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7ème Festival de la liberté de presse de Ouagadougou : Rôle et responsabilité des médias à l’heure des défis sécuritaires

09 Nov 2017
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La 7ème édition du Festival international de la liberté d’expression et de presse (Filep) a été ouverte hier à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Plus de 250 professionnels des médias, des membres de la société civile venus de tout le continent africain prennent part à la rencontre qui se penchent, pendant trois jours, sur les « Défis sécuritaires en Afrique : rôle et responsabilité des médias ».

« Lieu privilégié pour discuter de la légitimité et du pouvoir des médias en rapport avec la gestion publique et le fonctionnement des institutions », le Filep ne pouvait point manquer de coller à l’actualité. La sécurité des personnes et des biens n’est plus, partout en Afrique, la chose la mieux partagée. « Depuis que de prétendues « grandes puissances » ont orchestré la destructuration de la Libye au nom d’intérêts économiques, nos jeunes États sont mis à rude épreuve. Nos populations terrorisées sont au bord du désarroi », a diagnostiqué Chériff Sy, Haut-représentant du président du Faso. Ce tableau sombre ne pouvant laisser les médias indifférents, il urge alors, selon lui, de trouver de « nouvelles formes d’informer sans paniquer les populations, de collaborer avec les forces de défense et de sécurité sans aliéner l’indépendance des médias et de dénoncer les terroristes sans courir des risques de sécurité et d’intégrité ».

Il est conforté dans son tableau apocalyptique par le président du comité d’organisation de cette édition du Filep, Bouraïma Ouadraégo. Pour ce dernier, le monde n’est plus sûr, « confronté qu’il est au terrorisme.  « Lieu privilégié pour discuter de la légitimité et du pouvoir des médias en rapport avec la gestion publique et le fonctionnement des institutions », le Filep ne pouvait point manquer de coller à l’actualité. La sécurité des personnes et des biens n’est plus, partout en Afrique, la chose la mieux partagée.

« Aucun pays n’est à l’abri de la violence aveugle et meurtrière. Dans ce contexte international où les décomptes macabres allongent chaque jour la liste des victimes, l’Afrique se cherche. Depuis l’effondrement de la Libye, devenue pratiquement le sanctuaire de l’État islamique en Afrique, une bonne partie de l’Afrique du nord et toute la bande sahélo-sahélienne subissent de plein fouet l’installation progressive de la menace terroriste », a souligné M. Ouadraégo. Pour lui, l’information devient, dans ce contexte, un enjeu majeur en ce sens qu’aussi bien les « États que les groupes terroristes cherchent à la contrôler et à la manipuler ». La liberté d’expression et de presse se retrouve alors piégée entre le « droit du citoyen à l’information et à l’expression libre de ses opinions d’une part, et, d’autre part, les risques d’apologie du terrorisme par la diffusion d’informations profitables aux groupes et réseaux terroristes dont l’objectif est surtout de semer et d’imposer la logique de la terreur ».

« En choisissant ce thème, vous démontrez, une fois encore, que vous prenez toute la mesure des problèmes véritables qui minent la marche de notre continent vers le progrès, vers un développement économique et social humain durable », s’est réjoui Chériff Sy.

Journaliste de profession et ancien président de l’Assemblée nationale durant la transition suite à l’insurrection de 2014, M. Sy est largement revenu sur le rôle du journaliste qui devrait « consister à livrer essentiellement une bataille quotidienne et permanente  contre toutes les formes d’inégalités et d’aliénations qui empêchent l’homme de jouir véritablement de  sa liberté ». Combattant de la « liberté pour la liberté », le journaliste ne devrait nullement connaître de répit dans sa quête. Son engagement n’a alors de sens, selon le Haut-représentant du président du Faso, que lorsqu’il met en « face des grands défis que les sociétés ne peuvent relever autrement qu’en accédant aux informations utiles et nécessaires pour se parler, penser, décider et agir contre les maux qui minent leur évolution ». Ou encore, lorsqu’il est capable d’accompagner ardemment le mouvement de conscientisation des masses ».

Pour poursuivre, dans ce contexte d’insécurité virale et de guerre asymétrique, l’édification de l’État de droit, la démocratisation et le développement humain durable, il est donc impératif d’imaginer, selon Chériff Sy, une manière participative de sécuriser les villes et campagnes. « Il nous faut inventer une nouvelle façon de collaborer avec les Forces de défense et de sécurité », a-t-il invité, persuadé des « bonnes propositions » qui ressortiront des panels.

De notre envoyé spécial, Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Last modified on jeudi, 09 novembre 2017 13:20
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