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Arts et Culture (1069)

Le Salon international des professionnels de l’économie numérique de Dakar (Sipen) s’est ouvert hier. Cette deuxième édition, qui accueille des experts de la sous-région, a pour thème principal « Le numérique, vecteur de développement et d’intégration économique et social ». Il est question, pour les experts, de se prononcer sur les larges possibilités qu’offre le numérique à l’Afrique et ses implications dans le cadre du Plan Sénégal émergent.

Le marché numérique africain fait aujourd’hui l’objet de fortes convoitises par les grandes entreprises internationales du secteur. Les enjeux, qu’il constitue, impliquent de porter la réflexion sur les initiatives communes entreprises. L’objectif, à travers cette deuxième édition du Sipen de Dakar, est ainsi de voir la place de l’Afrique face à la cyber sécurité et la confiance numérique, et de se prononcer sur les possibilités et les défis du marché régional pour les Petites et moyennes entreprises ouest-africaines du numérique. Il s’agit également, dans une perspective nationale, d’offrir l’opportunité aux participants d’examiner la place du secteur privé national dans la composante numérique du Plan Sénégal émergent.

C’est la raison pour laquelle, estime le président de l’Organisation des professionnels des technologies de l'information et de la communication au Sénégal (Optic), Antoine Ngom, il est important de créer des cadres d’échanges et de partage comme le Sipen. Car, celui-ci n’a autre objectif que de partager les enjeux, les opportunités et les innovations du numérique afin de permettre de découvrir des services et solutions innovantes, tout en regroupant des experts sur des thématiques importantes. Cette vision est en parfaite cohérence avec celle d’Optic qui s’emploie à faire du Sénégal une vitrine de l’économie numérique, à promouvoir le secteur des Tic et le développement des affaires. Le numérique est un cadre de valorisation de l’expertise nationale selon Antoine Ngom.

L’édition et le développement de logiciels et d’applications sont des points sur lesquels des avancées notables peuvent être faites. « On peut explorer ces aspects à travers l’état civil, la confection des permis de conduire et des cartes grises, les passeports et la numérisation des procédures de la police et de la gendarmerie », souligne-t-il. L’intégration de solutions est, pour lui, le deuxième palier. Cela est, en effet, possible à travers les réseaux, la sécurité et le business intelligence.

Les services financiers constituent le troisième palier avec les systèmes de transfert d’argent, de paiement mobile et de monétique. La finalité de tout cela est de faciliter, à l’en croire, l’accès aux marchés et notamment à la commande publique. Il lui semble nécessaire de favoriser l’inclusion de la notion d’appel à projet dans le dispositif préférentiel actuel afin de faciliter l’accès des Pme du secteur numérique à la commande publique, la mise en place d’un mécanisme d’appui spécifique, l’appui à l’émergence ; ceci leur permettra de participer, de manière plus significative, à la réalisation du volet numérique contenu dans les projets du Pse et à la définition et la mise en œuvre de politiques d’incitation à la sauvegarde du patrimoine numérique.

Alassane Aliou MBAYE

A l’occasion du 50ème anniversaire de la mort du premier chancelier allemand, Konrad Adenauer, le 19 avril 1967, la Fondation Konrad Adenauer au Sénégal invite les jeunes Sénégalais de 15 à 35 ans à participer au concours « Adenauer et Senghor : Modèles de la jeunesse d’aujourd’hui ». Ces deux hommes d’Etat, souligne la Fka, ont en commun leur engagement pour les valeurs humaines, civiques et républicaines. Les jeunes Sénégalais sont ainsi invités à laisser libre cours à leur créativité et d’envoyer, avant le 31 mars 2017, leurs contributions sur ce thème, sous forme de poème, dessin, chanson, sketch ou autre. Le gagnant sera invité à présenter son œuvre lors de la grande conférence sur Konrad Adenauer, le 19 avril 2017, au siège de la Fka à Dakar. Il ou elle aura un prix symbolique de 50.000 FCfa et son œuvre sera éditée sous forme de publication online de la Fka.

Fondation Konrad Adenauer
B.P. 5740 Dakar Fann
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Le directeur de la Direction de la cinématographie, Hugues Diaz, a dévoilé, hier, à travers le comité de pilotage, le programme de la participation du Sénégal à la 25ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Notre pays, qui présentera 6 films en compétition officielle, va organiser des activités phares parmi lesquelles des expositions, des rencontres professionnelles ainsi que l’hommage aux cinéastes africains.

A trois jours de l’ouverture officielle de la 25ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), la Direction de la cinématographie a dévoilé, hier, au cours d’un point de presse, le programme et les activités phares du Sénégal durant ce grand rendez-vous dédié au septième art africain. Cette année, s’est félicité le directeur de la Cinématographie, Hugues Diaz, notre pays a réussi la prouesse de placer 6 films en compétition officielle. Il s’agit de « Félicité » d’Alain Gomis, en compétition officielle long métrage, « Kemtiyu, Séex Anta » d’Ousmane William Mbaye, dans la compétition officielle long métrage documentaire, « Bois d’ébène » de Moussa Touré, pour ce qui est de la catégorie films documentaires. Dans la compétition officielle court métrage fiction, on retrouve la « Promesse » de Fatou Touré. « Tundu Wundu » d’Abdoulaye Wone sera dans la catégorie série. Enfin, « A travers les barrières » de Ndiaga Fall complète la sélection sénégalaise pour ce qui est de la compétition officielle films écoles de cinéma.

« Il faut se réjouir des 6 films que nous avons réussi à placer en compétition. Nous avons des films assez représentatifs. Notre production tient la route… », a dit M. Diaz pour qui l’édition du Fespaco de cette année s’inscrit dans un contexte favorable, avec la consécration du Sénégal à la Berlinale. Selon lui, avec la qualité des productions sénégalaises, il y a de quoi espérer.

Par rapport au programme, le Sénégal compte marquer sa présence au Fespaco à travers notamment la célébration de la Journée du Sénégal avec « une conférence de presse, une exposition hommage aux grandes figures de notre cinéma, Sembène, Ababacar Samb Makharam, Paulin Soumanou Vieyra, Safi Faye et la dédicace du livre de Maguette Diop ». Aussi, a expliqué le directeur de la Cinématographie, le Stand Sénégal sera installé non pas au village du festival mais au Marché international du cinéma africain (Mica). En effet, ce stand « servira de point d’information, surtout pour ce qui concerne le cinéma sénégalais : le Fopica, les maisons de production, les cinémas… ».

Meilleure visibilité des films
Sur le plan de la communication, la Direction de la cinématographie, en partenariat avec l’Association sénégalaise de la critique de cinématographique (Ascc) et celle de la Presse culturelle du Sénégal (Apcs), compte travailler pour une meilleure visibilité des films de notre pays. D’après Hugues Diaz, une dizaine de journalistes sénégalais vont couvrir l’événement. Enfin, pour être en phase avec le thème de la 25ème édition du Fespaco, la Direction de la cinématographie a jugé « opportun de favoriser la participation de structures de formation aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel afin qu’ils assistent aux différents colloques qui traiteront du sujet, de prendre contact avec d’éventuels partenaires et de vendre la notoriété de leur école ». C’est ainsi que l’Institut Sup’Imax, l’Académie des métiers et Ciné-banlieue-Ciné-Ucad ont été choisis pour prendre part à ce festival.

Ibrahima BA

Pour identifier et encourager une réglementation et une utilisation appropriées des technologies existantes et émergentes les plus utiles au développement de l’Afrique, un groupe d’experts de haut niveau de divers horizons a été créé. Il est coprésidé par le Professeur Yaye Kène Gassama de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

La vice-présidente de l’Académie nationale des sciences techniques du Sénégal, Yaye Kène Gassama, a été nommée par la commissaire de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini Zuma, coprésidente de ce groupe d’experts de haut niveau avec le Professeur Calestous Juma de l'Université de Harvard aux Etats-Unis. Ce groupe conseillera l'Union africaine et ses États membres sur l'utilisation des technologies émergentes pour le développement économique. Ce, pour être en cohérence avec l’Agenda 2063 qui reconnaît que les sciences, la technologie et l'innovation sont les moteurs de la croissance soutenue, de la compétitivité et de la transformation économique de l'Afrique. Cela nécessitera d'aborder les conditions préalables telles que la création d'une culture de la science, de la technologie et de l'innovation, le renforcement de la confiance dans la communauté de recherche africaine, de la collaboration et des partenariats internationaux. Des systèmes efficaces de réglementation technologique y participent également.

Il s’agit, pour ces experts, d’identifier les technologies émergentes pertinentes pour l'Afrique telles que les drones, les technologies du gène et les tendances actuelles et futures. Il est aussi necessaire d’entrevoir les implications que peut avoir l'adoption ou la non-adoption de ces technologies pour l'intégration régionale et le commerce. Il leur incombera d’apporter les preuves scientifiques et de fournir les conseils en vue de la maximisation des avantages et la réduction des effets néfastes des technologies émergentes. Il en est de même de l’identification des domaines prioritaires potentiels pour la recherche, le développement et l'innovation au niveau régional, y compris les aspects de l'évaluation, de la gestion et de la communication des risques.

La combinaison des avantages et des effets négatifs potentiels associés à d'autres technologies exige des analyses et des recommandations fondées sur des données probantes qui devraient guider l'orientation des politiques au niveau de l'Union africaine, de la communauté économique régionale et des États membres. Les dirigeants africains et les autres parties prenantes doivent disposer de choix politiques fondés sur des données probantes qui leur permettront de prendre des décisions éclairées.

Alassane Aliou MBAYE

Elleinad (Danielle en verlan) auteure, compositeur, artiste peintre originaire de la Suisse, séjourne de nouveau à Dakar pour la présentation de son recueil de poèmes « Chercher le trésor » et le mixage de son troisième album, titré « Sur le chemin », qu’elle compte mettre sur le  marché au mois d’avril prochain. Ce nouvel opus aux sonorités diverses fait suite à deux autres albums, « Cris du cœur » et « Allo la terre », réalisés respectivement en 2005 et 2007 au Sénégal.

