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Arts et Culture (2442)

Le ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la bonne gouvernance, Mbagnick Ndiaye, a procédé, hier,  au lancement officiel des activités marquant la Quinzaine de la Francophonie. L’édition de cette année, qui se déroule du 15 au 20 mars, a pour thème : « Langue française, notre trait d’union pour agir ».

Organisée au  Sénégal depuis une dizaine d’années, la Quinzaine de la Francophonie est marquée par diverses activités culturelles (colloque, concerts, soirées, projection de films, littérature). Le ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la bonne gouvernance, Mbagnick Ndiaye, a procédé, hier, au lancement des activités de l’édition 2018 qui se dérouleront, du 15 mars  au 20 avril, à Dakar et dans les régions, sous le thème : « Langue  française, notre trait d’union pour agir. Pour  M. Ndiaye, ce thème retenu met en évidence la langue française comme facteur d’unité, de partage, de relation et d’action. « Il demeure toutefois, et c’est notre conviction profonde, que le français ne peut évoluer en restant isolé, au risque de se scléroser. La langue française est appelée historiquement à prendre en compte les langues locales avec lesquelles elle cohabite dans tout l’espace francophone. Lesdites langues la fécondent, l’enrichissent et contribuent à assurer sa pérennité », a-t-il souligné.

A son avis, de la même façon qu’il existe une interdépendance des Etats à notre époque, il y a une interdépendance linguistique rendue plus prégnante par la mobilité actuelle et les possibilités innombrables du numérique. « Ce partenariat linguistique qui promeut les valeurs du plurilinguisme est donc une valeur. Il nous appartient d’en faire une arme miraculeuse, facteur de paix et de progrès », a indiqué le ministre.

Rapports économiques plus égaux
Mbagnick Ndiaye a ajouté qu’en plus  de la célébration, le 20 mars, de la Journée internationale de la Francophonie, l’année 2018 est tout aussi marquée par le XVIIIe Sommet de la Francophonie, prévu à Erevan, en Arménie, au mois d’octobre. « Les préparatifs sont en bonne voie, et il importe de relever le travail de suivi au sein des instances effectué pour notre pays par Mme Penda Mbow, représentante personnelle du Chef de l’Etat, et l’ambassade du Sénégal à Paris…  », a informé le ministre. Non sans appeler  à  une mobilisation générale de tous les acteurs de la Francophonie en direction du Sommet mais aussi des activités du riche programme de la Quinzaine de la Francophonie.

S’exprimant sur le thème, Mme Penda Mbow  a mis  l’accent sur le trait d’union, signe orthographique qui sert à lier,  à réunir. Pour elle, en choisissant ce signe, la Francophonie veut signaler ce qui nous rassemble : la langue française, qui est  ce lien harmonieux  qui relie au-delà des identités et des cultures. Toutefois, a-t-elle reconnu, au–delà  du partage  d’une langue, notre communauté doit s’atteler  à l’amélioration  des conditions  de vie  de toutes les entités  la composant en agissant sur plusieurs points. « Il s’agit  notamment des rapports  économiques plus égaux en corrigeant le caractère injuste  de nos échanges commerciaux. Et pour cela, le transfert effectif  des technologies est primordial », a-t-elle expliqué.

Selon le président du Groupe des amis de la Francophonie (Gaf), Auguste Paraina, une large gamme d’acticités est prévue pour cette année.   A l’en croire, tous les domaines  sont concernés.  II s’agit,  entre autres,  de la culture, de l’entrepreneuriat, du numérique, des cultures  urbaines, de la poésie, des contes et du cinéma. Les apports  de l’espace francophone  dans la résolution  des grands défis  auxquels le monde moderne fait face n’est pas en reste. C’est le cas du terrorisme, de la lutte contre l’extrémisme, les migrations... «  Le choix de l’oralité fait par l’Oif et concernant  les dix mots est pertinent pour l’Afrique noire  qui a une tradition orale  de transmission de la culture. De même, le concours du mot d’Or sera suivi avec intérêt. En effet, les francophones doivent réagir  et faire preuve de créativité par rapport à cet envahissement des termes anglo-saxons dans le langage courant, numérique et économique », a-t-il fait comprendre.

Contribuant au rayonnement francophone du pays, les quatre institutions de la Francophonie présentes à Dakar, à savoir  l’Auf, la Confejes, la Confemen et l’Ifef, ont également mis  en évidence les actions qu’ils mènent au bénéfice des populations du Sénégal et de l’espace francophone.

Maguette Guèye DIEDHIOU

A l’initiative du Cercle de réflexion et d’action citoyenne de Ziguinchor (Crac/Z) et en partenariat avec le sculpteur, céramiste et peintre Lamine Barro, le Monument de la renaissance africaine accueille, à partir de demain, et ce, jusqu’au 30 mars prochain, l’exposition « La peinture sous verre au service de l’humanitaire ». Composée de 80 œuvres et d’une sculpture de cheval en fer forgé, cette exposition-vente, montée dans un élan de solidarité, permettra de relancer les activités du Crac/Z.

« La peinture sous verre au service de l’humanitaire ». Tel est le thème de l’exposition-vente du sculpteur, céramiste et peintre Lamine Barro prévue du 15 au 30 mars prochains au Monument de la renaissance africaine. Initiée par le Cercle de réflexion et d’action citoyenne de Ziguinchor (Crac/Z) et en partenariat avec l’artiste, l’exposition est une collection de 80 œuvres ainsi qu’une sculpture de cheval en fer forgé. Célèbre pour son engagement humanitaire pour avoir réalisé des œuvres poignantes sur la situation de l’Afrique du Sud sous l’apartheid jusqu’à la libération de Nelson Mandela, une fresque en aide au peuple haïtien, il y a quelques années, Lamine Barro a, cette fois-ci aussi, décidé de mettre tout son cœur au service d’une bonne cause.

Il a mis gracieusement sa dernière collection à la disposition du Crac/Z. « Quand ils m’ont parlé de leur projet, je leur ai dit que j’ai déjà une collection prête que je mettrai à leur disposition. C’est un grand plaisir de partager mon travail avec eux », a dit l’artiste. Entre sensibilité et humanité, ce grand peintre, connu pour son magnifique travail « Gorée sur la route de l’esclavage : de la mémoire au pardon », accorde un intérêt particulier aux fonctions sociales de l’art. Et dans un contexte de pauvreté qui est le lot quotidien de ses nombreux concitoyens, il a choisi de mettre son pinceau au service de la société.

Lamine s’est inscrit en faux contre la conception parnassienne de l’art. « En tant qu’artiste africain et sénégalais, on doit être sensible à ce genre de projet », a-t-il soutenu à propos de l’initiative du Crac/Z. « La peinture sous verre au service de l’humanitaire » s’inscrit dans un élan de solidarité nationale. L’exposition, a expliqué le Pr Papa El Hassane Diop, président du Cercle de réflexion et d’action citoyenne de Ziguinchor, permet, à travers les fonds qui seront tirés de la vente des œuvres, de relancer les activités de la structure. Selon lui, cette collection de « haute facture » mise à leur disposition va consolider l’esprit de solidarité de la structure.

Depuis des années, le Crac/Z s’est lancé dans une opération de solidarité nationale d’envergure pour prendre en compte le traitement du cancer du col de l’utérus et l’opération des personnes démunies dans le Sud du Sénégal. En dehors de la santé, l’environnement, l’éducation, le sport… constituent des domaines dans lesquels intervient cette association dont l’objectif est aussi d’œuvrer pour le renforcement de la solidarité et l’amélioration des conditions de vie des populations de la Casamance.

Aujourd’hui, a souligné M. Diop, le Crac/Z a l’ambition d’investir d’autres régions du pays, travailler à régler les troubles de vision en milieu scolaire et offrir une formation ciblée pour ensuite dégager des lignes de crédit. Les fonds tirés de l’exposition-vente sont prévus pour l’intervention chirurgicale de 150 personnes cette année. « L’exposition est une occasion de faire appel à un élan de solidarité nationale. Chaque œuvre achetée peut améliorer la vie de nos concitoyens », a indiqué le Pr Papa El Hassane Diop.

Ibrahima BA

Pour fêter ses 40 ans, l’orchestre musical arabe « Firarkhatoul Wi Nadjati Wa Salam » se produira le 9 mai prochain. Cette célébration sera aussi pour le groupe une occasion d’aller à la rencontre du grand public.

Dans le cadre de la célébration de ses 40 ans, l’orchestre de musique arabe « Firarkhatoul Wi Nadjati Wa Salam » va se produire en le 9 mai prochain. Créée en 1978, cet orchestre veut créer un cadre idéal où la population est en mesure de jouir d’une musique qui est en phase avec l’éducation islamique. « Au tout début, les thèmes que nous évoquions étaient calqués sur la culture afro-arabe, y compris les textes toujours écrits en langue arabe. Mais, nous avons marqué une petite rupture en combinant l’arabe et nos langues nationales dans la composition de nos titres», révèle Alioune Thiam, manager du groupe. « Nous composions nous-mêmes lesdits textes, contrairement à ce qui se faisait avant où les morceaux que nous jouions étaient déjà chantés par des auteurs arabes », précise-t-il. Un challenge pour l’ensemble des membres du groupe déterminés à donner la preuve de l’immense talent dont regorge l’orchestre composé aujourd’hui d’une vingtaine d’artistes. En quarante ans, « Firarkhatoul Wi Nadjati Wa Salam » a réalisé sept albums et une centaine de titres.

