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Arts et Culture (607)

Plus vaste organisation de journalistes au monde avec 600.000 membres, la Fédération internationale des journalistes (Fij) œuvre pour la promotion des actions internationales visant à défendre la liberté de la presse et la justice sociale. La Fij, explique son secrétaire général, Anthony Bellanger, met en place, à travers ses bureaux régionaux, des activités pour soutenir les journalistes locaux. Il invite les Etats à mettre en place des systèmes afin de protéger les journalistes.

Quel est l’objectif de votre séjour au Sénégal ?
J’essaie de venir une fois par an au Sénégal pour travailler avec l’équipe du Bureau régional de la Fédération internationale des journalistes (Fij) basé à Dakar. A notre niveau, nous essayons de mettre en place, via nos bureaux régionaux, des activités qui vont aider les journalistes locaux à travailler. Il peut s’agir d’activités à travers les Technologies de l’information et de la communication, l’égalité des sexes ou sur la sécurité. Il faut savoir que la question de la sécurité est au cœur du quotidien du journaliste. Il y a aussi les négociations sur les conventions collectives et avec les patrons de presse pour voir comment augmenter les salaires des journalistes et professionnels de l’Information. C’est tout un tas de savoir-faire que la Fij conçoit depuis 90 ans.

La Fij a renouvelé ses instances en juin dernier. Quelles sont les nouvelles orientations de cette équipe ?
Au niveau de l’Afrique, nous essayons de renforcer les structures nationales, à travers la Fédération des journalistes africains. Mon travail consiste à renforcer cette structure qui pilote, depuis notre Bureau de Dakar, les organisations nationales. Nous avons beaucoup d’organisations nationales qui sont en difficulté pour des problèmes économiques et de sécurité. En Afrique, il y en a pas mal avec la Somalie, le Soudan, le Burundi, le Rwanda, le Mali. C’est le cas également de la Côte d’Ivoire, du Nigeria avec toute la mouvance de Boko Haram. Les journalistes ont besoin d’être coordonnés et organisés par le biais de l’organisation nationale.

Mais ça marche beaucoup mieux quand tous les pays du même continent parlent la même langue. Il est évident que les journalistes ont besoin d’être formés pour pouvoir assurer leur propre sécurité et celle de leurs sources. Et ce sont les grands défis.

L’autre défi est d’arrêter les tueries. L’année dernière, 135 journalistes ont été dans le monde parmi lesquels entre 25 et 30 se trouvent en Afrique.

Le gros du travail est de voir comment faire pour fixer et appliquer les lois et les résolutions de l’Onu qui existent là-dessus. Il y a notamment une qui existe depuis 2006 sur la protection et la sécurité des journalistes. Nous avons tous les textes, l’arsenal, mais personne ne les applique. Depuis 1990, il y a eu 2.300 morts. En Afrique, il y a eu 424 journalistes tués en 25 ans. Il faut que l’Etat mette en place des systèmes qui protègent les journalistes.

Quel est l’état de la liberté de la presse dans le monde ?
Dans le monde, l’état de la liberté de la presse est vraiment catastrophique. Avant, on ne tuait pas au rythme actuel. Aujourd’hui, les journalistes sont tués en toute impunité. D’après les statistiques, cela augmente tous les ans. Le pays le plus dangereux du monde reste l’Irak. En Afrique, les années 1990 ont été particulièrement sanglantes. L’Algérie a payé un lourd tribut. Quand on dépasse 100 morts en quelques années, c’est énorme. Ce sont des rédactions entières qui ont été décimées. C’est pareil également pour ce qui est du massacre du Rwanda dans les années 1994-95. Depuis les années 2000, une situation à peu près similaire est constatée en Libye, à la Somalie, au Soudan. Il s’agit des pays qui ont des structures d’Etat très faibles, avec des systèmes juridiques quasi inexistants ne permettant pas la sécurité du citoyen.

Un rapport de la Fij datant de mars 2016 fait part des violences et discriminations orchestrées à l’égard des femmes journalistes….
Il s’agit d’un vrai problème. Dans les formations que nous mettons en place au niveau de la Fij, c’est une dimension que l’on rappelle. Un journaliste, qu’il soit au féminin ou au masculin, est un journaliste. Il fait le même boulot et doit être traité de la même façon. Il n’y a pas une raison pour qu’il y ait moins de femmes que d’hommes dans les équipes dirigeantes des journaux ou dans les rédactions. Il se trouve qu’il y a des lois… Je plaide pour que toutes les femmes cessent d’être violentées et qu’elles aient les mêmes droits que les hommes.

La Fij attribue des cartes de presse. Quel est l’importance de ces cartes et quelles sont les modalités pour les professionnels des médias de s’en procurer ?
La Carte de presse internationale est accessible depuis nos bureaux à tous les adhérents de nos affiliés. C'est-à-dire potentiellement les 600.000 journalistes dans le monde peuvent l’avoir. Cette carte est reconnue dans quasiment tous les pays du monde. Elle est valable pour deux ans, selon l’endroit où l’on se trouve. En Afrique, elle coûte 15 euros pour deux ans et 50 euros en Europe. Le coût dépend du niveau de vie des gens.

Dans certains pays, les journalistes sont dans des conditions de précarité. Qu’est-ce que fait la Fij pour aider ces professionnels à sortir de cette situation ?
D’abord, nous avons un co-développement de projets partout dans le monde via nos bureaux, avec une négociation sur les salaires et les conventions collectives. Au niveau international, nous négocions également avec l’Organisation internationale du travail.

Nous mettons en place des accords internationaux qui sont obligatoires et qui doivent être appliqués dans les pays qui sont signataires de la charte de l’Onu. Nous négocions également sur les questions de santé mais aussi sur comment développer le service public pluraliste et de qualité.

Propos recueillis par Ibrahima BA

La grande soirée avant-première du film documentaire du réalisateur français Alain Ducournau, « Au-delà des mots, des hommes », se tiendra ce vendredi 22 juillet, au Théâtre national Sorano. Images, musique et élégance seront au menu de ce riche programme culturel.

Pour la sortie de son dernier film documentaire, « Au-delà des mots, des hommes », le réalisateur et producteur français Alain Ducournau compte allier l’image à la musique et la mode. En partenariat avec le ministère de la Culture et la Direction  de la cinématographie, le réalisateur organisera un grand spectacle gratuit autour de l’image, de la musique et de la mode. Une grande soirée avant-première est prévue ce vendredi  22 juillet, au Théâtre national Daniel Sorano. 


Face à la presse, hier, Alain Ducournau a décliné les principales activités qui se dérouleront le long de la soirée. A l’en croire, il est  prévu en première partie de cet événement culturel une comédie musicale mettant en scène   des images, de la musique, la mode et la voix off du président Senghor sur l’adaptation de son poème « Femme noire, Femme africaine ».

« En première partie de ce spectacle, j’ai souhaité rendre un grand hommage au président-poète Léopold Sédar Senghor qui a porté haut l’histoire et la culture sénégalaise. Cette soirée lui est dédiée », indique-t-il. Et  de poursuivre, « pour ce faire, nous avons décidé de nous appuyer sur ses œuvres et sa voix, tout au long de la soirée pour bâtir une sorte de caléidoscope culturelle intitulée « Femme noire, Femme africaine ».

Toujours dans cette première partie, vont s’inviter le groupe de musique Takeifa et les stylistes de mode, Sadiya Guèye, Ramsen Fashion et Enzo Itzaky qui vont chacune présenter leurs collections inédites et hautes gammes. Suivront après les images avec, en deuxième partie de cette soirée, la projection du film documentaire de 35 mn d’Alain Ducournau, « Au-delà des mots, des hommes ». Sans oublier la grande exposition photographique de 53 œuvres intitulée « Plumes d’Anges », rythmée par le regard des enfants du pays de la Téranga.

D’après le réalisateur et producteur français, c’est le XVème sommet de la Francophonie tenu à Dakar en 2014 qui lui a permis de bâtir ce film documentaire. « Au-delà des mots des hommes » est un travelling de l’histoire récente du Sénégal liée à la France et à la Francophonie. « Je me suis appuyé sur le XVème sommet de la Francophonie en utilisant tous les mots forts et grands moments des hommes politiques qui se sont succédé au Sénégal. Cela m’a permis de déterminer des flashs retraçant toute l’histoire récente du Sénégal, celle de la France et de la présence française au Sénégal », explique-t-il. La conseillère chargée de la Planification et du Suivi à la Direction de la cinématographie, Marie Thérèse Dionne, s’est félicitée du projet d’Alain  Ducournau puisqu’il englobe plusieurs facettes de la culture. Aussi, informe-t-elle de la signature prochaine d’un contrat de cession des droits non commerciaux de ce film qui promeut la culture sénégalaise dans son apport fécondant à la Francophonie.

