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Arts et Culture (2442)

Assane Diédhiou a déjà plus de 20 ans de carrière derrière lui avec un répertoire de plus de 50 titres. Cet artiste qui surfe sur plusieurs genres musicaux pense qu’il ne doit pas y avoir de barrières entre les styles. D’où cette aisance entre le rap, le reggae et la salsa qu’il exprimée le 17 février à la Cité Elisabeth Diouf, sise aux Maristes.

Patient, Assane Diédhiou alias As J l’est. Il est toujours serein et reste convaincu qu’après un travail acharné tout fini par arriver. Le jeune homme, de taille moyenne, le teint clair, dreadlocks finement lookés, a l’allure très posée. As J est pourtant très fier de revenir sur le début de sa carrière musicale et sur ses premiers pas dans le quartier de Thiaroye-sur-Mer.

C’est là où il a commencé à s’essayer au rap comme beaucoup de jeunes artistes de la banlieue. Après, il passe à la danse. Avec cette expérience, il s’engage et commence à faire du rap. « J’ai sorti mon premier single en 1998 et j’ai créé un groupe de rap avec un ami du nom de Ben-Bi. On a réussi un grand coup avec « Succeful braind ». Cela faisait de nous les plus jeunes artistes rappeurs à sortir un album de 8 titres en mai 2004 », se rappelle-t-il.

Chemin faisant, Assane Diédhiou s’est rendu sur la Petite côte, entre Mbour et Saly, où il a créé un orchestre du nom de « Wafa ». « Depuis, je poursuis une carrière solo, car avec l’expérience accumulée étant jeune, chacun est allé de son côté mettre en pratique ses idées », confie l’artiste.

Convaincu qu’un bon artiste ne doit pas se contenter d’une belle voix seulement, As J a commencé à apprendre comment manier les instruments musicaux, notamment la guitare. Après quelques cours, il maitrise cet instrument qui l’accompagne partout où il se produit en spectacle. Il se justifie : «Quand tu chantes sans maitriser l’instrumental, les compositeurs prennent leur temps en faisant ta composition comme ils l’entendent alors que je veux que ça aille vite. C’est pourquoi j’ai éprouvé le besoin de maitriser les instruments comme la guitare ».

As J fonctionne au feeling avec une inspiration qui peut survenir au réveil. Très souriant, ce chanteur aborde plusieurs thèmes dans ses textes. Il insiste souvent sur l’amour, la solidarité, le travail, la bonté et l’amitié qui sont très importants à ses yeux et que la société doit développer pour une vie en harmonie.

Dans sa démarche artistique, As J s’affranchit de tout ce qui peut constituer une frontière entre les univers musicaux. C’est pourquoi il est à l’aise avec le rap, le reggae, l’acoustique, la salsa, etc. « Je ne veux pas me cantonner dans un genre musical. Mon ambition est de toucher le plus grand nombre de mélomanes », affirme-t-il.

Oumar KANDE

L’élégance et la prestance sont au rendez-vous du Fiso. La beauté également à travers la Miss soninké France 2017. Malgré ses 19 ans, Sira Diallo est débordante d’ambition et ne cache pas son engouement pour la cause sociale. L’ambassadrice de la beauté soninké s’investit dans l’humanitaire pour aider les enfants à retrouver le sourire.

Sira Diallo ne pouvait manquer ce grand moment du donner et du recevoir de sa communauté. Comme beaucoup de ses concitoyens, l’ambassadrice de la beauté soninké, venue de la France, a participé à ce grand moment de communion. Elle en a aussi profité pour se ressourcer. Sira n’a pas caché sa fierté de revenir au Sénégal, son pays d’origine. « Je suis née et j’ai grandi en France, mais je suis toujours fière de revenir au Sénégal. Le festival est pour moi une occasion de m’enrichir sur les connaissances de ma communauté, d’en savoir plus sur ma langue maternelle », a-t-elle assuré. Le fait de vivre loin de la terre de ses aïeux ne l’a point coupé de sa culture. Loin de là. « Mon élection comme Miss soninké France 2017 m’a permis de représenter avec fierté la communauté soninké présente dans de nombreux pays d’Afrique mais aussi d’aider à la promotion de notre culture, de nos coutumes et à la préservation de nos valeurs », a soutenu Sira Diallo. Pour elle, passer ce concours était une évidence, car voulant à la fois représenter avec fierté l'ethnie soninké mais aussi le Sénégal. Cette élection a complètement changé sa vie, dans le bon sens. « Ça m’a permis de participer à de nombreux défilés, des soirées caritatives et de faire beaucoup de rencontres très intéressantes », a indiqué cette adolescente qui dit avoir aussi beaucoup gagné en assurance.

Son jeune âge ne l’empêche pas d’avoir de grandes ambitions. Etudiante en première année Bts Communication, elle veut devenir chef de projet. Sira Diallo ne cache également pas son engouement pour la cause sociale. Son combat, c’est aider les enfants « talibés » (apprenants du Coran). « Cette élection m’a confortée dans ma  décision de  m'engager dans l'humanitaire. Mon rêve, c’est de créer au Sénégal un centre pour accueillir les enfants talibés et les aider à s’instruire, car le droit à l’éducation est un droit fondamental », a-t-elle indiqué.

Servir les autres constitue à ses yeux une réelle satisfaction. D’ailleurs, l’ambassadrice de la beauté soninké va profiter de son séjour au Sénégal pour lancer, en collaboration avec l’association « Les racines de l’espoir », son projet humanitaire en faveur des enfants malades et des « talibés ».

Par Samba Oumar FALL (Textes) & Assane SOW (Photo)

La 5e édition du Festival international soninké (Fiso) se déroule jusqu’au 25 février à Dakar. Occasion pour cette communauté de remettre au goût du jour toutes les facettes –chants, danses, rythmes, qui font la grandeur de la culture soninké.

Après Kayes, au Mali, et Nouakchott, en Mauritanie, c’est au tour de Dakar d’abriter la 5e édition du Festival international soninké (Fiso). La capitale sénégalaise est devenue le point de convergence de la communauté soninké d’ici et d’ailleurs. Le temps d’un après-midi, le stade Iba Mar Diop s’est transformé en salle de spectacle. Des milliers de festivaliers, issus de douze délégations, ont pris part à ce spectacle riche en couleurs, rythmes, sons et lumière. Placée sous la présidence du chef de l’Etat, Macky Sall, cette cérémonie qui s’est déroulée dans une ambiance festive a été une occasion pour la communauté soninké de faire étalage de toute sa diversité et de faire découvrir sa culture à travers chants, rythmes et danses. Les différentes délégations se sont prêtées au traditionnel défilé, arborant des tenues traditionnelles qui collent bien à leur identité. Demba Tandia, ambassadeur de la musique soninké, Djiby Dramé et Daha Seck ont donné libre cours à leurs voix et livré, au bonheur des nombreux festivaliers, une belle brochette de chansons. A travers cette parade, l’assistance a eu l’occasion de découvrir la multi culturalité qui demeure la force de cette communauté.

Ballet équestre
L’ouverture du Fiso, ce n’était pas seulement la parade des délégations. L’assistance a eu droit à un véritable ballet équestre d’une extraordinaire plasticité et d’une remarquable beauté gratifié par deux cavaliers et leurs magnifiques montures bien parées pour l’occasion. Les équidés à l’oreille musicale insolite ont exécuté des chorégraphies dans une précision rythmique qui a emballé l’assistance. Ce défilé équestre n’était qu’une mise en bouche comparée à la démonstration équestre de la Gendarmerie nationale qui a proposé un spectacle en plusieurs tableaux. Ce ballet de chevaux et de cavaliers s’est déroulé sur un air de musique militaire.

Avec un savoir-faire insoupçonné, les gendarmes ont établi un dialogue avec les chevaux qui, pendant plus d’une demi-heure, ont mêlé leurs pas et leur cadence à celle de la musique. Chaque mouvement est mesuré, contrôlé. Cette belle prestation leur a valu des applaudissements nourris du public qui a pu apprécier tout le savoir-faire de ces cavaliers et admirer l’élégance de leurs chevaux qui n’ont pas flanché. Une mise en scène qui valait bien le détour !

Pour Djadji Soumaré, le Fiso, en tant qu’évènement culturel, social et économique, permet de rappeler et de faire vivre ce qui était les valeurs fondatrices de cette communauté, à savoir la solidarité. Le président du Fiso a avancé que ce festival doit être un temps de travail, de mémoire, de questionnement, d’innovation et d’invention de leur avenir commun. « Le Fiso est le lieu unique de notre unité multiséculaire, de notre regroupement et la possibilité de notre contribution historique en tant que peuple culturel dans ce monde en pleine mutation », a-t-il dit. « Le Fiso est notre bien commun parce qu’il nous regroupe comme autrefois dans la même communauté. La préservation de cet héritage commun dépend de chacun de nous », a-t-il indiqué tout en sollicitant l’engagement et la participation active de l’ensemble de la communauté soninké pour que cet évènement puisse vivre, servir de levier, de pont entre leur passé, leur présent et leur avenir. Pour D. Soumaré, le festival, c’est aussi un moyen de promouvoir et de valoriser la culture soninké dans toute sa diversité, sa richesse et sa transmission. « Il doit contribuer au développement économique de nos différents pays, notamment dans le domaine de la culture, du tourisme, de l’artisanat et du transport. Il doit constituer un creuset pour l’intégration des peuples africains », a-t-il défendu.