L’orchestre compte à ses actifs deux cents concerts. Cependant, la disproportion entre les quarante ans d’existence du groupe et le nombre relativement faible d’albums réalisés s’explique, selon Alioune Thiam, par la précarité économique de l’univers musical dans lequel évolue l’orchestre. « Firarkhatoul Wi Nadjati Wa Salam » évolue dans un contexte économique d’une morosité telle que les membres du groupe étaient obligés d’en faire juste un violon d’Ingres. D’ailleurs, c’est ce qui a inspiré les responsables de l’orchestre qui ont proposé comme cure économique l’organisation de soirées dans les plus grandes salles de spectacles du pays comme le Grand Théâtre et le Théâtre Daniel Sorano dans le cadre de la commémoration des 40 ans du groupe. A l’occasion de cet anniversaire, l’orchestre compte inviter des groupes de musique arabe locaux en vue de pouvoir mobiliser un grand public qui viendra de différentes confréries du pays ou d’ailleurs.

En outre, il va œuvrer davantage dans la promotion de ce genre de musique. A ce propos, Alioune Thiam considère que la dynamique dans laquelle l’orchestre s’est inscrit depuis 1985 s’est avérée déjà prometteuse. Ce faisant, il salue la collaboration que l’orchestre a eue avec le Dahira des Moustarchidines. «Grâce à la conjugaison de nos efforts et ceux du Dahira des Moustarchidines, des progrès notables ont été enregistrés dans le domaine de la musique arabe, qui a connu une véritable évolution», explique M. Thiam. Le manager de l’orchestre « Firarkhatoul Wi Nadjati Wa Salam » de rappeler que le groupe est en train d’étudier la possibilité ou non de se produire durant le mois de ramadan.

Abdou DIOP

Auteur-compositeur, Amadou Cheiffou Touré, par ailleurs membre du groupe Ezra Band, annonce la sortie de leur premier album en fin 2018.

Créé en 2014, le groupe Ezra, formé de jeunes musiciens dont Ousseynou Sow à la guitare, Aziz Ndiaye à la basse, El Hadji Ndoye à la batterie et Amadou Cheiffou Touré, lead-vocal, se distingue par ses prestations dans certains cabarets de la capitale sénégalaise. Après trois ans de succès dans les boites de nuit dakaroises, le groupe prépare la sortie de leur premier album Folk acoustique prévue en fin 2018.

Originaires de Rufisque, ces jeunes qui ont la musique dans l’âme égayent les mélomanes par leur tube folk acoustique composé de thèmes relatifs au quotidien des Sénégalais. Dans leurs chansons, ils abordent l’injustice, l’amour, l’éducation, l’émigration ou encore de la corruption. Selon le lead-vocal Amadou Cheiffou Touré, après plusieurs années de prestations dans les boites de nuit dakaroises, le groupe sortira un album un peu étoffé. Il sera composé de sept titres, toujours dans un style musical folk acoustique. Il informe aussi qu’ils sont en train de produire un single au Studio Baobab qui fera l’objet d’un clip pour mieux se faire connaitre du grand public. Chef de file du groupe Ezra, Amadou confie qu’il s’est familiarisé très tôt avec les cordes d’une guitare. « C’est à l’âge de cinq ans que ma grand-mère m’a offert une petite guitare. De là, j’ai commencé à taquiner les cordes », dit-il. Par la suite, il entre en contact avec son ami musicien Saro Sarr.

L’envie de jouer cet instrument devenant plus forte, Amadou Cheiffou commence alors à en apprendre les bases. Il devient ainsi musicien en compagnie d’Ousseynou Sow, Aziz Ndiaye et El Hadji Ndoye.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Les activités marquant la Quinzaine de la Francophonie commencent officiellement demain. Cette année, l’évènement sera célébré sous le thème : « Langue française, notre trait d’union pour agir ». La cérémonie d’ouverture, prévue au Grand théâtre national, sera présidée par Mbagnick Ndiaye, ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie, et en présence d’Auguste Paraina, ambassadeur de Madagascar, président du Groupe des amis de la Francophonie (Gaf), et de la ministre Penda Mbow, représentante personnelle du chef de l’Etat à la Francophonie. A l’occasion de cette journée, il y aura des communications portant sur « Pôle francophone de Dakar » et « Les actions des institutions de la Francophonie au bénéfice des populations ». Aussi, « les quatre institutions de la Francophonie ayant leur siège à Dakar exposeront « certaines de leurs actions les plus emblématiques et qui ont un impact direct sur les populations, notamment les jeunes et les femmes. Pour finir, les acteurs de terrain (jeunes et femmes entrepreneurs, enseignants, associations, etc.) vont apporter « leurs témoignages sur les progrès dont ils ont pu bénéficier grâce aux actions de la Francophonie et, de manière générale, sur le caractère fédérateur de la Francophonie, en lien avec le thème du 20 mars : « Langue française, notre trait d’union pour agir ».Devant se dérouler du 15 mars 20 avril, la Quinzaine de la Francophonie est rythmée par une série d’activités à Dakar et dans les régions.

I. BA

Abdoulaye Dieng dit Laye Ananas, artiste sénégalais vivant en Norvège, vient de composer une magnifique chorégraphie pour encourager l’équipe nationale de football du Sénégal, qualifiée à la phase finale de la Coupe du monde. Intitulé « Le réveil des lions », ce spectacle, présenté hier, à la presse, est une fresque charriant diverses expressions artistiques reflétant la richesse culturelle de notre pays.

A la Place du Souvenir africain, des jeunes habillés en uniformes multicolores battent le tam-tam sous le chaud soleil. Par moment, le rythme effréné des batteurs annule le bruit des vagues charriées par l’intensité du contact entre l’eau et le vent marin. Au bout d’une dizaine de minutes de spectacle intense, ils se font rejoindre sur scène par un groupe de danseurs. Ces derniers, dans un mouvement de corps singulier, mélangent agilité et complicité. Composée par le chorégraphe Abdoulaye Dieng dit Laye Ananas, un Sénégalais vivant en Norvège, cette création artistique voyage au cœur de la diversité culturelle sénégalaise. « Le réveil des lions » ou « (Wakening of the lions » est un hommage à l’équipe nationale de football du Sénégal qualifiée à la Coupe du monde. « En effet, après la brillante qualification de l’équipe nationale du Sénégal, nos joueurs, si méritants, ont besoin d’être galvanisés, encouragés davantage et soutenus par leurs compatriotes », a expliqué Laye Ananas, artiste et directeur de la structure « Lions of Africa ». Cette création est le fruit de plusieurs mois de travail et de recherches chorégraphiques.

Entre danse, acrobatie, chant, musique traditionnelle, jeu de faux lions…elle charrie les diverses formes d’expressions artistiques. Le rendu est un régal pour les yeux. « Le réveil des lions », spectacle-fusion produit par « Lions of Africa » sous la houlette de Laye Ananas et de Hill Aina, offre une découverte du Sénégal des profondeurs. Comme l’a rappelé M. Dieng, cette fresque artistique a connu son tournant depuis la qualification des lions à la Coupe du monde, mais elle cherche aussi à unir les Sénégalais dans la diversité pour soutenir l’équipe nationale. En outre, elle est un moyen de contribuer à la valorisation de la culture sénégalaise et à la promotion de la destination Sénégal. C’est pourquoi d’ailleurs, « Le réveil des lions » est programmé le 15 mars à Bombay, en Inde. Il s’en suivra une tournée en Europe, notamment en Hollande, Norvège, Espagne, Portugal, Belgique et Suède.

Ibrahima BA

La deuxième édition du Pavillon des lettres d’Afrique-Caraïbes-Pacifique aura lieu du 16 au 19 mars. Organisée dans le cadre du Salon du livre de Paris, l’édition 2018 enregistrera la participation d’une forte délégation sénégalaise.

Dédié au livre, aux auteurs et aux auditeurs, le Pavillon des lettres d’Afrique-Caraïbe-Pacifique s’ouvrira du 16 jusqu’ au 19 mars.

L’évènement, organisé dans le cadre de la 38ème édition du Salon du livre de Paris, est placé sous le thème : « Le livre, passerelle des arts ». Son objectif est de placer « le livre comme pierre angulaire pour promouvoir les différentes industries culturelles créatives ». Selon la Direction du livre et de la lecture, le cinéma, l'art contemporain, la musique, la gastronomie ou la mode auront ainsi leur place au sein du pavillon. En mettant en avant leur lien avec l’écrit,ils vont valoriser, à travers le livre, la richesse de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Cette année, le Sénégal y prendra part avec une importante délégation.

C’est pourquoi,pour « rehausser la participation sénégalaise, Abdou Latif Coulibaly, ministre de la Culture, conduira la délégation composée d’Ibrahima Moctar Lô, directeur du Livre et de la Lecture, Mme Rahmatou Seck Samb, lauréate de l’édition 2017 du Grand prix du chef de l’Etat pour les Arts et des Lettres, Mamadou Samb, écrivain, Aminata Sow Fall écrivaine, Sokhna Benga, écrivaine, Aïssatou Diop des Editions Nara. Le Pr Felwin Sarr et Mouhamed Mbougar Sarr y seront présents comme écrivains invités ».

Dans le menu du programme, le ministre de la Culture accueillera, à l’ouverture, dans l’après-midi du 15 mars, dans le Pavillon, Emmanuel Macron, président de la République de France, et, par la même occasion, prononcera une allocution. D’autres autorités et acteurs du monde littéraire participeront également à la manifestation. Il s’agit, par exemple du ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandama.

