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Exposition : «Rouge Karma» Six artistes en connexion au Clos Normand

11 Mai 2018
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L’exposition « Rouge Karma », au Club « Clos Normand », réunit six artistes, Manel Ndoye, Epon Essobi, Didier Payerne, Komla Eza, Haby Diallo et Baptiste Gerbier, sur le thème de la « connexion ». Le vernissage de cette exposition « Off », dans le cadre de la Biennale de Dakar, s’est déroulé dimanche dernier.

Ils sont six artistes. Deux Sénégalais, un Togolais, un Congolais et deux Français. Ils viennent d’horizons divers et ont des sensibilités artistiques bien différentes. Les uns font dans la peinture, les autres dans un mélange de peinture et de sculpture et dans le dessin. Cependant, dans les œuvres accrochés sur les cimaises du Club « Clos Normand » niché en bordure de l’Avenue Cheikh Anta Diop en face de l’église Saint Dominique, on perçoit ce souci commun à chacun des exposants de rester dans le thème de l’exposition « Rouge Karma ». Le karma qui peut se définir ici comme « une connexion, une communion, une énergie dynamique, une complémentarité aléatoire ». Pour cette Biennale, le Club « Clos Normand » a vu les choses en grand. « Depuis 2012, nous participons régulièrement à la Biennale. Mais c’est la première fois que nous le faisons avec une ampleur. Cette année, on a voulu proposer un autre concept. C’est pourquoi on a invité six artistes et créé cette scénographie pour justement que les gens se sentent connectés. Le thème de la Biennale étant « L’heure rouge », on a essayé de rester dans le thème en faisant en sorte que les artistes soient eux-mêmes connectés », explique Isabelle Dussauçoy, présidente du « Clos Normand ». C’est une association à but non lucratif, apolitique créée en 1962 qui a pour marraine la toute Première Dame du Sénégal, Collette Senghor, dont une photo, accompagnée de son époux, le président Léopold Sédar Senghor, décore un coin des lieux.

C’est donc au total, une quarantaine de toiles des artistes Manel Ndoye, Epon Essobi, Didier Payerne, Komla Eza, Haby Diallo et Baptiste Gerbier qui peuvent être contemplés et admirés dans ce Club rénové qui a retrouvé de la vie après quelques années de léthargie. Les tableaux du jeune Manel Ndiaye, promotion 2010 de l’Ecole des Beaux-Arts de Dakar célèbre les costumes et les accessoires du Ndawrabine, cette célèbre chorégraphie Lébou que déclament les femmes à l’occasion de certaines cérémonies d’importance.

Des tableaux tout en rythme et en musique. Epon Ossebi, lui, dans ses toiles, met en évidence l’empreinte que le temps qui passe laisse sur toute chose. En effet, le temps qui passe inexorable, marque toute chose de son empreinte et laisse des stigmates dont la matière ne peut se défaire. Comme l’artiste congolais, Baptiste Gerbier, dans la série « Walls-Posters », s’intéresse au temps qui passe. Mais lui cherche à le restituer. Pour cela, il travaille exclusivement sur carton. Le carton lui permet d’inscrire cette durée dans une matière et de faire naître un relief, comme s’il sculptait.

«L’heure rouge»
Actualité oblige avec le phénomène de l’immigration clandestine, les œuvres de Komla Eza « Cartographie d’un naufrage » retracent l’histoire de la dure réalité des traversées, des déportées ainsi que le rôle joué par le sel de mer dans l’accomplissement de nombreux systèmes d’échange entre les peuples à travers des traversées dans de long périples d’odyssée. Loin des dangers d’une traversée périlleuse, les toiles de Haby Diallo sont une invite à la sérénité, au voyage un esprit à la fois apaisé et bouillonnant.

De tous, Didier Payerne est peut-être celui qui a le plus réussi à concilier et le sujet de la Biennale, « L’heure rouge », et le sujet de cette exposition, « Rouge Karma ». Ses tableaux ont tous cette particularité d’avoir, en toile de fond, la couleur rouge. En effet, pour lui, « L’heure rouge » évoque cet instant bien précis qui succède immédiatement à la prise de décision alors que toute idée de retour en arrière est exclue. C’est le premier pas dans le vide avant de prendre son envol, c’est l’arrachement à un état sécurisé et stable. « Quand on doit mettre en application une décision importante, il y a toujours une incertitude, une inconnue. C’est un moment de pression et de tension », dit-il.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

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