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Journée de la liberté de la presse : Bientôt l’application du Code de la presse, selon Abdoulaye Baldé

04 Mai 2018
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La Journée internationale de la liberté de la presse a été célébrée, hier, à Dakar, sous le thème : « Quel avenir pour les médias sénégalais avec le vote du Code de la presse ? ». Le ministre de la Communication, Abdoulaye Baldé, a présidé la cérémonie, riche en enseignements et marquée par la présence des acteurs des médias et des étudiants, à l’Iseg.

Le ministre Abdoulaye Baldé dit avoir donné des instructions à ses services pour que les dispositions du Code de la presse soient rapidement appliquées avant même la finalisation des décrets et arrêtés au cours de la semaine prochaine. Dans l’atteinte de cet objectif, le ministère de la Communication, s’y attèle depuis quelques mois, en mettant en place un comité comprenant l’ensemble des acteurs pour la rédaction des textes d’application de la nouvelle loi. « Aujourd’hui, nous sommes arrivés à la dernière phase du travail. Le comité devra proposer des avant-projets de décrets et d’arrêtés à l’issue d’un atelier de validation prévu la semaine prochaine », précise Abdoulaye Baldé.

Le ministre réitère que l’Etat est sur la voie de tout mettre en œuvre pour l’application rapide du Code de la presse qui est considérée comme une demande sociale. Hier, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la presse, M. Baldé a donné la situation générale sur l’application dudit Code. Selon Abdoulaye Baldé, « cet engagement de l’Etat a été réaffirmé avec force par le président Macky Sall, lors du Conseil des ministres du 17 janvier 2018, en exhortant son gouvernement à hâter le pas et à tout mettre en œuvre pour que les nécessaires décrets d’application puissent être versés dans la loi pour la parfaire et faciliter son application ».

Le ministre de la Communication soutient que tous les acteurs sont condamnés au résultat et invite la Coordination des associations de la presse (Cap) à œuvrer pour que, dans la pratique, le texte puisse répondre effectivement aux attentes du peuple sénégalais. « Il s’agit d’avoir un secteur de la presse assaini, des contenus de qualité et des professionnels des médias respectueux du Code d’éthique et de déontologie », relève-t-il.
Le Code de la presse adopté par l’Assemblée nationale en juin 2017, a été un long processus d’une quinzaine d’années. Selon Abdoulaye Baldé, le résultat est le fruit de l’engagement d’une bonne partie des Sénégalais, particulièrement les acteurs du secteur et la société civile qui ont entamé la réflexion au début des années 2000.

 

La Commission pour la Carte nationale
de presse sera installée

Le ministre de la Communication a annoncé, hier, que la Commission de la Carte nationale de presse sera bientôt installée conformément au Code de la presse. Cette instance aura à sa tête un professionnel des médias, fera également office de commission de validation des acquis de l’expérience.

« N’importe qui ne peut plus exercer la profession et disposer de la Carte nationale de presse (Cnp) sans être diplômé d’une école de journalisme reconnue par l’Etat. Evidemment, pour ceux qui sont dans la profession et qui ne sont pas passés par une école de journalisme, mais disposant de compétences académiques avérées, peuvent bénéficier d’un statut de journaliste, en passant obligatoirement devant la Commission de validation des acquis de l’expérience conformément au Code de la presse », note-t-il.  

 

Financement des entreprises de presse

D’autre part, il y a la mise en place du Fonds d’appui et de développement de la presse (Fadp) et l’inscription de nouvelles dispositions, notamment la publicité. Selon le ministre de la Communication, le Fadp vise à soutenir des entreprises de presse publique et privée concernant leurs projets de développement ou de modernisation et les aider à créer et consolider les emplois. « Il va contribuer au bon fonctionnement des organes d’autorégulation et interviendra dans la formation continue des journalistes et techniciens de la communication », souligne-t-il. Quant à la publicité, principale source de financement des entreprises de presse, le processus d’élaboration d’une nouvelle loi pour le secteur est lancé, avec le choix d’un expert chargé de faire l’état des lieux. Abdoulaye Baldé évoque qu’un comité de rédaction sera ensuite mis en place avec comme objectif, la proposition d’un avant-projet avant la fin de l’année. « Le futur texte législatif va assainir et mieux encadrer le secteur qui est régi par la même loi depuis 35 ans », ajoute-t-il.

 


Liberté et pluralisme médiatique

Selon Abdoulaye Baldé, « la liberté de la presse et le pluralisme médiatique sont consacrés par la Constitution du Sénégal qui permet à tous citoyens de créer un journal, de l’animer et de participer à la vie publique sans avoir besoin d’une autorisation préalable ». Cette volonté politique relative à la liberté de profession de journaliste au Sénégal est traduite par un paysage médiatique très varié avec l’existence, sur l’ensemble du territoire national, de près de 300 organes d’information, à savoir journaux, radios, télévisions, ainsi que des sites d’informations en ligne.

M. Baldé indique que « la liberté de la presse, aujourd’hui au Sénégal, n’est plus attaquée par les dictatures notoires » et se permet de jeter un regard sur certains pays qui font partie des plus grandes démocraties du monde où elle est malmenée. « Heureux, au Sénégal, nous sommes loin d’un tel sombre tableau. Nous sommes aujourd’hui fiers d’affirmer que les journalistes sénégalais et étrangers qui exercent leur métier sur notre sol sont libres d’exercer leur profession sans restriction aucune. Aucun journaliste n’a perdu la vie, ni n’a été incarcéré dans l’exercice de ses fonctions, à savoir sa mission d’informer, malgré parfois les dérives que nous constatons et regrettons dans certains médias », se réjouit-il.

Cheikh Malick COLY

 

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