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L’expert-comptable Mamadou Barry vient de publier un guide pratique dédié aux administrateurs dans la société anonyme en général et, de manière spécifique, dans les entreprises du secteur parapublic. « Le Conseil d’administration face à la gestion de l’entreprise » consacre de larges développements au contrôle permanent de la gestion, à l’appréciation du système d’information financière et comptable mis en place au niveau de l’entreprise…

De la formation des administrateurs à la lecture de l’architecture et du contenu des états financiers annuels de synthèse, en passant par les modalités pratiques d’exercice par les Conseils d’administration, le nouvel ouvrage de l’expert-comptable Mamadou Barry est une réflexion simple et détaillée sur tous les aspects de la gestion de l’entreprise qui interpellent les administrateurs dans la société anonyme en général, en particulier dans les entreprises du secteur parapublic. Comme l’indique le titre de l’ouvrage : « Le Conseil d’administration face à la gestion de l’entreprise », il s’agit d’un guide pratique destiné aux directeurs généraux et dont l’accent est mis sur la manière de gérer leur encadrement et leurs relations avec les administrateurs. Il présente un certain nombre de dispositions à l’endroit des administrateurs. Concernant la société anonyme en général, ce sont des « textes de l’Acte uniforme Ohada révisé relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique (Auscgie)regroupés pour chacun des aspects de la vie de la société à contrôler par les administrateurs, les commentaires et observations pour expliciter ces textes et les modalités de mise en œuvre du contrôle de gestion par les administrateurs ».

Quant aux sociétés parapubliques, il est question des «  dispositions de l’Auscgie applicables aux entreprises de ce secteur, les textes légaux et réglementaires spécifiques à chaque type d’entreprise du secteur parapublic et regroupés pour chacun des aspects de la vie de la société à contrôler par l’administrateur du secteur parapublic ». Mais également « les commentaires et observations pour expliciter ces textes légaux et réglementaires ainsi que les modalités de mise en œuvre du contrôle de gestion de l’entreprise du secteur parapublic ».

Système d’information
Dans son ouvrage, Mamadou Barry consacre de larges développements au contrôle permanent de la gestion, à l’appréciation du système d’information financière et comptable mis en place dans l’entreprise, à l’approbation du projet de budget annuel proposé par la Direction générale et du suivi de l’exécution de ce budget en cours d’année. C’est aussi le cas de l’approbation des conventions réglementées entre la société et un membre de l’actionnariat, de l’organe d’administration et de l’organe de direction  et au déclenchement de la procédure d’alerte en cas de survenance de faits de nature à compromettre la continuité de l’exploitation. « Des paragraphes ont été consacrés à la présentation des états financiers de synthèse, dans un style simple, pour permettre aux administrateurs d’en avoir une lecture et une compréhension claires. Et ainsi, de pouvoir arrêter en toute connaissance de cause ces états financiers », explique-t-il. Il en est de même pour ce qui est des relations fonctionnelles du Conseil d’administration avec le commissaire aux comptes. Ce livre, étalé sur 276 pages, donne également des éléments détaillés sur la préparation des assemblées générales d’actionnaires.

L’auteur, Mamadou Barry, est un expert-comptable membre de l’Ordre national des experts-comptables et des comptables agréés du Sénégal (Onecca). Commissaire aux comptes et auditeur financier, il a écrit d’autres ouvrages dont « Mécanismes de fraudes et des détournements en entreprise », « La gestion financière de la commune : le budget/le compte administratif », « Audit et contrôle interne dans les entreprises/manuel des procédures administratives, financières et comptables ».

Ibrahima BA

La sociologue-chercheuse Aoua Bocar Ly-Tall dit avoir essayé de « rétablir des pages de l’Histoire africaine écrite par les femmes » dans son ouvrage « De la reine de Saba à Michelle Obama » présenté samedi à Dakar. « Il s’agit, par devoir de mémoire, de participer à une meilleure connaissance de leur (les femmes) contribution à la civilisation universelle en mettant en relief leurs personnalités hors pairs », a soutenu l’auteur qui a été, pendant neuf années, l’étudiante de l’égyptologue sénégalais Cheikh Anta Diop. Elle soutient d’ailleurs avoir écrit ce livre selon « le fil d’Ariane de l’œuvre de Cheikh Anta Diop » et s’inscrire, à l’instar de son mentor, dans cette perspective du rétablissement des pages de l’Histoire africaine écrite par les femmes.

Le livre « De la reine de Saba à Michelle Obama », édité par L’Harmattan Sénégal, présente, au fil des pages, les héroïnes du passé mais aussi celles du présent. Lesquelles sont « des femmes de pouvoir et de savoir », a souligné la sociologue Fatou Sow Sarr. Dans cette sélection de personnalités décrites dans l’ouvrage, il y a entre autres Ndaté Yalla, la reine du Walo, la scientifique féministe Rose Basse, la Première dame noire, maîtresse de la Maison Blanche, Michelle Obama.

