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Les activités de la 13ème édition du FestiVert des Frères Guissé se sont tenues ce week-end, au parc zoologique de Hann. Après la remise de diplômes aux meilleurs élèves de la commune sur l’éducation environnementale, vendredi, des concerts ont clôturé l’événement, samedi et dimanche. Une occasion de regrouper les jeunes talents de la commune de Hann-Bel Air, sans oublier la prestation des grandes stars de la musique sénégalaise qui ont porté un message riche sur la protection de l’environnement.

Le festival culturel et environnemental, FestiVert, organisé par les Frères Guissé, s’est tenu dans un cadre environnemental et surtout didactique, du 13 au 15 juillet.

En effet, des concerts ont réuni tous les jeunes artistes de la commune de Hann-Bel Air, en plus des grandes stars sénégalaises susceptibles de délivrer des messages de veille et de protection de l’environnement. Le programme avait pour objectif d’allier, à la fois, le rythme et la sensibilisation sur l’apport de la culture sur les comportements dans les espaces publics, les plages et les espaces verts .

Dans cette démarche, les différentes prestations des artistes étaient basées sur les mauvaises pratiques dans la nature : la pollution, le déboisement, l’utilisation illégale des ressources naturelles et environnementales.

Des artistes de renom comme Momo Dieng, Canabass, Bidew Bou Bess, Safari…, qui sont à la fois des références et des porteurs de voix pour la jeunesse, ont véhiculé des messages de civisme forts, sur l’importance de l’éco-citoyenneté mais également la richesse du parc zoologique de Hann, qui est actuellement la seule et unique grande zone verte de la région de Dakar. Ces derniers ont insisté sur l’apport économique et culturel que ce lieu vert pourrait générer.

Par ailleurs, une sensibilisation sur l’urbanisme a été formulée à travers l’ambiance et l’émotion que la musique procure. Des messages que le public a fortement appréciés par des acclamations et des pas de danses très rythmés.

Le public n’a pas tardé à magnifier cette démarche culturelle et citoyenne en saisissant l’utilité des ressources naturelles, mais surtout l’obligation d’entretenir le cadre dans lequel nous vivons.

Cependant, les jeunes leaders de la commune de Hann-Bel Air ont pris l’engagement d’être au service de la culture et de l’environnement à travers leurs associations qui œuvrent pour la démarche éco-citoyenne.

Baye Ndongo FALL (stagiaire)

C’est connu de tous, l’Islam souffre d’une image que lui collent plusieurs personnes. Ce qui est pourtant loin de la réalité. Aussi, l’Agence islamique de presse (Iina) créée en 1972 et qui abrite l’Union des agences de presse de l’Oci se fixe comme principal objectif de « montrer le vrai visage de l’Islam », a dit le directeur administratif et financier de l’Iina, Saoud Al Chaikhy. « L’Iina s’est toujours focalisée sur la diffusion des informations qui renoncent à la violence sous toutes ses formes et évite tout ce qui pourrait conduire à des litiges, à travers le rejet des informations non crédibles et irresponsables. Par contre, elle publie les informations officielles incitant à la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme et la violence », a poursuivi Al Chaikhy. Ce travail se fait dans trois langues : arabe, anglais et français.

L’Iina publie par jour « 80 articles, la plupart sur les évènements économiques, politiques, culturels et sociaux », poursuit Al Chaikry qui se félicite des « relations excellentes » entre son pays, l’Arabie Saoudite et le Sénégal. Avec seulement 24 agents, l’Iina reprend aussi les dépêches des agences membres dont l’Agence de presse sénégalaise (Aps) et celles mondiales.

Support médiatique de l’Oci, l’Agence islamique de presse met l’accent sur les préoccupations du monde musulman, particulièrement celles des minorités musulmanes. Elle s’est même dotée d’un centre de formation avec des tableaux intelligents afin de renforcer les capacités de ses membres et d’autres journalistes du monde musulman.

Daouda MANE

Du théâtre, un spectacle de notre quotidien accentué sur la digitalisation. La pièce « Liking », jouée, le jeudi 3 juillet dernier, au Goethe Institut à Dakar, met à nu nos rapports avec le numérique.

Amener le public à « s'interroger sur le concept d'identité et comment l'accès à Internet et aux réseaux sociaux influence notre perception du monde » sont le socle du spectacle « Liking », écrit et mis en scène par Berengere Brooks.

