banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Arts et Culture (2442)

La Fondation des médias pour l’Afrique de l’Ouest (Mfwa) a signé une convention de partenariat avec la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs) pour dérouler le projet « Promotion de la liberté de la presse en Afrique de l’Ouest ».

L’objectif est de travailler au renforcement du rôle des médias dans la promotion de la transparence et la redevabilité dans la gouvernance, ainsi que l’amélioration de la liberté de presse dans la sous-région. Il s’agit aussi, a informé un communiqué, d’œuvrer pour le renforcement des capacités à propos des questions de reddition des comptes. C’est pourquoi « les organes de médias bénéficieront aussi de formations pour améliorer leurs capacités dans l’investigation et le reportage sur les questions de transparence et de reddition des comptes ».

Exécuté avec le soutien financier du Programme du journalisme indépendant de l’Open society foundations et de William and Flora Hewlett foundation, « ce projet d’appui pour le développement des capacités des médias sur les questions de gouvernance, de transparence et d’exigence de compte rendu constitue un défi majeur pour la presse sénégalaise, notamment les jeunes reporters, a soutenu Pape Thioro Ndiaye, président de la Cjrs. De son côté, Sulemana Braimah, directeur exécutif de la Mfwa, a indiqué que ces programmes « renforceront la capacité des médias à faire le plaidoyer sur la liberté de la presse, à mieux faire le reportage sur la gouvernance et les questions de redevabilité et aussi à les autonomiser à devenir des plateformes efficientes pour le dialogue entre les citoyens et les autorités ».

Dans le cadre de son programme dédié au renforcement du rôle des médias dans la promotion de la transparence et la redevabilité dans la gouvernance et l’amélioration de la liberté de la presse, la Mfwa a déployé deux projets dans six pays de la sous-région, dont Sénégal, Benin, Burkina Faso, Gambie, etc.

Ibrahima BA

C’est à travers une centaine d’images que Babacar Diop Buuba, Professeur d’Histoire ancienne à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, dresse son carnet de voyage : « De Dakar à Istanbul, via Paris et Athènes ». Il y aborde la problématique du « dialogue et/ ou le choc des cultures ». Fruit de son voyage d’études en Turquie et en France, ce carnet a fait l’objet d’une conférence publique vendredi dernier au Musée Léopold Sédar Senghor.

Plus de trois ans après son voyage d’études en France et en Turquie, le Pr Babacar Diop Buuba a pris le temps de dresser un carnet de voyage bien étoffé. Lequel, à travers des images et des formes, interroge les rapports parfois harmonieux et parfois conflictuels entre les peuples du monde. Ce carnet de voyage est celui d’un homme cultivé qui pose un regard à la fois critique et actif sur la marche du monde. L’historien dont le travail porte sur « Le dialogue et/ou le choc des cultures » partage ses expériences d’excursionniste dans un style particulier laissant le choix au langage des images, des signes et des symboles. L’objectif est de mieux ressortir la problématique du dialogue des cultures ou civilisations qui ne peut exister sans paix, sécurité, stabilité et justice. A travers un jeu de comparaison de certains édifices et symboles des pays comme la tour de Ndialakhar du Sénégal, le Musée Panorama 1453 d’Istanbul, la tour de Galatasaray, le Pr Diop confronte des idées et des idéologies. De Dakar à Paris en passant par Istanbul et Athènes, il pose une réflexion sur l’histoire de l’humanité et l’état du monde moderne. Ce travail qui a fait l’objet d’une conférence publique, vendredi dernier, au Musée Léopold Sédar Senghor, est donc un focus sur les relations triangulaires entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie via des expressions artistiques, des monuments, des formes d’art remontant à la nuit des temps, des langues… Pour Buuba Diop, il est question d’une réflexion sur le patrimoine de l’humanité avec ses spécificités. Le choix d’Istanbul pour ce voyage d’études, soutient-t-il, se traduit par le fait qu’il s’agit de la seule ville au monde à être sur deux continents (Asie et Europe). Si dans sa perception le philosophe et sociologue français Edgar Morin récusait l’idée d’un dialogue des cultures, en ce sens que le dialogue implique la compréhension du lien inséparable existant entre l’unité et la diversité, la reconnaissance de l’égalité, le conférencier estime que le monde connait encore des dialogues féconds. Dans l’histoire, « il y a eu des moments où les peuples ont pu conjuguer leurs efforts pour relever des défis importants ». Toutefois, il y a aussi des chocs violents. D’où l’urgence de mettre l’accent sur les dialogues en lieu et place des affrontements nuisibles. « Pour cela, il faut qu’il y ait la justice, la compréhension entre les peuples. Il faut également que les gens se découvrent, se connaissent et se respectent », laisse-t-il entendre. Aux yeux du Professeur d’Histoire ancienne à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, la montée en puissance des conflits et du radicalisme dans le monde moderne ne doit pas constituer un obstacle au dialogue des peuples et des civilisations. « Le dialogue est incontournable. Ce qui fait la différence entre les civilisations du monde, c’est l’intensité avec laquelle on fait telle ou telle chose… », explique-t-il.

Ibrahima BA

Abuja-Les journalistes ouest-africains ont été invités à établir et à maintenir des rapports de confiance avec leur public. Une confiance possible que s’ils sont arrimés à des codes et valeurs standards.

Comment parvenir à un journalisme décent ? La préoccupation de Chris Eliott, membre de la Commission du Réseau anglais pour l’éthique journalistique (Ejn), est de voir les journalistes se battre en vue de restaurer la « confiance des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs ». Il intervenait, à Abuja (Nigéria), dans le cadre de l’atelier portant sur le thème : « Journalisme, la démocratie à l’ère numérique et l’éthique journalistique ». Avec plus de 40 ans d’expérience professionnelle, Eliott a estimé que l’ « éthique est un système de codes qui gouverne notre profession tandis que la morale résulte de nos actions individuelles ». Partageant son expérience britannique, il a expliqué qu’en « journalisme, l’essentiel est de demander pardon quand on s’est trompé pour faire garder la confiance dans la profession ».

« Il y a, aujourd’hui, en Grande-Bretagne, une chute de confiance par rapport aux médias. Nous avons mené une enquête qui a révélé que 24% des personnes interrogées pensent qu’il y a, dans les médias, une séparation des faits de la fiction. La même enquête montre que 53 % sont d’avis qu’ils sont exposés à de fausses nouvelles dans les médias sociaux », a-t-il révélé.

La confiance aux médias ne peut s’obtenir que par l’adoption de « codes éthiques qui peuvent aider à développer des standards ». La loi (aspect juridique), l’autorégulation et les éditeurs sont mis à profit, en Angleterre, pour aider à l’observation de l’éthique. Donnant l’exemple du journal le Guardian, il a souligné qu’il dispose d’un code interne qui est un condensé de conseils pratiques qui met l’accent sur l’exactitude de l’information, le comportement professionnel, les conflits d’intérêt, le plagiat et la vérification.

Revenant à la confiance, Chris Eliott a insisté sur la vérité qui est la « clé pour construire une relation de confiance à l’ère digitale ». Une autre clé, c’est celle de l’indépendance des journalistes qui doivent s’évertuer à ne pas verser dans la « propagande » et aliéner la confiance dont ils font l’objet.

Le secrétaire général du Conseil de presse nigérian a aussi abondé dans le même sens, mettant l’accent sur la nécessité pour le journaliste de « s’attirer » la confiance qu’il doit « maintenir ».

Parlant d’autorégulation, il a souligné l’importance pour les organes de presse d’enregistrer les plaintes et de les diligenter. Et si la culpabilité des médias est établie, que les sanctions prises soient appliquées.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE, Envoyé spécial

L’acteur français d’origine sénégalaise Omar Sy est en tournage au pays de la « Téranga » pour son nouveau film « Yao » réalisé par Philippe Godeau.

Le communiqué qui donne l’information explique qu’ « il s’agit d’un tournage itinérant qui se déroulera jusqu’à mi-avril 2018, notamment à Dakar, Thiès, Saint-Louis, Podor, Loumpoul et Diofior ».

Le synopsis donne des détails. Depuis son village du nord du Sénégal, « Yao », un jeune garçon qui aime les livres et rêve d’aventures, organise sa fugue… 387 kilomètres jusqu’à Dakar pour y rencontrer son héros, Seydou Tall, un célèbre acteur français invité dans son pays d’origine. Touché par cet enfant, l’acteur décide de fuir ses obligations et de le raccompagner chez lui. Mais, sur les routes du Sénégal, rien ne se passe comme prévu. Et tandis qu’ils partagent ce voyage aventureux et poussiéreux, Seydou Tall comprend qu’en roulant vers le village de l’enfant, il roule aussi vers ses racines…« Omar Sy qui incarne le personnage de Seydou Tall est arrivé au Sénégal le 16 février et sera présent durant tout le tournage », renseigne le communiqué. Le document précise qu’il sera rejoint prochainement par la comédienne et chanteuse Fatoumata Diawara qui interprète le premier rôle féminin. Quant au jeune « Yao », il est joué par Lionel Basse, originaire de Saint-Louis. La comédienne et chorégraphe Germaine Acogny participe également au film.

L’ensemble des autres rôles seront tenus par des acteurs et actrices sénégalais.

Au moment de sa sortie et de sa promotion, informe le communiqué, Omar Sy reviendra dévoiler en exclusivité le film au Sénégal.

El H. Massiga FAYE

Figure de proue des littératures africaines, le Pr Lilyan Kesteloot, décédée le 28 février dernier, à Paris, à l’âge de 87ans, était aussi un humaniste et un érudit au service des savoirs du monde noir.

