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Fonds de développement des cultures urbaines : Les premiers résultats des projets jugés probants

12 Jan 2018
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En visite, hier, dans les structures bénéficiant du Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu), le comité de gestion de cette dotation a jugé probants les premiers résultats obtenus dans le cadre des différents projets mis en œuvre à Dakar et dans sa banlieue.

Studio Sankara, 99 Records, Kaay Fecc, Doxandem Squad, Africulturban, G-Hip Hop, Optimiste Production, ces structures, reconnues pour leur dynamisme, ont reçu, hier, la visite du comité de gestion du Fonds de développement des cultures (Fdcu). Oumar Sall, coordonnateur du programme et ses collaborateurs effectuent un travail de suivi pour faire le point sur l’état d’avancement des projets au sein des différentes structures ayant bénéficié de ce fonds de 300 millions de FCfa alloué par l’Etat du Sénégal. En effet, elles sont une dizaine à bénéficier d’un appui de 10 millions de FCfa dont 80% ont été déjà encaissés, soit 8 millions de FCfa.

Au Studio Sankara, première étape de cette visite, le fonds a été d’un grand appui, en permettant l’acquisition d’un nouveau matériel qui s’inscrit dans un projet de modernisation de la boite. Cela, a expliqué Didier Awadi, manager du studio, en facilitant l’achat d’une caméra Red destinée aux grands projets cinématographiques.Aujourd’hui, grâce à cet outil, la structure s’est davantage engagée dans la production de films et clips au grand bonheur du public africain et sénégalais. Mais aussi de nouer des partenariats avec des boîtes étrangères. « C’est une fierté pour nous de voir l’Etat s’engager à appuyer les cultures urbaines. Aussi, c’est un honneur de recevoir cette aide qui nous a permis de compléter le budget avec lequel on a pu acquérir une caméra Red », a confié Didier Awadi. Selon lui, au-delà de l’équipement, le Fonds a contribué à la formation de quelques jeunes.

Autre structure bénéficiaire, « Kaay Fecc » se félicite de cet appui, qui comme l’a rappelé son secrétaire général, Pape Abdoulaye Faye, aide à exécuter un certain nombre de programmes au cours de l’année. A la structure 99 Records, cette subvention de l’Etat a été investie, entre autres, dans l’équipement avec l’achat de nouveaux ordinateurs, une caméra Hd, le renforcement de la mobilité pour faire le diagnostic des réseaux des cultures urbaines au niveau des régions. « Nous avons misé sur les régions avec des formations dans des localités comme Kédougou, Ziguinchor, Matam, Kaffrine, Sédhiou. L’idée est d’avoir un calendrier urbain fort. Nous essayons de faire en sorte qu’il y ait une dynamique au niveau des régions », a soutenu Simon. De son côté, Docta de Doxandem Squad, a rappelé qu’un accent particulier a été mis sur la formation.

Consolidation du Fdcu
« Nous avons opté pour la formation et l’équipement. Le Fonds nous a permis de pouvoir gérer une partie du budget de certains événements et d’identifier ceux qui ont des besoins de formation », a-t-il souligné. Si à Africulturban, le Fonds a permis de gérer la structuration et de disposer de nouveaux équipements, il a aussi aidé à stabiliser deux postes clés pour la structure. Pour les perspectives, Amadou Fall Bâ invite d’abord à la consolidation du Fonds de développement des cultures urbaines et à œuvrer pour son évaluation. A l’en croire, c’est la seule façon de pouvoir arriver, d’ici quelques années, de 500 millions à un milliard de FCfa.

Dans un pays où « 70% de la population est jeune », Malal Talla alias Fou malade de « G Hip Hop » (Guédiawaye Hip Hop) trouve pertinent d’investir dans un secteur qui parle aux jeunes. D’où tout l’intérêt de l’Etat de soutenir les cultures urbaines afin de lutter contre le chômage et d’aider à la formation de la jeunesse. D’après lui, la subvention du Fdcu a permis non seulement de renouveler tout le matériel de « G Hip Hop », mais aussi d’encadrer des jeunes en provenance de différentes régions du pays. Aujourd’hui, l’apport est tel qu’il a impacté sur la qualité de la production. Actuellement, a-t-il noté, les chansons produites sur place n’ont plus rien à envier à celles faites en France ou aux Etats-Unis.

Au terme de cette visite de suivi, le coordonnateur du Fonds de développement des cultures urbaines a jugé probants les premiers résultats des projets des structures bénéficiant de l’appui de ce fonds. Oumar Sall s’est félicité de l’état de la mise en œuvre de ces « intéressants » projets. A ses yeux, ces structures avaient du mal à disposer d’une administration structurées, de locaux, d’équipements ; ce que le fonds a permis, aujourd’hui, de régler. « Avec cette enveloppe, les bénéficiaires sont dans des locaux très bien aménagés avec des équipements et des administrateurs qu’ils ont contractés », a-t-il indiqué, ajoutant que le Fdcu est le fruit d’un long plaidoyer des acteurs des Cultures urbaines.

« Ils ont longtemps porté ce combat et c’est un plaidoyer auquel les autorités ont répondu. Ce sont les bénéficiaires qui ont choisi ceux qui devaient gérer ce fonds, ce que l’Etat a accepté et qui permet d’être dans une certaine logique de transparence », a informé M. Sall. Il a relevé l’ambition d’arriver à construire une chaine pour faire passer ces structures d’un statut d’association à celui d’entreprise.

Ibrahima BA

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