APS

Yoro Bâ est l’auteur du recueil de poèmes « Afrique ou la rime partagée » publié par Baobab édition. La cérémonie de dédicace s’est tenue samedi dernier à la Maison des écrivains Keur Birago.

L’auteur, un ingénieur de formation, cadre retraité des Industries chimiques du Sénégal, y exprime ses émotions, loue le beau, « imprime » des signes et consigne ses convictions profondes dans un élan d’altruisme.

Yoro Ba se livre à des épanchements poétiques qui révèlent son humanité et consignent des valeurs à transmettre ou, pour dire comme lui, à « partager ». Avec ce recueil de 51 poèmes, il dessine divers univers de significations. Il y a, dans son « répertoire », des pérégrinations à travers le particulier, en ce qu’il fait l’éloge de son espace de vie, et l’universel parce qu’enfermant les valeurs de son « terroir », de l’Afrique. Cette production littéraire, voguant vers un rivage d’enchantement, celui de l’auteur, dit le sublime et fait cohabiter le spirituel et le temporel, le délice à savourer et la nature à respecter pour la beauté qu’elle donne à voir.

C’est que le sexagénaire « a tant à dire, et nous autres, son public, avons tant à puiser à le lire ». Ces propos de Racine Senghor, administrateur du Monument de la renaissance africaine et préfacier du livre, mais aussi qui jouit d’une belle réputation dans le domaine des Lettres, témoignent de la profondeur du texte et constituent un gage de grande valeur pour la relation entre le lecteur et l’auteur, « son cousin et serviteur consentant » pour faire référence à ce qu’on a appelé, sous les cieux sénégalais, la parenté plaisante.

L’ingénieur s’introduit donc, même s’il est féru de littérature et d’écriture, dans un espace de créativité qui lui permet de recueillir ses « états d’âme dans les divers moments d’émerveillement.

Mémoire poétique
A chaque fois qu’on a été émerveillé, on a essayé de consigner nos ressentis sur des bouts de papier. Et ce, sur une période de 20 ans », souligne-t-il. Yoro Bâ est dans la description du « vu » et de la sensation, la sienne, pour entonner, avec l’humanité, « un hymne à la beauté de la nature, de la femme sénégalaise et des signes de Dieu ».

Il sert, par l’altruisme du poète, de courroie de transmission d’un héritage en commun. « Je grave, sur une pierre, un legs et mes convictions profondes. Je restitue ce que j’ai dans le cœur », confie-t-il, affichant la fierté de ceux qui ont légué quelque chose à la postérité. Le poème titré « Le miroir des baobabs » salue l’œuvre utile des différents Présidents de la République qui ont associé leurs destinées à celle du Sénégal. Par ailleurs, il revisite, grâce à sa mémoire poétique, un instant de grande communion entre plusieurs sensibilités religieuses à Moscou.

Celui qui est également conseiller municipal à la commune de Hann Bel-Air s’offre une douce et majestueuse errance dans « Dakar, la belle », terre de génies, de poètes, qui l’a couvé et comblé d’honneurs. Une nombreuse et distinguée assistance lui a manifesté une grande admiration, à la Maison des écrivains Keur Birago, à l’occasion de la cérémonie de présentation et de dédicace de son ouvrage pour traduire, dans les faits, l’idée que renferme l’intitulé de son recueil de prouesses poétiques : « Afrique ou la rime partagée ». Des personnalités de la République, des communicateurs traditionnels, des artistes, des amis… se sont délectés de l’égayant et sensibilisateur spectacle poétique du groupe théâtral « Kaddu Yaraax » avec des textes du recueil de Yoro Bâ. L’orchestre national du Sénégal et le chanteur Souleymane Faye ont rendu l’instant de « partage » plus agréable.

Alassane Aliou MBAYE

A travers l’ouvrage intitulé « Les Grandes figures de Bargny », publié chez Abis éditions, l’ambassadeur Mamadou Diouf retrace l’histoire politique, économique, religieuse et culturelle de cette localité qui se trouve à la porte d’entrée de la région de Dakar.

Bargny, c’est la porte d’entrée de la région de Dakar. Pour sortir de la capitale sénégalaise, il faut encore transiter par cette commune. Mamadou Diouf, ancien diplomate du Sénégal, a retracé l’histoire de cette localité dans un livre titré « Les Grandes figures de Bargny ». Dans cet ouvrage, l’ancien élève du « daraa » de Coki revisite le « passé glorieux » de cette bourgade à travers ses grands hommes. La cérémonie de dédicace s’est déroulée samedi à la Maison de la culture Douta Seck. Les habitants de Bargny se sont déplacés massivement pour assister à la présentation de l’ouvrage. D’après Ahmed Mouhamad Niang, un des notables de la ville, jamais, dans l’histoire, un ouvrage aussi complet ne parle de Bargny à travers son histoire politique, économique, culturelle et religieuse. A l’en croire, tous les fils de Bargny peuvent mieux comprendre leur histoire grâce à l’ouvrage de Mamadou Diouf qui met aussi en exergue les liens de consanguinité qui existent entre les habitants de ce village lébou. D’après l’auteur, 90 % des familles de Bargny sont des descendants de Thiongou Cissé. Ce dernier est le premier Djaraf de Bargny pendant le XVème siècle. Sa famille est la plus ancienne de la localité et a donné naissance à toutes les autres familles du village.