Elle aimait l’Afrique. Et son amour pour le continent ne souffrait d’aucun doute possible. Lilyan Kesteloot, Professeur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a donné son cœur et toute sa jeunesse au monde noir. Du Cameroun au Mali, en passant par la Côte d’Ivoire pour terminer au Sénégal, elle a partout offert sa disponibilité intellectuelle au service de l’Afrique. Son décès, le 28 février dernier, à Paris, arrachait au monde littéraire africain une figure monumentale incontestable à tout point de vue.
Sa production intellectuelle prolifique en a fait une icône dans son domaine. Entre générosité d’esprit et amour inconditionnel des lettres africaines, Kesteloot aimait les écrivains noirs de langue française. « Lilyan qui vient de nous quitter était d’abord une Africaine. Toute sa vie durant, elle a fait de l’Afrique, de ses écrivains, de ses poètes, de ses critiques dont elle faisait partie intégrante, le lieu de son bonheur de chercheuse. Très tôt, elle s’est lancée à l’assaut de Senghor, Césaire, Damas. Elle a beaucoup contribué à découvrir, dans le texte, ses grands poètes… », écrit Amadou Lamine Sall, poète lauréat des Grands prix de l’Académie française.

Dans ce bel hommage à la mémoire de son ancien professeur, Amadou Lamine Sall souhaite « que cette femme venue d’Europe, mais devenue africaine, mariée à un Africain, formant des Africains dans des universités africaines et qui nous a apportés un excédent de valeur et de foi en nos propres cultures et littératures, puisse un jour voir, de là où elle dormira désormais pour l’éternité, son nom inscrit dans la pierre au sein de l’Ucad, là où la lumière dit : éclaire et couve l’esprit ! » 

Pour Babacar Diop Buuba, Professeur d’Histoire ancienne à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, « Kesteloot était d’une grande érudition, d’un grand engagement. Un monument qui mérite plus que des hommages à travers les ondes ». Selon lui, Lilyan a suivi ce que les Cheikh Anta Diop, Alioune Diop, Léopold Sédar Senghor ont eu à faire. « Son décès est une perte énorme au regard de sa production sur le plan littéraire, les épopées et les contes. Elle a non seulement produit beaucoup d’œuvres mais elle a aussi accompagné beaucoup d’étudiants », souligne-t-il.

Marième Ndoye Mbengue, conservatrice du Musée Léopold Sédar Senghor qui a bénéficié de son encadrement, en 1982, pour ses travaux de thèse, pense qu’elle est la meilleure spécialiste de la littérature africaine. Ses livres constituent une référence pour les chercheurs et étudiants en thèse ou en mémoire. « Elle est incontournable dans le monde de la littérature africaine », précise-t-elle. Lilyan Kesteloot est décédée à l’âge de 87 ans. Elle a été directrice de recherche à l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan) de l’Université de Dakar.

I. BA

La Maison des cultures urbaines a été inaugurée, jeudi, par la première adjointe au maire de la Ville de Dakar, Soham El Wardini.

Un joyau. La Maison des cultures urbaines (Mcu) l’est sans conteste. Logée au  Centre socioculturel de Ouakam, l’infrastructure a été inaugurée, jeudi, par  la première adjointe  au maire de la Ville de Dakar, Soham El Wardini. Pour l’occasion, le gotha du hip hop s’est fortement mobilisé. C’était en présence de l’édile de  Ouakam, Samba Bathily Diallo, des maires Moussa Sy, Cheikh Guèye et de  nombreuses autres personnalités.

Selon  Amadou Fall  Bâ, chargé des missions à la Maison des cultures urbaines (Mcu), ce nouveau dispositif  va accompagner  les  cultures urbaines dans leur noble mission de transformer la passion en profession avec ces milliers de jeunes qui gravitent autour de toutes ces expressions culturelles et artistiques.

Pour bien mener sa mission, la Mcu a mis  à la disposition des acteurs des cultures urbaines et des professionnels un plateau technique moderne : une salle de perfectionnement aux métiers des arts scéniques, une salle de danse, un atelier de Graffiti, une salle de Dj, une salle polyvalente, un studio d’enregistrement, une scène de concert de 300 places debout, un restaurant, un espace de rencontre pour jeunes et des bureaux multifonctionnels.

L’administratrice de la Mcu et responsable du pôle danse, Gacirah Diagne, s’est réjouie  de l’inauguration de ce bijou. « 7 ans après les discussions, les résistances, les délais fixés et retardés, le concept de la Mcu, tel que nous l’avions imaginé, est enfin tangible. Et ce, grâce  à la Ville de Dakar et aux structures Optimiste produktions, Studio Sankara, Kaay fecc,  Doxandem squad,  99 records joloff for live, G Hip hop et  Africulturban qui se sont engagés et ont porté le projet à ce stade », a-t-elle affirmé. Maintenant que la Mcu est fonctionnelle, Mme Diagne appelle tous les acteurs à œuvrer à son épanouissement. « Elle appartient à Ouakam, à Dakar  et plus largement  au Sénégal  et même à la  sous-région, car le modèle sera, on l’espère, reproduit », a-t-elle confié.

Inaugurant cet espace culturel, la  1ère  adjointe au maire de Dakar, Soham El Wardini, dit être fière de cette Maison des cultures urbaines qui a été  réalisée dans la commune de Ouakam.  « La Mcu est un projet de la Ville de Dakar qui a  trainé vu les difficultés rencontrées avant de l’implanter. Les populations ne comprenaient pas l’enjeu de ce centre où les jeunes peuvent être formés aux différents métiers de la culture. Aujourd’hui  qu’elle est implantée et fonctionnelle, je pense qu’elle fera l’affaire des populations de Ouakam et de la Ville de Dakar », a-t-elle estimé.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Abuja- Quelles valeurs éthiques adopter à l’ère digitale pour les journalistes pour promouvoir la démocratie ? Des journalistes ouest-africains essaient de trouver, depuis hier, à Abuja (Nigéria), une réponse à cette question en vue d’ériger l’éthique, la bonne gouvernance, l’autorégulation, les diversités et bannir les discours haineux, l’extrémisme violent… dans la profession.

La capitale nigériane, Abuja, abrite, depuis hier, un atelier axé sur le thème : « Journalisme, la démocratie à l’ère numérique et l’éthique journalistique ». Organisée par la Fédération africaine des journalistes (Faj) et le Réseau pour l’éthique journalistique (Ejn), cette rencontre de deux jours réunit plus d’une cinquantaine de participants venus de neuf pays ouest africains.

« Nous ne devons pas accepter, en tant que journalistes, que nos plateformes soient utilisées pour diffuser des discours haineux. Ce discours n’est jamais libre. Nous devons donc faire très attention surtout que ce discours haineux est très souvent exacerbé en période électorale et les politiciens ont souvent tendance à dire trop de choses à la fois », a exhorté le président de la Faj, Abdulwaheed Odusile, par ailleurs président du Syndicat des journalistes nigérians (Nuj). Pour lui, les journalistes africains doivent, à l’ère digitale, être informés des « nouvelles tendances », en se formant et s’équipant en conséquence, mais aussi qu’ils puissent toujours s’attacher aux valeurs « éthiques et déontologiques » qui fondent le métier. Il a magnifié le partenariat noué avec Ejn et qui vise à renforcer des journalistes du continent. Après l’Afrique de l’Est (Nairobi) et l’Afrique Centrale (Douala), l’Afrique de l’Ouest suit donc la tendance avec la conférence d’Abuja.

Le représentant du Réseau pour l’éthique journalistique, Tom Law, a souligné la nécessité d’ « avoir des solutions pratiques en commun pour renforcer le rôle des journalistes ». Car la sauvegarde de l’éthique journalistique ne pouvant se faire, selon lui, que si les professionnels des médias répondent à deux questions essentielles : « - qui sommes nous ? Que faisons-nous ? » Les réponses à ces interrogations devront être corrélées à une volonté de « se battre pour l’impartialité, ne pas s’attaquer aux sources, à l’indépendance, en ne versant pas dans la propagande, et faire de l’autorégulation ». La réelle influence des journalistes sur la société doit être accompagnée par une utilisation des « valeurs du journalisme », a expliqué M. Law. Aussi, a-t-il encouragé à la production d’articles à même de mettre l’accent sur certains phénomènes sociaux comme la corruption par exemple.

« Il nous faut créer une prise de conscience contre le discours haineux, la corruption, mais aussi faire tout pour une dissémination de l’information émanant des journalistes puisqu’à l’heure de l’internet nous disposons de toutes sortes d’informations », a invité Muktar Gidado, le vice-président de la Nuj. Pour M. ce dernier, la pratique du métier de journaliste devra toujours se faire selon « l’éthique standard » et la survie de la démocratie dépend aussi du développement des médias.

Quatre panels sont inscrits au programme de la conférence : l’éthique, l’autorégulation ; la bonne gouvernance au discours haineux ; les diversités et l’extrémisme violent ; la propagande, les élections...

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE, (Envoyé spécial)

A travers l’exposition « Sos Podpa » ou Sos pillage organisé des poissons africains, l’artiste plasticienne Caroline Guèye s’érige en sentinelle contre le pillage des ressources halieutiques.

C’est un cri du cœur à la fois très engagé et plein d’humanisme contre le pillage des ressources halieutiques que l’artiste plasticienne Caroline Guèye pousse à travers son exposition « Sos Podpa » ou Sos pillage organisé des poissons africains. Ses créations sont à voir jusqu’au 6 mars à l’espace Vema (embarcadère de Gorée, immeuble violet).