Danielle Neukom, de son nom d'artiste Elleinad, est originaire de la Suisse. Cette Suissesse d’un âge assez avancé est assez originale car dotée d’une riche carrière  artistique et d’un talent inédit. Cette septuagénaire qui vieillit bien avec ses cheveux blancs, touche à toutes les expressions artistiques ou presque. Cela va de la musique aux arts plastiques en passant par les contes, la poésie, la danse et même le théâtre. Séduite par la musique depuis sa plus tendre enfance, Elleinad a su montrer son talent pour cet art et s’y frayer un chemin et voilà qu’à l’âge de 75 ans, Elleinad continue de produire toujours de la bonne musique avec une voix imposante et des textes très engagés et instructifs. Le tout mêlé d’une douce orchestration qui ne manque pas de bercer les âmes sensibles.

  « Je peux dire que j’ai grandi avec la musique. D’après ma maman, dès que  j’ai su  me tenir assise, je dansais, je bougeais beaucoup et à 3 ans déjà, je savais danser tous les genres musicaux de l’époque. Et quand j’ai su faire des phrases, chaque jour, je me mettais à interpréter  une chanson que j’oubliais le lendemain avant d’en entonner une autre », raconte-t-elle. Aussi, souligne-t-elle qu’à l’âge de 6 ans, elle chantait déjà dans le restaurant de son père en Suisse où les clients la réclamaient  toujours pour ses chansons originales. Au regard de ce vécu dans la  musique, on pourrait dire qu’Elleinad était destinée à faire de la musique. Une chose acquise, car  elle a réussi en à  faire une carrière et  voilà qu’aujourd’hui, elle a 75 ans et continue de séduire par sa belle voix et sa musique berçante aux mots très expressifs.

« Allo la terre »
Pour se faire connaître davantage du milieu, la musicienne de world music a également opté pour une ouverture dans l’expression de son art. « Pour avoir obéi à ma voix », dit-elle, elle a foulé la terre sénégalaise en 2000. Ce séjour lui a permis de rencontrer un musicien sénégalais du nom de Saloum-Saloum par le biais de son frère. Elleinad l’avait croisé au hasard avant de le sauver plus tard au Maroc d’une infection à l’oreille. Cette rencontre avec la musique sénégalaise lui a permis de sortir son premier album, « Cris de cœur », de 13 chansons, en  mai 2005, qui sera suivi, deux ans plus tard, en juin 2007, de « Allo la terre », composé de 15 titres. « Dans ses morceaux, je chante l’amour. J’ai également décrié à travers certains de mes titres, par exemple dans « Allo la terre », ce qui ne va pas dans cette terre et j’en ai profité pour appeler les gens à se réveiller et à se ressaisir sur la terre, car il était temps », argue-t-elle.

Outre ces albums enregistrés, Elleinad a aussi animé plusieurs  concerts et participé à plusieurs émissions de télé au Sénégal. Pour enrichir davantage son univers musical, Elleinad a eu également à visiter le Bénin et la Côte d’Ivoire. De retour à nouveau au Sénégal, elle revient avec des projets aussi ambitieux qu’un mixage avec le musicien sénégalais Moussa Ngom (fils de Papa Omar Ngom, guitariste au Super Etoile de Dakar) de son troisième album intitulé « Sur le chemin », dont la sortie est prévue au mois d’avril 2017. Elle prévoit également de présenter son recueil de 22 poèmes titré « Chercher le trésor » et un conte, « Une petite fille chantait », inspiré  de son voyage au royaume du Dahomey du Bénin.   

Conte et poèmes
Artiste aux multiples facettes, Elleinad s’essaie également à l’écriture. Elle nous a fait l’honneur de découvrir l’autre talent qui se cache en elle, celui de l’écriture. Dans un petit livre en format brochure, Elleinad présente son conte titré  « Une petite fille chantait » et illustré par des dessins de sa petite-fille Camille. Dans ce récit, Elleinad  raconte l’histoire d’une petite fille qui avait le don de  bien chanter. Inspirée dans ce conte par le chant fabuleux d’une petite fille qu’elle a eu à rencontrer au royaume du Dahomey du Bénin, l’artiste Elleinad y transmet et véhicule de riches enseignements. Par  exemple, le premier enseignement à tirer, c’est qu’il ne faut jamais obliger quelqu’un à faire quelque chose, même à un enfant. En effet, dans le conte, Elleinad raconte qu’un roi séduit par la voix et les chansons de la petite fille lui demanda un jour de chanter pour lui car il est le roi. Face au refus de cette derrière, le roi a voulu se fâcher et un vieux rétorqua du ciel et supplia le roi de ne pas la forcer car « tu gâcherais ses dons célestes. Il s’explique : « Sa voix est une bénédiction, son  chant guérit, même les blessures anciennes… ; elle ne chante bien que si elle est libre, comme les oiseaux », écrit Elleinad dans ce conte.

L’autre sagesse à tirer de ce conte est que l’oppression tue la créativité. Il faut être libre comme l’oiseau pour  faire ressortir et éclore son talent. Finalement, le roi accepte de s’asseoir et d’écouter la fille qui chantait. Celle-ci lui révèle que la sincérité envers soi et les autres apporte de la liberté. Tel est le contenu du récit qu’Elleinad veut aussi adapter en dessins animés. A l’en croire, ce  projet  est en gestation et lui prend énormément de temps. Autre nouveauté avec Elleinad, c’est la réalisation de son recueil de 22 poèmes, « Chercher le trésor », dans lesquels des thèmes tels que l’amour, la joie et les peines s’invitent aux textes bien agencés et bien rimés. Selon elle, pour ces poèmes, tout part des phrases qu’elle entend et note. « Dès fois, j’entends juste des phrases, je les note puis  je développe pour en  faire des poèmes », confie Elleinad.

Parallèlement à ces activités artistiques, elle fait  également du batik, participe à plusieurs ateliers de poterie et suis des cours de dessin, d’aquarelle et de peinture à l’huile. Ce qui explique d’ailleurs  les  dessins, collages et peintures multiformes aux couleurs vives et variées qui illustrent chaque poème du recueil « Chercher le trésor ».

Œuvres  sociales
Danielle Neukom fait aussi du social. Touchée par la précarité économique dans laquelle les femmes des milieux ruraux évoluaient, elle a décidé, en 2007, de mettre en place, au Sénégal, une association d’entraide aux femmes, dénommée « Association Elleinad-Allô la Terre ». Selon Elleinad, à travers cette association, elle leur apporte du micro-crédit à hauteur de 400.000 FCfa par village. « Au début, nous avons alloué ces micro-crédits aux communautés de Ndiaganiao, Nioro du Rip, de la cité Aelmas de Ouest-Foire de Dakar. Mais aujourd’hui, l’association couvre près de 16 associations  dans différents villages du Sénégal », informe-t-elle. De cette aide, elle n’exige rien en retour et ne les dirige pas dans leur travail car elle veut qu’elles soient indépendantes et créatives.
N’empêche, ces associations doivent désormais payer une cotisation annuelle de 2.000 FCfa pour que l’association puisse s’autogérer à long terme.

« Pour ce séjour, j’ai apporté la somme de 3.600.000 FCfa qui va servir à renforcer les villages déjà bénéficiaires. J’en profiterai également pour allouer du micro-crédit à d’autres », confie Elleinad.


Par Maguette Guèye DIEDHIOU

La cérémonie de présentation et de dédicace du recueil de poèmes « Les monologues du silence » s’est tenue, hier, à l’esplanade de la bibliothèque universitaire de Dakar. L’auteur, Papa Moussa Sy, y entonne le chant harmonieux des contraires comme celui-là que donnent à entendre les passions mondaines et la quête pressante de sens et très souvent de spiritualité.

L’auteur le dit lui-même. Il valse entre l’obscurité et la clarté. Sa poésie repose sur une harmonie des contraires et navigue sur des nuances. Cela ne traduit point une incertitude. Papa Moussa Sy y formule, par le secret de ses mots, une double postulation dont la finalité est la quête de sens. La quatrième de couverture offre une lecture assez exhaustive de l’univers dual de sa poésie. On peut y lire ceci : « Ce recueil est un long voyage spirituel qui débute par les passions mondaines pour aboutir aux illuminations religieuses. L’auteur y révèle le cœur humain, valsant impuissamment entre péché et pureté, enfer et paradis ».

En cela, le jeune poète décline son identité propre même s’il s’inscrit dans la filiation de Charles Baudelaire sans toutefois l’imiter à en croire le professeur de littérature africaine écrite, Mamadou Bâ. Il dialogue ainsi avec l’histoire de toute la poésie. Il y a aussi dans la sienne, selon lui, la présence de Léopold Sédar Senghor, de Birago Diop dont l’auteur semble être le plus proche parmi les poètes africains. Malgré ces influences naturelles, « ce qui sort, c’est du Papa Moussa Sy », se réjouit Mamadou Bâ. Ce n’est point un « esclavagisme intellectuel », pour être fidèle aux propos du poète, que de revendiquer son amitié avec des auteurs d’ici et d’autres cieux. La littérature est universelle. L’essentiel est de s’accomplir dans sa singularité et d’atteindre une profondeur qui donne sens aux créatures. Et au rythme, celui-là qui lui permet de rapporter des réalités, de stimuler des imaginaires.

Il y parvient en mettant en lumière le conflit entre le côté sombre de l’être humain et ce besoin impérieux de spiritualité, ses désirs, ses pulsions et ses dons de sagesse. Car, il est à la quête d’un idéal qu’il définit « ensemble » avec le lecteur. Il dit ce que représente, pour lui, la poésie qui est « joie et détresse », prend le temps de jeter l’œil sur l’humble créature et montre son attachement à la figure féminine avec son génie. Il a, pour ainsi reprendre M. Bâ, un amour des mots qui recèlent une beauté secrète grâce à laquelle sont abordés également plusieurs autres thèmes.