En dehors de la table ronde sur le thème : « La femme à travers la littérature »,animée par Aminata Sow Fall et Rahmatou Seck Samb, les « ateliers de la pensée : l’Obuntu, les utopies africaines » avec FelwinSarr et MouhamedMbougarSarr, les éditeurs en déplacement exposeront la production nationale sur le stand dont les ventes sont confiées à un libraire agréé.

I. BA

Dans une ambiance très colorée, la 10ème édition du Marché des arts du spectacle africain a démarré samedi au Palais de la culture d’Abidjan. L’événement, célébrant ses 25 ans, met en lumière la diversité culturelle dans toutes ses expressions.

Abidjan, carrefour des arts vivants d’Afrique et d’ailleurs. La 10ème édition du Marché des arts du spectacle africain (Masa) a débuté, samedi au Palais de la culture d’Abidjan. L’événement qui célèbre ses 25 ans met en lumière la diversité culturelle dans toutes ses expressions.

Plus de 1000 artistes et 65 troupes venus du monde entier y participent. Pour le directeur général du Masa, Yacouba Konaté, cette 10ème édition invite au respect des concepteurs de ce marché considéré comme une plateforme de développement culturel. Respect aussi à ceux qui l’ont cru et porté. Le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie a estimé que le Masa renforce la réputation de la Côte d’Ivoire comme pays de culture. « Sous sa gouvernance, le président Alassane Ouattara œuvre à repositionner le pays dans tous les secteurs comme celui de la culture », a déclaré Maurice Kouakou Bandaman. Partenaire historique depuis 25 ans, l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) accompagne le Marché des arts du spectacle d’Abidjan, espace de promotion et de valorisation de la diversité des expressions culturelles. Pour cette 10ème édition, une forte délégation de l’institution francophone s’est déplacée dans la capitale ivoirienne. Elle est conduite par Youma Fall, directrice de la Langue française, diversité et développement culturels.

L’ambition de l’Oif, par le biais du Masa, c’est d’offrir une vitrine aux meilleures productions africaines contemporaines dans le domaine des arts et du spectacle et de participer à la professionnalisation des créateurs et techniciens. Cette année encore, la Francophonie est au rendez-vous autour du thème : « Quels modèles économiques pour les arts de la scène ? » Aussi, l’Oif organise, aujourd’hui, un colloque international sur la mobilité des artistes et de leurs œuvres ainsi que des rencontres édition limitée autour de la mode et de l’image. A côté de ces rencontres et dans le cadre de son programme d’appui aux lauréats des Jeux de la Francophonie, l’Oif propose aux festivaliers un grand concert avec Fanie Fayard (Congo Brazzaville), médaille d’or, et Moona (Sénégal), médaille d’argent, à l’espace lagunaire du Palais de la culture.

A la suite de la cérémonie officielle d’ouverture, place aux réjouissances artistiques. Dans la soirée, les maîtres mots étaient : énergie et créativité.

Energie et créativité
Au programme, une palette d’expressions comme cette session de danse autour et à l’intérieur d’un ring de circonstance. Le corps s’exprime, explore des univers avec une chorégraphie, une gestuelle dont le propos est allusif à la condition humaine. Figurant parmi les innovations de cette édition, l’art oratoire est à l’honneur. Des couplets déclamés par la slameuse Amy qui fait ami avec les mots dans un élan très poétique, lyrique. Dans le prolongement de cette lecture scénique, le design textile retrouve de l’étoffe sous l’inspiration du créateur Redha Fawaz. Il en a mis plein les yeux au public avec des robes courtes, longues qui subliment des silhouettes féminines. Elles se dandinent avec grâce sur le podium. Un brin sexy. Par moment, l'allure devient aguichante avec des décolletés à l'échancrure assez prononcée. Les matières sont finement stylées. Pièce maîtresse de cette collection, la robe de la mariée avec sa longue traine d'un blanc immaculé a fini de conquérir les cœurs. La diversité, c’est aussi ce voyage culturel jusqu’en Chine, à la découverte du aro, une guitare traditionnelle. Elle fait découvrir d'autres identités sonores aux rythmes parfois entrainant et chaudement applaudis par le public. Après l’Asie, retour en Afrique pour une ballade en terre malienne. Instrument à cordes, le ngoni, aux accents jazz et blues, retrouve de la fraîcheur sous la direction du Malien Bassikou Kouyaté. Il est accompagné de son épouse, Amy Sako. Les notes sont égrenées avec une rare délicatesse. En écho, la voix d'Amy résonne avec toute sa personnalité drapée dans un élégant boubou. L'ambiance est enjouée. Elle est ressentie dans l'assistance où fuse par moment un cri jubilatoire. Une belle entame pour cette première journée du Masa.

De notre Envoyé spécial El H. Massiga FAYE

Ancien ministre et directeur de la Banque of Africa/Sénégal, Mamadou Igor Diarra vient de publier « C’est possible au Mali ». Ce livre, paru aux Editions Cherche Midi, révèle les expériences et le vécu d’une personne homme devenu grand banquier et homme politique. Ici, l’auteur croise quelque part le « passé-présent » de son pays,  le Mali, pour lequel il nourrit un espoir d’une vie meilleure en termes de perspectives.

C’est l’histoire d’un pays avec ses tumultes et possibilités mais aussi et surtout le récit des actions que l’auteur a entreprises en tant que banquier d’abord, ensuite homme politique grâce à ses états de services bancaires qui l’ont conduit à occuper les postes de ministre de l’Energie, des Mines et de l’Eau (de 2008 à 2011) et celui de l’Economie et des Finances (2015 à 2016) sous les présidents Amadou Toumany Touré et Ibrahima Boubacar Keïta.

Né en Ukraine d’une maman ukrainienne et d’un père malien, Mamadou Igor Diarra rejoint la première fois «son Mali» en 1974 alors qu’il n’avait pas encore neuf ans et y passe des moments «mémorables et palpitants» qu’il évoque dans son œuvre. L’auteur de « C’est possible au Mali », paru aux Editions Cherche Midi, remonte ses années d’enfance, d’apprentissages, jusqu’à  son engagement et ses actions sur le plan politique, en passant par ses expériences heureuses et douloureuses, ses « exploits » financiers et politiques pour le compte de son pays. Avec comme crédo « savoir dire non ; pouvoir dire oui », Mamadou Igor Diarra, qui se réjouit des compétences « essentiellement techniques » reçues de son parcours politique, retrace, dans cette œuvre, non seulement son vécu mais aussi sa vision pour un Mali « où il ne sera plus question de survie mais de vie ». Il invite à une prise de conscience, au rassemblement et à l’action des fils du pays.

Des hommes et des femmes rigoureux
Et son rêve, dans ce sens, c’est la construction du pays dans l’unité, au regard du contexte dans lequel il se trouve. Mais surtout, « il est vital d’agir, de réagir. Cette conviction porte mes mots et je voudrais ancrer en chacun l’espoir possible d’un Mali où il fera bon vivre », rappelle ainsi l’auteur dans son avant-propos. Se livrant aux lecteurs, Mamadou Igor Diarra prend sur lui le courage de mettre à nue sa vie et celle de ses proches « par amour pour le Mali et pour sa jeunesse », précise-t-il. Au fil des pages, l’auteur ne manque pas de pointer du doigt des aspects liés à l’extrémisme religieux « qui fait tant de mal à l’unité » de son pays, aux nominations de complaisance, à la mauvaise gouvernance, à l’abus de pouvoir, à la corruption, au népotisme et à certains blocages que vit « son Mali ». Mais, il témoigne tout de même, et avec conviction, que parmi ceux-là qui servent l’Etat, certains donnent le meilleur d’eux-mêmes, agissent sans relâche, avec éthique et engagement. « Des gens honnêtes, sérieux et compétents œuvrent à tous les échelons de l’action publique et dans le secteur privé. J’en témoigne pour avoir servi l’Etat à leurs côtés », confie l’auteur. Dans son ouvrage, l’écrivain promène ses lecteurs à travers ses réalisations au service de son pays et rappelle, à bien des occasions, son aller-retour presqu’incessant entre le privé et le public « qui l’absorbe souvent » et auquel il répond par « devoir patriotique ». Et ces réalisations, c’est l’histoire « d’une partie des fameux milliards devenus routes, centres de santé, stations de production d’eau, centrales électriques et ceux engloutis dans une machine administrative grippée, parfois même subtilisés par la corruption », témoigne-il.


M. Diarra décrit ainsi « de l’intérieur, et sans langue de bois, la façon dont tout cela s’est passé » pour lui. Significativement, « ce récit n’est que celui de ma propre expérience, et il en a les limites. Car en gérant, j’ai dû aussi forcément me tromper parfois. Mais, j’ai l’espoir qu’en les mettant à disposition de tous, je contribuerai à une tâche de partage dont le Mali ne devrait pas faire l’économie pour retrouver, dans la paix, un développement harmonieux », explique-t-il. Et Mamadou Igor Diarra, aujourd’hui directeur de la Banque of Africa/Sénégal et banquier ayant atterri au sommet de la hiérarchie de nombreuses grandes banques ouest-africaines, est d’avis qu’il est urgent, en ce début du XXIème, de mobiliser les énergies et les intelligences, de promouvoir des hommes et des femmes rigoureux à la tête d’un Etat, tout en priorisant l’histoire et la jeunesse du pays. Mais autant, « de réparer ensemble, et chacun à sa place, le tissu de notre société. Notre Mali ne se redressera que si des citoyens engagés, des entreprises dynamiques, des professionnels inventifs et des administrations dévouées et honnêtes allient leurs forces. Alors, et seulement alors, tout sera bien possible », prévient-il de façon concise.

