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Actualités Internationales (1852)

Une centaine de maisons se sont écroulées à la suite de pluies diluviennes dans le nord de Bangui, forçant un millier de personnes à  quitter leur domicile, a appris l’Afp hier auprès du ministère de l’Intérieur. «La dernière pluie a fait s’écrouler des centaines de maisons, dans le nord de Bangui, à Yombo. Au moins mille personnes ont été déplacées, mais nous sommes encore en phase de recensement», a expliqué à l’Afp par téléphone Patrick Bidilou-Niabode, directeur général de la protection civile au ministère de l’Intérieur. «On a du mal à apporter du soutien, faute de moyens. Pour l’heure, on s’appuie beaucoup sur les autorités locales et les Ong présentes sur place», a-t-il poursuivi. Les quartiers Ngola III, Poto Poto, PK 10, Bégoua, et les villages Nzako et Toungoufara ont aussi été touchés par les pluies, a constaté un journaliste de l’Afp. «La situation est vraiment dramatique. Pour le moment, on ne déplore aucune victime, mais les dégâts sont considérables», explique Jean Emmanuel Gazanguinza, maire de Bégoua.

Les inondations sont devenues fréquentes ces dernières années à Bangui, avec de fortes précipitations pendant la saison des pluies qui dure normalement de juin à novembre.

AFP

L’Iran pourrait reprendre rapidement sa production d’uranium hautement enrichi si les Etats-Unis quittaient l’accord nucléaire, a averti hier mardi le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (Oiea).

«Si nous prenons la décision, nous pouvons commencer dans cinq jours un enrichissement de 20% (dans la centrale nucléaire de) Fordo», a affirmé Ali Akbar Salehi à la télévision d’Etat Irib.
«Bien entendu, nous ne voudrions pas que cela arrive car nous avons fait beaucoup d’efforts pour aboutir à l’accord nucléaire», a-t-il ajouté. «Notre plus grande priorité est de maintenir l’accord mais bien sûr pas à n’importe quel prix».

Conclu en juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances, cet accord prévoit une levée progressive et conditionnelle des sanctions internationales en échange de garanties que l’Iran limite son programme nucléaire à des usages civils et ne se dotera pas de l’arme atomique.

Hautement enrichi, l’uranium peut servir à fabriquer la bombe atomique. Faiblement enrichi, il sert de combustible aux centrales pour produire de l’électricité. Malgré ses démentis, l’Iran a été accusé de chercher à se doter de l’arme nucléaire.

Le président américain Donald Trump, hostile à cet accord négocié sous la houlette de son prédécesseur démocrate Barack Obama, a menacé à plusieurs reprises de déchirer le texte. Il a également imposé récemment une série de sanctions juridiques et financières à l’Iran, non liées aux activités nucléaires.

AFP

Au moins huit personnes sont mortes et de nombreuses autres ont été blessées hier en Guinée dans un éboulement d’une décharge dans la banlieue de la capitale, Conakry, selon la police et un journaliste de l’Afp. «Cinq corps, dont ceux de deux enfants, ont été sortis des décombres» puis transportés dans une morgue de Conakry, a déclaré à l’Afp un responsable de la police, Boubacar Kassé. Trois autres corps ont ensuite été extraits des décombres, a rapporté le journaliste de l’Afp.

Des dizaines de blessés ont été évacués pour subir des soins, selon des sources de sécurité, après cet éboulement survenu à Hamdallaï, un quartier de la commune de Ratoma, dans la banlieue de Conakry, à la suite de fortes pluies depuis une semaine à Conakry. «La décharge est tombée sur trois maisons. Il y a encore beaucoup de personnes sous les décombres qu’il faut sauver à tout prix. Il faut envoyer des machines. Le terrain est difficile d’accès», a indiqué le commissaire Kassé, directeur de la Sûreté urbaine de Conakry. Les forces de l’ordre étaient déployées en nombre dans la zone de la catastrophe où les secouristes s’activaient pour rechercher des rescapés, selon le journaliste de l’Afp. Deux personnes piégées dans les décombres ont été extraites vivantes par les secouristes.

Cet éboulement survient après les glissements de terrains et les coulées de boue qui ont fait 499 morts à Freetown et détruit des quartiers de la capitale sierra-léonaise dans la nuit du 13 au 14 août.

AFP

L’ancien Premier ministre libyen Ali Zeidan a été enlevé et est détenu depuis neuf jours par un groupe armé dans la capitale libyenne, a-t-on appris hier auprès de ses proches. M. Zeidan a été chef du gouvernement libyen de novembre 2012 à mars 2014. Il avait quitté le pays dans la confusion juste après son limogeage par le Parlement, ses détracteurs l’accusant de détournement de fonds publics.

Selon Karam Khaled, un ami qui accompagnait M. Zeidan à Tripoli, l’ex-Premier ministre envisageait de tenir une conférence de presse le 13 août dans la capitale libyenne pour répondre aux accusations de ses détracteurs.

M. Khaled a précisé que la visite de M. Zeidan avait été préparée en coordination avec le chef du gouvernement d’union (Gna), Fayez al-Sarraj. «C’est le Gna qui a préparé la visite, y compris le protocole à l’aéroport et la réservation d’hôtel», a affirmé M. Khaled. Selon lui, un groupe armé a tenté une première fois d’enlever M. Zeidan le 12 août mais les gardes de l’hôtel l’en ont empêché. «Des hommes armés du même groupe sont revenus le lendemain et nous avons été obligés de leur remettre M. Zeidan, quand nous avons appris qu’il s’agissait de la brigade des révolutionnaires de Tripoli», une milice loyale au Gna, a-t-il ajouté. «Depuis, nous n’avons aucune information sur son lieu de détention ou son état», a-t-il ajouté, fustigeant le «silence» du Gna.

AFP

Le président américain Donald Trump a présenté hier sa stratégie pour l’Afghanistan, «la plus longue guerre de l’histoire américaine», qui prévoit notamment l’envoi de nouveaux soldats et une pression accrue sur le Pakistan, appelé à cesser d’abriter des «terroristes».

