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Abdoulaye Baldé, ministre de la communication, des télécommunications : «Les décrets d’application du Code de la presse finalisés au plus tard en juin»

23 Avr 2018
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Le Sénégal mise sur les Technologies de l’information et de la communication pour développer son économie. Où en êtes-vous avec le Parc des Tic prévu à Diamniadio ?
Le Parc technologique numérique (Ptn) est un projet qui suit son cours. Il se déroule correctement. Les plans architecturaux ont été validés et bientôt les dossiers d’appels d’offres seront disponibles et lancés. Les deux premières années, c’étaient les études qui ont pris du temps. Le projet a été l’objectif d’étude institutionnel du ministère comme le Plan national haut débit. Et donc les deux premières années, c’était une phase d’étude qui a été bouclée. Maintenant, l’étape de construction va démarrer. Je rappelle que c’est un projet extrêmement important pour le pays en termes de création d’emplois, de positionnement stratégique du pays sur le plan numérique et sur le plan de l’innovation. D’ailleurs, il y a beaucoup d’entreprises étrangères qui ont manifesté leur volonté de délocaliser au Sénégal compte tenu de notre position géographique et de notre ambition. Nous y avons travaillé récemment parce que cela n’a pas été prévu sur le modèle économique du parc et sa vocation.

Parlant d’innovation, comment se déroule le Programme Sénégal numérique 2025 ?
Le Programme Sénégal numérique aussi est en train d’être exécuté et d’ailleurs, nous avons fait une manifestation officielle avec le Président de la République qui a présidé un forum sur « Jeunes et numérique » où il a lancé beaucoup d’initiatives pour le financement des start-ups et des entrepreneurs dans le domaine des Tic. Nous sommes en train de faire un toilettage sur le cadre juridique et nous voulons revoir le Code des Télécoms ; il va aussi être revu avec ses décrets d’application. Le Sénégal a créé une grande ouverture au niveau du Ciel numérique. A côté des trois opérateurs qui existaient, on a permis à trois autres opérateurs les Mvno. Ce sont des opérateurs virtuels mobiles qui permettent de rendre encore plus démocratique l’accès à la téléphonie et à l’Internet. A côté des trois opérateurs, nous avons des fournisseurs d’accès à Internet qui sont arrivés pour permettre d’avoir une ouverture dans le secteur et diversifier l’offre avec des coûts abordables et faciliter l’accès. Pour moi, c’est la concurrence qui va permettre de proposer les meilleurs prix et les prix les plus faibles. C’est pour cela que nous nous évertuons à ouvrir le marché dans le secteur de la téléphonie et dans le domaine de l’Internet.

Après le vote du Code de la presse, où en êtes-vous avec les textes complémentaires, les décrets d’application ?
Après le vote du Code de la presse, nous avons mis, il y a de cela deux mois, un comité de réflexion qui travaille avec l’ensemble des acteurs de la presse, le ministère et les autres parties prenantes aux fins de rédiger les décrets d’application. Le deadline, c’était la première quinzaine du mois de mai. Nous avons pratiquement tout stabilisé. Il reste à les soumettre au Président de la République pour prendre les décrets qu’il faut.

Y-a-t-il une échéance ?
Au mois de mai, deuxième quinzaine, nous pensons que nous aurons tous les textes. Et au plus tard au mois de juin, tous les textes seront prêts.

Ces derniers temps, la presse traverse des difficultés, notamment avec le problème de papiers. Quelles sont les mesures prises par l’Etat pour accompagner les groupes de presse ?
Il faut recentrer et expliquer les causes de ces dysfonctionnements qui existent au niveau de la fourniture de papier. Elles sont exogènes. De grandes entreprises ont fermé. Il y a une pénurie au niveau mondial. Cela a impacté la fourniture de papier au Sénégal surtout au niveau des « petites entreprises de presse ». Nous sommes en train de suivre la situation, mais certaines structures ont déjà le stock qu’il faut. Les entreprises de presse qui ont des imprimeries ne souffrent pas trop de cette situation.
L’Etat a beaucoup accompagné le secteur. C’est pourquoi, pratiquement, nous n’avons pas une grosse marge de manœuvre puisque c’était détaxé. Puisque l’Etat joue sur les taxes, s’il y a un problème comme cela, c’est difficile d’avoir un levier. C’est la loi du marché, celle de l’offre et de la demande. Nous suivons cette situation de près. Nous allons accompagner le secteur pour que cela ne soit pas un handicap qui va plomber un secteur déjà fragile.

Des associations de journalistes ont écrit au Président de la République pour demander l’envoi de contrôleurs au niveau de la Maison de la presse. Qu’en pensez-vous ?
Il faut dire que la Maison de la Presse est une entreprise publique qui obéit à des contrôles routiniers comme toutes les entreprises qui utilisent les ressources publiques. Donc cela ne nécessite pas cette démarche. Ce n’est pas souhaitable. Nous suivons cette question, nous allons bientôt mettre en place tous les organes  de gestion qu’il faut pour la Maison de la Presse. Aujourd’hui, nous n’avons pas relevé de problèmes particuliers au niveau de cet établissement. C’est vrai qu’il y a une partie des associations de presse qui n’a pas pris possession de ses bureaux pour cause de boycott. La Maison de la Presse travaille normalement.

Parlant de logique économique, lors d’un passage à l’Assemblée nationale, vous aviez évoqué un projet de Code de la publicité. Quelles en sont les grandes lignes ?
Nous allons lancer ce chantier bientôt car nous ne pouvons pas être sur tous les fronts. Nous finalisons d’abord avec le Code de la presse, ensuite nous nous lancerons pour mettre en œuvre ce chantier de la publicité qui est extrêmement important pour les entreprises de presse. Nous savons tous que la presse vit de publicité. C’est une ressource importante pour la presse et je pense que cela va être un bon chantier pour l’ensemble du secteur.

Dans cette perspective, est-ce à prévoir un nouveau mode de financement des médias de service public ?
Dans le nouveau Code de presse, il y a déjà des mécanismes par rapport à l’aide à la presse. Nous allons désormais mettre en place un Fonds qui va mieux accompagner les entreprises de presse, surtout en matière de formation, de renforcement de capacités, pour que cette aide à la presse puisse servir le secteur.

Vous misez sur une aide plus efficace ?
Nous laisserons ce type d’appui comme cela se fait aujourd’hui ; qui ne repose pas d’ailleurs sur des critères pertinents. Nous voulons aller vers un fonds d’appui et de développement de la presse.

Qu’en est-il de la restructuration annoncée de l’Agence de presse sénégalaise (Aps) ?
Nous avons reçu des instructions du Président de la République pour restructurer l’Aps. Nous y sommes. Nous avons mis en place un comité qui est en train de travailler avec la direction générale de l’Aps pour restructurer l’entreprise qui connaît, vers les fins d’année, des tensions de trésorerie. Aujourd’hui, le niveau de subvention couvre à peine les 12 mois de salaire. Je pense que nous allons bientôt avoir un Document de développement stratégique de l’Aps que nous allons partager avec l’ensemble du gouvernement. L’Agence va s’engager sur un Contrat de performance pour atteindre certains objectifs qui seront consignés dans ce document.

Entretien réalisé par El Hadji Massiga FAYE et Babacar DIONE

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