Le travail de Caroline Guèye comporte 34 œuvres, principalement des tableaux au pastel, à l’acrylique, quelques sculptures murales et deux installations. Comme si aucun espace n’était assez grand pour contenir ses œuvres, souvent de grand format, et décrire le malaise que provoque en elle ce pillage organisé, l’artiste s’approprie l’espace Vema, un lieu splendide et spacieux où ses deux installations monumentales prennent tout leur sens et leur message. Son installation « Il pleut sur la mer » axé sur le thème de la pêche abusive et illégale occupe tout le centre de la salle d'exposition alors que les milliers d’élastiques suspendus qui composent sa deuxième installation sont, eux, autant d’oscillations et de vagues qui entraînent le visiteur dans un monde qui rejoindra peut-être celui de l’artiste. A la cérémonie de vernissage de l’exposition, le conseiller technique n°1 du ministère de la Culture s’est dit heureux de constater que Caroline Guèye montait en puissance d’exposition en exposition. « Elle a un humanisme extraordinaire avec le sourire permanent, toujours positive.

Elle nous présente, de manière douce, les réalités violentes de notre monde », a déclaré Abdou Aziz Dieng. Si son cursus scientifique, ses voyages et son environnement ont influencé l’œuvre de l’artiste, sa résidence en Chine, près de Beijing, avec un artiste chinois de renommée internationale, aura participé à l’évolution de son travail. De son expérience auprès de cet artiste en ressort une sensibilité nouvelle qui non seulement guide ses créations mais l’incite à utiliser de nouveaux matériaux. Ses installations et sculptures murales en bronze en sont sans doute le résultat.

Après « Sos Podpa », Caroline prévoit plusieurs autres expositions en Afrique et en France, mais elle sera de retour à Dakar pour la Biennale où elle a été sélectionnée dans le In du pavillon sénégalais. L’artiste participera également à plusieurs expositions collectives.

E. Massiga FAYE

La 4ème édition du Festival à Sahel (Faso) ouvert a vécu. Mboumba (Podor), localité située à 580 km de Dakar, a abrité, du 23 au 25 février, l’évènement qui a mis l’accent, cette année, sur la rencontre des cultures urbaines et traditionnelles. Avec une affiche alléchante mettant en avant des artistes comme l’Angolais Bonga, les Sénégalais Omar Pène et Carlou D, le Camerounais Félix Sabal Leeco ou encore le danseur amazonien Tamangoh, Mboumba est devenu, le temps d’un weekend, le carrefour de la diversité culturelle africaine.

Isolé aux confins du Sénégal, Mboumba s’est ouvert au mondele 24 février dernier. Cette localité qui, de coutume, offre calme et sérénité à ceux qui veulent guérir de l’inlassable et incurable agitation des villes s’est plongée dans une ambiance inhabituelle. Après les couacs techniques qui ont perturbé, la veille, les programmations artistiques, la 4ème édition du Festival à Sahel ouvert (Faso) a débuté dans cette petite commune du département de Podor.  Le podium, monté sur une vaste  étendue  sablonneuse, à quelques mètres des rives du bras du fleuve Sénégal, pour les  besoins des concerts et spectacles en plein air, est pris d’assaut par des centaines de festivaliers. Certains ont traversé le bras du fleuve via des pirogues, d’autres sont venus  des villages environnants à bord de charrettes pour répondre, dans la ferveur et la joie, à l’appel de la culture.

A l’initiative de l’Association d’utilité publique Globe, ce festival est né de la « volonté d’artistes sénégalais et français de rendre la culture plus accessible aux populations du Fouta ». L’événement se veut ouvert sur l’Afrique avec une programmation représentant la diversité culturelle du continent. Pour cette 4ème édition, les festivaliers ont eu le bonheur de voir des icônes, à l’image du grand artiste angolais Bonga, le danseur Tamangoh ou encore le Camerounais Félix Sabal Leeco, considéré comme l’un des plus grands batteurs au monde, se produire sur scène. Côté sénégalais, Omar Pène, la tête d’affiche du festival, et Carlou D ont assuré leur show.

Monté en premier sur scène, à 23 heures, Carlou D a fait parler son talent. L’artiste, muni de sa guitare, a débuté son spectacle avec de l’acoustique. Et pour accrocher un public majoritairement jeune, il n’y avait pas autre  chose de mieux qu’un chant d’amour aux relents poétiques. Avec quelques mots en pulaar, appris pour la circonstance, le « Baye Fall » de la musique sénégalaise a su conquérir, au bout seulement de quelques minutes, le cœur des festivaliers en chantant dans la langue du terroir.  Son énergie débordante et sa désinvolture sur scène ont aidé à donner, par la suite, une dimension exceptionnelle à son spectacle. Carlou D, qui a enchainé les morceaux « Mbeuguel », « Baye Fall », « Dembaniew »…, a bénéficié d’une belle complicité du public. Un accord rare qu’il a d’ailleurs apprécié. «Je suis super impressionné. Malgré la distance, je me sens comme à Dakar. Le public a participé au show… », a-t-il déclaré à la fin de sa prestation.

DUO CARLOU D / FÉLIX SABAL LECCO
L’artiste dont les musiciens étaient repartis à Dakar du fait des aléas techniques à l’origine du changement de sa programmation la veille a dû compter sur le talent du compositeur et batteur franco-camerounais Félix Sabal Lecco.  Un duo de rêve qui a ravi plus d’un. Les deux artistes qui venaient de se rencontrer pour la première fois sur scène n’ont même pas eu besoin de répétition. « Carlou D est un grand artiste, un leader. Il peut donc jouer avec n’importe qui », a souligné Félix Sabal Lecco qui a collaboré avec de grands noms de l’univers musical à l’image deYoussou Ndour, Salif Keïta, Manu Dibango, Prince. Ce batteur qui se plait dans le style afro-caribéen, du fait de ses origines camerounaises, mais aussi du jazz, du rock et de la pop est l’un des grandes stars du festival. Impressionné par la chaleur et la bienveillance des populations, il profite de l’événement pour travailler avec un groupe de musiciens de Mboumba.L’édition 2018 du Faso met en avant la rencontre des cultures urbaines et traditionnelles. Le festival « sollicite les artistes les plus prestigieux et les plus militants ».  Parmi ceux qui ont répondu présents à ce rendez-vous culturel international, figure le danseur, musicien et peintre amazonien Tamangoh.  Ce dernier a, dans son show, lancé un message futuriste aux enfants du monde.  Son spectaclede claquettes transforme « la danse en musique avec une fluidité stupéfiante et un sens aigu de l’instant ». Basé sur de l’improvisation avec des objets musicaux allant de la flûte aux percussions, le dialogue offert par Tamangoh allie dextérité et entrain pour le plus grand bonheur du public.

Par Ibrahima BA, envoyé spécial

LE FASO, UN MODÈLE ÉCONOMIQUE À DUPLIQUER
Mboumba 2Après quatre éditions, le Festival à Sahel ouvert a fini de s’enraciner dans les dunes de sable de Mboumba. La manifestation s’offre, aujourd’hui, comme un exemple demodèle économique à dupliquer un peu partout dans le Sénégal. Cela, dans l’intérêt de faire jouer à la culture un rôle déterminant dans le développement des terroirs. L’appropriation du Faso par les villageois, à travers le bénévolat, et l’implication des partenaires commencent déjà à porter ses fruits. Grâce au Faso, ce village situé aux confins du Sénégal est sorti de l’anonymat. Il s’ouvre désormais au monde en accueillant des stars internationales et des centaines de festivaliers lors de chaque édition. En mettant l’accent sur la formation et la mise en place d’infrastructures culturelles (podium, studio de formation, local technique, salle de répétition…), l’Association Globequi a initié le Faso pose les bases d’une véritable politique de l’industrie de la culture. Ainsi, en s’inscrivant dans une politique de décentralisation des actions culturelles, le festival participe à la promotion du tourisme local. Mboumba et ses populations affichent un certain élan de fierté culturelle faisant de leur terroir un terreau fertile du tourisme. Aujourd’hui, il n’est pas nécessaire de faire des études pour mesurer l’impact direct de cette manifestation sur le quotidien des villageois. Les initiateurs du Faso comptent travailler à « la valorisation ou réhabilitation des maisons d’accueil ». Le Festival à Sahel ouvert est l’un des rares événements culturels périodiques à ne pas bénéficier d’une subvention du ministère de la Culture. Pourtant, depuis 2010, le Faso œuvre sans cesse pour le développement économique et social de Mboumba via des activités autour de la préservation de l’environnement, la formation, des campagnes de sensibilisation contre certaines maladies, des consultations spécialisées…

Par Ibrahima BA, envoyé spécial

OMAR PÈNE COMME ON L’AIME
En prenant part à la conférence de presse sur les préparatifs de laquatrième édition du Festival à Sahel ouvert, le 24 janvier, à Dakar, Omar Pène avait promis des surprises à la population de Mboumba. Une promesse à laquelle il a entièrement tenu au regard de la qualité de son passage sur scène le 24 février passé.

Dans une nuit étoilée, où la fraicheur du soir se mélange à un petit vent soufflant le long de la rive du bras du fleuve, le leader du groupe Super Diamano a fait découvrir au public quelques-uns de ses chefs-d’œuvre. Quand il ouvrit le bal avec son titre mythique « Soweto », sorti en 1987 et qui lui avait valu beaucoup de succès à l’époque, il faisait 2 heures 20 minutes. Mais, en dépit de l’heure tardive, la fièvre monta d’un cran. Au milieu de la foule en délire, des groupes de danse se formèrent çà et là et des amas de poussière s’envolèrent au-dessus du podium. Entre afro-feeling et mbalaxbien rythmé, Omar Pène a enchainé les morceaux dans une ambiance digne des grands soirs. Les fans n’ont pas vu le temps passé.