Amadou DIOP

Les candidatures à la 8ème édition du Prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique et au Moyen-Orient (Poesam) sont ouvertes jusqu’au 31 mai 2018. Le prix sera remis au mois de novembre prochain en Afrique du Sud.

Ouverte  à tout étudiant, salarié ou entrepreneur de plus de 21 ans dont l’initiative a moins de trois ans, la 8ème édition du Prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique et au Moyen-Orient (Poesam) a été lancée depuis le 1er  mars dernier. Les candidatures vont se poursuivre jusqu’au 31 mai sur l’adresse : www.entrepreneurclub.orange.com. Selon un communiqué, le Prix Orange de l’entrepreneur social est décerné par Orange dans le monde et Sonatel au Sénégal. Il  récompense les projets innovants basés sur les Technologies de l’information et de la communication permettant d’améliorer les conditions de vie des populations d’Afrique et du Moyen-Orient dans les domaines de l’éducation, la santé, l’agriculture, le paiement mobile ou encore le développement durable. Au total, 17 pays sont concernés par ce prix. Il s’agit, entre autres, du Botswana, du Cameroun, du Maroc, du Sénégal, de la Tunisie, de la Côte d’Ivoire et de la République démocratique du Congo.

Le concours débutera par une phase nationale durant laquelle un jury local étudiera les projets soumis au Sénégal pour désigner trois gagnants.  «Trois lauréats du Sénégal recevront, à l’issue de la compétition, des lots de 5, 4 et 3 millions de FCfa accompagnant respectivement le 1er, le 2ème et le 3ème Prix. En plus de ces lots nationaux, les trois lauréats pourront respectivement bénéficier, s’ils remportent le challenge régional, de 25 000 € (16,4 millions de FCfa), 15 000 € (9,8 millions de FCfa) et 10 000 € (6,5 millions de FCfa). Ce qui offre la possibilité à un candidat de remporter un montant global de plus de 20 millions de FCfa et un accompagnement personnalisé dispensé par des professionnels du financement des jeunes entreprises pendant six mois », renseigne le document.

 Durant cette seconde phase internationale, les gagnants de chaque pays, soit 51 au total, seront mis en concurrence par un jury international qui remettra le grand Prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique et au Moyen-Orient aux trois lauréats lors de la soirée des Africa Com Awards prévue en novembre au Cap, en Afrique du Sud.
Créé en  2011, le Prix de l’entrepreneur social en Afrique et au Moyen-Orient a déjà soutenu une vingtaine de projets.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Au Sénégal, les questions liées aux droits des femmes ne sont pas suffisamment bien prises en compte dans les contenus médiatiques. C’est ce qu’ont d’emblée révélé les résultats d’une étude de l’Institut Panos présenté hier au Cesti qui a abrité un panel sur la question à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme.

Pour marquer la célébration de la Journée internationale de la femme, le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti), en partenariat avec l’Institut Panos, a organisé un panel sur « Femmes et médias : déconstruire les stéréotypes ». Il a été modéré par Rokhaya Eugénie Aw, ancienne directrice de l’école. Une occasion pour les intervenants, composés essentiellement des professionnels de l’information et de la communication, de jeter un regard critique sur la présence de la gent féminine dans le paysage médiatique sénégalais.

A cet effet, une étude de l’Institut Panos intitulée « Couverture médiatique  de la participation politique  et des violences faites aux femmes », présentée par le journaliste Bakary Domingo Mané, a mis en exergue la faible présence des questions liées aux droits des femmes dans le traitement des informations dans les organes de presse.

Il s’agit d’une enquête réalisée durant la période du 1er au 15 mars 2017 et qui s’inscrit dans le cadre du projet « Femmes, occupez les médias » mis en œuvre par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest. Elle a porté sur un ensemble d’organes de presse du paysage médiatique sénégalais. Pour la presse écrite, le choix a été porté sur Le Soleil, l’Observateur, Sud quotidien, Vox populi. M. Mané a noté que, globalement, ces quatre quotidiens ont consacré aux femmes seulement 5,3 %, soit 98 articles sur un ensemble de 1.848 articles publiés au cours de cette période. « Il ressort assez clairement que les quotidiens observés ne font pas de la femme un sujet à prioriser. Le prétexte de la Journée internationale de la femme n’a véritablement pas modifié les habitudes rédactionnelles », a soutenu le journaliste.

Concernant les télévisions, les enquêteurs ont retenu la Rts et la Télé futur média (Tfm). Pour ce médium, l’étude du Panos a révélé que les émissions ayant trait à la femme représentent moins de 2 % des 503 éléments proposés par les deux chaînes de Tv du corpus. Pour ce qui est des radios, a justifié l’un des auteurs de ce document, le choix a porté sur celles qui disposent d’un taux d’écoute « relativement important » au niveau de la population, à savoir Rfm, Sud Fm et Radio Sénégal internationale (Rsi). Si l’on se base sur les résultats de cette enquête, la programmation sur l’ensemble des trois stations de radio, objet de l’étude, laisse apparaître une nette marginalisation - moins de 1 % -, voire une absence totale des questions ayant trait aux femmes.

La presse en ligne semble suivre la même tendance générale observée auprès des médias traditionnels.

Les questions liées au genre ne semblent pas faire partie de leurs priorités éditoriales. Parce que c’est moins de 1% des contenus mis en ligne durant la quinzaine autour de la Journée internationale de la femme, d’après Bakary Domingo Mané. Il a toutefois constaté que, comparativement aux télévisions traditionnelles, les sites de la WebTv semblent relativement disposer à ouvrir davantage leur espace aux questions liées aux femmes. Dans la même veine, Fatoumata Bernadette Sonko Sall, chef du Département Presse écrite au Cesti, a noté la faible place qu’accordent les médias aux préoccupations des femmes.

Abdou DIAW


COUSSON TRAORE SALL, DIRECTRICE DU CESTI : « L’URGENCE D’IMPLIQUER LES FEMMES DANS LES INSTANCES DÉCISIONNELLES »
La directrice du Cesti, Cousson Traoré Sall, dans son allocution d’ouverture, a d’abord planté le décor en rappelant le contexte historique de la célébration de la Journée internationale de la femme. Sur le thème du panel, Mme Sall a dénoncé le fait que la femme se trouve encore victime des considérations sexistes qui la relèguent continuellement au second rang. Elle a expliqué que les médias, un lieu par excellence du reflet de nos réalités sociales, offrent, au premier plan, la preuve de cette discrimination. « Qu’il s’agisse des femmes actrices des médias en tant que journaliste (…) ou actrices dans un film ou dans une publicité, la femme est généralement prise comme un élément de décor, juste pour embellir ; pas pour son intelligence ou ses qualités intellectuelles, mais plutôt pour son corps ou sa simple posture de femme », a fait remarquer la directrice du Cesti. C’est pourquoi, a-t-elle préconisé, il est plus que temps de déconstruire à jamais ces stéréotypes qui gangrènent les médias ; les déconstruire tous un à un afin de mettre en place un paysage médiatique fondé sur l’égalité et l’équité. A son avis, la solution la plus urgente est d’impliquer les femmes dans les instances décisionnelles. Mme Sall a ajouté que la promotion de femmes leaders dans les médias ainsi que l’adoption des directives allant à l’encontre de toute discrimination sexiste ne fait qu’encourager cette initiative.

A. DIAW

La directrice du Cesti, Cousson Traoré Sall, dans son allocution d’ouverture, a d’abord planté le décor en rappelant le contexte historique de la célébration de la Journée internationale de la femme.

Sur le thème du panel, Mme Sall a dénoncé le fait que la femme se trouve encore victime des considérations sexistes qui la relèguent continuellement au second rang. Elle a expliqué que les médias, un lieu par excellence du reflet de nos réalités sociales, offrent, au premier plan, la preuve de cette discrimination. « Qu’il s’agisse des femmes actrices des médias en tant que journaliste (…) ou actrices dans un film ou dans une publicité, la femme est généralement prise comme un élément de décor, juste pour embellir ; pas pour son intelligence ou ses qualités intellectuelles, mais plutôt pour son corps ou sa simple posture de femme », a fait remarquer la directrice du Cesti. C’est pourquoi, a-t-elle préconisé, il est plus que temps de déconstruire à jamais ces stéréotypes qui gangrènent les médias ; les déconstruire tous un à un afin de mettre en place un paysage médiatique fondé sur l’égalité et l’équité. A son avis, la solution la plus urgente est d’impliquer les femmes dans les instances décisionnelles. Mme Sall a ajouté que la promotion de femmes leaders dans les médias ainsi que l’adoption des directives allant à l’encontre de toute discrimination sexiste ne fait qu’encourager cette initiative.

