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Galerie nationale : L’expo «Route de la mémoire» célèbre les ancêtres de l’esclavage

16 Mar 2018
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La Galerie nationale accueille, jusqu’au 28 mars prochain, l’exposition « Route de la mémoire » de l’Association des artistes plasticiens afro-caraïbes. Au total, ce sont 18 artistes venus, entre autres, de Guadeloupe, Egypte, Guinée, Gambie et Sénégal qui y prennent part. La trentaine d’œuvres d’expressions diverses et variées retracent un pan de l’histoire de ces peuples déportés et longtemps privés de liberté.

L’exposition « Route de la mémoire », à découvrir jusqu’au 28 mars, plonge au cœur de la tragédie esclavagiste. A l’initiative  de l’Association des artistes plasticiens afro-caraïbes, elle regroupe une trentaine d’œuvres de 18 artistes sénégalais et étrangers. Daouda Ndiaye (Sénégal), Jean Michel Mornet (Martinique), Saleh  Lô (Mauritanie),  Jihan el Tahri (Egypte), Malick Cissé (Gambie), Jean Marc Boudine (Guadeloupe), etc., ont participé à cette exposition collective. A travers  leurs belles œuvres qui vont de la peinture à la sculpture en passant par des installations vidéo, ces artistes offrent l’opportunité aux visiteurs de voyager et de découvrir ce pan si sombre de l’histoire de l’humanité. C’est le cas de l’installation remarquable de l’artiste égyptienne Jihan el Tahri.  Le dessin de ses cartes, représentant la trajectoire des bateaux d’esclaves qui ont reliés le continent africain à celui américain, frappe à première vue par sa grandeur. Intitulé « Route tracée », l’installation retrace les voies empruntées par  ces bateaux d’esclavage qui sont partis de 1542 jusqu’à 1866, malgré l’abolition en 1848.

Dans cette installation, Jihan el Tahri matérialise les départs de l’Afrique par un espace rouge sur la carte du continent africain (dessiné sur  une étoffe de lin de couleur beige) avant de les relier vers leurs destinations, continent américain, par du cuir qui représente les routes empruntées pour convoyer ces esclaves. Pour le plasticien, de 1542 jusqu’à 1866,  91 voyages ont été documentés. « L’installation commence de gauche à droite par un projeté vers les canevas avec, chaque année, les bateaux qui quittent l’Afrique à destination de plusieurs pays américain. Elle s’accompagne aussi d’une documentation qui informe sur le nombre de voyage, le nom du bateau et le nom du capitaine de bateau », soutient-elle.

S’inscrivant toujours dans ce contexte de passé, l’artiste plasticien sénégalais Daouda Ndiaye présente une œuvre composée de 35 pièces sous le titre de l’identité. D’après l’auteur, l’œuvre n’est qu’une réflexion autour de ces questions identitaires liées au passé de chacun. « Je développe ce travail depuis quelque année et le  réalise  sur du papier photo voilé  par le procédé du grattage », informe-t-il.  
Pour le commissaire  de l’exposition, Idrissa Diallo, « La route de la mémoire »,  un projet réalisé par l’Association des artistes plasticiens afro-caraïbes, a été organisée pour rendre hommage, à  Dakar, leurs ancêtres de 1848 à 2018. « L’exposition se base sur ce pan de l’histoire  et  compte aussi  voyager  dans d’autres endroits », indique-t-il.

Maguette Guèye DIEDHIOU

 

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