«Mon instinct était de nous retirer, et d’ordinaire je suis mon instinct», a-t-il lancé sur une base de l’armée américaine à Fort Myer, au sud-ouest de Washington. Mais après avoir étudié l’Afghanistan «sous tous ses angles», il a dit être arrivé à la conclusion qu’un retrait créerait un «vide» qui profiterait aux «terroristes».

Les Etats-Unis vont donc poursuivre et augmenter leur effort. Le président Trump a refusé de dévoiler ses intentions militaires. «Nous ne parlerons pas du nombre de soldats» car «les ennemis de l’Amérique ne doivent jamais connaître nos projets», a-t-il éludé.

Son ministre de la Défense Jim Mattis a indiqué que les troupes seraient renforcées. Selon de hauts responsables de la Maison Blanche, Donald Trump a autorisé le Pentagone à déployer jusqu’à 3.900 soldats supplémentaires. «Je consulterai le secrétaire général de l’Otan et nos alliés, dont plusieurs se sont également engagés à augmenter le nombre de soldats déployés», a dit Jim Mattis dans un communiqué.

Plus de 8.000 soldats américains sont actuellement sur place, contre 100.000 au plus haut de l’engagement des Etats-Unis.

Donald Trump a prévenu Kaboul que le soutien américain, qui va se poursuivre face aux talibans sur le terrain, n’était pas «un chèque en blanc». «L’Amérique continuera à travailler avec le gouvernement afghan tant que nous voyons de la détermination et des progrès», a-t-il affirmé. «Mais notre engagement n’est pas illimité», «les Américains veulent voir de vraies réformes et de vrais résultats». Le président américain a aussi laissé la porte ouverte à un dialogue avec certains rebelles: «à un moment donné, après un effort militaire efficace, peut-être qu’il sera possible d’avoir une solution politique incluant une partie des talibans en Afghanistan». «Mais personne ne sait si ou quand cela arrivera», a-t-il ajouté.

Son secrétaire d’Etat Rex Tillerson a précisé dans un communiqué que les Etats-Unis étaient «prêts à soutenir des pourparlers de paix entre le gouvernement afghan et les talibans sans condition préalable». Evoquant la situation dans la région, Donald Trump a tenté de mettre la pression sur le Pakistan voisin qui, a-t-il dit, «est souvent un refuge pour les agents du chaos, de la violence et de la terreur». Le Pakistan a «beaucoup à perdre s’il continue à abriter des criminels et des terroristes», déstabilisant l’Afghanistan, a-t-il martelé. «Cela doit changer et cela va changer immédiatement!» Il a aussi demandé un effort accru à l’Inde dans la résolution de ce conflit, seize ans après les attentats du 11-Septembre qui avaient poussé les Etats-Unis à lancer une vaste offensive pour déloger le régime des talibans.

Quelque 2.400 soldats américains sont morts en Afghanistan depuis 2001, et plus de 20.000 y ont été blessés.

AFP

La police espagnole a abattu hier près de Barcelone Younès Abouyaaqoub, l’auteur présumé du sanglant attentat dans cette ville, après quatre jours de chasse à l’homme.

Le Marocain de 22 ans a été tué à Subirats, à 50 km à l’ouest de Barcelone lors d’une opération de police qui avait commencé peu après 16h00 (14h00 Gmt).
Les Mossos d’Esquadra, la police catalane, ont annoncé à 18h20 (16h20 Gmt) avoir identifié le mort comme Younès Abouyaaqoub, mais ils continuaient à quadriller la zone à la recherche d’éventuels complices.

La police avait barré l’accès à la route qui serpente entre les vignes près de laquelle l’homme semble avoir été abattu, tandis qu’un hélicoptère survolait la zone bouclée par la police, a constaté un journaliste de l’Afp sur place. «Ici, il y a pas mal de maisons de travailleurs saisonniers abandonnées, c’est facile de se cacher», a confié à l’Afp Arnau Gomez, 24 ans, qui habite à un kilomètre de là où l’homme a été abattu. Soudain, «on a entendu passer beaucoup de voitures de police, 20 ou 25, toutes sirènes hurlantes», a expliqué Roser Ventura, employée dans une cave à vin à environ 500 mètres de l’endroit où Abouyaaqoub avait été repéré.

L’homme recherché par toutes les polices d’Europe pour avoir semé la terreur sur l’avenue des Ramblas à Barcelone, tuant 13 passants, avant de poignarder un automobiliste à qui il a dérobé une voiture dans sa cavale, portait ce qui «semble être une ceinture d’explosifs», avait expliqué la police catalane sur son compte Twitter.
La ceinture a été retirée par les démineurs qui n’ont pas, à ce stade, confirmé si elle était factice.

AFP

Le président Muhammadu Buhari a affirmé hier «très heureux» d’être de retour au Nigeria, après trois mois d’absence pour des «congés médicaux», insistant sur le rétablissement de la sécurité dans le pays, dans sa tradition d’ancien chef militaire.

«J’ai eu le regret de remarquer, pendant mon absence, que des commentaires, notamment sur les réseaux sociaux, ont dépassé la ligne rouge, mettant en cause la question de l’existence de notre nation», a-t-il déclaré, dans un discours prononcé à 7h00 du matin (06h00 Gmt) sur la télévision nationale. «Notre unité n’est pas négociable», a-t-il martelé, alors que les velléités identitaires sont de plus en plus grandes à l’approche du 1er octobre, jour de la fête nationale.

En juin, un groupe de jeunes musulmans radicaux a donné jusqu’à cette date aux Igbos chrétiens, originaires du Sud, pour quitter le nord du pays.
Cet ultimatum, qui rappelle la haine anti-igbo née avant la terrible guerre du Biafra, fait écho aux messages sécessionnistes et virulents de l’Ipob, le mouvement pour les peuples indigènes du Biafra (sud-est), sous l’égide de son chef charismatique, Nnamdi Kanu.  «De fait, nous n’allons pas seulement renforcer notre lutte contre les éléments de Boko Haram, qui continuent à mener des attaques sporadiques (dans le nord-est), mais aussi contre la hausse des kidnappings (contre rançon), contre les violences entre bergers et agriculteurs (en forte augmentation dans le pays), et contre les violences ethniques instrumentalisées par des politiciens véreux», a énuméré le président.

