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Actualités Internationales (2210)

Amnesty international a accusé, hier, les gouvernements européens de complicité dans la détention des migrants dans des conditions épouvantables en Libye, leur reprochant notamment leur aide aux garde-côtes libyens impliqués, selon l'organisation, dans le trafic d'êtres humains.

"Les gouvernements européens sont sciemment complices de la torture et des abus endurés par des dizaines de milliers de réfugiés et de migrants détenus par les autorités libyennes de l'immigration dans des conditions épouvantables en Libye", a indiqué l’organisation de défense des droits de l'Homme dans un rapport. Amnesty accuse les Européens de soutenir "un système sophistiqué d'abus et d'exploitation des réfugiés et des migrants" de la part des garde-côtes, des responsables des centres de détention et des trafiquants, avec pour seul souci d’empêcher les migrants de traverser la Méditerranée. "Des dizaines de milliers de personnes sont détenues indéfiniment dans des centres de détention surpeuplés où elles subissent des sévices systématiques", a déclaré John Dalhuisen, directeur d'Amnesty international pour l'Europe. "Les gouvernements européens ne sont pas seulement pleinement au courant de ces abus, mais (...) ils en sont complices", a ajouté M. Dalhuisen.

"Les gouvernements européens doivent repenser leur coopération avec la Libye en matière d'immigration et permettre aux personnes de se rendre en Europe par les voies légales, notamment en réinstallant des dizaines de milliers de réfugiés", a-t-il dit. Ils "doivent insister pour que les autorités libyennes mettent fin (...) aux arrestations arbitraires et à la détention de réfugiés et de migrants", a ajouté M. Dalhuisen, appelant à la libération "immédiate" de tous les ressortissants étrangers détenus dans les centres de détention en Libye.

"Depuis fin 2016, les États membres de l'Ue - notamment l'Italie - ont mis en œuvre une série de mesures visant à fermer la route migratoire via la Libye et la Méditerranée centrale, sans se soucier des conséquences pour les personnes bloquées" en Libye.

Selon Amnesty international, les gouvernements européens ont fourni particulièrement à la Libye leur assistance au Département de lutte contre l'immigration clandestine qui gère les centres de détention dans ce pays et ont formé et fourni des équipements aux garde-côtes libyens pour qu'ils interceptent les migrants en mer.

"Les réfugiés et les migrants interceptés par les garde-côtes libyens sont envoyés dans des centres de détention où ils subissent des traitements horribles"."Jusqu'à présent, 20.000 personnes restent confinées dans ces centres de détention surpeuplés et insalubres", selon Amnesty.

(AFP)

La coalition de l’opposition togolaise, qui manifeste depuis plus de trois mois contre le président Faure Gnassingbé, a boycotté, hier, les "consultations" entamées par le gouvernement en vue d'un dialogue, dénonçant une "manœuvre de diversion", a constaté l’Afp.

Aucune date n’a encore été fixée pour la tenue de ce dialogue réclamée par la communauté internationale pour sortir de la crise actuelle. La principale coalition d'opposition - dont seuls 5 partis sur 14 ont été conviés à la table du gouvernement - a décidé de boycotter ces discussions qui se déroulent à huis clos à la Primature. "C’est une manœuvre de diversion. Au sein de la coalition, nous sommes très vigilants, nous nous sommes concertés sur une réponse commune. Le gouvernement est disqualifié pour mener des consultations", a déclaré à l’Afp Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, coordonnatrice de la coalition de l’opposition.

"Ceux qui doivent nous appeler pour des consultations, ce sont les médiateurs. Le régime est l’un des protagonistes de la crise. Et pour la régler, les médiateurs ont offert de réunir autour d’une table les deux protagonistes que nous sommes", a ajouté Mme Adjamagbo-Johnson, en référence aux médiations menées, ces dernières semaines, par les présidents ghanéen, Nana Akufo-Addo, et guinéen, Alpha Condé.