La salle de l'Institut Goethe à Dakar est pleine, un silence y règne et les yeux sont rivés sur les acteurs sur scène à la merci de leur téléphone. Soudain, retentit une voix, « Vous a-t-on dit pour vos téléphones ? Gardez-les allumés ! »; informe Djibril, un des quatre acteurs de la pièce. Ils nous replongent dans un calme total, une dizaine de minutes s'écoule sous le regard curieux du public qui se pose des questions.

Zia, Laye, Djibril et Ass, les personnages de la pièce, absorbés par leurs smartphones, donnent l'impression d'être chez eux. Un moment de suspense et d'attente du public, quand Djibril se répète : « Et surtout, n'oubliez pas de garder vos téléphones allumés ; vous allez en avoir besoin » !

Des messages vocaux aux messages écrits, en passant aux appels téléphoniques ou simplement un surf sur Internet, les acteurs sont occupés par leur téléphone. Tantôt secoués par des poses photos, tantôt par des recherches sur des moteurs tels que Google, Explorer, Facebook. Par le biais des téléphones, l'assistance vote pour un acteur de son choix pour une répartition de rôle. A tour de rôle, les personnages se mettent dans la peau d’une femme, de l'assistant, du docteur, une production qui ressemble à un casting dont le public est réactif. Une liaison entre public et acteurs par le biais du téléphone reflète ainsi nos rapports avec la digitalisation.

En somme, dans la pièce « Liking », le public retrouve ses habitudes dans le scénario. Une participante déclare que la présentation lui est familière, elle a l'impression de voir sa maman, quand Laye jouait le rôle de la ménagère qui sermonne ses enfants.

Entre autres, l'inspiration et la réalisation sont saluées par les participants. Malick Diouf, un intervenant, juge le spectacle avec « une qualité de très haute facture, qui parle de nos rapports avec le téléphone et les réseaux sociaux ». Ce qui donne, dit-il, une certaine réalité. « Ils ont abordé le sujet avec subtilité et chacun en tire une leçon tout en s’amusant », selon M. Diouf.

Le challenge a été relevé par les quatre acteurs après cinq mois de répétition pour un rendu naturel et réaliste. Un projet monté par le Goethe Institut et Brrr Production, en partenariat avec la Fondation Rosa Luxemburg et l’ambassade de Suisse.

Yaye Awa Ly Ngoné SARR (stagiaire)

L’humoriste d’origine sénégalaise, Boucar Diouf, est aimé et respecté au Canada où il est désormais citoyen. Ce Sérère bon teint remplit les salles de spectacles du Québec mais n'a rien oublié de ses origines du Sine-Saloum. Il a tellement assimilé la culture de son pays d'adoption qu’il pourrait changer de viatique. Après sa maîtrise en Biologie et son doctorat en Océanographie, il a quitté les amphithéâtres des universités canadiennes, où il a enseigné pendant huit ans, pour se consacrer entièrement au spectacle.  

La comédie, l’humour, l’enseignement et le rappel de faits historiques sont très présents dans les spectacles de Boucar Diouf. A travers un accent québécois, ou parfois africain, teinté de lettres, de styles métaphoriques ou d’une vulgarisation scientifique, on remarque que cet humoriste est une tête bien faite. Les paroles des griots qui entouraient son père l’ont bien influencé. Aussi bien dans ses publications que dans son art oratoire, il séduit. Il a tellement réussi sa symbiose culturelle que ce citoyen canadien d’origine sénégalaise fascine. Au deuxième jour de son spectacle, au Monument national de Montréal où nous l’avons rencontré, il lève un coin du voile sur sa vie, ses voyages et ses expériences culturelles. De Fatick à Rimouski en passant par Québec et Montréal, il poursuit une carrière d'humoriste que rien ne lui prédestinait. Boucar est un personnage multidimensionnel qui brille et vit de son art, sans tambour ni trompette. « Magtogoek, ou le chemin qui marche », est le nom du nouveau spectacle qu’il présente actuellement dans plusieurs villes.