Maguette Guèye  DIEDHIOU

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a annoncé, en marge de cette cérémonie, l’embellissement d’au moins dix sites de la capitale sénégalaise sous l’instruction du président de la République, Macky Sall. Cette mission a été confiée aux artistes Docta et Kalidou Kassé pour leur expérience dans ce domaine. Les sites ont été identifiés. « Nous allons impliquer d’autres artistes pour leur toucher un mot de notre vision et bénéficier de leur expertise. Une séance de travail est prévue dans les prochains jours », souligne Kalidou Kassé tout en rappelant que ces réalisations urbaines et artistiques seront en cohérence avec les réalités socioculturelles.

A. A. MBAYE

Le prix spécial du festival La Mar de Músicas a été remis au musicien Cheikh Lô, le 18 juillet à  l'auditorium El Batel de Carthagena (Murcia en Espagne) à l'occasion d'une cérémonie officielle. Selon un communiqué de presse, pendant près d'un mois, le festival La Mar de Músicas est un événement ouvert à  tous les arts, et réunit une cinquantaine de groupes et de solistes qui se produisent sur différentes scènes installées pour l'occasion.

« Promouvoir la paix et prévenir le radicalisme et l'extrémisme » est le thème du panel organisé, samedi dernier, à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar dans le cadre de la célébration de la Journée internationale Nelson Mandela. Les intervenants, dont l’ambassadeur de l’Afrique du Sud au Sénégal, ont mis l’accent sur la nécessité de prendre en charge les préoccupations de la jeunesse pour combattre ces fléaux et être en cohérence avec le message de Madiba.

S’inspirer de Nelson Mandela, c’est avant tout épouser son message de paix et le véhiculer ; lui qui n’a pas exhumé les vieilles rancunes après que ses ennemis lui ont infligé d’atroces supplices et nié la dignité de son peuple. Le monde actuel livré à la haine religieuse, raciale… remet au goût du jour tout ce pourquoi le monde le célèbre : son courage enveloppé dans un manteau de sagesse, de lucidité. Quand ce sont des jeunes n’ayant point vécu les affres de l’apartheid qui louent son combat pour sortir l’humanité de l’ornière, l’espoir est permis. Cheikh Ibra Faye et le Mouvement des jeunes madibaristes (Mjm) dont il est le président donnent un exemple de lutte contre le radicalisme en saisissant l’essentiel du message de Mandela.

Mais, il faut, selon lui, s’appuyer sur la qualité de la formation et mettre la jeunesse dans des conditions de performance. C’est la voie indiquée pour ne pas produire des frustrations, sources de tensions favorables aux formes de radicalisme que connaît le monde. Le désœuvrement en est une des causes profondes.

El H. Malick Soumaré, chargé d’investissement, s’inspirant du cycle de vie de l’homme, a axé son intervention sur la nécessité de mettre davantage en évidence l’éducation à la paix que sa promotion pour la cultiver en interne. « Le refus de l’inégalité sociale est une forme de radicalisme », estime-t-il, pour mettre en exergue les difficultés des jeunes dans des sociétés où la formation, la démocratie et la bonne gouvernance sont à promouvoir. La question de l’emploi est essentiel, à son avis, pour entretenir l’espoir et donner aux jeunes un rôle important à jouer dans l’aventure collective.

Le professeur Oumar Ndongo, modérateur de ce panel, s’est réjoui de l’implication de la jeunesse dans les problèmes du monde en s’inspirant de ses propres références comme Nelson Mandela. « Il faut découvrir les forces qui nous permettent d’aller vers le changement ; celui qui nous aide à épouser les bonnes pratiques. Il est aussi important de tendre, face à un monde heurté, vers des solutions qui nous rendent notre dignité en interrogeant nos pratiques au quotidien ». Il invite les gens à aller vers la paix positive qui fait disparaître les inégalités, l’accaparement des biens par les élites afin de la bâtir dans les esprits. L’humanité doit moins avoir peur du conflit que de son incapacité à le transcender, à le transformer. C’est beaucoup de facteurs, selon lui, qui créent une situation d’interruption du système.

L’ambassadeur de l’Afrique du Sud au Sénégal, Abel Shilubane, a exprimé sa satisfaction de voir Nelson Mandela célébré dans une université qui forme des leaders de demain très tôt conscients des enjeux du monde menacé par le radicalisme et l’extrémisme. « La culture de la paix, c’est d’ouvrir son cœur aux autres, partager des sourires, des rêves et des peines ». 

Son Excellence Shilubane exhorte les jeunes à faire preuve d’imagination et à entreprendre car « un esprit très sollicité n’est pas facile à corrompre ». L’accompagnement de l’Etat en mettant des écoles de formation qui permettraient aux jeunes de s’épanouir et de développer leurs potentiels est une réponse pertinente face aux esprits radicaux et extrémistes.
Ce panel a été précédé d’une projection d’un documentaire sur Nelson Mandela.

Alassane Aliou MBAYE

« Mémoires d’un haut fonctionnaire prince du Bosséa », c’est le titre biographique du livre de Moustapha Kane riche de 160 pages publié aux éditions L’Harmattan Sénégal. L’ouvrage revient sur les pans de la vie de l’auteur. La cérémonie de dédicace a réuni, samedi dernier au Warc, parents, fils, amis et sympathisants.

Moustapha Kane porte le nom de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, fils du fondateur du mouridisme Serigne Touba. Né  en 1925 à Dabia (dans la province du Bosséa, Sénégal), l’homme a eu une enfance tumultueuse et  difficile. Son père qui était chef de canton de Kaédi avait quitté la fonction, parce qu’étant aveugle. Il partait dès lors à la recherche de soins  pour recouvrer la vue. Sa mère décède alors que le bébé Moustapha n’avait qu’un an et demi. Une vie d’orphelin débutait alors pour lui ; car, sa grande sœur Djiba Kane, qui jouait le rôle de sa vraie « sa mère », allait se marier pour aller vivre à Saint-Louis, aux côtés de son époux.  « Alors que je n’avais que 5 ans, je me suis senti vraiment orphelin », se souvient le patriarche âgé aujourd’hui de 91 ans.

Il dit avoir cédé à la demande (pressante) de sa fille, pour écrire ce livre,  retraçant les grands moments de sa vie. Comme la plupart des enfants de son époque, Moustapha est inscrit à l’école de Thilogne à l’âge de 7 ans. Véritable rescapé des maladies infantiles, Moustapha a contracté, dans sa jeunesse, à Kaédi, la pleurésie, la rougeole, qui a failli le rendre non voyant ; de même la gale, la dysenterie. Avant qu’un jour, en chemin pour la cueillette de figues, il se fera mordre par un chien enragé.

Son enfance, c’est aussi son départ pour Bogué et Saint-Louis ; sans omettre sa scolarité à l’école primaire Brière de Lyse. Il eut comme maître Mamadou Dia, qui sera président du Conseil du Sénégal. M. Kane fit son entrée à la prestigieuse école William Ponty de Sébikhotane en novembre 1943. Pourtant, l’auteur raconte qu’il était admis en médecine. Mais, ne voulant pas être médecin, il permuta avec un nommé Kader Mbaye, qui accepta. A William Ponty, il y avait des Guinéens comme Alpha Oumar Baldé, qui fut ministre du Développement rural et Diallo Telly, ancien Secrétaire général de l’Oua, Kéba Mbaye, ancien président de la Cour suprême, mais surtout Abdoulaye Wade, qui deviendra chef de l’Etat du Sénégal. Moustapha Kane a, comme nous le relate le livre, été nommé gouverneur du Sénégal oriental (Tambacounda), de la Casamance et du Sine Saloum.

Pour services rendus à la Nation, l’homme fut élevé, entre autres, au grade de Grand-officier de l’Ordre national par Abdoulaye Wade en 2011.  
Bachir Coly, au nom des éditions L’Harmattan Sénégal, s’est engagé à remettre à la Commission de la rédaction de l’histoire générale du Sénégal un exemplaire du livre du doyen Moustapha Kane.

Serigne Mansour Sy CISSE  

Le célèbre artiste portugais Alexandro Farto, plus connu sous le nom de Vhils, vient de réaliser sa  première œuvre murale au Sénégal à travers la représentation du portrait du Pr Cheikh Anta Diop, sur la façade sud-ouest du  mur de l’Ifan. La réalisation de cette œuvre artistique s’inscrit dans le cadre  de la coopération culturelle entre le Sénégal et le Portugal.

Pour lui rendre hommage, en cette année de la célébration des 30 ans de la disparition du parrain de l’université de Dakar, l’artiste peintre portugais Vhils, est en train de reproduire, sur proposition du ministère de la Culture, le portrait en image du Professeur Cheikh Anta Diop. Cette production artistique située sur la façade sud-ouest de l’Institut fondamentale d’Afrique noire (Ifan) n’a pas manqué d’attirer, hier, un certain nombre de curieux. Etudiants,  conducteurs de véhicules et autres promeneurs ont été émerveillés par le travail impressionnant et l’œuvre gigantesque de l’artiste.

