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Exposition à la Villa Ciring Cissé : Soly Cissé dans une « Curiosité » ambiante

18 Mai 2018
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Exposition à la Villa Ciring Cissé : Soly Cissé dans une « Curiosité » ambiante Crédit photo : Pape Seydi Samba / © Le Soleil

La Villa Ciring Cissé sise aux Almadies, en face du 2 K Plaza, accueille jusqu’au 20 mai, l’exposition d’œuvres de l’artiste plasticien Soly Cissé sous le thème : « Curiosité ».

La « Curiosité » habite Soly Cissé. Elle est ambiante. Cette tendance à apprendre, à connaître des choses nouvelles ou cachées constitue le fil conducteur de l’exposition individuelle de l’artiste plasticien. Ses œuvres sont à voir jusqu’au 20 mai à la Villa Ciring Cissé sise aux Almadies, en face du 2 K Plaza, dans le sillage de la 13e Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Dak’Art 2018).

Soly Cissé est un artiste plasticien qui ne croit pas à l’inspiration. Son credo, c’est la recherche, la curiosité. « Dans mes œuvres, j’aime cette subtilité avec des choses cachées, à décoder, imaginer, penser », explique S. Cissé. Il se plaît à ce jeu entre le public et lui.

La tonalité de l’exposition est donnée à l’entrée de la Villa peinte en blanc. Deux sculptures dans une belle patine, sous des traits d’animaux, se dressent fièrement devant la porte. Elles veillent à la quiétude des lieux. Quelques cris d’oiseaux viennent perturber cette atmosphère apaisante. Elle est propice à la contemplation, à la lecture des créations de Soly Cissé.

La scénographie de l’exposition « Curiosité » se déploie sur deux niveaux. Au rez-de-chaussée, une farandole de couleurs, de formes qui titillent les pupilles du visiteur. Les teintes sont chaudes : rouge, jaune, bleu. Elles donnent du relief à des expressions comme la peinture, le collage, le dessin. Par endroits, l’ordre et le désordre se côtoient dans une belle alchimie. Sur d’autres supports, notamment au premier étage, ce coup de crayon, ce coup de pinceau explorent des univers singuliers.

Dans son analyse, le critique d’art, Massamba Mbaye présente Soly Cissé comme le glouton de travail qui amalgame la matière avant de la faire exploser sur support. Au regard de M. Mbaye, si son bestiaire est récurrent, c’est bien parce qu’il se refuse formellement de voir le monde, plutôt avec son côté obscur. « Que l’on ne s’y trompe pas, tout ce qu’il dit de la bête, parfois immonde, est humain !, lance le critique d’art. C’est pourquoi ses reptiles, ses canidés nous surprennent toujours par l’acuité de leur regard et leur intrigante posture ». Des regards, des visages en disent long sur la psychologie des personnages. Dans son écriture picturale, S. Cissé s’emploie à une mise en scène avec des jeux d’acteurs. L’artiste plasticien se définit comme « libre dans la manière de penser, de faire ».

Renouvellement
Les mutations, les affirmations hybrides qui renvoient à la double personnalité de nos humanités sont au cœur du projet artistique de Soly Cissé. Comme au théâtre forum, « le public doit interagir dans le travail de l’artiste. Il doit participer à l’évolution du processus de création », opine le plasticien estimant que le public peut être un bon juge. « Le public complète l’artiste. Il apporte sa contribution. C’est à partir de ce regard que nous essayons d’ajuster, de rectifier les choses que nous mettons en place », relève Soly Cissé. Pour lui, le créateur doit être préoccupé par la recherche. Il doit beaucoup travailler, se renouveler. Sur ce point, le regard de Massamba Mbaye est très précis. « Soly Cissé a commencé à superposer ses œuvres pour n’en faire qu’une par le simple fait du hasard du rangement des toiles dans son atelier. Ce constat fortuit a été un déclic pour une présentation plastique consubstantielle à une élaboration esthétique ». Cette approche transparaît dans la série « Curiosité ».

Des tableaux sont superposés les uns les autres, laissant une grande part d’énigme, d’imagination sur la composition de l’œuvre qui se situe en dessous de l’autre. Le critique d’art, M. Mbaye juge qu’une œuvre n’est jamais terminée. « L’artiste atteint un seuil d’équilibre ou de déséquilibre qu’il valide avec une signature mais, par sa force de suggestion, la toile est de l’ordre de l’infini », argue-t-il, ajoutant : « C’est par l’imagination qu’elle se libère et donne sens ou à sentir ». L’exposition « Curiosité » est à voir jusqu’au 20 mai à la Villa Ciring Cissé sise aux Almadies, en face du 2 K Plaza.

E. Massiga FAYE

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