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Arts et Culture (2442)

Le nouveau complexe cinématographique Sembene Ousmane sera ouvert le 31 mars. D’une capacité de 500 places, avec des salles en 2, 3 et 5D, cette nouvelle infrastructure culturelle va contribuer au rayonnement du septième art africain, notamment sénégalais.

Construite au Magic Land, sis sur la corniche ouest de Dakar, à deux pas de l’océan Atlantique, le nouveau complexe cinématographique Sembene Ousmane est une infrastructure complète. Ce bijou dont l’inauguration est prévue le 31 mars prochain épouse toutes les commodités (confiserie et snack, salle de fête, salle de jeux…). Il intègre les dernières technologies. Avec des salles en 2, 3 et 5D, ce complexe va contribuer, de manière significative, au rayonnement du cinéma africain en général et sénégalais en particulier. Au total, 500 places sont réparties entre trois grandes salles portant les noms de Djibril Diop Mambéty, Safi Faye et Soukheyna Saleh. A l’initiative du groupe Saleh, ce programme de construction de salles de cinéma à Dakar et dans les régions est une réponse positive à l’appel des autorités sénégalaises qui ambitionnent d’édifier des complexes cinématographiques un peu partout dans le pays pour redynamiser le septième art sénégalais mais également de relancer le cinéma disparu dans certains quartiers de la capitale et de sa banlieue. Après Dakar, Youssef Saleh, Pdg du groupe Saleh, compte également construire d’autres complexes cinématographiques à Kaolack, Saint-Louis et Thiès. Selon Nasser Ayadi, chargé de la programmation, le complexe cinématographique Sembene Ousmane va accorder une place privilégiée aux films africains. Cela, avec une programmation hebdomadaire suivie et régulière des films de catalogue. Il se veut également un tremplin qui pourra aider au succès des nouveautés africaines. « On vise une grosse programmation africaine en mettant l’accent sur la production du continent. On veut montrer tous les films primés dans les festivals africains », soutient-il, ajoutant que des collaborations ont été déjà nouées avec de grandes maisons de distribution. Le complexe cinématographique va aussi accorder un programme spécial pour les enfants avec les films d’animation. Pour permettre à une bonne partie des Sénégalais d’avoir accès à ce complexe, trois sortes de tarifs ont été établis. Un tarif de 2.000 FCfa pour adulte, un autre de 1.500 pour enfant et, enfin, un troisième à 5.000 FCfa pour les affiches inédites.

Ibrahima BA

Décédé, samedi dernier, des suites d’un malaise, Lamine Mbengue a plongé le milieu artistique sénégalais dans l’émoi et la consternation. Le comédien, producteur et prometteur de Sénégal Tv a bercé, grâce à son talent, plusieurs générations de téléspectateurs. A l’annonce de son décès, le ministre de la Culture a, dans un message, fait part de sa « profonde tristesse ». Pour Abdou Latif Coulibaly, Lamine Mbengue était à la fois figure éminente de la créativité artistique nationale et analyste lucide et pertinent de la situation et des enjeux de notre production audiovisuelle. « Comédien ou acteur, Lamine Mbengue a toujours été crédité de prestations, que d’aucuns n’ont pas hésité à qualifier d’époustouflantes, dans les pièces ou téléfilms où, grâce à son envergure, il a toujours tenu les rôles les plus déterminants ». Il ajoute que « cette capacité à incarner l’excellence a fait de lui un militant convaincu de la production de séries télévisées reflétant nos réalités culturelles et mettant en lumière le génie et le talent de nos acteurs ». D’après le ministre de la Culture, « en cela, il nous laisse en viatique un message dont nous mesurons la profondeur et la portée ». Au nom du Président de la République, du chef du gouvernement et de toute la communauté artistique, Abdou Latif Coulibaly a exprimé ses « vives condoléances à la famille éplorée… »

I. BA

 

Au quartier Hann Fort B, un bâtiment à étage se singularise au milieu du pâté de maisons. Avec son petit jardin au gazon dru offrant une charmante verdure, l’endroit sort désormais de l’ordinaire. Dans cette zone à forte habitation, où le trafic offre bruits étourdissants et pollution de l’air à certaines heures de la journée, l’édifice est devenu un refuge sûr. Cette « Villa des arts », que vient de créer le peintre, photographe et graphiste-designer Ousmane Ndiaye Dago, fait dorénavant de ce quartier de la commune de Hann Bel-Air un des points d’attraction de la capitale sénégalaise. Cadre commode et agréable, le bâtiment propose une élégance inédite au visiteur dès qu’il franchisse le seuil de l’édifice. Ici, l’art contemporain étale sa splendeur. Dans tous les coins et recoins de la maison, on trouve des œuvres emblématiques de la création sénégalaise. Pour l’inauguration de son joyau, Ousmane Ndiaye Dago a voulu jouer au symbolisme. Cela, en proposant une collection d’une dizaine d’artistes qui font, aujourd’hui, partie des emblématiques du pays. Entre la peinture et la tapisserie de Kalidou Kassé, la photographie de Mamadou Gomis et de son collègue Mactar Ndour, les œuvres de Daouda Ndiaye, Charlys Lèye, Kiné Aw ou encore Ibrahima Kébé…cette collection est un résumé qualitatif de notre création contemporaine. Du rez-de-chaussée au balcon en passant par le premier étage, ce sont des dizaines d’œuvres que la « Villa des arts » va accueillir du 22 mars au 23 avril prochain. L’exposition, qui s’étale sur un mois, permettra aux amoureux des arts plastiques et de la photographie de découvrir, dans la diversité et le dialogue, la beauté de cette collection reflétant la vivacité et le bouillonnement artistique sénégalais.

Du rêve à la réalité
C’est aussi une occasion de découvrir cet espace magnifique qui est le symbole d’un rêve d’artiste devenu une réalité.  Ousmane Ndiaye Dago, en transformant sa maison en galerie, a matérialisé son rêve. Lequel  est celui « de toujours exister par l’art, de perpétuellement faire vivre et revivre l’art, de cohabiter à chaque instant avec l’art ».  Mais, il n’y a rien d’impossible quand on est guidé par le feu de la passion. Et Ousmane ne vit que pour l’art. Cet ancien pensionnaire de l’Ecole des beaux-arts de Dakar sait bien comment repousser les limites de l’impossible pour réaliser son rêve. Construite sur fonds propres, la « Villa des arts » est le produit de l’endurance, de la patience et du sacrifice. « C’est fait avec mes propres petites économies, quelquefois me permettant de prendre des billets de banque dans la sacoche de ma belle-sœur Ndèye Khady, quand ce n’est pas dans les pochettes de mes enfants, Adama, Awa, Alioune et Cheikh, leur privant évidemment de certaines commodités et argent de poche… », soutient-il.  Cet espatse veut ouvert à tous les genres de créativité. Il ambitionne d’être l’un des réceptacles de l’ébullition culturelle portant depuis toujours l’identité du pays de Léopold de Sédar Senghor mais aussi un lieu de dialogue et d’échanges fructueux dont la finalité demeure le rayonnement de la culture sénégalaise. Conformément à la vision de son concepteur, la « Villa des arts » est formulée pour être une galerie d’art capable d'accueillir et de tenir des formats multiples d'expositions qui seront agrémentées, au besoin ou à l’occasion, de musique acoustique, de poésie ou même de chorégraphie épurée.

Espace d’exposition et d’expansion   
Aussi, d’après Ousmane Ndiaye Dago, la « Villa des arts espère bien ne pas en rester là. Car elle veut faire preuve de ses ambitions, de ses compétences, les nôtres à nous tous, pour développer notre art ». Attaché plus que jamais à son art, le photographe et graphiste-designer croit  en la créativité et à la formation comme du reste à la religion. C’est pourquoi il veut que  la « Villa des arts » soit en même temps un laboratoire d’initiation, de création et d’expressions artistiques pour tout le monde, enfants et adultes, femmes et hommes. Ousmane rêve d’un espace d’exposition et d’expansion d’art contemporain, un endroit qui abrite les riches et multiples expressions culturelles du Sénégal. « La modernité du lieu, sa surface et la beauté de ses volumes se prêtent admirablement à la composition et à la contemplation. J’invite les artistes, les plasticiens, les sculpteurs et les photographes à investir cet espace pour se faire plaisir et faire plaisir aux autres », souligne-t-il.  En créant cette galerie, Ousmane Ndiaye Dago veut donner plus d’élan à l’art sénégalais en impulsant la culture de la qualité. Il désire également rompre avec les formats institutionnels reléguant l’art à des espaces souvent fréquentés par une élite. L’artiste compte créer un endroit où l’on peut se retrouver autour d’une multitude d’idées.  Il s’inscrit aussi dans un esprit d’innovation et d’ouverture.  Natif de Ndiobène (Tivaouane), Ousmane Ndiaye Dago est, aujourd’hui, l’un des plus grands peintres, photographes et graphistes-designer du  Sénégal. Dans son art, sa démarche reste centrée sur la femme. D’où toute son originalité basée sur le concept « Femme terre » allant au-delà  d’une simple question de sexe, mais d’idées et de création artistique. L’artiste excelle aussi dans l’illustration littéraire et  scientifique.  