A l’âge de 26 ans, il a quitté sa terre natale du Sénégal pour s’établir au Québec, où il vit depuis autant d’années. Cet homme de 52 ans égrène des défis, les relève et allie l'utile à l'agréable. Il se rappelle encore son hiver de canard, en 1991, date de son arrivée au Québec et se souvient de ses années d'enseignant à l'Université de Rimouski. Après un doctorat en Océanographie, un dilemme puis un choix définitif. Il produit des émissions et troque savamment son diplôme pour une vulgarisation scientifique dans ses spectacles et productions médiatiques. Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. L'animateur et humoriste a su garder ses racines tout en se plaisant dans la culture québécoise, d'où son hybridité identitaire. La longue marche de Boucar Diouf, immigrant, humoriste et conteur, se poursuit en couleurs. Il s’est lancé, depuis 1991, dans un processus de rapprochement inter-culturel bien apprécié au Québec. Cela a un impact favorable car des touristes canadiens visitent chaque année sa région natale, son royaume d'enfance au paysage de baobabs si caractéristique. Réciproquement, des Sénégalais et d'autres peuples ont appris, grâce à ses spectacles, le nom que les Algonquins avaient donné au fleuve Saint-Laurent bien avant l'arrivée de Jacques Cartier.

Boucar Diouf 252 ANS DONT 26 PASSES  AU QUÉBEC
Boucar Diouf est un immigrant qui s'est bien intégré au Canada. « Lorsque je veux me concentrer avant de monter sur scène, je psalmodie des chansons du parolier sénégalais Ndiaga Mbaye pour évacuer le stress », nous confie-t-il derrière son sourire. Lui qui est issu d'un couple d'analphabètes et d'une fratrie de neuf âmes, a grandi dans un environnement traditionnel qui a bercé son enfance. Les récits héroïques des griots, véritables maîtres de la parole, qui galvanisaient les dignitaires de son village, l’inspirent toujours dans ses spectacles.

Boucar Diouf est titulaire d'une maîtrise en Biologie et d'un doctorat en Océanographie. Il est parvenu à exploiter un talent d’animateur que ses étudiants de l'Université du Québec à Rimouski avaient décelé. Ses cours d'enseignement étaient souvent ponctués d'histoires racontées pour les motiver. De fil en aiguille, cette générosité dans la transmission des connaissances a donné naissance à une bonne adaptation. Un test réussi dans un concours d'humour a révélé son art oratoire et lui a valu plusieurs distinctions au fil du temps.

Même si Boucar Diouf est influencé par sa terre natale, sa province d'adoption du Québec lui a tout donné : une épouse, des enfants, des diplômes et une célébrité. Une ascension sereine qui s’est faite dans la sensibilisation et la vulgarisation des sciences. Une estime également de ses lecteurs comme Paul Murray, étudiant en Actuariat : « J'aime ce que fait Boucar. Je suivais ses émissions à la télévision. J’ai lu tous ses livres et j'apprends dans ses écrits et sa culture africaine ». Les spectateurs, aussi bien à Montréal qu’au Québec, rient aux éclats et ne s'ennuient pas quand il se produit. De son Sine-Saloum natal au sud de la Petite Côte sénégalaise, à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar en passant par Québec et Montréal, il est resté enraciné, persévérant, travailleur et amoureux de la Francophonie. Le fils de Yaye Ndew (sa mère) semble triompher sans jubiler. Un aboutissement, selon Ndèye Dieynaba Ndiaye, doctorante en Droit international : « Boucar Diouf est un ambassadeur sans lettres de créance, un exemple d’immigrant, qui a bien réussi son intégration ». Pourtant, rien ne semblait prédire l’aura de « bête de scène » pour ce fils de cultivateur « sauvé » par l’école. Durant son enfance, il suivait les vaches de son père et était alors très loin des lampions des plus célèbres théâtres du monde. 

1991, DÉBUT D'UNE BELLE CARRIÈRE
De son premier hiver en terre canadienne, précisément à Rimouski, à son nouveau spectacle, « Magtogoek, ou le chemin qui marche », bien des choses se sont passées. De par son itinéraire et son intégration, Boucar Diouf reste le fruit d'une inter-culturalité aboutie. Rimouski est fier de son étudiant d'alors, le Québec de son idole, le Canada de son citoyen et le Sénégal de son fils. De la génétique, de la physiologie humaine à la biologie adaptative, en passant par l'océanographie, la biochimie structurale et le métabolisme énergétique, que de connaissances scientifiques et pas des moindres qu’il vulgarise avec aisance, le sourire aux lèvres.