"La crise actuelle est profonde. Il faut que le régime en prenne toute la mesure". Des délégations de l'Union des forces de changement (Ufc) de l’ex-opposant historique Gilchrist Olympio - qui participe au gouvernement depuis 2010 - et de l’Union pour la République (Unir, au pouvoir) ont déjà été reçues, hier, par le gouvernement.

D'autres partis d'opposition n'appartenant pas à la coalition seront également consultés ainsi que d’anciens Premiers ministres, selon une source proche de la Primature.Ces consultations visent à recueillir leurs "suggestions" sur le "format et les modalités" du prochain dialogue, avait indiqué, la semaine dernière, le ministre de la Fonction publique, Gilbert Bawara.

(AFP)

Emmanuel Macron, Angela Merkel et cinq chefs d’Etat des pays de l’Afrique sahélienne vont tenter, demain, à La Celle-Saint-Cloud, près de Paris, de renforcer la mobilisation internationale au profit de la nouvelle force conjointe antijihadiste G5 Sahel pour accélérer son déploiement.

Il s’agit de faire le point, près de six mois après la décision de créer la force G5 Sahel prise, début juillet, sous l’impulsion du président français, par cinq pays de la région parmi les plus pauvres du monde : le Mali, le Niger, le Burkina Faso, la Mauritanie et le Tchad.

L’objectif est de mettre sur pied, d’ici à la mi-2018, une force de 5000 hommes pour reconquérir les zones frontalières où les groupes jihadistes ont souvent pris le pas sur les Etats et exercent leur emprise sur les populations, menaçant ainsi la stabilité de ces pays désertiques et fragiles. La réunion va rassembler une vingtaine de délégations : les cinq pays concernés, les organisations et pays impliqués opérationnellement comme l’Onu, l’Union africaine (Ua), l’Union européenne (Ue) ou la France, et les pays donateurs du G5 Sahel dont les Etats-Unis et l’Arabie saoudite.

Sa logique est celle du «donnant-donnant» : «Plus d’engagement des acteurs du G5 contre plus de soutien international», explique l’Elysée. Car Emmanuel Macron a estimé, le 30 novembre, à Abidjan, que la mise en place du G5 Sahel n’avançait «pas assez vite» et que «les terroristes» avaient «enregistré des victoires militaires et symboliques, notamment au Niger», selon l’Elysée. Dans ce pays, les groupes armés multiplient, ces dernières semaines, les attaques meurtrières, comme celle ayant provoqué la mort de quatre soldats américains le 4 octobre ou de 12 gendarmes nigériens le 21.

Il s’agit donc d’agir à la fois sur les plans militaire (en accélérant le déploiement de la force), politique (en redonnant de la vigueur au processus de paix au Mali «qui progresse peu», selon l’Elysée) et financier (avec l’objectif de mobiliser au moins 250 millions d’euros dans un premier temps, puis «400 millions à plein exercice», selon Paris).

(AFP)

Un homme a déclenché une bombe artisanale dans un tunnel du métro de Times Square, lundi matin, faisant trois blessés. Un nouvel attentat à New York après une attaque au camion-bélier fin octobre.

L’explosion, à proximité d’une des places les plus fréquentées au monde, est survenue à l’heure de pointe, à 07H20 (12H20 Gmt), dans un tunnel reliant deux nœuds-clés des transports new-yorkais que sont Times Square et la gare routière de Port Authority, près de la 42e rue et de la 8e avenue.

«C’est une tentative d’attentat terroriste», a déclaré, lors d’un point presse sur les lieux, le maire de New York, Bill de Blasio. «Le métro est central dans notre vie. Et quand on entend parler d’une attaque dans le métro, c’est très perturbant«, a-t-il ajouté. «Dieu merci, l’auteur n’est pas parvenu à ses fins».