Abdou Latif Coulibaly, ministre de la culture

«L’entreprenariat culturel interpelle notre attention…»

Le ministre de la Culture qui a pris part à la cérémonie d’inauguration de cette galerie a salué l’initiative d’Ousmane Ndiaye Dago. Ce dernier, selon Abdou Latif Coulibaly, est un « digne » ambassadeur du Sénégal.
Car, a-t-il dit, il a contribué au rayonnement de  l’art de notre pays. Parlant de la collection de la « Villa des arts », le ministre a indiqué qu’il s’agit  d’œuvres remarquables portées par des personnes dont le travail ne lui est  pas totalement inconnu ». Selon M. Coulibaly, le travail d’Ousmane Ndiaye Dago s’inscrit en droite ligne des responsabilités de son département. « Cette passion artistique, mise au service de l’entreprenariat culturel à travers cette « Villa des arts », interpelle notre attention surtout dans cette période de refondation de notre politique culturelle marquée par le désir du gouvernement de faire de la culture un des leviers de développement économique et social. J’ai compris que ce lieu ne sera pas seulement un espace de démonstration de la création artistique. Ce sera aussi un lieu d’échanges, de formation, de réflexion et d’introspection », a-t-il souligné.
           

Ibrahima BA

Le ministre de la Culture qui a pris part à la cérémonie d’inauguration de cette galerie a salué l’initiative d’Ousmane Ndiaye Dago. Ce dernier, selon Abdou Latif Coulibaly, est un « digne » ambassadeur du Sénégal.
Car, a-t-il dit, il a contribué au rayonnement de  l’art de notre pays. Parlant de la collection de la « Villa des arts », le ministre a indiqué qu’il s’agit  d’œuvres remarquables portées par des personnes dont le travail ne lui est  pas totalement inconnu ». Selon M. Coulibaly, le travail d’Ousmane Ndiaye Dago s’inscrit en droite ligne des responsabilités de son département. « Cette passion artistique, mise au service de l’entreprenariat culturel à travers cette « Villa des arts », interpelle notre attention surtout dans cette période de refondation de notre politique culturelle marquée par le désir du gouvernement de faire de la culture un des leviers de développement économique et social. J’ai compris que ce lieu ne sera pas seulement un espace de démonstration de la création artistique. Ce sera aussi un lieu d’échanges, de formation, de réflexion et d’introspection », a-t-il souligné.

I. BA                                                                           

 

A l’ origine du cousinage entre Diolas et Sérères, les deux sœurs  Aguène et Diambogne s’étaient séparées au large de l’embouchure entre l’océan et le fleuve Saloum. Une histoire ou une légende qui a été reconstituée   lors du festival Sérère-Diola  « Okhet Kayanior » à Faoye, dans la commune de Djilass.

Une belle communion. Le festival sérère et diola  « Okhet Kayanior », qui s’est déroulé à Faoye, dans la commune de Djilass, a raffermi les liens entre ces deux communautés. L’initiative émane de l’Association des ressortissants casamançais de l’arrondissement de Fimela en collaboration avec la Génération solidaire, terres et cultures solidaires et Alter Ego (France). L’objectif : promouvoir la culture des ethnies sérère et diola. La troupe artistique « Essamaye » de Coubalan, dans les Kalounayes, en Casamance, était l’invitée d’honneur. Une belle occasion pour les organisateurs, selon le président du comité de pilotage, le major Mamadou Ndik Faye, par ailleurs chef de village de Faoye, « d’illustrer et de raffermir davantage les liens séculaires basés sur ce cousinage à plaisanterie et en faire un véritable vecteur de développement ».

C’est au large du bras de mer qui longe le village que s’est tenue la reconstitution de cette séparation entre deux sœurs qui auraient enfanté les cousins sérères et diolas. Une belle illustration. Les responsables et troupes folkloriques des deux camps, à bord de deux pirogues, ont navigué pendant longtemps avant de se séparer pour symboliser ainsi, selon Mamadou Ndik Faye, « cette légende entre les deux sœurs Aguène et Diambogne ». Une foule venue du village de Faoye et ses environs mais aussi de nombreux touristes en séjour dans la zone ont assisté à cette démonstration.

Le festival a débuté à Fimela en passant par Dioffior jusqu’à Faoye. Les populations de ces trois localités ont vécu au rythme de la diversité culturelle des deux peuples. La troupe de Coubalan (Casamance) a séduit le public en présentant son répertoire.

La parade des masques était l’une des attractions du festival avec tout le mysticisme et la symbolique qui l’entourent. « Seuls les initiés peuvent en comprendre la signification », a expliqué Papis Ismaïla Sonko, responsable de la troupe. « Notre participation en tant qu’invité d’honneur du festival de Faoye est dictée par la volonté de solidifier les liens de cousinage entre Diolas et Sérères mais aussi  pour permettre aux deux communautés de jouer leur partition dans la recherche d’une paix durable en Casamance et dans tout le Sénégal. Car il ne peut pas y avoir d’émergence sans la paix et l’unité », a-t-il souligné.

Plus de 300 femmes dépistées au cancer du col de l’utérus
Le maire de la commune de Dioffior, Youssouf Diome, a magnifié l’organisation du festival. Il a insisté sur la nécessité pour les deux communautés de créer les conditions d’une vie commune. M. Diome a invité ses cousins diolas à venir s’installer à Dioffior et ses parents sérères à faire de même en Casamance.

Ces journées culturelles ont été également marquées par des séances gratuites de dépistage du cancer du col de l’utérus. Selon le président du comité d’organisation, cela a permis « de consulter 332 femmes, dont 76 à Faoye, 182 à Dioffior et 74 à Fimela. La première édition du week-end culturel Sérère-Diola dénommé « Okhet Kayanior » a vécu.  La prochaine pourrait se tenir en Casamance comme l’ont souhaité certains des organisateurs.

Mohamadou SAGNE

 

Le site internet Habari Rdc, la WebTv Kunafoni (Mali) et le média Nothing but the wax (France) sont les lauréats de la 3ème édition du Prix francophone de l’innovation dans les médias.

Les trois Prix francophones de l’innovation dans les médias ont été décernés, hier, lors d’une cérémonie au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), rapporte un communiqué. C’était en présence de Mme Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie, Mme Marie-Christine Saragosse, directrice générale en charge de la stratégie et des antennes de France médias monde (Fmm) et M. Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (Rsf).

Le 1er Prix de 10.000 euros a été décerné à Habari Rdc (République démocratique du Congo), un site internet fédérant le travail d’une centaine de journalistes, blogueurs et photographes répartis dans huit villes du pays. Résolument tourné vers la jeunesse congolaise, Habari Rdc propose des articles, des reportages, des photos ou des vidéos et se veut « un espace de débats et de dialogues constructifs ».

Le 2e Prix de 6500 euros a été décerné à « Kunafoni » (Mali), une WebTv d’informations générales orientée vers les jeunes et les femmes du Mali et d’Afrique subsaharienne. La WebTv s’articule autour de deux programmes majeurs : Kunafoni Rappou, qui propose des journaux télévisés et des débats rappés, et Femmes leaders, qui valorise les savoirs et savoir-faire des femmes en tant qu’actrices du changement.

Le 3e Prix de 3500 euros a été décerné à « Nothing but the wax » (France), un média indépendant s’intéressant à la jeunesse afro-descendante connectée, à travers des sujets de société, sur la culture et les arts. Ce site ambitionne de donner une autre perspective du monde par le biais des yeux d’une jeunesse noire basée aussi bien en Europe qu’en Afrique.

Le Prix francophone de l’innovation dans les médias est le fruit d’un partenariat entre l’Oif, Rfi et Rsf. Il s’adresse à tous les médias (radio, télévision, presse écrite et médias numériques) des 54 États et gouvernements membres de la Francophonie ayant développés des offres innovantes prenant en compte les nouveaux modes de consommation et d’accès à l’information. « Il récompense les innovations dans les contenus, dans les usages et dans les modèles économiques et d’organisation qui contribuent à renforcer la liberté de la presse et le droit à l’information des populations, valeurs défendues par les trois partenaires », explique le communiqué. Le palmarès de cette deuxième édition, précise-t-on dans le document, a été établi par un jury de sélection qui s’est réuni le 15 février au siège de l’Oif.