Pendant près de deux tours d’horloge, il a enchanté la foule qui en demandait encore. Son dernier morceau,« Afsud », chanté à la gloire de ses fans, a clôturé ce beau spectacle sous le ciel lamineux de Mboumba.

I. BA

BONGA OFFRE UN VOYAGE MUSICAL INÉDIT
Mboumba BongaPrésent au Sénégal dans le cadre de la 4ème édition du Festival à Sahel ouvert (Faso), l’artiste angolais Bonga, acteur majeur de la scène africaine, a livré,le 24 février, un grand concert à Mboumba. Avec sa voix cassée et avenante, il a offert une ballade musicale inédite aux accents angolais.

Il était, sans doute, la principale attraction de cette 4ème édition du Festival à Sahel ouvert. Bonga, qui porte le poids de ses 75 ans, a quitté Lisbonne pour Dakar.

Mieux, il a ensuite fait près 600 km en vue de donner un concert aux confins de la capitale sénégalaise. Mais, ceci n’est que le reflet de l’intérieur de cet artiste au parcours fascinant et exceptionnel et quiallie humanisme, liberté et résistance. Samedi dernier, sur la scène jouxtant la rivière du village, le vieil homme semblait retrouver une seconde jeunesse. Sa voix éraillée avait surement réveillé les dieux du fleuve. Ce qui lui garantissait une force irréductible au fur et à mesure. La musique est un langage universel qui parle à tous les peuples. Le public de Mboumba et d’ailleurs, captivé par les premiers morceaux du chanteur, a été très vite conquis par cette variété musicale aux accents angolais. Bonga a puisé dans son passé tumultueux, dans ses fameux « Recados de fora » (messages d’ailleurs), pour entrainer la foule dans un voyage musical inédit et à travers plusieurs générations. Entre spleen et félicité, ses chansons ont drainé un flot d’émotions. L’artiste angolais a parcouru une partie de sa riche carrière aux 31 albums pour offrir une promenade musicale époustouflante. Pour ce faire, il n’a pas oublié des titres comme « Mona kingixica », « Kambuá», des chansons inscrites dans le temps de l’éternité et qui résisteront à l’infini. Les chants deBongacharrient fantaisie et allégresse sous l’effet des instruments comme la flute ou le dikanza. Toutefois, quand l’artiste angolais s’est mis au Semba (musique de son Angola natal), l’atmosphère devient du coup survoltée et la vaste étendue sablonneuse percée par le doux et éclatant reflet lunaire se transforme en une piste de danse.

45 ans de carrière, 400 chansons
Le chanteur qui n’a pas voulu se prêter au jeu de l’interview après son spectacle avait annoncé, lors de sa conférence de presse à Dakar, sa joie de participer à ce qui est en train d’être construit à Mboumba autour de la culture. Avec une carrière artistique pleine, cet Angolais a joué, à travers sa musique, un rôle fondamental dans la construction d’une identité africaine. « Je participe à cette œuvre immense qui est la rencontre des êtres humains réunis par les sons et les rythmes sans aucun préjugé », avait-t-il soutenu. José Adelino Barcelo de Carvalho à l’état civil, Bonga est né en 1942 à Kipir, ville située à une soixantaine de kilomètres de la capitale angolaise, Luanda. Figure emblématique de la lutte contre la colonisation, il fait partie des voix les plus engagées du continent. Bonga, c’est aussi un grand conservateur qui tient à ses racines africaines en général et angolaises en particulier. La clé de son succès, a-t-il avoué, c’est la tradition. «Après l’école, l’information que nous avons reçue dans la rue, à travers les vieux africains, a beaucoup contribué à notre éducation en un temps où l’Afrique n’était pas encore brimée par les modernités », a souligné Bonga. A propos du changement de son nom d’origine, le chanteur a dit ceci : «Quand j’ai commencé à faire de la musique, je me suis dit que mon nom d’origine n’a rien à voir avec le rythme et la musique que je fais. C’est ainsi que je me suis donné le nom de Bonga Kuenda ».

Malgré plusieurs décennies à l’étranger, Bonga est plus que jamais lié à sa terre natale, à son « cordon ombilical ». Il a su garder cette forme de résistance, cette capacité de résilience face à la force de la modernité. Et c’est aussi ce qu’il cherche à mettre en évidence dans ces chansons. José Adelino Barcelo de Carvalho a toujours vécu avec la musique qu’il a fini de sublimer. Avec plus de « 400 chansons revendiquées », il est rentré dans l’histoire pour ne plus en sortir. Après 45 ans de carrière, l’ancien champion du 400 m du Portugal respire encore une fraîcheur divine. Sa musique est une fête et son spectacle une somme d’harmonie et gaieté. Même loin de son Angola natale, Bonga continue de faire de la musique « un outil de résistance politique et culturelle ». Il garde un œil sur la situation que traverse son pays et « amène partout avec lui les espoirs d’un Angola juste ».

I. BA

INFRASTRUCTURES CULTURELLES : LE THÉÂTRE DE VERDURE DE MBOUMBA INAUGURÉ
En s’inscrivant dans un modèle de développement via la culture, le Faso compte miser sur les enjeux des collectivités. Pour répondre à la demande culturelle et de tenue de spectacles dans la région, un projet d’infrastructures culturelles a été initié par l’Association Globe. L’inauguration, au dernier jour du Festival à Sahel ouvert, du Théâtre de verdure de Mboumba, regroupant un podium et un fond de scène, est la concrétisation d’une vision à la fois réaliste et salutaire. En outre, le projet prévoit des loges, un studio de formation, un local technique et une salle de répétition.

CARDIOLOGIE, DEPISTAGE DU DIABETE… : 430 PERSONNES CONSULTÉES
La décentralisation de l’action de soin a été au cœur du Festival à Sahel ouvert de cette année. Pour soulager les populations de Mboumba et environs, la Chaine de l’espoir a fait venir des cardiologues et spécialistes des maladies cardio-vasculaires pour mener des consultationsgratuites au profit des habitants de la localité. Le poste de santé de la commune a été pris d’assaut durant les deux jours. Au total, 430 personnes ont été consultées, entre autres, en cardiologie et en dépistage du diabète.

Pourtant, d’après la coordonnatrice de la Chaine de l’espoir au Sénégal, Laura Davenel, l’objectif au départ était fixé à 300 personnes. Les équipes médicales qui sont venues de Dakar et Saint-Louis ont apporté du matériel pour les besoins de l’électrocardiogramme et de l’échographie. Des séances de sensibilisations ont été aussi improvisées dans l’enceinte de la structure sanitaire.

I. BA


XAVIER SIMONIN, DIRECTEUR DU FASO : « NOTRE MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT CULTUREL PASSE PAR L’APPROPRIATION… »
Simonin MboumbaAprès trois éditions, le Festival à Sahel ouvert a pris un cachet populaire du fait de l’engouement qu’il a suscité auprès des populations. L’événement a permis, d’après Xavier Simonin, directeur du Faso, de créer un modèle de développement décentralisé  grâce à l’action culturelle.

La 4ème édition du Festival à Sahel ouvert a vécu. Quel bilan peut-on en tirer?
Cette année, on a été confronté à d’énormesdifficultés. Mais, le village avec lequel on organise l’évènement a très bien réagi. Au premier jour, il y a eu une panne d’électricité. On était obligé d’annuler la soirée. A 600 kilomètres de Dakar, on veut faire la démonstration qu’il y a des savoir-faire, des compétences et une rigueur. Dans un événement de cette dimension,en cumulant des vedettes sur le même plateau, on a réussi, en une nuit, à contrer toutes les difficultés. C’est donc pour moi une satisfaction. Après des années de travail,on est capable de faire face à toutes les situations, y compris celle d’une interruption totale du festival.

Au-delà des festivités, le Faso participe également au développement de la collectivité…
Le modèle de développement par la culture qu’on est en train de mettre en place passe par une phase d’appropriation. Il s’agit de voir comment les gens arrivent à s’impliquer face un projet développement… Actuellement, on arrive à cette phase d’appropriation de la part des villageois. La deuxième étape consistera à doter un programme d’infrastructures culturelles. Après l’étape d’appropriation, toute l’année, avec les populations et les infrastructures de fonctionnement, on a la possibilité de produire des œuvres culturelles locales. Lesquelles s’exporteront dans la région, dans le pays, dans la sous-région et à l’international. Il y a tout un travail de structuration qu’on est en train de faire.

Le Faso existe seulement depuis 2010, mais vous réussissez,à chaque édition, defaire venir des stars internationales. Comment faites-vous pour convaincre les grandes icônes ?
Je pense que c’est lié au fait que je sois moi-même artiste. Cela me permet de créer une complicité immédiate avec les artistes que je rencontre. Dans notre corporation d’artistique, on n’a pas de problème de ségrégation. On s’intéresse d’abord à notre art avant de s’arrêter sur nos différences qui nous enrichissent au lieu de nous diviser. Il faut savoir aussi qu’il s’agit d’un projet qui les touche. Je ne les convaincs pas avec un chèque que je n’ai pas. Je mets deux ans à parler et à convaincre ces stars internationales. Je les implique de plus en plus dans le programme à tel enseigne qu’au départ, sur une base de négociation tout à fait classique, elles finissent par s’engager… Ce festival est un filtre. Ceux qui viennent ici s’engagent vraiment.

Propos recueillis par I.BA

L’association « Neegu Salum », sous la direction du Bour Saloum, Guédel Mbodj, organise les festivités du Forum culturel et économique de Kahone qui auront lieu le 02 et 03 mars dans la région de Kaolack.
Selon un communiqué qui annonce l’événement, un symposium sera organisé avec la participation d'éminentes universitaires et de communicateurs traditionnels sur le thème : « Histoire du Saloum ».  Cette manifestation est placée sous le haut patronage du Président de la République, Macky Sall.