La prouesse de Papa Moussa Sy est aussi d’avoir allié, aux yeux du professeur Mamadou Dramé, un style à la fois classique et moderne et un lexique bien dépouillé qui se rapproche quelquefois du rap. Il raconte des histoires, dessine des univers en faisant voguer indifféremment la pensée vers des rivages où échouent le réel et le fantastique.

Papa Moussa Sy, né en 1989, découvre à partir du collège, sa grande passion pour les mots. Il est, aujourd’hui, professeur de Français au lycée franco-arabe public de Louga. Il est aussi le président fondateur de l’espace culturel « Les pyramides de Louga ».

A. A. MBAYE

Le Collectif des techniciens de la presse audiovisuelle au Sénégal « Ctpas » a tenu, samedi, son assemblée générale dans les locaux du Cesti. Un nouveau bureau a été mis sur pied avec à sa tête Bouba Sow, web éditeur au journal « Le Soleil ».

Le Collectif des techniciens de la presse audiovisuelle au Sénégal a un nouveau bureau. A l’issue de l’assemblée générale, organisée samedi au Cesti, Bouba Sow, web éditeur au journal « Le Soleil », a été porté comme nouveau président. Il succède à Amadou Nicolas Thiam. Prenant la parole, Bouba Sow s’est réjoui de la confiance placée en lui tout en félicitant l’équipe sortante.

« Je prends l’engagement d’essayer au mieux de continuer et pérenniser le travail de mes devanciers. A nous de nous montrer à la hauteur des enjeux en faisant preuve de responsabilité. Soyons acteurs proactifs de tout ce qui va se passer à court, moyen et long terme dans les médias et dans la presse », a-t-il lancé. Le nouveau président est un homme d’expériences. Il a voyagé dans plusieurs pays, notamment au Canada et en Afrique de l’Ouest après sa formation effectuée en France. Il a aussi été formateur au Cesti et a collaboré avec plusieurs organes de presse.

Le Collectif des techniciens de la presse audiovisuelle s’est assigné une mission de formation de ses membres, mais ne s’en est pas arrêté là, selon son président sortant. Il a soutenu que certains des adhérents ont été appuyés pour la recherche et le renforcement de capacité.

Au chapitre des réalisations, Amadou Nicolas Thiam a listé des séminaires de mise à niveau, un atelier pour discuter des enjeux du Code de la presse dont il est membre du comité de pilotage, une reconnaissance des plus grandes entreprises de presse et une tournée nationale de sensibilisation qui n’a pu aller à son terme suite au décès du coordonnateur des régions.

Cette assemblée générale a aussi servi de cadre au conseiller du président du Cnra pour rappeler les enjeux liés à la formation des techniciens. « Vous devriez accentuer l’accent sur la formation de vos membres sur les questions liées à la réglementation pour éviter de montrer des images qui peuvent choquer », a estimé Mame Ndiack Wane, invitant les techniciens à « s’approprier les notions de savoir-faire et de savoir-être comme piliers de la profession ».

A sa suite, le représentant du ministre de la Culture et de la Communication a chaleureusement félicité le bureau sortant qui, selon lui, « a consenti beaucoup de sacrifices à renforcer et élargir les bases du mouvement ». Pour Amadou Kanouté, « ce moment est une étape très importante qui s’impose à toute association structurée et qui se veut productive ». Il a exhorté le nouveau bureau à « poursuivre les importants chantiers entamés, faire preuve d’engagement personnel, une détermination sans faille et surtout un soutien total pour ses membres ».

Mouhamadou Lamine DIOP
(stagiaire)

Un  an après sa disparition, des artistes amis et collègues  ont tenu à rendre un vibrant hommage, vendredi dernier, à la journaliste et écrivaine Aminata Sophie Dièye.  Le Musée de la Femme Henriette Bathily, à la Place du Souvenir,  a  servi de cadre pour  se souvenir de l’auteure de la chronique « Ndeye Takhawalou » et surtout revisiter  les œuvres de cette  passionnée de lettres et  cinéma. Cette soirée hommage très émotive était ponctuée de chants, slams, déclamations et lectures de textes.

Le Musée Henriette Bathily de la Place du Souvenir de Dakar a refusé du monde, vendredi dernier. Artistes, amis et collèges ont fait le déplacement en masse pour assister à la soirée hommage à l’endroit de la journaliste, chroniqueuse et écrivaine Aminata Sophie Dièye, disparue le 17 février 2016. Initiée par un groupe d’amis  de Sophie, la cérémonie a été une occasion pour témoigner et se souvenir  par  ses écrits,  par des poèmes, des déclamations de cette dame de grands talents.

Une chose qui n’a pas été si facile pour ces amis, car Aminata Sophie Dièye a été arrachée à leur affection   très tôt à l’âge de 40 ans. Devant cette volonté divine,  ils restent toujours  émus et touchés par sa disparition. Consternation, forte émotion et tristesse marquaient, vendredi, les visages de ses amis et collaborateurs  qui ont eu à la  côtoyer ces quelques années, aussi bien dans le journalisme que dans le cinéma et les arts plastiques. Certains ne manqueront pas de verser des larmes de tristesse pour l’âme si gentille et charitable, cette passionnée des Lettres qu’était Aminata Sophie Dièye.

Ami et confident, Wagane fait partie de ces bons amis qui ont pris l’initiative d’organiser cette série d’hommage à l’endroit de  la journaliste. Il  dit l’avoir connu de nom, puis sur une photo avant de la rencontrer à l’île de Ngor. « Ça été une grande amitié entre nous. Je retiens d’elle  son  talent dans le travail et surtout son désir perpétuel d’apprendre. Ce qui m’a le plus  frappé chez Aminata, c’est son désir d’apprendre. Ce côté m’a beaucoup séduit en  elle », témoigne-t-il.

Pour avoir joué dans des films, Aminata  a  également côtoyé le monde du cinéma. Ces derniers n’ont pas voulu être en reste pour cet hommage. La cinéaste Angèle  Diabang, amie de la défunte, a fait découvrir au public  les derniers écrits d’Aminata Sophie Dièye qu’elle voulait adapter en film avec elle. Aussi, Angèle a lu avec la gorge toute serrée un hommage de la française Sabrine de la  Rfi en ces mots : « Aminata où que tu sois tu rayonnes dans nos cœurs, tes mots nous touchent   encore et plus que jamais maintenant que tu es partie. Tes amis sont réunis ce soir  et voudrions te toucher avec les nôtres un petit mot d’amour et d’amitié, partagé sans trop savoir quelle consolation, ils pourraient nous apporter… »

La maison de presse qu’elle a eue à fréquenter ces dernières années avant sa disparition est le Groupe  Futurs médias. Aminata a marqué de son empreinte le quotidien « l’Observateur » par sa chronique « Ndeye Takhawalou ». Et  les gens avec qui  elle a cheminé dans cette entreprise ont aussi voulu témoigner toute leur reconnaissance à son travail de talent. En l’occurrence Alioune Badara Fall et Mamoudou Ibra Kane, actuel directeur de Gfm qui a salué cette initiative des amis à rendre hommage à Aminata Sophie Dièye.

« Nous souffrons tous de sa disparition, mais en voyant cet hommage et tous ces témoignages qui lui  sont rendus, je suis soulagé, rassuré  car je vois  qu’on peut être journaliste dans ce pays et être aimé, être apprécié car Aminata a réussi cette prouesse. Elle nous rend fier en tant que journaliste, fier de nous dire qu’il est finalement possible de réussir dans ce métier. Pas cette réussite matérielle, mais la réussite dans sa dimension immatérielle », argue M. Kane.

La soirée hommage de vendredi dernier n’est  que le premier pas d’une série d’hommages à la journaliste. En effet, d’après Marie Louise Ndiaye de « l’Observateur », l’hommage va se poursuivre la semaine prochaine à l’hôtel de Ville de Dakar, par une exposition de photographies  et d’autres supports. Avant de continuer  à l’Institut français de Dakar sur le volet film, une autre facette de la défunte journaliste. Ce sera au mois de mars. Deux films dans lesquels elle a été actrice seront projetés en une soirée, « Lili  et le Baobab » de Chantal Richard  et « La petite vendeuse de Soleil » de Djibril Diop Mambetty.

La Librairie 4 Vents présentera, quant à elle, les ouvrages de la défunte chroniqueuse, à savoir « La nuit est tombée sur Dakar », aux éditions Grasset et « De la trainée à la Sainte », publié chez Baobabs Editions.

Maguette Guèye DIEDHIOU

L'unique film africain en compétition à la Berlinale, « Félicité » d’Alain Gomis, portrait d'une chanteuse de bar à Kinshasa se battant pour son fils, a remporté, samedi, le Grand prix du jury.

« C'est un film sur nous, le peuple, nous sommes beaux, nous pouvons aimer ce que nous sommes », a lancé, lors de la remise du prix à son réalisateur, le franco-sénégalais Alain Gomis, déjà venu à Berlin en 2012 avec le remarqué « Tey » (Aujourd'hui).

Dans « Félicité », son quatrième film, il brosse le portrait d'une mère courageuse, qui après son boulot de chanteuse dans un bar tente le tout pour le tout pour amasser la somme nécessaire à l'opération de son fils victime d'un accident. « Félicité » a été tourné dans la capitale congolaise et suit le quotidien de ses habitants, des hôpitaux aux marchés de Kinshasa, mais se refuse à toute dimension sociologique ou documentaire, malgré le contexte politique tendu en République démocratique du Congo (Rdc). « C'était difficile de faire ce film. Ça a été une année difficile en Rdc », a souligné le réalisateur, évoquant notamment les élections.

