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Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa) : La Francophonie mise sur une économie créative

17 Mar 2018
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L’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) accompagne le Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa) depuis 1993. Dans le cadre de cette 10ème édition, la journée du 13 mars a été consacrée à la Francophonie. Elle a été rythmée par la tenue d’un colloque sur la circulation des artistes et de leurs œuvres, les Rencontres « Edition limitée » autour de la mode et  de l’image.

Parallèlement à ces rencontres et dans le cadre de son programme d’appui aux lauréats des Jeux de la Francophonie, l’Oif a proposé, à l’espace lagunaire du Palais de la culture, un grand concert avec Fanie Fayard (Congo Brazzaville), médaille d’or, et Moona (Sénégal), médaille d’argent.

A l’ouverture de ce colloque international, la directrice de la Langue française, Culture et Diversités à l’Oif, Mme Youma Fall, a décrit la langue de Molière comme celle des valeurs, de la coopération autour des domaines comme la paix, la démocratie, le numérique et les droits de l’Homme. Elle a rappelé que la Francophonie est la culture dans sa grande diversité des expressions artistiques alignées sur l’économie mais également sur l’identité. L’institution francophone appuie ainsi les acteurs dans le développement de la culture considérée dans sa dimension transversale. Cet accompagnement se décline à travers la formation, la création, l’accès aux contenus et la mise en place d’espaces de célébration comme le Masa. Pour comprendre les enjeux du secteur, l’Oif a mis en place l’Observatoire des dynamiques culturelles et linguistiques.

Dans son intervention, Adama Traoré, comédien, metteur en scène et commissaire artistique (théâtre) au Masa, a parlé de la formation et du marché local. « Aujourd’hui, il y a des résidences d’écriture, mais toutes sont en Europe. La formation en art dramatique se résume à la formation du comédien et le renouveau de l’esthétique théâtrale passe l’écriture », a-t-il analysé, soulignant l’importance du rôle du scénographe qui, parfois, se substitue au metteur en scène dans une œuvre théâtrale. De l’avis du commissaire artistique, pour asseoir une industrie culturelle, il faut une chaîne des métiers.

Lesquels sont à diviser en grandes familles : métier de la création, métier de la technique, métier de l’administration... Pour appuyer son propos, il a filé la métaphore de l’usine où, dans chaque atelier, chacun doit apporter sa part de technicité dans la fabrique du produit. Dans la conquête du marché local, Adama Traoré a suggéré l’implication des collectivités locales aux côtés des acteurs étatiques et non étatiques. Le coordonnateur du projet Escale Bantoo, le Camerounais Tony Mefé, a, pour sa part, axé sa communication sur la structuration, la synergie et l’autonomie pour désenclaver l’Afrique centrale. Il a déploré le déficit de formation de certains acteurs culturels, la raréfaction des ressources et l’absence d’un environnement juridique et administratif. Sur ce, M. Mefé en a appelé à la mise sur pied d’un fonds pour la mobilité des artistes. De son côté, le directeur des Halles de Shaerbeek, l’une des plus importantes scènes de Bruxelles, Christophe Galent, a plaidé pour un transfert des compétences en misant sur la co-formation collective. « Il y a lieu de renouveler les contenus et les formes, avec des récits nouveaux, pour l’économie de la culture », a-t-il lancé.

Le directeur général du Masa, le Pr Yacouba Konaté, s’est, lui, interrogé sur comment faciliter l’accès au marché en vue d’une plus grande mobilité des artistes. L’universitaire a donc invité à décloisonner les disciplines artistiques dans une approche transversale.                                                                           


Par  E. Massiga FAYE,  Envoyé spécial

 

Last modified on dimanche, 18 mars 2018 08:36
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