« Cet événement culturel majeur inscrit dans l’agenda culturel du Sénégal verra la participation de toutes les provinces du Saloum. Aussi, celles du Baol, du Djoloff, du Cayor, du Walo et d’Oussouye prendront activement part aux différentes activités à côté de Kahone, la ville hôte,  avec une exposition de leurs potentialités agricoles, artisanales, touristiques et culturelles », informe le document. Au-delà de l’aspect culturel et économique, précise le communiqué, l’évènement se veut un endroit où se retrouveront tous les Saloum-Saloum pour retisser les solidarités internes qui existaient du temps de l’ancien royaume.Le programme détaillé prévoit, entre autres activités, lecture de Coran, cérémonie officielle, visite des sites, des stands et soirée culturelle avec les provinces.                                     

E. M. FAYE

Pour marquer ses deux années d’existence, MusikBi, premier site africain de téléchargement légal de musique en Afrique francophone, a réuni, le 27 février, des acteurs de l’industrie musicale au Sénégal  pour discuter sur les maux qui gangrènent le secteur. Au sortir de la rencontre, l’administrateur de MusikBi, Moustapha Diop, a demandé une réorganisation et une régulation du secteur.

Mardi 27 février, les acteurs de l’industrie musicale, le ministère de la Culture et la Société sénégalaise du droit d'auteur et des droits voisins (Sodav) se sont penchés, le temps d’un après-midi, sur les problématiques du secteur. Producteurs, promoteurs et distributeurs ont porté leur réflexion sur des questions  relatives  au piratage et les relations avec les  opérateurs téléphoniques qui  freinent  le développement  de l’industrie musicale. Organisé à l’occasion des deux ans d’existence de MusikBi, premier site africain de téléchargement légal de musique en Afrique francophone, l’atelier avait également pour objectif de recueillir des contributions afin de proposer des pistes de solutions. Selon l’administrateur de MusikBi, Moustapha Diop, les participants ont abordé trois points du secteur, à savoir la distribution, la production et la promotion.  Concernant la distribution, l’un des problèmes retenus est le partage des revenus entre les artistes et les plateformes numériques d’un côté et les opérateurs téléphoniques de l’autre. M. Diop a d’ailleurs estimé cette part des opérateurs anormale. « Imaginez qu’un  opérateur demande 70 %  de la  valeur  du Sms, c’est-à-dire du prix du  morceau, juste  pour transporter un Sms. cela ne sert pas le secteur. Nous demandons et nous attendons des autorités une action un peu plus forte pour que cela soit régulé et que nous ne soyons pas obligés d’aller directement vers les opérateurs pour négocier », a-t-il suggéré.

Pour la production, deux problèmes ont été soulevés par les acteurs. Celui de la formation des producteurs et la lutte contre le piratage. « Les gens ne vont pas investir de l’argent sachant qu’après ils seront incapables de vendre. Que cela soit au niveau digital comme au niveau des cd, il faut que les autorités encadrent ces ventes et interdisent les disques piratés », a argué l’administrateur de MusikBi.

Le troisième axe de réflexion a porté sur la promotion. A ce niveau, certains acteurs demandent un traitement équilibré des œuvres qui sortent des radios et des télévisions ; ce qui permettrait à l’investisseur de s’investir. « L’autre point touche la promotion des œuvres musicales avec l’avènement du digital. Ce serait intéressant que les gens aient une formation approfondie du marketing digital », a fait savoir Moustapha Diop.

Tirant le bilan de MusikBi, l’administrateur a relevé qu’après deux ans d’existence, ils avancent, mais pas avec  les objectifs qu’ils se sont fixés parce que le secteur est désorganisé. « L’axe le plus important aujourd’hui, c’est de travailler à la réorganisation du secteur et à sa régulation », a-t-il conclu.

Maguette Guèye DIEDHIOU

 

Le monde des Lettres est en deuil. Lilyan Kesteloot, grande dame des études littéraires africaines et caribéennes, auteure d'une «Anthologie négro-africaine», parmi les ouvrages fondateurs du genre (1967), est décédée hier à Paris.

 

Marième Niass, de son nom d’artiste Laddy Nancy, fait son bonhomme de chemin dans la musique. Même si elle reste encore plus connue en France qu’au Sénégal, elle veut mieux vendre sa musique. Le lancement de son nouvel album, en juin 2018, marquera une nouvelle étape dans sa carrière qui a pris un envol à partir de 2006.

Sa voix a fait vibrer la salle du Centre culturel Douta Seck. Quand Laddy Nancy a pris le micro pour interpréter son single « Palabrer », lors de la célébration des 25 ans de l’Initiative académique « Albert Einstein » pour les réfugiés (Dafi), tout le monde s’est mis à écouter. Sa voix est captivante.  La jeune artiste à la voix suave enchaine avec d’autres titres pour clore cette journée dédiée aux réfugiés. C’était une manière pour elle de dire merci à l’Initiative académique « Albert Einstein ». Laddy Nancy ou Marième Niass à l’état civil a eu à bénéficier de la bourse Dafi. Une bourse d’excellence dédiée aux réfugiés les plus méritants et financée par la République fédérale d’Allemagne. Grâce à cette allocation, elle a suivi une formation en hôtellerie. La réfugiée mauritanienne, établie au Sénégal depuis plus de 20 ans, a préféré opter pour la musique afin d’être la voix des sans voix, laissant ainsi de côté l’hôtellerie. Une musique qu’elle a orientée dans la conscientisation des masses. Il fallait, dès lors, trouver un nom d’artiste très original et plein de symbole qui colle avec son militantisme. Quoi de plus judicieux que Laddy, c’est-à-dire « art ak daane dolé yamm » (l’art est comme tous les autres métiers) et Nancy qui signifie « naamamnagnou cii Yalla (si on le pratique avec décence). Les thèmes qu’elle développe à travers ses morceaux touchent les personnes vivant avec un handicap, les enfants de la rue ou enfants talibés, le Sida, la lutte contre le paludisme. En somme, Laddy Nancy est une artiste engagée pour la cause sociale. Pour elle, « la musique est sacrée. Elle est même magique », car permettant de mener un combat noble.

Son engagement pour la cause sociale lui a valu une collaboration avec différentes institutions internationales, notamment l’Unicef, Plan international et le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Laddy Nancy est engagée pour la cause des enfants mendiants. Le 29 avril, elle organise une journée de solidarité à l’endroit des enfants « talibés ». La première action sociale qu’elle veut faire dans son quartier de Thiaroye Azur, en banlieue dakaroise, est d’offrir aux enfants de trois « daaras » (écoles coraniques) des habits, des repas copieux, etc. « Je suis une femme appelée à devenir maman. C’est pourquoi c’est désolant de voir les « talibés » dans la rue en train de mendier », a-t-elle confessé.

Révélation artiste R&b féminine
Laddy Nancy a commencé la musique très jeune. C’est en 2006 qu’elle s’est révélée au grand public. A cette époque, elle évoluait avec le groupe de rap local de Saint-Louis « Xoultou Ndaw ».
Lors de la Fête de la musique du 21 juin 2006, Marième Niass a livré une prestation qui a conquis toute l’assistance. Elle a été même désignée comme la révélation artiste R&b féminine. Depuis quelques années maintenant, Laddy Nancy fait de la world music. Une musique teintée de diverses sonorités : jazz, acoustique, etc.

C’est en 2007 que la chanteuse a sorti son premier single et clip « Lou ka fi diar ». Depuis, elle multiplie les soirées en live dans les restaurants et autres espaces de Dakar et Saint-Louis. De même, elle accentue ses tournées en France où elle collabore avec le chanteur français Eric Lagarenne. « Je suis plus connue en Europe surtout à Bordeaux (France) qu’au Sénégal. Je comprends, parce qu’au Sénégal le mbalax est la musique la plus suivie. Je fais de la world music, mais il y a des mélomanes qui aiment bien m’écouter », a-t-elle expliqué. Toutefois, l’artiste compte percer pour mieux faire vendre sa musique au Sénégal et aux Sénégalais. « En France, les gens écoutent plus ma musique. Ils ont découvert mon talent parce que mes chansons passent dans beaucoup de radios françaises : France bleue, Africa1, radio d’Angers. Au Sénégal, j’espère qu’ils vont connaitre leur fille et tomberont amoureux de sa musique », a-t-elle dit avec optimisme.

Aujourd’hui, Laddy Nancy va commencer une nouvelle étape dans sa carrière musicale avec le lancement, en juin 2018, en France, de son premier album international. Un double disque qu’elle a compilé avec Eric Lagarenne qui est par ailleurs son producteur. « C’est un métissage entre la France et le Sénégal. Nous ferons beaucoup de concerts en France et partout dans le monde pour la promotion de ce disque », a-t-elle informé. Le lancement de cet album international sera aussi suivi de soirées privées que Laddy Nancy va offrir à ses fans au pays de Marianne. De retour au Sénégal, elle va organiser une cérémonie de dédicace pour ses fans établis partout à travers le pays. Après le Sénégal, elle ira à la conquête de l’Afrique en passant d’abord par la Mauritanie, son pays de naissance, puis le Maroc.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Dans le cadre de l'exposition des œuvres du plasticien Cheikh Niass intitulée : « Condoléances, les larmes de la peinture », en hommage aux artistes décédés, la Galerie nationale d’art (19 Avenue Hassan 2) accueille, demain à partir de 16h, une conférence sur le thème :   « Art et migrations, quelles sont les motivations des déplacements des artistes visuels ». La rencontre sera animée par le Pr Maguèye Kassé, Me Sylvain Sankalé, critique d'art, avec comme modérateur le journaliste et critique de cinéma, Baba Diop.

