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Arts et Culture (2132)

Le projet de recherche-création en cour cours sur Dakar d’Erika Nimis a été présenté vendredi dernier au Raw material company, un centre pour l’art, le savoir et la société. Cette photographe et historienne franco-canadienne promène son appareil dans des lieux remplis d’histoires et de sens, très souvent en décrépitude, pour en révéler l’essence et fixer des traces de l’espace dakarois.

Erika Nimis est dans une « errance poétique » qui lui permet de faire de belles rencontres dans Dakar et un saut dans le temps ; des « bribes » de vie que son appareil photo consigne avec de pittoresques détails qui se révèlent à elle. Celle qui est également historienne photographie des lieux du passé et en décèle des traces, des signes que la routine du furtif regard dissimule. La promenade n’est pas que poétique en réalité. Elle est porteuse de sens. L’idée est de tirer quelque chose de cette mémoire qui, en tant qu’instrument, se ride, s’efface. Elle n’est pas figée, mais révèle ce rapport alambiqué avec « ce qui évoque ». C’est, pense-t-elle, « un exercice du regard sur les choses très souvent invisibles et porteuses de messages. Ces petites choses anodines comme les inscriptions sur les murs sont des formes d’archives » mises en relief avec un équipement léger aiguillé par une fine sensibilité.

Les traces du passé se nichent donc dans le présent de Dakar avec ses anciens bâtiments comme les cinémas El Mansour et Liberté, marqueurs de l’activité culturelle, des modes et instants de vie, l’Université des mutants de Gorée, œuvre de conviction d’un homme de pensées, fermée depuis 2005, les baobabs dont la grâce naturelle est aussi touchante que l’indifférence du passant face à son sort et le « spectacle » cultuel qu’il donne à voir. Erika Nimis s’attarde sur ces traces, sur ces objets, ces existences qui « décodent le présent et bâtissent le futur » pour ainsi la reprendre. Elle a l’œil de l’artiste et le recul de l’historienne en quête de significations. Cela lui permet de faire renaître l’essence de ces espaces de culture, d’art et de savoirs de Dakar comme le cimetière de Soumbédioune qui révèle, en filigrane, la relation que le temps crée entre le mort et le vivant.  Le rapport de l’humain à la trace, à la mémoire et à l’histoire est tout simplement fascinant.

« Erika Nimis a été très sensible aux traces du passé en latence et en désuétude qui l’interpellent d’une certaine manière. Ce travail en chantier est d’une rare cohérence. Car ces traces du passé nous interpellent de diverses manières sur le plan de leur puissance d’évocation. Il y a un certain nombre de points de repère qui sont finalement autant de points d’interrogation qui n’ont pas trouvé leur cohérence finale, car elle n’a pas encore terminé ce travail. Celui-ci est une interrogation fondamentale sur notre rapport à la mémoire et sur ce qu’on doit en faire », souligne Massamba Mbaye, critique d’art pour qui les lieux photographiés ne sont pas neutres.

Erika Nimis vit et travaille à Montréal. Elle est Professeur associée en Histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal (Uqam).

Sa pratique artistique consiste à photographier en couleurs les lieux délaissés en s’attardant sur les détails qui ne sont pas toujours visibles. Elle est aussi réputée pour ses travaux sur l’histoire de la photographie en Afrique de l’Ouest et ses recherches sur les relectures de celle-là africaine faites par les artistes visuels contemporains à travers l’usage des archives photographiques.

Alassane Aliou MBAYE

L’artiste-plasticienne Caroline Guèye inaugure, jeudi à 18h30, sa deuxième grande exposition individuelle au Sénégal à l’Espace Vema (embarcadère de Gorée, immeuble violet). Elle a travaillé sur le thème « Sos Podpa » ou Sos pillage organisé des poissons africains.

L’artiste plasticienne Caroline Guèye n’a pas seulement la tête dans les étoiles. Elle l’a sur terre mais aussi sur mer. L’ingénieure en Physique atmosphérique se préoccupe de la raréfaction des ressources halieutiques. D’où l’exposition au titre « Sos Podpa » ou Sos pillage organisé des poissons africains. Après celles intitulées « Les étoiles sur terre » à la Galerie Kemboury, l’artiste franco-togolo-sénégalaise Caroline Guèye nous revient, cette année, avec un thème beaucoup plus engagé. Si l’astrophysique est présente dans ses œuvres, l’actualité n’en demeure pas moins une source d’inspiration. C’est la deuxième grande exposition individuelle qu’elle présente au Sénégal. Caroline Guèye a pris le temps de préparer celle qui s’ouvre jeudi à l’Espace Vema (embarcadère de Gorée, immeuble violet).

Dans son articulation, l’exposition comporte 34 œuvres, principalement des tableaux au pastel en clin d’œil au grand-père artiste Paul Ahyi, à l’acrylique, quelques sculptures murales et deux installations. Hier, lors d’une présentation à la presse, elle a expliqué le choix du thème au vu de l’actualité, avec notamment ce bateau étranger qui péchait illégalement dans les eaux sénégalaises et qui avait été arrêté par les autorités. « Cela m’a interpellé parce qu’il y a des espèces de poisson qui ont disparu, d’autres sont en voie de disparition. Nos eaux sont pillées pas des bateaux industriels étrangers », a averti l’artiste-plasticienne. Caroline Guèye a ainsi relevé une répercussion sur la flore qui ne se renouvelle pas avec un contrecoup sur la population sénégalaise.

E. Massiga FAYE

 

Le Groupe Canal+ va tourner, cette semaine, à Dakar,  une  émission spéciale pour son magazine « Réussite ». Intitulé « Le Sénégal du 21ème siècle », l’émission va mettre en lumière les grands chantiers du pays, à travers un reportage à Diamniadio,  sur certaines réalisations infrastructurelles dont le nouvel  aéroport Blaise Diagne, un focus sur l’agrobusiness, les startups…

Le Sénégal est en chantier. L’avenir sort du béton. Les voyants liés aux perspectives économiques sont au vert avec la découverte des gisements de pétrole et de gaz. Le magazine « Réussite » du groupe Canal+ a décidé de mettre un focus, cette semaine, sur le dynamisme de l’économie sénégalaise. Sous la houlette du journaliste et animateur Robert Brazza, une émission spéciale sera consacrée à l’énergie déployée par notre pays, ces dernières années, pour tracer les sillons d’un futur flamboyant. « Le Sénégal du 21ème siècle », l’intitulé de l’émission, compte donner la parole, à travers des reportages exclusifs et des interviews, à ceux qui font bouger les choses et qui tiennent le flambeau du progrès. Ainsi, conformément au concept du magazine « Réussite », cherchant à montrer une vision d’une Afrique ambitieuse, un reportage est prévu à Diamniadio où « une ville nouvelle est en train de sortir de terre, dans le sillage du nouvel aéroport international Blaise Diagne, devenu le symbole du renouveau ». C’est aussi l’occasion de parler de « ses trains, son autoroute, son Centre de congrès… Le point de commun de ces infrastructures : le Partenariat public-privé ».  Selon Robert Brazza, il s’agit d’un numéro « exceptionnel » intégralement consacré au Sénégal.

« L’occasion a été donnée avec l’ouverture du nouvel aéroport Blaise Diagne et la nouvelle ville de Diamniadio pour faire un focus sur cette transformation de l’économie sénégalaise », a-t-il indiqué. Selon lui, autour de ce concept de la nouvelle ville, il y a tout ce qui accompagne cet élan tant sur le plan de l’agriculture et de l’agrobusiness, que de l’énergie, du pétrole... Mais également  « tout ce qui fait du Sénégal cette industrie qui va de l’avant derrière le Nigéria et qui permet à un pays de se transformer avec les startupers et les grandes entités qui vont venir et qui vont s’installer ». Les téléspectateurs retrouveront dans « ce spécial Sénégal » le portrait de la femme d’affaires Anta Babacar Ngom Bathily de Sedima.