«Nous les éliminerons toutes», a-t-il assuré, en référence aux menaces rampantes aux quatre coins du pays.
Pour Amaka Anku, analyste nigériane pour Eurasia Group, le «retour de Buhari aura un grand impact sur l’agenda politique du gouvernement, laissant les affaires courantes à son vice-président, qui l’a remplacé pendant ses absences répétées au cours de l’année.  «La loyauté et la déférence d’Osinbajo à son égard (...) va faciliter le retour du président dans le pays», poursuit Amaka Anku.
Ancien général, qui a dirigé une première fois le Nigeria dans les années 1980 d’une main de fer, il s’arroge clairement les questions sécuritaires dans un contexte économique très difficile, depuis que le géant pétrolier de l’Afrique de l’Ouest est entré en récession il y a un an.  «Son retour va améliorer la crise politique et sécuritaire, et si cela est résolu, les investisseurs pourront commencer à revenir», note Bismarck Rewane, pour Financial Derivatives Company.

AFP

Le président américain Donald Trump présente lundi sa stratégie sur l’Afghanistan, avec l’envoi attendu de soldats supplémentaires pour aider le régime de Kaboul dans l’impasse face aux talibans.

Après deux semaines chaotiques qui ont considérablement terni son image, cette allocution depuis la base de Fort Myer, au sud-ouest de Washington, lui offre une occasion d’adopter une posture plus présidentielle et de décliner sa vision sur le devenir de la plus longue guerre de l’histoire des Etats-Unis. Le discours, prévu à 21h00 (mardi 01h00 Gmt), sera retransmis en direct sur les principales chaînes de télévision américaines. Seize ans après les attentats du 11-septembre qui avaient poussé les Etats-Unis à lancer une vaste offensive pour déloger le régime taliban au pouvoir à Kaboul, le fragile édifice démocratique afghan est menacé par une insurrection déstabilisatrice. Plus de 8.000 soldats américains sont actuellement sur place (contre 100.000 au plus haut de l’engagement des Etats-Unis). L’envoi de troupes supplémentaires - le chiffre de 4.000 a été évoqué - inverserait la tendance à la décrue de ces dernières années.

Mais Donald Trump est aussi attendu, plus largement sur sa vision du conflit afghan à moyen terme. Avec de lancinantes questions qui se posaient déjà à George W. Bush et Barack Obama: quand le pouvoir afghan, miné par les divisions et la corruption, aura-t-il les reins assez solides ? Les forces de sécurité pourront-elles un jour s’affranchir de l’aide américaine ? Comment mettre un terme au jeu trouble du Pakistan, qui sert de facto de base arrière aux talibans ? Quelque 2.400 soldats américains sont morts en Afghanistan depuis 2001, et plus de 20.000 y ont été blessés. Rapport après rapport, le contrôleur américain de l’effort de reconstruction en Afghanistan, John Sopko, évoque également le peu d’efficacité des plus de 100 milliards de dollars d’aide à la reconstruction versés en 16 ans par les Etats-Unis.                            

  AFP

La présidence du Gabon a annoncé hier lundi un léger remaniement ministériel ainsi que la nomination de deux opposants modérés à des postes institutionnels.

Le gouvernement compte 38 membres contre 40 dans le précédent. Il se caractérise par quelques changements comme le ministre des Affaires étrangères, Pacôme Moubelet-Boubeya (Mer), remplacé par un ancien représentant du Gabon auprès des Nations unies, Noël Nelson Messone.
Les poids lourds de l’équipe restent en place comme le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet, Alain-Claude Bilie-By-Nze (Communication, porte-parole), ou encore Etienne Massard, «ministre des Affaires présidentielles et de la Défense nationale«.

Toujours ministre de l’Economie, Régis Immongault mettra en œuvre le programme du Fonds monétaire international (Fmi) qui a approuvé en juin un prêt de 642 millions de dollars au Gabon pour relancer son économie, moyennant des recommandations sur «l’assainissement budgétaire».
Le gouvernement comprend aussi des membres issus du parti d’opposition Union nationale (Un) comme Estelle Ondo (Transport), déjà exclue de l’Un, et Patrick Eyogo Edzang (Eaux et Energie), qui doit faire l’objet d’une procédure disciplinaire indique l’Un.

La vice-présidence de la République a été restaurée et le poste a été confié à Pierre-Claver Maganga Moussavou, ex-candidat à l’élection présidentielle d’août 2016.
La présidence du Conseil économique et social revient à René N’Demezoo Obiang, ex-directeur de campagne de Jean Ping, rival du président Ali Bongo Ondimba à l’élection de 2016.
MM. Maganga Moussavou et N’Demezoo Obiang avaient participé au «dialogue politique» proposé par M. Bongo après sa réélection toujours contestée par Jean Ping. Ce nouveau gouvernement doit traduire en textes de loi les conclusions de ce «dialogue politique». Des élections législatives doivent avoir lieu en 2018.
Le rival d’Ali Bongo Ondimba, Jean Ping, qui se proclame toujours le «président élu», a lancé vendredi un appel à la désobéissance civile qui n’a reçu aucun écho majeur pour l’instant.

AFP

«Le choix du Maroc de se tourner vers l’Afrique n’a pas été le fruit d’une décision fortuite» mais «l’aboutissement d’une méditation profonde et réaliste», a dit le monarque marocain à l’occasion des 64 ans de la Révolution du roi et du peuple, une fête nationale célébrée le 20 août.  Après son retour réussi au sein de l’Union africaine (Ua) début 2017, le Maroc s’était porté candidat pour devenir membre de la Cédéao, développant en conséquence une intense activité diplomatique en Afrique de l’Ouest pour y parvenir.