Le report de l’élection présidentielle, en raison du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila malgré l'expiration de son mandat, a enflammé le pays et donné lieu à de très violents affrontements. « J'ai l'impression que le moment est important » pour le cinéma africain, avait souligné Alain Gomis lors de la présentation de son film à la Berlinale. Le film produit en partie par la France et le Sénégal sera aussi en compétition au Fespaco, le festival panafricain du cinéma qui se tient fin février à Ouagadougou. « Je vois arriver une génération de réalisateurs qui n'a jamais été au cinéma car il n'y a plus de cinémas » sur le continent africain, a-t-il déploré.

Samedi soir, remportant avec lui, le grand prix du Jury, l'Ours d'argent, le cinéaste a notamment plaidé pour un financement plus généreux du cinéma des pays africains.

(AFP)

La galerie Yassine de Dakar a lancé, le week-end dernier, à la mairie des Parcelles assainies de Dakar, une exposition itinérante pour rendre hommage à plusieurs « Grandes figures noires de l’antiquité à nos jours ». Des hommes de lettres, activistes, religieux, politiques, sportifs, scientifiques, offerts à la jeunesse comme exemples….

La mairie des Parcelles assainies de Dakar a abrité, avant-hier, la cérémonie de vernissage d’une exposition dédiée aux « Grandes figures noires de l’antiquité à nos jours ». Cette exposition se tient dans le cadre d’un partenariat entre la galerie Yassine, le ministère de la Culture et de la Communication. Elle vise à rendre hommage aux grandes figures noires de l’histoire, des Etats-Unis au Sénégal, du Mali à l’Afrique du Sud, de la Russie à la France, du Brésil à la Jamaïque, indique Amadou Yandé Thiam, promoteur de l’événement.

Parmi ces personnalités emblématiques qui ont marqué leur époque, figurent des hommes de lettres, des activistes, religieux, hommes politiques, sportifs, scientifiques, historiens. Par exemple, Amadou Mbarick Fall « Battling Siki », boxeur sénégalais né à Saint-Louis en 1897 et premier Africain champion du monde de la boxe.

Mais également des religieux, littéraires, politiques, sportifs, culturels, rois, etc. De Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké à Seydi Hadji Malick Sy, en passant par El hadji Ibrahima Niasse, Cheikh Ibrahima Fall, Léopold Sédar Senghor, la chanteuse capverdienne, Cesaria Evora, le théologien Ahmed Baba de Tombouctou, etc. Sont également retenus par les organisateurs, Philip Emeagwali, un ingénieur et inventeur multidisciplinaire nigérian surnommé le père de l’Internet.

Selon l’initiateur, cette exposition est itinérante. « Elle commence aux Parcelles Assainies pour aller à Keur Massar, au Monument de la Renaissance africaine, à la Place du Souvenir et rallier l’international si Dieu le veut. Pour le cas des Parcelles assainies, le vernissage va durer une semaine. On est en train de voir si dans les autres lieux, on aura le même calendrier », explique l’administrateur de la galerie Yassine Art. Ces 160 figures noires sont représentées à l’aide de 41 artistes plasticiens.
Le maire des Parcelles assainies de Dakar, Moussa Sy a laissé entendre que certains héros sont méconnus du public alors qu’ils ont joué un rôle important dans l’histoire. L’édile a précisé que cette exposition entre dans le cadre de l’agenda culturel annuel de la mairie.

Serigne Mansour Sy CISSE

Voix veloutée, musique hybridée, l’œuvre de l’artiste d’origine sénégalaise, Awa Ly, est portée par les parapets de l’universalité. Vivant en Italie depuis plus de 17 ans, la chanteuse sort officiellement son nouvel album, ce soir, au Sénégal, lors d’un concert, dans le majestueux cadre du Théâtre de verdure de l’Institut français. « Five and a feather », titre de cet opus, est un voyage musical riche en couleurs et en émotion aux rythmes percussifs. Dans cet entretien accordé au « Soleil », l’artiste, qui a grandi dans la banlieue parisienne, revient sur sa nouvelle production riche de 10 titres, et parle de sa musique...

Nouvel album
« Ce nouvel album parle essentiellement d’amour à différents niveaux. Il s’agit de l’amour entre deux personnes, de l’amour pour l’humanité avec grand A. Mais également de l’amitié, qui est une forme d’amour très précieuse. Dans la vie, on ne choisit pas ses parents, mais on choisit ses amis. Les différentes chansons de cet album racontent des histoires d’amour vécues de différentes manières. »

Contenu musical
« Je suis très heureuse d’avoir eu la possibilité de chanter avec de grands artistes qui viennent presque de tous les continents de cette belle planète. Nous avons Ballaké Sissoko à la kora, Greg Cohen à la contrebasse, le maître Guo Gan à l’erhu (violon chinois)… L’album a été réalisé par Jean Lamoot et Pascal Danae, deux grands musiciens et réalisateurs d’album. Tous ont apporté énormément de leur talent et avec beaucoup de générosité. Je pense notamment à Faada Freddy avec qui j’ai partagé un duo, à travers la chanson « Here » qui aborde la question des migrants et des réfugiés. Il a amené dans ce morceau toute l’humanité qu’on lui connaît et avec beaucoup de simplicité. »

Album de fusion
Awa Ly Jazz« Tout le monde essaie de mettre une étiquette, un label sur le genre de musique que je fais. Pourtant l’idée, c’est de ne pas me mettre dans une case. Je fais un mélange de folk, de jazz et de pop. On peut aussi retrouver dans mon travail des bribes de blues. Ce mélange est aussi le résultat de ce que je suis. J’appartiens à différentes cultures et de styles. Cette fusion musicale dans l’album m’est venue naturellement. Ce n’est pas quelque chose que j’ai pensé, mais c’est plutôt le fruit de mon éducation. Mes parents ne sont pas musiciens, mais ils sont des mélomanes. Mon papa écoutait énormément de la musique au même titre que ma maman. Ils écoutaient des styles musicaux différents allant de la musique anglo-saxonne aux orchestres afro-cubains, en passant par Ali Farka Touré, Youssou Ndour, Ismaïla Lô, la musique française… J’ai eu vraiment la possibilité d’écouter beaucoup de choses différentes. Je pense que c’est ce qui a ouvert mon esprit et ma curiosité. »

Part de musique africaine
« Dans « Five and a Feather », il y a beaucoup de rythmes, de percussions. C’est donc plus qu’une question de rythme. Ce n’est pas quelque chose qu’on va reconnaître à travers l’utilisation de djembé ou d’autre chose beaucoup plus clichée. C’est plus une attitude. J’aime bien confondre les lignes. D’ailleurs, c’est pourquoi quand j’ai eu l’opportunité d’utiliser le violon chinois, j’en ai profité, en le mettant ensemble avec le balafon. Le résultat est très surprenant, très intéressant. »

Place de l’amour dans la musique
« L’amour est la base de tout dans la vie d’une personne. C’est ce pourquoi on se lève le matin. Pour moi, il y autant d’amour qu’il y a de personnes dans cette planète. C’est l’amour qui nous amine et qui nous fait vivre. Donc, c’est plus ou moins ce qui ressort de cet amour et en l’occurrence, il en ressort cet album. »

Titre « Five and a feather »
« "Five and a feather" signifie en français Cinq et une plume. La majeure partie des chansons, dans cet album, sont en anglais. Je les ai écrites dans cette langue pour pouvoir dire beaucoup plus de concepts et avec très peu de mots. Par contre sur scène, en live, je chante aussi bien en anglais qu’en français, italien ou wolof. A l’écoute de l’album, j’ai envie que les gens me disent ce qu’ils entendent à travers « Five and a feather ». Par contre, pour moi, il s’agit d’une formule magique. Il y a beaucoup de choses qu’on dénombre par le chiffre cinq. Il s’agit, par exemple, des continents, des sens, des dimensions, des océans etc. »

Source d’inspiration
Awa chanteuse« Je suis inspirée par tout ce qui m’entoure. Toutes les chansons de « Five and a feather » sont parties d’histoires que je n’ai pas vécues directement mais auxquelles j’ai assisté ou ai été témoin. C’est le cas des histoires de déclaration d’amour avec grand A d’une amie à son compagnon ou bien le contraire, c’est-à-dire une séparation très douloureuse. C’est vraiment toutes des histoires dont la plus flagrante et la plus parlante est celle que j’ai enregistrée avec Faada Freddy. « Here », titre de cette chanson, est dédiée aux migrants et aux réfugiés. Je l’ai écrite en 2013 à la suite du drame de Lampedusa. Il y avait plus de 500 personnes dans le petit navire de pêche qui a sombré au large des côtes italiennes. Pendant dix jours, la mer à continuer à rendre des corps. Plus de 360 cadavres ont été repêchés. Ça a été un des moments où les médias se sont intéressés un peu plus à ce qui se passait en mer Méditerranée pour parler des personnes qui, en essayant de fuir la guerre et la pauvreté, mouraient sous les yeux de l’Europe d’une manière aussi dramatique qu’inhumaine.

Pourtant, il y a les moyens de faire arriver les gens sains et saufs. Seulement, la volonté politique n’y est pas. La musique sert à ouvrir les esprits et à faire penser les gens. Sur ce, Faada Freddy a été magnifique. Quand je l’ai consulté pour le duo, il a toute suite accepté. »

Débuts dans la musique
« J’ai tardivement débuté sur la scène musicale. Je faisais des études en Commerce international. Je me suis occupée pendant trop longtemps de la commercialisation de chaines thématiques pour un cabinet satellites en audiovisuel. Toutefois, la passion que j’ai toujours éprouvée vis-à-vis de la musique, depuis toute petite, est toujours restée intacte. Cependant, je ne pensais pas que j’en ferai un métier. La musique a finalement pris le dessus. Tout a commencé à Rome, en Italie. Aujourd’hui, ça fait 10 ans déjà que je fais de la musique. Je pense qu’avec cet album, c’est encore une marche en plus par rapport à beaucoup de choses. Par exemple, c’est la première fois que j’ai eu l’occasion de venir jouer au Sénégal. J’ai commencé par Saint-Louis le 16 février avant de terminer par un concert, ce samedi, au Théâtre de verdure de l’Institut français Léopold Sédar Senghor. »

Perspectives
« Nous avons prévu beaucoup de concerts en France et en Allemagne où l’album va sortir à la fin de ce mois de février. Nous devons également revenir en Afrique pour un festival de jazz au Cap-Vert au mois d’avril prochain. J’espère énormément revenir au Sénégal pour pouvoir jouer et collaborer avec des artistes. »

Propos recueillis par Ibrahima BA

« Niani Wouli » est une troupe qui s’illustre depuis 10 ans à Tambacounda dans le théâtre populaire. Avec cette formation, toutes les questions existentielles sont abordées sous le prisme culturel ; il y va de l’économie à l’éducation en passant par le respect de l’environnement, la santé...