Bargny, à elle seule, symbolise, aujourd’hui, le vivre ensemble qui est une des caractéristiques de la société sénégalaise. La localité, selon Mamadou Diouf, est habitée, en majorité, par des Lébous. Mais, on y retrouve des Sérères, des Peuls, des Mandingues, des Diolas. Ce qui fait de cette contrée un « symbole du Sénégal en miniature ». La principale caractéristique que l’auteur a voulue relever est l’enseignement islamique qui a été pratiqué, depuis longtemps, à Bargny par des dignitaires, tels que Tafsir Birame Thioub, Hassan Cissé, etc. Il y avait aussi une bonne organisation du pouvoir avec à sa tête le Djaraf qui incarnait toute l’autorité de la communauté du village. Le Djaraf avait sous sa tutelle un «Gouvernement» pour gérer les affaires de la cité. Aux habitants de cette commune, Mamadou Diouf rappelle que son livre sur « Les Grandes figures de Bargny » les appartient et fait désormais parti de leur patrimoine. Le ministre du Travail, Samba Sy, qui a assisté à la cérémonie de dédicace a souligné que l’ouvrage arrive au bon moment dans un contexte de doute où les populations ont plus besoin d’ancrage et de savoir ce que leurs aïeuls ont fait de bon pour le préserver.

Aliou Ngamby NDIAYE

L’éditeur Jean-Claude Lattès, qui a donné son nom à une célèbre maison d’édition et publié des succès comme « Un sac de billes » ou « Louisiane » mais aussi l’autobiographie de Jacques Mesrine « L’instinct de mort », est mort samedi à l’âge de 76 ans.

Le décès de l’éditeur, né le 3 septembre 1941 à Nice, a été annoncé à l’Afp par le journaliste littéraire Bernard Pivot qui était son ami.

Emmanuel Macron a rendu dimanche hommage à « un des grands découvreurs d’écrivains populaires de notre temps ». « Pour Jean-Claude Lattès, la littérature populaire devait savoir trouver le chemin vers ses lecteurs sans jamais transiger sur la qualité littéraire », a-t-il souligné dans un communiqué. Jean-Claude Lattès avait « un don probablement lié à ses débuts dans le journalisme pour repérer des talents éclectiques », a rappelé Bernard Pivot. C’était un éditeur « dynamique, imaginatif et qui savait garder ses écrivains », a-t-il ajouté.

Jean-Claude Lattès a notamment publié des best-sellers comme « Un sac de billes » de Joseph Joffo en 1973 ou « Louisiane » de Maurice Denuzière en 1977. Parmi ses succès, il a aussi édité « Le Nabab » d’Irène Frain ou Amin Maalouf («Léon l’Africain»).

L’éditeur avait revendu sa maison d’édition à Hachette au début des années 80 et « ne s’occupait plus depuis longtemps » de cette maison créée avec son épouse Nicole, a rappelé Bernard Pivot. Jean-Claude Lattès s’était lancé en 1968 dans l’édition avec « Édition Spéciale », créée avec le romancier et parolier Jacques Lanzmann, avec comme objectif la publication de livres événement dont le premier sera « Ce n’est qu’un début » sur Mai 68. Trois ans plus tard, il crée les éditions portant son nom.

Cet ancien élève de l’École supérieure de commerce de Paris avait notamment travaillé pour les pages culturelles de Combat dans les années 1962-63. Il avait ensuite été collaborateur de « Candide » et des Nouvelles Littéraires puis chef du service promotion des éditions Robert Laffont.

(AFP)

L’histoire des femmes est moins mise en lumière que celle des hommes. Il est arrivé qu’elle soit perçue par l’imaginaire populaire et certains esprits comme un récit parallèle. Le travail accompli par Jacqueline Sorel et Simonne Pierron Gomis est important en cela qu’il exhume des existences dont les trajectoires se confondent avec la mémoire collective. Elles livrent, en effet, une série de portraits de femmes qui témoignent de leurs rôles importants dans l’histoire de l’humanité. « De Lucy, la gracile des origines à Zaouditou, l’impératrice d’Ethiopie, en passant par Tin-Hinan, la mère des Touaregs, Nonquause, la prophétesse tragique, Bwanika, l’esclave maintes fois vendue, et Yaa Asantiwa, l’âme de la résistance ashantie, trente figures émergent de l’ombre pour rappeler qu’en Afrique noire, les femmes ont toujours occupé une place prépondérante dans la société », souligne Fatou Sow non sans souligner la qualité d’écriture des auteurs du livre.