Le challenge, selon Idrissa Diabira, président de Wagadu Jiida, association de la communauté soninké, a été relevé il y a quatre ans à Nouakchott. « Le défi, c’était celui de l'organisation d'un festival qui est né en 2011. Il s’est tenu à Kayes à deux reprises, puis à Nouakchott avant Dakar.  Ce défi, c'était aussi d'organiser la communauté soninké, les jeunes, les femmes, les sages et les chefs de village qui ont été les porteurs de ce festival ; les organiser pour faire en sorte qu'une association qui œuvre pour la langue, la culture et le patrimoine puisse accueillir les Soninkés du monde entier et faire valoir l'empire millénaire dont on a perdu le nom : le Wagadou », a-t-il expliqué.

Préserver la langue soninké
La cérémonie d’ouverture du Fiso a coïncidé avec la Journée mondiale des langues maternelles célébrée, chaque année, le 21 février dans le monde. Selon Djadji Soumaré, la communauté soninké partage cette vision commune avec « l’Unesco qui met la culture au commencement et à la fin de la destinée humaine et de la société, seule rempart contre la violence ».

Le président du Fiso a profité de cette occasion pour souligner l’importance de la diversité des langues ou l’identité des groupes et des individus au fondement de toute société sociale, économique et culturelle. A son avis, le multilinguisme est une chance pour le monde. « Le nombre de langues parlées dans le monde a diminué de moitié. Pour 6.000 langues vivantes existantes encore, presque 3.000 sont en voie de disparition. Pour éviter à notre langue, à notre culture un tel sort, il est important que nous nous penchons sur cette problématique de la globalisation, mondialisation culturelle », a laissé entendre M. Soumaré. Il a invité les Etats, notamment celui du Sénégal, d’aller plus loin dans la promotion et la valorisation de toutes les langues pour assurer leur protection.

Le programme de ce festival a été très riche et varié. Spectacle « Sons et lumières », soirées artistiques traditionnelles, conférences sur le Wagadou, premier empire ouest africain, sur les migrations, l’Islam et autres ateliers, et des danses soninkés ont été au menu au cours des cinq jours de festivités. Ce grand rendez-vous du monde soninké sera clôturé ce dimanche au stade Amadou Barry de Guédiawaye.

Par Samba Oumar FALL (Textes) & Assane SOW (Photos)

SIRA DIALLO, MISS SONINKÉ FRANCE 2017 : UNE BELLE PLASTIQUE POUR LA CAUSE SOCIALE
Miss Soninke frL’élégance et la prestance sont au rendez-vous du Fiso. La beauté également à travers la Miss soninké France 2017. Malgré ses 19 ans, Sira Diallo est débordante d’ambition et ne cache pas son engouement pour la cause sociale. L’ambassadrice de la beauté soninké s’investit dans l’humanitaire pour aider les enfants à retrouver le sourire.

Sira Diallo ne pouvait manquer ce grand moment du donner et du recevoir de sa communauté. Comme beaucoup de ses concitoyens, l’ambassadrice de la beauté soninké, venue de la France, a participé à ce grand moment de communion. Elle en a aussi profité pour se ressourcer. Sira n’a pas caché sa fierté de revenir au Sénégal, son pays d’origine. « Je suis née et j’ai grandi en France, mais je suis toujours fière de revenir au Sénégal. Le festival est pour moi une occasion de m’enrichir sur les connaissances de ma communauté, d’en savoir plus sur ma langue maternelle », a-t-elle assuré. Le fait de vivre loin de la terre de ses aïeux ne l’a point coupé de sa culture. Loin de là. « Mon élection comme Miss soninké France 2017 m’a permis de représenter avec fierté la communauté soninké présente dans de nombreux pays d’Afrique mais aussi d’aider à la promotion de notre culture, de nos coutumes et à la préservation de nos valeurs », a soutenu Sira Diallo. Pour elle, passer ce concours était une évidence, car voulant à la fois représenter avec fierté l'ethnie soninké mais aussi le Sénégal. Cette élection a complètement changé sa vie, dans le bon sens. « Ça m’a permis de participer à de nombreux défilés, des soirées caritatives et de faire beaucoup de rencontres très intéressantes », a indiqué cette adolescente qui dit avoir aussi beaucoup gagné en assurance.

Son jeune âge ne l’empêche pas d’avoir de grandes ambitions. Etudiante en première année Bts Communication, elle veut devenir chef de projet. Sira Diallo ne cache également pas son engouement pour la cause sociale. Son combat, c’est aider les enfants « talibés » (apprenants du Coran). « Cette élection m’a confortée dans ma  décision de  m'engager dans l'humanitaire. Mon rêve, c’est de créer au Sénégal un centre pour accueillir les enfants talibés et les aider à s’instruire, car le droit à l’éducation est un droit fondamental », a-t-elle indiqué.

Servir les autres constitue à ses yeux une réelle satisfaction. D’ailleurs, l’ambassadrice de la beauté soninké va profiter de son séjour au Sénégal pour lancer, en collaboration avec l’association « Les racines de l’espoir », son projet humanitaire en faveur des enfants malades et des « talibés ».

Par Samba Oumar FALL (Textes) & Assane SOW (Photos)

Les départements de Kédougou et d’Isère (France) ont signé, mercredi, une convention de coopération culturelle d’un montant de plus de 600 millions de FCfa.  Ainsi, Kédougou adopte un des premiers schémas de développement culturel d’un département sénégalais.

La Maison des élus à Dakar a servi de cadre pour la signature de convention de coopération culturelle entre les départements de Kédougou et d’Isère (France). C’était, mercredi, en présence des représentants des ministères de la Culture et de la Gouvernance territoriale, de l’ambassadeur de France au Sénégal et d’autres acteurs des services techniques de l’Etat et élus locaux venus de Kédougou.  Et ce sont plus de 600 millions de FCfa qui seront engagés sur la première programmation 2017-2019 pour une convention valable jusqu’en 2022.

Le président du Conseil départemental de Kédougou, Lesseyni Sy, s’est réjoui de cette signature et des réalisations concrètes déjà menées au bénéfice des populations comme dans le domaine de la santé. «Kédougou a de très beaux atouts : une jeunesse très importante, un patrimoine naturel et culturel reconnu internationalement, un sens de l’accueil. Faire fructifier ces atouts nous oblige à être efficaces et à travailler ensemble. Nous devons nous rapprocher des autres, nous devons échanger », a-t-il lancé tout en magnifiant une vieille coopération redynamisée.

Le vice-président du Conseil départemental de l’Isère, Patrick Curtaud, qui a effectué le déplacement sur Dakar, a souligné le sens de cette convention. « Nous avons trouvé des partenaires mobilisés et c’est le plus important. La coopération décentralisée, c’est un état d’esprit, une ouverture vers l’autre ; c’est une manière d’agir avec l’autre », a-t-il déclaré.

Politique culturelle départementale
Aux yeux de M. Curtaud, la culture est un outil d’émancipation, un levier pour faire reculer l’obscurantisme. « Kédougou est un département, un territoire en mutation. Il y a une politique culturelle au niveau de ce département.L’objectif, c’est aussi de mettre en valeur le patrimoine, l’histoire de Kédougou », a appuyé le vice-président du Conseil départemental d’Isère. 

Avec ce partenariat, il s’agira de mettre l’accent sur des axes, tels que la gouvernance locale, la promotion de la diversité et la cohésion sociale, l’aménagement du territoire, favoriser l’accès à la culture, l’émergence d’une économie créative et, enfin, contribuer à l’attractivité et à la compétitivité du territoire par la culture.  

Dans ce registre, le directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a magnifié ce partenariat. « Ces axes de coopération pourraient contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable. Ils participent aussi à la réalisation des indicateurs du Plan Sénégal émergent, la réussite de l’Acte 3 de la décentralisation », a-t-il développé.

Pour Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal, il y a, dans ce département, un potentiel considérable et qui n’est pas toujours bien connu. « Je pense qu’il y a un effort pour mieux faire connaitre votre culture, votre patrimoine, votre département », a-t-il dit.

De son côté, le représentant du ministre de la Culture a estimé que cet instrument de planification épouse la vision de territorialisation des politiques publiques de développement.

Amadou DIOP

La plateforme de petites annonces Expat-Dakar.com vient d’ouvrir la première galerie d’art en ligne dédiée aux artistes sénégalais. Le but, référencer le travail des créateurs et rendre l’art accessible au plus grand nombre.

Le pari est double. Au travers de la galerie d’art en ligne, dédiée aux créateurs sénégalais, la plateforme digitale de petites annonces Expat-Dakar.com veut mettre en avant les artistes et leurs œuvres mais également rendre l’art accessible à tout le monde. « Le concept consiste à créer une galerie virtuelle dans la plateforme Expat-Dakar.com après le constat du peu de visibilité des artistes sénégalais sur le web », a expliqué Mapenda Diop, directeur général de la structure Ringier Sénégal qui exploite le site Expat-Dakar.com. L’objectif est de faire de la toile un vecteur de promotion des créateurs. A côté de l’espace virtuelle, Expat-Dakar a aménagé une galerie physique à son siège à Sacré-Cœur III, sur la Vdn.

L’exposition «Dialogue virtuel», produite en partenariat avec Idrissa Diallo, commissaire d’exposition, se déroule du 22 février au 22 avril. Les œuvres exposées mettent en lumière le travail de 10 artistes qui présentent chacun trois œuvres, dans un dialogue des couleurs au niveau de la peinture et de la photographie avec des démarches et des sujets variés. Parmi les plasticiens exposés figurent, entre autres, Awa Ndiaye, Séa Diallo, Ousmane Ndiaye Dago, Ibrahima Kébé, Mamadou Sadji, Daouda Ndiaye et Lamine Barro.

