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Patrimoine culturel immatériel : Les rites initiatiques, un moyen de stabilisation sociale

12 Avr 2018
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Dans le cadre de son cycle de séminaires sur les politiques culturelles au Sénégal, l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan) a accueilli, hier, le socio-anthropologue Abdou Ndukur Kacc Ndao. Ce dernier, qui s’est penché sur « les systèmes initiatiques des peuples du sud… », est revenu sur le rôle des rites initiatiques dans la stabilisation de la société.

Au Sénégal, les systèmes initiatiques constituent un socle à l’organisation sociale et politique de certaines minorités ethniques. Propre des peuples Tenda au sud-est du Sénégal (Bassaris et Bediks), des Ajamaat constitués par les Diolas de la Basse Casamance, du Sud de la Gambie et de la Guinée Bissau, des Bijagos, Pepels, Manjacques, Mancagnes…ils demeurent un moyen permettant de stabiliser la société à travers une bonne connaissance de l’univers.

Selon le socio-anthropologue Abdou Ndukur Kacc Ndao, il s’agit aussi d’une manière pour l’humain d’apprendre à cohabiter avec son entourage, de fabriquer  son destin et de stabiliser des connaissances qui le projettent dans son passé, son présent et son futur. Ce faisant, le processus éducatif aboutit à la créativité et à  l’exploration de l’imaginaire. Les rites initiatiques, explique-t-il, ont une fonction de modeler l’humain dans sa socialité et dans son univers. « L’identité se construit en laissant s’exprimer la pluralité des itinéraires et des destins. L’initié est dépositaire d’un legs tout autant qu’il préfigure le monde…», poursuit-il. C’est pourquoi, pour le socio-anthropologue, il s’agit d’une forme d’éducation que le monde gagnerait à connaître. Depuis plusieurs années, l’universitaire a décidé de quitter les amphis pour investir les coins les plus reculés du Sénégal.

L’objectif : ressortir tout ce qu’il y a comme trait culturel  ou identité pour le mettre à la disposition des Sénégalais. Si ces mythes et croyances populaires alimentant le patrimoine culturel restent complexes, ils sont aussi peu connus du grand public.

Pour le moment, il n’y a pas encore assez de procédures de collecte garantissant une large diffusion pour permettre aux gens de comprendre leurs fonctions sociales. « Il y a un travail de consolidation de mémoire, de diffusion et d’explication de ces patrimoines à faire. Il faut développer un effort d’investissement sur le terrain pour aider à vivifier le patrimoine immatériel. Ce travail de documentation suppose un investissement sur le terrain », soutient-il. Le socio-anthropologue, qui animait une communication sur le thème : « Les systèmes initiatiques des peuples du sud : du peuple tenda au peuple ajamaat… », dans le cadre du cycle de séminaires de l’Institut fondamental d’Afrique noire(Ifan) de l’Ucad, pense qu’il y a un effort à faire pour valoriser davantage ces rites qui constituent un moment d’éducation et d’apprentissage de l’humilité. Lesquels sont des valeurs cardinales qui structurent « nos » sociétés.

Ibrahima BA

 

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