A. DIAW

L’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) accompagne le Marché des arts du spectacle africain (Masa) depuis 25 ans. Espace de promotion et de valorisation de la diversité des expressions culturelles, la 10ème édition du Masa (du 10 au 17 mars) s’ouvre demain à Abidjan, en Côte d’Ivoire, annonce un communiqué. Le document présente ce marché comme « une vitrine des meilleures productions africaines contemporaines dans le domaine des arts et du spectacle et favorise la professionnalisation des créateurs et des techniciens ». Cette année encore, détaille le communiqué, la Francophonie sera au rendez-vous pour cette dixième édition autour du thème : « Quels modèles économiques pour les arts de la scène ? » En plus d’une importante contribution, l’Oif organisera un colloque international sur la mobilité des artistes et de leurs œuvres ainsi que des rencontres édition limitée autour de la mode et de l’image (13 mars). Parallèlement à ces rencontres et dans le cadre de son programme d’appui aux lauréats des Jeux de la Francophonie, l’Oif proposera un grand concert avec Fanie Fayard (Congo Brazzaville), médaille d’or, et Moona (Sénégal), médaille d’argent, à l’espace lagunaire du Palais de la culture (13mars). Le Prix du jeune technicien « Ismaël Diaby » (du nom de l’ancien coordonnateur du Masa), institué par l’Oif et qui offre une dotation et une formation dans un institut spécialisé à un jeune technicien qui s’est distingué pendant le Masa, sera remis pour la deuxième année lors de la cérémonie de clôture.

Plus que jamais, souligne le communiqué, la Francophonie partage ce grand moment de rencontres et d’échanges favorisant la mobilité des artistes, des créateurs, tout en leur permettant de se renouveler et de s’insérer dans les circuits internationaux de diffusion.

E. Massiga FAYE

La problématique du patrimoine architectural des villes coloniales a été, hier, au cœur de la deuxième session du cycle de séminaires de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Patrimoine mondial de l’Unesco, Saint-Louis et Gorée, célèbres pour leur architecture coloniale, continuent toujours de faire face à de multiples menaces à l’heure de la modernité.

L’île de Gorée, cette bande de terre plantée au milieu de l’océan atlantique, et l’île de Saint-Louis, «Venise africaine », doivent en grande partie leur beauté à l’architecture coloniale. Ces villes historiques qui ont abrité les premières constructions de la puissance impérialiste française incarnent des symboles forts du passé. Mais, aussi belles qu’elles soient, elles sont en train de tomber en décadence. Et ce, malgré les nombreux programmes de réhabilitation. Des programmes dont l’objectif est d’œuvrer pour la conservation, la restauration et la préservation de ces « prestigieux héritages ». Entre le non-respect des règlements d’architecture, les démolitions et réhabilitations tous azimuts, le site paysager, le tissu urbain et l’architecture coloniale de ces villes sont toujours sous la menace d’une disparition. Aujourd’hui, explique Suzanne Hirschi, architecte et ancienne enseignante à l’Ecole nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille, le processus de patrimonialisation de l'architecture coloniale, engagé depuis longtemps, a permis de réaliser de nombreuses rénovations, mais il n'a pu éviter la dégradation, voire la destruction, de nombre d'autres bâtiments à Saint-Louis.

Toutefois, l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof) n’est pas seule à subir cet état de décrépitude. Gorée aussi en souffre. Si l’Ile mémoire, connue pour son caractère exceptionnel qui lui a valu d’être inscrite, il y a 40 ans, sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, a été préservée, il n’en demeure pas moins que, depuis toujours, « les projets destinés à en modifier drastiquement l’aspect n’ont pas manqué ». Et, avance Xavier Ricou, architecte Dplg, il s’en est fallu de peu qu’elle ne ressemble à tout autre chose. « Le patrimoine goréen nous a été transmis en l’état, mais les agressions et les menaces sur son état actuel sont nombreuses et incessantes », soutient-il.

Agressions et menaces
Parmi les projets qui ont fallu changer le visage de Gorée, note M. Ricou, figure, entre autres, les « Projets Adanson (1750) », le « Projet de base navale (1850) », celui du « Centre d’hébergement pour la marine française (1950) » ou encore le « projet de l’architecte Jean Couelle ». Aux yeux de cet architecte, l’occupation des bâtiments publics, l’abandon des édifices publics, l’absence d’entretien de bâtiments privés, les constructions illégales, l’occupation et la taudification du Castel…constituent actuellement des menaces sérieuses à la préservation de cet héritage. A cela s’ajoutent les déchaussements des fondations, la pollution et la surpopulation. Face à cette situation qui, à la longue, peut sonner le glas de Gorée, l’architecte dresse un certain nombre de pistes de solutions. Il s’agit d’un programme de lutte contre l’érosion côtière avec la création d’un quai périphérique qui assurera une protection homogène et durable contre ce phénomène et d’un aménagement vert du Castel. Mais également de projet de liaison alternative Dakar-Gorée et l’amélioration du cadre de vie.

Devant l’usure des bâtis coloniaux, l’Etat et ses partenaires ont entrepris de nombreux programmes de sauvegarde et de rénovation. Cependant, ce processus de rénovation, renseigne l’expert patrimoine Suzanne Hirschi, suppose « un processus lent, coûteux, alors que nous sommes engagés dans une course contre la montre avec un bâti vieillissant dont l'état d'usure est très prononcé ». Selon elle, la finalité même de cette entreprise n'est pas toujours bien comprise et fait apparaître des différends entre des partisans d'une reconstruction à l'identique et ceux qui craignent qu'un cadre règlementaire trop strict ne fige l'île dans le passé. C’est pourquoi « il faut prendre un peu de recul et adopter une vue d'ensemble pour se rendre compte que la trame urbaine, si elle s'est globalement maintenue dans ses caractéristiques originelles, commence à être affectée », soutient-elle.

Pour Saint-Louis, Suzanne Hirschi propose de débattre autour d'une vision de la ville et de son futur afin de mettre en œuvre un projet global et cohérent à l'échelle du territoire, pour faire entrer la ville dans la modernité tout en préservant ses principaux atouts et atours.

Ibrahima BA

L’ambassade d’Italie à Dakar a célébré, vendredi dernier, la 2ème Journée du design italien dans le monde à l’instar de plus de 100 autres villes.

Elégance et raffinement. Ces deux mamelles nourrissent l’inspiration des créateurs italiens. Cette créativité qui fascine avec élégance s’est exprimée, vendredi passé, lors de la 2ème Journée du design italien.

Cette année, sous l’égide de l’ambassade d’Italie à Dakar, l’Atelier céramiques Almadies a accueilli une exposition des marques accréditées de design italien contemporain (mobilier et objets). Sur place, des pièces-symboles du Made in Italie ont fini de conquérir le cœur des visiteurs. Le regard admiratif, on touche délicatement pour apprécier ces créations. On se laisse bercer par cet art de vivre empreint de douceur. Le maître mot : la Dolce Vita. La tradition fait corps avec la modernité dans un élan fusionnel.

Parmi les objets qui aiguisent la curiosité figure « La Cupola ». Cette cafetière espresso en fonte d’aluminium est une œuvre du designer Aldo Rossi réalisée en 1989. Son travail est un subtil alliage entre fonctionnalité et esthétique. De quoi réveiller l’envie de déguster la saveur d’un bon café à l’italienne. La cafetière se distingue par sa petite architecture de table avec son toit en forme de dôme. Un peu plus loin, c’est une bibliothèque modulaire dénommée « Arsenal » avec une structure en acier gaufré qui fascine. Elle a été dessinée par Alessio Bassan en 2016. Avec ses lignes épurées, la lampe de sol avec diffuseur en polyéthylène réalisée par Piero De Longhi sur une base et une tige en acier chromé, a fini de séduire. C’est dans cette ambiance feutrée que le visiteur se laisse facilement vautrer dans « Indy », un petit fauteuil en polyuréthane avec une base fixe ou pivotante en acier laqué et transparent. C’est le fruit du travail du designer Archirivolto.

Sur la même ligne, le canapé Seveso s’inscrit dans la grande tradition de l’artisanat. La recherche du détail et le soin des finitions confèrent un cachet particulier à ce canapé à la ligne carrée et moderne. Le design est simple et linéaire.

Esthétisme et fonctionnalité
Pour l’ambassadeur d’Italie au Sénégal, Francesco Paolo Venier, la signification de cette 2ème Journée du design repose sur le besoin de vulgariser une production à la fois artistique et utilitaire.

« Le public dakarois, sénégalais en général, connaîtra mieux l’Italie au travers de ce qui fait son identité : le design », a déclaré le diplomate. Il a souligné la particularité du design italien qui tire sa noblesse d’une longue tradition dans la création d’œuvres d’art. Elle s’est transmise de génération en génération, notamment dans la création artisanale d’objets. Cette approche repose sur le binôme  esthétisme et fonctionnalité. S’y ajoute une production en série. Au regard de Francesco Paolo Venier, le design italien se résume en cette triptyque : beauté, innovation et standardisation.
L’exposition sur le design italien, c’est également cette touche exotique venant des œuvres du jeune artiste sénégalais Omar Diouf (Yafane). Cet artiste de Mbour est autodidacte. Il imagine un univers simple qu’il décore avec des éléments de récupération : des coquillages aux miroirs jusqu’aux déchets plastiques. Son travail décoratif se situe dans une perspective ornementale et figurative comme en témoignent ses créations sur le textile résultant de milliers de chutes de wax que les tailleurs de Mbour jettent en confectionnant des boubous. Le résultat donne à voir de petits tableaux qui illuminent la salle d’exposition.

El H Massiga FAYE

La ville de Montréal (Canada) accueille la 2ème édition du Grand bal de l’indépendance du Sénégal. Cette initiative de Thiossane production vise à valoriser la culture sénégalaise dans le monde.