« Au début, la troupe n’avait pas de nom ; on se rencontrait au Centre départemental de l'éducation populaire et sportif (Cedeps) de la région, qui nous servait de siège pour effectuer nos séances de répétition… C’est une bonne volonté qui nous a persuadés de jouer dans la sous-région au mois de décembre, dans le cadre de la Semaine de l’amitié et de la fraternité et aussi à former un groupe pour évoluer ensuite », relate Aliou Mbow, directeur artistique de la troupe « Niani Wouli ».

Chemin faisant, une troupe est formée avec plus de 25 membres pétris de talent et d’inspiration féconde. « Nous avons même de nouvelles personnes qui veulent adhérer dimanche prochain », révèle M. Mbow, qui précise qu’à chaque année, au mois de décembre, la troupe se rend dans la sous-région pour vendre « la diplomatie culturelle » du Sénégal. Même si cela n’est pas déterminant. La Gambie, le Mali, la Mauritanie et les deux Guinée ne sont pas de nouveaux pays d’accueil pour eux.

Collaborant avec les Ong pour faire passer leurs messages socio-éducatifs par la communication de masse, la troupe « Niani Wouli » se positionne en véritable régulateur social. La recherche de fonds pour aider les couches vulnérables fait partie de leur répertoire. « Nous apportons notre contribution dans toutes les structures qui œuvrent dans le social », souligne le directeur artistique, qui précise que certains comédiens s’adonnent à d’autres activités professionnelles pour arrondir les angles à la fin du mois. Toutefois, M. Mbow, lui, ne fait que le théâtre qui reste sa seule préoccupation de tous les jours. La réticence des parents, au début, les acteurs du « Niani » l’ont vécue. Mais, il fallait faire preuve de tact, de persévérance, de conviction pour les convaincre ; car, autrefois, le théâtre ne pouvait être guère considéré comme un métier.

« Nombre d’entre nous allaient aux séances de répétition en catimini ; on nous snobait. Faute de ne plus continuer à jouer à cache-cache avec nos parents, nous nous sommes résolus à leur dire la vérité même si certains programmes prennent fin tardivement la nuit », explique M. Mbow.

Poursuivant, Aliou raconte : « L’un d’entre nous a eu des problèmes avec son parent, car il ne l’avait pas informé. Nous sommes allés pour dissiper les nuages ; depuis lors, chaque nouvel adhérent détient sa fiche d’adhésion qu’il montre à ses parents, chargés de la signer. Maintenant, il n’y a plus d’incompréhension ».

Un amour de théâtre
Cohabiter avec leur passion n’empêche pas à ces comédiens de ne pas vivre en couple. « Nos comédiennes sont épousées par des hommes qui les aiment d’abord par ce qu’elles font. Pour les mariées qui veulent adhérer, en tant que responsables, nous leur demandons premièrement la permission des époux », explique le directeur artistique. Cette approche prudente encadre aussi les sorties du territoire, surtout à l’égard des mères de famille. Les comédiennes Coumba Bâ et Léna Manga peuvent en témoigner. Chaque année, la troupe organise « La Nuit du rire » pour chasser le stress du chômage et des angoisses de la vie qui étranglent la société tambacoundoise. L’année dernière, le budget pour l’organisation de cette soirée était arrêté à la somme de 3,7 millions de FCfa. Pour 2017, le montant sera revu à la hausse ; d’ailleurs, une troupe guinéenne est l’hôte de la 10ème édition.

« Depuis que notre troupe a vu le jour, aucune autorité ne nous a aidée. Nous n’attendons personne dans nos projets ou entreprises ; nous fonctionnons grâce à nos cotisations, même si des moments difficiles ont secoué la vie de la troupe », souligne M. Mbow, qui magnifie l’appui de certaines bonnes volontés. Le cachet plafond de la troupe est (pour le moment) de 3,5 millions de FCfa, mais le tarif plancher oscille entre 50.000 et 200.000 FCfa. « Cela dépend des contrats qui nous lient aux clients et autres particuliers. Vendre la destination de Tambacounda sous le spectre culturel est notre défi le plus important. La visibilité manque terriblement à notre région. Nombre de citoyens croient que le théâtre relève de la futilité. Pour effacer ce préjugé tout fait, nous devons nous comporter en ambassadeur afin que les gens respectent ce que nous faisons, car c’est notre gagne-pain », affirme le directeur artistique.
Une lapalissade de dire que l’art ne nourrit pas son homme sous nos cieux. C’est pour cette raison qu’Aliou Mbow lance un appel aux autorités publiques eu égard au rôle important que les artistes jouent. « En cinq minutes de spectacle, nous faisons comprendre à un public un message, qui nécessitait deux heures de séminaire », remplace-t-il.
Ce 8 avril, au Camp militaire Mamadou Lamine Dramé de Tambacounda, la troupe théâtrale va encore célébrer son anniversaire prévu pour « La Nuit du rire » qui, chaque année, se tient à pareil moment.

« Nous allons convier les Artistes comédiens du théâtre sénégalais (Arcots), des régions de Thiès, Kaolack, Saint-Louis, et ceux de la sous-région qui œuvrent dans la musique, la danse, afin de donner un cachet très populaire à la manifestation », affirme Aliou Mbow.  

Serigne Mansour Sy CISSE

Imaginée par l’organisation philanthropique African artists for development (Aad), l’exposition itinérante « Lumières d’Afriques » s’achève ce week-end au Musée Théodore Monod de Dakar. A l’heure du bilan, les organisateurs se réjouissent de la fréquentation du public scolaire estimée à près de 1.000 élèves en l’espace d’un mois et demi. Ils ont été sensibilisés à l’art et l’environnement.

L’exposition itinérante « Lumières d’Afriques », qui s’achève ce week-end au Musée Théodore Monod de Dakar, est le résultat du travail de 54 artistes de renommée mondiale, un pour chacun des 54 Etats du continent africain. L’exposition a été imaginée par l’organisation philanthropique African artists for development (Aad). Au détour de leur imagination, leur sensibilité, les 54 artistes africains se sont s’engagés à révéler l’enjeu que représente l’accès à l’énergie pour l’avenir du continent. Photographies, peintures, sculptures ou encore performances, ces 54 œuvres donnent une vision de la diversité, de la puissance et de la singularité de l’art contemporain africain. D’où le choix de la Fondation Schneider Electric d’accompagner l’exposition avec un volet pédagogique assez développé pour le jeune public scolaire. A l’heure du bilan, le scénographe Nicolas Kerroux se réjouit de la visite de près de 1.000 élèves venus des différents établissements de Dakar et sa banlieue. « L’intérêt d’une telle approche est de permettre aux enfants de réfléchir sur des sujets de société comme la question des énergies renouvelables au travers de l’art », a estimé, hier, N. Kerroux, faisant le point avec la presse. En provoquant cette réflexion, a expliqué le scénographe, il s’agit également de développer la curiosité artistique des tout-petits, les sensibiliser à l’art pour en faire de futurs collectionneurs. Le but est de faire de ces enfants des vecteurs de transmission de l’art.

Par le biais de cette exposition, « les élèves qui ont visité savent ce qu’est une éolienne, un panneau solaire. Les enfants sont très sensibles à l’écologie, l’environnement », a commenté Nicolas Kerroux, souhaitant que l’exposition « Lumières d’Afriques » soit inscrite dans la vie dakaroise, notamment dans le tissu social et éducatif.
Après le Sénégal, les 54 œuvres seront présentées en Suisse et au Maroc.

E. M. FAYE

Le festival « Tiranga » organisé par l’Ambassade de l’Inde au Sénégal tire à sa fin. Ce jeudi, de la musique vocale était proposée au public. Le dernier acte se joue ce soir, à 18h, au Théâtre Sorano.

De belles notes de musique soufi en provenance de l’Etat indien du Cachemire ont été jouées, hier, sur la scène du Théâtre national Daniel Sorano. Le Cachemire, un Etat du nord de l’Inde majoritairement musulman, a profondément influencé la musique classique indienne. Dhananjay Kaul, un musicien de renom et son groupe ont tenu leur rang lors de leur prestation à Dakar. Leur musique douce est accompagnée de voix hétérogènes.

Quatre des cinq composants de l’orchestre chantent tout en jouant d’un instrument. Ils se relaient sur les envolées lyriques. Les voix sont aussi variées que les instruments qu’ils jouent. Le chef d’orchestre, Dhananjay Kaul, joue avec ses cordes vocales, avec beaucoup de confiance. Il tire sur certaines notes pendant des secondes comme pour montrer sa maîtrise vocale sous les applaudissements d’un public enchanté. L’ambassadeur de l’Inde au Sénégal, Rajeev Kumar, a réaffirmé sa volonté d’organiser le festival « Tiranga » tous les ans, avec l’accord des autorités des deux pays. « Je suis satisfait du déroulement du festival. Je remercie le public qui s’est déplacé ; le ministre de la Culture Mbagnick Ndiaye et le directeur du Théâtre national Daniel Sorano, Sahite Sarr Samb qui a mis le Théâtre à notre disposition pendant presque un mois », ajoute-t-il. Cependant, l’organisation de ce festival n’a pas été évidente car son Excellence Kumar n’est au Sénégal que depuis un an. Eu égard de ce fait, il a tenu à remercier le personnel de l’Ambassade à Dakar.