La tâche de l’artiste Vhils a débuté ce samedi 16 juillet, tard dans la soirée, par une projection de l’image du Pr Cheikh Anta Diop en graffiti sur la façade sud-ouest du mur de l’Ifan avant qu’il n’entame, hier, sa technique de pioche  et de perce pour faire ressortir le personnage du célèbre chercheur et égyptologue. A travers cette technique, Vhils, tel un archéologue contemporain, sculpte de manière superficielle des façades de murs pour y faire émerger des visages monumentaux. 

« Je travaille avec plusieurs techniques possibles. En premier, je travaille  l’image soit par graffiti soit par dessin à la main pour faire sortir tous les détails de l’image, puis je projette l’image sur le mur avant de le percer par un marteau-piqueur ou une pioche. C’est une façon pour moi de donner au mur des textures et de faire ressortir le personnage à représenter », explique l’artiste portugais Vhils.

La réalisation de cette œuvre artistique s’inscrit dans le cadre  de la coopération culturelle entre le Sénégal et le  Portugal. D’après l’ambassadeur du Portugal au Sénégal, Paulo Jorge Nascimento, ce  projet a pour but de rapprocher le Sénégal et le Portugal sur le plan culturel. « Nous avons suggéré aux autorités sénégalaises de faire venir un artiste portugais contemporain et de renommée internationale, Vhils, connu pour ses portraits sur mur. C’est ainsi qu’elles ont décidé de le faire à l’Ifan Cheikh Anta Diop, à travers le portrait de ce dernier, pour lui rendre hommage », confie M. Nascimento.

Œuvre pour la postérité
Venus découvrir le travail remarquable d’Alexandro Farto dit Vhils, l’artiste plasticien Kalidou Kassé et le graffeur sénégalais Docta ont félicité l’artiste pour son travail talentueux et sa démarche novatrice entreprise. 
Selon Kalilou Kassé, l’artiste a inscrit l’œuvre dans le temps et l’espace. « Il est en train de travailler dans la postérité. Ce n’est pas un portrait classique, on peut dire qu’il est contemporain. J’apprécie cette démarche novatrice dans la mesure où elle s’inscrit à l’Université Cheikh Anta Diop qui est le temple du savoir », laisse-t-il entendre.
Le ministre de la Culture, Mbagnik Ndiaye, a  également apprécié à sa juste valeur la beauté de l’œuvre de l’artiste Vhils. Aussi, a-t-il remercié l’ambassadeur du Portugal au Sénégal pour leur avoir proposé gratuitement cette magnifique réalisation.

 Maguette Guèye DIEDHIOU

Le photographe allemand de renommée internationale, Tom Neumeier-Leather, a exposé, ce week-end, pour la première fois en Afrique, au Sénégal. Intitulé « Exchange Red Artists X », son travail regroupe plus d’une vingtaine de photographies dénichant dans un cadre parfois intime toute la beauté des mannequins sénégalais.

Charmé par la beauté des femmes sénégalaises, le photographe allemand Tom Neumeier-Leather n’a pas su résister à ces corps à la perfection divine. Avec l’objectif de son appareil, il a scruté d’abord puis ciselé ces corps mielleux faisant tout enchanter et chavirer à leur passage. De Dakar à Douala, en passant, entre autres, par Abidjan, Lagos, Bamako ou Accra, la grâce féminine africaine pullule partout sur le continent. Dans son projet, Tom Neumeier Leather, loin de s’abreuver au festin de la subjectivité, veut montrer ce que personne ne semble connaître : les plus belles femmes du monde sont cachées en Afrique. L’exposition interculturelle et pluridisciplinaire qu’il présente pour la première fois sur le continent déniche le charme foudroyant des tops modèles sénégalais.

C’est ainsi que les mannequins Khady Bâ, Yama Seck et Sarah Sow ou encore Adja Giselle Diop se sont prêtées au jeu artistique de Tom. Intitulée « Exchange Red Artists X », l’exposition regroupant, au total, 26 photographies relève d’une approche artistique originale. Le photographe allemand travaille à partir d’un voile rouge. Lequel s’étale comme du sang répandu dans l’eau. Les mannequins, enveloppés dans ce turban rouge, nageant et défilant à travers diverses positions, subissent les mitraillettes des flashes. Ici, le voile rouge qu’utilise l’artiste est évocateur. Ce n’est point un choix hasardeux, mais il a été savamment orchestré pour passer un message qui est plus que d’actualité : l’inter-culturalité.

Un concept qui annulent les frontières et réduit à néant certaines considérations archaïques. Dans ce travail, à côté de l’esthétisme, tout est question de symbolisme. Les séries de photographies laissent voir des femmes en scène, dans l’eau, un élément rare dans le quotidien de beaucoup d’Africains. C’est aussi cette eau qui relie les continent, « de même la couleur rouge du sang n’est possible que grâce à l’eau contenue dans le corps humain. »

Dans son travail, Tom convoque un monde unique et son approche transforme ces africaines en icônes contemporaines. Pour l’artiste, « les photos traduisent le regard porté sur l’autre dans l’intimité, dans un langage symbolique avec pour interface la photographie, l’art, la mode et la pensée ». Il s’agit aussi d’un « art qui met plus en avant ce qui relie les êtres humains et les cultures plutôt que ce qui les désunie ».

Faire découvrir la beauté africaine
Au-delà d’un simple travail artistique sublimant la femme africaine, Tom Neumeier Leather cherche aussi à réparer une injustice, en offrant une tribune à des gens bien connus dans leur pays mais impopulaires en Europe en dépit de l’immensité de leur talent. « Pour leurs homologues européens, c’est très facile de voyager un peu partout à travers le monde. Malheureusement, l’inverse n’est pas possible. Il leur est très difficile de se rendre en Europe du fait de leur nationalité ou de leur appartenance à l’Afrique », explique-t-il.

Le photographe compte, à travers son travail, faire découvrir et élever toute la beauté de la femme africaine. La collection « Exchange Red Artists X » sera exportée en Europe. Tom entend exposer une soixantaine de photographies dès son retour.

Né en 1976 à Ratisbonne en Bavière, Tom Neumeier-Leather est artiste et photographe de mode et à la fois cadreur à la télévision allemande bavaroise (Br). Considéré comme le meilleur élève du célèbre artiste allemand Ottmar Hörl, il a étudié à l’académie des arts plastiques de Nuremberg. Tom est connu à travers ces photographies au plan national et international et des projets artistiques. Ses œuvres sont disponibles dans des collections privées et publiques.
L’exposition « Exchange Red Artists X » est à découvrir au Manoir Quicksilver, Ront Point Ngor, Almadies.

Ibrahima BA

Deux récits épiques rappelent l’esthétique et l’éthique peule
La librairie L’harmattan a abrité, samedi dernier, la cérémonie de présentation et de dédicace du livre « Guélâdio Ham Bodêdio : héros de la « pulâgu » à travers deux récits épiques peuls ». L’auteure, Aminata Wane, actuellement conseillère en matière sociale, a été professeur de français au Lycée Maurice Delafosse et a travaillé dans diverses institutions étatiques. Le président de l’Assemblée nationale, le ministre de la Culture et de la Communication et plusieurs autres personnalités ont loué la qualité de l’ouvrage et comblé de témoignages gratifiants l’auteure.

Pour une cérémonie de dédicace, elle a été bien animée et émouvante. Il ne s’est pas seulement agi de présenter l’ouvrage d’Aminata Wane dont la qualité a été louée par des universitaires. Cette rencontre a été l’occasion de magnifier les valeurs humaines de l’auteure. Elle a été honorée de compter parmi ses hôtes le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, « un ami de la famille » et le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, ce « fidèle camarade de promotion ». Le président de l’Alliance des forces du progrès a montré, par son action, ce que Aminata Wane s’est appliquée à écrire dans un livre en interrogeant les pratiques d’un Fouta d’une certaine époque.

Moustapha Niasse, c’est celui-là qui, étudiant, avait ouvert un compte dans une banque où travaillait l’oncle de l’auteure pour y garder ses « maigres économies ». « Je suis venu ici célébrer une petite sœur dont je suis fier et une œuvre qui nous plonge dans le Fouta et ses valeurs que nous partageons », souligne-t-il devant une assistance émue par tant d’humanité.
La simplicité du propos et du geste du ministre Mbagnick Ndiaye a ensuite gagné les cœurs déjà emplis d’émotions par un récital de Coran et les envolées des griottes.

Son discours émaillé d’anecdotes a ravi les esprits et renseigné sur l’amitié sincère qui liait ces deux camarades de promotion au Lycée Blaise Diagne. « Aminata nous raconte des choses de notre passé en partant de nos langues nationales qu’elle met ainsi en valeur. J’en suis un défenseur acharné. L’histoire nous a liés et son ouvrage me conforte dans ma conviction », indique-t-il non sans rappeler les pleurs de son amie lorsque tous les deux ont décroché leur baccalauréat et le bracelet en argent dont elle l’avait gratifié.