Il est important de revisiter la mémoire du continent africain. Mais, il est tout aussi essentiel de de se départir de cette idée qui fait que l’histoire des femmes soit considérée comme une autre chronique. Il convient, à ses yeux, de la relier à l’histoire globale, de collecter des récits de vie, de les fixer pour mettre en exergue l’implication des femmes. Il lui semble opportun de déconstruire certaines contradictions en ce qui a trait aux opinions émises sur la femme, à la fois sujet et objet de culture, dans la société et de restituer son histoire à celle-là africaine.

Le professeur Rokhaya Fall, modératrice de la conférence, a donné quelques exemples de femmes dignes d’être célébrées avant de regretter le fait que les historiographies des grands Etats aient eu tendance, au moment des indépendances, à ne mettre en évidence que l’action des hommes. L’histoire africaine offre, selon elle, des exemples de femmes fortes qui ont exprimé leur rejet de la société patriarcale.

Cet ouvrage, qui réinterroge la mémoire du continent africain, fournit un monceau d’informations en même temps qu’il interpelle sur la place de la femme dans les sociétés africaines ou plutôt sur les sphères dans lesquelles elle est confinée dans la réalité et dans l’imaginaire populaire. Le professeur Massamba Guèye y voit une manipulation sociale. Il s’est appesanti sur le discours sur la femme et sur la production linguistique pour y déceler des tentatives de déformation à des fins de domination et de justification de certaines « prérogatives ». Il faut, à son avis, réinterroger le patrimoine pour se prémunir contre certaines interprétations erronées.

Jacqueline Sorel, longtemps chargée de production à Rfi, est l’auteur d’une biographie de Léopold Sédar Senghor publiée en 1995. Simonne Pierron Gomis, née à Saint-Louis du Sénégal, a passé de nombreuses années dans les Centres culturels français d’Afrique où elle a exercé le métier de bibliothécaire.

Alassane Aliou MBAYE

Ecrivain poète, enseignant et chercheur, Amadou Elimane Kane est l’incarnation d’une Afrique optimiste et fière de son passé, un continent qui retrouve peu à peu son lustre et qui regarde l’avenir avec l’œil de l’espérance. Actuellement au Sénégal pour une actualité littéraire, l’éditeur et fondateur de l’Institut culturel de Yène parle de sa démarche de travail pour clore le dernier volume de sa trilogie romanesque avec la parution prochaine de « Moi, Sidia Diop ou l’astre d’espérance de la Sénégambie au Brésil ». Les écrits d’Amadou Elimane Kane sont faits d’action et d’espérance. L’auteur voit en l’Afrique le continent phare du 21ème siècle.

Vous venez de terminer une deuxième trilogie romanesque, avec la sortie prochaine de votre nouveau roman « Moi, Sidia Diop ou l’astre d’espérance de la Sénégambie au Brésil ». En quoi consiste ce projet de trilogie littéraire ?
Après la première trilogie qui évoquait l’exil et l’importance de la transmission culturelle, je voulais aller plus loin et retracer des épisodes de l’histoire africaine qui me semblaient importants de révéler sous un autre angle.

En bâtissant un cadre fictionnel, je voulais me réapproprier une histoire qui m’habite depuis plusieurs années, celle de la réhabilitation de notre réalité, de notre vérité historique.

Le premier volume de la trilogie est « Moi, Ali Yoro Diop ou la pleine lune initiatique ». Pourquoi cette histoire ?
Justement, ce récit a rempli l’imaginaire de mon enfance. C’est l’histoire d’un homme qui a grandi entre le Fouta et le Walo et qui s’est révolté contre la colonisation française. À travers les récits oraux et écrits, entre réalité, fiction et mythe, j’ai rebâti une narration qui me permettait de dire autre chose et d’évoquer l’histoire d’Ali Yoro Diop dans un contexte de résistance et de justice.

Dans ma ville natale, j’entendais que cet homme était fou et nulle part, on ne trouvait la trace de ses actes qui, selon moi, sont héroïques.

C’est cette volonté d’écrasement de l’histoire que je voulais transformer, redonner la parole à un être convaincu et engagé qui s’était battu pour la dignité africaine, et que l’on a, volontairement, enseveli. Tout le travail de déconstruction mentale de l’Occident a tellement desservi notre histoire que je lutte littérairement pour le contredire, compte tenu des convictions qui sont les miennes, l’idée qu’il faut réécrire notre récit pour retrouver toutes nos propres facultés culturelles et nos fondements originels.
C’est, en quelque sorte, la déconstruction d’une déconstruction mensongère sur notre histoire.