Le suspect, identifié par la police comme Akayed Ullah, 27 ans, du quartier de Brooklyn, portait, attaché au corps avec des bandes Velcro, «un engin explosif rudimentaire» qui aurait explosé prématurément, a précisé le chef de la police, James O’Neill.

Il a été arrêté et hospitalisé avec des «blessures et des brûlures au corps», a-t-il ajouté.

Trois personnes qui se trouvaient à proximité immédiate ont également été légèrement blessées, selon les autorités.

Plusieurs médias new-yorkais ont indiqué qu’Akayed Ullah était originaire du Bangladesh, d’où il aurait émigré aux Etats-Unis il y a sept ans.

Le quotidien New York Post, citant des sources policières, a précisé qu’il s’agissait d’un ancien chauffeur de taxi qui aurait déclaré aux policiers à l’hôpital avoir agi par vengeance en raison des «bombardements dans son pays», sans autre précision.

(AFP)

Près de 6000 Africains ayant combattu au Moyen-Orient avec l’organisation jihadiste Etat islamique (Ei) pourraient revenir en Afrique, a indiqué, à Oran (ouest), le commissaire de l’Union africaine pour la paix et la sécurité. Il a appelé les pays africains à se préparer «fermement» à la gestion ces retours. «Des rapports font état de la présence de 6000 combattants africains parmi les 30 000 éléments étrangers ayant rejoint ce groupe terroriste au Moyen-Orient», a déclaré M. Smail Chergui lors d’une rencontre sur la lutte contre le terrorisme. L’Ei a profité du conflit syrien, qui a éclaté en 2011 avec des manifestations contre le président Bachar al-Assad, pour s’implanter en Syrie et en Irak.

Après une montée en puissance fulgurante en 2014, qui a vu l’organisation extrémiste s’emparer de vastes pans de territoire dans les deux pays, l’Ei a proclamé un « califat » la même année qui a attiré des milliers de combattants étrangers. Mais, le groupe a ensuite multiplié les revers et a perdu la totalité des territoires qu’il avait conquis en Irak et la plupart de ceux qu’il détenait en Syrie.

« Le retour de ces éléments en Afrique pose de sérieuses menaces sur la sécurité et la stabilité nationales et exige un traitement spécifique et une coopération intense entre les pays africains », a estimé M. Chergui, cité par l’agence de presse Aps.

Le commissaire de l’Ua pour la paix et la sécurité a appelé les pays concernés à notamment «échanger les renseignements sur les éléments armés regagnant leurs pays respectifs» après leurs défaites en Irak et en Syrie.

(AFP)

L’Union européenne a prévenu, hier, la République démocratique du Congo qu’elle ne l’aiderait à organiser et financer les élections prévues dans un an qu’à condition que cesse le «harcèlement» contre l’opposition et la société civile.

Les ministres des Affaires étrangères de l’Ue estiment «qu’il est déterminant, notamment pour la légitimité des institutions chargées de la transition, de garantir que la date des élections, désormais fixée au 23 décembre 2018, soit respectée», dans des conclusions adoptées, lundi, lors d’une réunion à Bruxelles.

Ils condamnent «vivement les violations des droits de l’Homme ainsi que les actes de harcèlement à l’encontre d’acteurs politiques de l’opposition, de représentants des médias et de la société civile, ainsi qu’à l’encontre de défenseurs des droits de l’Homme» en Rdc.

L’Ue exhorte à la mise en œuvre des «mesures de décrispation politique prévues» dans un accord négocié l’an dernier en vue de sortir le pays de la crise née du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.Ces mesures, est-il précisé, sont «nécessaires pour réunir les conditions d’élections crédibles et inclusives, rétablir la confiance entre les acteurs concernés et apaiser les tensions politiques».

(AFP)

Les différents corps de l’armée irakienne ont défilé, hier, à Bagdad, pour fêter la victoire militaire contre le groupe jihadiste Etat islamique (Ei), annoncée par le Premier ministre Haider al-Abadi.