Récits épiques peuls
L’évocation, par le ministre, de la « tignasse » de leur ancien professeur, Abdoulaye Elimane Kane, présent dans la salle, a provoqué l’hilarité. Finalement, tout a été joie et exaltation des valeurs profondes. Le président Moustapha Niasse le dit fort justement : « Le pays a besoin de ces rencontres ».

Cet ouvrage, paru grâce à une subvention du Fonds d’aide à l’édition de la Direction du livre et de la lecture, est constitué de deux récits peuls du Macina. Dans le premier, Sâ, un chef bambara, se plaît à terroriser les laitières peules. Chaque jour, avant de vendre leur lait, elles doivent au préalable laisser sa chienne y plonger son museau et s’en abreuver.

Fatima Bâba Lobo réussit à vendre son lait au village du dédaigneux souverain sans que la chienne ne le touche de sa souillure. Elle est torturée sous la demande du roi et envoyée quérir un Peul « capable de lui essuyer ses larmes ». Le défi est relevé par Guélâdio Ham Bodêdio.

Le second récit met en lumière ce dernier, Silâmaka et deux hommes de statut social inférieur, le Sakké Lobbel et le Mâbo Mabâl. Celui-ci, griot attitré de Silâmaka, décide de quitter son maître pour aller se mesurer aux griots préférés de Guélâdio qui l’éconduit. Le prétexte est trouvé pour un affrontement entre les deux maîtres, évité au nom de l’égalité sociale. En cela, cette production est importante car « revalorisant nos imaginaires, notre patrimoine immatériel », s’est félicité Ibrahima Lô, directeur du Livre et de la Lecture.

Le professeur Amadou Ly a loué de « beaux textes révélateurs de la poétique des peuls, de leur esthétique et de leur éthique ». C’est d’autant plus estimable que l’auteure ne s’est rendue au Fouta, terre de ses parents, que 20 ans après la soutenance, en 1980, de son mémoire de maîtrise qui alimente aujourd’hui ce livre. Il faut peut-être trouver le secret à cette sensibilité dans le fait que les grandes valeurs de la « pulâgu » font aussi référence à celles-là universelles comme le Professeur Abdoulaye Elimane Kane a essayé de le démontrer.

Alassane Aliou MBAYE

Suite à la sanction infligée à la Sonatel, le Rassemblement des entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication (Restic) appelle tous les acteurs et parties prenantes dans le secteur des télécommunications à plus de rigueur et d’alerte dans le respect des règles qui régissent leurs activités dans un contexte de contrôle actif par les autorités de régulation et de réglementation. « Il y a un contexte de transparence et de bonne gouvernance auxquels le secteur doit s’adapter sous peine de se voir infliger des sanctions et pénalités.

Il est important que les cahiers des charges et la réglementation soient scrupuleusement respectés par tous les acteurs », informe le bureau exécutif du Restic. Il a, par ailleurs, invité l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (Artp) à toujours maintenir les mécanismes de dialogue inclusif et d’alerte avec les opérateurs pour éviter des situations telles les amendes et sanctions pécuniaires. De son côté, le président de l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), l’autorité de régulation vient d’exprimer, à travers cette sanction, toute sa rigueur et son engagement. « On ne peut pas être opérateur dans un pays et refuser d’appliquer la réglementation. Ce qui a été fait nous conforte dans le fait que l’Artp est en train de prendre en charge les préoccupations des usagers », a déclaré Momar Ndao. 

I. BA

Dans l’optique de  diversifier  son contenu, la chaine de Bbc Afrique vient de passer une entente avec une chaine privée sénégalaise Dunyaa Tv. L’objectif étant pour les deux parties de varier leurs programmes  tout en captant le plus de téléspectateurs.

« A  partir du  18 juillet, Bbc Infos sera diffusée sur la chaine de télévision privée sénégalaise Dunyaa Tv (Dtv) dans une édition spéciale.  Outre l’opération de lancement co-présentée, il y aura au programme des sujets concernant l’actualité sénégalaise. Partie magazine, des reportages  qui traitent du sport, de la  lutte sénégalaise et une application  pour téléphone portable conçue par un Dakarois pour aider à se déplacer dans la capitale figurent dans la collaboration », a informé  Léone Ouedraogo, productrice et présentatrice sur la chaîne Bbc Afrique.

Hier, c’est dans un cadre huppé de Dakar que Mamadou Moussa Bâ, journaliste-multimédia, a tenu, hier, un point de presse pour évoquer cette nouvelle collaboration. L’audience de Bbc Afrique, une chaine diffusée dans 23 pays francophones,  est estimée à 14,8 millions  de personnes par semaine. Trois nouveaux journaux Tv vont être diffusés au Sénégal dans un avenir proche. Bbc Infos sera, dans cet ordre,  l’émission phare ; un journal Tv de 15mn sera consacré aux principaux dossiers de l’actualité de la semaine. « Le programme Bbc Infos a été lancé depuis deux ans et il est diffusé dans plusieurs pays africains.  La diffusion  va commencer au Sénégal à travers ce partenariat avec Dtv. Il s’agit de passer un journal télévisé de 15 mn chaque soir sur Dtv. Il y aura une coordination entre les deux rédactions. Les sujets qui seront traités auront une connotation panafricaine, qui va au-delà du Sénégal », précise Leone Ouedraogo.Le samedi, Bbc Eco revient sur les principales nouvelles économiques  africaines et internationales,  et le dimanche, dans Bbc Hebdo, les téléspectateurs pourront suivre un résumé de l’actualité de la semaine. L’idée, c’est de faire dans l’originalité en faisant en sorte  que  des sujets ouverts et multidimensionnels soient traités. « Nous n’allons pas simplement nous focaliser à la politique. Tous les sujets seront effectivement pris en compte. Nous traiterons de l’actualité économique, de la culture, de l’environnement, de la santé et du sport », assure Mamadou Moussa Bâ, journaliste-multimédia à Bbc Afrique.      

Oumar BA

Les présélections aux concours culturels et de création des 8e Jeux de la Francophonie, prévus du 21 au 30 juillet 2017, en Côte d’Ivoire, à Abidjan, sont ouvertes. La date limite de dépôt des dossiers de candidatures est fixée au 31 juillet 2016. Les candidats doivent être âgés entre 18 et 35 au maximum au 21 juillet 2017. Les différentes disciplines concernées par ce concours sont les arts de la rue et de la scène (hip hop danse – marionnettes géantes – jonglerie avec ballon freestyle – chanson – contes et conteurs – danse de création), les arts visuels (peinture – sculpture installation – photographie), la littérature (nouvelle), la création pour le développement durable et de création numérique.  Les dossiers de candidatures peuvent être déposés à Dakar au Centre culturel Blaise Senghor et à la Maison de la culture Douta Seck et, dans les régions, au niveau des centres culturels régionaux. Les dossiers pour les arts visuels sont à déposer à la Galerie nationale des arts, à Dakar.

INFORMATIONS
DIRECTION DE LA FRANCOPHONIE : TEL : 338891724 –
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Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .
www.jeux.francophonie.org.
Fiche de participation, information et règlement à télécharger sur www.culture.gouv.sn

L’artiste chanteur  Boubacar Sané alias Buzz Daddy a annoncé, mardi dernier, la sortie prochaine de son premier album. Cet opus de 10 titres dont  2 remix  fera suite à deux singles intitulés « Dieu a ses mystères » et « Waly Kanone » (qu’est-ce que je vous ai fait en langue diola) déjà écoutés dans les stations radio.
« Je compte faire sortir mon premier album d’ici la fin de l’année », informe l’artiste basé aux Parcelles assainies de Dakar. A l’en croire, l’album traite de plusieurs thèmes relatifs à la vie sociale, aux guerres dans le monde, etc.  Pour le titre de l’album, Buzz Daddy dit être actuellement en discussion avec son manager.
Agent dans une société minière de la place, Buzz Daddy  s’est très tôt lancé dans la musique en pratiquant le dance-hall. « J’ai commencé à chanter depuis 1996 », fait-il savoir. Cette passion pour la musique, Buzz Daddy l’a héritée de son père militaire qui est lui-même moniteur à la Musique principale des Forces armées sénégalaises (Armée de terre).

Maguette Guèye DIEDHIOU

Le restaurant de l’Institut français de Dakar était le cadre, mardi dernier, du concert acoustique du musicien compositeur Aboubacar Diallo « Gonga ». Au terme de cette prestation, l’artiste, par ailleurs kinésithérapeute de fonction, évoque ici sa passion pour la musique.

