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Exposition : «la vertu du partage» Mame Gallo Bopp sculpte ses convictions

17 Mai 2018
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L’Ecole Gaïndé Fatma de Pikine accueille, jusqu’au 2 juin, l’exposition de l’artiste, plasticien et sculpteur Mame Gallo Bopp. Intitulée « La vertu du partage », cette exposition est organisée dans le cadre de la programmation « Off » de la 13ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar.

Produit de l’Ecole des Beaux-arts de Dakar, Mame Gallo Bopp excelle, depuis plusieurs années, dans la sculpture sur bois et en fer. Cette démarche artistique aussi singulière que méticuleuse lui permet de mieux traduire son ressenti à travers un mélange de matières et d’objets récupérés qui donnent du relief à ses créations. Le noir, sa couleur de prédilection, évoque des images, une histoire, des faits de société, de pratiques dont l’humanité est parfois peu fière. Mame Gallo est un artiste engagé jusqu’au seuil de l’âme. C’est d’ailleurs cet engagement qu’il cherche à traduire dans la plupart de ses œuvres, en faisant figure d’un militantisme et d’une conviction profonde.

Par exemple, l’œuvre « Homme noir » sculptée sur du bois est un bel hommage aux anciens combattants qui ont donné leur vie pour la libération de la France et qui, malheureusement, n’ont jamais eu une récompense à la hauteur de leur mission. Dans cette représentation tout en noir, l’artiste fait aussi un clin d’œil à Nelson Mandela, père de la nation arc-en-ciel dont le combat a servi de leçon à l’humanité. D’autres thématiques comme « Après-Guerre », « Le jugement dernier » ou « La clé du monde » traduisent à peu près les mêmes préoccupations : justice et vérité. Gallo rêve d’un monde à lui où la justice n’est pas docile et domestiquée, la pauvreté accentuée et l’honneur dénudé. Son travail est un cri de cœur, un message alarmiste appelant chacun à ses responsabilités.

Artiste, il voit la société avec l’œil de la sagesse et donne, dans certains de ses tableaux, des débuts de solutions face à certains fléaux à l’image de la prostitution urbaine. « Femme désespérée » aborde la question de l’honneur de la femme. Une dignité parfois abrégée du fait des difficultés économiques qui hantent le quotidien de nos concitoyens. L’exposition « Off » qu’il présente jusqu’au 2 juin, dans le cadre de la 13ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar, au Centre de formation artisanal (Cfa) et à Pikine, c’est aussi cette grande sculpture sous forme de fauteuil. Intitulé « Birima Ngoné Latyr Fall », elle est constituée principalement de bois cramé soutenu par du fer. Cette sculpture sur laquelle est gravée la tête d’un homme soulevant la main en guise de victoire et avec un lion donnant l’impression de rugir, est une synthèse, voire un récit d’une partie de l’histoire coloniale du Sénégal. Mais celle de tous les peuples noirs qui ont eu à s’émanciper et à s’extirper du joug des tutelles coloniales.

Mame Gallo Bopp a décidé de transférer une partie de son exposition de Delafosse à Pikine (Ecole Gaïndé Fatma) pour davantage populariser son travail. Il s’agit aussi, selon lui, d’impliquer les populations de cette partie de la banlieue dans le Dak’Art et montrer que Pikine regorge d’artistes qui peuvent prendre part à la Biennale.

Directeur de l’Ecole des arts dynamiques de Pikine, Mame Gallo Bopp totalise une quarantaine d’expositions dans sa carrière. Aujourd’hui, il assure la formation de centaines de jeunes dans le domaine des arts, de la menuiserie, de la décoration et de la couture dans la banlieue dakaroise (Pikine et Malika). « De 1994 à maintenant, j’ai formé 633 élèves. La formation est gratuite et concerne des jeunes issus de toutes les couches sociales », explique-t-il. Son exposition « La vertu du partage », ouverte du 3 mai au 2 juin, marque, selon ses propres mots, son « retour en force » à la biennale après sa sélection au symposium international du Dak’Art 2014.

Ibrahima BA

 

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