La parade militaire a eu lieu sur la place du monument au soldat inconnu, dans la Zone verte, secteur ultra-protégé de la capitale, où se trouvent les principaux ministères et les ambassades, selon des participants. Des hélicoptères et des avions de combat ont survolé le ciel.

Au début du défilé, le Premier ministre Abadi a salué les familles des «martyrs», ces membres des forces armées tombés au combat contre les jihadistes. Des femmes vêtues d’abayas noires étaient présentes avec leurs enfants et certaines arboraient les photos de leurs proches décédés.

Samedi, M. Abadi avait annoncé la victoire sur l’Ei qui avait menacé, en 2014, l’existence même de l’État irakien en s’emparant du tiers de son territoire.

Dans un communiqué, le général américain qui dirige la coalition internationale luttant contre l’Ei a félicité le gouvernement irakien, soulignant que «beaucoup de travail reste à faire».

«Nous continuerons à travailler avec nos partenaires irakiens pour assurer une défaite sur le long terme et empêcher (l’Ei) de pouvoir menacer la civilisation au niveau régional et global», a déclaré le général Paul Funk.

L’émissaire de l’Onu en Irak, Jan Kubiš, a appelé les Irakiens «à bâtir un meilleur avenir et une destinée commune dans un pays unifié avec le même patriotisme et la même détermination dont ils ont fait preuve dans leur guerre nationale contre le terrorisme». L’Arabie saoudite, une des puissances du Moyen-Orient, a félicité l’Irak. «La fin de la guerre (...) est une grande victoire contre le terrorisme», a déclaré le ministère des Affaires étrangères cité par l’agence de presse officielle Spa.

Dans un discours solennel devant le ministère de la Défense, à Bagdad, le Premier ministre irakien a annoncé que la prochaine bataille serait la lutte contre la corruption, véritable cancer qui obère le développement du pays.

Dimanche (hier, Ndlr) a été déclaré jour férié pour «célébrer la victoire», selon un communiqué officiel.

(AFP)

Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont appelé Washington à annuler sa décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, dans une résolution publiée hier matin après une réunion au Caire.

Dans la résolution dont l’Afp s’est procurée une copie, les ministres arabes affirment que les Etats-Unis se sont «retirés comme parrains et intermédiaires du processus de paix» au Proche-Orient.

Et ils demandent «que les Etats-Unis annulent leur décision sur Jérusalem».

Les ministres des pays membres s’étaient rassemblés, samedi soir, au siège de la Ligue arabe, au Caire, pour une réunion extraordinaire en vue de formuler une réponse à la décision américaine qui a provoqué une vague de mécontentement dans le monde arabe.

Ils ont également appelé la communauté internationale à reconnaître un Etat palestinien «avec Jérusalem-Est comme capitale», la partie orientale de la ville annexée depuis 1967 par Israël.

L’initiative du président Donald Trump est «dénoncée et condamnée», a dit le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, au cours de la réunion émaillée de longs discours passionnés des ministres arabes.

Lors d’une précédente réunion des délégués des Etats membres de la Ligue arabe, mardi, avant la décision américaine, l’institution panarabe avait déjà mis en garde Washington, en qualifiant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël d‘«assaut clair» contre la nation arabe.

(AFP)

L’opposition kényane a annoncé, hier, repousser sine die l’investiture comme président par «l’Assemblée du peuple» de son leader, Raila Odinga, prévue mardi, sans pour autant y renoncer.

«Après d’approfondies consultations internes et des discussions avec de nombreux interlocuteurs nationaux et internationaux», la coalition d’opposition Nasa a décidé de «reporter à une date ultérieure» l’investiture de M. Odinga, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Le jour de la cérémonie d’investiture du président sortant, Uhuru Kenyatta, le 28 novembre, M. Odinga avait promis à ses partisans qu’il serait lui-même investi président, le 12 décembre, par «l’Assemblée du peuple», une initiative aux contours assez flous lancée par l’opposition dans le cadre d’une campagne de «résistance».
Cette promesse suscitait l’inquiétude de nombreux observateurs, qui redoutaient qu’elle ne ravive les tensions, après quatre mois d’un processus électoral ayant profondément divisé le pays et alors que le calme est revenu depuis fin novembre.