L'homme est un chroniqueur qui a impressionné dans ses productions de télévision, de Radio-Canada et de Tv5. Il est également l'auteur de cinq publications : « Sous l'arbre à palabres », « Mon grand-père disait... », « Le brunissement des baleines blanches », « Rendez à ces arbres ce qui appartient à ces arbres » et « Boucar disait... ». Cet homme de teint noir, cheveux en dreadlocks, est un père de famille comblé et un artiste engagé pour le rapprochement culturel. Sa passion pour la paix et le développement témoignent aussi de son altruisme.

Par Mamadou Aïcha NDIAYE

Il y a justement 8 ans que le rossignol de Somb a cessé définitivement de chanter. Emportée par la faucheuse au royaume de l’éternité, Yandé Codou Sène s’est tue à jamais. La célébration de l’anniversaire de son décès, ce 15 juillet, réveille chez beaucoup de Sénégalais qui ont eu la chance d’être bercés par la voix de la cantatrice du Sine-Saloum le souvenir d’une chanteuse éclectique rappelant les prodiges du pays sérère.

Deux ans avant sa mort, en 2008, Yandé Codou Sène recevait l’un des derniers hommages de sa vie à travers le remarquable et touchant film documentaire de la réalisatrice sénégalaise Angèle Diabang Brener. « Yandé Codou, la griotte de Senghor », l’intitulé de cette production cinématographique consacrait, dans un  décor alliant poésie et tristesse, l’un des derniers mohicans ayant vécu comme témoin d’une partie si importante de l’histoire du Sénégal.

Yandé Codou Sène, décédée le 15 juillet 2010 à l’âge de 78 ans, a construit sa gloire autour de sa voix, de ses envolées lyriques et polyphoniques qui séduisaient tant le Président Léopold  Sédar Senghor. Cela, à tel point qu’elle devint la griotte attitrée du poète-président avec qui elle effectua de nombreuses tournées à  l’intérieur du pays. L’artiste se servait parfois de sa puissante voix pour traduire en sérère les messages de Senghor qu’elle seule pouvait interrompre les discours pour entamer un chant de louange.

La voix de Yandé Codou n’était ni aiguë, ni grave. Elle était exceptionnelle et avait cette puissance surnaturelle qui plaisait à tout le monde. C’est sans doute la raison pour laquelle, près d’une décennie après sa disparition, sa musique agrémentée par du riti, de la guitare et du tambour, continue de traverser le temps et les générations. Les chants de la diva étaient uniques en leur genre. Ils sont composés avec une infusion omniprésente du souvenir, en rappelant la profondeur des terroirs sérères  encore rebelles au train de la modernité, ces villages enchevêtrés dans des bosquets vierges et reliés par des pistes bordées de végétation qui font le charme du pays sérère. Mais également la richesse des cérémonies initiatiques dans le royaume du Sine-Saloum de naguère, les rites et pratiques religieuses de ces contrées perdues.

Née en 1932 à Somb, région de Fatick, département de Gossas, Yandé Codou Sène a très tôt été nourrie par la chanson sérère, du fait de ses origines griottes. Seulement, rien ne lui présageait un parcours musical de cette envergure. C’est à l’âge de 15 ans précisément qu’elle commença sa carrière dans les kassacks ou cérémonies d’initiation pour les circoncis. Toutefois, ce n’est qu’à 65 ans, en 1997, qu’elle va mettre sur le marché son premier album (Night sky in Sine-Saloum). Une production de 9 titres, dont « Salmon Faye », « Gaïndé », « Keur Mang Codou » ou encore le rythmique morceau « Gnaka Gniore Ndianesse », reflétant l’immensité de son talent. Flirtant avec la musique moderne, au début des années 1990 à la suite de sa rencontre avec Youssou Ndour, la dame aux lunettes noires a continué à inspirer la musique sénégalaise.

Yandé Codou Séne, ce n’est pas seulement une voix. C’est un élément du patrimoine culturel sénégalais. Un symbole de l’immortalité qui mérite d’être inscrit au panthéon des grands Hommes.

Porte-étendard de la culture sérère, la griotte était plus qu’un artiste. Elle avait cette chose que les autres n'ont pas et qui fait le génie. Son répertoire est d'une richesse prodigieuse. Et son chef d'œuvre tout simplement inimitable.