Aux yeux de Sylvain Sankalé, Cheikh Niass a choisi de venir à Dakar pour, à sa manière, rendre hommage à ses confrères et amis partis trop nombreux, ces derniers mois, vers des paradis multicolores. « Essayons de croire de toutes nos forces au caractère propitiatoire de cette démarche comme une belle et puissante manœuvre pour détourner, enrayer l’aveugle mécanique de la mort », analyse le critique d’art. Il pose un regard poétique sur le vocabulaire pictural de Cheikh Niass : « Tout à la fois lamentation, recueillement mais aussi grand message d’espérance d’ici et d’ailleurs, l’œuvre éclate de mille feux sur les cimaises en un kaléidoscope qui dit de cent manières les mystères de la vie, même dans leur trop cruelle beauté ».

L’exposition « Condoléances : les larmes de la peinture » est à voir jusqu’au 6 mars à la Galerie nationale d’art.

E. M. F.    

C’est parti pour les dépôts de candidatures pour participer au Prix 2018 Lorenzo Natali du nom de l’ancien commissaire européen. Ce concours, lancé depuis 1992, récompense les meilleures productions de presse écrite, presse en ligne, radio et télévision sur des thématiques touchant le développement.

Les dépôts de candidatures pour participer au Prix 2018 Lorenzo Natali pour les médias sont ouverts depuis le 5 février dernier. Ils sont en cours jusqu’au 9 mars 2018, délai de rigueur. Selon un communiqué parvenu à la rédaction, le Prix Lorenzo Natali pour les médias est décerné par la Commission européenne et « récompense les activités journalistiques exceptionnelles sur les sujets liés au développement ». « À une époque marquée par la désinformation, les fausses informations et les algorithmes numériques, nous avons plus que jamais besoin de journalisme professionnel s'appuyant sur les faits. Le travail essentiel des journalistes est non seulement vital pour la démocratie à travers le monde mais met également sous le feu des projecteurs et donne la parole à celles et ceux qui ne seraient autrement pas entendus. Par leurs histoires, ils informent, inspirent et appellent à des changements ô combien nécessaires. En leur décernant ce prix, nous les remercions de la détermination dont ils font preuve et les encourageons à poursuivre le combat », a informé Neven Mimica, commissaire pour la Coopération internationale et le développement, rapporte le communiqué.

En outre, la note précise que le Prix est décerné particulièrement « aux journalistes qui travaillent sur des sujets tels que l'éradication de la pauvreté ainsi que les dimensions économique, sociale et environnementale du développement durable » dans les médias de la presse écrite, de la presse en ligne et de l’audiovisuel. Pour concourir à ce Prix, le journaliste est invité à présenter, avant ce 9 mars, son travail « sous forme imprimée, numérique, radiophonique ou télévisée ». D’après le communiqué, deux catégories seront récompensées en fonction des groupes d’âge : un premier groupe où l’âge est compris entre 21 et 26 ans et un second entre 27 et plus. « Chaque catégorie aura un gagnant par région : Afrique, monde arabe et Proche-Orient ; Asie et Pacifique ; Amérique latine et Caraïbes ; et Europe », explique la même source. « Un ‘‘Grand vainqueur’’ » sera sélectionné parmi les lauréats régionaux et un Prix thématique supplémentaire récompensera le travail journalistique axé sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes et des filles », lit-on dans le document. Cette année, informe le communiqué, le jury est composé de  Bruce Shapiro, de la Columbia school of journalism, Isabel Recavarren, reporter péruvienne et fondatrice de « Panorámica Lationamericana », Mahendra Ved, journaliste basé à New Dehli et président de l'Association des journalistes du Commonwealth, Maroun Labaki, du journal « Le Soir », et Mary Harper, responsable de la rédaction pour l'Afrique au BBC world service. Les 11 gagnants qui sortiront vainqueur de cette sélection vont recevoir leur récompense en juin 2018 à l’occasion des Journées européennes du développement à Bruxelles.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Dans le sillage de la vulgarisation de la loi sur la protection des données à caractère personnel, la Commission dédiée (Cdp) a organisé récemment, à la Cour d’appel de Dakar, une formation destinée à près de 30 magistrats.
Le but est d’outiller les acteurs de la Justice « pour une meilleure connaissance » du cadre institutionnel et normatif de la protection des données personnelles, « du règlement du contentieux » des données personnelles et aussi « une meilleure approche » des textes législatifs nationaux et internationaux.

Dans cette dynamique, la présidente de la Cdp, Awa Ndiaye, accompagnée de son staff, a rendu visite à la Division de lutte contre la cybercriminalité de la Police nationale. « Cette visite entre dans le cadre de l'option de la Cdp de coordonner et de travailler avec l'ensemble des acteurs de l'écosystème numérique », a-t-on appris auprès du service de communication de la Commission. La même source précise : « La visite et la séance de travail de plus de deux heures d'horloge ont permis des échanges entre les experts de la police et les agents de la Cdp sur les moyens de mieux protéger les données personnelles et la vie privée des citoyens sénégalais ».

Au sortir de cette visite de travail, la présidente Awa Ndiaye va aider à la mise en place d'un cadre de collaboration formelle entre les services de la Police, de la Gendarmerie, de la Justice et de la Cdp pour harmoniser la prise en charge des besoins et préoccupations des citoyens en matière de protection de leurs données personnelles et de sauvegarde de leur vie privée.

El Massiga FAYE

 

Les échanges culturels entre l’Italie et le Sénégal se dynamisent. Dans ce registre, l’ambassade d’Italie prévoit, au mois de mars, une série d’événements autour du design, du théâtre.

C’est un menu culturel fort alléchant que l’ambassade d’Italie au Sénégal propose tout au long du mois de mars. En guise de mise en bouche, les admirateurs du raffinement et de l’élégance à l’italienne assisteront à la Journée du design italien. Il s’agit de la deuxième édition, et elle se tiendra le 2 mars auprès de l’atelier « Céramiques Almadies ». « Notre ambassade, comme 100 autres représentations italiennes dans le monde, célèbrera la Journée du design italien dans le monde. Il s’agit d’un événement qui se déroule chaque année et qui vise à faire connaitre notre design aussi bien que notre culture à l’étranger », informe Livia Sattulo, deuxième secrétaire de l’ambassade d’Italie à Dakar.  Cette année, renseigne la diplomate, l’institution organisera une exposition de meubles et objets de maison produits par trois importantes marques italiennes renommées dans le monde pour leur design.

Dans le cadre de la Journée du design, poursuit-elle, un architecte italien sera invité à Dakar et tiendra, le 1er mars, une conférence dédiée aux étudiants de l’Institut polytechnique panafricain et du Collège universitaire d’architecture. « Etant donné que la Journée du design italien 2018 sera focalisée sur le thème « Design et durabilité » et que l’architecte Selva travaille sur des projets qui relèvent beaucoup de ce sujet, il va intervenir sur cette thématique à travers des cas d’étude spécifiques », détaille L. Satullo.Autre aspect de cette programmation culturelle : la représentation de la pièce « La remontée des cendres ». En collaboration avec l’ambassade du Maroc, l’ambassade d’Italie mettra en scène ce spectacle inspiré par une œuvre du Marocain Tahar Ben Jelloun. Le spectacle est mis en scène par le réalisateur italien Massimo Luconi, bien connu dans le milieu théâtral italien.

Massimo Luconi, suite à une résidence artistique à Saint-Louis (de 2011 à 2014), a donné naissance à un groupe théâtral de jeunes acteurs sénégalais. Ces jeunes, les protagonistes de la pièce, ont déjà joué plusieurs fois en Italie et ils ont été toujours très bien accueillis par le public et par la critique italienne. La représentation de « La remontée des cendres » est le fruit d’une coopération trilatérale intéressante et  fructueuse entre le Sénégal (les acteurs), le Maroc (le texte de la pièce) et  l’Italie (le réalisateur).  La pièce sera représentée au Théâtre national Daniel Sorano le 13 mars et une deuxième représentation se tiendra à Pikine le 19 mars. Toujours à Pikine, le metteur en scène réalisera un petit atelier théâtral avec les jeunes du quartier pendant quelques jours.

Sur la même ligne, le spectacle titré « La danse de la parité » sera présenté. L’ambassade d’Italie accompagne la réalisation de cette performance qui est une adaptation du spectacle de l’Italien Dario Fo appelé « Couple ouverte à deux battantes ». La pièce a été réadaptée par M. Badji. Il s’agit d’une pièce très forte qui parle des droits des femmes et de la parité de genre.

E. Massiga FAYE

La 3ème édition du Festival «Films femmes Afrique» (Ffa) a été clôturée, vendredi, avec l’attribution du Prix du court métrage de fiction à «A place for myself» (Une place pour moi) de la Rwandaise Marie-Clémentine Dusabejambo, a appris l’Aps.

Le film «Une place pour moi» de la Rwandaise Marie-Clémentine Dusabejambo évoque le combat mené par une mère et sa fille albinos pour se faire accepter par le milieu scolaire. Cette réalisation a retenu l’attention du jury composé de cinq jeunes lycéens de différents établissements de Dakar. Le jury a salué «le côté très touchant» du film qui «répond» au thème du Festival : «Femmes et éducation». Car l’actrice Elikia, une fillette albinos de cinq ans, fréquente une école primaire élémentaire. Mais, sa «différence » de peau est plus un problème qu’un simple trait physique inhabituel. Dans le quartier, elle est traitée comme «un stéréotype», mais sa mère, une coiffeuse, l’encourage.