Cette émission dont la date de diffusion est prévue le 3 mars prochain à 20h 30, sur Canal+, s’intéresse aussi au « nouveau visage que va recouvrir Dakar ». Aux yeux du journaliste et animateur, cela peut servir d’exemple à d’autres pays africains.  Robert Brazza, qui a remplacé la Franco-nigériane Elé Azu dans cette émission, parlera aussi de la diaspora sénégalaise. Laquelle s’offre, aujourd’hui, comme un modèle développement à travers ses investissements dans plusieurs domaines et la manne financière de près 1.000 milliards de FCfa qu’elle apporte, chaque année, à l’économie sénégalaise.

Dans le souci d’offrir à ses téléspectateurs africains une programmation riche et diversifiée, Canal+ a investi dans plusieurs émissions dont « Enquête d’Afrique », un magazine de grands reportages et d’investigation dédié à l’actualité du continent, « Bonjour santé », qui est une actualité de la santé en Afrique, ou encore  l’émission « Afrodizik » du rappeur sénégalais Didier Awadi faisant le tour des capitales africaines à la rencontre des artistes et des musiciens.  

Ibrahima BA

 

Après le décès  du réalisateur  et producteur  Idrissa Ouédraogo, survenu, dimanche dernier, à l’âge de 64 ans, le monde de la culture multiplie les hommages pour saluer la mémoire d’un cinéaste exceptionnel.  

Suite au décès du réalisateur et producteur burkinabé Idrissa Ouédraogo, les hommages se multiplient pour saluer la mémoire d’un cinéaste exceptionnel. Au Sénégal, au nom du chef de l'Etat et de l'ensemble du gouvernement, le ministre de la Culture a présenté « les fraternelles condoléances du peuple  sénégalais au gouvernement et au peuple burkinabé ». Dans un communiqué, Abdoul Latif Coulibaly a témoigné : « Idrissa Ouédraogo n’était pas seulement l’auteur, l’inspirateur et la source d’une filmographie impressionnante par sa thématique et sa qualité esthétique. Il fut aussi un formateur  remarquable auréolé de prestigieuses récompenses comme l’Etalon de Yennenga du Fespaco ou le Grand prix du jury du Festival de Cannes ».

Sur la même ligne, la Fédération africaine de la critique cinématographique (Facc) et l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) ont rendu hommage au cinéaste. Elles ont  aussi salué la mémoire du défunt et présenté leurs condoléances à toute sa famille, qu’elle soit biologique ou professionnelle, ainsi qu’au peuple burkinabé.

« Le 7ème art est en deuil. Le regard libre et singulier sur l’Afrique et le monde d’Idrissa Ouédraogo,  réalisateur et producteur burkinabé au talent immense, nous manquera. Ses œuvres ont été récompensées dans les plus grands festivals. Hier soir, c’est en particulier tout le cinéma francophone qui a mesuré l’ampleur de la perte », a déclaré, dans un communiqué, la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean. 
Selon elle, ce réalisateur de très grand talent a marqué l’histoire du cinéma africain avec des chefs d’œuvres comme « Yaaba », « Tilaï », « Kini » et «Adams », salués à la fois par la critique et le public. Il est l’un des rares cinéastes à avoir su conjuguer succès populaire sur le continent africain et reconnaissance internationale.

Maguette Guèye DIEDHIOU

 

Le célèbre violoniste de jazz Didier Lockwood est décédé brutalement dimanche. « Son épouse, ses trois filles, sa famille, son agent, ses collaborateurs et sa maison de disque ont la douleur de faire part de la disparition brutale de Didier Lockwood dans sa 63e année », indique le communiqué transmis à l'Afp. Il avait participé à un concert samedi soir au bal Blomet, une salle de jazz parisienne. Didier Lockwood était marié à la soprano Patricia Petibon. Depuis ses débuts, à 17 ans, au sein de Magma, alors groupe phare du rock progressif en France, Didier Lockwood a sans cesse occupé le paysage à travers de nombreux rencontres et projets, dans divers styles : jazz-fusion électrique, jazz acoustique, jazz manouche, jazz et musique classique avec le spectacle « Le Jazz et la diva » en compagnie de la cantatrice Caroline Casadesus.

Didier Lockwood était aussi très impliqué dans l'éducation à la musique. Auteur d'une méthode d'apprentissage du violon jazz, il avait créé, en 2001, le Centre des musiques Didier Lockwood à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), une école d'enseignement de l'improvisation. Le jazzman avait également remis, en 2016, un rapport au gouvernement sur l'apprentissage de la musique. Il s'y inquiétait d'une enfance « formatée » par la technologie moderne et en « panne de sens » et prônait un apprentissage de la musique par plus d'oralité et moins de solfège. Il devait rendre hommage à Django Reinhardt lors d'un concert prévu en mars. Le jeune violoniste Scott Tixier a salué, sur Twitter, la mémoire d'un « grand maître du violon jazz qui a influencé toute une génération de violonistes ».
rfi.fr

 

Le Festival films femmes Afrique, qui se déroule jusqu’au 23 février à Dakar, a rendu hommage, samedi, au réalisateur sénégalais Djibril Diop Mambéty, décédé en juillet 1998. Son long-métrage “Hyènes” (1992), restauré par le producteur Pierre-Alain Meier, a été projeté samedi au nouveau Complexe cinématographique Sembène Ousmane.

C’est un film qui retrouve une deuxième vie. “Hyènes”, le long-métrage en version restaurée par Pierre-Alain Meier, producteur du Sénégalais Djibril Diop Mambéty, a été projeté dans la salle qui porte son nom, samedi, à Dakar, au nouveau Complexe cinématographique Sembène Ousmane. Le Festival films femmes Afrique a ainsi rendu hommage au comédien, scénariste et réalisateur décédé en juillet 1998. Linguère Ramatou, incarnée par Ami Diakhaté, revient à Colobane par la grande porte après en être chassée suite à de faux témoignages orchestrés par son amant de l’époque, Mansour Diouf, dans le rôle de Dramane Drameh. Ramatou revient riche. Elle est milliardaire alors que la mairie est en faillite. Dramane est proposé pour remplacer le maire, interprété par Makhouradia Guèye, aux fins de s’attirer les bonnes grâces de Linguère Ramatou. Il s'engage à aider Colobane. Au travers de plongées contre plongées, le réalisateur déploie son écriture cinématographique. Ramatou arrive sous les honneurs.

Le regard malicieux, un flot de souvenirs la submerge. Elle est l'objet de toutes les attentions, de toutes les curiosités. Elle est la seule survivante d'un accident d'avion. Coiffures et costumes d'époque, sous la direction d’Oumou Sy, confèrent un cachet esthétique particulier au film. L'ancien président du Tribunal, Gana, devenu valet, porte la parole de la Linguère. Elle propose 100 milliards de FCfa pour laver son honneur, pour avoir la tête de Dramane qui l'avait enceintée. Le maire oppose un refus catégorique. Le maître mot : la solidarité. Jadis peu fréquentée, la boutique de Dramane est prise d'assaut par les populations. Elles s’endettent à tour de bras. “Le règne des hyènes” a commencé, ironise Ramatou. Inquiet, Dramane commence à perdre raison. Il est habité par un accès de paranoïa. Il veut s'exhiler à Saraba qui, dans l'imaginaire des Sénégalais, symbolise le lointain, l'ailleurs, cette localité perdue. Depuis l'arrivée de Ramatou, Colobane a renoué avec la joie de vivre avec les apparitions de comédiens comme Thierno Ndiaye Doss, Issa Samb alias Joe Ouakam, Oumar Bâ dit Baye peul, Malick Ndiaye « fara tial tial… » Dans le déroulé du film, la musique est très présente avec des partitions de la cantatrice Yandé Codou Sène, et du musicien-chanteur Wasis Diop, auteur de la musique du film.