Ibrahima BA

Le musicien Yoro Ndiaye a fait escale à Saint-Louis pour une prestation à l’Institut français de la ville. Entre répétitions et repos, le folk-singer sénégalais est exténué, mais espère produire une bonne prestation. En attendant, il a bien voulu répondre à nos questions : Mbacké sa ville natale, ses projets, son amour pour Saint-Louis...  

De Mbacké, ville à la lisière de Touba la capitale  du Mouridisme, à la scène, cela n’a pas été évident…
C’est vrai, rien ne me prédestinait à la musique car qui dit Mbacké, dit naturellement Touba, la ville de Khadimou Rassoul. Mon père fréquentait toujours les « dahiras » (associations confrériques) et le reste de ma famille s’identifiait au Mouridisme. Dans notre famille, il n’y a personne qui joue un instrument. Comme j’ai l’habitude de le dire, la musique est venue vers moi et c’est un destin que j’assume pleinement.
 
Malgré tout, il y a toujours cette influence de Mbacké dans votre répertoire.
Vous savez, c’est le milieu qui détermine l’individu. Dans mes chansons, on retrouve des thématiques qui ont trait au Mouridisme. On sent également mon attachement à cette communauté religieuse dans mes propos et idées. Même au-delà, je revendique un esprit Baye Fall (ndlr : la voie créée par Cheikh Ibra Fall, un compagnon de Khadim Rassoul, fondateur du Mouridisme). De plus, les qualités comme l’humilité et la disponibilité sont le socle de cet état d’esprit qui rime avec le respect et la « positive attitude » ; des vertus importantes pour toute personne.

Yoro Ndiaye 2

Parlez-nous de vos projets ?
J’ai senti la nécessité, à un moment donné, de m’organiser. C’est ainsi que j’ai mis en place une maison de production dénommée « Afrique mélo », pour intensifier la production. A travers ce label, nous avons décidé de donner une chance à une dizaine de jeunes artistes autour d’un concept appelé « Sunu folk ». Un projet en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie  (Oif) qui nous a beaucoup soutenus. Dans ce cadre, nous avons agrandi nos locaux et  renouvelé nos outils de travail car, au début, j’avais juste un home studio.


En quoi consiste le label « Sunu folk »

C’est ce genre d’initiative qui m’a permis de bien entamer ma carrière. Un projet initié par les frères Guissé et qui s’appelait « Sénégal folk » m’a ainsi mis sous les feux de la rampe.  Par la suite, nous avons voulu, nous aussi, accompagner les jeunes. C’est dans ce sillage que « Sunu folk » est né. Une vision panafricaine composée de jeunes artistes : un Mauritanien, un Burkinabé,  une Camerounaise… L’un de mes rêves est d’aider les nouveaux talents à se hisser au niveau de la scène musicale internationale.  J’ai envie de voyager également avec ces jeunes, de faire le tour du Sénégal avec eux pour montrer au public ce que nous avons réussi.

Pouvez–vous revenir sur le projet Sénégal folk ?
« Sénégal folk » était une initiative des frères Guissé. Ces artistes avaient bénéficié du financement du Programme de soutien aux initiatives culturelles (Psic), un fonds initié par l’Union européenne, à la fin des années 1990, et qui a permis de réaliser une compilation dont je faisais partie. C’est la même approche que l’on va reproduire. Seulement, la différence réside dans notre volonté de faire, avec « Sunu folk », un festival afin que cette dizaine de jeunes ait un cadre de promotion. Comme parrain, nous avons choisi Ismaël Lô, un pionnier du folk africain. Puis, il s’agira aussi de rendre hommage à ceux qui jouent à la guitare et qui chantent également.
 
Votre carrière est-elle en stand-by ?
Je l’ai mise entre parenthèses en attendant de terminer avec la promotion des jeunes. J’ai en ligne de mire un album international pour montrer toutes ces expériences acquises au fil des ans. A travers mes voyages et rencontres, je veux partager tout cela dans cette production à venir.
 
 Comment voyez-vous la musique folk de nos jours ?
Le folk est une musique qui n’est pas soutenue au Sénégal, notamment du point de vue médiatique. Elle est diffusée généralement durant les heures de pause. Les heures de grande écoute sont monopolisées par le mbalax, ce qui freine le développement du folk. C’est pourquoi bon nombre de musiciens folk sont happés par le mbalax qu’ils jouent pour exister artistiquement.
 
