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Gacirah Diagne, chorégraphe : Une vie pour la danse

05 Mai 2018
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Danseuse et chorégraphe professionnelle, Gacirah Diagne fait partie des icônes de la danse aussi bien au Sénégal qu’à l’étranger. Après une bonne trentaine d’années d’expérience, Gacirah reste aujourd’hui une femme très déterminée et engagée pour la promotion de la danse avec l’Association “Kaay fecc”, héritée en 2001 de Marianne Niox, Jean Tamba, Honoré Mendy et Nganti Towo. Elle a également fait de l’épanouissement et de la réussite de la jeune génération dans la danse et les cultures urbaines son véritable cheval de bataille. Retour sur sa carrière.

Formée à toutes les techniques de danse, danse traditionnelle africaine, classique et contemporaine, Gacirah Diagne a su transformer son rêve d’enfance en réalité professionnelle. Teint clair aux cheveux ondulés et crépus et au silhouette svelte, cette dame est devenue, au fil des années, une danseuse professionnelle comme elle l’a toujours rêvé d’ailleurs depuis son tendre enfance. « J’ai commencé à danser toute petite. J’ai dit à ma maman qui est Somalienne que je veux danser. Comme mes parents avaient une fibre artistique, ils m’ont vite encouragée dans cette voie », confie-t-elle. Toutefois, cette passion pour la danse ne lui a pas empêché de faire des études. Gacirah Diagne a su décrocher son baccalauréat de la série D pour s’inscrire dans une université à New York. Mais, il se trouve que la passion pour la danse la rattrapera et l'a vite prise dans ce pays de l’oncle Sam. Elle finira par arrêter ses études pour mener une belle carrière de danseuse.

« Une de mes premières initiatrice à la danse, c’est Germaine Acogny du temps de son école à rue Raffenel dans les années 1980. J’ai vécu aussi une partie de ma vie à l’étranger, en France et aux Etats-Unis où j’ai été formée dans plusieurs techniques de danse. « J’ai également eu la chance de fréquenter l’école de danse d’Alvin Ailey de New York, un très grand chorégraphe américain et surtout d’avoir accès à des studios qui donnaient d’autres types de technique », informe Gacirah Diagne.
Patriote et très attachée à son cher pays le Sénégal et son terroir Louga, Gacirah Diagne décide de rentrer au bercail. A son retour, une autre carrière et vie professionnelle dans le domaine de la danse l’attendait.

FESTIVAL “KAAY FECC”

En 2001, auprès de Marianne Niox, Jean Tamba, Honoré Mendy et Nganti Towo, d’autres portes et opportunités s’offraient à la danseuse au sourire contagieux. Gacirah Diagne raconte : « De retour au Sénégal, j’ai rencontré les organisateurs du Festival Kaay Fecc. A l’époque, j’étais venue travailler pour une structure culturelle américaine qui avait un événement avec un focus sur la danse et les chorégraphes africains ou d’origine africaine et qui voulait étoffer leur programmation. Et c’est comme cela que j’ai rencontré l’Association Kaay Fecc et j’ai fini par m’impliquer dans l’organisation du festival. En tant que danseuse juste après, c’était naturel pour moi d’intégrer l’équipe Kaay fecc après la première édition du Festival Kaay Fecc, en 2001 ». A l’en croire, au départ, c’était pour mettre une plateforme pour la danse et montrer les créations chorégraphiques qui se faisaient dans la danse, particulièrement dans la danse contemporaine, et l’ouvrir à toutes les autres formes de danse. « D’ailleurs, c’est pour cela que nous avons dénommé le festival, festival international de toutes les danses », dit-elle. Depuis qu’elle en a les rênes, Gacirah a su rehausser le festival Kaay Fecc qui est à sa 9ème édition. Son objectif est de rendre les danseurs maîtres de leur art pour en vivre dignement. Pour la présidente de l’Association Kaay Fecc, construire une carrière de chorégraphes, de danseurs nécessite beaucoup de sacrifices. Il faut travailler dur et se faire respecter surtout du côté des femmes. Car, soutient-elle, il y a des gens qui ont une mauvaise perception de la danse. « D’aucuns pensent que lorsque vous êtes danseuse, vous êtes une fille facile. Mais, il faut se battre et savoir répondre dans ces cas-là, surtout être sincère, digne dans ce qu’on est et se faire respecter pour pouvoir rassurer les parents », argue-t-elle. Non sans préciser qu’  aujourd’hui, l’important avec cette association, c’est qu’ils progressent. « Nous avons de bons danseurs malgré l’adversité. Une génération de chorégraphes et de professionnels, que ça soit dans la danse traditionnelle, contemporaine et la danse hip hop. Il y a des avancés certes, mais nous continuons à nous battre, à faire des sacrifices pour qu’il y ait plus de créations chorégraphiques de qualité et également plus de  jeunes qui gagneraient leur vie dans la danse », rassure Gacirah Diagne.

En ce sens, elle compte aider les jeunes pour qu’ils puissent s’ouvrir et se confondre aux autres. Parce que c’est comme cela qu’on construit son expérience. Et cette ouverture commence au niveau national puis sur le plan international.

PROMOTION DES CULTURES URBAINES
Infatigable, Gacirah Diagne est aussi très engagée pour la promotion des cultures urbaines. Ancienne conseillère en « Cultures urbaines » au ministère de la Culture, elle fait actuellement partie des administrateurs de la Maison des Cultures urbaines de Dakar, récemment inaugurée à Ouakam. Elle en est la responsable du pôle Danse. Elle explique son engagement par le fait que la jeunesse soumet un besoin. « Et je me dis, il faut les soutenir, les encadrer, les accompagner. Nous ne connaissons pas toute la science. Mais ce nous savons, nous le partagerons. Car, à ces jeunes, il faut leur donner de la motivation, de l’espoir et il faut qu’ils arrivent à prendre en charge leur secteur, à se responsabiliser dans cela, comme dans tous les autres corporations », affirme-t-elle. Et de poursuivre, « certes, en ce sens, un fonds d’aide  a été octroyé aux cultures urbaines. Mais, il n’est pas suffisant car cette subvention est ouverte à toutes les disciplines. Nous sommes chargés de la danse au niveau de la Maison des cultures urbaines qui est en train de construire un studio de danse. Nous sommes sur le terrain et nous faisons en sorte que les conditions soient meilleures pour les danseurs et les autres disciplines des cultures urbaines ».

Par Maguette Guèye DIEDHIOU

 

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