Ramatou devient l'espoir pour faire revivre la prosperité à Colobane. Elle a la rancune tenace. Elle promet de leur faire payer ce qu’elle a enduré avant son exil. Dramane arrive au bout d'une existence vaine avec le jugement de ses concitoyens. Il promet de se soumettre au verdict. La donation de Ramatou est acceptée après un vote à mainlevée des jurés. Destin tragique, Dramane est exécuté.

E. Massiga FAYE

Le réalisateur burkinabè, Idrissa Ouédraogo, décédé à l’âge de 64 ans, hier, à Ouagadougou, des suites d’une courte maladie, a été honoré par le monde de la culture et du cinéma, en particulier à travers divers témoignages sur les médias et les réseaux sociaux.

Sur Twitter ou Facebook, par mail ou dans les médias, tous ont reconnu ‘‘le talent de ce grand cinéaste africain’’. Pour beaucoup, comme le Marocain Rachid Naim, critique et enseignant en cinéma, la mort du réalisateur représente ‘‘une grande perte pour l’Afrique’’.

Sur un Twitter, le président burkinabé, Rock Marc Christian Kaboré, a exprimé sa profonde tristesse. ‘‘Le Burkina Faso vient de perdre un réalisateur à l’immense talent, profondément attaché à son pays’’, a-t-il réagi.  L’apport au cinéma africain de ce ‘‘grand réalisateur’’ qui a une filmographie très riche de tous genres (long-métrage, court-métrage, série télévisée, etc.) est souvent revenu dans les témoignages.
 Pour le critique sénégalais Baba Diop, ‘‘Idrissa Ouédraogo avait su diversifier aussi bien sa source d’inspiration en ne se limitant pas seulement à tourner au Burkina Faso, mais un peu partout en Afrique, en France ; ainsi que les genres cinématographiques et les thèmes abordés dans ses films’’.

‘‘Il s’était retiré un moment pour aider les salles de cinéma dans son pays et pour laisser plus de place aux jeunes. Car, disait-il dans une interview : + J’ai l’impression d’avoir beaucoup fait en peu de temps+’’, raconte Baba Diop. Le critique sénégalais se souvient : ‘‘Il disait, ces derniers temps, qu’il voulait revenir avec deux projets de films de longs métrages’’.
 Idrissa Ouédraogo a reçu l’Etalon d’or de Yennenga du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) en 1991 avec son film ‘‘Tilaï’’ (La loi), réalisé en 1990, et aussi le Prix du jury à Cannes l’année de la sortie du film.

APS

 

Dans le cadre de son programme dédié au  renforcement du rôle des médias dans la promotion de la transparence et la redevabilité dans la gouvernance ainsi que l’amélioration de la liberté de la presse, la Fondation des médias pour l’Afrique de l’Ouest (Mfwa) a déployé  deux projets dans six pays de la sous-région, dont le Sénégal, le Bénin, le Burkina Faso, la Gambie, le Niger et le Ghana.

Participer au renforcement du rôle des médias dans la promotion de la transparence et la redevabilité dans la gouvernance ainsi que l’amélioration de la liberté de presse en Afrique de l’Ouest, telles sont  les principales  missions des deux grands projets de la Fondation des médias pour l’Afrique de l’Ouest (Mfwa). Ils sont mis en œuvre dans six pays de la sous-région que sont : le Benin, le Burkina Faso, le Ghana, le Niger, le Sénégal et la Gambie. Ces projets, informe un communiqué, sont exécutés avec le soutien financier du Programme du journalisme indépendant de l’Open society foundations et de William and Flora Hewlett foundation. Ils « renforceront la capacité des médias à faire le plaidoyer sur la liberté de la presse, à mieux faire le reportage sur la gouvernance et les questions de redevabilité et également à les autonomiser à devenir des plateformes efficientes pour le dialogue entre les citoyens et les autorités », selon Sulemana Braimah, directeur exécutif de la Mfwa.  Aussi,  les organisations nationales partenaires dans les quatre pays cibles  (Bénin, Gambie, Niger et Sénégal) seront-elles soutenus sous le projet « Promotion de la liberté de la presse en Afrique de l’Ouest ». Ce faisant, « leurs capacités institutionnelles seront renforcées pour plaider sur les questions de la liberté d’expression dans leurs pays respectifs ».

En revanche, au Burkina Faso, Ghana et Sénégal, la Mfwa « sera en partenariat avec des organes de médias influents et les institutions clés de lutte contre la corruption en vue d’améliorer la participation du public à la gouvernance dans le cadre du projet qui se tient sous le thème : « Renforcement de la participation du public et exigence de redevabilité dans la gouvernance à travers des plateformes effectives des médias et de dialogue sur la gouvernance ». Il s’agit, à travers ce projet, de faire bénéficier aux organes des formations pour améliorer leurs capacités dans l’investigation et le reportage sur les questions de transparence et de reddition des comptes.

Ibrahima BA

La trame littéraire s’articule autour de conseils et astuces pour séduire.

La séduction et le couple sont deux sujets qui tiennent à cœur Nafytoo. C’est ainsi que cette créatrice de mode a décidé de sortir le 1er guide d’une série sur ce sujet. Le premier, intitulé « Les épices de la séduction sénégalaise », a été auto édité et présenté en mars 2017 au Salon du livre de Paris au « Pavillon des lettres d’Afrique. Le guide a également été présenté au Salon du livre d’Abidjan en 2017. Il est officiellement disponible au Sénégal depuis ce mois de février, mois de l’amour, avec la Saint-Valentin. Dans le prolongement de cette première publication, la créatrice a récemment présenté « Epices de femmes » avec comme trame littéraire des conseils et astuces pour séduire. Après plusieurs années de rencontres avec des femmes de la sous-région pour des ventes privées et échanges sur la vie de couple, Nafytoo est convaincue qu’ « aucune femme ne peut apprendre à une autre d’être séduisante. C’est personnel selon la personnalité ». A son avis, on peut conseiller sur des comportements, des accessoires, etc., mais le feeling entre deux personnes n’est jamais calculé. Dans ce guide, la créatrice de mode a voulu répondre aux questions qui revenaient le plus lors de ses voyages.

La séduction à la sénégalaise intrigue beaucoup les femmes des autres pays, pas parce que les Sénégalaises prennent plus soin de leur couple, mais parce que culturellement, c’est ancré dans les mœurs.
Evoquant l’orientation éditoriale de l’ouvrage, elle explique : « Epices, parce que pour moi chaque femme a des épices et ingrédients personnels pour préparer son plat de séduction. Les accessoires et lingeries sont comme du sel, poivre ou piment ».

Dans ce guide, l’auteure détaille l’origine des atouts et accessoires ainsi que l’élégance de la femme sénégalaise. Elle note également que prendre soin de son homme et de son couple n’est pas un comportement de soumission, d’où le chapitre « Djonguée mais pas soumise ». Nafytoo aime préciser que la Sénégalaise n’est pas une séductrice dans la rue mais dans son couple. « La différence est grande », juge-t-elle, soulignant l’importance de la séduction dans la vie d’un couple. « Elle doit être entretenue des deux côtés. L’homme doit aussi veiller à toujours plaire à son épouse, continuer à la courtiser, lui faire des surprises, remarquer et féliciter ses efforts et prendre soin de lui-même et d’elle », remarque-t-elle. De son point de vue, ce n’est pas un domaine uniquement réservé à la femme. « Nous vivons dans une société ou la femme fait 90 % du travail dans ce domaine et, dès qu’elle baisse les bras, on le lui fait remarquer. C’est son époux, ses amies sa propre mère ou sa belle-famille », observe l’écrivaine. Selon Nafytoo, cela fait que rares sont les hommes qui se posent et se demandent : « Que dois-je faire pour surprendre et faire plaisir à ma femme ? » Ce que la créatrice de mode trouve dommage.