Vous évoquez l’idée de décolonisation de la pensée pour le peuple africain...
Oui, c’est juste. Je pense que nous devons nécessairement recouvrer tout le schéma culturel noir, notre histoire, notre pensée, nos croyances, notre imaginaire propre pour foudroyer toutes les couleuvres qu’on veut nous faire avaler. Je prends souvent pour exemple l’actualité politique où l’on voit et où l’on entend les dirigeants occidentaux, les Sarkozy, Macron ou Trump dire que l’Afrique, ou le monde noir, est un sous-continent, une culture arriérée, un détail de l’histoire. C’est absurde et insultant ! Comment au XXIe siècle peut-on dire encore des choses pareilles ?

C’est non seulement intellectuellement malhonnête mais totalement idiot. Quand ces hommes parlent ainsi, ils déconsidèrent l’Humanité, ceux qui ont, à un moment, contribué à leur rayonnement. En faisant cela, ils décrédibilisent leurs paroles, leurs actes et leurs capacités à appréhender le monde en continuant à inventer un récit qui n’est pas le nôtre. C’est l’idéologie dominante, la pensée unique qui les guident, mais ce n’est pas la réalité africaine. Notre vérité historique et culturelle est immense au contraire, et nous sommes les bâtisseurs de l’origine du monde, de la cosmogonie et du savoir ancestral. C’est cela qu’il faut dire, qu’il faut rétablir; nous ne sommes pas des êtres vides, c’est impossible. L’Occident qui a résolu la technologie avancée moderne ne possède pas le monopole culturel. Il devra réapprendre l’Humanité et le partage; et cela viendra de la culture africaine !

Il y a ensuite « Moi, Rokhaya Diop ou la négresse fondamentale qui déplie le temps ». De quoi parle ce récit ?
Je voulais, cette fois, raconter un récit contemporain qui, même s’il est totalement imaginaire, incarne symboliquement les espérances de la jeunesse, et particulièrement celle issue de l’immigration africaine. C’est l’histoire d’une jeune femme née et qui a grandi en France, dont les parents sont immigrés du Sénégal, et qui, par son travail, sa persévérance, va accéder aux sphères les plus hautes de la République. En miroir, il y a l’histoire de son ami Lamine qui, lui, déstructuré par une famille fragile, suit une autre voie, celle de l’aliénation mentale, qui se traduit par une négation de lui-même et qui le mène sur un chemin dangereux et destructeur. En quelque sorte, il répond à l’idéologie qui envenime les rapports en Occident, la déconsidération de ceux qui viennent d’ailleurs par un comportement dévoyant la société. Par ce récit, je voulais dire qu’il n’y a qu’une seule voie pour « être », c’est celle de la confiance en soi, du travail, de l’acharnement et de ne jamais considérer que l’on est inférieur parce qu’on a la peau noire, jaune ou chocolat. Ce sont nos qualités humaines et nos valeurs qui décident de notre destinée. Je voulais transmettre un message d’espoir contre la haine et les barbaries qui prolifèrent.

On note la récurrence des titres dans cette trilogie qui s’annonce tous avec la récurrence « Moi, … Diop ». Pourquoi ce choix ?
Ah, j’attache beaucoup d’importance aux titres de mes livres. Je suis poète et j’aime donner une existence aux mots. Par ces titres, je veux marquer les esprits et qu’il y ait une résonance commune, comme un récit qui s’annonce dès la première lecture, celle de la couverture. On m’a même reproché, en France notamment, le mot « négresse » que l’on a considéré comme dégradant. C’est absurde et c’est tout à fait le contraire dans ma démarche. Par ce mot, je souligne l’affirmation d’une identité, une image revalorisée, et un salut au grand Aimé Césaire à qui l’on doit l’invention du mot « négritude » que je me réapproprie dans notre contexte contemporain. Pour moi, cela fait un lien avec notre histoire littéraire et c’est très important dans le cadre de la continuité culturelle.

Quelle histoire évoque le dernier volume de la trilogie « Moi, Sidia Diop ou l’astre d’espérance de la Sénégambie au Brésil » qui va paraître prochainement ?
C’est un récit qui alterne deux voix, deux espaces et deux époques. Celle d’abord de Makarra Silvio de Almeida, un Afro-brésilien historien et journaliste, qui est en quête de son histoire familiale et ancestrale et qui cherche les traces de l’africanéité dans le Brésil d’aujourd’hui. Il y est question là aussi d’oubli, de discrimination, de relégation du passé et de la construction brésilienne moderne sur les ravages de l’esclavage. L’autre récit est celui de Sidia Diop, fils de la reine Ndatté Yalla Diop, qui combat l’envahissement colonial sur les terres africaines au XIXe siècle jusqu’à l’exil et la mort dans l’oubli.