Pour l’occasion, un hommage sera rendu à l’artiste-chanteur Youssou Ndour. Pour cette édition, rapporte un communiqué, les organisateurs misent sur des innovations. « Il y aura de la lutte traditionnelle à côté des arts comme le théâtre et la musique du Sénégal », détaille le document. Considéré comme un événement qui joue le rôle de vitrine culturelle et touristique, explique le communiqué, le Grand bal de l’indépendance sert aussi de pont culturel entre le Canada et l’Afrique.

Au programme, il est prévu des prestations d’artistes comme Wally Balago, Thione Seck, la troupe théâtrale Soleil levant.

E. M. FAYE

Disparu du paysage médiatique sénégalais depuis 2002, le quotidien Tract réapparait 16 ans après. Ses lecteurs peuvent le retrouver, dès aujourd’hui, sous un format numérique sur l’adresse : www.tract.sn. « Pour sa renaissance, Tract quotidien a choisi d’être exclusivement en ligne à l’adresse www.tract.sn.

La journée de la femme est la date anniversaire de sa création en 2000. D’où le choix de revenir vers le lectorat à cette date symbolique », informe un communiqué. Il ajoute que « la première Une de Tract en 2000 avait été consacrée à une interview de Viviane Wade, qui devait devenir la Première Dame du Sénégal quinze jours plus tard. La première Une de Tract quotidien en ligne sera consacrée, ce 8 mars 2018, à la Franco-Sénégalaise, Diana Brondel, Dg de la startup fintech Xaalys à Paris ». En ligne, le journal va privilégier un traitement magazine de l’information et la photo noir et blanc. « Tract quotidien en ligne compte parmi ses plumes et auteurs l’écrivain Elgas (« Un dieu et des Moeurs », Présence africaine, 2015), le dessinateur de presse Odia (et son personnage Issa Koor), le photographe Erick Christian – Ahounou (ancien directeur du desk photo d’APAnews), et la critique littéraire Véronique Pétetin.

I. BA

Au cours du dernier trimestre de l’année 2017, la Commission de protection des données personnelles (Cdp) a reçu de nombreuses plaintes de citoyens pour «publication de photos compromettantes et cyber chantage sur Facebook», «articles de presse et commentaires diffamatoires» ou «divulgation frauduleuse de vidéos compromettantes sur le site seneporno.com». Les photos compromettantes ont été supprimées par le mis en cause suite à une lettre de demande de suppression envoyée par la Cdp.

Pour les articles de presse et commentaires diffamatoires, la Commission a souligné, dans son dernier avis trimestriel de l’année 2017, que «le dossier est toujours en cours », mais des lettres de demande de suppression ont été déjà envoyées aux sites d’information en ligne concernés. Quant aux vidéos compromettantes, elle a informé qu’elles ont été supprimées sur le site de seneporno.com, mais jusqu’à présent, «l’identité de l’administrateur de ce site n’est toujours pas connue». Selon la Cdp, les plaintes de citoyens portant sur la collecte et le traitement de données personnelles à des fins journalistiques sont de plus en plus fréquentes. C’est pourquoi elle en a appelé à la presse en ligne, « afin que le principe de respect de la vie privée des personnes concernées soit pris en compte le mieux possible ». « Il s’agit de trouver l’équilibre entre la liberté d’information, d’expression et la protection des données personnelles et de la vie privée», a expliqué la Cdp. «Les dispositions de la loi n°2008-12 ne font pas obstacle à l’application des dispositions des lois relatives à la presse écrite ou audiovisuelle et du Code pénal qui prévoient les conditions d’exercice du droit de réponse et qui préviennent, limitent, réparent et, le cas échéant, répriment les atteintes à la vie privée et à la réputation des personnes physiques», a rappelé la Commission, recommandant toutefois à la presse en ligne de « respecter la finalité, la durée et conservation des articles de presse qui ne sont plus pertinents (chroniques judiciaires, faits divers, divulgation de données personnelles d’un tiers sans son autorisation…) » et de «contrôler et modérer les commentaires compromettants des internautes sur les sites d’information». 

A. Ng. NDIAYE

En perspective de l’ouverture du Musée des civilisations noires (Mcn), dans le dernier trimestre de cette année, le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, a présidé, hier, une rencontre entre  les galeristes et les professionnels du secteur.  L’objectif est d’informer ces acteurs sur ce projet en vue d’envisager des pistes de collaboration et de partenariat.

Après avoir été annoncé et reporté plusieurs fois, le Musée des civilisations noires (Mcn) va ouvrir ses portes dans le dernier trimestre de cette année. Du côté du ministère de la Culture, tout est en train d’être mis en œuvre pour garantir un succès éclatant à ce projet culturel cher au Président Léopold Sédar Senghor. Dans le sillage de la conférence de préfiguration, tenue en juillet 2017, le ministère de la Culture a initié une rencontre avec les galeristes et les professionnels du secteur. L’objectif de cette rencontre, qui a eu lieu en présence du ministre Abdou Latif Coulibaly, est d’informer les acteurs sur le projet du musée « et d’explorer ensemble des pistes de collaboration et de partenariat ». Le Mcn qui se veut un musée dans le temps du monde s’inscrit dans une démarche inclusive. Cette rencontre avec les personnes en charge de la « production temporelle des artistes sénégalais » est une occasion pour discuter des conditions de mise en place du Musée des civilisations, de la définition du contenu, de l’orientation globale et la philosophie du Mcn, a informé le ministre de la Culture. « Les galeristes vont nous aider à faire en sorte que le Musée des civilisations noires soit un musée de l’histoire africaine et à avoir une production contemporaine », a-t-il indiqué.

Selon lui, en tant que lieu « de célébration et promotion des produits culturels, les galeries sénégalaises seront  nécessairement des partenaires privilégiés du Musée des civilisations noires dont l’ouverture se fera dans un environnement où des professionnels sont déjà  installés de longue date ». Si dans sa programmation le Mcn va s’intéresser à la période préhistorique, en mettant un focus sur l’Afrique, berceau de l’humanité, cela n’empêche pas qu’une bonne partie sera dédiée à la contemporanéité.   

Opportunité pour les galeries
« Le concept de civilisations noires englobe à la fois la naissance de l’humanité en Afrique, avec notre ancêtre commun, Toumaï, vieux de 7,5 millions d’années, et la production contemporaine. C’est donc un musée qui, tout en s’inscrivant dans  la très longue durée, reste attentif à la production contemporaine ainsi qu’aux expressions multiformes du patrimoine culturel immatériel », a précisé Abdou Latif Coulibaly. Il a ajouté que les ateliers fondateurs du musée seront organisés le 26 mars.

L’ouverture du Mcn aux galeristes sénégalais semble être une bonne opportunité pour ces derniers en ce sens qu’elle aidera à donner plus de visibilité à leur travail de promotion de la création artistique locale et continentale. « Nous représenterons, dans cet espace, les artistes qui travaillent avec nous et nous confient leurs œuvres pour les mettre en valeur », a souligné Thérèse Turpin Diatta, directrice de la galerie Kemboury.
Mme Diatta, qui a parlé au nom des galeristes du privé, a loué l’initiative. De son point de vue, ce musée est une « excellente opportunité dont rêve le monde entier et en particulier l’Afrique ».

Le Musée des civilisations noires se fixe comme défis d’écrire et d’entretenir « une histoire universelle à la croisée de tous les savoirs, de défragmenter l’histoire africaine, de promouvoir les continuités culturelles pour refonder le projet de l’unité continentale », etc. Aussi, en portant les lourdes empreintes de l’histoire de l’humanité, il compte s’inscrire en même temps dans une démarche afro-futuriste.             

Ibrahima BA

 

La  6ème  édition  du festival Urban women week a été lancée le 02 mars à la Maison des cultures urbaines de Dakar. Organisée par l’association Africulturban, l’événement  se poursuit jusqu’au 10 mars à Dakar et dans sa banlieue.

Premier  festival  de Hip hop  féminin, la 6ème  édition de la Urban women week (Uwn) s’est ouverte vendredi dernier et se poursuit jusqu’au samedi 10 mars. Organisé par l’association Africulturban, ce festival, dédié aux femmes dans les cultures urbaines, vise à sensibiliser le public (homme et femme, jeune et moins jeune) pour une prise de conscience du potentiel, parfois insoupçonné, dont regorge la gente féminine. L’idée est de déconstruire les préjugés tout en offrant à certaines femmes une possibilité d'émancipation à travers l'art urbain.

Pour  cette 6ème édition, sont attendus plusieurs artistes venus, entre autres, de l’Allemagne,  du Maroc,  du Royaume-Uni, du Mali, de la Mauritanie.
En conférence de presse, hier, à la Maison des cultures urbaines, la directrice  d’Urban women week, Ndèye Fatou Thiam, a présenté les activités phares qui rythment ce festival.
Au  programme, des concerts, des sessions de  graffiti live (fresque murale) avec le Sénégalais Ebène et le Belge Alt Del, des ateliers de renforcement des capacités sur la photographie, la performance scénique, des projections de film et des conférences-débats au Goethe Institut et à la Maison des cultures urbaines. Lesquelles porteront respectivement, les 07 et 09 mars, sur «Le hip hop, féminisme, sexisme et misogynie » et «Les femmes à l’assaut du showbiz».

