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Marouf, Rappeur : Poète de son art

05 Mai 2018
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Le rappeur Marouf « Dieuf dou wax », Mamadou Diallo à l’état civil, vient de sortir un single titré « Femme d’Afrique ». C’est en prélude à son premier album « Made in Sénégal » dont la sortie est prévue, en 2018. Ce morceau, ode à la femme, met en lumière un grand talent artistique d’une certaine fraîcheur.

Marouf est de ceux que la passion mène vers les berges des rencontres espérées. Elle le guide, le stimule et lui donne cette sensation profonde d’accomplir un devoir dont il ne peut se dispenser. Quand, vers la fin des années 1990, le foisonnement de groupes de rap aiguillonne les adolescents, le jeune Mamadou Diallo, issu d’une réputée famille religieuse de Bignona, sa terre de naissance, s’est donné un rendez-vous avec la musique. Les flows de Didier Awadi, Daddy Bibson et Ndongo-D qu’il se plaisait à débiter lors des « foureuls » de son quartier l’excitent davantage. « J’étais particulièrement fasciné par ces aînés. Dakar, où je passais mes vacances, se souvient-il, était comme un terreau où je me régénérais avant de repartir à Bignona particulièrement enthousiaste » ; ardeur qu’il partage avec les amis de son terroir où il se fait une petite notoriété au grand dam de son grand-père, imam d’une mosquée, qui ne voulait que rien ne compromette les études du bon potache. Pourtant, le rap ne le distrait point à l’école malgré la flamme intérieure qui l’habite.

En 1996, l’entreprenant bonhomme crée, avec quelques « impertinents garçons », pour faire référence aux quolibets de l’époque, son premier groupe de rap, « Boul Xaddi ». Ce qui fait de l’ancien élève de l’Ecole Etoba, un des pionniers du mouvement hip hop dans cette partie de la Basse Casamance. Cette formation fait long feu. Il en forme une autre, en 1999, avec une bande de copains, le New king of Rap in Bignona (Nkrb). Après l’obtention du baccalauréat, en 2004, Marouf est orienté au département de Français de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Ici, les possibilités s’élargissent. Le dynamique Casamançais se pose au quartier Grand Yoff où, avec des étudiants habités par la même passion, il crée le groupe « Dieuf dou wax » qui a rencontré bien des fortunes. Il remporte le Prix du meilleur groupe de rap de Grand Yoff. Il est aussi désigné meilleur groupe de hip hop urbain choisi pour représenter le Sénégal en Guinée Bissau.

Pour des convenances et orientations personnelles, certains membres de « Dieux dou wax » se frayent une autre voie. L’ancien animateur de la radio Ndef leng Fm de Dakar se décide alors à poursuivre seul le rêve dans la foi en son art et en son génie. Un single, « Femme d’Afrique », qu’il vient de sortir, est le fruit de son abnégation. « Dans cet avant-goût, je rends hommage à la femme africaine pour ce qu’elle représente, pour sa contribution essentielle dans notre récit commun, pour avoir mis au monde des hommes que la littérature nationale célèbre », confie-t-il, le ton serein, les yeux remplis de fierté. Ce morceau peint la brave femme de « Kalahari au Sahara, de l’empire Zulu au royaume de Soundiata » avec des lyrics d’inspiration poétique déclamés dans des langues d’ici et d’ailleurs. C’est d’ailleurs l’une des particularités de Marouf. Sa musique est plurielle parce qu’il est le produit de plusieurs cultures.

« FEMME D’AFRIQUE »
« Femme d’Afrique » n’est que le « héraut » de mélodies rafraîchissantes à venir, son premier album, « Made in Sénégal », qui devrait sortir cette année. « J’y affirme mon identité parce qu’il me paraît essentiel de la décliner en tant qu’Africain et Sénégalais porteur d’un rêve et vivant avec ses appréhensions. Je fais une musique adossée à nos rythmes sans refuser toutefois d’en emprunter », promet-il. Le Jambadong, sonorité de son royaume d’insouciance, y résonne. Ses connaissances musicales acquises grâce à ses diverses formations dans les métiers de la musique constituent, dans ce sens, un atout considérable.

Le fondateur de Pro Events Business, une structure de communication et d’événementiel productrice de son prochain album, est un homme entreprenant guidé par son altruisme. Il prévoit de lancer deux festivals. Le premier, le Festival international des musiques urbaines de la Francophonie organisé à Dakar, et le second, Casamance musique urbaine, abrité par Bignona, promeuvent la culture et les valeurs de civisme. Ses prouesses sont en cours.


Par Alassane Aliou MBAYE

 

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