E. Massiga FAYE

 

La 5ème  édition du  festival  Djaram’Art s’ouvre  le 01er  avril  à Ndayane (région de Thiès). Dédié à la jeunesse sénégalaise, l’événement sera marqué, jusqu’au 7 avril,  par des ateliers cirque et marionnettes, une formation en photo, une course d’ânes, un gala de lutte, des spectacles de danses et chants traditionnels lébous.

Unique à son genre au Sénégal, le festival Djaram’Art  se déroule du 1er au 7 avril  à Ndayane, Kelle, Toubab Dialaw et à l’Institut français de Dakar. Organisé par  l’association Djarama, il a pour but d’offrir un moment de culture et de joie aux enfants et surtout de faire découvrir ce village légendaire de Ndayane que peu de Sénégalais connaissent. Selon la directrice artistique du pôle culturel de Djaram’Art, Patricia Gomis, par ailleurs comédienne, après quatre éditions,  de 2013 à 2016, le festival s’installe cette année à Ndayane. « Durant cinq jours, du 1er au 5 avril, il y aura des ateliers artistiques (cirque, marionnettes et clown) pas tellement connus au Sénégal et qui seront présentés par des artistes  venus du Maroc, de la France et de la  Suisse. Sans compter les spectacles de danses et chants traditionnels lébous, les courses d’ânes,  un gala de lutte et des spectacles. L’art dans la rue  sera à l’honneur à Ndayane et environs pour célébrer un moment de culture, de joie et de créativité à partager avec la jeunesse sénégalaise », informe Mme Gomis.

Pour valoriser  les artisans et producteurs locaux, il  est prévu des stands pour permettre aux gens de  pouvoir exposer l’artisanat. En amont de ce festival, il y a eu  une formation en photo  pour les jeunes de Ndayane et une autre en graffiti avec l’artiste Docta. Le festival sera l’occasion d’inaugurer cette fresque réalisée par les enfants. De plus, deux journées de visites médicales et de soins dentaires seront organisées les 4 et 5 avril pour les enfants  des « daaras » et de Ndayane. D’après Patricia Gomis, l’évènement met l’accent, cette année, sur le droit à la santé pour tous. Le 4 avril, les festivaliers seront  au Trampoline «  de Dakar, sur la Corniche ouest, pour également  offrir un moment de culture et de joie aux enfants des rues, les talibés.

La clôture du festival est prévue le 07  avril à l’Institut français, partenaire culturel de Djarama, avec une déambulation, des ateliers cirque et marionnettes pour les enfants et des représentations de spectacles.  Fondée   en   2005,   Djarama,  une   association   humaniste   et   innovante, œuvre   au   profit   des   enfants  défavorisés  par  des  actions  culturelles  et  éducatives  liant   l’apprentissage,   les   arts   du   théâtre,   du   cirque et  de   la   marionnette. 
Elle a créé, en 2014, la première compagnie clown au Sénégal. L’association a également  mis en place deux écoles  sociales et communautaires. « Une  école maternelle à Malika, depuis 2009, qui  accueille les enfants défavorisés. Nous avons aussi en place le Centre d’art  pour la jeunesse avec un théâtre de 150 places qui organise, tous les mois, un spectacle venu de partout (France, Suisse)  que l’on diffuse, par la suite,  dans les lieux culturels et dans certaines écoles », confie la directrice artistique du pôle culturel Djaram’Art.

Maguette Guèye DIEDHIOU

 

Entre beauté et singularité, l’espace « Villa des arts » du peintre, photographe et graphiste-designer Ousmane Ndiaye Dago, inauguré, jeudi dernier, par le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, enrichit l’univers de la création artistique sénégalaise. Il propose d’accueillir et de tenir des formats multiples d'expositions, lesquels vont être rehaussés par la musique acoustique, la poésie, la chorégraphie épurée…

Au quartier Hann Fort B, un bâtiment à étage se singularise au milieu du pâté de maisons. Avec son petit jardin au gazon dru offrant une charmante verdure, l’endroit sort désormais de l’ordinaire. Dans cette zone à forte habitation, où le trafic offre bruits étourdissants et pollution de l’air à certaines heures de la journée, l’édifice est devenu un refuge sûr. Cette « Villa des arts », que vient de créer le peintre, photographe et graphiste-designer Ousmane Ndiaye Dago, fait dorénavant de ce quartier de la commune de Hann Bel-Air un des points d’attraction de la capitale sénégalaise. Cadre commode et agréable, le bâtiment propose une élégance inédite au visiteur dès qu’il franchisse le seuil de l’édifice. Ici, l’art contemporain étale sa splendeur. Dans tous les coins et recoins de la maison, on trouve des œuvres emblématiques de la création sénégalaise. Pour l’inauguration de son joyau, Ousmane Ndiaye Dago a voulu jouer au symbolisme.

Cela, en proposant une collection d’une dizaine d’artistes qui font, aujourd’hui, partie des emblématiques du pays. Entre la peinture et la tapisserie de Kalidou Kassé, la photographie de Mamadou Gomis et de son collègue Mactar Ndour, les œuvres de Daouda Ndiaye, Charlys Lèye, Kiné Aw ou encore Ibrahima Kébé…cette collection est un résumé qualitatif de notre création contemporaine. Du rez-de-chaussée au balcon en passant par le premier étage, ce sont des dizaines d’œuvres que la « Villa des arts » va accueillir du 22 mars au 23 avril prochain. L’exposition, qui s’étale sur un mois, permettra aux amoureux des arts plastiques et de la photographie de découvrir, dans la diversité et le dialogue, la beauté de cette collection reflétant la vivacité et le bouillonnement artistique sénégalais.

Du rêve à la réalité
C’est aussi une occasion de découvrir cet espace magnifique qui est le symbole d’un rêve d’artiste devenu une réalité. Ousmane Ndiaye Dago, en transformant sa maison en galerie, a matérialisé son rêve. Lequel est celui « de toujours exister par l’art, de perpétuellement faire vivre et revivre l’art, de cohabiter à chaque instant avec l’art ». Mais, il n’y a rien d’impossible quand on est guidé par le feu de la passion. Et Ousmane ne vit que pour l’art. Cet ancien pensionnaire de l’Ecole des beaux-arts de Dakar sait bien comment repousser les limites de l’impossible pour réaliser son rêve. Construite sur fonds propres, la « Villa des arts » est le produit de l’endurance, de la patience et du sacrifice. « C’est fait avec mes propres petites économies, quelquefois me permettant de prendre des billets de banque dans la sacoche de ma belle-sœur Ndèye Khady, quand ce n’est pas dans les pochettes de mes enfants, Adama, Awa, Alioune et Cheikh, leur privant évidemment de certaines commodités et argent de poche… », soutient-il. Cet espatse veut ouvert à tous les genres de créativité. Il ambitionne d’être l’un des réceptacles de l’ébullition culturelle portant depuis toujours l’identité du pays de Léopold de Sédar Senghor mais aussi un lieu de dialogue et d’échanges fructueux dont la finalité demeure le rayonnement de la culture sénégalaise. Conformément à la vision de son concepteur, la « Villa des arts » est formulée pour être une galerie d’art capable d'accueillir et de tenir des formats multiples d'expositions qui seront agrémentées, au besoin ou à l’occasion, de musique acoustique, de poésie ou même de chorégraphie épurée.

Latif C

Espace d’exposition et d’expansion
Aussi, d’après Ousmane Ndiaye Dago, la « Villa des arts espère bien ne pas en rester là. Car elle veut faire preuve de ses ambitions, de ses compétences, les nôtres à nous tous, pour développer notre art ». Attaché plus que jamais à son art, le photographe et graphiste-designer croit en la créativité et à la formation comme du reste à la religion. C’est pourquoi il veut que la « Villa des arts » soit en même temps un laboratoire d’initiation, de création et d’expressions artistiques pour tout le monde, enfants et adultes, femmes et hommes. Ousmane rêve d’un espace d’exposition et d’expansion d’art contemporain, un endroit qui abrite les riches et multiples expressions culturelles du Sénégal. « La modernité du lieu, sa surface et la beauté de ses volumes se prêtent admirablement à la composition et à la contemplation. J’invite les artistes, les plasticiens, les sculpteurs et les photographes à investir cet espace pour se faire plaisir et faire plaisir aux autres », souligne-t-il. En créant cette galerie, Ousmane Ndiaye Dago veut donner plus d’élan à l’art sénégalais en impulsant la culture de la qualité. Il désire également rompre avec les formats institutionnels reléguant l’art à des espaces souvent fréquentés par une élite. L’artiste compte créer un endroit où l’on peut se retrouver autour d’une multitude d’idées. Il s’inscrit aussi dans un esprit d’innovation et d’ouverture. Natif de Ndiobène (Tivaouane), Ousmane Ndiaye Dago est, aujourd’hui, l’un des plus grands peintres, photographes et graphistes-designer du Sénégal. Dans son art, sa démarche reste centrée sur la femme. D’où toute son originalité basée sur le concept « Femme terre » allant au-delà d’une simple question de sexe, mais d’idées et de création artistique. L’artiste excelle aussi dans l’illustration littéraire et scientifique.