Vous êtes de plus en plus fréquent à Saint-Louis. Qu’est-ce qui vous lie à cette ville ?
C’est vrai que Saint-Louis reste une ville que je ne découvre que pour le travail, mais elle est attirante en termes de culture et de patrimoine. C’est un endroit propice à la recherche et à l’émulation de tout artiste. Je pense que je vais désormais consacrer une semaine pour venir m’y ressourcer. Les organisateurs du Festival de jazz m’approchent souvent,  mais je n’ai jamais eu l’occasion de m’y produire. J’ai espoir de jouer un jour pour ce prestigieux événement et ce serait avec plaisir. Cela pourrait, peut-être, se faire l’année prochaine.

Propos recueillis par Amadou Maguette NDAW

Les musiciens, Les Frères Guissé,  en partenariat avec la commune de Hann Bel-Air et le ministère de l’Environnement et du développement durable, ont procédé, hier, à l’ouverture de la 13ème édition du FestiVert. Un festival organisé au Parc zoologique de Hann et qui met en exergue la culture au service de l’environnement pour la promotion de l’éco-citoyenneté..

La cérémonie d’ouverture du FestiVert, initiative des Frères Guissé, s’est tenue, hier, au Parc zoologique de Hann. Activité culturelle et environnementale, le lancement s’est déroulé en présence du secrétaire du ministère de l’Environnement et du développement durable, Amadou Lamine Guissé, du maire de la commune de Hann-Bel Air, Babacar Mbengue, du commandant de la Gendarmerie et du directeur du Parc national zoologique de Hann.

Cette ouverture du FestiVert a regroupé cent récipiendaires issus de trente-deux écoles de la commune de Hann-Bel Air, qui ont obtenu les meilleurs résultats du concours du Centre d’éducation et de la formation environnementale. En effet, le Centre avait organisé des sessions en amont pour choisir les meilleurs élèves durant la formation. Sur 650 élèves concourus, 100 sont admis et primés.

Par ailleurs, cette 13ème édition du FestiVert est l’occasion de rappeler à la nouvelle génération l’importance de la nature, mais aussi l’historique environnemental de la commune de Hann-Bel Air. Auparavant, la baie de Hann faisait partie des cinq baies les plus belles du monde, mais malheureusement, cet effet de beauté s’est évaporé à cause de la dégradation et de la pollution.
L’objectif de cette manifestation culturelle et environnementale est de conscientiser ces élèves sur leur responsabilité et leur devoir d’entretenir, de surveiller et de revaloriser l’environnement. En plus de ce devoir, les Frères Guissé ont insisté sur l’orientation de ce programme vers les enfants afin de les inscrire dans une optique d’écosystème.

« Nous renouvelons notre engagement citoyen. Le choix est porté sur ces enfants parce que nous sommes conscients de ce qu’ils peuvent devenir demain. Donc mieux vaut les mettre sur les pistes dès maintenant pour assurer la protection et la sauvegarde de l’environnement », a lancé Djiby Guissé.Dans cette optique, ce dernier a introduit une chanson intitulée « Dina dieumbeutt gaarap » pour parler du reboisement, dans un rythme binaire pour faire chanter les enfants et les informer des dégâts liés au déboisement et à la pollution. Cependant, le Sg du ministère de l’Environnement, Amadou Lamine Guissé, confirme que l’Etat du Sénégal est plus que jamais engagé à accompagner ces activités qui sont à la fois, culturelles et citoyennes. « Nous renouvelons la lutte contre le projet de dépollution de la baie de Hann. Une campagne sera bientôt lancée. L’alerte est donnée et cela devient une leçon assimilée. Notre présence confirme que l’Etat du Sénégal encourage cette belle initiative et est prêt à changer l’approche de l’enseignement environnemental en inculquant les valeurs citoyennes », a déclaré le représentant du ministre de l’Environnement.

A leur niveau, les élèves ont présenté un sketch qui véhiculait un message fort sur la pollution, l’exploitation minière illégale, le déboisement et la dégradation climatique et environnemental pour interpeller tout un chacun. La cérémonie d’ouverture du FestiVert des Frères Guissé s’est tenue dans un cadre d’échange, d’interpellation et surtout citoyen, pour confirmer l’apport de la culture dans la promotion de l’éco-citoyenneté. Place aux concerts et aux séances de lutte, aujourd’hui et demain au Parc de Hann.