Par E.Massiga FAYE

 

Le porte-parole du gouvernement, le Dr Daouda Sow, anime, ce mercredi 19 mars 1975, une conférence de presse pour commenter un important conseil de cabinet présidé, la veille, par le président Senghor. Dans Son édition du lendemain, « Le Soleil » relaie une importante nouvelle : l’affiliation obligatoire de tous les travailleurs au régime de la retraite. Le ministre de l’Information et des Télécommunications souligne que l’Etat ne fait là que respecter les décisions d’une rencontre tripartite (Etat, employeurs, travailleurs) qui avait eu lieu en…juin 1968. Toujours est-il que l’Etat décide de respecter ses engagements, surtout ceux pris par le président Senghor pour résoudre la grave crise politique et sociale de 68, entre autres, l’extension du régime Iprao (Institut de prévoyance et de retraite de l’Afrique occidentale) à tous les travailleurs. Jusqu’ici, « certains secteurs n’étaient pas assimilés à ce régime, les études d’avocat, les cabinets de notaire ou de médecin, les ateliers de couture, une bonne partie des professions libérales, en somme ». Quant au précompte à la source, sur le salaire des travailleurs, la cotisation syndicale et celle qui alimente les institutions de prévoyance sociales obligatoires ou autorisées, un projet de loi a été adopté.

Il servira « à moderniser la prescription des salaires », précise le journal. Pour ce qui est des cotisations syndicales, « rien n’interdit la retenue à la source si c’est l’intéressé lui-même qui en fait la demande ». Cela est conforme d’ailleurs aux décisions de l’Organisation internationale du travail (Oit). Le plafond de ces prélèvements à déterminer « plus tard » se limite à rapporter le compte-rendu. En ce qui concerne les salaires, le journal signale que l’article 127 du Code du travail indiquait que la prescription était de 30 ans. Mais en même temps, l’article 22 du Code des obligations l’avait ramené à 10 ans. Le conseil de cabinet qui vient de se tenir entend « remplacer celui du Code du travail par celui de ce Code des obligations ». En outre, révèle le Dr Daouda Sow, l’Etat réservera un pourcentage d’emplois dans l’administration et les collectivités locales à certains militaires « handicapés par blessures ou par maladies contractées au service de l’Etat ». Par ce geste, explique le ministre de l’Information, l’Etat veut créer pour eux « des conditions de vie décentes dans la vie civile ». D’autant que « ce sont souvent des gens compétents ».

La 8ème édition d’Emma style show se tiendra, ce soir, au Grand théâtre, sous le thème : « Célébration de la vie, tout est grâce ». A ce grand rendez-vous de la mode à but caritatif, sont attendus une vingtaine de créateurs sénégalais et  de la sous-région.

Pour la 8ème édition d’Emma style show, la styliste Emmanuelle Jodan  Adjovi innove de plus belle avec,  cette année,  un défilé « show coiffure » réalisé par le coiffeur- esthéticien ivoirien Dieudonné Sénato et le Togolais  Alphonse de «Koiffure Kitoko 2017». Des  créateurs  et stylistes de renommée internationale prendront également part  à ce grand rendez-vous de la mode au Sénégal.

Parmi eux figurent la Malienne Mariétou Maïga qui présentera sa collection en bogolan, fruit de l’artisanat malien, les Ivoiriens Ciss Saint Moise, Reda Fawaz, et Pathé Ouédraogo qui comptent travailler sur le pagne imprimé, les kita baoulé, le pagne korhogolais, etc. La partie sénégalaise sera assurée par Emma style avec  une  collection en soie, Collé Sow Ardo, Binta Khouma, Babacar Touré, Lahad Guèye,  Thiané Diagne, entre autres  créateurs et stylistes.  En conférence de presse, jeudi, en prélude à l’événement, Emmanuelle Adjovi a indiqué qu’il y aura beaucoup d’innovations et de surprises pour cette 8ème édition. A l’en croire, ils ont essayé de lever le challenge en invitant des artistes de renoms venus même d’Haïti et des Etats-Unis. « Au total, 17 artistes sénégalais et étrangers sont attendus à ce dîner-défilé de mode. Sans compter les artistes invités venus de plusieurs contrées et le coiffeur-esthéticien Dieudonné Senato », a annoncé la styliste Emma.

Fidèle à sa vocation de dîner-défilé de mode à but caritatif, Emma style show a  porté son choix, cette année, sur une cause noble : la construction, au Sénégal, du premier Centre de traitement des grands brûlés (Ctb) qui sera logé à l'hôpital de Fann. Ce grand projet  du club service Lions Club international, en partenariat avec l’Etat du  Sénégal, verra aussi la contribution d’Emma style à travers les revenus du dîner-défilé de mode et de la tombola qui sera organisée à l’occasion. D’après  Emmanuelle Adjovi, c’est en hommage à un ami décédé suite à des brûlures qu’elle a choisi de participer à la construction du Ctb.


Maguette Guèye DIEDHIOU

 

Au travers d’une soirée dénommée « Sargal  Fans-yi »  qu’il donne ce soir au Saraba club, l’artiste chanteur Doudou Ndiaye Mbengue renoue avec la scène musicale après 7 ans de pause.   

Après une pause de 7ans, l’artiste chanteur Doudou Ndiaye Mbengue renoue avec la scène musicale. Ainsi, il se produit, ce soir,   au Saraba club, ex Kilimandjaro. Ce rendez-vous sera une occasion pour lui d’égayer les admirateurs avec des chants et percussions surfant entre le traditionnel et le moderne.

« La particularité, c’est qu’on aura comme invité d’honneur le chanteur Fallou Dieng. Nous envisageons de faire un duo « Doudou &Fallou ». Nous irons en studio dans le cadre de l’initiative « Dekkal way ». C’est cela notre objectif », a fait savoir le musicien. Pour cela, un plan de relance de sa carrière est élaboré avec son staff. Résultat, l’homme a déjà produit un album déjà disponible : « Borom Ngathie », rendant hommage au petit-fils de Mame Cheikh Ibrahima Fall. Ce produit musical est composé de 13 morceaux.

« On fera la commercialisation incessamment. Nous allons rendre hommage à Ndèye Marie Ndiaye Gawlo et ceux qui s’adonnent aux bonnes œuvres sociales. Un morceau titré « Seyal », incitant nos femmes à respecter leur vie conjugale, fait partie de cet album », a expliqué Doudou Ndiaye Mbengue.

« Tout ce qui m’intéresse, c’est désormais ma carrière musicale. Je ne dis pas que j’ai laissé la politique, mais si je suis connu aujourd’hui, c’est grâce à la musique », a assuré le chanteur.
Doudou Ndiaye Mbengue s’inscrit dans la lignée des grands griots du Sénégal. Son père, Meïssa Ndiaye Gawlo, fut un des premiers animateurs de Radio Sénégal. Il est le neveu de la défunte chanteuse Ndèye Marie Ndiaye Gawlo. A 14 ans, Doudou Ndiaye chantait dans l’orchestre « Takaarnacé ». Homonyme du tambour major Doudou Ndiaye Rose, « il le suivait dans ses nombreux déplacements et exécutait bien ses tâches », a témoigné son manager, Chérif Dieng.

« C’est un artiste qui maîtrise mieux le tam-tam. A un certain moment de sa carrière, il avait émigré avant de revenir accompagner le chef de l’Etat dans des moments difficiles jusqu’à ce qu’il accède au pouvoir », a-t-il avancé.

