banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Musée Boribana : «Exposition spéciale» autour de la langue coréenne

23 Mai 2018
978 times

Intitulée « Les autres langues », l’exposition a vu la participation de 13 artistes coréens, du Group oMo d’Allemagne et de trois artistes africains dont le Sénégalais Hamedine Kane, le Camerounais Max Mbakop et l’Egyptienne Jihan El Tahri. L’exposition se poursuit jusqu’au 2 juin dans le cadre des « Off » de la biennale Dak’Art 2018.

La Corée n’est pas en reste pour cette 13ème édition de la biennale Dak’Art 2018. En effet, une exposition spéciale est dédiée aux artistes coréens, du 07 mai au 02 juin 2018, au Musée Boribana, sis à Yoff. A cette exposition « Off » intitulée « Les autres langues », ont pris part une dizaine d’artistes coréens, trois artistes africains (Hamedine Kane, Max Mbakop, Jihan El Tahri) et allemands (group oMo). Co-organisée par l’Ambassade du Sénégal en Corée et la Korea Foundation, l’exposition a pour but d’injecter un nouvel élan à des échanges à caractère artistique et culturel avec les artistes coréens et de diffuser la culture coréenne sous forme d’exposition d’art contemporain avec le thème : hangeul, écriture des caractères coréens à la fois artistiques et hautement scientifiques.

« Le thème appelle à la compréhension et à l’intérêt pour les autres langues de la part des pays africains dont le Sénégal », a renseigné le directeur artistique Sung Ho Kim. A l’en croire, à travers cette exposition, ils convoquent l’usage pragmatique des « autres langues » de même que la langue coréenne « hangeul » et son usage postcolonial, « de la même manière dont le siècle où nous vivons convoque « L’heure rouge » et « Une nouvelle humanité ». Se référant au thème de l’exposition, les artistes coréens font découvrir de sublimes et merveilleuses œuvres avec une prédominance pour les installations visibles présentement au Musée Boribana jusqu’au 2 juin. C’est le cas de l’artiste coréen Jae ok Lee. A travers l’œuvre présentée, il fait une réinterprétation picturale du style d’écriture du hangeul. Avec Jung Hee Sohn et Tal Lee, on a droit à des installations artistiques représentant consonnes et voyelles du hangeul et narrations légendaires en plus d’une installation des sculptures céramiques. Pour sa part, Tal Lee a présenté un travail d’installation qui fait front à l’idéologie de l’extermination de langues à l’ère de l’impérialisme culturel, exprimé dans un langage de l’art/art cinétique. Toujours dans les installations, l’artiste coréen Bo Seong Kim laisse découvrir au milieu de la cours du Musée Boribana, une structure géante de couleur orange, gonflable en forme de tétrapode inspirée d’un caractère du hangeul siot (ㅅ). Cette installation attire l’attention des visiteurs dès l’entrée du Musée. Les artistes invités de cette exposition spéciale de la Corée n’ont pas été en reste. Ils ont fait preuve de beaucoup de créativité dans la réalisation de leurs œuvres, se rapportant toujours à ce thème de langue.

C’est le cas de l’artiste égyptienne Jihan El Tahri. Elle a présenté un tableau sur lequel figurent deux poignées, de Black power, enchaînés où le dessin est fait en calligraphie arabe. D’après Jihan El Tahri, dans cette œuvre, elle a travaillé avec trois formes d’écriture calligraphique et en dessous du tableau, elle y a inscrit une phrase d’un poète égyptien mort en 1937.

Raffermir les liens
« Cette phrase essaie de dire que si la langue d’un peuple est humiliée, le peuple lui-même est humilié. Le colonialisme a condamné les langues des colonisés à trois condamnations. La première est que leurs langues soient emprisonnées dans sa langue, la deuxième que leur passé soit condamné à être oublié et effacé et que leur avenir restera pour toujours enchaîné dans la vision de colons », a expliqué Jihan El Tahri. Dans le même sillage, le

Camerounais Max Mbakop parle des muselés à travers la représentation d’une série de 09 photos, la dictature psychologique, morale et physique subie au quotidien par les individus. « Les muselés » est une installation photo de 9 portraits de personnes qui s’expriment mais sont bloquées par une main.

Venue visiter l’exposition, la coordinatrice du Programme des volontaires coréens, Su Young Mun, s’est dite ravie de visiter l’exposition. « Je trouve l’exposition intéressante et très attractive.

Elle traduit bien la culture coréenne et est un moyen de raffermir les liens entre les deux pays », a-telle indiqué.

Les commissaires de l’exposition spéciale Corée, Kim Han Byul, et Idrissa Diallo se disent satisfaits du travail réalisé par les artistes.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Last modified on jeudi, 24 mai 2018 04:15
Rate this item
(0 votes)


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.