Pour M. Diop, l’intérêt de ce sous-site consacré aux arts visuels, c’est de donner plus de visibilité en termes de recherche et de référencement de certains artistes. « L’objectif de la plateforme est d’avoir un répertoire précis des créateurs qui seront dans le dispositif », a détaillé le directeur général de Ringier Sénégal. A l’heure de la digitalisation, des galeries virtuelles poussent un peu partout dans le monde. « L’intérêt est de toucher le grand public qui ne connaît pas l’art en s’appuyant sur le million de visiteurs par mois sur Expat-Dakar.com », a relevé Mapenda Diop.

Dans le même sens, le commissaire de l’exposition a remarqué que peu de plasticiens sénégalais sont référencés sur Internet ; ce qui occasionne un manque de visibilité.

Selon Idrissa Diallo, autant l’artiste a besoin de solitude pour créer, autant il a besoin de partager le résultat de son travail qui passe par une médiatisation. « Aujourd’hui, tout passe par le digital.

Un artiste qui n’est pas sur Internet est presque anonyme », a-t-il remarqué, annonçant qu’après cette exposition de lancement, d’autres suivront pendant et après la Biennale de Dakar (du 3 mai au 2 juin).

De l’avis de François de Chalendar, administrateur délégué, Expat-Dakar.com va participer à la digitalisation de l’art. « Cela permet d’avoir un accès immédiat aux productions artistiques et une démocratisation de l’éducation à l’art », a-t-il relevé.

L’exposition «Dialogue virtuel» est à voir jusqu’au 22 avril.

E. Massiga FAYE

La République a rendu, hier, un dernier hommage à Amadou Mbaye Loum qui repose désormais à Yoff. Les hommages sont aussi d’une profession, d’une entreprise de presse, la Rts, des confrères, des Forces armées .

Hier, à la levée du corps d’Amadou Mbaye Loum, la cérémonie avait une allure martiale. Les Forces armées sénégalaises (Fas) étaient bien représentées pour rendre hommage au défunt journaliste spécialiste des questions militaires. En atteste la présence des généraux Meïssa Niang, haut-commandant de la Gendarmerie nationale, Bara Cissokho, sous-chef d’état-major général des Armées, Birane Diop, chef d’état-major particulier du président de la République, François Ndiaye, inspecteur général des Forces armée, Victor Tine, commandant de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, entre autres. A ces hommes étoilés, l’on pouvait ajouter tous ces militaires qui ont salué la dépouille du plus militaire des civils. Mais aussi ces généraux aujourd’hui dans la deuxième section avec qui le désormais défunt a partagé tant de peines, des moments de joie, mais surtout les rigueurs d’une opération militaire. Il s’agit de Pathé Seck, Ousmane Ibrahima Sall, les deux Abdoulaye Fall (de l’Armée et de la Gendarmerie), Alioune Samba, Abou Thiam.

Rien de surprenant que la dépouille soit surmontée des bérets commando et para pour celui qui aimait déclamer son appartenance à l’une ou l’autre arme.

Le ministre des Forces armées, Augustin Tine, a rappelé « combien il avait marqué son époque ». Venu représenter le président de la République, il a souligné qu’il a « toujours porté à la connaissance du public tout ce qui devait l’être, seulement ce qui devait l’être ».

Bien que précurseur dans la spécialisation sur les questions militaires, Amadou Mbaye Loum appartenait à une corporation qui lui a rendu hommage à travers le secrétaire du Synpics. Mais également par son ancien directeur et mentor, Pathé Fall Dièye. Ce dernier a salué le fait qu’il ait réussi à faire « alliance de la parole, de l’image et du son avec les Fas ».

De nombreux journalistes ont assisté à cette levée du corps. La présence du Malien Hamdoun Touré a revêtu un cachet particulier puisqu’il est, avec le défunt, de la 4ème promotion du Cesti.

Des célébrités du monde des médias, mais aussi des anonymes sont venus très nombreux à la cérémonie pour un hommage empreint d’émotion devant son fils unique. Le défunt a indubitablement « posé des actes qui lui survivent », a témoigné son confrère Ahmed Bachir Kounta. « Douloureuse est, aujourd’hui, mon émotion devant cette planche funéraire. Nous avons vu Amadou Mbaye Loum à la conquête de ce métier. Il a gravi tous les échelons de la responsabilité éditoriale. Avec éloquence, élégance et maitrise, il a été serviteur de son pays », a rappelé Bachir Kounta.

Le directeur général de la Rts, Racine Talla, a salué l’intense activité que Mbaye Loum avait maintenue malgré son départ à la retraite administrative.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

La première édition du week-end culturel sérère-diola dénommée « Okhet Kayanior » s’ouvre demain dans le village de Faoye (commune de Fimela, département de Fatick).

A l’initiative, l’Association des ressortissants casamançais dans la commune de Fimela (département de Fatick), la Génération solidaire, terres et cultures solidaires et Alter Ego (France) ont uni leurs forces pour la promotion des activités culturelles sérère et diola. D’intenses moments de vulgarisation et de communication que les organisateurs comptent mettre à profit pour faire bénéficier aux populations, surtout les femmes de Faoye, Dioffior et Fimela, des séances gratuites de dépistage du cancer du col de l’utérus, d’éco-mamelle et de sensibilisation sur le planning familial. L’événement culturel sera animé par la troupe artistique Essamaye de Coubalan de Casamance. « L’idée de ce week-end culturel, c’est de raffermir les liens séculaires basés sur le cousinage à plaisanterie entre Sérères et Diolas et en faire un véritable vecteur de développement », a indiqué M. Faye, président départemental des chefs de villages de Fatick originaire de Faoye et membre du comité d’organisation.

Il s’agira, selon lui, de consolider également la collaboration entre le district sanitaire  et l’Ong Médical solidarity pour des sessions de dépistage et de consultations gratuites, de créer un partenariat socio-économique entre le Gie des femmes de Coubalan, les Gpf de Faoye et Dioffior et l’Association des ressortissants casamançais de l’arrondissement de Fimela et d’inscrire cette activité dans l’agenda culturel de l’arrondissement pour sa pérennisation.

Ce week-end sera rythmé par des animations culturelles avec les différentes troupes, des séances de danse de masques et la lutte traditionnelle.

Mohamadou SAGNE

Le président de la République a présidé, hier, au stade Iba Mar Diop, la cérémonie d’ouverture de la 5e édition du Festival international soninké (Fiso). Macky Sall a souligné que toutes les cultures et toutes les civilisations sont d’égale dignité.

L’édition 2018 du Fiso a eu, hier, un hôte de marque en la personne du président de la République. Macky Sall a rehaussé de sa présence la cérémonie d’ouverture de cet évènement majeur dans l’agenda des Soninkés. Les délégations étaient venues de l’intérieur du pays, de la Mauritanie, du Mali, de la Gambie, du Congo, de la Guinée Conakry, de la Guinée-Bissau, de l’Angola, de la France, des États-Unis... Tout ce beau monde a communié et étalé la riche diversité culturelle de cette communauté. Le chef de l’État qui a salué la tenue de cette grande manifestation, après la Mauritanie et le Mali, a aussi félicité le comité d’organisation de l’avoir associé à cet évènement culturel majeur. Pour lui, la culture constitue l’âme du peuple mais également ce marqueur qui « nous définit et nous identifie en tant qu’individu et communauté ». Toutefois, a-t-il précisé, « nous ne devons pas, à l’heure où la déferlante de la mondialisation a fini d’envahir nos pays, nos communautés, en nous imposant à la marche forcée et la diffusion de modèles stéréotypés, oublier d’où nous venons et ce que nous sommes ». Macky Sall a insisté sur la nécessité de persévérer sur les valeurs de culture et de civilisation qui font la force de notre identité culturelle, pour ne pas être noyés dans la standardisation des modèles de pensée, d’action et de comportement. Le président de la République s’est voulu très clair. Il ne s’agit point d’un rejet de l’autre ou de la modernité, ni d’un repli identitaire encore moins d’un communautarisme mal placé. « Il s’agit d’afficher et d’affirmer ce que nous sommes et il faut le faire sans complexe parce qu’il y va de la sauvegarde de nos valeurs de culture et de civilisation », a-t-il fait savoir. A son avis, toutes les cultures et toutes les civilisations au sein et entre les nations se valent. « Il n’y a pas de culture ni de civilisation supérieure aux autres », a affirmé le président Sall, précisant que rien n’est plus dommageable à la coexistence pacifique des peuples que le mépris culturel. Car, a-t-il laissé entendre, « c’est le mépris culturel qui a engendré toutes les tragédies culturelles de l’histoire, en particulier l’esclavage, la colonisation et la mission civilisatrice ».

