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Mouvement d’humeur à l’école nationale des arts : Les formateurs réclament toujours un statut particulier

27 Jui 2018
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Le collectif des formateurs de l’Ecole nationale des arts a tenu un point de presse à la Maison de la presse. Mercredi dernier, face aux journalistes, ils ont exposé leurs revendications qui s’articulent autour des points suivants : un statut particulier pour les professeurs d’éducation artistique et musicale titulaires, l’obtention d’une formation continue, l’augmentation du budget et la délocalisation de l’Ecole nationale des arts.

A la suite des deux mois de mouvements, les formateurs de l’Ecole nationale des arts ont exprimé les problèmes qu’ils rencontrent et ont fait le point sur la situation depuis l’entame de leurs contestations. Tous réunis, ils ont tenu un même discours, pour l’amélioration de leurs conditions de vie et du cadre de l’Ecole nationale des arts.

Faisant un diagnostic complet de ladite école, ces derniers n’envisagent, en aucun cas, abandonner  cette démarche qui, selon eux, permettrait à la fois de mieux considérer les acteurs pédagogiques mais aussi de rehausser le niveau de l’établissement.

Par ailleurs, leur priorité indiscutable sur ces revendications est le statut particulier pour les professeurs d’éducation artistique et musicale titulaires, formateurs à l’Ecole nationale des arts.
En effet, ces derniers investis de fonctions d’éducation sont répartis en cadres régis par des statuts particuliers dont ceux relevant du ministère de la Culture. Étant dispensateurs de cours dans les collègues et lycées, ils sont également détachés à l’Ecole nationale des arts où ils interviennent en art musicale et plastique. Selon la porte-parole du jour, Ndèye Codou Ndiaye, professeur d’éducation artistique plastique, ils sont impliqués dans des travaux de  formation  en plus de de leurs tâches dans leur cadre d’origine sans rémunération et parfois dans des situations précaires. En outre, elle signale que ces formateurs assurent à la fois deux tâches. Ce qui signifie qu’un formateur peut, en même temps, occuper le poste de directeur des études ou responsable dans l’administration qui vient s’ajouter à sa responsabilité d’origine. « C’est la raison pour laquelle nous trouvons qu’il urge de trouver aux professeurs d’éducation artistique et plastique un statut. En plus de ce statut, bénéficier du paiement obligatoire d’une indemnité de fonction mensualisée », a-t-elle souligné.

De surcroît, ces enseignants souhaitent  bénéficier d’une formation en continu comme tout travailleur. Ils soutiennent que dans le contexte de l’ère numérique et de l’économie créative, ils devraient bénéficier d’une bourse de formation sur les nouveaux métiers. Un plan de formation susceptible d’élargir le champ d’études des programmes dans cette école.

« Structure autonome »
Dans leur plateforme revendicative, le collectif déplore également le budget dérisoire de l’Ecole nationale des arts. Selon la porte-parole, le budget de l’école doit dépasser  11 millions de FCfa et elle ne doit plus être considérée comme un simple service, mais plutôt  comme une structure autonome.

A la suite de la proposition de l’actuel directeur, d’un budget allant au-delà de 100 millions, ces derniers sont catégoriques pour cette augmentation. Cependant, le collectif exige une délocalisation de l’Ecole nationale des arts. Selon eux, le cadre n’est pas adéquat ni adapté aux méthodes d’enseignements, surtout pour les travaux pratiques surveillés et dans la pratique des connaissances spécialisées. Ils réclament un cadre où ils auront des salles insonorisées, des salles d’expositions pour leurs réalisations artistiques et pour leurs ateliers.

Ce point de presse a également été l’occasion de rappeler aux autorités le projet de construction de l’Ecole nationale des arts et métiers de la culture. Le collectif est incertain, jusque-là, sur la localisation du site. D’après des informations envoyées au collectif, Diamniadio abritera cette dite structure qui, selon eux, est incertaine.

Baye Ndongo FALL
(stagiaire)

 

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