Serigne Mansour Sy CISSE    

 

Dans le film américain « Never back down » de Jeff Wadlow, Jake arrive à vaincre ses adversaires par sa faculté à se relever après les brimades. La trajectoire de Cheikh Sow, artiste sénégalais établi en France, est aussi un récit de persévérance. Sa passion pour la musique lui a révélé sa capacité de résilience et donné au monde le bonheur de savourer son talent artistique.

Cheikh Sow est un exemple d’abnégation et de « soumission » entière à cette force émanant de sa passion pour la musique. Il ne vit, grâce à sa voix puissante et son verbe poétique, que pour ravir. Le natif de Thiès est de ces âmes qui forgent leur personnalité et se fabriquent un destin sur les allées épineuses de leur rendez-vous avec l’enchantement. Il a accepté de subir les brimades de sa destinée et d’être atteint dans sa propre fierté devant l’indifférence et face à son dénuement. Sa trajectoire de vie est, jusqu’à une certaine date, celle d’un passionné itinérant démuni de provisions mais que la foi en son étoile, surtout en son art et en son génie, a guidé vers l’estime des critiques éclairés.

Nous sommes en 1994. Cheikh Sow décide d’arrêter ses études en classe de Cm2 non sans les remontrances de papa. Mais que faire face aux êtres que la flamme de la passion consume ? La même année, il participe à Oscar des vacances de l’animateur Aziz Samb dans la catégorie chant et danse. Le public est séduit. « J’avais interprété la chanson Jahowo de Baaba Maal qui m’avait valu la première place et des éloges », se souvient-il, le regard pudique. Pour un Haal pulaar qui ne comprenait pas cette langue à l’époque, la prouesse est sublime. Le retour à Thiès rehausse sa fierté.

Le mordu de mélodies
La notoriété croissante, le garçon goûte, de temps en temps, au plaisir de sillonner les quartiers de son royaume d’insouciance pour vivre intensément sa passion que son défunt père avait fini par « comprendre ».  Toutefois, Cheikh Sow nourrissait toujours le rêve de conquérir le public de Dakar où il n’avait aucune attache solide. « Je  me suis rendu à la capitale sans savoir où aller. J’étais seul dans la foi en ma passion, changeant constamment de lieu de résidence. Je me suis entraîné dans une vraie galère, mais mon amour de la musique était plus fort que toute cette détresse », confie le bonhomme de stature respectable qui aimait à gratter les guitares qu’on lui prêtait. Et « à chaque fois que les propriétaires venaient les récupérer, ma mère lisait une certaine tristesse sur mon visage. Un jour, après avoir récupéré sa tontine, elle me retrouve à Colobane pour me remettre une somme d’argent destinée à l’achat d’une guitare. Cet instant m’a profondément marqué ».

Le mordu de mélodies poursuit son chemin semé d’écueils avec ce brin de folie qui caractérise ceux qui ont rendez-vous avec leur destin. Celui-ci le mène, en 1995, au quartier Nord Foire, chez l’artiste-musicien Baaba Maal qu’il avait du mal à voir à cause du « zèle » des vigiles, malgré ses nombreuses tentatives. Mais, il ne se laisse pas gagner par la désespérance.

Baaba Maal, l’inspirateur
« Un jour, après que le local que j’occupais a été inondé, j’ai pris un car rapide pour me rendre chez Baaba Maal. Arrivé chez lui avec mes habits et bagages mouillés, je profite d’un moment d’inattention des vigiles, en train de manger, pour m’engouffrer dans la maison. Et ironie du sort, je tombe sur lui. Il m’invite à m’asseoir et à attendre qu’il reçoive ses hôtes. Je lui explique ma situation et il décide, avec les mots d’une âme généreuse, de m’héberger ».
Il y reste jusqu’en 2004. Presque une décennie à aiguillonner sa faim de lumière.  Sa carrière ne décolle pas, mais il a au moins un toit et un inspirateur. Il y rencontre Oumar, défunt fils de Baaba Maal, qui aimait le voir reprendre quelques titres du répertoire de son illustre père après avoir « piqué » sa guitare en son absence. « Sans m’apprendre à chanter ou à jouer de la guitare, Baaba Maal m’a inspiré », reconnaît-il avec l’humilité de ceux qui ont gravi les deux pentes.

Le confort ne le détourne pas de son objectif. Il décide de quitter la maison du roi du Yeela, « malgré les commodités », à la quête de nouvelles vibrations. Son « errance » poétique le mène à Somone où, avec sa guitare, il jouait dans les bars, restaurants… Un chapeau ornant la scène lui servait de « pot » de collecte. Il faut bien vivre. Ngaparou et Saly étaient aussi bercés par sa voix à la fois caverneuse et grave pendant la saison touristique. Une âme généreuse d’origine française, férue de belles mélodies et conquise par sa musique, crée le déclic. Elle l’outille et l’incite à former un orchestre. C’est ainsi que « j’ai fait appel à des compagnons de galère pour créer l’orchestre Manoré qui m’accompagne jusqu’ici », se rappelle-t-il, fier d’avoir vu juste.

En 2011, il sort son premier album, « Manoré », dont un des titres, « Yeri Mayo », rend hommage à son bienfaiteur d’un temps de mésaventures, Baaba Maal. Deux ans plus tard, Cheikh Sow, riche d’un album bien accueilli par la critique et de deux clips vidéo, remonte son allée de succès qui le mène en France. A Monaco, ses collaborations, avec des Camerounais, des Congolais, des groupes français, des Arabes et ses prestations en solo, lui offrent visibilité et ouverture. Il donne sens à ce que devrait être la World music pour un Africain. Il navigue entre le wolof, le pulaar et le mandingue et module sa mélodie dans le reggae, l’acoustique, la musique traditionnelle, la salsa, etc. Ses expériences, ses voyages rythmiques, ses souffrances, ses joies et ses espérances donneront de la couleur à son prochain album. Le single « Africa », un hymne à ses racines, en donne un avant-goût. Le rêve, parce qu’il est un poète dans l’âme, ne s’arrête jamais avec Cheikh Sow qui veut nourrir celui des jeunes artistes dans le studio qu’il vient de créer.

Alassane Aliou MBAYE

 

La tragique mort de Johnny Hallyday se transforme, depuis lundi, en véritable guerre des tranchées. Le rocker aurait souhaité rayer de son testament ses deux plus grands enfants, Laura et David, à l’unique profit de son épouse, Laeticia Hallyday. « Ni bien matériel, ni prérogative sur son œuvre artistique » n’ont été prévus pour le reste de la famille, pouvait-on lire, à la stupéfaction générale, dans un communiqué transmis à l’Afp. Lourdement contestée, cette décision, prise en 2014, risque d’entraîner une très longue procédure qui a très rapidement entaché la réputation de la veuve éplorée. Depuis Los Angeles, Laeticia Hallyday, qui n’avait pas pris la peine d’appeler les enfants de Johnny pour leur annoncer la mort de leur père, est restée terrée dans son silence quant à la succession. « Alors qu’en règle générale l’ouverture d’un testament se déroule solennellement à l’étude pour une lecture devant la famille rassemblée, c’est par courrier à leurs conseils que [David et Laura] ont pris connaissance, la semaine dernière, des dernières volontés de Jean-Philippe Smet », apprend-on dans Paris Match.

 

En épousant George Clooney, Amal Alamuddin a réussi là où beaucoup d’autres ont échoué. En témoignent les nombreuses conquêtes et histoires sans lendemain de l’acteur hollywoodien qui, il y a encore quelques années, était un célibataire invétéré. Mais qu’est-il arrivé pour que Mr Nespresso daigne enfin se ranger  ? Interrogé par David Letterman dans l’émission « My next guest needs no introduction », le sexy quinquagénaire révèle avoir su qu’Amal était la femme de sa vie dès leur première rencontre. « J'ai eu le sentiment d’avoir rencontré une personne pour laquelle je pourrais échanger ma vie, sans hésiter.»

