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Exposition «Off» au centre daniel brottier : Un «Carrefour» sur l’art photographique

12 Mai 2018
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Mélange de beauté et de splendeur, d’amour et d’humanité. L’exposition « Carrefour » est une charge d’émotion, une synthèse d’état d’âme célébrant la créativité contemporaine au Centre culturel Daniel Brottier de Dakar. Au total, c’est plus d’une cinquantaine de photographes et d’artistes qui offrent aux visiteurs le plaisir de découvrir  l’art de la photographie et du dessin dans toute sa fraîcheur. Dans la catégorie photographique, Matar Ndour explore l’intimité des minorités ethniques du Sénégal, en mettant l’accent sur cérémonies initiatiques avec des clichés sur la « Sortie de bois sacré » à Sigonar dans le royaume d’Oussouye et la « Rentrée de bois sacré » à Boukou Diatoc. Ousmane Ndiaye Dago immortalise la beauté féminine à travers son concept « Femme de terre ». L’artiste sublime le corps d’une jeune fille à la silhouette raffinée. A côté, le photographe Mamadou Gomis à l’aide de sa série « Snapchat reflection » partage sa représentation africaine de l’Europe. Ses photographies illuminées d’un beau jeu de lumière font le récit de 7 villes européennes dont Las Palmas, Barcelone, Berlin et  Amsterdam. Reflet de rues, de femmes, Gomis fige un monde en mouvement, des « visages lisses et glacés ». Il s’agit d’un travail sur la publicité européenne, cumulant présent et passé. Depuis cinq ans, l’artiste travaille dans ce projet d’édition avec l’écrivaine Ken Bugul. Très attentive à la situation des personnes âgées, la photographe Frédérique Binet partage ses clichés pris à Rufisque et à Saint-Louis. Ses photographies sous le titre de « Dignités » évoquent la précarité de cette catégorie de gens qui malgré leur âge et l’adversité quotidienne continuent de vivre dans la rue. Leur travail tournant principalement autour du commerce leur permet de survivre dans l’honneur et la dignité. Sa photographie épouse une démarche humaniste vantant la générosité sénégalaise.

Pour sa part, Nathalie Guironnet explore l’architecture coloniale avec 5 photos sur trois sites différents (Gorée, Lycée Lamine Guèye et Rufisque). Avec un focus sur certains détails (balcon, plafond, passerelle), ce travail sensibilise sur la préservation du patrimoine historique. L’artiste reste soucieuse de la conservation de ces lieux de mémoire.

Ce travail de préservation de la mémoire collective semble aussi préoccuper le photographe Assane Sow. Ce dernier a choisi d’immortaliser le bois sacré de Ndalan. A l’aide de son objectif, Assane a voulu scruter le rapport sacro-saint qui unit les populations de cette localité du département de Thiès à cette croyance populaire séculaire.  « Ce rituel, obligatoire aussi bien pour les vieux, les femmes que pour les moins jeunes, apporte un charme supplémentaire à cet événement culturel de très grande importance chez les Sérères », soutient-il. Pour une première expérience dans une exposition professionnelle, la photographe ivoirienne Aurelie Tiffy a fait parler son talent dans un noir-blanc vantant sa fierté d’être africaine. Une photographie mettant en exergue les vieux et les enfants pour traduire cette joie de vivre qui est le propre de l’Africain en dépit des difficultés quotidiennes.

L’exposition « Carrefour », c’est aussi le dessin de l’Algérien Kamel Yahiaoui. En décidant de s’intéresser aux empreintes de l’homme, à travers la thématique du marcheur, l’artiste se lance dans une quête permanente de l’identité africaine. « L’homme manuscrit » est à la recherche de son identité africaine confisquée. Sa démarche présentée sous forme d’une photo d’identité de plusieurs visages anonymes est un travail de mémoire à l’égard de tous les déportés de l’Afrique.

Ibrahima BA

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