Ibrahima BA

ABDOU LATIF COULIBALY, MINISTRE DE LA CULTURE : « L’ENTREPRENARIAT CULTUREL INTERPELLE NOTRE ATTENTION… »
Le ministre de la Culture qui a pris part à la cérémonie d’inauguration de cette galerie a salué l’initiative d’Ousmane Ndiaye Dago. Ce dernier, selon Abdou Latif Coulibaly, est un « digne » ambassadeur du Sénégal.

Car, a-t-il dit, il a contribué au rayonnement de l’art de notre pays. Parlant de la collection de la « Villa des arts », le ministre a indiqué qu’il s’agit d’œuvres remarquables portées par des personnes dont le travail ne lui est pas totalement inconnu ». Selon M. Coulibaly, le travail d’Ousmane Ndiaye Dago s’inscrit en droite ligne des responsabilités de son département. « Cette passion artistique, mise au service de l’entreprenariat culturel à travers cette « Villa des arts », interpelle notre attention surtout dans cette période de refondation de notre politique culturelle marquée par le désir du gouvernement de faire de la culture un des leviers de développement économique et social. J’ai compris que ce lieu ne sera pas seulement un espace de démonstration de la création artistique. Ce sera aussi un lieu d’échanges, de formation, de réflexion et d’introspection », a-t-il souligné.

I. BA

Le directeur général de Canal+ Sénégal a lancé, hier, la version haute définition (Hd) du bouquet télévisuel dont plus de 20 chaînes intègrent cette nouvelle technologie.

Canal+ Sénégal s’inscrit dans le sillage des nouvelles technologies. Le bouquet télévisuel passe en mode haute définition (Hd). Pour les téléspectateurs, c’est l’amorce d’une nouvelle expérience dans la qualité de l’image et du son. Hier, au cours d’une conférence de presse de lancement, le directeur général de Canal+ Sénégal a souligné l’intérêt d’intégrer cette nouvelle technologie. « L’œil de l’humain, du client, est très exigeant », a estimé Sébastien Punturello. Outre une qualité d’image et de son, « le bouquet télévisuel offre un large éventail qui tourne autour de plus de 20 chaînes avec une plateforme plus moderne », a informé S. Punturello.  Selon lui, la haute définition permet au bouquet Canal+ de bonifier la qualité de ses chaînes. Cela donne une qualité d’image jusqu’à quatre fois supérieure. Les détails et les couleurs sont plus précis. S’y ajoute une nouvelle dimension sonore grâce à la nouvelle technologie dolby digitale.
Autre fonctionnalité, a-t-il détaillé, le téléspectateur peut visionner à son rythme avec un disque dur externe connecté qui permet d’enregistrer des programmes en avance. Elle donne également la possibilité d’avoir un contrôle du direct.
Dans cet univers des services et de la technologie, la chaîne cryptée se distingue avec l’application MyCanal. « Au Sénégal, nous avons une demande, un consommation très forte, comparée aux autres pays en Afrique. Les Sénégalais aiment la modernité, la technologie », a souligné le directeur général de Canal+ Sénégal. Du coup, a annoncé Sébastien Punturello, le contenu du service sera élargi. Dans la foulée, il a donné un aperçu sur la programmation de la chaîne en avril. Une des attractions sera la diffusion du magazine Réussite spécial Sénégal le 03 avril à 20h30 sur Canal+. Le rire sera au rendez-vous avec la nouvelle série courte d’humour Kongossa Télécom. Elle sera diffusée à partir du 2 avril, du lundi au vendredi, à 20h25.

La série événement sera marquée par la diffusion de The Good Doctor à compter du 16 avril.
Côté sport, outre le renouvellement de droits foot majeurs pour les prochaines années, les grands moments seront rythmés, entre autres, par la reprise de la Formule 1 avec le Grand prix d’Australie, dimanche 25 mars  sur Canal+ Sport 3 ; la finale de la Coupe de la ligue, Psg-Monaco le 31 mars sur Canal+ Sport 1 ; les quarts de finale aller et retour de l’Uefa Champions league du 3 au 11 avril et les demi-finales aller les 24 et 25 avril.

EL H Massiga FAYE

 

La  première radio digitale urbaine  du  Sénégal,  King Fm, célèbre son premier anniversaire  le  31 mars 2018. A l’occasion, un grand  concert  sera organisé à la Place du Souvenir avec en guest-star Fally  Ipupa, chanteur-compositeur congolais.

Pour célébrer  son premier anniversaire, la  radio digitale King Fm a décidé de mettre les petits plats dans les grands. Elle organise, à cet effet, un grand spectacle, le 31 mars,  à la Place du Souvenir, avec  comme invité la star congolaise Fally Ipupa qui va assurer son premier concert live au Sénégal. Dans la première partie, il sera secondé par des artistes sénégalais dont le roi du Mbalax, Youssou Ndour, Viviane, Aïda Samb, Sidy Diop, Samklef 2c, etc.
En conférence de presse, hier, le directeur général de la radio King Fm,  Boubacar Diallo alias Boubs a  dressé un bilan positif  des productions, un an après sa création. « Le défi était d’amortir les investissements. Nous avons atteint  cet objectif et l’avons même dépassé largement  par des chiffres qui parlent  d’eux-mêmes », a-t-il indiqué. Toutefois, il a reconnu que ce fût très difficile de faire en même temps Rfm et King Fm. Mais,  grâce à une équipe professionnelle et dynamique, ils ont participé à de grands événements qui leur ont permis de se  positionner dans le paysage médiatique. Boubacar Diallo a expliqué le choix porté sur Fally Ipupa pour fêter ce premier anniversaire par sa montée fulgurante sur la scène musicale africaine et mondiale. « Il est aimé par les jeunes et fédère toutes les communautés africaines. Tout le monde se retrouve autour de Fally Ipupa. C’est une  star africaine », a-t-il lancé.   

Maguette Guèye DIEDHIOU

Dans le secteur culturel, les inégalités hommes-femmes persistent toujours. Le rapport mondial de l’Unesco 2018 note une prise en compte défaillante de la question du genre dans toutes les politiques et mesures culturelles. Par exemple, seules 26% des femmes travaillent dans le secteur audiovisuel et médias interactifs et elles sont minoritaires aux postes décisionnels (34 % des ministres de la Culture sont des femmes et 31 % des directeurs des Conseils nationaux). En Afrique de l’Ouest, l’industrie musicale se caractérise par d’importantes disparités liées au genre.  D’après le rapport, les femmes comptent pour moins de 30 % des employés dans la plupart des professions de ce secteur.  Parmi celles qui ont  un emploi, 90 % sont des costumières ou coiffeuses, des postes traditionnellement considérés comme « féminins ». Il en est de même pour ce qui est des arts visuels. La volonté du Sénégal de mettre fin à ces inégalités a été saluée par l’Unesco dans son rapport. En effet, l’Etat du Sénégal a institué, depuis 2010,  une loi sur la parité homme-femme afin d’aller vers l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Selon le directeur de cabinet du ministre de la Culture, Alioune Sarr, cette loi a été citée en exemple même si, du point de vue des organes de décision de la Culture, il y a encore des progrès à faire.                      

Ibrahima BA

La deuxième édition du Rapport mondial de l’Unesco sur le suivi de la Convention 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles a été lancée hier à Dakar. Conçu pour faire le suivi de la mise en œuvre de cette convention, le rapport de cette année montre que la culture est de plus en plus intégrée dans les plans et stratégies de développement nationaux. Cela, avec une augmentation des investissements faits par les villes dans les industries culturelles.

Le nouveau rapport mondial de l’Unesco : « Re/penser les politiques culturelles », qui vient d’être lancé, démontre encore la place centrale qu’occupe les industries culturelles et créatives dans l’économie mondiale. En générant, chaque année, 2.250 milliards de dollars de revenus et dont les exportations représentent plus de 250 milliards de dollars dans les années à venir, selon les prévisions, ces secteurs représenteront environ 10 % du Pib mondial. Le rapport 2018 de l’Unesco faisant le suivi de la mise en œuvre de la Convention 2005 de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles a permis de noter un certain nombre de progrès.

