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Musée de la Femme Henriette Bathily : Une exposition immortalise la beauté intemporelle

07 Juil 2018
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Le Musée de la Femme Henriette Bathily accueille, jusqu’au 31 août, l’exposition « Beauté intemporelle ». Cette esthétique traverse les âges, les époques.

Le lieu est symbolique. Les maîtres-mots sont : ingéniosité, créativité, esthétique. Ici, un doux parfum d’élégance flotte autour de l’exposition « Beauté intemporelle ». Elle est à voir jusqu’au 31 août au Musée de la Femme Henriette Bathily (Place du Souvenir africain, corniche ouest). Mercredi, lors du vernissage, la directrice des Relations publiques du Musée, Marie-Pierre Mbaye-Myrick, dans son mot de bienvenue, est revenue sur l’articulation de cette initiative. « L’élaboration de l’exposition s’est  déroulée  comme en ouvrant une poupée russe. Nous sommes dans l’air du temps ! Nous découvrons un artiste puis un autre et par hasard, ils ont tous un lien de sang ! C’est une histoire de famille ».

Au regard de Mme Mbaye-Myrick, cette exposition permet aussi de mettre en exergue les liens avec le Mali, car trois des artistes sont Maliens et ils sont liés au Sénégal. Ce sont : Tamara Touré, Tamacali et Koké. Et les deux autres sont des Français qui vivent au Sénégal depuis plusieurs années : Claire et Guillaume Lamarque. En franchissant l’entrée principale de la salle d’exposition, l’œil du visiteur tape sur ce propos d’une rare justesse d’Amadou Hampaté Bâ : « Une chose qui n’a pas remué en toi une beauté, ne peut pas remuer la beauté en un autre quand il la regarde ». Sur ce registre, l’artiste-plasticien Koké est inspiré par les femmes dans leur beauté éternelle. « Il stylise ou surcharge selon l’inspiration, le modèle dont il veut souligner le trait essentiel et la ressemblance frappante », explique Madeleine Deves Senghor, co-commissaire de l’exposition avec Fatou Kandé Senghor. La performance de Koké se décline au travers d’un coup de crayon feutre sur une feuille cartonnée qui donne à voir des portraits vivants. En toute simplicité, la beauté devient intemporelle devant cette galerie de portraits : « Beauté peule », « Une bourgeoise du 19ème siècle », « Femmes africaines », entre autres œuvres.

Elégance féminine
Tout aussi étincelants, les bracelets d’Afrique de la collection de Tamaro Touré donnent du relief à l’exposition. Ces accessoires sont présentés comme des objets d’art qui remplissent différentes fonctions selon leurs origines, les techniques de fabrication ou les populations qui les portent. Les bracelets ont des fonctions multiples : esthétique, sociale, thérapeutique. Ils sont en ivoire, en bronze, en argent et proviennent de pays comme le Cameroun, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso. Ils se portent au poignet, à la cheville, à l’avant-bras. Les bracelets sont décorés avec délicatesse sur des formes, des couleurs qui subliment avec éclat l’élégance féminine.

C’est dans ce même élan que s’inscrit le travail de Tamacali. La nièce de Tamaro Touré met en valeur des colliers qu’elle confectionne en mêlant harmonieusement les perles anciennes et modernes et aussi des éléments de sculptures anciens et modernes. « L’effet est « bluffant », se réjouit Madeleine Deves Senghor relevant que Tamacali est aussi créatrice de ce que la co-commissaire de l’exposition appelle « des décorations de cou ». « Pour rendre éternelle cette beauté intemporelle, il faut qu’elle soit célébrée par tout humain, homme ou femme, sans distinction, dans la réciprocité et l’harmonie », suggère M. D. Senghor. C’est dans ce sillage que situe le travail de la mère et du fils, Claire Lamarque et Guillaume Lamarque. Claire, la maman, présentée comme une portraitiste hors pair et surtout sculptrice renommée, offre à notre regard admiratif ses « Humains élégants » sur lesquels sont exposés bracelets et pectoraux, tandis que Guillaume, designer de meubles nomades, propose sa « commoderie » en bois ou encore un « salon baoulé » où tout s’emboîte et s’imbrique. L’exposition « Beauté intemporelle » est à voir, jusqu’au 31 août, au Musée de la Femme Henriette Bathily (Place du souvenir africain, corniche ouest).

E. Massiga FAYE

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