Originaire de la région de Matam (Nord du Sénégal), Aboubacar Diallo a été bercé, très tôt, par la musique de sa mère. Pourtant pulaar torodo, ce compositeur, arrangeur et interprète précise que ces parents étaient réticents à sa pratique musicale. Qu’importe… il choisit de mettre, un moment, en veilleuse sa carrière musicale pour avoir une qualification professionnelle, avant de revenir et poursuivre sa passion. Depuis lors, il fait de la musique.  Ainsi, Aboubacar Diallo a participé à plusieurs concerts notamment « Afrikakeur » en 2007, « Africa star » en 2008, « Dakar Acoustique blues » organisé par le Goethe Institut de Dakar en 2011 et dernièrement à « Africa Talent » en 2016. Exalté par ses différentes expériences, il forme en 2009 le groupe « Gonga » (vérité ou lumière en pulaar).

« J’ai commencé la musique au lycée en classe de Seconde. Les études ne m’ont pas permis de faire la musique comme je voulais le faire », reconnaît ce kinésithérapeute par vocation. « Mon état d’esprit était de mettre en stand-by ma musique, et après, je pourrais investir sur moi-même. Lorsque j’ai commencé à bosser, j’ai épargné un peu d’argent pour sortir mon album. J’allais en studio pour ensuite enregistrer au fur et à mesure que j’avais de l’argent. Cet album m’a coûté plus de 3 millions de FCfa sur fonds propres. J’ai tout démarché », révèle-t-il. Kiné dans trois cabinets privés à Dakar, Aboubacar est aussi conseiller de plusieurs sportifs sénégalais.

Acoustique tonique
Mardi dernier, lors de son spectacle, on a découvert son groupe musical. Cissokho au balafon, Youssou Dia (drums calebasse et percussionniste) sans omettre le soliste du groupe..., voilà ces hommes qui lui ont permis de former son orchestre et de réaliser son album dénommé « Inchallah » (S’il plaît à Dieu). Sorti le 26 mars dernier, l’album aborde huit titres. Des thèmes liés à l’amour, la mendicité, la beauté de la femme, la maltraitance des dames et celle des hommes. « Il y a des hommes qui sont battus aussi », jure-t-il. « Nous avions toujours rêvé que nous sortirons notre album qui va sillonner le monde. Quand on parle de musique, tout le monde pense au Mbalax. Nous avons su qu’il y a d’autres  sonorités beaucoup plus intéressantes que le Mbalax pouvant nous valoir de la satisfaction. Nous avons choisi de l’acoustique tonique qui va faire bouger les gens et, en même temps, éduque aussi. C’est seulement par cette sonorité que nous pourrons toucher le monde. Nous pourrons faire un concert à Wembley (Londres) ; ce sera les mêmes sons que nous avons utilisés à l’Institut français de Dakar et les gens vont aimer. Nous sommes certains. Même ne sachant  pas la langue avec laquelle nous chantons, les mélodies, les sonorités leur parlent », dit Aboubacar Diallo. Accompagné d’une calebasse et d’un balafon, la guitare de l’artiste et sa voix suave confèrent au groupe « Gonga » de multiples sonorités africaines, qu’il appelle « musique acoustique tonique ». Son album a aussi évoqué « la politique sénégalaise et africaine, les présidents africains qui viennent au pouvoir pour s’y cramponner ».
« Dans ce monde d’aujourd’hui, aucun président n’est fait pour rester éternellement au pouvoir. Maintenant, les gens prônent le changement, car ils sont éveillés. Celui qui fait deux mandats doit partir », soutient Aboubacar Diallo.

Pour lui, les jeunes talents doivent apprendre encore, avant de prétendre aller titiller les cimes. « Mine de rien, j’ai fait 15 ans de musique et je suis âgé de 34 ans. Je me suis professionnalisé, il y a 10 ans de cela », avance-t-il. Invitant l’Etat à aider les artistes. Il pense que la musique sénégalaise a un avenir radieux, même si l’organisation, les producteurs et autres tourneurs font encore défaut.
Evoquant l’actualité nationale, le lead-vocal de « Gonga » demande de soutenir les talibés. « C’est bien de parler du retrait des enfants de la rue, mais est-ce qu’ils iront jusqu'au bout ? Ce sont mes craintes. Tous ceux qui mendient ne sont pas des talibés issus de daara », dit, persuadé, le chanteur.

Par Serigne Mansour Sy CISSE

Le conflit israélo-palestinien trouve son prolongement dans les prises de position idéologique, dans les productions littéraires. L’Union générale des écrivains palestiniens s’attèle, depuis des années, à rendre plus dynamiques les initiatives entreprises par ses membres qui mettent leur inspiration au service de leur peuple. Celui qui en est le président, Murad Duha Sudani, en visite au Sénégal, a rencontré la presse jeudi pour parler de la situation de la littérature et de la culture en Palestine pour s’offusquer de « l’étouffement de la création », refuge des peuples opprimés.

L’inspiration des âmes généreuses prises dans la tourmente est souvent poétique. Elles deviennent, sans perdre de leur saveur, insoumises quand cette agitation réduit l’existence de leurs peuples à la résistance. Celle exercée par les écrivains palestiniens face à Israël porte à la fois le poids historique de ce conflit et les germes de sa résolution. L’écriture, mémoire collective, est aussi le reflet de la lumière jaillissant de l’esprit moins guidé par la fougue. L’Union générale des écrivains palestiniens s’emploie, depuis sa création en 1966, à travers ses membres, à exprimer les souffrances de son peuple.

« La littérature de la Palestine, sans perdre sa joie, est celle de la résistance contre la colonisation et l’occupation. Beaucoup des membres fondateurs de notre union ont été assassinés par l’occupant israélien », dénonce celui qui en est à sa tête, Murad Duha Sudani. Cet écrivain-poète est également membre de l’Organisation pour la libération de la Palestine et secrétaire général de la commission de la Culture, de l'Education nationale et des Sciences. Les écrivains palestiniens sont éparpillés dans le monde. Ceux qui sont restés à Gaza, à Jérusalem-Est, dans la Cisjordanie, dans les « territoires dits israéliens » font face, selon M. Sudani, à une étroite surveillance de la part de l’Etat hébreu. Les livres palestiniens sont interdits de sortie du territoire qui ne peut non plus recevoir des ouvrages du monde extérieur. Israël, à l’en croire, a fermé 26 institutions culturelles, éducatives et littéraires à Jérusalem. Cela participe à une entreprise d’endoctrinement des étudiants palestiniens de Jérusalem, obligés de suivre un programme faisant valoir « une histoire falsifiée et tronquée ». En plus de cet écueil, il n’y a que des maisons d’édition privées de petite envergure en Palestine.

Identité du peuple
« C’est pourquoi, nous avons besoin de l’aide des pays solidaires pour continuer à apporter notre contribution à la résistance. Malgré toutes ces difficultés, les écrivains produisent et publient », renseigne le poète.
Parlant de la culture palestinienne en général, Murad Duha Sudani s’est félicité de sa vitalité transmise de génération en génération pour préserver l’identité du peuple et exalter ses valeurs de résistance. Les hommes de culture, selon lui, contribue largement à l’effort de résistance dans la diversité des expressions qui sont les leurs et dans la foi du combat juste qu’ils mènent avec les êtres opprimés. La culture est, ici, un refuge pour les assiégés. La souffrance, pour lui, transmet un nid de créativité qui a permis à la Palestine d’avoir produit des écrivains, des caricaturistes, des réalisateurs de très haute facture. L’Union générale des écrivains palestiniens entretient, par son action et ses idées, la flamme.

murad2Partenariat avec l’Association des écrivains du Sénégal

L’Union générale des écrivains palestiniens (Ugep) et l’Association des écrivains du Sénégal (Aes), respectivement représentées par leurs présidents Murad Duha Sudani et Alioune Badara Béye, ont signé un protocole d’accord de coopération générale pour établir un pont culturel entre les deux peuples réunis par l’histoire et les valeurs partagées.

Il s’agit, selon l’ambassadeur de la Palestine au Sénégal, Safwat Ibraghith, de rendre plus dynamique la coopération entre les deux pays dont les relations sont vieilles de plus de 40 ans. Cette convention permettra de créer un cadre d’échanges entre les écrivains sénégalais et palestiniens et entre acteurs culturels de manière générale. C’est le premier accord que l’Ugep signe avec un pays africain. D’ores et déjà, une invitation a été adressée au président de l’Aes, Alioune Badara Béye, et de la Maison africaine de la poésie, Amadou Lamine Sall, pour une participation à un grand festival de poésie en Palestine au mois d’août prochain. « Ce sera l’occasion aussi de rendre hommage à de grands écrivains sénégalais », informe-t-il, convaincu que l’art et la culture sont des moyens efficaces de résistance.