Si les industries créatives sont devenues d’importants moteurs pour l’économie et le commerce tant dans les pays développés que ceux en développement, elles sont, aujourd’hui, de plus en plus intégrées dans les plans et stratégies de développement nationaux. Et ce, rappelle l’Unesco, pour la première fois et principalement dans les pays du Sud. Le rapport note une augmentation des investissements faits par les villes dans les industries culturelles pour le développement. En effet, ce succès s’explique surtout par la mise en place de bases législatives, dans certains pays, favorisant les industries culturelles, l’accès à Internet, la liberté et la diversité des médias. A cela s’ajoutent la hausse des investissements dans la créativité numérique et l’entrepreneuriat et la mobilisation de la société civile. Cependant, a relevé Danielle Cliche, secrétaire de la Convention 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, la part de l’aide au développement consacrée à la culture est actuellement la plus faible depuis 10 ans. Les contributions des parties au Fonds international pour la diversité culturelle ont aussi diminué de manière régulière. Pourtant, rappelle l’Unesco, il est nécessaire d’investir davantage dans la créativité pour obtenir des résultats positifs.  Le rapport 2018 « Re/penser les politiques culturelles » s’intéresse aussi aux expressions culturelles à l’ère du numérique. Et pour la première fois, renseigne-t-il, les revenus numériques représentent 50 % du marché de la musique enregistrée, soit une hausse  de 18 % environ par rapport à l’année dernière en raison d’une forte augmentation de la part des revenus du streaming. Dans un contexte numérique, l’Internet a fini de « transformer la chaine culturelle en une plateforme de réseau et le commerce électronique continue de défier les politiques culturelles et commerciales qui visent à promouvoir la diversité des expressions culturelles ».

Par ailleurs, dans le souci de concevoir de meilleures politiques et de négocier des accords de commerce équitable, l’Unesco insiste sur la nécessité d’améliorer la collecte des données sur les revenus issus du numérique et sur la façon dont ils sont répartis entre les plateformes et les créateurs.  Aussi,  « la relation entre les grandes plateformes, le Big Data, l’intelligence artificielle et la diversité des expressions culturelles doit être étroitement évaluée afin de s’assurer que les futures créations artistiques ne finissent pas par être détenues par quelques grandes plateformes ».

 

Permettre  aux participants de mieux comprendre les enjeux et les spécificités du contexte africain et de recueillir des éléments objectifs pour retranscrire l'histoire de l'Afrique d'une manière plus positive et inspirante.
Tel est l’objectif de la formation en ligne en journalisme pour le développement qui vient d’être lancée par la région Afrique de la Banque mondiale en partenariat avec l’Ecole supérieure de journalisme (Lille), le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et  l'Open learning campus de la Banque mondiale.  Dispensée en français, cette formation est destinée aux journalistes francophones d’Afrique subsaharienne.

À la fin, « un Certificat en journalisme du développement » sera délivré aux participants ayant effectué avec succès le programme.  Les journalistes désirant y participer, informe un communiqué, sont invités à envoyer leur dossier de candidature, au plus tard le mardi 27 mars, à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .
Le dossier de candidature doit comprendre, entre autres, une lettre de  motivation, un curriculum vitae, une lettre de recommandation du directeur de la rédaction ou du rédacteur en chef et une proposition de thème du reportage à traiter pour l’évaluation finale. Pour plus d’informations sur ce projet de formation, les candidats peuvent consulter le lien sur le site de la Banque mondiale : http://www.banquemondiale.org/.

Ibrahima BA

 

La 10ème édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa) a distingué la Malienne Aminata Mimita Coulibaly lauréate du Prix « Ismaël Diaby » du jeune technicien.

L’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) parraine le Prix « Ismaël Diaby » du jeune technicien. La 10ème édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa), qui a pris fin samedi, a primé la Malienne Aminata Mimita Coulibaly lauréate de l’édition 2018. Le Prix est doté de 10.000 euros (6,5 millions de FCfa), dont 3.000 en espèces (1.950.000 de FCfa) ; les 7.000 euros restant sont versés sous forme de stage de formation. « Nous pensons que la formation des techniciens de l’ombre du spectacle participe à la qualité des productions », a estimé Mme Youma Fall, directrice de la Langue française, culture et diversités. Elle a rappelé que le lauréat 2016 a été envoyé en stage aux Halles de Shaerbeek, l’une des plus importantes scènes de Bruxelles, pour une formation en technique de son. Avec trois années d’expérience, Aminata Mimita Coulibaly, originaire de Ségou, est devenue technicienne en son.

Décédé en 2016, Ismaël Diaby était le coordonnateur technique du Masa. Il y supervisait tous les spectacles et commissions. « En 2014, il a porté toute la communication de l’événement. Il a construit beaucoup de partenariats, mettant à profit son carnet d’adresses avec son agence de communication qui lui permettait de travailler dans toute la sous-région », a rappelé Mme Fall.
Le défunt est à l’origine du Prix Factos (Formation des acteurs et techniciens de l’ombre du spectacle) qui allait porter son.
La 10ème édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan, qui s’est clôturé samedi, au Palais de la Culture, a célébré les 25 ans de l’événement tout en mettant en lumière la diversité culturelle dans toutes ses expressions.

E. Massiga FAYE

 

« Enjoy ». C’est le titre du nouvel album de l’artiste-chanteur Pape Diouf qui sera sur le marché à partir de ce mercredi. Le chanteur a organisé, samedi dernier,  une séance d’écoute de cette nouvelle production.

Le leader de la Génération consciente, Pape Diouf, est de retour sur la scène musicale avec un nouvel album : « Enjoy ». Cet opus de 10 titres sera disponible sur le marché, mercredi. Ce week-end, il a donné la primauté du contenu à la presse, à ses amis et ses fans à travers une séance d’écoute de l’album. En présence de personnalités de la musique sénégalaise (Mbaye Dièye Faye, Alioune Mbaye Nder, Fallou Dieng, Momo Dieng, Fata « El presidente », Mame Gor Jazaka, etc.), Pape Diouf a passé en playback presque tous les 10 titres de cette  production titrée « Enjoy ». Comme l’indique déjà le titre de l’album, il a appelé tout le monde à aimer et à savourer son produit qui sera mis sur le marché après un travail titanesque en collaboration avec le label Prince Arts.

L’artiste a d’abord salué son compagnonnage avec ce label dirigé par Ngoné Ndour. Un compagnonnage long de 18 ans (2000-2018), mais qui a permis au leader de la Génération consciente d’être, aujourd’hui, parmi les voix qui comptent dans le paysage musical sénégalais.

Ces remerciements faits, Pape Diouf commence le playback avec le premier titre de l’album : « Ku nekak bosam ». Dans ce morceau, le lead vocal de la Génération consciente chante l’amour. Selon lui, la vie est amour. Le tube a fait bouger même l’assistance, tellement le timbre de la voix audible est accompagné des belles percussions de Baye Demba Ndir Faye, Bakane Seck, Assane Faye et Youssou Diagne. Sans s’arrêter, il enchaine avec les morceaux « Rëkkënte bi », « Dignité », puis « Bësu garmi ».

«Pape Diouf a grandi»
Dans ce morceau, Pape Diouf rend hommage aux griots. « Nous sommes les héritiers de nos ancêtres et nous sommes fiers d’être griots », dit-il. Le rôle du griot dans la société sénégalaise n’est plus à démontrer. Et c’est cette bravoure du griot que chante l’artiste. A l’ère des royautés, le griot était toujours mis en avant pendant les conquêtes. Pape Diouf a aussi consacré un morceau à ses fans. « Merci », dit Pape Diouf aux fans de la Génération consciente pour leur « fidélité, sincérité et crédibilité ». Le compagnonnage entre Pape Diouf et ses fans a commencé depuis Lemzo Diamano et a continué jusqu’après la mise en place de la Génération consciente. Dans l’album, Pape Diouf utilise un mélange de rythmes traditionnels et modernes. Il a fait un retour aux sources en chantant « Sereer ». Il commence ce morceau en imitant la voix de la cantatrice Yandé Codou Sène, l’un des monuments de la musique sérère. « Je suis Sérère, je suis fils de Sérère », dit Pape Diouf à ceux qui seront surpris de découvrir du « ngel » dans son dernier album. Dans ce même morceau, il chante aussi son ami Marcel Niakh de Dioffior. Ce dernier, informe l’artiste, a déjà commandé 10.000 Cd pour ce nouvel album.

Pape Diouf a aussi intitulé un autre morceau « Yalla Jexul ». Une chanson dédiée aux diplômés sans emploi pour les encourager à garder encore espoir. Dans ce tube, le chanteur invite ceux qui ont plus de moyens à soutenir les démunies, car le Sénégal est un pays de solidarité.  « Pape Diouf, tu as bien travaillé », soutient l’artiste Fallou Dieng, son ancien compagnon au Lemzo Diamano. Mbaye Dièye Faye, appelé à donner son impression après l’écoute de ce nouvel album de 10 titres, a témoigné : « Pape Diouf a grandi. Les paroles ont du sens et elles sont riches ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Beau, chic, décalé. Les Rencontres « Edition limitée » ont été clôturées par un défilé-performance avec des créations du styliste ivoirien Moses. Elles permettent de voir la vie autrement avec nos fantasmes. La scène d'exposition s'ouvre par une entrée qui explore un univers surprenant avec des tenues bariolées faites sur de la toile de jute, de l'imprimé textile... Par moment, la performance emprunte les codes du théâtre-opéra avec, en arrière-plan, des références à la culture urbaine.