Communion et retrouvailles
SoninkeDe l’avis du chef de l’Etat, ce festival n’est pas juste une manifestation festive puisqu’au-delà de la communion et des retrouvailles entre membres d’une même communauté, il contribue à la mise en œuvre de l’agenda universel de l’Unesco, à commencer par la préservation des langues maternelle. Pour Macky Sall, le choix du 21 février, correspondant avec la Journée internationale de la langue maternelle, ne pourrait être meilleur moment pour lancer ce festival. « En fêtant, ce 21 février, le soninké, langue nationale parlée et codifiée ici, au Sénégal, nous célébrons en même temps toutes nos langues maternelles », a-t-il souligné. Le président a aussi indiqué qu’il n’y a rien de plus naturel que de parler sa langue maternelle et de porter à travers elle ses traditions et son vécu quotidien. « Une langue vit parce qu’elle est parlée ; autrement, elle meurt et avec elle, disparaissent ses imaginaires et ses contenus socioculturels, ses mythes et enseignements, toutes les valeurs et traditions qui lui sont attachées », a-t-il défendu, invitant, dès lors, la communauté soninké à être fière de ce festival et lui rester fidèle.

Le chef de l’État a rappelé que les Soninkés ont toujours cohabité avec les communautés bambara, maure, peule, mandingue et wolof. Ce creuset de diversité socioculturelle, a-t-il noté, renferme une tradition d’ouverture. Selon Macky Sall, « nous trouvons dans cette histoire partagée les fondements du vivre ensemble que nous dédie notre destin commun ». Sur ce, il a magnifié les valeurs attachées au « soninkara » par les Soninkés qui ont fini de démontrer qu’ils étaient de grands voyageurs. « La communauté est fièrement ancrée dans ses valeurs ancestrales, dans l’estime de soi, le courage, le sens de l’honneur, la fidélité à l’amitié, l’abnégation au travail et la solidarité en toute circonstance », a relevé le président de la République. Des valeurs qu’il a magnifiées tout comme la contribution de cette communauté à la solidarité nationale et à l’effort de développement économique et social de leurs pays à travers leur attachement à leurs terroirs, leur apport financier substantiel et leur esprit d’entreprise. « Ce sont toutes ces valeurs, tout ce bel héritage que je suis venu célébrer avec vous, sachant que ce festival constitue un legs que vous laisserez en viatique aux générations futures », a fait savoir Macky Sall qui s’est félicité du thème du festival : « L’empire du Wagadou hier, aujourd’hui et demain ». Lequel rappelle, selon lui, une vieille et riche histoire.

Les organisateurs ont remercié le chef de l’Etat pour sa présence et lui ont exprimé toute leur reconnaissance.

Samba Oumar FALL

La Galerie nationale d’art présente, jusqu’au 6 mars prochain, l’exposition « Condoléances : les larmes de la peinture » de l’artiste plasticien Cheikh Niass. Avec plus d’une quarantaine de toiles, ce travail est un hommage à la mémoire des artistes sénégalais et acteurs culturels décédés.

L’impuissance de l’homme devant la mort est une réalité même si sa soumission n’enlève en rien la douleur éprouvée à la suite de la perte d’un ou d’êtres chers. Avec son exposition «Condoléances : les larmes de la peinture », l’artiste sénégalais Cheikh Niass panse ses plaies et extériose le poids d’un deuil hantant ses nuits et ses journées. Rongé par la disparition d’un bon nombre de ses pairs, amis, compagnons et confidents, le peintre a, dans sa solitude, composé plus d’une quarantaine de toiles à la mémoire de ces illustres disparus. Des artistes de renom qui ont pour noms : Ibou Diouf, Amadou Sow, Ndary Lô, Issa Samb dit Joe Ouakam… « Les larmes de la peinture » est un cri d’hommage et de détresse à travers trois séries peignant des souvenirs et des émotions. C’est aussi ce sentiment de nostalgie émanant de l’envie d’un retour au pays natal dans une ambiance particulière. Cheikh Niass pleure ses amis ; ses œuvres ont le parfum des funérailles. Que ce soit le titre « Aux âmes nobles nobles » ou celui de « Bawnaan » ou encore « Les larmes de la peinture », l’exposition est un dialogue permanant avec les disparus. Des disparus pourtant toujours présents. Dans son travail, l’artiste donne raison à Birago Diop : « Les morts ne sont pas morts ». Ses coulées de peinture laissent voir des hommes en mouvement contrastés par des champs d’ombre, des empreintes et des taches au bout d’une bonne partie des toiles. Le plasticien utilise ce procédé symbolique pour parler de la présence de ces disparus à travers l’effet de souvenir et des pensées.

Cheikh Niass use de la technique de « coulure » avec des dépôts de matières offrant « des reflets intenses de couleurs ». « Je me suis concentré sur l’effet de coulure après une série de réflexions naturelles et simples. Tout ce qui coule est une partie d’un tout et agit de la croissance à la décroissance », soutient-t-il.

L’exposition « Condoléance : les larmes de la peinture », c’est aussi une quête de liberté. Cheikh Niass, au-delà de l’amertume, s’insurge contre ces murs qui sont en train de se barricader un peu dans le monde. Il reste confronté à ce duel intérieur et extérieur mais aussi cette envie d’éclater les frontières. La série arc-en-ciel « Bawnaan » traduit cette notion d’universalité. Cheikh est de ces artistes cherchant à apporter l’art dans les ghettos, dans les coins les plus reculés, pour le mettre à la portée de tous.

Né en 1966 à Pikine, Cheikh Niass est un produit de l’Ecole des arts de Dakar (1986-1991) et de l’Académie Bildenden Künste de Vienne (2005-2010). Vivant depuis des années en Autriche, il est connu pour ses installations. L’artiste est inspiré le plus souvent par « le contexte d’un monde de plus en plus mobile et globale ». Son exposition est à découvrir jusqu’au 6 mars prochain à la Galerie nationale d’art.

Ibrahima BA

La danse indienne était encore à l’honneur, dimanche dernier, au Théâtre national Daniel Sorano, dans le cadre de la deuxième édition du Festival de l’Inde au Sénégal. Les artistes de l’Etat du Maharashtra ont fait de belles chorégraphies.

La deuxième édition du Festival de l’Inde appelée « Tiranga 2.0 » se poursuit. Dimanche dernier, l’Inde était à l’honneur au Théâtre national Daniel Sorano. La plupart des danseurs sont de l’Etat du Maharashtra. Ils ont montré toutes les facettes de la danse indienne. Contrairement aux premiers jours du festival, la salle de spectacle de Sorano était pleine. Des Indiens, des Sénégalais ou d’autres personnes de différentes nationalités ont rempli cette grande salle. Ils ont en commun l’amour de la danse indienne. Une danse rythmique, spectaculaire mais aussi pleine d’enseignements. A travers la danse, les Indiens reflètent leur culture. C’est le cas de la première prestation de la soirée à travers laquelle les danseuses expliquent le rituel du mariage des Bendia en Inde. Les cérémonies de mariage sont très animées dans ce pays. Les gens chantent, dansent, allument des feux d’artifice. Les femmes qui assurent la chorégraphie revisitent ce cérémonial plein de sacralité. Les danseuses forment un cercle. Deux d’entre elles portent sur leurs têtes une sorte de vase. Avec beaucoup de dextérité, elles dansent, tournent et retournent sans que le récipient ne tombe.

La deuxième prestation de la soirée est assurée par un groupe de danse composée d’Indiens du Maharashtra. La troupe est formée à Dakar. Ils sont tous venus à Dakar pour travailler. Malgré les obligations professionnelles, ils ont trouvé le temps de produire des spectacles de danse. Le Maharashtra est un Etat riche en culture. Le groupe est composé d’hommes et de femmes. Les hommes portent des turbans de couleur rouge qu’ils ont enroulés sur leurs têtes, les femmes, elles, ont des perles dans leurs cheveux.

Danse des « coli »
La troisième prestation de la soirée est la plus spectaculaire. Elle met en exergue la danse du « vassoulev » dans l’Etat du Maharashtra. Dans cette chorégraphie, la culture est plus mise en exergue. La danse est assurée par un artiste public. Sur la scène, de petites cases sont montées. Devant ces abris, deux femmes pilent dans un mortier. Une autre, devant sa case, trie des graines. Le danseur lui demande de l’aumône. Il part de concession en concession en chantant. Tout de blanc-vêtu, avec un chapeau rouge vissé sur la tête, le « mendiant » s’approche des femmes. Ces dernières lui offrent des graines qu’il met dans sa gibecière.

A travers cette danse, l’artiste veut montrer la solidarité légendaire du peuple indien. Dans ce pays, l’entraide est une vertu. La danse des « colis », une communauté de pêcheurs toujours dans l’Etat du Maharashtra, a été aussi mise en scène, dimanche dernier, au Théâtre national Daniel Sorano. Les Colis, selon le présentateur, sont des pêcheurs. Ces populations, dit-il, sont comme les Lébous au Sénégal. La principale activité des Colis est la pêche. Et de retour de la mer, les Colis se détendent sur la plage avec une danse animée.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le projet de recherche-création en cour cours sur Dakar d’Erika Nimis a été présenté vendredi dernier au Raw material company, un centre pour l’art, le savoir et la société. Cette photographe et historienne franco-canadienne promène son appareil dans des lieux remplis d’histoires et de sens, très souvent en décrépitude, pour en révéler l’essence et fixer des traces de l’espace dakarois.

Erika Nimis est dans une « errance poétique » qui lui permet de faire de belles rencontres dans Dakar et un saut dans le temps ; des « bribes » de vie que son appareil photo consigne avec de pittoresques détails qui se révèlent à elle. Celle qui est également historienne photographie des lieux du passé et en décèle des traces, des signes que la routine du furtif regard dissimule. La promenade n’est pas que poétique en réalité. Elle est porteuse de sens. L’idée est de tirer quelque chose de cette mémoire qui, en tant qu’instrument, se ride, s’efface. Elle n’est pas figée, mais révèle ce rapport alambiqué avec « ce qui évoque ». C’est, pense-t-elle, « un exercice du regard sur les choses très souvent invisibles et porteuses de messages. Ces petites choses anodines comme les inscriptions sur les murs sont des formes d’archives » mises en relief avec un équipement léger aiguillé par une fine sensibilité.