La Commission de protection des données personnelles (Cdp) a organisé, hier, une session de formation à l’attention des magistrats du Sénégal.

Dans le sillage de la vulgarisation de la loi sur la protection des données à caractère personnel, la Commission dédiée (Cdp) a organisé, hier, à la Cour d’appel de Dakar, une formation destinée à près de 30 magistrats.

Le but est d’outiller les acteurs de la Justice « pour une meilleure connaissance » du cadre institutionnel et normatif de la protection des données personnelles, « du règlement du contentieux » des données personnelles et aussi « une meilleure approche » des textes législatifs nationaux et internationaux.

A l’ouverture du séminaire, la présidente de la Cdp est revenue sur les enjeux. « Nous avons voulu nous retrouver avec plusieurs magistrats pour voir comment mettre en œuvre l’application effective de loi sur les données personnelles. C’est nécessaire, car c’est une loi qui intègre un recours à la justice à un moment ou à un autre », a expliqué Awa Ndiaye. A son avis, il est évident que l’harmonisation de leur travail avec les cours et tribunaux  est extrêmement importante pour eux. « De plus en plus, on se rend compte que les divulgations massives  de données personnelles  ou certaines atteintes à la vie privée se retrouvent devant les juridictions », a relevé la présidente de la Cdp. Donc, « ce que la loi nous confère comme missions et comme possibilités de réaction doivent être confortées, d’une certaine manière, par  la réactivité des cours et tribunaux », a-t-elle soutenu. Prenant la parole, le premier président de la Cour d’appel a jugé que toutes les juridictions du ressort de la Cour d’appel sont concernées par cette formation. « Nous sommes juges et nous sommes tenus de comprendre.  Nous ne pouvons pas avoir la légitimité de juger les autres si nous ne comprenons pas, et c’est un besoin de comprendre ce que c’est les données personnelles  qui visent la protection de notre liberté,  de notre vie privée », a souligné Demba Kandji. Selon lui, les magistrats sénégalais sont des généralistes, car ils sont appelés à tout comprendre parce qu’ils sont compétents pour tout et ne sont spécialistes de rien.

E. M. FAYE

Hier, en marge du séminaire de formation des magistrats sur les données personnelles, la présidente de la Cdp est revenue sur l’affaire « Kocc barma » du nom de l’administrateur du site Seneporno. Le dossier n’a pas encore atterri sur la table du juge. Au niveau de la Cdp, l’instruction a débuté.

Pour identifier la personne qui se cache derrière ce site, Awa Ndiaye a saisi, par courrier, le Premier ministre dans le but de connaitre le fournisseur d’accès à Internet. « Mahamad B. Abdallah Dionne  a répondu promptement en me demandant de me rapprocher de l’Artp pour une réquisition dans le but de démasquer celui qui se cache derrière Seneporno », a annoncé la présidente de la Cdp devant la presse. Sur ce point, l’Agence de régulation va saisir les opérateurs fournisseurs d’accès à Internet  aux fins d’obtenir l’identité de cette personne. « L’adresse Ip nous permettra de savoir qui paie la facture Internet », a relevé Mme Ndiaye. En cas de refus des opérateurs, a-t-elle prévenu, l’Artp a le droit, avec un mandat légal, de faire imposer cette divulgation d’identité dans le cadre de la sécurité publique. « Cela constitue un danger pour la vie privée des gens. C’est une question de sécurité publique », a lancé Awa Ndiaye, assurant que si la personne est identifiée, il lui sera demandé de se conformer avec la loi. A défaut, ce sera une traduction en justice.

E. M. F.

L’artiste chanteur rufisquois, Mame Goor Diazaka, a présenté, hier, au cours d’un point de presse, son nouvel album. « Dotoumala  Bayi », composé de quatre titres, parle d’amour, de spiritualité ainsi que d’autres thématiques de société. L’artiste qui célèbre, le 3 mars prochain, son anniversaire a annoncé également une tournée dans les régions pour soutenir les initiatives touristiques de l’Etat.

Après le « Meilleur » en 2012, Mame Goor Diazaka revient sur le marché musical sénégalais avec un tout nouvel album. « Dotoumala  Bayi » qui vient de sortir officiellement sous forme d’un Ep chante l’amour à la première personne. L’artiste rufisquois n’a pas échappé à cette thématique universelle devenue pratiquement un refrain chez la plupart des  artistes sénégalais. Mais, l’amour que chante Mame Goor a cette chose d’originale et d’envoutante se cachant derrière une femme. Cette chose qui a permis à l’artiste de conserver une touche rythmique particulière et une voix singulière, rappelant son attachement à l’univers et à la philosophie « Baye Fall ».  « Dotoumala Bayi » est une sorte de déclaration d’amour avec un texte bourré de métaphores et de calembours. Avec un  total de quatre titres, cette nouvelle production est aussi un message d’éducation à la jeunesse (« Lima Dal »), une conscientisation face à certaines dérives. Très ancré dans sa confrérie, Mame Goor Diazaka rend également un hommage, à travers cet opus, à son guide, Mame Cheikh Ibra Fall. Non sa oublier sa ville natale, Tengueth.

Au-delà de la sortie de cette production, le chanteur a annoncé la célébration de son anniversaire  le 3 mars prochain au Théâtre national Daniel Sorano. Un moment de communion entre l’artiste et  ses fans.

Toutefois, a-t-il fait savoir, la célébration de cette année va revêtir un cachet particulier. En effet, en dehors des festivités, il s’agira d’une occasion de valoriser la culture sénégalaise et de se mettre au service du social. L’autre programme phare de Mame Goor sera sa tournée dans certaines régions du pays, dont la Casamance, pour vendre la destination Sénégal. Le chanteur a décidé, en partenariat avec le ministère du Tourisme, à travers l’Agence de promotion touristique (Aspt), de faire le tour du Sénégal afin de soutenir l’activité touristique. C’est pourquoi il n’exclut pas la sortie prochaine d’un single pour accompagner son nouveau concept : « La musique au service de la destination Sénégal ».

Ibrahima BA

Le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) a célébré, hier, la Journée internationale de la radio à travers une matinée de réflexion et d’échanges sur la portée et le rôle de ce médium dans la société. Cette célébration a été aussi une occasion pour les pionniers de cet outil de communication au Sénégal de passer au peigne fin la thématique de cette année : « Radio, sport et citoyenneté ».

« Le message, c’est le médium », écrivait Herbert Mashall Mc Luhan, intellectuel canadien et spécialiste de la communication. Près d’un siècle et demi après son invention, la radio continue toujours de jouer pleinement son rôle en dépit de l’influence des nouveaux médias. Sa mission de conscientisation citoyenne et d’éducation populaire demeure encore d’actualité. Cela, dans le sens où elle « accompagne les citoyens tout au long de la journée » et grâce « à sa capacité à atteindre des milliers d’auditeurs, son maillage territorial et sa facilité d’utilisation et de diffusion ».

D’après, la directrice du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti), «dans nos pays, où l’alphabétisme domine encore, la radio est un moyen privilégié d’éducation à la citoyenneté». Elle a permis, a ajouté Cousson Traoré Sall, qui s’exprimait dans la cadre de la Journée internationale de la radio, de vaincre les barrières linguistiques, les catégories sociales et les frontières ; ce qui lui donne un caractère universel. Pour Gnagna Sidibé Diagne, ancienne directrice de la télévision sénégalaise invitée à partager son expérience avec les étudiants du Cesti, la radio constitue l’un des meilleurs outils de communication au service de la société. A ses yeux, la pratique quotidienne de ce médium doit exiger chez les professionnels « discrétion et sérénité ».