Murad Duha Sudani s’est félicité de cet accord qui offre une belle occasion de traduire dans les faits l’amitié entre les peuples palestinien et sénégalais. Alioune Badara Béye, quant à lui, a magnifié « cette officialisation des relations dans le domaine de la création littéraire car elles ont toujours existé entre ces deux entités éloignées par la géographie et proches par les valeurs, les luttes et le cheminement historique ».  Des écrivains sénégalais et palestiniens vont écrire, grâce à ce partenariat, une anthologie en arabe et en français. Il pourrait être élargi aux domaines de la cinématographie, de la distribution, de la traduction d’œuvres…                            

Alassane Aliou MBAYE

L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) vient d’infliger à la Sonatel une pénalité d’un montant de 13 milliards 959 millions de FCfa pour violation du décret 2014-770 relatif au droit à l’information des consommateurs. Ce montant sera recouvré par le trésor public.

13 milliards 959 millions de FCfa, c’est le montant que doit verser la Sonatel au Trésor public pour violation du décret numéro 2014-770 relatif au droit à l’information des consommateurs, conformément au Code des télécommunications. Ce montant, a expliqué hier, face à la presse, le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), représente 15% de son chiffre d’affaires pour l’exercice de l’année 2015. Cette sanction, a indiqué Abdou Karim Sall, fait suite à une lettre de mise en demeure datant du 21 novembre 2014 ainsi qu’une autre mise en demeure du 28 juillet 2015 pour non-respect des articles 4, 5 et 6 de ce décret.

« Ces mises en demeure ont été toujours corroborées par des notifications de griefs adressées à Sonatel notamment par lettre n° 2169 Artp/Dg/Djc-Dem du 08 juillet 2015 et autres courriers. De guerre lasse, l’Artp, par le biais de ses agents assermentés, a mené plusieurs autres contrôles en vue de s’assurer de l’application stricte des dispositions du décret (…), en l’occurrence les 6 et 7 juillet 2015 », a précisé M. Sall. Aussi, a-t-il ajouté, les rapports et procès-verbaux issus de ces contrôles ont montré des manquements de Sonatel à certaines de ses obligations contenues dans les dispositions du décret.

D’après le directeur général de l’Artp, par respect pour le principe des droits de la défense, le Collège de l’Autorité de régulation a auditionné Sonatel en présence de la Direction générale, audience au cours de laquelle, l’opérateur a apporté des arguments par rapport à sa compréhension du décret qui était différente de celle de l’Artp. « C’est suite à cette longue et laborieuse procédure, et dans le respect du principe du contradictoire, que l’Artp a pris la sanction contre Sonatel pour un montant de 3% de son chiffre d’affaires réalisé en 2015 », a souligné Abdou Karim Sall, ajoutant que la Sonatel a l’obligation de respecter cette sanction après notification sans quoi elle devra payer 10 millions de FCfa par jour. Le directeur général de l’Artp a rappelé que l’Etat du Sénégal a adopté, le 14 juin 2014, le décret 2014-770 précisant certaines obligations liées au droit à l’information des consommateurs. Et parmi les motivations de ce texte figurent la création d’emplois. Ce faisant, « aux termes des dispositions dudit texte, les opérateurs doivent prendre les mesures appropriées de dimensionnement de leurs réseaux de nature à garantir à leurs clients un accès ininterrompu à leur service client commercial ou technique en respectant un taux d’efficacité minimal fixé par décision de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes ».

Ibrahima BA

… Et envisage un recours hiérarchique
Face à la décision de l’Artp de lui infliger une amende de près de 14 milliards de FCfa, l’opérateur Sonatel envisage de faire un recours hiérarchique à cet arrêt. Dans un communiqué, la Sonatel a tenu à rappeler « qu’elle a procédé à la mise en conformité progressive de l’ensemble des points soulevés par l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes dès le mois de décembre 2014 ». Il s’agissait notamment, informe ce document, du retrait du Serveur interactif (Svi) qui permettait de traiter les demandes des clients de manière plus efficace, de la gratuité des appels dirigés vers le 1441 et le 1413  et de la continuité du service client 24 heures sur 24. « Durant toute la période de mise en conformité, Sonatel a régulièrement tenu des réunions d’information avec l’Artp entre 2014 et 2015. Malgré la complexité des tâches à mener (renégociation de contrats en cours avec les prestataires des centres d’appels et mise en place de nouveaux plateaux dans un délai très court), Sonatel est, à ce jour, totalement conforme aux dispositions du décret ci-dessus cité », informe ce communiqué.

I.BA   

La 2ème édition de la Journée de l’excellence s’est tenue hier, au Monument de la Renaissance africaine. Organisée par l’administration du monument, la journée est une initiative pour célébrer et récompenser les meilleurs élèves, de l’Elémentaire à la classe de 4ème du Moyen secondaire.

Venus des régions de Dakar, Thiès, Saint-Louis, Louga, Diourbel et Ziguinchor, 50 élèves de l’Elémentaire à la classe de 4ème du Moyen secondaire, au nombre de 50, se sont  tous distingués avec des moyennes allant de 8,25 à 9,79 pour les élèves de l’Elémentaire et des moyennes comprises entre 17,74 et 18,24 pour le moyen secondaire.  

Selon l’administrateur du Monument de la Renaissance, Abdoulaye Racine Senghor, cette cérémonie fête l’excellence. A l’en croire, c’est désormais une tradition pour le Monument de la Renaissance. « Nos activités sont souvent orientées vers les enfants qui sont l’avenir. Nous avons un réseau d’écoles visitant le Monument régulièrement et nous avons voulu que les meilleurs parmi ces élèves soient chaque année fêtés, célébrés… », a indiqué M. Senghor.

Aussi, souligne-t-il que l’autre intérêt que revêt cette cérémonie de distinction est de motiver et d’encourager tous leurs camarades venus visiter avec eux le monument à redoubler d’effort. « Nous voulons vous donner en exemple à toute la jeunesse sénégalaise et africaine. Mais, nous voulons aussi que vous méritiez cet exemple par un effort permanent sur vous », a dit Racine Senghor aux lauréats.

Présidant la cérémonie de remise de prix aux lauréats, le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, Birane Niang, indique que « son » département attache une importance à cette cérémonie car elle participe  à la promotion d’une école sénégalaise de qualité par la culture de l’excellence. « Je pense que tous les pays qui se sont distingués sur le plan économique, social et culturel ont réussi à mettre en place un système éducatif faisant la promotion de l’être humain qui commence par les enfants », argue-t-il. Non sans féliciter et encourager les lauréats à continuer sur cette voie de l’excellence. Ces félicitations ont été également adressées à l’endroit de tous les parents d’élèves et enseignants.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Dans le cadre de sa mission de contrôle, l’Autorité de régulation des postes et des télécommunications dit avoir constaté une « énorme différence » entre ce que les opérateurs ont déclaré et ce qu’elle a « réellement trouvé » sur le terrain par rapport aux liaisons Fh (Faisceau hertzien). En effet, a rappelé Abdou Karim Sall, les dispositions des cahiers des charges des opérateurs précisent « que le concessionnaire demande l’accord de l’Artp préalablement à la mise en service de toute nouvelle station radioélectrique ».

Selon lui, cette mission de contrôle a permis de trouver beaucoup de sites non déclarés. Le directeur général de l’Artp souligne c’est qu’après avoir contrôlé les opérateurs dans toutes les régions du Sénégal qu’une différence de 8, 9 milliards de FCfa a été relevé chez Sonatel pour ce qui sont des liaisons non facturées parce que non déclarées à l’Artp. Pour Tigo Sénégal, une différence de 6,6 milliards a été constatée. En ce qui concerne Expresso, a avancé Abdou Karim Sall, les contrôles sont en cours et seront terminés avant la fin du mois d’août.

I.BA

Entreprise de presse publique fondée en 1959, l’Agence Maghreb arabe presse (Map) a entamé, depuis quelques années, un plan stratégique de développement qui porte sur une politique de diversification lui ayant permis de doubler son chiffre d’affaires.

C’est connu, aucune entreprise de presse ne peut survivre sans une diversification de ses produits. Une donne que l’Agence Maghreb arabe presse (Map) a bien comprise en se lançant dans une véritable politique de diversification qui a donné des résultats inattendus.

A en croire le secrétaire général de la Map, Rachid Boumhil, « d’une agence mono produit, l’entreprise est passée à une agence avec 11 produits ». Ce qui lui a permis, a-t-il fait remarquer, de « doubler son chiffre d’affaires en 5 ans jusqu’à atteindre 5 millions d’euros (soit plus de 3 milliards de FCfa). Nous voulons le porter à 10 millions d’euros ».

Les produits sont, entre autres, les capsules vidéo, la photo, l’audio, les magazines, les services sur mesure pour le client, le Sms, le Smg. « 600 capsules sont produites par mois avec une croissance de 20 % par an. La Map est, aujourd’hui, à l’heure du direct, parce que disposant d’équipements nécessaires à cet effet », a soutenu M. Boumhil. Il a ajouté que la Map édite, depuis 2013, un magazine mensuel, fait un album, organise un forum par semaine avec des personnalités et attribue des trophées à des personnalités après un sondage. Lesquelles deviennent des personnalités de l’année. La Map qui s’est également dotée d’une plateforme de formation en e-learning afin d’assurer la formation continue de ses agents, a un projet de télévision d’information continue. « Le dossier est soumis à l’Etat », a indiqué Rachid Boumhil.