La politique continentale du Maroc «s’articule autour de la promotion des intérêts communs par la mise en place de partenariats solidaires gagnant-gagnant», a affirmé le souverain, qui s’est félicité du lancement de «mégaprojets de développement» destinés à «améliorer les conditions de vie des populations africaines».

Il a cité parmi ses «mégaprojets» le gazoduc qui devrait relier le Maroc et le Nigeria par la façade atlantique de l’Afrique de l’ouest, dont le lancement a été annoncé fin 2016. «Nous sommes engagés actuellement à construire une Afrique sûre d’elle-même, solidaire, unie autour de projets concrets, ouverte sur son environnement», a assuré le monarque marocain. Mais il n’a pas évoqué dans son discours les questions internes, notamment le mouvement de contestation qui agite la région du Rif (nord), comme il l’avait fait fin juillet lors de la fête du Trône. «Le Maroc, c’est également cette dimension externe, qui ne change rien aux priorités nationales», a expliqué à l’Afp une source gouvernementale haut placée.  «Le discours du Trône était consacrée à l’agenda interne. Celui du 20 août vient le compléter par la dynamique externe qui s’est développée au cours de cette année», a ajouté ce responsable.

Car 2017 a été pour le royaume une année «exceptionnelle» sur le front diplomatique, où le roi «s’est beaucoup investi», a-t-il conclu.
 

AFP

Le président nigérian Muhammadu Buhari est rentré samedi au Nigeria après avoir passé trois mois à Londres pour un traitement médical dont la nature est restée secrète.

L’avion du chef de l’Etat nigérian a atterri à 16H35 (15h35 Gmt) à l’aéroport international d’Abuja, a constaté un journaliste de l’Afp.  M. Buhari avait quitté le Nigeria le 7 mai pour Londres où il avait déjà passé deux mois en début d’année pour des raisons médicales. La nature du traitement n’a jamais été précisée de source officielle.  En mars, à son retour de Londres, il avait confié n’avoir «jamais été aussi malade» et avait délaissé les responsabilités officielles, confiées au vice-président Osinbajo.  

Le premier séjour médical au Royaume-Uni du président Buhari remonte à juin 2016 - un an après sa prise de fonction - et la présidence avait alors indiqué qu’il souffrait d’une infection de l’oreille persistante. Ses opposants avaient affirmé pendant la campagne électorale de 2015 qu’il souffrait d’un cancer de la prostate mais il avait démenti. L’absence d’indication officielle sur la nature de la maladie du président a entretenu les rumeurs dans un pays encore marqué par la mort du président Umaru Musa Yar’Adua en 2010, après des mois de traitement médical secret à l’étranger.

Pour le professeur de sciences politiques à l’Université de Lagos Thomas Dapo, grâce au retour du président, «chaque décision, chaque projet portera désormais le sceau de la légitimité et de l’autorité».  Il estime que la lutte anti-corruption passera également à la vitesse supérieure. «L’argument de vente de Buhari, c’est son intégrité. Il met un point d’orgue à éradiquer la corruption au Nigeria».

AFP

Deux personnes sont mortes samedi dans une manifestation d’opposants réprimée dans le centre du Togo, selon un responsable de la sécurité, tandis qu’à Lomé la police a tiré des grenades lacrymogènes pour empêcher une marche en faveur de réformes politiques dans ce pays dirigé depuis un demi-siècle par une dynastie familiale.

A Sokodé, à environ 336 km au nord de la capitale, la manifestation a fait 2 morts, selon un responsable du ministère de la Sécurité.
Dans la capitale, des milliers de manifestants avaient répondu à l’appel du Parti national panafricain, vêtus pour la plupart de tee-shirts rouges, la couleur du Pnp. Ils ont rapidement été dispersés sur le lieu du rassemblement par des gaz lacrymogènes, a constaté un journaliste de l’Afp.

Vendredi, les ministres de la Sécurité et de l’Administration territoriale avaient proposé un itinéraire aux organisateurs de la manifestation mais ceux-ci ont refusé et maintenu leur propre itinéraire. Selon le ministre de la Sécurité, le colonel Yark Damehame, l’itinéraire choisi par les manifestants visait à bloquer les activités de la capitale. L’opposition togolaise réclame depuis dix ans que la Constitution - modifiée en 2002 - soit révisée, notamment afin d’y réintroduire une limitation des mandats présidentiels à 10 ans au plus.

Elle exige également un mode de scrutin à deux tours, une recomposition de la Cour constitutionnelle et de la Commission électorale.
Un projet de loi prévoyant ces réformes a été déjà rejeté en juin 2014 par le Parlement, dominé par le parti au pouvoir avec 62 sièges sur 91.
De nouveaux débats autour de deux propositions de lois, introduites par l’opposition n’ont rien donné, opposition et pouvoir s’accusant réciproquement de bloquer le vote.

AFP

Le président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso et chef du parti au pouvoir, Salifou Diallo, est décédé samedi à Paris à 60 ans, a annoncé le gouvernement burkinabè sans préciser les circonstances du décès.

«Le gouvernement burkinabè a le regret d’annoncer le décès de son Excellence Salifou Diallo, président de l’Assemblée nationale», a indiqué le porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou dans un communiqué transmis à l’Afp. Chef du Mouvement du peuple pour le progrès (Mpp, pouvoir), sa mort est «survenue ce jour 19 août 2017 à Paris en France», a-t-il indiqué sans autre précision. Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement.

Le président du parlement burkinabè a été retrouvé mort dans un hôtel de Paris, a indiqué une source diplomatique burkinabè. Joint par l’Afp, le chef de file de l’opposition burkinabè Zéphirin Diabré a déploré une  «très grande perte» pour le Burkina. «Tout au long de son parcours que j’ai observé et parfois côtoyé, je retiens de lui un homme d’action, un homme de conviction et un homme d’engagement. Lorsque Salifou Diallo croyait en quelque chose il s’engageait à fond» a-t-il ajouté, à la fin d’une cérémonie.

