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Célébration de la Journée des Casques bleus : La contribution du Sénégal magnifiée

30 Mai 2018
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À l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré, hier, la Journée internationale des Casques bleus. Une salle « Capitaine Mbaye Diagne » a été inaugurée, à cette occasion, au Musée des forces armées pour, à la fois, magnifier le courage de cet officier et apprécier à sa juste valeur la contribution du Sénégal aux opérations de maintien de la paix dans le monde. 

Le 29 mai 1948, le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies autorisait la première opération de maintien de la paix pour la surveillance de la trêve au Moyen-Orient. Cette date a été choisie pour « honorer » le travail que font les casques bleus dans les différents théâtres de conflits, explique Damian Cardona, directeur du Centre d’information des Nations unies (Cinu) pour l’Afrique de l’Ouest. Pour la célébration de cette année, le Cinu, en collaboration avec le Musée des forces armées, a inauguré le vernissage d’une exposition qui explique le rôle des missions de maintien de la paix, la réalité des missions en Afrique et la contribution du Sénégal.

Une manière de saluer le rôle pionnier du Sénégal dans ce domaine. En effet, avec 3. 219 militaires et gendarmes déployés un peu partout dans le monde, le Sénégal est actuellement douzième sur les 123 pays contributeurs de troupes des Nations unies, et le premier contributeur de gendarmes et policiers. Depuis 1960, et l’envoi d’un premier contingent de 600 casques bleus au Congo, à aujourd’hui, ce sont environ 50.000 militaires, policiers et gendarmes sénégalais qui ont pris part à des missions de maintien de la paix. Cette détermination du Sénégal à contribuer au maintien de la paix se traduit également par le déploiement de moyens « modernes » comme les hélicoptères d’attaque et d’équipements à « haute valeur ajoutée » tels que les hôpitaux de campagne pour la bonne exécution des différentes missions, explique le général de brigade et chef d’Etat-major de l’armée de terre, Cheikh Wade.

Des missions plus « complexes »
Conformément aux résolutions 1325 et 1889 du Conseil de sécurité, ce dernier annonce que davantage de personnels féminins seront déployés dans les opérations de maintien de la paix.

Selon Damian Cardona, en dépit des « échecs et des problèmes énormes » notés dans certains cas (comme au Rwanda), que même l’Onu a reconnus, les missions de maintien de la paix continuent d’être « un outil important » pour la politique internationale. Et, pour le moment, rien ne remplace le grand travail qu’effectuent les plus de 100.000 hommes et femmes actuellement déployés dans les quatorze missions de maintien de la paix dans le monde.

Pour preuve, il cite des missions qui ont « énormément réussi » comme celle de la Namibie, du Mozambique et du Libéria, qui vient de fermer il y a juste deux mois, après deux passions de pouvoir réussies dans ce pays. Contrairement aux premières missions, dans les années 1960, avec des conflits mettant aux prises une armée régulière et une guérilla, les missions actuelles sont « énormément complexes ».

Ce sont des missions qui s’occupent de l’Etat de droit, de l’administration de justice, de la formation des nouveaux corps de police, qui aident à l’organisation d’élections, etc. Sans compter le fait que depuis quelques années, il y a une nouvelle forme de menace asymétrique (le terrorisme) dont un pays comme le Mali souffre beaucoup ».

Seydou KA

MÉDAILLE DAG HAMMARSKJÖLD : 4 « JAMBAAR » SÉNÉGALAIS DÉCORÉS À TITRE POSTHUME
Medaille D HammarskjoldL’engagement du Sénégal pour les missions de maintien de la paix dans le monde ne se fait pas sans risques. Le pays a payé un lourd tribut avec, à ce jour, 79 soldats et gendarmes qui ont sacrifié leur vie pour la cause de la paix et de la sécurité dans le monde, note le chef d’Etat-major de l’armée de terre, Cheikh Wade.

Pour saluer ce sacrifice, le Secrétaire général des Nations unies a décidé de décerner, cette année, la médaille Dag Hammarskjöld, du nom du second Secrétaire général des Nations unies, à titre posthume, au sergent-chef Abdoulaye Tamba, aux sergents Henri Dione, Macodé Guèye et au gendarme Waly Marone tombés, en 2017, au Darfour, au Mali et en Centrafrique. Les médailles seront remises à leurs familles, au siège des Nations à New York, en présence de l’ambassadeur du Sénégal à l’Onu, annonce M. Cardona.

S. KA

MUSEE DES FORCES ARMEES : UNE SALLE « CAPITAINE MBAYE DIAGNE » INAUGURÉE
« Homme d’honneur et de serment, qui ne recule ni devant la salve nourrie, ni devant le lion rouge subi ; homme fermement accroché aux vertus cardinales qui se fait pilier superbe, rempart magnifique quand tout tremble et s’écroule alentour ; ma passion c’est l’honneur, ma qualité c’est le courage et ma devise vaincre loyalement ou mourir dignement pour laisser un bon nom à la postérité ». À l’image du colonel Mandickou Guèye (8e promotion), tous les sortants de l’École nationale des officiers d’active (Enoa) ont en mémoire cette réplique de Niokhor, un personnage d’une pièce de théâtre intitulée « La bataille de Paoskoto », qu’ils apprennent par cœur. Issu de la 12e promotion de cette prestigieuse école, Mbaye Diagne a incarné ces valeurs jusqu’au bout.

Des qualités « intrinsèques de jambaar » qui ont justifié l’instauration d’une médaille « Capitaine Mbaye Diagne », en 2014, par le Conseil de sécurité de l’Onu. « C’est une distinction extrêmement rare, parce que jusqu’à présent, à l’exception de Mbaye Diagne, aucun autre casque bleu ne l’a obtenue », explique le colonel Jean Paul Ntap, directeur des Archives et du Patrimoine historique des Forces armées. Pour perpétuer la mémoire de ce « digne fils du Sénégal », l’armée vient d’inaugurer une salle à son nom au Musée des forces armées.

S. KA

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