«En clôture du  festival, un méga concert sera organisé à l’Esplanade du complexe culturel Léopold Sédar Senghor de Pikine où se produiront des  artistes du hip hop sénégalais et ceux invités : Meli  de Allemagne, Mina La Voilée, Ami Yéréwélo du Mali, Dj Zeyna, Lex Amour, Lola Dart, Floetic Lara (Royaume-Uni), Black Queen, Sister Dia, Fippu Clan, Lady Mya Toussa, Dj Coumbis, entre autres», a informé  Mme Thiam.
Membre du groupe Jokko Fam, la rappeuse malienne  Ami Yéréwelo se réjouit de participer, pour la première fois,  au festival Urban women week.  

Maguette Guèye DIEDHIOU

 

La Commission de protection des données personnelles (Cdp) a rendu public son dernier avis trimestriel de l’année 2017. Elle annonce, dans cette publication, la levée des mises en demeure contre l’opérateur de téléphonie Expresso et l’établissement bancaire Cbao.

La Commission de protection des données personnelles (Cdp) avait mis en demeure l’opérateur de téléphonie mobile Expresso pour « absence de conformité des termes et conditions d’utilisation du site web www. Expressotelecom. Sn », « l’inobservation de certaines règles liées à la prospection directe » et « l’absence d’une durée claire de conservation des données des demandeurs d’emploi ». Cependant, dans son dernier avis trimestriel, la Cdp a annoncé avoir levée cette mise en demeure à l’encontre d’Expresso suite à la « correction des manquements dans les délais » par l’opérateur de téléphonie mobile. La Commission a aussi levé sa mise en demeure sur l’établissement bancaire Cbao Attijariwafa Bank dont elle reprochait « l’accès non autorisé à des données », « l’usage de quatre Pc sous Xp » et le manque de précision de la durée de conservation de certaines données.  La Cbao ayant corrigé, « dans les délais », tous ces manquements, sa mise en demeure a été levée. Dans ses recommandations, la Commission des données personnelles a demandé à la Cbao « de veiller au respect scrupuleux de la politique de sécurité des systèmes d’information ». Quant à Expresso, elle lui a recommandé de « renforcer l’information préalable des personnes concernées dans les conditions générales d’utilisation des services », de « veiller au bon fonctionnement du droit d’opposition, à la gratuité de la fonction « Stop » et de « formaliser la procédure de conservation et d’archivage des dossiers de demande d’emploi ». « La Cdp informe, par ailleurs que tout manquement maintenu ou renouvelé et constaté lors d’un contrôle ultérieur entrainera une sanction sans mise en demeure préalable, conformément à la loi n°2008-12 du 25 janvier 2008 », a-t-elle mis en garde dans son dernier avis trimestriel de l’année 2017.

 

…Et appelle la presse en ligne au respect de la vie privée
des personnes

Au cours du dernier trimestre de l’année 2017, la Commission de protection des données personnelles (Cdp) a reçu de nombreuses plaintes de citoyens pour «publication de photos compromettantes et cyber chantage sur Facebook», «articles de presse et commentaires diffamatoires» ou «divulgation frauduleuse de vidéos compromettantes sur le site seneporno.com». Les photos compromettantes ont été supprimées par le mis en cause suite à une lettre de demande de suppression envoyée par la Cdp. Pour les articles de presse et commentaires diffamatoires, la Commission a souligné, dans son dernier avis trimestriel de l’année 2017, que «le dossier est toujours en cours », mais des lettres de demande de suppression ont été déjà envoyées aux sites d’information en ligne concernés. Quant aux vidéos compromettantes, elle a informé qu’elles ont été supprimées sur le site de seneporno.com, mais jusqu’à présent, «l’identité de l’administrateur de ce site n’est toujours pas connue». Selon la Cdp, les plaintes de citoyens portant sur la collecte et le traitement de données personnelles à des fins journalistiques sont de plus en plus fréquentes. C’est pourquoi elle en a appelé à la presse en ligne, « afin que le principe de respect de la vie privée des personnes concernées soit pris en compte le mieux possible ». « Il s’agit de trouver l’équilibre entre la liberté d’information, d’expression et la protection des données personnelles et de la vie privée», a expliqué la Cdp. «Les dispositions de la loi n°2008-12 ne font pas obstacle à l’application des dispositions des lois relatives à la presse écrite ou audiovisuelle et du Code pénal qui prévoient les conditions d’exercice du droit de réponse et qui préviennent, limitent, réparent et, le cas échéant, répriment les atteintes à la vie privée et à la réputation des personnes physiques», a rappelé la Commission, recommandant toutefois à la presse en ligne de « respecter la finalité, la durée et conservation des articles de presse qui ne sont plus pertinents (chroniques judiciaires, faits divers, divulgation de données personnelles d’un tiers sans son autorisation…) » et de «contrôler et modérer les commentaires compromettants des internautes sur les sites d’information».

A. Ng. NDIAYE

Les chefs traditionnels du Sénégal entendent offrir leurs services dans la résolution des conflits dans notre pays. Ils en ont manifesté la volonté, samedi, à Kaolack, lors de la cérémonie officielle du Forum de Kahone, à l’invitation du Bour Saloum, Guédel Mbodj.

La chefferie traditionnelle au Sénégal est une institution déterminée à jouer sa partition dans la résolution des conflits qui traversent la société. Cette position a été rappelée, samedi, à Kaolack, lors de la cérémonie officielle du Forum de Kahone à laquelle ont pris part, outre le Bour Saloum, Guédel Mbodj, initiateur de la manifestation, les autres chefs de province dudit royaume, des invités de marque venus de la Casamance et du Ndiambour. Cette plateforme a servi de tribune à ces dignitaires et personnalités, gardiens des valeurs et traditions ancestrales, de proposer leurs services dans la résolution des conflits sur le front social. Venu présider la cérémonie au nom du chef de l’Etat, le préfet du département de Kaolack, Mouhamadou Moctar Watt, a magnifié le rôle des chefferies traditionnelles dans les pays en développement comme le Sénégal.

Dans une analyse sociologique de ces institutions traditionnelles, le chef de l’exécutif local, en écho à la médiation des chefs traditionnels proposée par le secrétaire général des provinces historiques de la Casamance, a préconisé l’intégration des chefs traditionnels au sein du Haut conseil pour le dialogue social, en vue de mettre à profit leur ancrage et leur rôle de médiateurs sociaux. Le préfet a fait référence au concept de cousinage à plaisanterie entre Diolas et Sérères. Il a soutenu que les personnages emblématiques d’Aguène et Diambogne étaient omniprésents dans cette manifestation où les premiers sont venus répondre à l’invitation des seconds avec, en toile de fond, l’idée d’une unité nationale qui transcende les barrières ethniques. Maître d’œuvre de la manifestation, le 52ème Bour Saloum, Guédel Mbodj, a justifié son option de faire renaître le Forum de Kahone, une manifestation plus que séculaire, sous une forme nouvelle dans le but de consolider l’unité nationale et de renforcer le rôle et la place des chefs traditionnels au Sénégal. « Le Forum de Kahone traduit la bipolarisation du Saloum, entre le pôle païen plus ancien et celui de l’Islam accueilli et implanté par les anciens souverains du Saloum. Aujourd’hui, nous voulons en faire une manifestation centrée sur l’unité nationale en y invitant les chefs traditionnels des autres provinces historiques. Cela, pour échanger sur les nouvelles missions de la chefferie traditionnelle, notamment dans le cadre de l’émergence économique que veut promouvoir le président Macky Sall, mais aussi en proposant nos services dans la résolution des conflits sociaux, en particulier en Casamance ou dans la crise scolaire », s’est exprimé le dignitaire de la province historique du Saloum. C’était devant les membres de la cour royale composée des chefs de province du Ndoucoumane, de Djilor et du Premier ministre du Saloum. Cette nouvelle orientation s’est traduite par l’organisation de symposium sur l’histoire de la province, d’un forum économique et social et d’une exposition-vente des produits agricoles et artisanaux de ce territoire situé au centre du Sénégal.

Elimane FALL


LA CASAMANCE INVITÉE D’HONNEUR
La 1ère édition du Forum de Kahone sous le magistère du nouveau Bour Saloum, Guedel Mbodj, a été rehaussée par la présence d’un parterre de dignitaires traditionnels dont les 13 chefs de province dudit royaume et de représentants des souverains du Ndiambour. La reine d’Oussouye et le secrétaire général des chefs traditionnels de Casamance auront marqué de leur participation l’événement qui s’est déroulé à la place centrale de l’ancienne capitale du Saloum. Emmitouflés de leurs costumes et attributs royaux, les deux chefs ont impressionné par leur allure majestueuse et leur authenticité. Moustapha Bassène, le secrétaire général des chefs traditionnels de la région Sud, dans son intervention, a rappelé la sécularité et la profondeur des relations entre la Casamance et le Sine-Saloum suivant la légende d’Aguène et Diambogne ; ce qui, selon lui, justifie la présence exceptionnelle de la reine d’Oussouye dont les déplacements hors de Casamance sont rares. Ils ont aussi procédé à l’intronisation du Bour Saloum aux ordres des souverains de cette province en lui enfilant le costume et les attributs royaux de la Casamance.

E. FALL

Abuja- Les participants à la conférence régionale de journalistes, rédacteurs, organes d'autorégulation et éducateurs, réunis à Abuja, les 1er et 2 mars, pour discuter sur la défense et la promotion du journalisme éthique en Afrique de l'Ouest, ont adopté, à l’issue de leurs travaux, la Déclaration d’Abuja. Celle-ci revient sur certaines thématiques discutées au cours de ces deux jours par des professionnels des médias venus de neuf pays ouest-africains.