Sur la scène, on s'en donne à cœur joie. Un clin d' œil à la culture haïtienne. Le voyage musical se prolonge avec des sonorités latino entraînantes.
Le métissage culturel est rendu avec efficacité. La gaité, la tristesse, la douleur avec des mélodies mélancoliques s’imbriquent et évoquent Haïti. Cette plage sombre s'illumine avec une bonne dose de coupé-décalé. On s’en donne à cœur joie.

Dans un autre tableau, le ton devient œcuménique. L'odeur du café et de la canne à sucre enivre. La tonalité est à la fois dramatique et drôle. On ne se lamente plus. Par moment, c’est une franche rigolade qui donne à voir la vie en rose.
 

E. Massiga FAYE

 

La Francophonie renforce le développement et la structuration des filières culturelles. C’est dans cette logique que situe l’appui à la professionnalisation des créateurs de mode qui évoluent dans l’art du textile. Cette orientation, matérialisée par les Rencontres « Edition limitée », sous le parrainage du styliste Pathé’O, repose sur deux piliers : la formation et la promotion.

Pour Huguette Malamba, spécialiste de programme Art vivant, art visuel et mode à l’Oif, l’idée est de participer à la mobilité des créateurs francophones du Nord et du Sud avec un ancrage dans le dialogue des cultures. Cela repose, selon lui, sur une transmission, un transfert de compétences et d’expériences. Dans cette médiation des savoirs, la styliste sénégalaise Selly Raby Kane a partagé son vécu artistique avec ces consœurs et confrères participants au programme.
La créatrice a lancé sa marque éponyme sous le label SRK en 2012. Diplômée en Gestion/Administration des affaires et titulaire d’un Master en Gestion de produits pour les industries du textile et de l'habillement (Mod'Spe Paris), la jeune entrepreneuse à la « créativité féconde », construit progressivement un univers faisant référence au cartoon, le surréel, le fantastique. Selly Raby Kane prend plaisir à renverser les codes et les tendances de la mode sénégalaise. Cela lui permet de se démarquer de ce qui se fait habituellement dans le milieu. Bercée par un père fana des films fantastiques, Selly n’échappe pas à  ces influences cinématographiques qu’elle décline également sur des tons urbains.
                    

E. Massiga FAYE

 

Le groupe « Jamm » a présenté,  jeudi,  son nouvel e-album de jazz. Titré « Wërsëg », cet opus de huit titres  mêle des compositions originales aux couleurs africaines et quelques reprises de standards du jazz.

Après 25 ans de carrière musicale, le groupe  de jazz « Jamm », a  dévoilé, jeudi, sa toute nouvelle production intitulée « Wërsëg » (chance en wolof). Composé de huit titres, les quatre sont des reprises de grands standards du jazz comme Caravan de Duke Ellington. Quant au reste, ce sont des compositions originales aux couleurs africaines. L’album, informe un communiqué, prend parfois des accents de « Samba », de « Bossa », du Moyen-Orient et des Antilles, mais laisse la part belle à la section rythmique et aux cuivres. En guise de clin d’œil, en rapport avec les débuts de « Jamm », le groupe a invité Cheikh Guissé, du célèbre groupe des Frères Guissé, à poser sa voix sur le titre éponyme de l’album.

« Jamm » a montré  que, loin du cliché d’une musique qui serait figée dans le passé, le jazz s’est réinventé grâce au numérique.  En  point de presse, jeudi,   le groupe a proposé une façon inédite de distribuer la musique au Sénégal  via une « carte à gratter » pour télécharger l’album, également disponible sur Internet ou sur Cd. Celui-ci est aussi accessible sur la plateforme de téléchargement MusikBi.  Pour faire découvrir son album au public sénégalais, le groupe a entamé une série de concerts. Outre la présentation de ce nouvel  album, « Jamm » s’est aussi exprimé sur la lutte contre la piraterie musicale et la promotion de la musique sénégalaise en général et du jazz en particulier.
« Jamm » est un groupe métissé composé de musiciens confirmés dont Lamine Faye (basse), Moustapha Diop (guitare), Jacques Iyok (batterie), Malick Fall (percussions), Wilfried Ambroise Zinsou, auxquels sont venus s’ajouter, pour la confection de cet album, Rane Diagne (claviers) et Cheikh Guissé (voix).
 

Maguette Guèye DIEDHIOU

 

Dans le microcosme culturel et artistique de la capitale régionale de Kaolack, la figure de « Zeus » est omniprésente. Maître de cérémonie (Mc) et animateur, l’homme dont les services sont constamment sollicités est toujours là pour mettre l’ambiance et apporter des éclairages pointus sur l’histoire de Kaolack et de la province du Saloum. Une vocation de ce fils de griot à la trajectoire atypique.

Né en 1963 dans le quartier populaire de Kasnack, dans la commune de Kaolack, Abdoulaye Ibrahima Gallo Seck à l’état civil revendique fièrement ses origines de griot. De par sa mère d’abord de la lignée des « Mboubène », griots attitrés des Damels du Cayor, et de son père venu de Diourbel et dont le père, Ibrahima Gallo Seck, fut un riche commerçant un temps installé en Sierra Leone. Son baptême dans le chef-lieu de région du Sine-Saloum en cette période de l’essor de la graine oléagineuse est resté dans les esprits pour la concentration de personnalités politiques et traditionnelles et les sommes faramineuses dépensées par les parents du nouveau-né. Une entrée fracassante dans la grande scène de la vie plutôt prémonitoire. Le jeune garçon a grandi entre le quartier de Boustane, à Kaolack, et celui populaire de la Médina, à Dakar. Entre des études de base à l’école élémentaire de Médina qui porte, aujourd’hui, le nom du célèbre reporter sportif Alassane Ndiaye « Allou », « Zeus » est orienté vers le lycée Van Vo, devenu Lamine Guèye, en section B économie. Le temps de décrocher la première partie du bac, il revient dans son Saloum natal à la faveur d’un programme de crédits aux Pme de la coopération internationale américaine. Un retour aux sources de l’enfant de Kasnack qui va perdurer. Entretemps, l’homme qui a été recruté dans l’administration communale, sous le magistère d’Abdoulaye Diack, en profite pour renouer avec ses origines griottes. Doté d’une voix de stentor et une maîtrise certaine de l’histoire de Kaolack et du Saloum, il truste les grandes manifestations culturelles et politiques. Look de dandy, ce grand gaillard décharné qui s’impose sur la scène est devenu un Mc couru dans le landerneau local. Ses prestations appréciées du public le poussent à créer sa propre structure, « Faramaré Productions ». A la télévision régionale, son émission sur l’histoire du Saloum fait recette. Une réputation arrivée aux oreilles des responsables de l’Alliance franco-sénégalaise de Kaolack qui lui proposent une collaboration sur le thème : « Kaolack, des origines à nos jours », combinant une conférence publique et une exposition photos. Une omniprésence sur la scène culturelle et médiatique régionale qui fait croire que cet homme au sobriquet lourd à porter aurait une souveraineté à part dans l’historiographie du Saloum.

E. FALL   

 

Lamine Barro, sculpteur, céramiste et peintre sénégalais, a intitulé sa dernière exposition en cours (du 15 au 30 mars au Monument de la renaissance africaine), organisée en collaboration avec le Cercle de réflexion et d’action citoyenne de Ziguinchor (Crac/Z), « La peinture sous verre au service de l’humanitaire ». Cet intitulé traduit l’inclination altruiste de l’artiste.

Lamine Barro est inspiré par des existences diverses et guidé par son altruisme, son âme généreuse qui charge son pinceau de couleurs de la vie. Son œuvre est un instant de générosité et de geignements, d’espoirs et d’appréhensions légitimes, d’agitations confuses et de vide comme cette sculpture de cheval à petites foulées et dans une posture altière, malgré sa destinée associée à la « servitude ». Il y a, dans le travail de cet artiste à facettes, cette obsession -et à laquelle il succombe inéluctablement- de donner une bonne marge à la part d’humanité des choses et des êtres qui s’y meuvent. Et quand il donne à contempler des vies à travers la peinture sous verre, le « récit » fait rejaillir sa grandeur d’âme et combiner des sens et des émotions par superposition avec poésie. Dans l’une d’elles ainsi titrée, « Blessure du passé », il n’excite pas la douleur et n’entretient pas non plus la haine. Lamine Barro panse la blessure en l’évoquant.

