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Protection sociale, formation, accès au financement... : Le statut de l’artiste, un moyen de lutte contre la précarité

06 Juil 2017
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Dans le cadre de ses cycles de séminaire de recherche sur les politiques culturelles, l’Institut fondamental d’Afrique noire de l’Ucad s’est penché, hier, sur le statut de l’artiste et la professionnalisation. Au Sénégal, le ministère de la Culture a entamé, il y a quelques années, une réflexion sur la mise en place d’un projet de loi  portant sur le statut de l’artiste et du professionnel de la culture avec comme objectif principal de prendre en charge la protection sociale des acteurs, l’éducation, les conditions de travail, le financement...

Depuis 2013, le ministère de la Culture et de la Communication a mis en place un comité restreint pour réfléchir sur un cadre juridique instituant un projet de loi portant sur le statut de l’artiste. Cet instrument, une fois finalisé et adopté par l’Assemblée nationale, va permettre de mieux prendre en compte les besoins des artistes et des professionnels de la culture notamment en termes de protection sociale, d’éducation et la formation artistiques, l’emploi et les conditions de travail, la reconnaissance de l’artiste et du professionnel de la culture. C’est également une manière de fixer la rémunération de la prestation des artistes conformément au Code du travail et de faciliter l’accès au financement.  

Avec ce projet de loi, le conseiller technique chargé de la formation au ministère de la Culture et de la Communication reste convaincu qu’il s’agit d’un remède aux problèmes auxquels les acteurs du secteur sont aujourd’hui confrontés. C’est pourquoi, précise Souleymane Ngom, qui s’exprimait dans le cadre du cycle de séminaire de l’Ifan sur le thème : « Statut de l’artiste et professionnalisation : Rôle de l’Etat et quel (s) mécanisme (s) définir pour sa mise en œuvre effective ? », il a toujours été une préoccupation pour le ministère de la Culture de doter notre pays de ce texte de loi en conformité avec les mutations de l’époque. Cela, en reconnaissant à l’artiste la qualité d’un travailleur culturel « au sens de l’Organisation internationale du travail, d’encourager sa promotion en assurant sa protection, sa dignité et son intégrité, sans porter atteinte à sa liberté de création, d’expression et de communication ». Même si ce projet de loi n’a pas encore vu le jour, M. Ngom pense que des avancées « considérables » ont été réalisées au Sénégal.

Rémunération de l’artiste
A ses yeux, la promulgation de ce texte de loi va apporter une bouffée d’oxygène à l’environnement économique du secteur avec l’accès au financement des artistes. Pour Souleymane Ngom, il y a lieu de créer une banque culturelle à l’image de ce qui se fait au Cap-Vert. « Il faut se mettre aux normes et standards internationaux. On doit mener une étude sur le statut et la rémunération des artistes », soutient-il. A l’absence d’une loi sur le statut de l’artiste, le Code du travail ne prend pas en charge les préoccupations des artistes.

C’est pour cette raison d’ailleurs que S. Ngom trouve qu’il est devenu « vital » d’arriver à la mise en place de cette loi afin de bien organiser le secteur. Le conférencier a informé qu’un comité qui s’occupe des questions sociales est en train d’être installé au ministère ainsi que l’idée d’adoption d’une loi d’orientation sur la culture dont l’objectif est de définir, entre autres, le profil de l’homo senegalensis et la prise en charge du mécénat.

Corneille Badji, avocat et conseil en propriété industrielle et mandataire auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi), considère qu’au Sénégal, les conditions de travail des artistes sont souvent précaires. Ce qui, à l’en croire, a un incident sur la protection sociale.

Selon lui, pour faire face à ce problème, il est nécessaire de considérer l’artiste comme un travailleur car, actuellement, les dispositifs en vigueur ne permettent pas de prendre en compte les préoccupations de ce dernier.

Ibrahima BA

Last modified on jeudi, 06 juillet 2017 14:05
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