Baye Ndongo FALL (stagiaire)

Le ministre de l’Intégration africaine, du Népad et de la Francophone, Mbagnick Ndiaye, a procédé, hier, à l’installation du comité scientifique chargé des préparatifs de la première édition du Forum francophone de Dakar. Prévue dans le courant du mois de novembre prochain, cette rencontre permettra au Sénégal de consolider sa place de pays phare au sein de cette organisation internationale.

« La Francophonie comme facteur d’intégration par l’innovation numérique : enjeux et perspectives ». Tel est le thème de la première édition du Forum francophone de Dakar dont le comité scientifique vient d’être installé par le ministre de l’Intégration africaine, du Népad et de la Francophonie. Au total, c’est une dizaine de membres qui composent ce comité, devant se charger des préparatifs de cette rencontre internationale prévue, dans le courant du mois de novembre prochain. Le forum de Dakar, comme l’a rappelé Mbagnick Ndiaye, compte se positionner en vue d’être une plateforme de proposition et de prospective, sur le devenir de l’espace francophone. Evénement innovant qui compte renforcer la vocation francophone du Sénégal ; il va réunir, « selon une périodicité annuelle ou biennale, des décideurs institutionnels du secteur privé et du monde de l’économie, des acteurs de la société civile et du monde associatif, des intellectuels et des chercheurs ».

L’installation du comité scientifique conduit par le professeur Mbaye Thiam, est d’après le ministre, la première étape vers la tenue de ce forum « inédit » qui ,pendant trois jours , réunira des experts autour de 5 tables rondes consacrées à des thématiques liées, entre autres, à l’éducation et à la formation, à l’information, aux médias et communication, également à la culture et à la créativité.

« Nous essayons de nous inscrire dans les orientations fixées par son Excellence Monsieur le Président de la République, visant autant à renforcer le pôle francophone de Dakar et à contribuer au rayonnement de notre pays et de la sous-région (l’Afrique de l’ouest). Et, quelle plus grande légitimité pour cela, que la Francophonie, née en Afrique de l’Ouest, et dans le développement de laquelle de hautes personnalités de notre pays et de notre sous-région ont joué des rôles éminents», a dit le ministre Mbagnick Ndiaye.

Se prononçant sur le thème du Forum, le professeur Mbaye Thiam a indiqué que le numérique comporte des enjeux sur le plan géopolitique, économique et social. Ce qui, de son point de vue, appelle à des démarches nouvelles, des ajustements et des orientations afin de positionner davantage la Francophonie dans les questions et politiques internationales. Par rapport à l’organisation du Forum, il a annoncé la mise en place d’une stratégie, dès la semaine prochaine.

Ibrahima BA

La Fondation Léopold Sédar Senghor a organisé, mercredi, à Dakar, la remise des prix du concours de poésie « haïku » sous le thème « Les espèces vivantes ». Cette occasion a été choisie pour récompenser les grands gagnants de cette deuxième édition.

C’est dans la salle principale de la Fondation que s’est tenue la cérémonie de remise des prix. Les murs sont ornés de photos et d’articles de presse retraçant l’histoire du premier Président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor. Ce n’est pas un hasard si la Fondation a été désignée pour organiser un tel évènement. En 1980, l’ambassadeur du Japon à Dakar, Sonoo Uchida, a proposé à l’homme politique de faire participer son pays au concours de « poésie "haïku" des enfants du monde entier ». Depuis, le Sénégal met à l’honneur la culture japonaise par cet exercice d’écriture.

Retour aux sources
Cette tradition poétique existe au Japon, depuis le huitième siècle. L’ambassadeur Sonoo Uchida écrivait, en 1980 : « Le "haïku" nous apprend à écouter attentivement, à regarder, à bien observer notre cadre de vie réel et à parler de la nature avec sincérité, avec bon goût et avec le sens du concret ». Le poème « haïku » est court (trois vers comprenant cinq, sept et cinq syllabes chacun), s’accompagne d’un dessin d’illustration et celui qui l’écrit doit déclencher une émotion chez celui qui l’écoute. Pour Raphael Ndiaye, directeur de la Fondation Léopold Sédar Senghor à Dakar, « ce type de poème demande une certaine discipline par sa concision et de l’imagination par son aspect figuratif ». Partant du principe que « toutes les inventions humaines ne sont qu’une imitation imparfaite de la nature », il compare le poème « haïku » à un « retour aux sources ». En 2015, la « Japan Fundation » propose à la Fondation Léopold Sédar Senghor d’organiser un concours à l’échelle nationale. La première édition 2015-2016 voit le jour et le Sénégal devient le premier pays d’Afrique coopté pour cet évènement. Une lettre d’information est alors envoyée aux établissements scolaires et tous les élèves âgés entre 9 et 15 ans peuvent y participer. C