Les traces du passé se nichent donc dans le présent de Dakar avec ses anciens bâtiments comme les cinémas El Mansour et Liberté, marqueurs de l’activité culturelle, des modes et instants de vie, l’Université des mutants de Gorée, œuvre de conviction d’un homme de pensées, fermée depuis 2005, les baobabs dont la grâce naturelle est aussi touchante que l’indifférence du passant face à son sort et le « spectacle » cultuel qu’il donne à voir. Erika Nimis s’attarde sur ces traces, sur ces objets, ces existences qui « décodent le présent et bâtissent le futur » pour ainsi la reprendre. Elle a l’œil de l’artiste et le recul de l’historienne en quête de significations. Cela lui permet de faire renaître l’essence de ces espaces de culture, d’art et de savoirs de Dakar comme le cimetière de Soumbédioune qui révèle, en filigrane, la relation que le temps crée entre le mort et le vivant.  Le rapport de l’humain à la trace, à la mémoire et à l’histoire est tout simplement fascinant.

« Erika Nimis a été très sensible aux traces du passé en latence et en désuétude qui l’interpellent d’une certaine manière. Ce travail en chantier est d’une rare cohérence. Car ces traces du passé nous interpellent de diverses manières sur le plan de leur puissance d’évocation. Il y a un certain nombre de points de repère qui sont finalement autant de points d’interrogation qui n’ont pas trouvé leur cohérence finale, car elle n’a pas encore terminé ce travail. Celui-ci est une interrogation fondamentale sur notre rapport à la mémoire et sur ce qu’on doit en faire », souligne Massamba Mbaye, critique d’art pour qui les lieux photographiés ne sont pas neutres.

Erika Nimis vit et travaille à Montréal. Elle est Professeur associée en Histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal (Uqam).

Sa pratique artistique consiste à photographier en couleurs les lieux délaissés en s’attardant sur les détails qui ne sont pas toujours visibles. Elle est aussi réputée pour ses travaux sur l’histoire de la photographie en Afrique de l’Ouest et ses recherches sur les relectures de celle-là africaine faites par les artistes visuels contemporains à travers l’usage des archives photographiques.

Alassane Aliou MBAYE

L’artiste-plasticienne Caroline Guèye inaugure, jeudi à 18h30, sa deuxième grande exposition individuelle au Sénégal à l’Espace Vema (embarcadère de Gorée, immeuble violet). Elle a travaillé sur le thème « Sos Podpa » ou Sos pillage organisé des poissons africains.

L’artiste plasticienne Caroline Guèye n’a pas seulement la tête dans les étoiles. Elle l’a sur terre mais aussi sur mer. L’ingénieure en Physique atmosphérique se préoccupe de la raréfaction des ressources halieutiques. D’où l’exposition au titre « Sos Podpa » ou Sos pillage organisé des poissons africains. Après celles intitulées « Les étoiles sur terre » à la Galerie Kemboury, l’artiste franco-togolo-sénégalaise Caroline Guèye nous revient, cette année, avec un thème beaucoup plus engagé. Si l’astrophysique est présente dans ses œuvres, l’actualité n’en demeure pas moins une source d’inspiration. C’est la deuxième grande exposition individuelle qu’elle présente au Sénégal. Caroline Guèye a pris le temps de préparer celle qui s’ouvre jeudi à l’Espace Vema (embarcadère de Gorée, immeuble violet).

Dans son articulation, l’exposition comporte 34 œuvres, principalement des tableaux au pastel en clin d’œil au grand-père artiste Paul Ahyi, à l’acrylique, quelques sculptures murales et deux installations. Hier, lors d’une présentation à la presse, elle a expliqué le choix du thème au vu de l’actualité, avec notamment ce bateau étranger qui péchait illégalement dans les eaux sénégalaises et qui avait été arrêté par les autorités. « Cela m’a interpellé parce qu’il y a des espèces de poisson qui ont disparu, d’autres sont en voie de disparition. Nos eaux sont pillées pas des bateaux industriels étrangers », a averti l’artiste-plasticienne. Caroline Guèye a ainsi relevé une répercussion sur la flore qui ne se renouvelle pas avec un contrecoup sur la population sénégalaise.

E. Massiga FAYE

 

Le Groupe Canal+ va tourner, cette semaine, à Dakar,  une  émission spéciale pour son magazine « Réussite ». Intitulé « Le Sénégal du 21ème siècle », l’émission va mettre en lumière les grands chantiers du pays, à travers un reportage à Diamniadio,  sur certaines réalisations infrastructurelles dont le nouvel  aéroport Blaise Diagne, un focus sur l’agrobusiness, les startups…

Le Sénégal est en chantier. L’avenir sort du béton. Les voyants liés aux perspectives économiques sont au vert avec la découverte des gisements de pétrole et de gaz. Le magazine « Réussite » du groupe Canal+ a décidé de mettre un focus, cette semaine, sur le dynamisme de l’économie sénégalaise. Sous la houlette du journaliste et animateur Robert Brazza, une émission spéciale sera consacrée à l’énergie déployée par notre pays, ces dernières années, pour tracer les sillons d’un futur flamboyant. « Le Sénégal du 21ème siècle », l’intitulé de l’émission, compte donner la parole, à travers des reportages exclusifs et des interviews, à ceux qui font bouger les choses et qui tiennent le flambeau du progrès. Ainsi, conformément au concept du magazine « Réussite », cherchant à montrer une vision d’une Afrique ambitieuse, un reportage est prévu à Diamniadio où « une ville nouvelle est en train de sortir de terre, dans le sillage du nouvel aéroport international Blaise Diagne, devenu le symbole du renouveau ». C’est aussi l’occasion de parler de « ses trains, son autoroute, son Centre de congrès… Le point de commun de ces infrastructures : le Partenariat public-privé ».  Selon Robert Brazza, il s’agit d’un numéro « exceptionnel » intégralement consacré au Sénégal.

« L’occasion a été donnée avec l’ouverture du nouvel aéroport Blaise Diagne et la nouvelle ville de Diamniadio pour faire un focus sur cette transformation de l’économie sénégalaise », a-t-il indiqué. Selon lui, autour de ce concept de la nouvelle ville, il y a tout ce qui accompagne cet élan tant sur le plan de l’agriculture et de l’agrobusiness, que de l’énergie, du pétrole... Mais également  « tout ce qui fait du Sénégal cette industrie qui va de l’avant derrière le Nigéria et qui permet à un pays de se transformer avec les startupers et les grandes entités qui vont venir et qui vont s’installer ». Les téléspectateurs retrouveront dans « ce spécial Sénégal » le portrait de la femme d’affaires Anta Babacar Ngom Bathily de Sedima.

Cette émission dont la date de diffusion est prévue le 3 mars prochain à 20h 30, sur Canal+, s’intéresse aussi au « nouveau visage que va recouvrir Dakar ». Aux yeux du journaliste et animateur, cela peut servir d’exemple à d’autres pays africains.  Robert Brazza, qui a remplacé la Franco-nigériane Elé Azu dans cette émission, parlera aussi de la diaspora sénégalaise. Laquelle s’offre, aujourd’hui, comme un modèle développement à travers ses investissements dans plusieurs domaines et la manne financière de près 1.000 milliards de FCfa qu’elle apporte, chaque année, à l’économie sénégalaise.

Dans le souci d’offrir à ses téléspectateurs africains une programmation riche et diversifiée, Canal+ a investi dans plusieurs émissions dont « Enquête d’Afrique », un magazine de grands reportages et d’investigation dédié à l’actualité du continent, « Bonjour santé », qui est une actualité de la santé en Afrique, ou encore  l’émission « Afrodizik » du rappeur sénégalais Didier Awadi faisant le tour des capitales africaines à la rencontre des artistes et des musiciens.  

Ibrahima BA

 

Après le décès  du réalisateur  et producteur  Idrissa Ouédraogo, survenu, dimanche dernier, à l’âge de 64 ans, le monde de la culture multiplie les hommages pour saluer la mémoire d’un cinéaste exceptionnel.  

Suite au décès du réalisateur et producteur burkinabé Idrissa Ouédraogo, les hommages se multiplient pour saluer la mémoire d’un cinéaste exceptionnel. Au Sénégal, au nom du chef de l'Etat et de l'ensemble du gouvernement, le ministre de la Culture a présenté « les fraternelles condoléances du peuple  sénégalais au gouvernement et au peuple burkinabé ». Dans un communiqué, Abdoul Latif Coulibaly a témoigné : « Idrissa Ouédraogo n’était pas seulement l’auteur, l’inspirateur et la source d’une filmographie impressionnante par sa thématique et sa qualité esthétique. Il fut aussi un formateur  remarquable auréolé de prestigieuses récompenses comme l’Etalon de Yennenga du Fespaco ou le Grand prix du jury du Festival de Cannes ».

Sur la même ligne, la Fédération africaine de la critique cinématographique (Facc) et l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) ont rendu hommage au cinéaste. Elles ont  aussi salué la mémoire du défunt et présenté leurs condoléances à toute sa famille, qu’elle soit biologique ou professionnelle, ainsi qu’au peuple burkinabé.