De son côté, le Congrès pour la démocratie et le progrès (Cdp), le parti de l’ex-président burkinabè Blaise Compaoré dont il était un des plus fidèles compagnons depuis les années 1990 avant une séparation, a souligné que sa disparition présentait «un enjeu politique». «La perte de Salifou Diallo présente un enjeu sur la scène politique. Au delà de toute considération partisane ou sentimentale, il faut dire que c’est un homme de la scène politique et pas des moindres. Je présente mes condoléances à toutes sa famille et à toute la nation entière.» a déclaré Achille Tapsoba, président du Cdp.

M. Diallo a été le directeur de cabinet de M. Compaoré alors ministre sous la révolution sankariste (1983-1987). Il a été plusieurs fois nommé dans divers gouvernements de Compaoré lorsque ce dernier est devenu président, avant de tomber en disgrâce.

En janvier 2014, avec l’actuel président Roch Marc Christian Kaboré et d’autres barons du régime, il entre en dissidence et fonde le Mpp avec lequel ils ont remporté les élections présidentielles et législatives de novembre 2015.
Réputé pour son franc-parler et sa maîtrise des rouages politiques du pays, Salifou Diallo avait été élu à présidence du parlement burkinabè en décembre 2015, puis à la tête du parti présidentiel en mars 2017.

AFP

Confronté à ses anciennes victimes, l’ex-chef de la «police islamique» de Gao s’est défendu hier vendredi au cours de son procès d’avoir «coupé des mains» de voleurs dans cette ville du nord du Mali contrôlée par des jihadistes entre 2012 et 2013.

«Ce n’est pas moi. Ce sont des jihadistes mauritaniens, algériens et sahraoui qui coupaient les mains», a affirmé Aliou Mahamar Touré.  Il répondait aux accusations des parties civiles qui ont défilé à la barre tout au long de la matinée pour la première audience de son procès hier devant une Cour d’assises de Bamako. Son procès est une première dans ce pays où des groupes armés continuent à mener des attaques meurtrières.

Au moins huit de ses victimes présumées étaient présentes à l’audience, face à un jury composé de quatre civils, du président de la cour et de deux magistrats assesseurs.  «J’ai été arrêté parce qu’on m’a accusé de vol. Aliou et ses compagnons m’ont donné de la drogue avant de couper ma main droite», a déclaré l’une d’elles. «Les quatre enfants de mon grand frère ont été arrêtés par Aliou. Il n’a pas voulu les libérer, il a coupé lui-même leurs mains et pieds. Après il s’est promené avec les mains et les pieds», a témoigné une habitante de Gao, alors que l’accusé gardait la tête baissée. Accusé également d’avoir fouetté en public des femmes qui ne portaient pas le voile islamique, Aliou est poursuivi pour «atteinte à la sûreté de l’Etat, coups et blessures, détention illégale d’armes de guerre et association de malfaiteurs». Il risque jusqu’à 20 ans de réclusion, selon une source judiciaire.
Le procès a démarré devant une salle comble. «Je suis très malade», a dit l’accusé, qui a perdu de sa superbe et demandé une chaise pour s’assoir.

AFP

L’enquête sur les attentats sanglants qui ont fait 14 morts en Catalogne, avançait rapidement hier dans une Espagne en deuil, avec l’identification d’une possible cellule ayant agi précipitamment après l’échec d’un premier plan qui aurait pu être encore plus meurtrier.

Sous le soleil de plomb de Barcelone, les habitants de la fière ville méditerranéenne ont crié «No tinc por», «je n’ai pas peur» en catalan: à midi, moins de 24 heures après le double drame la foule s’était auparavant rassemblée autour du roi Felipe VI et du chef du gouvernement Mariano Rajoy et du gouvernement régional de Catalogne pour une minute de silence.  Moins de 24 heures plus tôt et seulement à quelques enjambées de la place de Catalogne où s’est tenue la cérémonie, à 16h50 locales (14h50 Gmt) jeudi, une camionnette blanche avait fauché des dizaines de passants sur l’allée centrale des Ramblas, cœur touristique de Barcelone où l’on descend habituellement le cœur léger vers la mer.
Dans la nuit, une Audi A3 a ensuite à son tour foncé sur la promenade du bord de mer de Cambrils, une station balnéaire au sud de la capitale catalane, avant de percuter une voiture des Mossos d’Esquadra, la police catalane. S’en est suivie une fusillade au cours de laquelle les cinq occupants de l’Audi ont été tués.

Les attaques ont fait 14 morts, dont 13 à Barcelone et près de 120 blessés dont 65 étaient encore hospitalisés vendredi. L’attaque de Barcelone a été revendiquée par le groupe Etat islamique (Ei). Ces attaques ont cependant peut-être remplacé des attentats «de plus grande envergure», a expliqué hier un porte-parole de la police catalane lors d’un point de presse.
L’enquête laisse entrevoir l’existence d’un «groupe de personnes», ayant agi en Catalogne à Ripoll, au nord de Barcelone, et Alcanar au sud, notamment.
A Alcanar, à 200 km au sud de Barcelone, une explosion dans une maison aurait en réalité évité un autre drame de plus grande ampleur car selon la police les assaillants y préparaient des bombes et auraient alors perdu les composants nécessaires à la fabrication d’engins explosifs.

La double attaque a alors été commise de «manière plus rudimentaire, dans le sillage des autres attentats perpétrés dans les villes européennes» sans être «de l’amplitude espérée» par les jihadistes, selon Josep Lluis Trapero, le porte-parole de la police catalane.

AFP

La polémique née de ses propos sur Charlottesville ne s’éteint pas: Donald Trump reste sous pression, jusque dans son camp, pour son ambiguïté à l’égard de groupuscules d’extrême droite.