Membre fondateur de la Fédération atlantique des agences de presse africaines (Faapa) et disposant d’un Centre africain de formation des journalistes dans ses locaux, la Map en reçoit, chaque année, une vingtaine et veut atteindre 60 par an. La Faapa qui a lancé un Prix (1.000 euros et un voyage d’études au Maroc), a adopté une Charte de déontologie.

De nos envoyés spéciaux,
Daouda MANE et El Hadji Abdoulaye THIAM

Le Gamecamp en collaboration avec le Goethe Institut, International game  developpers association (Igda Sénégal) et Orange organise la seconde édition du Gamecamp Summer de Dakar. Cet événement gaming (jeux vidéo) se tiendra du 14 juillet au 17 juillet et sera marqué par des tournois de jeu vidéo, de sports électroniques, des ateliers de formation pour les développeurs, entre autres.

La seconde édition du  Gamecamp Summer s’ouvre aujourd’hui à Dakar, au grand bonheur des férus des jeux vidéo. Au programme de ce grand événement gaming, il est prévu, pendant quatre jours (du 14 au 17 juillet 2016), des activités riches et diverses qui se dérouleront  au Goethe Institut et au Sea Plaza. Avec cet événement, le public aura l’occasion de découvrir, pour la première fois, au Sénégal, la Nvidia  Shield, le box android Tv ainsi que les jeux mobiles développés au Sénégal tels que Da’karapid, Cross Dakar city, Ha Buggy et Diambar, etc. 

D’après le co-fondateur de Gamecamp, Kofi Sika Latzoo, par ailleurs président de International game developpers association (Igda), le Gamecamp est un événement dédié  à la thématique du jeu vidéo  qui existe depuis trois ans. « Il a commencé dans une petite communauté en Côte-d’Ivoire et aujourd’hui nous sommes présents dans 10 pays en Afrique », informe-t-il.

Dans cette seconde édition du Gamecamp summer Sénégal, il est prévu des  activités de jeu vidéo à la place Orange du Sea plaza et au Goethe Institut. Sans compter des tournois de sports électroniques (E-Sport) qui seront également organisés afin de permettre aux gamers du Sénégal de se préparer pour les futurs championnats d'Afrique en production, avec des jeux comme « League of Legends » (jeu sur Pc, le plus joué au monde) et « Call of Duty ».

Outre ces activités, des ateliers de formation sont aussi prévus pour les développeurs avec Dadja Bassou, formateur Unity, l’outil de développement de jeu vidéo leader et sur le game design canvas qui permet de mieux gérer son projet en vue de la production d’un jeu vidéo. Aussi, une grande conférence « sur le contenu digital à l’heure de la convergence média » est aussi en vue. Prévue le vendredi 15 juillet, elle sera animée par  Serge Thiam, Jean Charles Mendy, responsable de Api et monétisation d’Orange, et Mamadou Diallo de la mairie de Dakar.

Comme innovation pour l’édition de cette année, Kofi Sika Latzoo souligne l’expo et la démonstration de la console Nvidia Shield, l’atelier théorique et pratique sur la google cardboard et la réalité virtuelle et surtout l’initiation sur la photographie à 360°.

Pour ce qui est la console Nvidia Shield, Kofi Latzoo fait savoir qu’elle permet, aujourd’hui, avec le box android Tv, de faire du streaming. « C’est aussi un serveur multimédia qui permet de partager des fichiers où que vous soyez pour que vous puissiez retrouvez ses fichiers sur d’autres appareils comme une tablette ou un téléphone. Il  est basé sur le système android », précise-t-il.

Maguette Guèye DIEDHIOU

L’Institut supérieur des arts et des cultures (Isac) logé au Musée Théodore Monod d’art africain de Dakar de l’Ifan a abrité, hier, la projection du film documentaire « Yoole » (Sacrifice) du cinéaste Moussa Sène Absa. Il met en relief le drame de l’émigration clandestine pour montrer les maux d’une société et s’arrêter sur la responsabilité de ses dirigeants qui, à défaut d’entretenir des espoirs, les anéantissent ; faisant ainsi de la « majestueuse » mer l’exutoire d’une jeunesse en errance.

A la fin de l’histoire, du docudrame pour ainsi parler comme Moussa Sène Absa, des visages de mômes défilent à l’écran pour, dans leur insouciance et innocence, faire part de leurs rêves. Ceux de leurs grands frères ont été, à une époque moins fiévreuse, certainement aussi purs. Il a été beaucoup question dans ce film d’espoirs qui se construisent dans le désespoir pour s’anéantir dans de vastes étendues d’eau.

Le film « Yoole » ne dénonce pas seulement la vilénie d’une classe dirigeante et l’inconséquence d’une société où la capacité d’indignation n’existe plus. Il montre le mal à travers les témoignages de « ceux qui ont croisé la mort dans l’infini » et des images d’archives de la campagne électorale de 2007 truffées de promesses que buvaient des foules aux espérances presque insolites.

L’horreur est dite avec toute la douceur d’une voix à la fois grave et solennelle, quelquefois ironique : « Je suis en pleine mer, désarmé, ne sachant ni nager, n’ayant ni la force de retourner en arrière ». Une mère qui a mis en hypothèque tous ses biens pour voir son fils s’engouffrer dans le mirage de l’Europe en mourait de peine ! D’autant plus que la voyante des gens miséreux du quartier avait prédit sa réussite sous d’autres contrées où jadis ses aïeux y étaient transportés de force. Lui, il devra s’y rendre gaiment au péril de sa vie.

« Une thérapie pour moi-même »
Son destin, c’est d’affronter la mort. C’est d’« avoir soif au beau milieu d’une étendue d’eau ». C’est le réalisateur qui signale fort justement ce contraste saisissant. Mais, il faut bien souffrir pour voir la bonne vieille blonde et les jolies chaussures et retourner un jour dans son crasseux coin où le patriarche, sous le poids de la quotidienneté, n’a plus d’emprise sur sa progéniture.

Celle-ci, à en croire le psychologue, Serigne Mor Mbaye, qui intervenait dans le film, « s’est rapprochée de l’Europe à cause, entre autres raisons, du pillage de la mer » ; celle-là qui, un soir, a mené des corps de jeunes Sénégalais, dont le bateau avait chaviré, dans l’île de la Barbade où se trouvait Moussa Sène Absa en « exil doré ».

Le film y tire son origine, sa part d’émotivité. Car le cinéaste assiste à l’horreur qu’il ne s’est pas permis de montrer dans ce film qui est « une thérapie pour moi-même », souligne-t-il. Pour le Sénégal aussi.

La prouesse de l’horizon enchanteur a été, pour ces jeunes Sénégalais convoitant des cieux plus cléments, l’Europe, avec des pirogues de fortune, de connaître leur but et leur destination et d’être en même temps dans une périlleuse errance. L’écho de l’appel funèbre de la mer n’était pas intimidant. C’était une aubaine pour des âmes tiraillées entre leur devenir propre et les espoirs écrasants d’une société dans une phase de débilité morale.

Moussa Sène Absa donne parfois l’impression d’offrir une échappatoire à cette jeunesse malmenée pour se défausser sur leurs géniteurs et ceux-là qui ont la charge d’entretenir l’espoir de tout un peuple, les hommes politiques. Parlant de la « vie » du film, Moussa Sène Absa regrette que les chaînes de télévisions ne l’aient pas montré alors qu’il le leur avait donné gratuitement. « Tout ce que je n’aime pas de mon pays est dedans ».

C’est peut-être là un début d’explication. Mais, il inscrit sa réflexion dans une analyse globale pour fustiger l’état dans lequel se trouve le cinéma sénégalais qui ne dispose pas d’infrastructures sans lesquelles il ne saurait être connu par les Sénégalais.

« Je fais du cinéma dans un pays où il n’y a pas de cinéma. Je tire mon énergie dans ma façon de concevoir ce métier qui, pour moi, est un acte citoyen et une manière de raconter des choses ». Comme celles qui évoquent la douleur de cette jeunesse que le désespoir a précipitée dans le gouffre.

Alassane Aliou MBAYE

Dans le cadre de la mise en application du projet « Free roaming », le secrétaire exécutif de l’Association des régulateurs de télécommunications de l’Afrique de l’Ouest a annoncé, hier, qu’une phase expérimentale débutera au mois d’octobre prochain.

« Dans sa feuille de route, l’Assemblée des régulateurs de télécommunications de l’Afrique de l’Ouest propose aux Etats de mettre en place un budget d’accompagnement d’ici les trois mois à venir. Au terme de la mise en place de la phase expérimentale, une évaluation est prévue trois mois après, c'est-à-dire en fin décembre 2016 », a déclaré Elhadj Maman Laminou. Selon lui, il est possible de mettre définitivement en place un système de « One area network » ouest africain en janvier 2017.

