banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Exposition « Ndajé Art, Design » : Mady Sima et Mapathé Diallo donnent une nouvelle vie au papier

25 Mai 2018
1065 times

Le Showroom « Falia » sur la route de Yoff accueille la deuxième édition de l’exposition « Ndajé Art, Design », dans le cadre de la 13ème biennale Dak’Art. Après la thématique de l’Education en 2016, celle de l’Environnement est à l’affiche cette année, à travers les tableaux des artistes Mady Sima et Mapathé Diallo.

L’un est un artiste visuel dont les œuvres s’inspirent de l’univers mental et du comportement ingénu de l’enfant. L’autre est un artiste plasticien qui a fait des codes-barres son matériau de prédilection pour exprimer son sentiment, sa vision du monde et de la société. Le temps d’une exposition au Showroom Falia situé sur la route de Yoff, Mady Sima et Mapathé Diallo ont conjugué leur talent pour le mettre au service d’une thématique qui est d’un enjeu universel : l’Environnement.

Après l’Education lors de la dernière Biennale, la deuxième édition du « Ndajé Art, Design » met le focus sur la problématique de l’environnement et du recyclage des déchets dans nos sociétés modernes de grande consommation. Dans cette exposition dont le vernissage s’est déroulé mardi dernier, un déchet est particulièrement à l’affiche, au propre comme au figuré : le papier. Issu de l’abattage des arbres, donc d’une agression de l’homme sur la nature, le papier devient un document support porteur de connaissances, de mémoires, d’identités, d’émotions, de valeurs.

Mais une fois arrivé en fin de vie, le papier, lui-même fruit d’une agression sur la nature, redevient souvent, quand on le jette, un élément agresseur de l’environnement dont il était issu.

Sur les murs du Showroom « Falia » donc, le papier devenu encombrant reprend vie et se réinvente à travers une vingtaine de tableaux. Sur l’une de ces toiles intitulée « Gribouillage », une superposition de tissus de récupération en patchwork et de collage de papiers. Sur la surface du tableau, toute la spontanéité et l’innocence de l’enfance s’expriment, le tout restitué dans une ambiance où le gai et les couleurs sont omniprésents. Ce qui rappelle le monde si féerique des tout-petits. « L’image mentale de l’enfant et son comportement sur support occupent une place de choix dans mon travail. J’en fais ma source d’inspiration. L’enfant ne se soucie pas des normes établies par les artistes professionnels ou professeurs. Il a cette liberté totale, cette énergie positive, spontanée qui lui permet de transcender et d’escalader les façades en dessinant », explique ce natif de la Médina, par ailleurs Professeur d’Education artistique plastique.

« Nature agressée »
Sur l’autre pan du mur, les tableaux de Mapathé Diallo. Vivantes, expressives, avec en toile de fond toujours l’expression des codes-barres, ces œuvres mettent l’homme devant ses responsabilités face à la dégradation de l’environnement et alertent sur les effets néfastes de ses actions sur la nature. « C’est la nature agressée qui a donné le papier, ensuite ce même papier, une fois en fin de vie, est jeté et dégrade à son tour la nature. Je n’utilise pas seulement ce matériau pour exprimer mon art, je l’utilise pour sensibiliser, pour expliquer aux gens l’effet néfaste des actions de l’homme sur la nature », dit-il.

Au-delà de l’environnement, en choisissant les codes-barres comme matériau d’expression, Mapathé Diallo opte ainsi de s’intéresser à la question de l’identité dans notre société en perte de repères et de valeurs.

« Les codes-barres allient les traits et les chiffres. Du fait de la globalisation, les gens ont un problème d’identification. De plus en plus, l’homme a du mal à s’identifier à quelque chose, à quelqu’un, à une culture. On voit un jeune qui s’identifie à un artiste américain alors que leurs réalités sont diamétralement opposées », souligne l’artiste plasticien.

Mais l’exposition ne s’arrête pas à ces murs, elle se poursuit au fond du Showroom dans un décorum situé au sous-sol. Ici, c’est une installation, une mise en scène sur le thème. Le sol est jonché de détritus de papiers. Accrochés à des rideaux blancs immaculés, des tableaux, sous une lumière tamisée, rappellent que le papier peut se réinventer.

Elhadji Ibrahima THIAM

Rate this item
(0 votes)


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.