Au Sénégal, l’usage de la radio remonte avant les indépendances. Dans un souci de mettre en lumière les activités de l’administration coloniale et de s’inscrire dans une dynamique d’acculturation et de politique de propagande, la première station a émis en 1939 à Dakar. Et cela, pour le compte de toute l’Afrique occidentale française (Aof). A cette époque, a rappelé Magib Sène, ancien journaliste sportif radio, qui a abordé le thème : « Rôle de la radio dans la promotion du sport », la radio ne servait que la cause de l’occupant.

A la veille de l’indépendance, la Fédération du Mali qui regroupait, à l’époque, le Sénégal et le Soudan occidental a permis la mise en place de Radio Mali. Laquelle deviendra plus tard l’Office de la radiodiffusion sénégalaise (Orts) en 1973. Si, de nos jours, le Sénégal compte une centaine de radios, il n’en demeure pas moins qu’il se pose encore, de l’avis M. Sène, un problème de formation et de responsabilité. Sur ce, a-t-il souligné, l’Etat doit pousser ces radios à aller dans le sens de la bonne conduite. Selon lui, c’est grâce à cet outil de communication que le sport a pénétré les masses. Il a donné un élan à la pratique des disciplines sportives du fait de sa grande capacité de communication.

Ibrahima BA

Le ministre de la Communication et de l’Economie numérique, Abdoulaye Bibi Baldé, a indiqué que le gouvernement du Sénégal a réglé la première tranche budgétaire allouée à l’Agence de presse sénégalaise (Aps). Selon lui, celle-ci va permettre à l’Agence « de souffler en attendant d’avoir un projet d’établissement ». Lequel, à l’en croire, fait l’objet d’une discussion avec les autorités compétentes. Le projet, a ajouté le ministre, vise à faire en sorte que « les questions liées aux salaires ou bien le fait de négocier d’autres conventions soient derrière nous ». Abdoulaye Baldé s’exprimait hier à l’ouverture officielle de la 3e édition du Salon international des professionnels de l’économie numérique (Sipen) dont le thème porte, cette année, sur : « La transformation digitale comme socle d’émergence des économies africaines ». L’Aps traverse une crise de trésorerie quasi permanente ces dernières années. Le déficit est chiffré à plusieurs millions de FCfa. De même, il y a des problèmes de logistique, une dette auprès de certaines structures publiques et privées et une insuffisance des ressources humaines. La subvention annuelle de l’Etat est également en deçà de la masse salariale de l’entreprise.

S. Diam SY

A l’initiative de l’association Trait d’Union, Dakar abrite, du 16 au 24 février, la troisième édition du Festival Films Femmes Afrique qui s’étendra du 26 février au 4 mars dans 7 villes de régions : Rufisque, Kaolack, Louga, Thiès, Sokone Saint-Louis et Ziguinchor. Placé sous le thème « Femmes et éducation », l’événement s’ouvre vendredi en soirée au Complexe cinématographique Sembène Ousmane. Au programme, « la projection de 50 films de fiction et documentaire (longs et courts métrages) dans 27 lieux différents dans Dakar et sa banlieue», a annoncé, hier, en conférence de presse Martine Ndiaye, responsable du Festival. L’ambition des organisateurs est de promouvoir le cinéma africain qui raconte des histoires de femmes. Les projections seront suivies de débats sur des sujets précis comme la citoyenneté. Le message principal de cette année est de « résister à l’oppression sociale grâce à l’éducation ». Sur ce point, l’ambassadeur des Pays-Bas au Sénégal, Theo Peters, a souligné l’importance de l’éducation des filles. Pour le diplomate, « le développement d’un pays passe par l’éducation des filles et des garçons ». Selon lui, c’est un moyen de prévenir les mariages précoces, de réduction de la pauvreté.

Côté nouveauté, la responsable du festival révèle que le prix du court métrage de fiction offert par Canal+ sera décerné à un jeune réalisateur par un jury de cinq jeunes lycéens de différents établissements de Dakar.

Un hommage sera aussi rendu au cinéaste sénégalais Djibril Diop Mambéty en cette année 2018, anniversaire des 20 années de sa disparition avec la projection de son film « Hyènes ». Dans la programmation figurent également des œuvres comme « Ouaga girls » de Thérésa Traoré Dalberg, « Maman Colonelle » de Dieudo Hamady, « Ninki Nanka » de Laurence Gavron, « Mossane » de Safi Faye, « Mooladé » d’Ousmane Sembène.

E. M. FAYE

En partenariat avec les Archives nationales françaises, Rfi offre, jusqu’au 22 février prochain, un long format numérique en 4 volets parlant des photographies de la mission Blaise Diagne, le plus grand recrutement des tirailleurs africains de la Première guerre mondiale.

1918-2018. Il y a un siècle s’achevait  l’un des conflits les plus meurtriers de l’histoire de l’humanité : la Première guerre mondiale.

Loin d’être concernée par les tenants et les aboutissements de ce conflit, l’Afrique y avait pourtant joué un rôle déterminant. Cela, tant dans l’effort de guerre que dans la fourniture des matières premières. Mais, ce n’était pas tout. En effet, « épuisée par quatre années de guerre d’une violence sans précédent, l’armée française a besoin de nouveaux soldats. Plus que jamais, « la patrie en danger » fait appel aux forces vives de son empire colonial ». « Mais, les tirailleurs dits « sénégalais » se sont déjà lourdement acquittés de « l’impôt du sang ». Dans un format numérique en 4 volets, Rfi et les Archives nationales françaises reviennent sur la mission de recrutement qui était confié à Blaise Diagne, premier député africain de l’histoire de France. « Comment la France peut-elle encore convaincre l’Afrique de donner ses fils ? C’est le défi lancé par Georges Clemenceau à Blaise Diagne. Le président du Conseil le nomme commissaire de la République. Sa mission ? Recruter pacifiquement plus de 50.000 tirailleurs… », rappelle un communiqué de Radio France internationale. D’après ce document, le premier épisode parle de « L’arrivée à Dakar -Le défi de la République ». Cette partie est en ligne et est déjà diffusée depuis  le  lundi 12 février. Le deuxième, intitulé « De Bamako à Conakry - Une campagne africaine », sera en ligne à partir du 15 févier.  Quant au troisième : « En route pour Ouagadougou -Le sacrifice des chefs Mossi »,  les internautes et auditeurs de Rfi pourront le découvrir en ligne le lundi 19 février. Enfin, le quatrième et dernier épisode parlant du « Retour triomphal à Paris – Et la citoyenneté ? » sera disponible en ligne le jeudi 22 février. 

Ce « long format numérique écrit par Valérie Nivelon, journaliste et présentatrice de l’émission « La marche du monde », avec le conseil scientifique de Zénaïde Romaneix, conservateur du patrimoine aux Archives nationales, et de Jean-Pierre Bat, chercheur associé au Cnrs…», est un  « projet  labellisé « Centenaire 14-18 ».

Aussi, « Médias Monde Rfi propose dans « La marche du monde », un documentaire en deux volets, en collaboration avec les Archives nationales, « Blaise Diagne : une légende franco-africaine », un complément d’enquête mené au Sénégal et au Burkina Faso diffusé les samedi 17 et 24 février à 13h10 en temps universel ».

Ibrahima BA

Découvrir, connaître, accompagner des artistes africains de plus en plus nombreux et porter à l’international ce qu’ils ont à dire, à montrer. L’ambition de la fondation Montresso pour l’art se décline au travers du programme « In-discipline #1 » qui vient d’être lancé à Marrakech (Maroc).