Vous-êtes panafricaniste, écrivain poète engagé... Comment cet engagement et cette pensée panafricaine se traduisent-ils dans cette nouvelle publication qui évoque le passé esclavagiste et colonial ?
Oui, c’est exact, je suis un écrivain, un poète engagé qui m’inspire de la pensée panafricaine car ce sentiment de réhabilitation du patrimoine culturel africain m’habite en permanence ; je le porte en bandoulière. Je me refuse d’être dans l’auto-flagellation et je cherche à reconstruire, par la littérature, ce qu’on nous a enlevé et qui me semble capital de dire, de révéler.

Par ces récits, je veux foudroyer les discours mensongers qui continuent, hélas, de courir sur le monde noir ; je veux mettre à terre l’histoire fabriquée par les intérêts de l’Occident et qui n’est pas notre réalité. Je suis de ceux qui pensent que l’Afrique sortira de l’enlisement quand les uns et les autres auront définitivement compris qui nous sommes profondément.

Quelles sont nos valeurs ? quels sont nos rêves ? de quoi est fait notre imaginaire, notre pensée, tous ces segments fondamentaux qui constituent une civilisation ? Je me place dans cette affirmation de nous-mêmes, de notre culture véritable, pour replacer les enjeux contemporains qui indiquent que l’Afrique est le continent phare du XXIe siècle.

Mais, pour cela, nous devons nous réapproprier nos valeurs démocratiques, humanistes, culturelles et citoyennes pour regarder en face les soleils de notre renaissance et fonder nos espoirs sur une image positive que nous portons sur nous et qui peut porter le monde en mutation.

Êtes-vous donc optimiste ?
Je suis un Afro-optimiste et la poésie qui est une forme sensible de la lucidité me porte au-delà des contradictions, au-delà des bouleversements quotidiens et de l’immense tâche que nous avons encore à mener !

Propos recueillis par Ibrahima BA

Produire des œuvres et se retrouver ensuite avec la marchandise invendue ! Une réalité que rencontrent les éditeurs sénégalais et qui nécessite réflexion. C’est ce qui a motivé la tenue, du 18 au 20 janvier, d’un atelier organisé par l’Association sénégalaise des éditeurs sur le thème : « Stratégie de promotion et de diffusion des œuvres ». Un conclave mis à profit pour discuter des voies et moyens pour pouvoir commercialiser les produits.

Comme beaucoup d’entrepreneurs, les éditeurs sénégalais éprouvent souvent des difficultés pour écouler leurs produits. Des œuvres bien pensées qui ont du mal à trouver acquéreur malgré la qualité, mais aussi, les efforts fournis pour les mettre sur le marché. Ce qui a amené l’Association sénégalaise des éditeurs (Ase) à poser le débat à travers un atelier dont le thème a porté sur « Stratégie de promotion et de diffusion des œuvres ». Pour sa présidente, Aminata Sy, ses collègues sont partis du constat qu’il y a une crise de la lecture au Sénégal ; ce qui a été perceptible lors de la Foire du livre organisée en décembre. Aussi, avec des facteurs comme l’avènement des Tic qui ne sont pas pour arranger les choses.

« En tant qu’éditeurs, nous produisons des livres et nous stockons beaucoup d’ouvrages qu’on arrive même plus à vendre », a-t-il souligné. Pour l’atelier qui s’est achevé samedi, il s’agissait pour l’Ase de discuter de stratégies pour parvenir à commercialiser les œuvres en maîtrisant « les différentes étapes quand le livre sort ». La production et l’écoulement des œuvres suivent un processus qui, une fois brisé, amène forcément des désagréments. Car, pour Ibrahima Touré, directeur de l’Agence de distribution de presse (Adp), il y a une confusion qui est faite régulièrement entre les notions de diffusion et de distribution. « Il faut en ressortir la différence. Ce sont deux métiers totalement différents mais compatibles. Parce que le diffuseur n’a pas pour vocation de vendre au consommateur directement, c’est le rôle du distributeur et le libraire est le premier distributeur. Le diffuseur est le grossiste et le distributeur, le détaillant », a-t-il souligné. Ajoutant pour le déplorer que l’éditeur a tendance à aller généralement directement voir le distributeur alors qu’il doit avoir un intermédiaire (diffuseur) qui est en contact avec plusieurs distributeurs. « C’est beaucoup plus efficace. Si on prend l’exemple de la presse, on n’édite pas pour voir les revendeurs un à un alors qu’on peut avoir un tampon qui distribue globalement au niveau d’un réseau de distributeurs ». M. Touré a fait une série de propositions qui, si elles sont appliquées, pourront régler, tout ou en partie, le problème de la disponibilité des ouvrages en dehors de Dakar. Parce que le problème, selon lui, est que les livres sortent rarement de la capitale. Il s’agit également, pour lui, de cultiver chez les plus jeunes, l’habitude de lecture. Amadou Lamine Bâ, coordonnateur des Editions « Feux de Brousse », plaide, pour sa part, pour une réflexion sur comment parvenir à numériser les livres pour se conformer à une certaine réalité et pouvoir toucher la jeune génération avide d’électronique.