La mère de Heather Heyer, la femme de 32 ans tuée par un sympathisant néo-nazi le 12 août à Charlottesville, en Virginie, s’en est prise vendredi au président américain, qui avait assuré vouloir lui présenter personnellement ses condoléances. «Je ne parle plus au président désormais», «je suis désolée», «après ce qu’il a dit sur mon enfant», a dit Susan Bro sur la chaîne Abc, expliquant avoir vu des extraits de la conférence de presse dans laquelle «il disait que les manifestants» antiracistes, comme sa fille, «et le Ku Klux Klan et les suprémacistes blancs étaient équivalents».
«Réfléchissez avant de parler!», a-t-elle lancé à Donald Trump.

Lors de sa conférence de presse mouvementée de mardi, le président des Etats-Unis,tout en condamnant les suprémacistes blancs et les néo-nazis qui avaient organisé une manifestation à Charlottesville pour s’opposer au retrait d’une statue confédérée, a provoqué une vive controverse en assurant qu’il y avait des torts — mais aussi des gens «très bien» — «des deux côtés». «Qu’il en ait eu l’intention ou pas, ce qu’il a déclaré a entraîné un ravissement des racistes, les larmes des minorités et le deuil du grand cœur de l’Amérique», a réagi hier l’ex-candidat républicain à la présidence Mitt Romney. Evoquant un «moment décisif pour le président Trump», il l’a pressé de présenter ses excuses. Mitt Romney intervient après d’autres personnalités du camp républicain, pourtant censé soutenir la Maison Blanche. Dans un discours devant des étudiants, le secrétaire d’Etat Rex Tillerson, sans se démarquer explicitement des propos présidentiels, a vivement «condamné le racisme et le fanatisme sous toutes leurs formes». «La haine n’est pas une valeur américaine», a-t-il martelé.

Hors du champ politique, les critiques sont aussi restées vives. D’ordinaire discret, James Murdoch, patron de la maison-mère de la chaîne Fox News pourtant très prisée des soutiens de Donald Trump, a pris sa plume pour se démarquer. Les événements de Charlottesville «et la réaction du président des Etats-Unis nous inquiètent tous en tant qu’Américains et peuple libre», écrit-il dans un message à ses «amis». «J’ai du mal à croire avoir besoin d’écrire cela: s’élever contre les nazis est essentiel. Ou les membres du Ku Klux Klan, ou les terroristes», ajoute le fils du magnat australien des médias Rupert Murdoch, un proche du président américain.

AFP

Quatre jours après les inondations qui ont fait plus de 400 morts à Freetown, les habitants de la capitale de la Sierra Leone, et en particulier les enfants, sont confrontés à un nouveau danger mortel: l’apparition de maladies telles que le choléra et la malaria. «La principale priorité pour les enfants est d’empêcher la diffusion de maladies: le choléra, bien sûr, qui est endémique en Sierra Leone, mais aussi d’autres maladies provoquant des diarrhées», a estimé vendredi l’Unicef, citant des maladies qu’entraînent habituellement les inondations.

Depuis plusieurs jours, le Fonds des Nations unies pour l’enfance est à pied d’œuvre dans les quartiers les plus touchés, distribuant de l’eau potable ou construisant des latrines.

L’Ong Save the Children, également active sur le terrain, a elle aussi tiré la sonnette d’alarme. Une «crise en matière de santé» pourrait toucher de nombreux enfants, a-t-elle averti.

«Deux cas supposés de choléra ont déjà été signalés par les équipes de secours. Des cadavres se trouvent toujours dans des maisons inondées, contaminant l’eau, et l’apparition de cas de diarrhées, de malaria ou d’autres maladies mortelles constitue un risque sérieux», a ajouté l’Ong.

AFP

«La lutte contre la pauvreté constitue la réponse définitive au terrorisme», a estimé le président guinéen Alpha Condé, en visite à Ouagadougou où l’attaque perpétrée par des jihadistes présumés dimanche a fait 18 morts.

«Il y a une réponse immédiate (au terrorisme) qui est l’action militaire, mais la réponse définitive c’est la lutte contre la pauvreté et l’injustice», a affirmé le chef de l’Etat guinéen dans une déclaration à la presse au palais présidentiel de Ouagadougou, soulignant que «la pauvreté est le terreau du terrorisme». «Nous ne pouvons vaincre le terrorisme, sauf si nous développons effectivement nos pays. Pour vaincre définitivement le terrorisme, c’est le développement économique, la justice sociale, l’amélioration des conditions de vie des couches les plus vulnérables», a insisté M. Condé, par ailleurs président en exercice de l’Union africaine.
Arrivé vers 16 heures (locales et Gmt) à Ouagadougou, le président guinéen s’est rendu avec son homologue burkinabè Roch Marc Christian Kaboré sur les lieux de l’attentat de dimanche, où il a souhaité l’accompagnement des partenaires pour la mise en place du G5 sahel, la force régionale conjointe. «Nous avons besoin d’être accompagnés par nos amis au point de vue des équipements, des financiers, et obtenir au moins des renseignements (...), nous avons fait un appel mais il faut encore mener des efforts pour trouver les 400 millions» d’euros, a-t-il indiqué. «C’est nous qui devons-nous battre parce que c’est notre peuple. Mais nous avons besoin d’être accompagnés, a-t-il ajouté, espérant qu’avec la nouvelle attaque à Ouagadougou «nos amis le comprendront».                            

AFP

La Cour pénale internationale a déclaré, jeudi, qu’un jihadiste malien avait provoqué pour 2,7 millions d’euros de dégâts en faisant détruire en 2012 des mausolées de la cité historique malienne de Tombouctou, et a ordonné des réparations pour les victimes, les premières pour destruction de biens culturels.

«La chambre ordonne des réparations individuelles, collectives et symboliques pour la communauté de Tombouctou, reconnaît que la destruction des bâtiments protégés a causé de la souffrance aux personnes à travers le Mali et la communauté internationale et estime M. Mahdi responsable pour les réparations à 2,7 millions d’euros», a déclaré le juge Raul Cano Pangalangan.
Le Touareg Ahmad al Faqi al Mahdi a été condamné en septembre dernier à neuf ans de prison pour avoir «dirigé intentionnellement des attaques» contre la porte de la mosquée Sidi Yahia et neuf des mausolées de Tombouctou (nord du Mali), classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco et détruits à coups de pioche, de houe et de burin.
Né vers 1975, il était un membre d’Ansar Dine, l’un des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda qui ont contrôlé le nord du Mali pendant environ dix mois en 2012, avant d’être en grande partie chassés par une intervention internationale déclenchée en janvier 2013 par la France. Il était chef de la Hisbah, la brigade islamique des mœurs.