La décision de l’Artao de s’engager pour l’opérationnalisation de ce projet traduit sa volonté de mettre un terme aux tarifs de « Roaming » jugés « exorbitants »  en Afrique de l’Ouest. Ils vont de 50 à 200%. Une fois effective, la mise en place du « Free roaming » permettra de faire face davantage à l’insécurité via une amélioration sur le plan des suivis. Il s’agira, également, a expliqué le secrétaire général de l’Artao, une manière de développer davantage l’intégration sous-régionale, à travers la libre circulation des personnes et des biens. 

Le « Roaming » ou itinérance signifie « la possibilité des abonnés d’un opérateur de réseau mobile à utiliser les services de téléphonie mobile de différence réseaux au fur et à mesure de leurs déplacements ».

I.BA

Le Sénégal abrite, depuis hier, et ce jusqu’à jeudi prochain, un atelier sur la problématique de la mise en place d’un « Free roaming » en Afrique de l’Ouest. A l’initiative de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) du Sénégal, cette rencontre est organisée en prélude à l’assemblée générale de l’Association des régulateurs des télécommunications de l’Afrique de l’Ouest (Artao).

Les Etats de l’Afrique de l’Ouest veulent s’inspirer de l’exemple de ceux de l’Afrique de l’Est qui ont lancé, en début d’année 2015, l’initiative « One area network » (Oan) pour réduire le coût d’appels et de Sms en itinérance dans leur sous-région. C’est dans ce sens que s’inscrit l’atelier de l’Association des régulateurs des télécommunications de l’Afrique de l’Ouest (Artao) sur la problématique de la mise en place d’un « Free roaming » dans la sous-région ouvert depuis à Dakar. Créée en 2002, l’Artao s’est engagée pour une régulation des télécommunications adaptée aux préoccupations du moment.

D’après le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) du Sénégal, il faudrait, à côté de la libre circulation des personnes et des biens dans la sous-région, ajouter une libre circulation dans le domaine de la communication en créant le « One area network ». Lequel permettra au citoyen dans la zone communautaire de se déplacer avec son téléphone sans pour autant payer des frais supplémentaires de « Roaming ». Pour y arriver, il faudra créer dans cette zone un seul réseau. D’ailleurs, c’est l’objectif qui est visé par l’Artao.

Répondre aux besoins des citoyens
« Nous avons reçu les instructions de nos hautes autorités pour, à travers le « Free roaming », permettre à la communauté ouest africaine de se déplacer librement sans pour autant faire face à une charge supplémentaire dans le domaine de l’utilisation des télécommunications », a déclaré Abdou Karim Sall.

Aujourd’hui, des pays comme la Tanzanie, le Rwanda et le Sud Soudan se sont organisés pour mettre en place le « One area network ». Cette initiative a permis aux citoyens de ces pays en voyage dans la zone de payer le téléphone à des coûts réduits.

De l’avis de M. Sall, des discussions ont déjà été entamées avec les opérateurs dans chaque pays afin de mettre en place « cet important outil qui représente quelque chose de très important pour les populations dans le domaine des télécommunications ». Et notre pays a déjà « donné le signal en réunissant l’ensemble des opérateurs pour échanger ».

A en croire Abdou Karim Sall, le « Free roaming » ne peut se faire sans l’accord dans tous les pays concernés. « Il y a des échanges sur le plan bilatéral pour harmoniser nos positions », a-t-il souligné, ajoutant qu’au Sénégal, les concertations ont été entamées et les opérateurs ont manifesté un bon signe d’adhésion.

Le représentant du ministre des Postes et des Télécommunications, Modou Mamoune Ngom, s’est félicité de l’intérêt que l’Artao accorde à la régulation en Afrique de l’Ouest dans le but de répondre aux besoins des citoyens de l’espace sous-régional.

De son point de vue, le processus de mise en place d’un « Free roaming » demande plusieurs préalables parmi lesquels figurent la nécessité de coopération entre les pays, une adaptation de la réglementation ainsi qu’une adaptabilité des régulateurs. A cela, s’ajoute l’appropriation des opérations, la formation des consommateurs et le suivi régulier des mesures.
Modou Mamoune Ngom reste persuadé que pour arriver à la réussite de cette initiative, il semble indispensable, en plus de l’accompagnement des Etats, de mettre en place un processus inclusif et intégrateur des préoccupations de l’ensemble des parties prenantes.

Par ailleurs, a-t-il ajouté, le gouvernement sénégalais, conscient de l’énorme potentialité du secteur des télécommunications, est en train de créer les conditions pour booster le secteur.

Ibrahima BA

La Direction du patrimoine culturel a bénéficié d’une ligne de crédits de 600 millions de FCfa pour la réhabilitation et la rénovation de sites et monuments historiques, au cours de l’exercice budgétaire de l’année 2016. La phase préparatoire étant déjà bouclée, l’exécution du travail est actuellement en cours.

Cette réhabilitation de sites et monuments historiques concerne plusieurs monuments historiques ou autres lieux de mémoire affectés par une dégradation : la mosquée de Halwar (Podor), la résidence « Mbind Diogoye », maison natale du président Senghor, à Joal (Fatick), la cathédrale de Saint-Louis, la vieille église de l’île historique de Carabane (Ziguinchor), la mosquée de Karantaba (Sédhiou), le mausolée El Hadji Malick Sy à Tivaouane (Thiès) également. Une étude de faisabilité portant sur la création d’un Musée des cultures du Sine-Saloum à Kaolack sera prise en compte, renseigne la Direction du patrimoine classé (Dpc), dans un communiqué qui nous est parvenu.

Dans un autre volet, dix-huit lieux historiques du patrimoine vont être réaménagés ou rénovés à travers le territoire national pour la revalorisation de plusieurs sites du patrimoine culturel.
Par ailleurs, la Direction du patrimoine culturel s’est engagée dans un vaste programme de coopération avec des partenaires internationaux pour le renforcement de capacités des agents de la Dpc et la mutualisation de bonnes pratiques. En effet, cinq gestionnaires de sites du patrimoine et techniciens ont séjourné en Espagne au mois de mars dernier, dans le cadre d’un programme d’études cofinancé par les deux pays. Dans l’autre sens, des Espagnols ont séjourné au Sénégal, en juin 2016, pour participer à des ateliers d’échanges sur les bonnes pratiques concernant la sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel matériel et immatériel.

Le communiqué renseigne également que du 19 mai au 8 juin 2016, une mission dirigée par le ministère de la Culture et de la Communication a séjourné en Chine, à Beijing, pour participer à un voyage d’études portant sur l’apprentissage des techniques de conservation muséales et de valorisation du patrimoine culturel. Dix-neuf participants sénégalais, dont quelques experts des parcs nationaux et autres sites naturels, ont bénéficié de cette expérience.

Sous le registre de la coopération mixte, la Fondation Ford et le ministère de la culture et de la Communication ont validé un plan de financement portant sur le projet de revitalisation de la Maison des esclaves de Gorée, avec la coalition internationale des sites de conscience. 

Dans les trois prochaines années à venir, la Dpc informe qu’un budget d’un milliard 300 millions de FCfa sera consacré à ce programme pour la réhabilitation du site et l’ouverture d’un centre de documentation et d’informations scientifiques sur l’esclavage.

Avec sept sites classés sur la liste du Patrimoine mondial, le Sénégal vient d’intégrer le comité intergouvernemental de la convention 2003 de l’Unesco pour le patrimoine culturel immatériel, au cours de la sixième session de l’Assemblée générale des États parties organisée à Paris du 30 mai au 1er juin 2016, pour un mandat de quatre ans.

Marame Coumba SECK

L'ancien président français Jacques Chirac a visité, lundi, en fin d'après-midi, l'exposition que lui consacre le musée du quai Branly, a déclaré à l'Afp une porte-parole de cet établissement public, confirmant une information du Parisien. Arrivé vers 17 heures, M. Chirac, créateur de ce musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques, est reparti vers 18h30, a précisé cette porte-parole. Le musée était fermé comme tous les lundis. Accompagné de sa fille Claude Chirac et d'Abdou Diouf, ex-président du Sénégal dont il est très proche, l'ancien chef de l'Etat a été reçu par Stéphane Martin, le président du musée et par l'ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, qui a conçu l'exposition « Jacques Chirac ou le dialogue des cultures ». Son épouse Bernadette les a rejoints en cours de visite. « Jacques Chirac a visité toutes les sections de l'exposition et a été très curieux, très attentif », selon la porte-parole du musée. Il s'est montré « amusé » devant les masques traditionnels japonais qui ressemblent beaucoup à sa caricature. « Il était heureux d'être là, très touché de ce geste du musée », a-t-elle ajouté.

(AFP)


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