Editer des livres à la demande
Face à un problème d’invendus qui se posent aux éditeurs, la solution pourrait provenir de la rationalisation de la production. Ainsi, au lieu de commander des milliers d’exemplaires au risque de se retrouver avec la marchandise en magasin faute d’acquéreurs, certains préconisent la production en fonction de la commande reçue.

Dr Abdoulaye Diallo, un des animateurs de l’atelier, a entretenu l’assistance de la solution qu’il préconise avec Ilp Distri (Imprimerie Livres Partout) Dakar qui est une structure dont l’objectif est de permettre à ce que les éditeurs aient la capacité de n’imprimer que les livres dont ils ont besoin. Il s’agit avec cette possibilité, « de ne plus imprimer de livres à stocker qui ne seraient plus vendus ou qui seraient stockés des années avec de l’argent qui dort et les risques de détérioration et d’invendus ». La solution de l’impression à la demande d’Ilp, c’est alors de n’imprimer que les besoins. Cette mesure concerne également la distribution. Elle permet, à ses yeux, d’utiliser les solutions numériques pour pouvoir rendre disponibles les livres qui sont imprimés à temps, à Dakar et dans toutes les capitales d’Afrique de l’Ouest où sa structure a six comptoirs pour le moment : Dakar, Ouagadougou, Bamako, Abidjan, Lomé et Conakry. « Auparavant, il fallait passer par Paris pour avoir un livre édité à Bamako ou Ouaga et vice-versa, souligne-t-il. Maintenant, Ilp Distri est venu pour faire en sorte que les livres imprimés à Dakar soient disponibles directement dans ces villes, de sorte que les délais de livraison qui pouvaient être de 12 à 18 semaines sont ramenés à, au maximum, une semaine : entre deux et six jours ouvrés ».Ainsi, les éditeurs confient leurs fichiers à l’éditeur qui imprime pour eux ce dont ils ont besoin ou si les libraires commandent des ouvrages. Cette trouvaille évite donc le risque pour les uns et les autres de se retrouver avec des invendus. Et il assure que le système est « totalement sécurisé parce qu’à ce jour, nous imprimons et distribuons même pour certains grands éditeurs au plan international ». Tout de même, il prévient que cette solution peut entraîner des coûts supplémentaires dans la production.

Ousseynou POUYE

Le siège des écrivains du Sénégal, Keur Birago, accueille ce vendredi, la cérémonie dédicace du roman « La maison d’en face » de Djibril Gaye Mame Boly. Cet ancien producteur et animateur de la Rts présentera son ouvrage dans lequel il s’indigne du manque de solidarité de notre société d’aujourd’hui, entre autre thème abordé.

Djibril Gaye Mame Boly présente son nouveau roman « La Maison d’en face », ce vendredi 12 janvier, à Keur Birago, siège des écrivains, à Dakar. Ancien producteur-animateur à la Radio télédiffusion sénégalaise (Rts), Djibril Gaye, s’indigne, dans cet ouvrage de 174 pages publié aux Editions Maguilen, de l’indifférence de la société face aux conditions de vie des petites gens. « A la suite d’une longue observation de notre société, je suis franchement meurtri par ce que je vois autour de moi. Personne ne respecte plus rien du tout ; la solidarité est devenue un vain mot. Et on ne dit rien. Donc ce livre est une manière de s’engager, de son prononcer… », explique Djibril Gaye.

Le héros de son roman est une personne vivant avec un handicap, amputé des deux bras, que l’auteur, habitant du quartier de la Médina, rencontre sur le chemin de la grande mosquée de Dakar, les jours de prière du vendredi. Au-delà de ce personnage principal, mendiant dans ces conditions d’infirmité, Djibril Gaby Gaye aborde également, dans son roman, ce manque de solidarité, le gaspillage dans les cérémonies familiales comme le mariage, la cruauté de l’humain à l’égard de son semblable, entre autres thèmes qui touchent « son peuple ».

Retraité de la Rts depuis 1996, il présentait l’émission musicale « Le Bon vieux ton ». Djibril Gaye Mame Boly anime depuis un an deux émissions à la radio Convergence Fm. Il y partage avec ses auditeurs, le mardi entre 13h-14h et le dimanche de 19h à 21h, sa passion pour le panafricanisme, la musique et la culture en général. D’ailleurs, il compte publier bientôt un autre ouvrage sur le thème du panafricanisme, chez L’Harmattan Sénégal.

La cérémonie de présentation et de dédicace du roman « La Maison d’en face » sera présidée par Abdoulaye Racine Senghor, ce vendredi à 16h, au siège des écrivains, au Point E, Dakar.

