tant qu’individu et communauté ». Toutefois, a-t-il précisé, « nous ne devons pas, à l’heure où la déferlante de la mondialisation a fini d’envahir nos pays, nos communautés, en nous imposant à la marche forcée et la diffusion de modèles stéréotypés, oublier d’où nous venons et ce que nous sommes ». Macky Sall a insisté sur la nécessité de persévérer sur les valeurs de culture et de civilisation qui font la force de notre identité culturelle, pour ne pas être noyés dans la standardisation des modèles de pensée, d’action et de comportement. Le président de la République s’est voulu très clair. Il ne s’agit point d’un rejet de l’autre ou de la modernité, ni d’un repli identitaire encore moins d’un communautarisme mal placé. « Il s’agit d’afficher et d’affirmer ce que nous sommes et il faut le faire sans complexe parce qu’il y va de la sauvegarde de nos valeurs de culture et de civilisation », a-t-il fait savoir. A son avis, toutes les cultures et toutes les civilisations au sein et entre les nations se valent. « Il n’y a pas de culture ni de civilisation supérieure aux autres », a affirmé le président Sall, précisant que rien n’est plus dommageable à la coexistence pacifique des peuples que le mépris culturel. Car, a-t-il laissé entendre, « c’est le mépris culturel qui a engendré toutes les tragédies culturelles de l’histoire, en particulier l’esclavage, la colonisation et la mission civilisatrice ».

Communion et retrouvailles
SoninkeDe l’avis du chef de l’Etat, ce festival n’est pas juste une manifestation festive puisqu’au-delà de la communion et des retrouvailles entre membres d’une même communauté, il contribue à la mise en œuvre de l’agenda universel de l’Unesco, à commencer par la préservation des langues maternelle. Pour Macky Sall, le choix du 21 février, correspondant avec la Journée internationale de la langue maternelle, ne pourrait être meilleur moment pour lancer ce festival. « En fêtant, ce 21 février, le soninké, langue nationale parlée et codifiée ici, au Sénégal, nous célébrons en même temps toutes nos langues maternelles », a-t-il souligné. Le président a aussi indiqué qu’il n’y a rien de plus naturel que de parler sa langue maternelle et de porter à travers elle ses traditions et son vécu quotidien. « Une langue vit parce qu’elle est parlée ; autrement, elle meurt et avec elle, disparaissent ses imaginaires et ses contenus socioculturels, ses mythes et enseignements, toutes les valeurs et traditions qui lui sont attachées », a-t-il défendu, invitant, dès lors, la communauté soninké à être fière de ce festival et lui rester fidèle.

Le chef de l’État a rappelé que les Soninkés ont toujours cohabité avec les communautés bambara, maure, peule, mandingue et wolof. Ce creuset de diversité socioculturelle, a-t-il noté, renferme une tradition d’ouverture. Selon Macky Sall, « nous trouvons dans cette histoire partagée les fondements du vivre ensemble que nous dédie notre destin commun ». Sur ce, il a magnifié les valeurs attachées au « soninkara » par les Soninkés qui ont fini de démontrer qu’ils étaient de grands voyageurs. « La communauté est fièrement ancrée dans ses valeurs ancestrales, dans l’estime de soi, le courage, le sens de l’honneur, la fidélité à l’amitié, l’abnégation au travail et la solidarité en toute circonstance », a relevé le président de la République. Des valeurs qu’il a magnifiées tout comme la contribution de cette communauté à la solidarité nationale et à l’effort de développement économique et social de leurs pays à travers leur attachement à leurs terroirs, leur apport financier substantiel et leur esprit d’entreprise. « Ce sont toutes ces valeurs, tout ce bel héritage que je suis venu célébrer avec vous, sachant que ce festival constitue un legs que vous laisserez en viatique aux générations futures », a fait savoir Macky Sall qui s’est félicité du thème du festival : « L’empire du Wagadou hier, aujourd’hui et demain ». Lequel rappelle, selon lui, une vieille et riche histoire.

Les organisateurs ont remercié le chef de l’Etat pour sa présence et lui ont exprimé toute leur reconnaissance.

Samba Oumar FALL

La Galerie nationale d’art présente, jusqu’au 6 mars prochain, l’exposition « Condoléances : les larmes de la peinture » de l’artiste plasticien Cheikh Niass. Avec plus d’une quarantaine de toiles, ce travail est un hommage à la mémoire des artistes sénégalais et acteurs culturels décédés.

L’impuissance de l’homme devant la mort est une réalité même si sa soumission n’enlève en rien la douleur éprouvée à la suite de la perte d’un ou d’êtres chers. Avec son exposition «Condoléances : les larmes de la peinture », l’artiste sénégalais Cheikh Niass panse ses plaies et extériose le poids d’un deuil hantant ses nuits et ses journées. Rongé par la disparition d’un bon nombre de ses pairs, amis, compagnons et confidents, le peintre a, dans sa solitude, composé plus d’une quarantaine de toiles à la mémoire de ces illustres disparus. Des artistes de renom qui ont pour noms : Ibou Diouf, Amadou Sow, Ndary Lô, Issa Samb dit Joe Ouakam… « Les larmes de la peinture » est un cri d’hommage et de détresse à travers trois séries peignant des souvenirs et des émotions. C’est aussi ce sentiment de nostalgie émanant de l’envie d’un retour au pays natal dans une ambiance particulière. Cheikh Niass pleure ses amis ; ses œuvres ont le parfum des funérailles. Que ce soit le titre « Aux âmes nobles nobles » ou celui de « Bawnaan » ou encore « Les larmes de la peinture », l’exposition est un dialogue permanant avec les disparus. Des disparus pourtant toujours présents. Dans son travail, l’artiste donne raison à Birago Diop : « Les morts ne sont pas morts ». Ses coulées de peinture laissent voir des hommes en mouvement contrastés par des champs d’ombre, des empreintes et des taches au bout d’une bonne partie des toiles. Le plasticien utilise ce procédé symbolique pour parler de la présence de ces disparus à travers l’effet de souvenir et des pensées.

Cheikh Niass use de la technique de « coulure » avec des dépôts de matières offrant « des reflets intenses de couleurs ». « Je me suis concentré sur l’effet de coulure après une série de réflexions naturelles et simples. Tout ce qui coule est une partie d’un tout et agit de la croissance à la décroissance », soutient-t-il.

L’exposition « Condoléance : les larmes de la peinture », c’est aussi une quête de liberté. Cheikh Niass, au-delà de l’amertume, s’insurge contre ces murs qui sont en train de se barricader un peu dans le monde. Il reste confronté à ce duel intérieur et extérieur mais aussi cette envie d’éclater les frontières. La série arc-en-ciel « Bawnaan » traduit cette notion d’universalité. Cheikh est de ces artistes cherchant à apporter l’art dans les ghettos, dans les coins les plus reculés, pour le mettre à la portée de tous.

Né en 1966 à Pikine, Cheikh Niass est un produit de l’Ecole des arts de Dakar (1986-1991) et de l’Académie Bildenden Künste de Vienne (2005-2010). Vivant depuis des années en Autriche, il est connu pour ses installations. L’artiste est inspiré le plus souvent par « le contexte d’un monde de plus en plus mobile et globale ». Son exposition est à découvrir jusqu’au 6 mars prochain à la Galerie nationale d’art.

Ibrahima BA


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