Une bataille commence alors pour faire entendre leurs voix auprès des parents d’élèves et se faire une place. Une récompense offerte par Canal+ a été attribuée à la réalisatrice rwandaise, très contente de recevoir ce prix.

«Ce prix est un encouragement, car toute la semaine, on a eu des séances avec les lycéens qui ont eu des questions intelligentes sur le film. Cela montre que le film a été compris», a dit la jeune réalisatrice lors de la cérémonie de clôture du Festival «Film femmes Afrique» à la salle «Canal Olympia téranga».

Pour Marie-Clémentine Dusabejambo, le film va au-delà du rejet des albinos. «Le problème de marginalisation existe partout et les effets que cela fait sont ressentis de la même manière par tous ceux qui en sont victimes. La violence psychologique est plus marquante que la violence physique. C’est un thème dans lequel beaucoup se retrouvent, à savoir les femmes, les handicapés, etc.», souligne-t-elle.

(APS)

Le groupe Woor holding  a procédé, mercredi, au lancement de la première édition de la Foire internationale d’artisanat sénégalais  au  Mali (Fias) sous le thème : « La coopération pour l’émergence de l’artisanat ». Une centaine d’artisans prendront part à l’événement qui se déroulera du 30 mars au 6 avril  2018 à Bamako.

Le groupe Woor holding veut promouvoir l’artisanat d’art sénégalais. Dans cette dynamique, il  vient d’initier une foire internationale de l’artisanat. La première  édition de cette rencontre  se déroulera, à Bamako (Mali), du 30  mars  au 6 avril 2018, sous le thème : « La coopération pour l’émergence de l’artisanat ».  Au lancement officiel de cet événement, à l’ambassade du Mali au Sénégal, le  manager général du groupe Woor holding,   Youssou Sama, a annoncé qu’une centaine  d’exposants  du secteur de l’artisanat sénégalais sont attendus au   Mali. A leurs côtés, plusieurs acteurs culturels participeront à cette manifestation.  Selon lui, en plus de l’exposition des produits artisanaux sénégalais et maliens, il   est  également prévu un défilé de mode et une grande soirée sénégalaise.

Le directeur de la formation à l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (Apda), Mamadou Diop, a estimé que  c’est important d’organiser ces genres d’activités. « La foire de l’artisanat est  une opportunité pour montrer au grand public, qui sont les consommateurs et clients, les producteurs et de faire connaitre les produits qu’ils fabriquent », a-t-il dit. Selon lui, c’est une occasion  pour les producteurs de présenter au Mali leurs créations et  de s’inspirer  de ce qui s’y passe. Pour la bonne réussite de l’événement, M.  Diop  a promis d’accorder un appui au promoteur  et de faciliter la participation des artisans à la foire.

 Prenant part à la cérémonie de lancement, le 1er conseiller à l’ambassade du Mali, Mouhamed Pathé Diarra, a salué l’initiative du groupe Woor holding d’organiser cette foire. « C’est un événement fédérateur qui va renforcer la coopération sénégalo-malienne et va donner en même temps un nouvel élan aux artisanats des deux pays qui vont se découvrir », a-t-il magnifié. M. Diarra a suggéré de pérenniser l’événement en l’ouvrant à d’autres pays de la sous-région.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La Maison des cultures urbaines (Mcu) est présentée comme le premier centre installé dans la ville de Dakar et dédié aux cultures urbaines (entrepreneuriat culturel, vidéo, photographie, graphisme, sérigraphie, musique assistée par ordinateur, musiques urbaines, danses urbaines, Dj, Graffiti, beatbox, mode, streetwear, cirque, jonglerie et sports de glisse). L’infrastructure, logée au Centre socioculturel de Ouakam, sera inaugurée jeudi après-midi.

« Véritable pôle d’animation de  formation et de documentation pour les jeunes des cultures urbaines, la Mcu va leur offrir des formations de qualité afin de leur permettre de se perfectionner et de se documenter », rapporte un document de présentation. Le texte explique que l’enjeu est de s'adapter aux nouvelles mutations socioculturelles avec l'introduction des nouvelles technologies de l'information et de la communication dans le quotidien des jeunes.

 Initiée par la Ville de Dakar, la Mcu  se veut d’être un cadre d’expression des différentes disciplines des cultures urbaines. Et en la créant, la Ville de Dakar s'est inscrite dans une démarche participative et inclusive en collaborant avec Ucc (Urban culture consulting). Dans sa démarche, la Mcu se fixe comme  objectif principal de soutenir la création, d'accroitre la production, de diversifier les lieux de  diffusion et de développer  toutes les disciplines des  cultures urbaines.

E. M. FAYE

Le projet Jokkokids, impulsé par le programme Jokkolabs, un espace de travail collaboratif dans l’innovation ouverte, a accompagné près de 800 enfants. Le but, stimuler leur créativité avec le numérique.

Le développement du numérique s’est amorcé et annonce de nouveaux défis. Au Sénégal, 21,7 % de la population ont accès à Internet. Ce sont des enjeux importants pour la diffusion du numérique autour de la problématique : comment prétendre à l’égalité des usages et la maîtrise des outils ?

Pour l’espace de travail collaboratif dans l’innovation ouverte, Jokkolabs, les nouvelles technologies ouvrent de nouvelles voies et les enseignants constituent ainsi la pierre angulaire d’une éducation renouvelée et adaptée. Jokkokids propose d’y associer la qualité des animations périscolaires en fédérant des animateurs, clés de voûte du continuum à opérer entre l’école et « dehors », et entre les outils numériques et les apprentissages, pour accompagner les enfants d’aujourd’hui à devenir des adultes accomplis.

Après deux années de fonctionnement, le projet Jokkokids, sous l’impulsion du programme Jokkolabs, a accompagné près de 800 enfants. Initié en 2016, avec le soutien de la Fondation Osiwa, Jokkokids est un projet pluridisciplinaire open-source et un réseau d’innovateurs, animateurs et organisations qui développent des opportunités éducatives afin de stimuler la créativité des enfants par l’usage des technologies, en lien avec l’expression de soi, au sein d’une démarche inclusive. Après cette phase expérimentale, l’idée de ce programme, a expliqué Fatoumata Niang Niox, directrice exécutive de Jokkolabs Sénégal, c’est de préparer les compétences des enfants pour le futur. Pour cela, elle a fait savoir, au cours d’une conférence de presse, samedi : « Nous sommes allés sur trois champs d’action : le numérique qui est une valeur sûre de nos jours, le développement de l’expression de soi et les potentiels en termes de fabrication ». Ces trois champs, par leur transversalité, ont été mis ensemble pour faire Jokkokids. Une fois le programme en marche, « nous avons mis en place des Kidslabs qui sont des espaces pour accueillir des enfants de 6 à 12 ans pour les préparer aux métiers du numérique », a détaillé M. Niox, relevant que beaucoup de séances de programmation simple pour les enfants ont été faites. S’y ajoutent des sessions sur la fabrication avec du matériel recyclé à utiliser pour en faire un micro, une voiture ou un petit hélicoptère. Autre volet du projet, le développement de l’expression de soi qui passe par la danse, l’écriture. « On s’est beaucoup focalisé sur l’écriture parce que les ateliers créatifs sont importants, car stimulant toute la créativité de l’enfant », a souligné Fatou Niang Niox. En règle générale, ces Kidslabs reçoivent les enfants pendant les week-ends ou les vacances scolaires. Un aspect du projet sur lequel la directrice exécutive a insisté, c’est celui du volet social qu’elle a jugé « très important avec l’implication des enfants vulnérables ».

Au-delà du Kidslabs, le projet a développé beaucoup d’activités nomades, notamment au Samu social, à l’Institut français de Dakar où des enfants de la rue ont été invités grâce au partenariat avec l’association « Help the street children ».

Le projet Jokkokids, c’est aussi des interventions dans les régions comme Kaolack et Ziguinchor.

Après deux années d’expérimentation, Jokkolabs Sénégal entend pérenniser Jokkokids en l’intégrant dans le système éducatif national.

E. Massiga FAYE

La compétition « mYouth 2.0 » Sénégal vient d’être lancée. La structure Mobile4Senegal encourage ainsi les développeurs et entrepreneurs évoluant dans le mobile au Sénégal à soumettre leurs projets à la compétition internatinale mYouth 2.0.

Le projet « mYouth 2.0 – mobile, young, opportunity, unity, technology, help » est un projet qui entre dans le cadre du renforcement des capacités des jeunes dans le domaine du mobile », renseigne un communiqué. Le projet est cofinancé par le programme Erasmus de la Communauté européenne et conduit par mladiInfo international. Il implique des organisations et des jeunes de douze pays : Autriche, Ghana, Hong Kong, Kenya, Macédoine, Philippines, Pologne, Sénégal, Roumanie, Singapour, Tanzanie et Vietnam. Avec mYouth 2.0, informe le document, les participants vont utiliser leurs compétences en développement mobile et en acquérir de nouvelles dans un contexte international. Des informations complémentaires sur mYouth 2.0 sont disponibles sur : http://myouth.eu.

Dans sa démarche, mYouth 2.0 fournit un espace privilégié où les participants vont prendre part à des compétitions mobiles locales et représenter leur pays au niveau international. Les partenaires de chaque pays vont mettre en place ces compétitions. La compétition mYouth 2.0 du Sénégal est organisée par Mobile4Senegal (http://mobilesenegal.org, https://facebook.com/mobilesenegal).

Les meilleures équipes seront sélectionnées pour représenter le Sénégal, d’abord au Ghana pour un hackathon, puis en Macédoine pour une formation en business development et, enfin, en Autriche lors des European Youth Awards http://www.eu-youthaward.org (Catégorie mYouth 2.0). Ils bénéficieront d’un encadrement par des experts en technologie et en business development.

