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2ème Nuit culturelle du « Bougarabou » : Une édition sous le sceau de la paix, le 14 avril au Cices

09 Avr 2018
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Guerrety Badji, promotrice de la Nuit du Bougarabou. Guerrety Badji, promotrice de la Nuit du Bougarabou. Photo d'archives

L’artiste-compositeur Guerrety Badji organise la deuxième édition de la « Nuit du Bougarabou », ce samedi 14 avril, au Cices de Dakar. A travers cette nuit culturelle, l’artiste-compositeur, à la fois auteure et interprète, veut faire célébrer la culture diola à travers le « Bougarabou ».

Le « Bougarabou », rythme musical propre à la Casamance, tend à disparaître, avertit l’artiste Guerrety Badji. Les percussions traditionnelles animaient toutes les veillées culturelles chez les Diolas. Après les travaux champêtres, tous les villageois se regroupaient dans l’enceinte du village où ils dansaient le « Bougarabou », se rappelle Guerrety Badji. L’artiste, nostalgique de cette belle époque, veut faire renaître cette danse en organisant, le 14 avril 2018, au Cices, la deuxième édition de la « Nuit du Bougarabou ». Une occasion, pour elle, de réunir tous les ressortissants diolas basés à Dakar.

Le « Bougarabou », selon l’artiste, est un instrument unificateur des populations. Mais, au-delà de la relance du « Bougarabou », Guerrety Badji promet que cette soirée sera une nuit de multi mélodies où il y aura de l’afrobeat, du « Bougarabou », du folk-tradi-moderne. « Le but de la Nuit du «Bougarabou» est de rendre hommage à Bakary Olé Diédhiou qui était un grand percussionniste que les Sénégalais n’ont pas bien connu mais qui était très célèbre à l’international », informe l’artiste.

Aujourd’hui, le « Bougarabou » est en train de perdre sa valeur, déplore Mme Badji. Avec les ballets, explique-t-elle, beaucoup de percussionnistes jouent le « Bougourabou » avec des tam-tams tels que le « Sabar ». Ce qui, à son avis, dénature complètement le rythme du « Bougarabou ».

Gueretty Badji a placé cette nuit sous le haut parrainage du président de la République, Macky Sall. Selon l’artiste, le chef de l’Etat, depuis son élection, a beaucoup fait pour la région naturelle de la Casamance, notamment pour les jeunes et les femmes de cette partie sud du pays. « C’est un geste à saluer. C’est pourquoi nous avons décidé de lui faire parrainer cette soirée », informe-t-elle. Le chanteur Youssou Ndour est aussi attendu à cette soirée.

Cependant, Guerrety Badji a choisi comme artiste invitée principale Marie Ngoné Ndione. « C’est une grande sœur. C’est mon idole », révèle Mme. Badji. Selon l’artiste, Marie Ngoné Ndione a beaucoup participé dans sa carrière musicale à travers des conseils, des encouragements.

Hymne à la paix
En outre, la « Nuit du Bougarabou » revient trois ans après la première édition qui a eu lieu en 2014. Trois ans que Guerrety Badji s’est mise à préparer la deuxième édition. La « Nuit du Bougarabou », dit-elle, demande beaucoup de moyens, car il faut faire venir des artistes depuis la Casamance. La « Nuit du Bougarabou » n’est pas un concept aussi simple que ça. Elle demande des moyens. Nous avons travaillé sur le concept pendant trois ans. La première édition nous a servi de leçon », renchérit-elle.

L’artiste-compositeur a toujours œuvré pour la paix en Casamance. Aujourd’hui, elle est heureuse de constater que cette paix est revenue en Casamance. « J’ai commencé à travailler sur la paix en Casamance à l’âge de 15 ans. Au moment où les autres entraient dans le Bois sacré, moi j’avais déjà commencé à composer des chansons pour la paix », explique-t-elle. Ainsi, l’interprète a chanté « Kakine » pour parler des conflits liés au foncier.

Selon elle, la cause principale du conflit casamançais est liée à la terre. A travers sa musique, elle a composé cette chanson pour sensibiliser les populations autochtones, les autorités locales.

Mme Badji a aussi chanté « Bana-Bana » pour rendre hommage aux femmes qui travaillent comme ménagères et « Kébalou » pour alerter sur les dangers de l’excision des jeunes filles. L’artiste qui a fait le tour des zones frontalières de la Guinée Bissau et de la Gambie prêche pour le retour des populations de la Casamance qui avaient déserté leurs villages à cause du conflit. « Les populations déplacées veulent revenir, mais elles n’ont plus de toit. Si on les aide à avoir des abris, tous les réfugiés reviendront », plaide Guerrety Badji. Après la « Nuit du Bougarabou », elle compte reprendre son bâton de pèlerin pour encore mener des missions pour la reconstruction de la Casamance.

Aliou Ngamby NDIAYE

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