« Le 7ème art est en deuil. Le regard libre et singulier sur l’Afrique et le monde d’Idrissa Ouédraogo,  réalisateur et producteur burkinabé au talent immense, nous manquera. Ses œuvres ont été récompensées dans les plus grands festivals. Hier soir, c’est en particulier tout le cinéma francophone qui a mesuré l’ampleur de la perte », a déclaré, dans un communiqué, la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean. 
Selon elle, ce réalisateur de très grand talent a marqué l’histoire du cinéma africain avec des chefs d’œuvres comme « Yaaba », « Tilaï », « Kini » et «Adams », salués à la fois par la critique et le public. Il est l’un des rares cinéastes à avoir su conjuguer succès populaire sur le continent africain et reconnaissance internationale.

Maguette Guèye DIEDHIOU

 

Le célèbre violoniste de jazz Didier Lockwood est décédé brutalement dimanche. « Son épouse, ses trois filles, sa famille, son agent, ses collaborateurs et sa maison de disque ont la douleur de faire part de la disparition brutale de Didier Lockwood dans sa 63e année », indique le communiqué transmis à l'Afp. Il avait participé à un concert samedi soir au bal Blomet, une salle de jazz parisienne. Didier Lockwood était marié à la soprano Patricia Petibon. Depuis ses débuts, à 17 ans, au sein de Magma, alors groupe phare du rock progressif en France, Didier Lockwood a sans cesse occupé le paysage à travers de nombreux rencontres et projets, dans divers styles : jazz-fusion électrique, jazz acoustique, jazz manouche, jazz et musique classique avec le spectacle « Le Jazz et la diva » en compagnie de la cantatrice Caroline Casadesus.

Didier Lockwood était aussi très impliqué dans l'éducation à la musique. Auteur d'une méthode d'apprentissage du violon jazz, il avait créé, en 2001, le Centre des musiques Didier Lockwood à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), une école d'enseignement de l'improvisation. Le jazzman avait également remis, en 2016, un rapport au gouvernement sur l'apprentissage de la musique. Il s'y inquiétait d'une enfance « formatée » par la technologie moderne et en « panne de sens » et prônait un apprentissage de la musique par plus d'oralité et moins de solfège. Il devait rendre hommage à Django Reinhardt lors d'un concert prévu en mars. Le jeune violoniste Scott Tixier a salué, sur Twitter, la mémoire d'un « grand maître du violon jazz qui a influencé toute une génération de violonistes ».
rfi.fr

 

Le Festival films femmes Afrique, qui se déroule jusqu’au 23 février à Dakar, a rendu hommage, samedi, au réalisateur sénégalais Djibril Diop Mambéty, décédé en juillet 1998. Son long-métrage “Hyènes” (1992), restauré par le producteur Pierre-Alain Meier, a été projeté samedi au nouveau Complexe cinématographique Sembène Ousmane.

C’est un film qui retrouve une deuxième vie. “Hyènes”, le long-métrage en version restaurée par Pierre-Alain Meier, producteur du Sénégalais Djibril Diop Mambéty, a été projeté dans la salle qui porte son nom, samedi, à Dakar, au nouveau Complexe cinématographique Sembène Ousmane. Le Festival films femmes Afrique a ainsi rendu hommage au comédien, scénariste et réalisateur décédé en juillet 1998. Linguère Ramatou, incarnée par Ami Diakhaté, revient à Colobane par la grande porte après en être chassée suite à de faux témoignages orchestrés par son amant de l’époque, Mansour Diouf, dans le rôle de Dramane Drameh. Ramatou revient riche. Elle est milliardaire alors que la mairie est en faillite. Dramane est proposé pour remplacer le maire, interprété par Makhouradia Guèye, aux fins de s’attirer les bonnes grâces de Linguère Ramatou. Il s'engage à aider Colobane. Au travers de plongées contre plongées, le réalisateur déploie son écriture cinématographique. Ramatou arrive sous les honneurs.

Le regard malicieux, un flot de souvenirs la submerge. Elle est l'objet de toutes les attentions, de toutes les curiosités. Elle est la seule survivante d'un accident d'avion. Coiffures et costumes d'époque, sous la direction d’Oumou Sy, confèrent un cachet esthétique particulier au film. L'ancien président du Tribunal, Gana, devenu valet, porte la parole de la Linguère. Elle propose 100 milliards de FCfa pour laver son honneur, pour avoir la tête de Dramane qui l'avait enceintée. Le maire oppose un refus catégorique. Le maître mot : la solidarité. Jadis peu fréquentée, la boutique de Dramane est prise d'assaut par les populations. Elles s’endettent à tour de bras. “Le règne des hyènes” a commencé, ironise Ramatou. Inquiet, Dramane commence à perdre raison. Il est habité par un accès de paranoïa. Il veut s'exhiler à Saraba qui, dans l'imaginaire des Sénégalais, symbolise le lointain, l'ailleurs, cette localité perdue. Depuis l'arrivée de Ramatou, Colobane a renoué avec la joie de vivre avec les apparitions de comédiens comme Thierno Ndiaye Doss, Issa Samb alias Joe Ouakam, Oumar Bâ dit Baye peul, Malick Ndiaye « fara tial tial… » Dans le déroulé du film, la musique est très présente avec des partitions de la cantatrice Yandé Codou Sène, et du musicien-chanteur Wasis Diop, auteur de la musique du film.

Ramatou devient l'espoir pour faire revivre la prosperité à Colobane. Elle a la rancune tenace. Elle promet de leur faire payer ce qu’elle a enduré avant son exil. Dramane arrive au bout d'une existence vaine avec le jugement de ses concitoyens. Il promet de se soumettre au verdict. La donation de Ramatou est acceptée après un vote à mainlevée des jurés. Destin tragique, Dramane est exécuté.

E. Massiga FAYE

Le réalisateur burkinabè, Idrissa Ouédraogo, décédé à l’âge de 64 ans, hier, à Ouagadougou, des suites d’une courte maladie, a été honoré par le monde de la culture et du cinéma, en particulier à travers divers témoignages sur les médias et les réseaux sociaux.

Sur Twitter ou Facebook, par mail ou dans les médias, tous ont reconnu ‘‘le talent de ce grand cinéaste africain’’. Pour beaucoup, comme le Marocain Rachid Naim, critique et enseignant en cinéma, la mort du réalisateur représente ‘‘une grande perte pour l’Afrique’’.

Sur un Twitter, le président burkinabé, Rock Marc Christian Kaboré, a exprimé sa profonde tristesse. ‘‘Le Burkina Faso vient de perdre un réalisateur à l’immense talent, profondément attaché à son pays’’, a-t-il réagi.  L’apport au cinéma africain de ce ‘‘grand réalisateur’’ qui a une filmographie très riche de tous genres (long-métrage, court-métrage, série télévisée, etc.) est souvent revenu dans les témoignages.
 Pour le critique sénégalais Baba Diop, ‘‘Idrissa Ouédraogo avait su diversifier aussi bien sa source d’inspiration en ne se limitant pas seulement à tourner au Burkina Faso, mais un peu partout en Afrique, en France ; ainsi que les genres cinématographiques et les thèmes abordés dans ses films’’.

‘‘Il s’était retiré un moment pour aider les salles de cinéma dans son pays et pour laisser plus de place aux jeunes. Car, disait-il dans une interview : + J’ai l’impression d’avoir beaucoup fait en peu de temps+’’, raconte Baba Diop. Le critique sénégalais se souvient : ‘‘Il disait, ces derniers temps, qu’il voulait revenir avec deux projets de films de longs métrages’’.
 Idrissa Ouédraogo a reçu l’Etalon d’or de Yennenga du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) en 1991 avec son film ‘‘Tilaï’’ (La loi), réalisé en 1990, et aussi le Prix du jury à Cannes l’année de la sortie du film.

APS

 

Dans le cadre de son programme dédié au  renforcement du rôle des médias dans la promotion de la transparence et la redevabilité dans la gouvernance ainsi que l’amélioration de la liberté de la presse, la Fondation des médias pour l’Afrique de l’Ouest (Mfwa) a déployé  deux projets dans six pays de la sous-région, dont le Sénégal, le Bénin, le Burkina Faso, la Gambie, le Niger et le Ghana.

Participer au renforcement du rôle des médias dans la promotion de la transparence et la redevabilité dans la gouvernance ainsi que l’amélioration de la liberté de presse en Afrique de l’Ouest, telles sont  les principales  missions des deux grands projets de la Fondation des médias pour l’Afrique de l’Ouest (Mfwa). Ils sont mis en œuvre dans six pays de la sous-région que sont : le Benin, le Burkina Faso, le Ghana, le Niger, le Sénégal et la Gambie. Ces projets, informe un communiqué, sont exécutés avec le soutien financier du Programme du journalisme indépendant de l’Open society foundations et de William and Flora Hewlett foundation. Ils « renforceront la capacité des médias à faire le plaidoyer sur la liberté de la presse, à mieux faire le reportage sur la gouvernance et les questions de redevabilité et également à les autonomiser à devenir des plateformes efficientes pour le dialogue entre les citoyens et les autorités », selon Sulemana Braimah, directeur exécutif de la Mfwa.  Aussi,  les organisations nationales partenaires dans les quatre pays cibles  (Bénin, Gambie, Niger et Sénégal) seront-elles soutenus sous le projet « Promotion de la liberté de la presse en Afrique de l’Ouest ». Ce faisant, « leurs capacités institutionnelles seront renforcées pour plaider sur les questions de la liberté d’expression dans leurs pays respectifs ».