Avec le développement du numérique, les journalistes ouest africains veulent mettre de l’ordre dans leur pratique. Après deux jours de séminaire, la Déclaration d’Abuja met l’accent sur le fait que la crise de la propagande, des fausses nouvelles et des discours de haine « exige une réponse globale qui place l'éthique, l'autorégulation et la bonne gouvernance au cœur du journalisme dans la région ».

« L'avenir du pluralisme démocratique et la défense des droits de l'Homme dépendent du droit de tous les citoyens à recevoir des informations fiables et utiles. Nous croyons que le journalisme éthique est le principal fournisseur de l'information dont la démocratie a besoin pour survivre », mentionne le document. Les participants ont aussi condamné toutes « formes de violence contre les journalistes en Afrique, les tentatives à corrompre le processus du journalisme et toutes les tentatives de manipulation des médias pour la propagande ». Un appel a été lancé à l’endroit de tous les journalistes à « redoubler d'efforts, malgré ces menaces, et à respecter les valeurs et les normes de la profession ».

Le même appel est élargi aux éditeurs et propriétaires des médias en vue de « construire une solidarité professionnelle et à travailler ensemble pour promouvoir l'éthique et la bonne gouvernance pour faire face à la crise d'information ».

Solidarité professionnelle
La rencontre d’Abuja a exhorté les professionnels des médias à soutenir la « campagne continentale « Tournons la page de la haine » pour exposer, isoler et éliminer toutes les formes d'incitation à la haine et à la violence intenses ». Tout comme les organisations partenaires, telles que la Fédération africaine des journalistes (Faj), le Réseau pour l’éthique journalistique (Ejn) et les syndicats, doivent « promouvoir des outils pratiques pour mettre fin aux discours haineux et pour la formation des journalistes dans les rédactions ».

Les glossaires définis devraient explorer tous les aspects du discours de haine, y compris lorsque l'utilisation d'un tel langage cible les groupes vulnérables, les minorités ou les femmes dans la société qui sont particulièrement victimes d'abus ».

Sur le reportage durant les élections, il a été rappelé des scrutins prochains dans nombre de pays ouest-africainsb : Gambie (2018), Nigéria (février 2019), Mali (sept 2018), Sénégal (février 2019), Togo (juillet 2018). Mais aussi d’adopter des lignes directrices devant être fondées sur les « leçons tirées de l'expérience des récentes élections en Gambie, au Ghana et au Libéria ».

Dans ces pays, les programmes développés ont essayé de revenir sur la « création de codes de conduite pour le reportage durant les élections. Ils sont distribués à tous les journalistes du pays et mis à disposition dans des livrets imprimés ou par une application mobile… »

Différentes réunions multipartites avant les élections, réunissant des journalistes, des services de sécurité, des magistrats et des dirigeants politiques, peuvent aboutir à un « dialogue visant à assurer la sécurité des journalistes ».

Un souhait majeur des participants est qu’une formation des formateurs soit dispensée avant les prochaines élections dans la région avec un accent particulier sur l'impartialité, le discours de haine, la sécurité et la vérification des faits durant les campagnes électorales.

Ethique et bonne gouvernance
L’éthique, la bonne gouvernance et la corruption ont également largement retenus l’attention des séminaristes.

Les participants ont demandé à ce qu’il y ait « un plus grand engagement envers le journalisme d'investigation » à même de venir à bout de la corruption. Ils ont aussi condamné le non-paiement des salaires des journalistes, parfois pendant des mois.

La rencontre a convenu également qu’il appartient, sur le plan de l’autorégulation, à « l'industrie des médias de décider des critères d'accréditation pour les journalistes et que les gouvernements ne devraient pas imposer de critères prohibitifs ou punitifs à la profession ».

Sur la question genre, la réunion d’Abuja a admis que le « discours de haine a été utilisé à maintes reprises comme une arme de violence sexiste destinée à intimider les femmes dans le silence et a appelé les médias à se joindre à la société civile pour combattre la discrimination sexuelle et les discours haineux caractérisés par des stéréotypes ».

Elle est revenue sur la question des droits d’auteur à l’ère digitale pour insister sur le fait que la « défense traditionnelle des droits d'auteur à l'ère numérique nécessite de renforcer la prise de conscience de l'importance des droits économiques, professionnels et juridiques des auteurs ».

La réunion a accueilli « favorablement les propositions visant à créer des mécanismes de signalement des pires cas de plagiat et de copier-coller du journalisme afin de pouvoir négocier des accords avec les médias et encourager une meilleure reconnaissance des droits des journalistes en théorie et en pratique ».

La rencontre d’Abuja a également évoqué la question du reportage dans un contexte de lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent. Elle a reconnu que le traitement de ce type d’actualité expose les journalistes à des poursuites dangereuses en termes de sécurité physique mais aussi à travers des lois qui exigent qu’ils révèlent leurs sources.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE, Envoyé spécial

Des couleurs, de l’ambiance, il y en avait samedi au Monument de la Renaissance africaine. L’ambassade de l’Inde au Sénégal a célébré le Festival des couleurs Holi.

L’ambassade de l’Inde à Dakar a fêté, pour la première fois au Sénégal, le Festival de couleurs Holi. Une ambiance carnavalesque dans l’esplanade du Monument de la renaissance africaine. Malgré la forte canicule et le vent qui soufflait avec force dans cet espace à ciel ouvert, les Indiens ont fêté Holi qui constitue pour eux l’arrivée du printemps. Holi est la fête des couleurs. Les Indiens l’ont démontrée samedi au Monument de la Renaissance, accompagnés par des Sénégalais. Tous sont aspergés de poudre avec des couleurs de toutes sortes : bleu, rouge, jaune, vert, etc. Ils dansent, sautent, le tout dans une ambiance des grands jours. Une nouvelle saison s’ouvre pour eux. Le « Dakar Tiranga Holi » a marqué la fin du festival « Tiranga 2.0 » qui s’est ouvert depuis le 1er février dernier. Pendant plus d’un mois, la danse indienne était à l’honneur au théâtre national Daniel Sorano. Le Holi, selon l’ambassadeur de l’Inde au Sénégal, Rajeev Kumar, signifie la victoire du bien sur le mal. « Holi, en Inde, est un grand festival. Il signifie un jour de fête. Les couleurs du Holi signifient les couleurs de la vie », explique le diplomate qui promet que, désormais, il va organiser, chaque année, le « Dakar Holi festival ».

Avant le démarrage du Holi, l’ambassade de l’Inde au Sénégal a clôturé, plus tôt dans la journée du samedi, l’exposition sur la vie et l’œuvre de Mahatma Gandhi. Rajeev Kumar a distribué des livres sur Gandhi à plusieurs élèves sénégalais.

Aliou Ngamby NDIAYE

L’association Proxim Médina qui œuvre pour le développement a organisé, samedi, une soirée de gala animée par Youssou Ndour. Objectif : collecter des fonds destinés au développement de ce quartier de Dakar.

Samedi dernier, Youssou Ndour et les jeunes artistes de la Médina se sont produits en soirée de gala pour le compte de l’association Proxim Médina. Cette structure est une association membre de Proxim Jeune. Les artistes ont revisité leur riche répertoire au service du développement de la Médina dans le cadre de cette soirée de gala dont l’objectif général est de collecter des fonds pour soutenir le financement des projets au bénéficie des jeunes et des femmes du quartier. Ces fonds seront ainsi dédiés, en priorité, aux actions économiques et sociales, notamment au lancement des projets sur l’horizon 2020. Ibrahima Diagne, membre de l’association Proxim Médina, a expliqué qu’avec cet argent l’ambition est, entre autres, d’améliorer l’offre des services sociaux de base de la Médina au profit des couches sociales sensibles, notamment les femmes et les jeunes et de leur faciliter l’accès aux opportunités d’emplois et de revenus grâce à des mécanismes de financement simples, innovants et adaptés.

« Proxim Médina est une association communautaire qui aide les femmes et les jeunes dans la formation et dans l’auto-emploi avec les activités génératrices de revenus. Le choix de Youssou Ndour n’est pas gratuit, car il est de la Médina et soutient beaucoup les actions de l’association. Il a beaucoup contribué à la réussite de cette structure et pour le développement de la Médina.

Nous avons pris les jeunes artistes de la Médina, en particulier Pape Birahim, Moussa Traoré et tant d’autres », a souligné Ibrahima Diagne, membre du comité d’organisation.

Pour le bilan, Ibrahima Diagne a affirmé que Proxim Médina a réalisé à la base plus de 200 Ager (activités génératrices de revenus) dans le quartier en finançant des femmes par groupe de 50, avec des remboursements très linéaires et à moitié ; ce qui leurs permet de développer leurs activités.

Selon les organisateurs qui ont salué la mobilisation des fils de la commune, il faut inverser la tendance, car « en dépit de son riche héritage historique et culturel, de son poids démographique, la Médina offre toujours l’image d’un quartier en proie à de nombreuses difficultés ». Ce quartier a accumulé, au fur des années, des déficits sur les plans socio-économique, environnemental, avec une forte pauvreté et un chômage des jeunes. Des responsables et autorités de la Médina ont contribué à la réussite de cet événement. Le directeur général des Impôts et Domaines, Cheikh Bâ, par ailleurs président du Conseil d’administration de Proxim Médina, et le secrétaire général du gouvernement, Seydou Guèye, ont participé à la soirée ainsi que d’autres cadres.

Oumar KANDE


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