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Fonds de développement des cultures urbaines : 71 nouveaux projets seront financés en 2018

04 Juil 2018
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Le ministère de la Culture a procédé, hier, à la signature de conventions de financement de nouveaux projets du Fonds de développement des cultures urbaines (Fduc). Au total, 71 projets  ont été  retenus pour l’exercice 2018.

Pour accompagner le secteur des Cultures urbaines au Sénégal, le Président de la République avait pris la décision  de mettre à la disposition des acteurs de ce secteur un Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu) d’un montant global de  300 millions FCfa.  Cette  décision du Chef de l’Etat qui avait été bien accueillie par les acteurs des cultures urbaines s’est concrétisée en 2017 par la subvention de 39 projets sur 102 dossiers reçus. Pour  l’exercice  2018, 71 autres projets ont été  retenus. La  signature  symbolique de conventions de financement  de ces projets a eu lieu  hier, à la Maison de la Culture Douta Seck. Parmi les bénéficiaires, figurent le rappeur Duggy Tee qui compte œuvrer  dans le social, Malal Talla, Buzz Event, Awa Nar Fall de Maestro Rollers, entre  autres.

La signature de leurs conventions de  financement s’est déroulée en présence des acteurs culturels, des bénéficiaires, du directeur de Cabinet  du ministre de la Culture, Lamine Sarr, du directeur des Arts, Abdoulaye Coundoul, et du  coordonnateur du fonds, Oumar Sall. Ils ont saisi cette occasion pour faire le point et partager les résultats de la première année d’exercice.

Oumar Sall a indiqué que ce fonds est assez spécifique dans sa gestion, dans la mesure où les acteurs, eux-mêmes, ont proposé les membres des différents comités.  Aussi, il a  souligné que de belles réalisations ont été faites  grâce à ce fonds à Kaolack, avec l’achat de matériels de sonorisation haute-de-gamme qui permet, actuellement, à ces jeunes de créer des revenus à  Rosso, à Dakar etc. Toutefois, M. Sall a  reconnu  des insuffisances, lesquelles sont d’ordre technique et administratif. « La première difficulté identifiée est relative à l’apport du fonds après la signature des conventions de financement 2017.

La contribution du fonds n’a pas été fléchie. Mais nous travaillons, cette année, pour que les financements soient fléchis », a dit Oumar Sall. L’autre insuffisance soulevée par le coordonnateur du Fdcu est cette  difficulté  par les bénéficiaires de faire du reporting. « C’est un métier et ils ont eu beaucoup de difficulté dans ce volet, mais nous essaierons, sur l’exercice 2018, de le corriger parce que c’est cela qui nous permet de faire une évaluation concrète », a-t-il informé. Oumar Sall a aussi noté des difficultés relatives au plan du financement. A l’en croire, quelques-uns, dans leurs documents de projet, ont cité un certain nombre de partenaires. Alors qu’en réalité, au moment de l’évaluation, nous nous sommes rendu  compte qu’ils n’en avaient pas.

Gestion participative et inclusive
Outre ces difficultés, la visibilité du fonds a également posé problème. Car, a soutenu Oumar Sall, beaucoup de projets ont été exécutés mais peut-on dit que c’est grâce au fonds qu’ils ont pu les réaliser. De même, le fonds pour l’exercice 2017 a subi des ponctions du Trésor public. « Sur ce point, le ministre de la Culture s’est engagé à porter le plaidoyer qu’il porte auprès du ministère du Budget et de la Présidence, pour que ce fonds soit exempté de ces ponctions », a rassuré le coordonnateur.

Présidant le comité de gestion du Fcdu, le directeur de Cabinet du ministre de la Culture, Lamine  Sarr, a indiqué que ce fonds est mis en place pour promouvoir l’entreprenariat culturel dans le domaine des cultures urbaines et faire de ces dernières une des mamelles de l’économie culturelle sénégalaise. Pour lui, après  évaluation, les résultats sont performants. La preuve, lorsque le ministre de la Culture a porté le plaidoyer auprès de son collègue du Budget, il a pu bénéficier d’une rallonge de 300 millions FCfa.

« Nous ne savons pas quand est-ce que ce sera exécuté. Mais nous avons reçu cette notification du ministère des Finances, et je pense que si les résultats n’étaient pas probants, le législateur n’accéderait pas à cette demande », a argué Lamine  Sarr. Il a également précisé  qu’ils  feront  le suivi, avec le coordonnateur du fonds et le directeur des Arts, pour que cette notification faite soit exécutée afin que désormais, le fonds soit porté, pour l’exercice 2019, à 600 millions de FCfa,  dans le but de  financer davantage de projets.

Par ailleurs, Lamine Sarr  a demandé une gestion participative et inclusive du Fdcu, et  que  tout se passe dans la transparence et l’équité. « Il faut promouvoir toutes ces disciplines. Et dans le cadre de la décentralisation, de la déconcentration de l’action culturelle, il ne faut pas que les régions soient également laissées en rade. Nous envisageons, dans la gouvernance du fonds, de mettre en place  un conseil consultatif qui va émettre des conseils, des idées et proposer des choses qui seront déposées sur la table du ministre pour voir leur faisabilité », a fait savoir M. Sarr. Remettant  les conventions de financement,  le directeur de Cabinet du ministre a aussi invité les bénéficiaires à utiliser à bon escient ces  subventions allouées.

Maguette Guèye DIEDHIOU

 

Last modified on mercredi, 04 juillet 2018 11:52
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