En revanche, au Burkina Faso, Ghana et Sénégal, la Mfwa « sera en partenariat avec des organes de médias influents et les institutions clés de lutte contre la corruption en vue d’améliorer la participation du public à la gouvernance dans le cadre du projet qui se tient sous le thème : « Renforcement de la participation du public et exigence de redevabilité dans la gouvernance à travers des plateformes effectives des médias et de dialogue sur la gouvernance ». Il s’agit, à travers ce projet, de faire bénéficier aux organes des formations pour améliorer leurs capacités dans l’investigation et le reportage sur les questions de transparence et de reddition des comptes.

Ibrahima BA

La trame littéraire s’articule autour de conseils et astuces pour séduire.

La séduction et le couple sont deux sujets qui tiennent à cœur Nafytoo. C’est ainsi que cette créatrice de mode a décidé de sortir le 1er guide d’une série sur ce sujet. Le premier, intitulé « Les épices de la séduction sénégalaise », a été auto édité et présenté en mars 2017 au Salon du livre de Paris au « Pavillon des lettres d’Afrique. Le guide a également été présenté au Salon du livre d’Abidjan en 2017. Il est officiellement disponible au Sénégal depuis ce mois de février, mois de l’amour, avec la Saint-Valentin. Dans le prolongement de cette première publication, la créatrice a récemment présenté « Epices de femmes » avec comme trame littéraire des conseils et astuces pour séduire. Après plusieurs années de rencontres avec des femmes de la sous-région pour des ventes privées et échanges sur la vie de couple, Nafytoo est convaincue qu’ « aucune femme ne peut apprendre à une autre d’être séduisante. C’est personnel selon la personnalité ». A son avis, on peut conseiller sur des comportements, des accessoires, etc., mais le feeling entre deux personnes n’est jamais calculé. Dans ce guide, la créatrice de mode a voulu répondre aux questions qui revenaient le plus lors de ses voyages.

La séduction à la sénégalaise intrigue beaucoup les femmes des autres pays, pas parce que les Sénégalaises prennent plus soin de leur couple, mais parce que culturellement, c’est ancré dans les mœurs.
Evoquant l’orientation éditoriale de l’ouvrage, elle explique : « Epices, parce que pour moi chaque femme a des épices et ingrédients personnels pour préparer son plat de séduction. Les accessoires et lingeries sont comme du sel, poivre ou piment ».

Dans ce guide, l’auteure détaille l’origine des atouts et accessoires ainsi que l’élégance de la femme sénégalaise. Elle note également que prendre soin de son homme et de son couple n’est pas un comportement de soumission, d’où le chapitre « Djonguée mais pas soumise ». Nafytoo aime préciser que la Sénégalaise n’est pas une séductrice dans la rue mais dans son couple. « La différence est grande », juge-t-elle, soulignant l’importance de la séduction dans la vie d’un couple. « Elle doit être entretenue des deux côtés. L’homme doit aussi veiller à toujours plaire à son épouse, continuer à la courtiser, lui faire des surprises, remarquer et féliciter ses efforts et prendre soin de lui-même et d’elle », remarque-t-elle. De son point de vue, ce n’est pas un domaine uniquement réservé à la femme. « Nous vivons dans une société ou la femme fait 90 % du travail dans ce domaine et, dès qu’elle baisse les bras, on le lui fait remarquer. C’est son époux, ses amies sa propre mère ou sa belle-famille », observe l’écrivaine. Selon Nafytoo, cela fait que rares sont les hommes qui se posent et se demandent : « Que dois-je faire pour surprendre et faire plaisir à ma femme ? » Ce que la créatrice de mode trouve dommage.

Par E.Massiga FAYE

 

Le porte-parole du gouvernement, le Dr Daouda Sow, anime, ce mercredi 19 mars 1975, une conférence de presse pour commenter un important conseil de cabinet présidé, la veille, par le président Senghor. Dans Son édition du lendemain, « Le Soleil » relaie une importante nouvelle : l’affiliation obligatoire de tous les travailleurs au régime de la retraite. Le ministre de l’Information et des Télécommunications souligne que l’Etat ne fait là que respecter les décisions d’une rencontre tripartite (Etat, employeurs, travailleurs) qui avait eu lieu en…juin 1968. Toujours est-il que l’Etat décide de respecter ses engagements, surtout ceux pris par le président Senghor pour résoudre la grave crise politique et sociale de 68, entre autres, l’extension du régime Iprao (Institut de prévoyance et de retraite de l’Afrique occidentale) à tous les travailleurs. Jusqu’ici, « certains secteurs n’étaient pas assimilés à ce régime, les études d’avocat, les cabinets de notaire ou de médecin, les ateliers de couture, une bonne partie des professions libérales, en somme ». Quant au précompte à la source, sur le salaire des travailleurs, la cotisation syndicale et celle qui alimente les institutions de prévoyance sociales obligatoires ou autorisées, un projet de loi a été adopté.

Il servira « à moderniser la prescription des salaires », précise le journal. Pour ce qui est des cotisations syndicales, « rien n’interdit la retenue à la source si c’est l’intéressé lui-même qui en fait la demande ». Cela est conforme d’ailleurs aux décisions de l’Organisation internationale du travail (Oit). Le plafond de ces prélèvements à déterminer « plus tard » se limite à rapporter le compte-rendu. En ce qui concerne les salaires, le journal signale que l’article 127 du Code du travail indiquait que la prescription était de 30 ans. Mais en même temps, l’article 22 du Code des obligations l’avait ramené à 10 ans. Le conseil de cabinet qui vient de se tenir entend « remplacer celui du Code du travail par celui de ce Code des obligations ». En outre, révèle le Dr Daouda Sow, l’Etat réservera un pourcentage d’emplois dans l’administration et les collectivités locales à certains militaires « handicapés par blessures ou par maladies contractées au service de l’Etat ». Par ce geste, explique le ministre de l’Information, l’Etat veut créer pour eux « des conditions de vie décentes dans la vie civile ». D’autant que « ce sont souvent des gens compétents ».

La 8ème édition d’Emma style show se tiendra, ce soir, au Grand théâtre, sous le thème : « Célébration de la vie, tout est grâce ». A ce grand rendez-vous de la mode à but caritatif, sont attendus une vingtaine de créateurs sénégalais et  de la sous-région.

Pour la 8ème édition d’Emma style show, la styliste Emmanuelle Jodan  Adjovi innove de plus belle avec,  cette année,  un défilé « show coiffure » réalisé par le coiffeur- esthéticien ivoirien Dieudonné Sénato et le Togolais  Alphonse de «Koiffure Kitoko 2017». Des  créateurs  et stylistes de renommée internationale prendront également part  à ce grand rendez-vous de la mode au Sénégal.

Parmi eux figurent la Malienne Mariétou Maïga qui présentera sa collection en bogolan, fruit de l’artisanat malien, les Ivoiriens Ciss Saint Moise, Reda Fawaz, et Pathé Ouédraogo qui comptent travailler sur le pagne imprimé, les kita baoulé, le pagne korhogolais, etc. La partie sénégalaise sera assurée par Emma style avec  une  collection en soie, Collé Sow Ardo, Binta Khouma, Babacar Touré, Lahad Guèye,  Thiané Diagne, entre autres  créateurs et stylistes.  En conférence de presse, jeudi, en prélude à l’événement, Emmanuelle Adjovi a indiqué qu’il y aura beaucoup d’innovations et de surprises pour cette 8ème édition. A l’en croire, ils ont essayé de lever le challenge en invitant des artistes de renoms venus même d’Haïti et des Etats-Unis. « Au total, 17 artistes sénégalais et étrangers sont attendus à ce dîner-défilé de mode. Sans compter les artistes invités venus de plusieurs contrées et le coiffeur-esthéticien Dieudonné Senato », a annoncé la styliste Emma.

Fidèle à sa vocation de dîner-défilé de mode à but caritatif, Emma style show a  porté son choix, cette année, sur une cause noble : la construction, au Sénégal, du premier Centre de traitement des grands brûlés (Ctb) qui sera logé à l'hôpital de Fann. Ce grand projet  du club service Lions Club international, en partenariat avec l’Etat du  Sénégal, verra aussi la contribution d’Emma style à travers les revenus du dîner-défilé de mode et de la tombola qui sera organisée à l’occasion. D’après  Emmanuelle Adjovi, c’est en hommage à un ami décédé suite à des brûlures qu’elle a choisi de participer à la construction du Ctb.


Maguette Guèye DIEDHIOU

 

Au travers d’une soirée dénommée « Sargal  Fans-yi »  qu’il donne ce soir au Saraba club, l’artiste chanteur Doudou Ndiaye Mbengue renoue avec la scène musicale après 7 ans de pause.   

Après une pause de 7ans, l’artiste chanteur Doudou Ndiaye Mbengue renoue avec la scène musicale. Ainsi, il se produit, ce soir,   au Saraba club, ex Kilimandjaro. Ce rendez-vous sera une occasion pour lui d’égayer les admirateurs avec des chants et percussions surfant entre le traditionnel et le moderne.

« La particularité, c’est qu’on aura comme invité d’honneur le chanteur Fallou Dieng. Nous envisageons de faire un duo « Doudou &Fallou ». Nous irons en studio dans le cadre de l’initiative « Dekkal way ». C’est cela notre objectif », a fait savoir le musicien. Pour cela, un plan de relance de sa carrière est élaboré avec son staff. Résultat, l’homme a déjà produit un album déjà disponible : « Borom Ngathie », rendant hommage au petit-fils de Mame Cheikh Ibrahima Fall. Ce produit musical est composé de 13 morceaux.

