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26ème festival de jazz de Saint-Louis : C’est parti pour cinq jours de concerts

28 Avr 2018
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Le ministre de la Culture Abdou Latif Coulibaly a présidé la cérémonie d’ouverture de la 26ème édition du festival international de Jazz de Saint-Louis, en compagnie du maire de Saint-Louis Mansour Faye, en charge de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Une occasion pour Abdou Latif Coulibaly de dire la disponibilité de l’Etat à appuyer cette manifestation, inscrite dans l’agenda culturel africain, et même au-delà.

A la Place Faidherbe, les populations s’étaient déplacées moyennement, pour participer à la cérémonie officielle, marquant l’ouverture de cette 26ème édition. Tour à tour, les officiels sont revenus sur l’importance de cette rencontre culturelle.
C’est dans ce sens que Me Ibrahima Diop, président de l’Association Saint-Louis Jazz, tout en remerciant les différents sponsors, est revenu sur l’importance de structurer davantage l’organisation de ce festival. C’est ainsi qu’il a émis le vœu de transformer « l’association en une fondation, pour davantage perfectionner l’organisation ». Dans cette même logique, le maire Mansour Faye s’est réjoui d’avoir « le ministre de la Culture Abdou Latif Coulibaly. Ce dernier rehausse de sa présence cette manifestation qui se déroule dans une ville d’histoire ». Au demeurant, le maire a évoqué la question des taxes, car pour certains, les impôts versés à la mairie grève le budget du festival. Mais, souligne Mansour Faye, « c’est une question de réglementation, et nous sommes en train de discuter de cette question, avec les organisateurs ». Également, Mansour Faye a rappelé la contribution substantielle du chef de l’Etat.

Abdou Latif Coulibaly, ministre de la Culture, s’est dit heureux de venir à Saint-Louis. Il a aussi salué les organisateurs qui « depuis 26 ans, s’échinent à mettre en place cette manifestation culturelle, considérée comme l’une des plus grandes d’Afrique ». Aussi, le ministre a avoué que son département a fait des efforts en « prenant en charge la totalité des émoluments de tous les techniciens qui s’occupent de ce matériel, et cette scène mise à la disposition du festival ». Il s’est également réjoui de la décision des responsables du festival d’en faire une fondation, pour plus de professionnalisme. C’est dans ce sens qu’Abdou Latif Coulibaly a dit la disponibilité de son département « à aider, dans cette mutation institutionnelle de ce festival ».

Khabane, Habib et Lockwood,
les absents-présents

Cette année, la mélancolie a enveloppé la Place Faidherbe, avec des hommages d’artistes de talent, qui ont marqué le festival. D’abord, Khabane Thiam, disparu dans un accident, un monsieur qui a été un des précurseurs de ce festival.
Ensuite, Habib Faye qui, à pareils moments, était à Saint-Louis pour les besoins de cette rencontre culturelle. Et Didier Lockwood, le violoniste français mort brutalement, en février dernier, alors qu’il avait déjà signé le contrat le liant à l’Association Saint-Louis Jazz. « Nous allons accueillir son groupe en compagnie de sa femme, qui sera du déplacement, afin de saluer la mémoire de cet artiste qui l’an dernier, était avec nous »,   a affirmé le président, Me Cissé.      Pour la soirée récréative, le tempo a été donné par Etienne Mbappé, le bassiste camerounais de talent et son groupe « The Prophets ». Cet artiste a roulé sa bosse un peu partout, en accompagnant des sommités comme Ray Charles ou Salif Keïta.

Ce qui lui permet de produire des mélodies d’une grande diversité. Mais, avant lui, le trio luxembourgeois Reis-Demuth-Wiltgen a offert une belle partition au public. En effet, le pianiste Michel Reis, le contrebassiste Marc Demuth et le batteur Paul Wiltgen composent ce trio. Ce sont des musiciens les plus prometteurs du Luxembourg et ont formé le Reis-Demuth Wiltgen Trio, en 1998, lorsqu’ils étaient encore au lycée.