Toutefois, étant donné l’indigence du jihadiste, la Cour encourage le Fonds au profit des victimes, organe indépendant mis en place par le statut de Rome, traité fondateur de la Cpi, à «compléter les réparations ordonnées» et lever des fonds à cette fin.
Créé en 2004, le Fonds - qui reçoit des contributions volontaires versées par les gouvernements membres de la Cpi, d’organisations internationales et de particuliers - devra présenter d’ici au 16 février un projet de plan de mise en œuvre des réparations. «Nous allons discuter avec l’avocat des victimes et nous rendre à Tombouctou, puis nous solliciterons les pays et des particuliers pour récolter des dons», a expliqué à l’Afp le directeur exécutif du Fonds, Pieter de Baan, pour qui l’ordonnance était «un moment d’une valeur très symbolique et important pour les victimes».

AFP

Un attentat revendiqué par le groupe Etat islamique a fait 13 morts et plus de 50 blessés hier lorsqu’une camionnette a foncé dans la foule dans le centre touristique de Barcelone, en Espagne, et deux suspects ont été arrêtés.

«Nous pouvons confirmer qu’il y a 13 morts et plus de 50 blessés», a écrit sur Twitter Joaquin Forn, le responsable de l’Intérieur du gouvernement régional catalan. M. Forn avait auparavant évoqué un bilan «d’une morte et 32 blessés dont plusieurs graves». L’attaque a visé les Ramblas, l’artère de Barcelone la plus prisée des touristes: une camionnette a foncé dans la foule en fin d’après-midi. Le groupe jihadiste Etat islamique (Ei) a revendiqué l’attaque dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq et relayé par le centre américain de surveillance des sites jihadistes, Site. «L’opération a été menée en réponse aux appels à cibler les Etats de la coalition» internationale antijihadistes opérant en Syrie et en Irak, indique le communiqué.
Par son mode opératoire l’attaque de Barcelone rappelle des attentats imputés ou revendiqués par l’Ei à Nice, Berlin ou Londres.
L’Espagne, troisième destination touristique au monde, avait été jusqu’ici épargnée par les attentats des jihadistes de l’Ei ayant touché d’autres capitales européennes, telles Londres, Paris, Bruxelles, Berlin.
La police régionale de Catalogne, dont Barcelone est la capitale, a annoncé quelques heures après l’attentat l’arrestation d’un homme lié à l’»attaque terroriste», ajoutant qu’il n’y avait «aucune personne retranchée dans un bar», contrairement à ce qu’avaient avancé plus tôt des sources policières.
Le suspect a été identifié comme Driss Oukabir, a indiqué à l’Afp un porte-parole du Syndicat unifié de policiers (Sup).
Un homme portant ce nom avait posté sur sa page Facebook, consultée par l’Afp avant qu’elle ne devienne inaccessible vers 21h00 (19h00 Gmt), des photos le montrant sur la plage, d’autres devant un miroir, et une image du drapeau berbère, peuple présent notamment au Maroc et en Algérie.
Le président de Catalogne Carles Puigdemont a ensuite annoncé une deuxième arrestation.

AFP

Le gouvernement et les syndicats ivoiriens ont signé hier à Abidjan un accord visant à instaurer «une trêve sociale de cinq ans», après la grève des fonctionnaires qui avait paralysé en janvier l’administration publique du pays.

Les deux parties sont également tombées d’accord sur le paiement des stocks d’arriérés d’un montant global de 249,6 milliards de FCfa (environ 381 millions d’euros) pour près de 130.000 travailleurs, soit près 80% des effectifs de la fonction publique. «70% du montant des stocks (principal point de revendication) seront payés à partir de 2018 sur cinq ans, soit 34,9 milliards de FCfa par an (53,2 millions d’euros). Les 30% restants sur la période 2023-2025», selon un échéancier «compatible avec les engagements pris avec le Fmi». «Cette trêve ne vise aucunement à neutraliser les syndicats, elle marque plutôt une volonté résolue (...) de briser définitivement le mur de méfiance et de suspicion qui tend parfois à obstruer les rapports entre les deux parties», a déclaré le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, lors d’une cérémonie.

«Il nous faut fonder sur la base de cette trêve sociale librement consentie une culture de la négociation, du compromis et de la responsabilité», a souhaité M. Coulibaly, soulignant que son gouvernement «ne ménagera aucun effort pour tenir ses engagements».

Toutefois, le chef du gouvernement ivoirien a averti que «le non-respect d’une des clauses de l’accord pourrait impliquer sa rupture tacite». «Le protocole d’accord n’est pas forcement le meilleur. Cependant, force est de reconnaitre qu’il règle définitivement le problème du stock des arriérés, au centre de toutes les revendications depuis cinq ans», a affirmé de son côté Théodore Gnagna Zadi, président de la plateforme des organisations professionnelles du secteur public.

M. Zadi s’est également félicité de «cette issue heureuse, moins mauvaise pour tous».
Début janvier, les fonctionnaires ivoiriens étaient entrés en grève pour demander des augmentations de salaires, le paiement d’arriérés de primes et pour protester contre une réforme des retraites intervenue en 2012 dont les premiers effets se font sentir en 2016, avec la mise à la retraite de fonctionnaires touchés par la loi.

AFP

En créant une zone de recherche et de sauvetage au large de ses côtes, la Libye n’»interdit pas» mais veut «organiser» le travail des Ong  naviguant près de ses eaux pour secourir des migrants, a soutenu mercredi la marine libyenne.