Les rideaux se referment ce soir sur le festival « Tiranga », après presque un mois durant lequel des artistes, danseurs, chanteurs et musiciens ont gratifié le public de spectacle de haute facture. L’exposition sur Mahatma Gandhi, elle, se poursuit jusqu’au 2 octobre au Monument de la Renaissance africaine.

Sokhna Anta Ndiaye (stagiaire)

Les « Editions Dieylani » de Tambacounda viennent de publier deux recueils de poèmes parmi lesquels « Voix de Jouvence » d’Ibrahima Seydou Dia ». Une belle perspective pour les écrivains de la région de Tamba pour se faire éditer.

Ibrahima Seydou Dia, connu comme un homme engagé pour l’alphabétisation et le développement des langues nationales, est un fervent défenseur et vulgarisateur de la littérature traditionnelle. Son style d’écriture est un mélange de sa langue maternelle, le pulaar, et de français. Dans sa préface du recueil, Anta Gassama, professeur de Lettres, souligne que le triangle « Dakar, Fouta, Tamba » est la somme de cet humaniste qu’est Ibrahima Seydou Dia proclamant son amour pour l’Autre. Cela ressort, dit-elle, dans presque tous ses poèmes, qui sont souvent de longues tirades pour la concorde et la compréhension entre les hommes, mais dans un homme happé par « Feu- Force-Fer-Folie ».

Mme Gassama souligne également que le recueil « Voix de Jouvence » est un hymne à la jeunesse et aux maux de l’humanité, particulièrement ceux de l’Afrique (l’Unité africaine, la solitude, la réconciliation). Seulement, la plume d’Ibrahima Seydou Dia a la particularité de dérouter le lecteur à travers les idées qu’il expose dans ses poèmes de façon éparse. Choix subtil ? Coïncidence ou doit-on simplement l’inscrire dans la catégorie des poètes modernes ? Ses thèmes restent d’actualité et ne sauraient laisser indifférent.

Agent de la Sodefitex à Tambacounda depuis 27 ans, il est, aujourd’hui, assistant au Service alphabétisation et communication de « Bamtaare Services », filiale de cette société cotonnière. Depuis 1989, M. Dia est aussi producteur extérieur à la chaîne Rts de Tambacounda. Sur la chaîne régionale de la radio, il anime deux émissions hebdomadaires en pulaar, « Fooyre Pulaagu » (magazine culturel) et « Kumpital » (magazine de développement). En outre, Dia est le présentateur du journal télévisé en pulaar sur la télévision régionale (Rts3) depuis son démarrage et livre les infos en pulaar quotidiennement sur Tamba Fm.

Pape Demba SIDIBE

Au travers des peintures et sculptures, l’artiste-plasticien iranien Chahab met en relation l’Orient et l’Afrique dans son exposition intitulée « Quand l’Orient chante l’Afrique ». L’exposition est à voir jusqu’au 18 mars à la Galerie Arte, Immeuble Lahad Mbacké, Avenue Abdoulaye Fadiga, près siège Bceao, Dakar centre-ville.

Un doux parfum d’Orient flotte à la Galerie Arte. Entre imaginaires et imageries, l’artiste plasticien iranien Chahab expose pour la première fois sur le continent sous le thème « Quand l’Orient chante l’Afrique ». Les créations résultent d’une résidence artistique à Saint-Louis. Ouverte depuis hier, l’exposition est à voir jusqu’au 18 mars à l’Immeuble Lahad Mbacké, Avenue Abdoulaye Fadiga, près siège Bceao, Dakar centre-ville.

En franchissant la porte de la galerie, une sculpture en bois aux allures de totem ne manque pas de surprendre agréablement une visiteuse. Elle en est bouche bée. Le processus de création est simple et ingénieux. Chahab a récupéré des fragments de pirogue qu’il a un peu retravaillés. A l’arrivée, c’est un résultat inattendu qui fait la fierté de l’artiste. Sur les côtés de la sculpture émergent une silhouette de femme qui porte un enfant, un baobab, un masque. Imaginaires et imageries apparaissent.

Réminiscences
« Ce sont des éléments qui renvoient à la société sénégalaise », a expliqué Chahab qui a ajouté quelques mots fétiches en persan sur sa création. Par endroit, un éclat de lumière vient dynamiser la sculpture teintée d’un bleu azur sur un cordage rafistolé et des tissus torsadés. « L’Orient et l’Afrique se retrouvent », se réjouit Chahab saluant l’apport, combien important, du continent noir à la création contemporaine.
En promenant son regard sur les tableaux, le visiteur tombe sous le charme de la finesse des peintures de l’artiste iranien.

Il est à la fois peintre, graveur, céramiste, sculpteur. Poussières, minéraux, acrylique, pigments d’Orient et d’Afrique s’invitent dans une belle alchimie sur la toile de Chahab. « Il réalise enfin un rêve, celui de la rencontre de ces continents à travers son œuvre. Inspiré par la vue qu’il a de son atelier éphémère donnant vue sur le fleuve Sénégal, il extériorise ses émotions, bercé par les quatrains du poète Omar Khayyâm, et se rappelle son enfance », se félicite Joëlle le Bussy, directrice de la Galerie Arte.

Pour elle, « cette exposition est un voyage au Sénégal vu à travers l’univers de Chahab où se conjuguent les réminiscences de sa culture persane avec sa découverte du continent africain ». Sur ce registre, l’Iranien qui s’est beaucoup illustré au travers de l’art rupestre et abstrait a confié : « En tant qu’Oriental, je peux mieux sentir l’esprit africain avec deux thématiques portant sur la croyance et la vie quotidienne. J’ai suivi en captant la profondeur des choses. Je me redécouvre avec de nouvelles expériences ». D’où cette envie de revenir au Sénégal dans le cadre de la prochaine biennale de Dakar.

Au regard de la curatrice Salimata Diop, « pour Chahab, le cours d’une vie n’est pas à enfermer dans une chronologie linéaire. Son propre détour africain est, en réalité, la réalisation d’un rêve et certainement la reconnaissance de quelque chose qui a toujours été là, en lui ». Elle pousse son analyse : « Sa palette en est la preuve. Dans ses pigments bleu intense, ne reconnaît-on pas le fleuve, la mer, le ciel de Saint-Louis ? Sa palette, c’est aussi la poussière et le sable ; en déclinant les jaunes opulents, les oranges, les pourpres et les marrons chauds, l’artiste célèbre la terre. »

Toute éblouie devant autant d’esthétisme, la curatrice soutient : « Des tableaux de Chahab émergent également des formes magiques : poèmes calligraphiés, dessins chargés de sens. Leurs couleurs argentées reflètent la lumière, qui se reflète à son tour dans nos yeux ».
Ainsi, a estimé S. Diop, voyager dans l’univers de l’artiste, c’est découvrir et redécouvrir, au sein d’une même œuvre, les traces de son Orient natal, les couleurs de son parcours, la terre rouge et le sable jaune du Sénégal, sous un bleu luminescent.
L’exposition « Quand l’Orient chante l’Afrique » est à voir jusqu’au 18 mars à la Galerie Arte de Dakar.

E. Massiga FAYE

Le séminaire de recherche sur les politiques culturelles, organisé par l’Institut fondamental d’Afrique noire et la Direction des arts, s’est tenu, hier, au Musée Théodore Monod d’art africain. Les conférenciers ont échangé sur le théâtre et le conte qui ont connu, au Sénégal, une évolution discontinue au gré des options politiques et du bouillonnement culturel.

Le théâtre perpétue une idéologie. Il est important, dès lors, pour les pouvoirs publics, de décider des modalités de conduite de cet art. Au Sénégal, même si son existence précède la colonisation, il a été d’abord encadré par l’autorité coloniale. Et l’Etat postcolonial l’a ensuite institutionnalisé pour, sans le décliner comme objectif, en faire un théâtre d’élite. Il a presque toujours dépendu, à en croire le Professeur Ousmane Diakhaté, de la bonne volonté des décideurs publics chargés de créer un cadre d’expression, un environnement propice à la création. C’est qu’il y a un jeu ternaire entre les créateurs, le destinataire et l’Etat. Le théâtre ne saurait ainsi être indemne de l’action de l’Etat.

L’autorité coloniale a implanté, au Sénégal, les modèles de théâtre occidental. Et l’école a servi de porte d’entrée à ces formes de représentation théâtrale avec des directives de l’administration de l’époque. Il en a été ainsi de l’école normale William Ponty, institution fédérale de l’Afrique occidentale française. Le haut-commissaire de la République en Aof, Bernard Cornut-Gentille a, selon l’ancien directeur du Théâtre national Daniel Sorano, joué un rôle important dans le développement de l’activité théâtrale. Il en avait fait un outil essentiel de la politique française. La création de centres culturels dans beaucoup de capitales sous domination française et la promotion de la revue de liaison « Trait d’union », couvrant huit pays de l’Aof, en témoignent.

Il en est de même de la création du Théâtre du Palais, première institution dramatique du Sénégal, confié à Maurice Sonar Senghor. Le départ de Bernard Cornut-Gentille a cassé cette dynamique que l’Etat postcolonial s’est employé à réorienter. Toutefois, « l’erreur des dirigeants de la jeune République a été de créer un théâtre d’élite et de négliger les autres formes d’expression théâtrale. Ils ont même été éclatés dans deux ministères différents ; le théâtre populaire étant sous la tutelle du ministère de la Jeunesse et des Sports », regrette M. Diakhaté sans cependant occulter les efforts considérables qui ont été entrepris.

