banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Rapport mondial sur les politiques culturelles : Les industries créatives de plus en plus intégrées dans les plans de développement

22 Mar 2018
981 times

La deuxième édition du Rapport mondial de l’Unesco sur le suivi de la Convention 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles a été lancée hier à Dakar. Conçu pour faire le suivi de la mise en œuvre de cette convention, le rapport de cette année montre que la culture est de plus en plus intégrée dans les plans et stratégies de développement nationaux. Cela, avec une augmentation des investissements faits par les villes dans les industries culturelles.

Le nouveau rapport mondial de l’Unesco : « Re/penser les politiques culturelles », qui vient d’être lancé, démontre encore la place centrale qu’occupe les industries culturelles et créatives dans l’économie mondiale. En générant, chaque année, 2.250 milliards de dollars de revenus et dont les exportations représentent plus de 250 milliards de dollars dans les années à venir, selon les prévisions, ces secteurs représenteront environ 10 % du Pib mondial. Le rapport 2018 de l’Unesco faisant le suivi de la mise en œuvre de la Convention 2005 de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles a permis de noter un certain nombre de progrès.

Si les industries créatives sont devenues d’importants moteurs pour l’économie et le commerce tant dans les pays développés que ceux en développement, elles sont, aujourd’hui, de plus en plus intégrées dans les plans et stratégies de développement nationaux. Et ce, rappelle l’Unesco, pour la première fois et principalement dans les pays du Sud. Le rapport note une augmentation des investissements faits par les villes dans les industries culturelles pour le développement. En effet, ce succès s’explique surtout par la mise en place de bases législatives, dans certains pays, favorisant les industries culturelles, l’accès à Internet, la liberté et la diversité des médias. A cela s’ajoutent la hausse des investissements dans la créativité numérique et l’entrepreneuriat et la mobilisation de la société civile. Cependant, a relevé Danielle Cliche, secrétaire de la Convention 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, la part de l’aide au développement consacrée à la culture est actuellement la plus faible depuis 10 ans. Les contributions des parties au Fonds international pour la diversité culturelle ont aussi diminué de manière régulière. Pourtant, rappelle l’Unesco, il est nécessaire d’investir davantage dans la créativité pour obtenir des résultats positifs.  Le rapport 2018 « Re/penser les politiques culturelles » s’intéresse aussi aux expressions culturelles à l’ère du numérique. Et pour la première fois, renseigne-t-il, les revenus numériques représentent 50 % du marché de la musique enregistrée, soit une hausse  de 18 % environ par rapport à l’année dernière en raison d’une forte augmentation de la part des revenus du streaming. Dans un contexte numérique, l’Internet a fini de « transformer la chaine culturelle en une plateforme de réseau et le commerce électronique continue de défier les politiques culturelles et commerciales qui visent à promouvoir la diversité des expressions culturelles ».

Par ailleurs, dans le souci de concevoir de meilleures politiques et de négocier des accords de commerce équitable, l’Unesco insiste sur la nécessité d’améliorer la collecte des données sur les revenus issus du numérique et sur la façon dont ils sont répartis entre les plateformes et les créateurs.  Aussi,  « la relation entre les grandes plateformes, le Big Data, l’intelligence artificielle et la diversité des expressions culturelles doit être étroitement évaluée afin de s’assurer que les futures créations artistiques ne finissent pas par être détenues par quelques grandes plateformes ».

 

Rate this item
(0 votes)


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.