Cette dernière avait annoncé la création au large de la Libye d’une zone dite de recherche et de sauvetage (Sar), qu’elle interdit sauf autorisation aux navires étrangers, en particulier à ceux affrétés par des Ong humanitaires, que Tripoli accuse de collusion avec les réseaux de passeurs.

Depuis cette décision, plusieurs Ong renommées dont Médecins sans frontières (Msf), l’Allemande Sea Eye et la Britannique Save the children ont annoncé la suspension de leurs opérations en Méditerranée. Msf a qualifié la création de cette zone «d‘attaque inacceptable à la vie et à la dignité des personnes».

«Nous n’avons annoncé aucune zone interdite et nous n’avons interdit à aucune partie ou organisation de travailler dans le sauvetage (des migrants) d’une manière claire et transparente. Ce que nous avons annoncé vise à organiser le travail qui était devenu arbitraire et hasardeux», a indiqué la marine libyenne dans un communiqué. Le texte qualifie la situation de «chaotique, notamment près des eaux» libyennes.

La marine libyenne a exprimé par ailleurs son «regret» après la suspension par des Ong de leurs opérations de secours, mais a dans le même temps fustigé «le discours agressif», selon elle, des Ong leur reprochant de mener une «campagne de dénigrement» contre la Libye.
 

AFP

Le chef de l’opposition kényane Raila Odinga a annoncé hier son intention de saisir la Cour suprême pour contester la réélection du président Uhuru Kenyatta, qu’il estime entachée de fraudes, et appelé ses supporteurs à soutenir cette démarche en manifestant de manière pacifique.

«Nous avons décidé de saisir la Cour (suprême) et de montrer au monde la fabrication d’un pouvoir généré par ordinateur», a déclaré devant la presse M. Odinga, la mine grave et tirée, réitérant les accusations de fraude électronique lors du scrutin du 8 août. L’adresse de M. Odinga à la Nation était très attendue, le pays craignant de retomber dans de nouveaux épisodes de violences, semblables à ceux qui ont fait au moins 17 morts et 177 blessés dans certains fiefs de l’opposition après l’annonce vendredi de la réélection M. Kenyatta. Mais M. Odinga, qui à 72 ans joue certainement sa dernière partition politique, s’est engagé à «prêcher la paix» et a insisté sur le fait que les «Kényans n’ont pas besoin de recourir à la violence pour obtenir justice».

Déjà trois fois candidat malheureux à la présidentielle (1997, 2007 et 2013), M. Odinga avait saisi la Cour suprême lors du scrutin précédent de 2013, en vain. Ce précédent avait d’abord incité sa coalition d’opposition Nasa à rejeter un nouveau recours en justice, malgré des pressions internationales en ce sens. Mais les récentes menaces de fermeture, par le gouvernement, de deux organisations susceptibles d’aller en justice l’ont poussé à réviser sa position et à déposer elle-même le recours, selon M. Odinga. Nasa a jusqu’à demain pour le faire et la Cour suprême disposera ensuite de 14 jours pour rendre son arrêt. «Notre décision d’aller en justice constitue une deuxième chance pour la Cour suprême. La Cour peut saisir cette chance pour se racheter ou, comme en 2013 elle peut aggraver les problèmes auxquels la Nation est confrontée», a ajouté M. Odinga, suggérant qu’il ne nourrissait pas forcément une confiance absolue dans le système judiciaire kényan.

AFP

Neuf Burkinabé et neuf étrangers ont été tués dans l’attaque du café-restaurant Aziz Istanbul perpétrée dimanche soir par des hommes armés dans la capitale Ouagadougou, selon une liste publiée hier par le gouvernement du Burkina Faso après la fin du travail d’identification des corps.

Sept hommes et deux femmes burkinabè ont été tués dans cette attaque contre ce café-restaurant dans le centre-ville de Ouagadougou, menée par des jihadistes présumés et qui n’a jusqu’ici pas été revendiquée. Parmi les victimes étrangères, on compte deux Koweïtiens, une Canadienne, une Algéro-Canadienne, un Français, un Sénégalais, un Nigérian, un Turc et un Libanais.

Les dépouilles seront remises aux familles à partir d’aujourd’hui, a indiqué à l’Afp une source proche du dossier. Le Burkina Faso est toujours sous le choc de cet attentat perpétré au cœur de sa capitale et qui rappelle le mode opératoire de l’attaque jihadiste du 15 janvier 2016. Ce jour-là, un commando avait attaqué avec des armes automatiques le café Cappuccino - situé à 200 mètres du restaurant Aziz Istanbul - et plusieurs autres établissements du centre de Ouagadougou. Revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), cet attentat avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers.                        

AFP

Les habitants de Sierra Leone, encore sous le choc des centaines de morts après les inondations et glissements de terrain dans la capitale Freetown lundi, ont commencé hier à observer une semaine de deuil national décrétée par le président Ernest Bai Koroma.

Les drapeaux sur les bâtiments officiels seront en berne jusqu’au 22 août, a indiqué la présidence dans un communiqué.
Les Sierra-Léonais ont en outre observé hier à la mi-journée une minute de silence, ont constaté des journalistes de l’Afp.
Dans les heures ayant suivi la catastrophe, le président Koroma avait lancé des appels à la mobilisation de la communauté internationale et à l’unité du pays, déjà durement touché par une épidémie du virus Ebola qui avait fait 4.000 morts en 2014 et 2015.

«Notre Nation est une nouvelle fois aux prises avec le chagrin», avait-il lancé lundi soir lors d’une allocution télévisée. Les coulées de boues et les inondations survenues dans la nuit de dimanche à lundi ont fait plus de 300 morts - dont au moins 105 enfants -, 600 disparus et des milliers de sans-abri dans la capitale.
La population a été appelée à se rendre à la morgue centrale pour identifier les corps de leurs proches disparus, parfois par familles entières.
Les corps qui n’auront pas pu être identifiés en fin de journée hier seront enterrés dans la localité proche de Waterloo aujourd’hui et demain, selon le communiqué de la présidence.

AFP

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