« On fera la commercialisation incessamment. Nous allons rendre hommage à Ndèye Marie Ndiaye Gawlo et ceux qui s’adonnent aux bonnes œuvres sociales. Un morceau titré « Seyal », incitant nos femmes à respecter leur vie conjugale, fait partie de cet album », a expliqué Doudou Ndiaye Mbengue.

« Tout ce qui m’intéresse, c’est désormais ma carrière musicale. Je ne dis pas que j’ai laissé la politique, mais si je suis connu aujourd’hui, c’est grâce à la musique », a assuré le chanteur.
Doudou Ndiaye Mbengue s’inscrit dans la lignée des grands griots du Sénégal. Son père, Meïssa Ndiaye Gawlo, fut un des premiers animateurs de Radio Sénégal. Il est le neveu de la défunte chanteuse Ndèye Marie Ndiaye Gawlo. A 14 ans, Doudou Ndiaye chantait dans l’orchestre « Takaarnacé ». Homonyme du tambour major Doudou Ndiaye Rose, « il le suivait dans ses nombreux déplacements et exécutait bien ses tâches », a témoigné son manager, Chérif Dieng.

« C’est un artiste qui maîtrise mieux le tam-tam. A un certain moment de sa carrière, il avait émigré avant de revenir accompagner le chef de l’Etat dans des moments difficiles jusqu’à ce qu’il accède au pouvoir », a-t-il avancé.

Serigne Mansour Sy CISSE    

 

Dans le film américain « Never back down » de Jeff Wadlow, Jake arrive à vaincre ses adversaires par sa faculté à se relever après les brimades. La trajectoire de Cheikh Sow, artiste sénégalais établi en France, est aussi un récit de persévérance. Sa passion pour la musique lui a révélé sa capacité de résilience et donné au monde le bonheur de savourer son talent artistique.

Cheikh Sow est un exemple d’abnégation et de « soumission » entière à cette force émanant de sa passion pour la musique. Il ne vit, grâce à sa voix puissante et son verbe poétique, que pour ravir. Le natif de Thiès est de ces âmes qui forgent leur personnalité et se fabriquent un destin sur les allées épineuses de leur rendez-vous avec l’enchantement. Il a accepté de subir les brimades de sa destinée et d’être atteint dans sa propre fierté devant l’indifférence et face à son dénuement. Sa trajectoire de vie est, jusqu’à une certaine date, celle d’un passionné itinérant démuni de provisions mais que la foi en son étoile, surtout en son art et en son génie, a guidé vers l’estime des critiques éclairés.

Nous sommes en 1994. Cheikh Sow décide d’arrêter ses études en classe de Cm2 non sans les remontrances de papa. Mais que faire face aux êtres que la flamme de la passion consume ? La même année, il participe à Oscar des vacances de l’animateur Aziz Samb dans la catégorie chant et danse. Le public est séduit. « J’avais interprété la chanson Jahowo de Baaba Maal qui m’avait valu la première place et des éloges », se souvient-il, le regard pudique. Pour un Haal pulaar qui ne comprenait pas cette langue à l’époque, la prouesse est sublime. Le retour à Thiès rehausse sa fierté.

Le mordu de mélodies
La notoriété croissante, le garçon goûte, de temps en temps, au plaisir de sillonner les quartiers de son royaume d’insouciance pour vivre intensément sa passion que son défunt père avait fini par « comprendre ».  Toutefois, Cheikh Sow nourrissait toujours le rêve de conquérir le public de Dakar où il n’avait aucune attache solide. « Je  me suis rendu à la capitale sans savoir où aller. J’étais seul dans la foi en ma passion, changeant constamment de lieu de résidence. Je me suis entraîné dans une vraie galère, mais mon amour de la musique était plus fort que toute cette détresse », confie le bonhomme de stature respectable qui aimait à gratter les guitares qu’on lui prêtait. Et « à chaque fois que les propriétaires venaient les récupérer, ma mère lisait une certaine tristesse sur mon visage. Un jour, après avoir récupéré sa tontine, elle me retrouve à Colobane pour me remettre une somme d’argent destinée à l’achat d’une guitare. Cet instant m’a profondément marqué ».

Le mordu de mélodies poursuit son chemin semé d’écueils avec ce brin de folie qui caractérise ceux qui ont rendez-vous avec leur destin. Celui-ci le mène, en 1995, au quartier Nord Foire, chez l’artiste-musicien Baaba Maal qu’il avait du mal à voir à cause du « zèle » des vigiles, malgré ses nombreuses tentatives. Mais, il ne se laisse pas gagner par la désespérance.

Baaba Maal, l’inspirateur
« Un jour, après que le local que j’occupais a été inondé, j’ai pris un car rapide pour me rendre chez Baaba Maal. Arrivé chez lui avec mes habits et bagages mouillés, je profite d’un moment d’inattention des vigiles, en train de manger, pour m’engouffrer dans la maison. Et ironie du sort, je tombe sur lui. Il m’invite à m’asseoir et à attendre qu’il reçoive ses hôtes. Je lui explique ma situation et il décide, avec les mots d’une âme généreuse, de m’héberger ».
Il y reste jusqu’en 2004. Presque une décennie à aiguillonner sa faim de lumière.  Sa carrière ne décolle pas, mais il a au moins un toit et un inspirateur. Il y rencontre Oumar, défunt fils de Baaba Maal, qui aimait le voir reprendre quelques titres du répertoire de son illustre père après avoir « piqué » sa guitare en son absence. « Sans m’apprendre à chanter ou à jouer de la guitare, Baaba Maal m’a inspiré », reconnaît-il avec l’humilité de ceux qui ont gravi les deux pentes.

Le confort ne le détourne pas de son objectif. Il décide de quitter la maison du roi du Yeela, « malgré les commodités », à la quête de nouvelles vibrations. Son « errance » poétique le mène à Somone où, avec sa guitare, il jouait dans les bars, restaurants… Un chapeau ornant la scène lui servait de « pot » de collecte. Il faut bien vivre. Ngaparou et Saly étaient aussi bercés par sa voix à la fois caverneuse et grave pendant la saison touristique. Une âme généreuse d’origine française, férue de belles mélodies et conquise par sa musique, crée le déclic. Elle l’outille et l’incite à former un orchestre. C’est ainsi que « j’ai fait appel à des compagnons de galère pour créer l’orchestre Manoré qui m’accompagne jusqu’ici », se rappelle-t-il, fier d’avoir vu juste.

En 2011, il sort son premier album, « Manoré », dont un des titres, « Yeri Mayo », rend hommage à son bienfaiteur d’un temps de mésaventures, Baaba Maal. Deux ans plus tard, Cheikh Sow, riche d’un album bien accueilli par la critique et de deux clips vidéo, remonte son allée de succès qui le mène en France. A Monaco, ses collaborations, avec des Camerounais, des Congolais, des groupes français, des Arabes et ses prestations en solo, lui offrent visibilité et ouverture. Il donne sens à ce que devrait être la World music pour un Africain. Il navigue entre le wolof, le pulaar et le mandingue et module sa mélodie dans le reggae, l’acoustique, la musique traditionnelle, la salsa, etc. Ses expériences, ses voyages rythmiques, ses souffrances, ses joies et ses espérances donneront de la couleur à son prochain album. Le single « Africa », un hymne à ses racines, en donne un avant-goût. Le rêve, parce qu’il est un poète dans l’âme, ne s’arrête jamais avec Cheikh Sow qui veut nourrir celui des jeunes artistes dans le studio qu’il vient de créer.

Alassane Aliou MBAYE

 

La tragique mort de Johnny Hallyday se transforme, depuis lundi, en véritable guerre des tranchées. Le rocker aurait souhaité rayer de son testament ses deux plus grands enfants, Laura et David, à l’unique profit de son épouse, Laeticia Hallyday. « Ni bien matériel, ni prérogative sur son œuvre artistique » n’ont été prévus pour le reste de la famille, pouvait-on lire, à la stupéfaction générale, dans un communiqué transmis à l’Afp. Lourdement contestée, cette décision, prise en 2014, risque d’entraîner une très longue procédure qui a très rapidement entaché la réputation de la veuve éplorée. Depuis Los Angeles, Laeticia Hallyday, qui n’avait pas pris la peine d’appeler les enfants de Johnny pour leur annoncer la mort de leur père, est restée terrée dans son silence quant à la succession. « Alors qu’en règle générale l’ouverture d’un testament se déroule solennellement à l’étude pour une lecture devant la famille rassemblée, c’est par courrier à leurs conseils que [David et Laura] ont pris connaissance, la semaine dernière, des dernières volontés de Jean-Philippe Smet », apprend-on dans Paris Match.

 

En épousant George Clooney, Amal Alamuddin a réussi là où beaucoup d’autres ont échoué. En témoignent les nombreuses conquêtes et histoires sans lendemain de l’acteur hollywoodien qui, il y a encore quelques années, était un célibataire invétéré. Mais qu’est-il arrivé pour que Mr Nespresso daigne enfin se ranger  ? Interrogé par David Letterman dans l’émission « My next guest needs no introduction », le sexy quinquagénaire révèle avoir su qu’Amal était la femme de sa vie dès leur première rencontre. « J'ai eu le sentiment d’avoir rencontré une personne pour laquelle je pourrais échanger ma vie, sans hésiter.»


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