L’« Union », explicitement exprimée, et « Union des peuples », un entremêlement de désirs passionnés, sont deux créations qui situent l’harmonie au premier rang des préoccupations essentielles de l’artiste. L’humain est au cœur du projet artistique parce que « la découverte de l’autre sans appréhension confuse, le partage et la compréhension exigent que nous nous aimions », confie-t-il, moins indécis sans doute que cette figure maternelle regardant, avec un œil d’angoisse, des enfants du haut de son univers de sagesse. Cette dernière est, dans la production du peintre, une somme d’expériences à partager avec générosité comme celle qui l’a incitée à organiser l’exposition « La peinture sous verre au service de l’humanitaire » destinée à aider les franges suppliciées par le sort. Son œuvre envisage le roman national comme une aventure humaine où il faut interroger les consciences pour sauver ce qui doit l’être. Les tableaux « Environnement » et « Protection de la faune », avec ses figures squelettiques affaiblies par le temps et notre propre inconséquence, illustrent bien son état d’esprit ; ce qui le turlupine, le secoue, l’émeut. Et l’essentiel, pour lui, est dans « Amour et partage », expression d’une beauté infinie, refuge d’une humanité fiévreuse, source de son « incompréhension » et motif de son « Pardon » en pleine tempête narrée par les couleurs chaudes. Lamine Barro est un poète de l’altruisme qui se réfugie dans l’art pour exprimer son être profond, ses généreuses aspirations et ses incertitudes. Il lui a permis de les livrer au monde.

Regard rafraîchissant
« Gorée sur la route de l’esclave : de la mémoire au pardon » est une de ses autres prouesses témoignant de son génie et de son engagement. Gorée est un de ses centres d’intérêt, mais il l’aborde dans son œuvre avec un regard nouveau et rafraîchissant qui l’affranchit de la version livresque de cette horreur d’un autre temps. Jusqu’ici, il a réalisé 1850 sculptures de 40 à 45 cm pour « raconter » Gorée avec son imagination poétique éclairée de temps en temps par des universitaires. « Après mon retour d’Argentine, j’ai décidé de faire un travail sur Gorée parce qu’il me semblait nécessaire de donner une autre grille de lecture à nos enfants », indique-t-il, fier de voir son travail secouer les consciences et enchanter ici et ailleurs.
Lamine Barro, enseignant, formateur en Technique de communication administrative et en Art numérique, par ailleurs directeur des études à Sup Info, est un autodidacte dont la précoce habileté a très tôt mené vers l’art. En 1982 déjà, ses premières pièces sont exposées à Dakar. Ses œuvres sur l’Apartheid sont d’une grande résonance.
Alassane Aliou MBAYE

 

 

 

L’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) accompagne le Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa) depuis 1993. Dans le cadre de cette 10ème édition, la journée du 13 mars a été consacrée à la Francophonie. Elle a été rythmée par la tenue d’un colloque sur la circulation des artistes et de leurs œuvres, les Rencontres « Edition limitée » autour de la mode et  de l’image.

Parallèlement à ces rencontres et dans le cadre de son programme d’appui aux lauréats des Jeux de la Francophonie, l’Oif a proposé, à l’espace lagunaire du Palais de la culture, un grand concert avec Fanie Fayard (Congo Brazzaville), médaille d’or, et Moona (Sénégal), médaille d’argent.

A l’ouverture de ce colloque international, la directrice de la Langue française, Culture et Diversités à l’Oif, Mme Youma Fall, a décrit la langue de Molière comme celle des valeurs, de la coopération autour des domaines comme la paix, la démocratie, le numérique et les droits de l’Homme. Elle a rappelé que la Francophonie est la culture dans sa grande diversité des expressions artistiques alignées sur l’économie mais également sur l’identité. L’institution francophone appuie ainsi les acteurs dans le développement de la culture considérée dans sa dimension transversale. Cet accompagnement se décline à travers la formation, la création, l’accès aux contenus et la mise en place d’espaces de célébration comme le Masa. Pour comprendre les enjeux du secteur, l’Oif a mis en place l’Observatoire des dynamiques culturelles et linguistiques.

Dans son intervention, Adama Traoré, comédien, metteur en scène et commissaire artistique (théâtre) au Masa, a parlé de la formation et du marché local. « Aujourd’hui, il y a des résidences d’écriture, mais toutes sont en Europe. La formation en art dramatique se résume à la formation du comédien et le renouveau de l’esthétique théâtrale passe l’écriture », a-t-il analysé, soulignant l’importance du rôle du scénographe qui, parfois, se substitue au metteur en scène dans une œuvre théâtrale. De l’avis du commissaire artistique, pour asseoir une industrie culturelle, il faut une chaîne des métiers.

Lesquels sont à diviser en grandes familles : métier de la création, métier de la technique, métier de l’administration... Pour appuyer son propos, il a filé la métaphore de l’usine où, dans chaque atelier, chacun doit apporter sa part de technicité dans la fabrique du produit. Dans la conquête du marché local, Adama Traoré a suggéré l’implication des collectivités locales aux côtés des acteurs étatiques et non étatiques. Le coordonnateur du projet Escale Bantoo, le Camerounais Tony Mefé, a, pour sa part, axé sa communication sur la structuration, la synergie et l’autonomie pour désenclaver l’Afrique centrale. Il a déploré le déficit de formation de certains acteurs culturels, la raréfaction des ressources et l’absence d’un environnement juridique et administratif. Sur ce, M. Mefé en a appelé à la mise sur pied d’un fonds pour la mobilité des artistes. De son côté, le directeur des Halles de Shaerbeek, l’une des plus importantes scènes de Bruxelles, Christophe Galent, a plaidé pour un transfert des compétences en misant sur la co-formation collective. « Il y a lieu de renouveler les contenus et les formes, avec des récits nouveaux, pour l’économie de la culture », a-t-il lancé.

Le directeur général du Masa, le Pr Yacouba Konaté, s’est, lui, interrogé sur comment faciliter l’accès au marché en vue d’une plus grande mobilité des artistes. L’universitaire a donc invité à décloisonner les disciplines artistiques dans une approche transversale.                                                                           


Par  E. Massiga FAYE,  Envoyé spécial

 

L’Alliance française de Kaolack a abrité, du 24 février au 10 mars, une exposition sur le thème : « Kaolack, des origines à nos jours ». Cette initiative est de l’Association pour la défense, la revalorisation et la gestion du patrimoine du Saloum en collaboration avec l’historien et communicateur traditionnel, Abdoulaye  Ibrahima Seck « Zeus ». Cette exposition offre une plongée dans le passé de la ville de « Mbossé » pleine d’enseignements pour la jeune génération.

Du petit village de pêcheurs venus des îles du Saloum à la capitale de la région administrative de Kaolack , en passant par la ville portuaire éponyme, second en Afrique de l’Ouest française (Aof), l’agglomération kaolackoise a subi de profondes mutations depuis sa création au 18ème siècle. Une évolution au cours du temps que l’Association pour la défense, la revalorisation et la gestion du patrimoine du Saloum a voulu partager avec le public à travers une conférence et une exposition dans les locaux de l’Alliance franco-sénégalaise de Kaolack.  

« Après une longue route monotone qui conduit de Dakar à Kaolack, à travers la morne campagne du Sénégal, c’est une véritable surprise pour le voyageur, même averti, que d’entendre, par-dessus les cases et les petites maisons claires du chef-lieu du Sine-Saloum, le mugissement des sirènes des navires. Ayant tourné le dos à la mer et parcouru près de deux cents kilomètres, on se croyait en plein continent africain et voici qu’on découvre un port, pas très grand ni très moderne, mais bien vivant avec, certains jours, quatre ou cinq cargos de toutes les tailles, amarrés à ses quais ». Ce récit des voyageurs découvrant, au début du XXème siècle, le port de Kaolack renseigne sur le lien ombilical entre l’infrastructure portuaire et cette ville. Des échanges commerciaux entretenus par les maisons de commerce coloniales que le traité de protectorat avec le Bour Saloum allaient consolider avec l’édification d’un fort sur le bord de la rivière, l’embryon du futur port de Kaolack. Infrastructure autour de laquelle vont émerger les premiers lotissements de la ville en devenir.

Le chef-lieu du cercle du Sine-Saloum
A la suite de la pacification du territoire du Saloum au prix de plusieurs guerres avec les royaumes du Saloum et du Sine, la réorganisation administrative de la colonie s’opère autour de trois arrondissements : Saint-Louis, Gorée et Bakel. Lesquels sont divisés en trois arrondissements, Kaolack étant la 2ème circonscription de Gorée.  Une évolution administrative soutenue par la prospérité du territoire qui a bénéficié de l’essor de la traite arachidière. Durant l’entre-deux guerres, Kaolack est classée deuxième port fluviomaritime de l’Aof en termes du volume des marchandises échangées. De cercle mixte de deuxième catégorie en 1917, Kaolack va passer, au lendemain de la Seconde guerre mondiale, en 1956, au statut de commune de plein exercice sous la férule du premier maire sénégalais, l’ancien président du conseil territorial du Sénégal, Ibrahima Seydou Ndao « Diaraaf ».