« In-discipline #1 » s’articule autour d’un programme d’aide itinérant à la création et à la diffusion. Il est initié par la fondation Montresso, résidence d’artistes et espace d’art à Marrakech (Maroc). Selon le document de présentation, le programme est destiné aux artistes plasticiens dans une première phase triennale en Afrique, puis dans d’autres régions du monde. « In-discipline » allie temps de création et temps d’exposition sous l’égide d’un artiste référent.

Pour la première édition, la fondation Montresso invite l’artiste Dominique Zinkpé à sélectionner et parrainer quatre artistes béninois : Ishola Akpo, Charly d’Almeida, Gérard Quenum et Nathanaël Vodouhé. De ces échanges et discussions artistiques à Jardin rouge (résidence d’artiste de la fondation Montresso), naît la première exposition « In-discipline # 1 » au cœur de l’espace d’art Montresso durant la Foire 1:54 à Marrakech. L’événement est prévu du 22 février au 31 mars. A cette occasion, les œuvres des artistes Ishola Akpo (photographie), Nathanaël Vodouhé (sculpture et installation), Charly d’Almeida (sculpture), Gérard Quenum (peinture), Dominique Zinkpé (peinture, sculpture et installation), seront dévoilées.

Fondateur de Montresso, Jean Louis Haguenauer rappelle : « L’aventure de Jardin rouge a commencé en 2007 et nous a permis d’accompagner une dizaine d’artistes, tous étrangers et de renommée mondiale. En 10 ans, le projet a su gagner en reconnaissance au niveau international ». Il est temps, à présent, estime M. Haguenauer, de provoquer la rencontre avec les artistes du continent. Sur cet aspect, la Biennale de Dakar, en 2016, était une amorce avec l’exposition, sur l’île de Gorée, de l’artiste franco-congolais Kouka. « In-discipline structure et organise notre volonté d’ouvrir Jardin rouge aux artistes des pays africains y compris le Maroc. Cette ouverture sur le continent est nécessaire autant qu’évidente », relève le fondateur de Montresso.

Le commissaire de l’exposition « In-discipline #1 », Dominique Zinkpé, juge : « Nul ne doute de la richesse culturelle et des expressions créatives de l’Afrique. A grandes enjambées, elle assume ses explorations créatives qu’elle développe avec sérénité.

L’art contemporain, ses artistes et leurs œuvres constituent un des vecteurs de ce développement artistique ».

E. Massiga FAYE

La sociologue-chercheuse Aoua Bocar Ly-Tall dit avoir essayé de « rétablir des pages de l’Histoire africaine écrite par les femmes » dans son ouvrage « De la reine de Saba à Michelle Obama » présenté samedi à Dakar. « Il s’agit, par devoir de mémoire, de participer à une meilleure connaissance de leur (les femmes) contribution à la civilisation universelle en mettant en relief leurs personnalités hors pairs », a soutenu l’auteur qui a été, pendant neuf années, l’étudiante de l’égyptologue sénégalais Cheikh Anta Diop. Elle soutient d’ailleurs avoir écrit ce livre selon « le fil d’Ariane de l’œuvre de Cheikh Anta Diop » et s’inscrire, à l’instar de son mentor, dans cette perspective du rétablissement des pages de l’Histoire africaine écrite par les femmes.

Le livre « De la reine de Saba à Michelle Obama », édité par L’Harmattan Sénégal, présente, au fil des pages, les héroïnes du passé mais aussi celles du présent. Lesquelles sont « des femmes de pouvoir et de savoir », a souligné la sociologue Fatou Sow Sarr. Dans cette sélection de personnalités décrites dans l’ouvrage, il y a entre autres Ndaté Yalla, la reine du Walo, la scientifique féministe Rose Basse, la Première dame noire, maîtresse de la Maison Blanche, Michelle Obama.

APS

L’association « Takku Suxali Salum » qui œuvre pour le développement de la région centre du pays a tenu, ce week-end, la 5ème édition de la Nuit du Saloum ou Nuit du Ngoyane. Cette soirée ayant réuni les fils de cette région naturelle du Sénégal a été l’occasion pour les chanteuses d’exprimer leur talent.

Samedi, le froid glacial qui dicte sa loi à Dakar n’a pu venir à bout de la détermination des ressortissants du Saloum. Ces derniers étaient venus assister à la soirée annuelle de l’association « Takku Suxali Salum » présidée par Kéba Bâ. Pour la circonstance, les jardins de la Maison de la culture Douta Seck ont refusé du monde.

Le nombreux public n’a pas été déçu de la 5ème édition de la Nuit du Saloum, car les artistes ont replongé l’assistance dans le rythme des soirées traditionnelles de Ngoyane, une des identités du Saloum. C’est l’artiste Amy Socé Ndiaye de Ndoffane qui a ouvert le bal avec son orchestre constitué, entre autres, de dames qui ont le secret de faire résonner les calebasses posées à même le sol pour produire un son spécifique à ce genre musical. Avec sa voix accompagnée par la mélodie des pianos et des tambours, c’était la communion totale avec l’assistance. Peu importe. Femme, homme, on se laisse aller à cette danse traditionnelle surtout quand la chanteuse à la voie pénétrante est revenue sur l’histoire de certaines figures historiques, politiques, mais aussi de localités du Saloum. Après Amy Socé Ndiaye, Zahra Mbaye a égayé le public avec ses danseuses habiles. Simon Sène a aussi joué sa partition de même que d’autres artistes du Saloum qui ont rendu la Nuit du Ngoyane, une soirée « Sargal Macky Sall », plus belle.

« SARGAL MACKY SALL »
Kéba Bâ, président de l’association « Takku Suxali Salum », fondée en 2010, s’est félicité de la forte présence à cette soirée. Il a remercié les autorités du Sine-Saloum qui l’ont soutenu dans cette initiative ayant permis de réunir tous les fils de la région. Ce producteur de Ngoyane a expliqué que cette soirée était aussi une manière de « rendre hommage au président Macky Sall ». « Je remercie tout le monde pour la mobilisation exceptionnelle ; tout le Saloum est représenté, de même que les gens de la diaspora et les autorités. Je remercie spécialement le président Macky Sall qui m’a appelé pour m’encourager pour mon travail et aussi le Premier ministre », a laissé entendre l’initiateur de l’événement. Par rapport au thème de cette 5ème édition, « Sargal Macky Sall », Kéba Bâ a indiqué que le chef de l’Etat le mérite parce qu’il a beaucoup fait pour le Saloum en faisant la promotion de beaucoup de responsables de cette zone.

L’objectif de sa structure, a-t-il dit, c’est de réunir les Saloum-Saloum, de les aider, de travailler dans le social, pour le développement de cette région du Sénégal. Le ministre Assane Diop, président du Conseil départemental de Koungheul, a participé à la soirée ainsi que d’autres responsables. Le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, s’est fait représenter par une forte délégation et le ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie, Mbagnick Ndiaye a été représenté par son épouse.

Oumar KANDE


PROMOTION DU NGOYANE : DES ARTISTES DEMANDENT UN CADRE D’EXPRESSION
Même si le Ngoyane est une musique traditionnelle très appréciée par les habitants du Saloum et par l’essentiel des Sénégalais, elle n’est pas très développée. Pour sa promotion, les chanteuses qui disent travailler, jusqu’à présent, de manière traditionnelle, veulent avoir un meilleur cadre d’expression. L’une des porte-voix du Ngoyane, Amy Socé Ndiaye, a laissé entendre que pour développer cette musique traditionnelle qui est à la croisée des chemins, il faut démultiplier les initiatives comme la Nuit du Saloum pour permettre aux artistes de mieux s’exprimer.

C’est pour cela qu’elle a remercié le président de l’association « Takku Suxali Salum » qui permet à ses collègues de communier avec le public et de mieux gagner leur vie. « Kéba Bâ est à remercier pour le travail qu’il mène en faveur du développement du Saloum et de la promotion du Ngoyane », a-t-elle dit.

O. KANDE


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