banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Code de la presse : Consensus autour des textes d’application

24 Juil 2018
2244 times
Code de la presse : Consensus autour des textes d’application Crédit photo : Ndèye Seyni Samb / © Le Soleil

Le comité de rédaction des textes d’application du Code de la presse a remis, hier, ses conclusions lors d’un atelier de validation organisé à Dakar. Lors des débats, un large consensus s’est dégagé autour de ce document qui va donner corps au Code de la presse.  

Après le vote du Code de la presse, en juin 2017, un premier jalon qui définissait le cadre général et les principes, restaient les textes d’application pour accélérer son application. Présidé par le magistrat Macoumba Koumé, le comité chargé de la rédaction de ces décrets et arrêtés qui vont donner corps au Code de la presse a soumis, hier, ses propositions aux acteurs lors d’un atelier de validation. Institué le 1er février 2018, le comité est parvenu, dans un délai record, à faire des propositions qui tiennent compte de l’ensemble des préoccupations. Une célérité saluée par la tutelle. « Ce n’était pas facile d’avoir des textes d’application immédiatement après le vote de la loi. Dans d’autres secteurs, cela peut prendre cinq ou dix ans. C’est pourquoi nous nous félicitons du travail de la commission présidée par le magistrat Macoumba Koumé qui, un an après l’adoption du Code de la presse, a réussi à finaliser les décrets d’application », explique Yoro Moussa Diallo, secrétaire général du ministère de la Communication. Ces cinq textes - une loi, deux décrets et deux arrêtés, soit au total 167 articles – définissent, de façon précise, le rôle et les attributions de la Haute autorité de régulation de la communication audiovisuelle (Harca) qui va remplacer le Cnra, les avantages et les obligations des entreprises de presse, les critères d’accès à la profession, les sources de financement et les modalités d’organisation et d’attribution du Fonds d’appui et de développement de la presse (Fadp) qui va se substituer à l’Aide à la presse.

« Protéger » les journalistes
L’objectif de ce Fonds est de « protéger » les journalistes, parce que l’Etat ne va plus aider des entreprises de presse fictives ou pas viables, assure-t-on du côté de la tutelle. A titre d’exemple, le Fonds va accorder des crédits d’impôts ou autres exonérations de taxes sur les activités financières aux entreprises en règle. En contrepartie, celles-ci sont soumises à un certain nombre d’obligations comme le respect des cahiers de charges (presse audiovisuelle), distribuer au minimum 30% du tirage dans les régions (pour la presse écrite) et avoir 60% de contenus propres (presse en ligne).

Les autres dispositions ont trait, entre autres, à la reconnaissance des écoles de journalisme et la mise en place d’une commission de validation des acquis de l'expérience.

Seydou KA

REACTIONS… REACTIONS
OUSSEYNOU DIENG, DIRECTEUR DE LA COMMUNICATION : « ACCOMPAGNER LES ACTEURS »
« Nous avons la ferme volonté d’accompagner les acteurs, à travers une démarche inclusive. Nous aurons un fonds d’appui et de développement de la presse structurée, avec plus de moyens et d’autonomie, avec la présence des acteurs au sein même du comité de direction. Nous aurons aussi une Harca avec plus de moyens, plus d’autonomie, plus d’indépendance pour réguler un secteur en pleine mutation. Par ailleurs, l’Etat va mettre suffisamment de ressources pour permettre aux médias publics de vivre essentiellement de ressources publiques, afin de libérer la manne publicitaire au profit du privé.

Toutefois, nous avons pris des dispositions pour permettre à ces acteurs privés de se structurer, d’assainir leur secteur, pour que seuls ceux qui respectent ces critères bénéficient du fonds d’appui à la presse. »

MAMADOU IBRA KANE, CDEPS : « NOUS SOMMES SUR LA BONNE DIRECTION »
« Nous saluons la célérité et la démarche inclusive de l’Etat. Tous les acteurs de la presse ont été associés à l’élaboration de ces textes. Avec ces textes, nous allons incontestablement vers la bonne direction. S’ils sont appliqués, la presse sénégalaise en sortira renforcée pour mieux jouer son rôle dans le développement économique et social ainsi que la stabilité politique du Sénégal.

Le Code de la presse va permettre d’assainir le milieu dans le sens où n’importe qui ne pourra désormais se prévaloir du titre de journaliste ou créer une entreprise de presse. Il y a désormais des règles à respecter. Il y a également la prise en compte de l’environnement économique de la presse, avec la mise en place d’un Fonds d’appui et de développement. »

Recueillis par S. KA

Last modified on mardi, 24 juillet 2018 08:16
Rate this item
(0 votes)


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.