Selon le document de présentation, la compétition est ouverte jusqu’au 4 mars 2018 et les soumissions se font en ligne : http://bit.ly/myouth2sen. Des informations complémentaires sur la compétition sont disponibles sur : http://bit.ly/mythou2sensite.

Les applications mobiles seront évaluées selon les critères suivants : admissibilité, motivation de l'équipe, qualité de l'application mobile, innovation, impact social, potentiel commercial et durabilité.

E. Massiga FAYE

L’expert-comptable Mamadou Barry vient de publier un guide pratique dédié aux administrateurs dans la société anonyme en général et, de manière spécifique, dans les entreprises du secteur parapublic. « Le Conseil d’administration face à la gestion de l’entreprise » consacre de larges développements au contrôle permanent de la gestion, à l’appréciation du système d’information financière et comptable mis en place au niveau de l’entreprise…

De la formation des administrateurs à la lecture de l’architecture et du contenu des états financiers annuels de synthèse, en passant par les modalités pratiques d’exercice par les Conseils d’administration, le nouvel ouvrage de l’expert-comptable Mamadou Barry est une réflexion simple et détaillée sur tous les aspects de la gestion de l’entreprise qui interpellent les administrateurs dans la société anonyme en général, en particulier dans les entreprises du secteur parapublic. Comme l’indique le titre de l’ouvrage : « Le Conseil d’administration face à la gestion de l’entreprise », il s’agit d’un guide pratique destiné aux directeurs généraux et dont l’accent est mis sur la manière de gérer leur encadrement et leurs relations avec les administrateurs. Il présente un certain nombre de dispositions à l’endroit des administrateurs. Concernant la société anonyme en général, ce sont des « textes de l’Acte uniforme Ohada révisé relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique (Auscgie)regroupés pour chacun des aspects de la vie de la société à contrôler par les administrateurs, les commentaires et observations pour expliciter ces textes et les modalités de mise en œuvre du contrôle de gestion par les administrateurs ».

Quant aux sociétés parapubliques, il est question des «  dispositions de l’Auscgie applicables aux entreprises de ce secteur, les textes légaux et réglementaires spécifiques à chaque type d’entreprise du secteur parapublic et regroupés pour chacun des aspects de la vie de la société à contrôler par l’administrateur du secteur parapublic ». Mais également « les commentaires et observations pour expliciter ces textes légaux et réglementaires ainsi que les modalités de mise en œuvre du contrôle de gestion de l’entreprise du secteur parapublic ».

Système d’information
Dans son ouvrage, Mamadou Barry consacre de larges développements au contrôle permanent de la gestion, à l’appréciation du système d’information financière et comptable mis en place dans l’entreprise, à l’approbation du projet de budget annuel proposé par la Direction générale et du suivi de l’exécution de ce budget en cours d’année. C’est aussi le cas de l’approbation des conventions réglementées entre la société et un membre de l’actionnariat, de l’organe d’administration et de l’organe de direction  et au déclenchement de la procédure d’alerte en cas de survenance de faits de nature à compromettre la continuité de l’exploitation. « Des paragraphes ont été consacrés à la présentation des états financiers de synthèse, dans un style simple, pour permettre aux administrateurs d’en avoir une lecture et une compréhension claires. Et ainsi, de pouvoir arrêter en toute connaissance de cause ces états financiers », explique-t-il. Il en est de même pour ce qui est des relations fonctionnelles du Conseil d’administration avec le commissaire aux comptes. Ce livre, étalé sur 276 pages, donne également des éléments détaillés sur la préparation des assemblées générales d’actionnaires.

L’auteur, Mamadou Barry, est un expert-comptable membre de l’Ordre national des experts-comptables et des comptables agréés du Sénégal (Onecca). Commissaire aux comptes et auditeur financier, il a écrit d’autres ouvrages dont « Mécanismes de fraudes et des détournements en entreprise », « La gestion financière de la commune : le budget/le compte administratif », « Audit et contrôle interne dans les entreprises/manuel des procédures administratives, financières et comptables ».

Ibrahima BA

La Berlinale a surpris samedi soir en décernant son Ours d'or à « Touch me not » de la réalisatrice roumaine Adina Pintilie, une exploration à mi-chemin entre fiction et documentaire sur l'intimité et la sexualité, après une édition marquée par les débats sur la place des femmes dans le 7e art. Le jury a également récompensé une autre femme, la Polonaise Malgorzata Szumowska, qui a reçu le Grand prix du jury pour son film « Twarz » (« Mug ») sur un jeune homme défiguré après un grave accident. « Je suis si heureuse d'être une femme réalisatrice », a-t-elle déclaré en recevant son prix.

Les femmes ont également été à l'honneur à l'écran, comme dans « Las Herederas » de Marcelo Martinessi, un premier film du Paraguay faisant le tableau d'une femme s'émancipant sur le tard (Ana Brun sacré meilleure actrice) et d'où les hommes sont quasiment absents.

L'actrice a dédié son film aux « femmes » dans son pays qui sont "des combattantes". Le réalisateur a quant à lui reçu le prix Alfred Bauer, à la mémoire du fondateur du festival.

Le cinéma latino a encore été à l'honneur avec « Museo » du Mexicain Alonso Ruizpalacios (meilleur scénario), avec Gael Garcia Bernal, sur le vol d'oeuvres au musée anthropologique de Mexico en 1985 par un duo de pieds nickelés. Avec son film d'animation « L'île aux chiens », Wes Anderson s'est vu décerner l'Ours du meilleur réalisateur. C'est l'acteur Bill Murray, une des voix du film, qui est allé chercher le prix.

« Je n'aurais jamais cru qu'en jouant un chien, je repartirais avec un ours », a-t-il plaisanté, face à un public acquis. Présenté en ouverture de la Berlinale, "L'île aux chiens" était un des favoris, avec « U-22 juillet », une reconstitution controversée de la tuerie d'Utoya en 2011 en Norvège, finalement repartie bredouille.

Enfin, le jeune Anthony Bajon a été sacré meilleur acteur pour « La prière » du Français Cédric Kahn, sur d'anciens toxicomanes en quête de rédemption.

AFP

Le Musée de la femme Henriette Bathily a  servi de cadre,  jeudi, pour parler  de  la santé des femmes avec la journaliste Codou Bop et la sexologue Dr  Jeanne Diaw.  C’était autour du livre  « Notre corps, notre santé : santé et sexualité des femmes en Afrique subsaharienne » édité par L'Harmattan Paris en 2004.

Dans le cadre de la série de conférences du Musée de la femme Henriette Bathily, l’ouvrage titré « Notre corps, notre santé : santé et sexualité des femmes en Afrique subsaharienne » a été présenté, jeudi, au public par  la journaliste Codou Bop. Cette dernière a analysé son contenu, suscitant des échanges fructueux avec l’assistance qui s’est d’ailleurs plaint de la méconnaissance, au Sénégal, de ce chef-d’œuvre sur la santé des femmes. Composé  de 28 titres portant sur le cycle de vie de la femme, l’enfance de la femme, la ménopause, la grossesse, l’accouchement, des questions de sexualité, etc., cet ouvrage de 350 pages est le fruit  d’efforts d’une équipe pluridisciplinaire  qui a regroupé des médecins, des biologistes et d’autres agents de la santé, des sociologues, des juristes, des journalistes regroupés  en réseau de recherche en santé de reproduction  en Afrique.

Selon  Codou Bop, leur vision était de d’élaborer un livre, d’apporter aux femmes les informations dont elles ont besoin pour connaitre le corps, aimer leur corps mais aussi en prendre soin  et veiller sur leur santé. « Le livre s’est aussi fixé des objectifs  politiques, car il voulait apporter  aux femmes des informations qui leur permettent de transformer leur vie, leur  santé, qu’elles prennent leur santé en charge grâce aux connaissances données », a expliqué la conférencière.

Cycle de la vie
Pour fournir des informations complètes et fiables aux lecteurs de ce livre,  elle a expliqué qu’il fallait avoir pour origine des documents écrits par des médecins experts, des spécialistes du secteur de la santé dont le Pr Awa Marie Coll Seck. Sous ce registre, elles ont décidé de faire intervenir ces spécialistes dans l’élaboration de cet ouvrage. Codou Bop a reconnu qu’elles ont même tenu à  réécrire ces informations collectées dans un langage extrêmement simple pour les mettre à la portée de tous lecteurs.  « Pour rendre la lecture facile et intéressante, nous avons également intégré des bandes dessinées réalisées par le dessinateur Odia », a-t-elle informé.

Selon Codou Bop, « le livre parle de l’anatomie des femmes mais aussi des hommes, de la femme adulte. Par ailleurs, il donne des informations sur  la sexualité des femmes,   la grossesse, l’accouchement, le cancer féminin et traite même des questions d’ordre environnementale », a détaillé la journaliste.

Pour répondre à cette préoccupation de l’assistance qui déplore la méconnaisse de ce livre,  Codou Bop a annoncé qu’elles ont pour projet de  numériser l’ouvrage qui n’a pas été réédité. « Nous pensons le numériser pour le mettre à la disposition d’un public à travers le net. Nous avons pensé aussi le diviser en sous-chapitres. Par exemple, la partie  contenant des informations sur la vie et la sexualité des adolescents pourrait être retirée du livre et mis à la disposition de ce public dans les écoles. Quant  au chapitre sur la grossesse, l’accouchement, les suites de couche et les maladies sexuellement transmissibles  traités dans le livre, il pourrait être aussi distribué au  niveau du corps médical, des centres de santé, etc. ».

Maguette Guèye DIEDHIOU


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.