M. Odinga avait subi, ces derniers jours, la pression d’ambassadeurs occidentaux, de leaders religieux et de certains responsables de Nasa pour ne rien faire qui puisse le pousser hors du cadre constitutionnel.

Jeudi, le procureur général du Kenya, Githu Muigai, l’avait averti qu’une telle investiture pourrait équivaloir à un crime de «haute trahison», théoriquement passible de la peine de mort, même si celle-ci n’est plus appliquée au Kenya depuis 1987.

(AFP)

Donald Trump a plaidé, samedi, contre le racisme et pour l’égalité des chances lors de l’inauguration d’un musée des droits civiques à Jackson (Mississippi, sud), événement qui avait été boycotté par plusieurs personnalités noires dont le maire.

«Nous voulons que notre pays soit un endroit où chaque enfant, quelles que soient ses origines, puisse grandir sans peur, sans connaître la haine et entouré d’amour, d’opportunités et d’espoir», a déclaré le président, après avoir visité le tout nouveau musée des droits civiques du Mississippi.

L’annonce de la venue de Donald Trump, à l’invitation du gouverneur Phil Bryant, avait suscité plusieurs réactions critiques, en premier lieu celle de John Lewis, élu de Géorgie à la chambre des représentants et ancien du mouvement pour les droits civiques.

Pour lui, la présence du président à Jackson «et sa politique nuisible (étaient) une insulte aux personnes qui sont présentées dans ce musée des droits civiques».«La présence de Trump est une distraction», avait déclaré le maire de Jackson, Chokwe Antar Lumumba. «Trump n’a pas fait la preuve d’un engagement suivi en faveur des idées portées par le mouvement des droits civiques.»

(AFP)

Au cours des dernières décennies, les États membres des Nations unies se sont accordés sur le statut particulier de cette ville, un statut reconnu par les résolutions 252 (1968), 476 (1980) et 478 (1980) du Conseil de sécurité et la résolution 181 de l’Assemblée générale.

Par conséquent, l’annonce faite, le 6 décembre, par le président Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et de se préparer à y installer l’ambassade américaine a certes été largement saluée en Israël alors qu’elle a provoqué la colère des Palestiniens et l’anxiété à travers le Moyen-Orient.

Parmi toutes les questions du statut final dans le conflit israélo-palestinien, celle de Jérusalem est probablement la plus difficile, ayant une forte connotation émotionnelle. Cette ville est et restera une partie intégrale de l’identité nationale à la fois pour les Israéliens et les Palestiniens, alors que pour des milliards de personnes dans le monde, Jérusalem reste le symbole et la pierre angulaire des religions juive, chrétienne et musulmane.

L’ambassadeur du Sénégal, Fodé Seck, qui, avec sept autres membres du Conseil de sécurité, a demandé la tenue de cette réunion d’urgence a invité la communauté internationale à adopter un « esprit constructif » et à poser des actions qui soient orientées vers « l’impératif de préserver le statut juridique et historique de Jérusalem ». L’objectif est que cette ville puisse garder son identité plurielle ainsi que son esprit de tolérance, d’ouverture et de partage. Pour le Sénégal, les violences que la ville a connues en juillet dernier rappellent l’extrême volatilité de la situation sécuritaire à Jérusalem. Il a estimé que ces violences devaient inciter les acteurs à agir prudemment et surtout à préserver le statut international actuel de la ville, en attendant l’issue des négociations que le Sénégal appelle de tous ses vœux.