De l’aide à la subvention
Mais, il convient de les inscrire dans une politique bien définie qui installe les acteurs dans un cadre réglementaire. C’est l’avis émis par Massamba Guèye qui a produit la même réflexion sur le conte. Celui-ci et le théâtre sont, selon le conseiller technique à la Présidence de la République, en lambeaux. Cet état de fait est, en grande partie, le résultat d’une approche basée sur l’aide alors que la subvention lui semble mieux indiquée pour soumettre les bénéficiaires à une obligation de résultat. « Ce sont souvent des actes ponctuels, spontanés qui ne produisent pas d’effets notables », déplore-t-il. Celui qui est par ailleurs le secrétaire général de l’Association des conteurs du Sénégal impute cela à une absence de projection sur le théâtre et le conte en tant qu’activités de spectacle et par le fait que les actions sont davantage centrées sur les coups d’éclat médiatique que sur leur efficience. Il pose le principe d’un changement de paradigme comme orientation déterminante pour faire renaître le goût du public à aller voir des spectacles car « c’est un acte social, un droit culturel ».

Le directeur du Théâtre national Daniel Sorano a, quant à lui, axé son propos sur l’expérience des compagnies théâtrales privées professionnelles au Sénégal au cours des années 1990 et 2000. Les succès qu’elles ont engrangés et les obstacles rencontrés donnent une large vue sur le contexte socioculturel, les tentatives de structuration, les efforts et les limites de l’action de l’Etat.

Alassane Aliou MBAYE

Le président de l’Association de métiers de la musique du Sénégal (Ams), Daniel  Gomez, a  fait face à la presse hier, pour partager et  informer les ayants droit sur les causes réelles de la révocation de Bouna Manel Fall au poste de directeur général de la Société du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav).

Reproché de « gestion calamiteuse et fautes lourdes », le directeur général de la Société  du droit d’auteur et des droits voisins, Bouna Manel Fall, a été révoqué par les membres du Conseil d’administration de la Sodav. Le bureau de l’Association des métiers de la musique du Sénégal (Ams) s’est réuni hier, pour informer les ayants droit des causes réelles de cette révocation. Selon le président de l’Ams, Daniel Gomez, après examen de tous les griefs reprochés au directeur général, « nous tenons à préciser que la révocation de Bouna Manel Fall est justifiée ». A l’en croire, contrairement aux rumeurs qui parlent de malversations et autres, il s’agit plutôt d’une gestion faite sur plus de160 millions de FCfa, dépensés en trois mois.

« Il ne s’agit pas de détournements, mais il se trouve que le Conseil d’administration n’a pas donné son aval sur des dépenses effectuées à hauteur de 102 millions de FCfa par Bouna Manel Fall et qui porte sur des réfections de bâtiments, recrutements d’experts, de stagiaires, entre autres », a signifié Daniel Gomez. « Etant les représentants d’ayants  droit membres de la Sodav, il était de notre devoir de s’enquérir des vraies raisons de la révocation, en adéquation avec les textes qui régissent la Sodav, afin que leurs revenus soient respectés et gérés dans la transparence », argue M. Gomez. Aussi, informe-t-il que selon la hiérarchie, c’est le secrétaire général de la Sodav, en l’occurrence Aly Bathily, qui prend la relève jusqu’à ce qu’un nouveau directeur général soit nommé.

Lors de ce face-à-face avec la presse, le président de l’Ams a décliné quelques perspectives de sa structure, comme l’organisation, en mars, d’un atelier de formation et de renforcement de capacités organisationnelles et professionnelles de dirigeants et autres responsables du secteur de la diffusion sur les techniques de négociations collectives.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Evénement qui met en exergue les arts visuels, la gastronomie, les arts du spectacle, la danse, le cinéma, la photographie, la musique et la littérature, le patrimoine culturel, la création et l'innovation, « le Grand Tour 2017 » sera un voyage de cent étapes à travers l’espace francophone.

Le « Grand Tour » est un voyage culturel francophone sur les cinq continents qui se déroulera tout au long de l’année 2017 en cent étapes, dont une vingtaine en France. Il rassemble une centaine de grands événements culturels qui illustrent la vitalité et la modernité de la Francophonie culturelle. Selon un communiqué de l’Oif, ces « 100 rendez-vous incontournables » vont, entre autres, des arts visuels à la gastronomie en passant par les arts du spectacle, la danse, le cinéma, la photographie, la musique et la littérature, en mettant en relief le patrimoine culturel, la création et l'innovation.

Ce palmarès, selon le document de l’Oif, prend la forme d'un remarquable agenda présenté comme un passeport pour un voyage à travers une Francophonie interculturelle, envoûtante, pleine de vitalité et résolument tournée vers l’avenir. L’événement a été officiellement lancé à Paris, hier, mercredi 15 février, par la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean,  et le secrétaire d’État français chargé du Développement et de la Francophonie, Jean-Marie Le Guen, au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie, dans une ambiance festive, aux côtés de l’administrateur de l’Oif, Adama Ouane, et en présence de l’artiste Olivia Ruiz, membre du Comité de parrainage.

La cérémonie, lit-on dans le communiqué, a été ponctuée de performances artistiques, célébrant l’apport de la culture, la force de la créativité et la riche diversité des expressions et des manifestations culturelles dans tout l'espace francophone et au-delà.

« La Francophonie se réjouit de l'apport vivifiant de la diversité des expressions culturelles. Nous aimons promouvoir ces forces créatives qui participent de la vigueur du tissu social et de l’économie dans nos pays. La Francophonie peut en parler en toute connaissance de cause parce que la promotion de ces expressions plurielles est une réalité quotidienne, un défi de tous les instants, en même temps qu'une conviction profonde qui irrigue l'ensemble de nos actions », a déclaré la secrétaire générale de l’Oif.

Omar DIOUF

Le groupe Sonatel annonce la baisse de ses tarifs internet à compter d’aujourd’hui, 15 février. Une cérémonie officielle a marqué, hier, à son siège sur la Vdn de Dakar, la pose de son « Acte 1 » vers le Projet « Sénégal Numérique 2025 ».

A partir d’aujourd’hui, le groupe Sonatel baisse ses tarifs internet. Désormais, l’Internet fixe résidentiel haut débit connaîtra une baisse de tarif entre 15 et 20% sur les redevances mensuelles et les frais de mise en service des offres Adsl. L’opérateur introduit également l’offre « Keurgui box » qui permettra aux clients d’avoir accès à l’Internet fixe partout  avec une innovation qu’est  l’option « satisfait ou remboursé ».

Pour l’Internet mobile très haut débit, Sonatel augmente jusqu’à 40% les volumes des Pass Internet pour le même prix. L’opérateur historique va également proposer prochainement à ses clients détenteurs de téléphones non accessibles à Internet la possibilité d’échanger leur téléphone 2G avec un smartphone 3G pour une meilleure expérience internet mobile.  En direction des professionnels, à l'heure des services de messagerie, échanges de fichiers, de vidéoconférence…, l’opérateur historique au Sénégal entend offrir dorénavant un débit plus confortable en baissant les redevances mensuelles d’offres prépayées ainsi que les Pass internet à partir d’un Go.

Hier, au cours d’une cérémonie officielle, en présence des représentants du ministre des Télécommunications et Postes et du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdou Karim Mbengue, le directeur de la Communication institutionnelle et des Relations extérieures de Sonatel a réitéré la volonté du Groupe d’accompagner l’Etat du Sénégal dans ses efforts pour « démocratiser l’accès à l’Internet ». Mais également dans la Stratégie « Sénégal Numérique 2025 ». Par cette baisse de ses tarifs internet, l’opérateur pose son « Acte 1 » vers le projet « Sénégal Numérique 2025 ».

« Sonatel répond à la politique du gouvernement du Sénégal à travers sa nouvelle stratégie « Sénégal Numérique 2025 », qui, par une accélération du développement du secteur, vise l’accès du plus grand nombre à un Internet plus abordable et de meilleure qualité », a souligné Abdou Karim Mbengue. L’ambition de la stratégie « Sénégal Numérique 2025 » étant de hisser le Sénégal parmi les 5 premiers pays africains les mieux connectés du continent.

M. Mbengue a rappelé les parts détenues par l’Etat du Sénégal dans le capital du Groupe Sonatel et la « présence efficace et leur compétence avérée » de ses administrateurs au sein du Conseil. Evoquant le niveau d’intervention du Groupe dans la construction d’un meilleur réseau numérique au Sénégal, Abdou Karim Mbengue a affirmé que 140 milliards de FCfa ont été investis par la Sonatel, entre 2015 et 2016, et 80 autres milliards de FCfa le seront en 2017 pour son amélioration. Et la 4G lancée en juillet dernier à Dakar, Touba et Saly, sera déployée bientôt dans d’autres villes de l’intérieur du pays, comme Thiès, Ziguinchor…

La représentante du ministre des Télécommunications et des Postes, citant le slogan du ministère « Le Numérique partout, pour tous et pour tous les usages », a encouragé la Sonatel à persévérer dans cette politique d’abondance.

Omar DIOUF

Notre confrère Idrissa Sané du quotidien « Le Soleil » figure parmi les lauréats des Prix Zimeo Excellence in Media Awards de cette année. La nouvelle est tombée, hier, à travers un communiqué de African media initiative (Ami), structure initiatrice de ce prix.

« Permettez-moi de vous féliciter pour votre performance remarquable dans le cadre des Prix Zimeo Excellence in Media Awards. Votre contribution au concours a été marquée par près de 1.000 entrées qui nous ont été soumises cette année. Nous vous invitons à le maintenir en place et à vous sentir enthousiasmé à l'idée de participer à nos compétitions Zimeo », lit-on dans un communiqué signé par Wangethi Mwangi, responsable d’African media initiative.

Grand reporter au quotidien national « Le Soleil », Idrissa Sané est classé 2ème dans ce concours dans la catégorie « Science et Technologie », venant derrière le Sud-africain Jay Caboz. Le travail de notre confrère a porté sur des charbons actifs à base de tiges de mil, de coques de noix d’acajou et de balles de riz. Ces charbons éliminent l’arsenic contenu dans l’eau et dangereux pour la santé humaine.