Vingt lauréats cette année
Cette année, pour l’édition 2017-2018, sept établissements ont pris part à la compétition et plus de 555 poèmes ont été envoyés aux membres du jury, ayant pour thème « Les espèces vivantes ».

Le jury se compose de Joseph Pierre Ndiaye (directeur du cabinet du ministre de l’Education nationale), d’Amadou Ly (Professeur de Lettres modernes à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar), d’Annie Coly (proviseur au lycée d’application Seydou Nourou Tall) et de Raphael Ndiaye (directeur de la Fondation). Parmi toutes les candidatures, ils ont sélectionné 20 lauréats. Durant la remise des prix, des diplômes ont été distribués à tous les établissements participants et un sac rempli de matériel de dessin est offert aux grands gagnants, après la lecture de leurs poèmes par le maître de cérémonie. Seul le premier lauréat, André Debergé, a eu l’occasion de lire lui-même son poème au public : « Rouge fleur de l’amour, couleur coulant sur des ailes, le papillon tendre ». C’est sur cette mélodie, qui laissa le public rêveur, que la cérémonie prit fin.

Aurélia VALARIE (stagiaire)

Lors d’une conférence de presse, l'ambassade de la Côte d'Ivoire au Sénégal a annoncé la tenue de l'édition de la Semaine ivoirienne de Dakar (Sim), du 06 au 12 août 2018. Un rendez-vous majeur du savoir-faire ivoirien dans sa diversité, relancé après plusieurs années d’absence.

L'ambassade de la Côte d'Ivoire au Sénégal a annoncé l’organisation d’une Semaine ivoirienne de Dakar (Sim), prévue du 06 au 12 août 2018. L'Egypte sera le pays invité d'honneur. Selon M. Gogoa Blé, conseiller chargé d'affaires à l’ambassade ivoirienne, la problématique de « La monnaie électronique, moteur de développement de l’inclusion financière dans la zone Uemoa : cas de la Côte d’Ivoire et du Sénégal » sera le thème principal de cette édition.

A l'ère digitale, les transactions par mobiles et plateformes électroniques sont de plus en plus adaptées, d'où la nécessité d'un consensus. D’ailleurs, une conférence sera tenue pour expliquer les enjeux. La Côte d'Ivoire et le Sénégal seront en coopération Sud-Sud, par le biais d'une foire commerciale, gastronomique et culturelle. « Bienvenue en Côte d'Ivoire, les nouvelles sont bonnes parce que faire la promotion de notre pays fait partie de nos missions », a ajouté Agoussi Serge Pacôme, chargé des Affaires économiques, commerciales et communication.

Par soucis d'élargissement d'horizons et de présence sur le marché, « les entreprises, la culturel et les mets ivoiriens ont besoin de se faire connaître davantage », a affirmé le modérateur Charles Bogou Sakré. En ce sens, les activités de la Semaine ivoirienne à Dakar s'ouvrent à plusieurs secteurs d'activités car étant un événement institutionnel. La Côte d'Ivoire est déjà présente au Sénégal, mais il faut le formaliser afin d'encourager la coopération sud-sud (Sénégal-Côte d'Ivoire), selon le modérateur de la conférence. Le programme de la Semaine ivoirienne sera également articulé autour du business-entreprises ; animations-shopping-gastronomie ; tourisme-artisanat ;  conférences-ateliers-rencontres B to B ; agroalimentaire-agrobusiness ;  mode-beauté et bien-être. 

La Place du Souvenir de Dakar abritera un défilé, des expositions-ventes, un concours culinaires, une journée des Tic, banques et finances pour la promotion des activités et de la culture ivoirienne. Une journée d'échanges est également dédiée à la communauté étrangère et à la diaspora ivoirienne vivant au Sénégal. Un concert de clôture est prévu avec des artistes de renommée ; un autre trait d'union entre les deux pays.

Yaye Awa Ly Ngoné SARR (stagiaire)


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