La ferveur s’installe

La 26ème édition du Festival international de jazz insuffle une énergie à Saint-Louis. Il lui restitue son ambiance. Celle du jour est tout aussi chaleureuse malgré quelques couacs de départ.

Un « gringalet » d’une lucidité douteuse se faufile entre d’impatients curieux qui se délectent des belles promesses du soir s’accomplissant sur une scène majestueuse et emplie de rythmes. La balance est un délice même pour les sièges, percés par les rayons du soleil, qui approuvent silencieusement. A quelques encablures, c’est la fureur des tam-tams qui excitent les écoliers et attirent les regards émus d’un couple français. « Depuis quelques années, je viens, avec ma compagne, à Saint-Louis pour participer à cette fête qui met en lumière une certaine humanité au-delà des génies de la musique qu’on peut y retrouver. Le festival offre une diversité de réalités et de rythmes », confie Benoît devant son épouse qui acquiesce.

La Place de Faidherbe ne grouille pas seulement que de monde. Elle est emplie d’espoirs et de couleurs. Espoirs d’une soirée enchanteresse. Couleurs d’ici et d’ailleurs. Des badauds s’y attroupent. Des hommes d’âge mûr viennent yressasser le bon vieux temps en attendant que la nuit et les notes tombent. Ailleurs, on fait abstraction de la ferveur. L’accréditation des journalistes crée un méli-mélo devant le « fameux vieux » Johnny Bâ chargé de les leur remettre.

Quelques journalistes étrangers en sont aussi demandeurs. L’un d’eux vient pour la première fois couvrir le festival. Il en pense ceci : « le festival suscite un écho ici et dans bien des pays. Il est, pour un journaliste culturel, un grand moment à vivre et à partager même s’il y a quelques problèmes par-ci par-là ».

A la foire du festival, le flux, à une heure avancée de la journée, apporte de la vie et son lot de gémissements. Mouhamed Diédhiou occupe, avec d’autres, un stand de produits cosmétiques cédés à 250.000 FCfa. Le festival offre l’opportunité, selon lui, de « vendre et de faire connaître ses produits ». Il déplore, toutefois, quelques manquements. Sa voisine, accablée par le soleil, n’en pense pas moins. « Cette année, nous n’avons que six jours. Les clients se font désirer. Les stands ne permettent pas de se protéger du soleil et l’éclairage était insuffisant au premier jour ». Malgré quelques contrariétés, le festival déchaîne l’enthousiasme. Il imprime une énergie à la vieille ville.

Soirée Dj Mix et African dance music en «Off»

Le festival jazz de Saint-Louis sera riche en programme cette année. En plus du « In » qui se tient à la place Faidherbe, plusieurs scènes sont prévues dans toute la ville. Electrafrique, un mélange de soirée Dj Mix et African Dance Music, sera également au menu du « Off », ce samedi 28 avril, au Château, à Saint-Louis. La température va monter ce samedi, à Saint-Louis, avec la soirée Dj Mix et African Dance Music qui est au menu de la multitude de programme du « Off » du festival jazz 2018 qui a démarré ce jeudi. Ce sera une première à Saint-Louis. Les initiateurs, Akayafrica et Kaani, à travers le concept Electrafrique, ont voulu apporter une innovation majeure à travers ce spectacle et créer l’évènement. Dj Cortega et Dj Ibaaku, deux animateurs aux styles différents, seront aux manettes et vont assurer le show pour satisfaire le public. Installés derrière leurs platines, ils se relaieront toute la soirée pour transformer le Château en un véritable dance-floor. La programmation est très audacieuse et les organisateurs promettent une soirée inédite, pas comme les autres. Et il y en aura pour tous les goûts. L’entrée est gratuite jusqu’à 23 heures et payante au-delà.

S. O. FALL


Alassane Aliou MBAYE et Sarakh DIOP (envoyés spéciaux)
et Amadou Maguette NDAW

 

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