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Dak’Art « off » à Saly : Le musée Khelcom expose le sous-verre «De père en fils»

01 Jui 2018
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Pour une troisième édition consécutive, le musée Khelcom de Saly participe à la Biennale de l’art africain avec une exposition « Off ». La galerie de Mourtala Mbacké Diop, pour l’occasion, accroche les œuvres des artistes Mbida Fall, Djiby Ndiaye, Gora Mbengue, ainsi que ceux de leurs héritiers, dans une exposition dénommée « De père en fils ».

A l’entrée de la station balnéaire de Saly Portudal, le Musée Khelcom capte l’attention avec son architecture originale. Derrière les murs de l’enceinte, se déroule une exposition dans le cadre de la biennale Dak’Art 2018. Elle met en exergue des familles d’artistes, à savoir celles de Mbida Fall, Djiby Ndiaye, Gora Mbengue et leurs fils. Le Musée Khelcom veut ainsi jouer sa partition dans cette 13ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain. Une trouvaille du directeur de l’établissement, Mourtala Mbacké Diop qui, à travers les enfants des artistes aujourd’hui disparus, veut magnifier le legs d’amis dont il est fasciné par les œuvres.

Dénommée « De père à fils », l’exposition montre la créativité de ces générations d’artistes qui ont marqué leur temps, et dont les enfants essaient de perpétuer l’œuvre. A travers plusieurs tableaux et figures, la créativité a trouvé son cadre d’expression dans cet établissement dont le bâtiment principal de deux niveaux réserve le rez-de-chaussée à l’exposition.

La productivité est magnifiée à travers l’exposé de ces œuvres. A base d’objets de récupération, les œuvres présentées traitent de scènes de la vie quotidienne sénégalaise et africaine mais également de l’imaginaire des auteurs. Par exemple, sur ce tableau, on voit un camion rempli de sacs d’arachide qui débordent ; une scène représentée en peinture huile et en fer. Des figurines en acrylique sur carton et des fresques dont le secret de l’interprétation revient à l’artiste, le répertoire est riche et varié.

En l’absence des artistes, c’est le galeriste qui fait office de guide. Tantôt pour magnifier le travail remarquable des auteurs, tantôt pour saluer le parcours qui a conduit des enfants à suivre les pas de leurs parents. Des paters aujourd’hui disparus dont les fils perpétuent le travers à travers leurs pinceaux. Ce qui a motivé le thème de l’exposition, selon M. Diop.  « A sa disparition, Gora Mbengue avait presque 80 ans et ses œuvres étaient faites, pour l’essentiel, sous-verre. Ses œuvres étaient également d’une spiritualité inspirée de Serigne Touba, de Seydi El Hadj Malick ainsi que de tout ce qui lui traversait l’esprit. Djiby Ndiaye était un ami et a produit de belles pièces. Je ne connais personnellement pas Mbida Fall, mais j’apprécie beaucoup son travail », a-t-il souligné. Ajoutant que « leurs enfants essaient de suivre leurs pas et font un travail exceptionnel. Pour Mbida Junior, il peint sur plexiglass. Ce que personne n’a jamais imaginé », s’est-t-il félicité.

Exposition à Milan

Des efforts des fils de ces peintres, que Mourtala Diop compte bien appuyer et dont il participe déjà à la promotion. Car avant cette initiative, il a entrepris de les amener à l’extérieur dans le cadre d’autres expositions. « J’ai demandé aux jeunes artistes de venir exposer leurs œuvres dans mon établissement. Je les ai d’abord appuyés pour exposer leurs créations à Milan, en Italie, où cette exposition se poursuit encore pour deux ou trois prochaines semaines ». Mourtala Diop a souligné que le travail est très apprécié par l’adjoint au maire de la ville de Milan qui veut ainsi s’en inspirer pour mettre en place un musée privé d’art africain qui n’existe pas encore là-bas. « On y travaille et on espère que cela se produira bientôt », confie le propriétaire du musée Khelcom de Saly.

Aujourd’hui, si le rez-de-chaussée du musée reçoit l’exposition temporaire et quelques œuvres pérennes, le premier étage du bâtiment accueille la collection du maître des lieux. Sur divers compartiments de la vaste pièce, des statues, des masques de diverses tribus d’Afrique centrale et de l’ouest qui datent du « 16ème au 19ème siècle » ainsi que des sculptures se côtoient. Des œuvres qui témoignent de l’amour de Mourtala Mbacké Diop pour l’art dans ses différentes expressions.

Ousseynou POUYE



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