Omar DIOUF

Le Professeur titulaire des universités, Ousseynou Faye, vient de publier, aux éditions L’Harmattan, l’ouvrage intitulé : « Dakar et ses cultures. Un siècle de changements d’une ville coloniale ».

L’enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar se meut dans des univers peu explorés de la ville de Dakar pour retrouver ses habitants apparaissant peu en « gros plan » et éclairer notre regard sur les dynamismes et changements culturels qui s’y sont opérés.

Le Professeur Ousseynou Faye fait la sociologie d’un temps et tire des photographies d’espaces dont les arrière-plans et les sujets, au sens artistique du terme, excitent la curiosité. Cet ouvrage, « Dakar et ses cultures. Un siècle de changements d’une ville coloniale », porte l’empreinte d’un sceau de l’esprit à la fois observateur, critique et d’une fascinante subtilité de raisonnement qui s’affranchit d’une méthodologie, d’une approche « guidée » dans la manière d’aborder les sciences sociales et plus particulièrement sa discipline, l’histoire. Il interroge et requestionne ce que bien des intelligences, par ignorance de leur portée scientifique et symbolique, seraient tentées de considérer comme des « poncifs », des insignifiances de la quotidienneté.

L’auteur, de par sa démarche, les couvre d’une scientificité qui aiguille le chercheur et élargit la palette des sources utiles à une meilleure connaissance de cette histoire moins « clinquante » que celle-là institutionnelle et politique par exemple. Elle n’en est pas moins épuisante parce que formulant des exigences interdisciplinaires et nécessitant une distance.

De cet ouvrage retraçant l’histoire coloniale de Dakar (avec comme borne chronologique de départ l’année 1857 correspondant à la « fondation » officielle de la ville et comme borne chronologique d’arrivée l’année 1960), ce spécialiste d’histoire moderne et contemporaine, loué pour son exigence intellectuelle, en dit ceci : « Ce livre met en scène l’habitant de la ville de Dakar. Ce personnage n’apparaît en « gros plan » que dans les contextes portant sur son contrôle statistique, la spatialisation de sa présence, son statut de producteur de plus-value et son rapport à l’ordre social. Acteur négligé de l’aménagement changeant de la ville, souvent accusé d’œuvrer à son dés-aménagement continu, il y dessine des scènes de vie participant d’une quotidienneté qui s’écrit au pluriel, évolue et se décline en termes de totalité de faits, gestes et paroles axés surtout sur la satisfaction de multiples besoins ».

Déchiffrement historique
L’attention accordée à l’histoire du vécu en ville, souligne-t-il, n’a pas occulté la nécessité de convoquer, d’une façon ou d’une autre, la portée des philosophies d’ombre à l’œuvre de la quotidienneté. Il en est de même avec cette autre exigence constituée par la mise à contribution de l’archéologie du mode de vie rural. En d’autres termes, ce livre explore l’histoire culturelle de Dakar. Sous ce rapport, il aborde les cultures immatérielles et réserve une large place à la reconstitution des cultures matérielles, celles des villageois et dans la ville ou celles empruntées ou inventées par ses (néo)citadins. Il se veut un exercice d’exhumation et de questionnement de la conscience identificatoire de sujets d’histoire évoluant dans une des grandes vitrines urbaines du projet colonial français.

La première partie de ce livre accorde une large place aux aménageurs européens, résidents africains et sites de Dakar, au refoulement du village lébou, à la fondation et à l’extension de la ville. Un des chapitres a trait à l’empire de la culture du terroir. La deuxième partie porte la réflexion sur l’éclatement de la ville et les dynamismes culturels entre 1914 et 1946. Les chantiers urbains et les changements culturels de l’après-guerre (1946-1960) tracent son chemin de « randonnée dakaroise » qui lui a permis d’accomplir un « travail de déchiffrement historique de la culture urbaine ».

Ousseynou Faye explore donc des univers de sens, de rythmes - ceux-là qui entraînent, dévient et entrecroisent des trajectoires de vies - pour « charpenter » le récit d’une aventure collective dans laquelle la pègre, la lie et les existences débrouillardes ont bonne place dans la construction et la physionomie de l’espace urbain. Dakar est donc le produit d’un cheminement, d’une idée que les occupants aux légitimités et aux références diverses ont de la ville. L’auteur le dit de manière plus élaborée : « La production de la ville de Dakar est l’aboutissement d’une rencontre de deux savoir-aménager l’espace : celui du décideur européen, qui veut établir un rapport de vraisemblance entre la ville coloniale et la ville « métropolitaine », et celui de l’Africain qui emprunte les technologies du village et de la ville pour créer son chez soi ».

Le professeur Ousseynou Faye est un pionnier dans le domaine des études portant sur des sujets longtemps négligés par les historiens sénégalais notamment l’histoire de la marge. Il exerce des fonctions de (co)directeur de thèse de doctorants inscrits dans des universités africaines et françaises.

Alassane Aliou MBAYE


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