Ces travaux du chimiste Moumahed Diémé de l’Université de Ziguinchor ont permis de démontrer que les coques de noix de cajou et les tiges de mil, des résidus agricoles, sont des sources potentielles de production d’énergie. Cet article a été jugé pertinent et utile par le jury. Basé à Nairobi (Kenya), African media initiative récompense l’excellence dans le journalisme qui aborde des sujets traitant de structures qui proposent des « solutions innovantes », malgré le manque de moyen ou de financement.

Spécialiste des questions de l’eau, Idrissa Sané travaille également sur plusieurs thématiques liées aux sciences et à la technologie. D’ailleurs, il anime la chronique hebdomadaire « Inventeurs de chez nous » dans les pages du « Soleil ». Une rubrique qui vise à rendre visibles les découvertes des scientifiques sénégalais.

M. NDONG

L’Institut Confucius de Dakar a célébré, samedi dernier, le Nouvel An chinois dans ses locaux sis à l’Ucad. A cette occasion, la culture de la Chine a été mise en lumière et les valeurs de son peuple exaltées en communion avec celui-là sénégalais. Plusieurs activités y ont été déroulées et les réalisations et défis de l’institut passés en revue.

La fête du Nouvel An chinois n’est pas qu’une commémoration d’un commencement. Elle stimule un imaginaire collectif, bâtit de grandes espérances et exprime le dynamisme d’un peuple souverain dans sa volonté d’accomplir son destin. Les réjouissances ne sont ainsi qu’une exaltation de valeurs qui ont guidé l’itinéraire commun. Elles dessinent l’avenir. Car, le ravissement, ici, n’est point une fatalité. Cette fête, inscrite dans le patrimoine immatériel de la Chine, par ailleurs la plus importante de l’année, évoque le bonheur de mener une merveilleuse aventure pourvoyeuse de sens et de prospérité.

« A la célébration de cette fête, nous mettons des lanternes, mangeons des boulettes de riz glutineux farcies. La forme et la couleur de la nourriture représentent notre famille harmonieuse et notre vie pleine de bonheur », confie le directeur pédagogique de l’Institut Confucius de Dakar, Zhen Sun.

Le bonheur, ici, n’invoque pas une prédestination inhibitrice. Il intervient après le labeur et les épreuves du temps. « Après la difficile période de l’hiver, le temps s’adoucit, la semence germe, la verdure apparaît et se déploie majestueusement », ajoute-t-il, convaincu que cette graine est semblable à celle enfouie par l’Institut Confucius dans le sol sénégalais. Dr Zhen Sun en veut pour preuve les efforts considérables déployés pour participer à l’épanouissement de beaucoup de jeunes. A l’en croire, près de 2.000 étudiants, dont certains étaient présents aux réjouissances, y ont suivi des cours de Chinois. Il y en a, parmi eux, qui sont allés poursuivre leurs études en Chine.

« L’apprentissage de la langue chinoise a permis aux étudiants de comprendre la culture chinoise, de connaître le vrai visage de la Chine, d’avoir des connaissances approfondies, de prendre leur destin en main », souligne-t-il. Le champ de la coopération sino-sénégalaise n’en est que plus élargi et intense.

L’enseignement de cette langue est également une manière de répondre aux attentes des entreprises chinoises au Sénégal. Il en est de même du programme de formation professionnelle qui vise à doter les entreprises de compétences. La formation a d’ailleurs bénéficié du soutien du Fonds de financement de la formation professionnelle et technique. « A travers la formation professionnelle, l’Institut Confucius va devenir la plateforme et le pont de recrutement du personnel sénégalais par les entreprises chinoises », promet M. Sun.

Cette fête a aussi été l’occasion de mettre en lumière la beauté de la culture chinoise à travers une dégustation de thé et de plats chinois. Une démonstration d’arts martiaux a mis en évidence l’habileté des corps et leurs larges possibilités avec maître Guo Xiaofeng et ses élèves.
D’autres expressions artistiques ont donné lieu à une belle communion entre les communautés chinoise et sénégalaise. Quinze invités, tirés au sort, ont reçu chacun le traditionnel « Hong Bao », une enveloppe rouge contenant de l’argent. Les fleurs du printemps auront été, pour eux, bien embaumées.

Alassane Aliou MBAYE

La deuxième édition du festival « Talibé Taliberté » s’ouvre ce mercredi, à Saly, et se prolongera jusqu’au dimanche 19 février. Cet évènement à caractère humanitaire et solidaire vise, selon les organisateurs,  à aider les enfants de la rue à travers la mise en valeur d’expressions artistiques, mais aussi l’organisation d’activités et de manifestations pour les soutenir.

Après une première édition qui a été une grande réussite, le festival humanitaire « Talibé Taliberté » est de retour. Organisée par l’association Couleur'Musique en partenariat avec l’agence Sen Tour booking agency et Mbe Consulting Inc, la deuxième édition prévoit un programme riche et varié. Les activités démarrent par un atelier de peinture du 15 au 17 février avec les écoles élémentaires de Saly et Excellence de l’Ism. Selon Ibrahima Diankha, coordonnateur du festival, un lot d’ordinateurs sera remis à l’école élémentaire de Saly et en retour, les enfants talibés auront droit à des cours d’informatique et d’alphabétisation.

« Le directeur de l’établissement a donné son accord », a-t-il indiqué. Le samedi 18, il est prévu, dans la matinée, un match de football avec les enfants talibés, à l’Institut Diambars. Dans l’après-midi, le vernissage de l’exposition de l’artiste musicien Baye Gallo aura lieu à la Médina. Les activités se poursuivent dans la soirée avec un dîner de gala et un concert animé par Baye Gallo, Fatou Coly, Elijah kora, Lamine Sagnane, Sangue Bi. Le dimanche 19, des dons seront remis aux enfants talibés. Le festival sera clôturé par un grand concert de rap dans les locaux de la radio Saphir Fm.

S. O. FALL

« La Coordination des associations de presse (Cap) qui regroupe le Synpics, le Cdeps, le Cored, l’Appel, la Cjrs, l’Urac et la presse étrangère a décidé de boycotter la cérémonie de remise symbolique des clés aux associations de presse attributaires d’un siège à la Maison de la presse », lit-on dans un communiqué.

Selon ce document signé par les présidents d’Organisations membres de la Cap, « cette décision est une position de principe validée par toutes les organisations professionnelles de la presse qui dénonce l’ostracisme dans la gestion de cet établissement dédié à toute la presse ». Ces différentes entités qui soulignent « avoir beaucoup œuvré depuis des années pour la mise en place de cet édifice ne peuvent pas comprendre ni accepter de n’être associées à rien alors que la maison nous a été attribuée ».

Toujours selon le communiqué de la Cap, « après les travaux, au début du mandat du président Macky Sall, des concertations inclusives avaient été engagées pour déterminer le modèle de gestion. Finalement, les conclusions de ces travaux ont été rangées dans les placards. Pire, depuis la nomination de l’administrateur, il n’y a eu aucune initiative pour un dialogue avec les organisations faîtières ».

Les membres de la Cap « assimilent cette attitude à du mépris à leur égard ». Ainsi, ils « dénoncent avec véhémence le fait que la Maison de la presse soit aujourd’hui un refuge de clientèle politique ».

Les membres de la Cap refusent également « qu’une seule et unique pièce soit attribuée à chacune de ces organisations professionnelles qui ont toutes une envergure nationale ».

O. DIOUF

Le ministre de la Culture et de la Communication a présidé hier, à la Maison de la presse, la cérémonie de remise de clés aux responsables d'une dizaine d'associations des professionnels des médias. Selon un communiqué du ministère de la Communication, au total, 14 associations vont bénéficier de locaux à la Maison de la presse.

« L'Etat a pris la décision de mettre à votre disposition des locaux pour vous mettre dans des conditions optimales de travail », a indiqué Mbagnick Ndiaye dans le communiqué parvenu à notre rédaction. Il y souligne que la Maison de la presse est maintenant devenue un espace fonctionnel qui offre de nombreux services. Il a cité l’existence de 30 chambres entièrement équipées et climatisées, des salles de réunions et de conférence, un cyber presse, etc. Le ministre de la Communication a ainsi invité l'administration centrale à se tourner de plus en plus vers la Maison de la presse pour l'organisation de séminaires et autres rencontres au regard des opportunités et de la qualité des services offerts.

…La Cap boycotte la cérémonie
« La Coordination des associations de presse (Cap) qui regroupe le Synpics, le Cdeps, le Cored, l’Appel, la Cjrs, l’Urac et la presse étrangère a décidé de boycotter la cérémonie de remise symbolique des clés aux associations de presse attributaires d’un siège à la Maison de la presse », lit-on dans un communiqué.

Selon ce document signé par les présidents d’Organisations membres de la Cap, « cette décision est une position de principe validée par toutes les organisations professionnelles de la presse qui dénonce l’ostracisme dans la gestion de cet établissement dédié à toute la presse ». Ces différentes entités qui soulignent « avoir beaucoup œuvré depuis des années pour la mise en place de cet édifice ne peuvent pas comprendre ni accepter de n’être associées à rien alors que la maison nous a été attribuée ».

Toujours selon le communiqué de la Cap, « après les travaux, au début du mandat du président Macky Sall, des concertations inclusives avaient été engagées pour déterminer le modèle de gestion. Finalement, les conclusions de ces travaux ont été rangées dans les placards. Pire, depuis la nomination de l’administrateur, il n’y a eu aucune initiative pour un dialogue avec les organisations faîtières ».

Les membres de la Cap « assimilent cette attitude à du mépris à leur égard ». Ainsi, ils « dénoncent avec véhémence le fait que la Maison de la presse soit aujourd’hui un refuge de clientèle politique ».

Les membres de la Cap refusent également « qu’une seule et unique pièce soit attribuée à chacune de ces organisations professionnelles qui ont toutes une envergure nationale ».

O. DIOUF

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