Kaolack, capitale du pôle territoire du Sine-Saloum
Une ville au cœur des luttes politiques entre partisans de Léopold Sédar Senghor et de Lamine Guèye décrit à travers le livre du Pr Abdou Sow dans sa biographie de l’avocat en caftan. Une ascension fulgurante de la capitale de la région du Sine-Saloum qui culmina dans les années 70 avec les records de production de la graine oléagineuse. S’en suit une longue période de déclin qui a vu la réputation de deuxième ville du Sénégal de Kaolack se perdre au profit de Thiès et Mbour.  Dans la nouvelle configuration administrative du Sénégal, fixée par la dernière réforme territoire appelée Acte 3, Kaolack, qui reste officiellement le chef-lieu de la région de Kaolack, se positionne au titre de capitale du pôle territoire du Sine-Saloum dont l’avènement est prévu pour la deuxième phase. Un enjeu mis en exergue par l’historien et communicateur traditionnel Abdoulaye Ibrahima Seck « Zeus ». « La renaissance de Kaolack et de son arrière-pays passe par une redynamisation de son économie, ce à quoi des opérateurs économiques de la trempe de Serigne Mboup, le président de la chambre de commerce, ou Baye Ciss s’emploient à travers des initiatives comme la Foire internationale de Kaolack où le Projet Kaolack émergent. Ce dynamisme économique sera le vecteur du retour au premier plan de la ville qui sera la locomotive du pôle territoire du Sine-Saloum dont le président Macky Sall fonde beaucoup d’espoir dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) », a soutenu le communicateur traditionnel au cours de la conférence publique sur les origines de la ville de Kaolack qu’il animait.

Elimane FALL

La Galerie nationale accueille, jusqu’au 28 mars prochain, l’exposition « Route de la mémoire » de l’Association des artistes plasticiens afro-caraïbes. Au total, ce sont 18 artistes venus, entre autres, de Guadeloupe, Egypte, Guinée, Gambie et Sénégal qui y prennent part. La trentaine d’œuvres d’expressions diverses et variées retracent un pan de l’histoire de ces peuples déportés et longtemps privés de liberté.

L’exposition « Route de la mémoire », à découvrir jusqu’au 28 mars, plonge au cœur de la tragédie esclavagiste. A l’initiative  de l’Association des artistes plasticiens afro-caraïbes, elle regroupe une trentaine d’œuvres de 18 artistes sénégalais et étrangers. Daouda Ndiaye (Sénégal), Jean Michel Mornet (Martinique), Saleh  Lô (Mauritanie),  Jihan el Tahri (Egypte), Malick Cissé (Gambie), Jean Marc Boudine (Guadeloupe), etc., ont participé à cette exposition collective. A travers  leurs belles œuvres qui vont de la peinture à la sculpture en passant par des installations vidéo, ces artistes offrent l’opportunité aux visiteurs de voyager et de découvrir ce pan si sombre de l’histoire de l’humanité. C’est le cas de l’installation remarquable de l’artiste égyptienne Jihan el Tahri.  Le dessin de ses cartes, représentant la trajectoire des bateaux d’esclaves qui ont reliés le continent africain à celui américain, frappe à première vue par sa grandeur. Intitulé « Route tracée », l’installation retrace les voies empruntées par  ces bateaux d’esclavage qui sont partis de 1542 jusqu’à 1866, malgré l’abolition en 1848.

Dans cette installation, Jihan el Tahri matérialise les départs de l’Afrique par un espace rouge sur la carte du continent africain (dessiné sur  une étoffe de lin de couleur beige) avant de les relier vers leurs destinations, continent américain, par du cuir qui représente les routes empruntées pour convoyer ces esclaves. Pour le plasticien, de 1542 jusqu’à 1866,  91 voyages ont été documentés. « L’installation commence de gauche à droite par un projeté vers les canevas avec, chaque année, les bateaux qui quittent l’Afrique à destination de plusieurs pays américain. Elle s’accompagne aussi d’une documentation qui informe sur le nombre de voyage, le nom du bateau et le nom du capitaine de bateau », soutient-elle.

S’inscrivant toujours dans ce contexte de passé, l’artiste plasticien sénégalais Daouda Ndiaye présente une œuvre composée de 35 pièces sous le titre de l’identité. D’après l’auteur, l’œuvre n’est qu’une réflexion autour de ces questions identitaires liées au passé de chacun. « Je développe ce travail depuis quelque année et le  réalise  sur du papier photo voilé  par le procédé du grattage », informe-t-il.  
Pour le commissaire  de l’exposition, Idrissa Diallo, « La route de la mémoire »,  un projet réalisé par l’Association des artistes plasticiens afro-caraïbes, a été organisée pour rendre hommage, à  Dakar, leurs ancêtres de 1848 à 2018. « L’exposition se base sur ce pan de l’histoire  et  compte aussi  voyager  dans d’autres endroits », indique-t-il.

Maguette Guèye DIEDHIOU

 

L’édition 2018 du Prix Découvertes Rfi vient d’être lancée. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 1er juillet prochain. Ce concours qui récompense les nouveaux talents  est ouvert à tous les artistes ou groupes musicaux professionnels d’Afrique, de l’Océan indien et des Caraïbes.

C’est parti pour la 38ème édition du Prix Découvertes Rfi 2018. L’appel à candidatures vient d’être officiellement lancé. Les artistes ou groupes musicaux professionnels d’Afrique, de l’Océan indien et des Caraïbes ont jusqu’au 1er juillet prochain pour envoyer leurs candidatures. Pour ce faire, ils doivent disposer d’une page personnelle sur Internet, sur les réseaux sociaux ou sur une plateforme musicale (Spotify, SoundCloud, Apple Music, etc.) incluant un minimum de quatre titres en écoute. Les inscriptions, informe un communiqué, sont ouvertes à l’adresse : www.prixdecouvertes.com. Le lauréat bénéficiera d’un prix de 10.000 euros (plus de 6,5 millions FCfa), d’une tournée en Afrique et d’un concert à Paris. Aussi, « Rfi et ses partenaires, des acteurs engagés auprès du lauréat, lui offrent un soutien professionnel et une exposition médiatique ».

Le Prix Découvertes Rfi est organisé en partenariat avec l’Institut français, l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), la Sacem et Ubiznews. Il a été créé en 1981 dans l’objectif de mettre en avant les nouveaux talents musicaux du continent africain. « Son jury, composé de professionnels, est, chaque année, présidé par une personnalité. De Fally Ipupa à Jacob Desvarieux, Youssou Ndour, Angélique Kidjo, Richard Bona, Kery James ou Asalfo, les présidents du Prix Découvertes Rfi apportent leur caution et leur expérience à son rayonnement », souligne le communiqué de Radio France internationale. Il ajoute qu’au cours « des années, ce prix a contribué au lancement de nombreux artistes qui ont depuis conquis un public international : Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire), Amadou et Mariam (Mali), Rokia Traoré (Mali), Didier Awadi (Sénégal), Soul Bang’s (Guinée)… » Le chanteur malien de musique mandingue M’Bouillé Koïté a remporté l’édition 2017 du Prix Découvertes Rfi. La chanteuse Maréma Fall est la dernière lauréate sénégalaise du Prix Découvertes Rfi en 2014.

Ibrahima BA

 

Connu pour sa pratique picturale diversifiée,  l’artiste Pap Badiane est l’attraction de ce mois de mars au Musée Théodore Monod de l’Institut fondamental d’Afrique noire(Ifan).  Ses œuvres,  en exposition jusqu’au 15 avril, s’inspire de l’environnement multidimensionnel de leur auteur, à travers un processus émotionnel bien identifié.  « Expressions plurielles et identité », titre de l’exposition, épouse la démarche actuelle de l’artiste « qui repose sur le rythme défini comme le mouvement de l’élément qui se répète en devenant autre ». Pap Badiane,  sur le support, « essaye d’exprimer la vision intérieure » qu’il a « du monde extérieure, par la mise en scène, selon un ordre senti, de signes obtenus par une stylisation très poussée des éléments de la nature ».  Artiste majeur de l’art plastique sénégalais contemporain, il est major de sa promotion 1973-1978 de  l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux – Arts de Paris.  L’homme est aussi connu pour « son enseignement sur le phénomène de la couleur ».                              

Ibrahima BA

 


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