Le Sénégal a salué la Jordanie pour son rôle de garant des Lieux saints musulmans et chrétiens, y compris Al-Haram Al-Sharif. Le Sénégal en appelle au gouvernement israélien pour qu’il œuvre au respect du statu quo dans les Lieux saints de Jérusalem, comme il s’y était engagé, notamment à la suite des récentes violences. De même que pour les autres questions en suspens dans le cadre du conflit israélo-palestinien, le Sénégal estime qu’une solution définitive au statut de Jérusalem passe nécessairement par des négociations entre les parties, en tenant compte de leurs aspirations et sur la base du droit international et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations unies. Ces résolutions prévoient que cette ville sera la future capitale des États israélien et palestinien, a rappelé le représentant du Sénégal.

Pour Dakar, l’unilatéralisme, qui n’est pas la bonne solution, ne peut prospérer dans la durée. C’est pourquoi le Sénégal renouvelle son appel à la communauté internationale, en particulier au Quatuor et aux pays influents de la région, à intensifier les efforts, au nom de la paix, en vue de la concrétisation, par les moyens diplomatiques et légaux, par le dialogue et la concertation, de la solution des deux États, sur la base des frontières internationalement reconnues et garanties, avec Jérusalem-Est comme capitale de la Palestine.

Clairement, la majorité des membres du Conseil de sécurité, a l’exception notable des Etats-Unis, rejettent la reconnaissance, par les États-Unis, de Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël, et le projet de déplacement de l’ambassade américaine dans cette ville. Pour eux, il n’y a pas d’alternative à la solution des deux États, et pas de solution des deux États sans accord entre les parties sur Jérusalem, comme l’a rappelé l’ambassadeur de France, François Delattre.

Solution des deux Etats
Primo, parce que cette décision va à l’encontre du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité qui disent que le statut final de Jérusalem ne peut être décidé que par un accord accepté par les parties, a expliqué le représentant. Pour rappel, en 1980 déjà, Israël avait tenté de proclamer Jérusalem comme sa capitale, et le Conseil de sécurité avait affirmé, dans sa résolution 478, que cette tentative était contraire au droit international et que toute tentative de changer le caractère et le statut de cette ville était « nulle et non avenue ». Secundo, la décision des États-Unis nourrit les tensions et accroît l’instabilité dans une région déjà très volatile. Tertio, la décision du président des Etats-Unis risque de contrarier les négociations sur le statut final de la ville, et de menacer les perspectives du processus de paix, malgré les déclarations contradictoires.

Enfin, il y a à peine un an, le Conseil de sécurité est venu rappeler, par sa résolution 2334 (2016), qu’aucune modification des frontières de 1967 autre que celles agréées par les parties ne serait reconnue par la communauté internationale, y compris à Jérusalem. Ce qui avait sérieusement irrité Israël au point de rompre ses relations diplomatiques avec le Sénégal pour quelques mois.

L’ambassadeur Riyad H. Mansour, observateur permanent de l’Etat de Palestine, a dit s’être rendu au Conseil de sécurité dans un contexte d’urgence et d’inquiétude. « Nous exhortons ce Conseil à agir rapidement pour qu’il assume ses responsabilités en vertu de la Charte des Nations unies, àla lumière des violations et des provocations vis-à-vis du statut juridique, politique et historique de Jérusalem et des droits et des aspirations légitimes du peuple palestinien », a-t-il déclaré. 

L’ambassadeur d’Israël, Danny Ben Yosef Danon, a cité une déclaration de l’ancien Premier ministre David Ben Gourion, selon laquelle « Jérusalem est une partie inséparable d’Israël et sa capitale éternelle » et « aucun vote de l’Onu ne peut altérer ce fait historique ». En conclusion, il a appelé tous les pays « qui ont soif de paix » à emboîter le pas de ses « amis américains », à reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et à y transférer leur ambassade.

Ce samedi, au Caire, se tiendra un sommet d’urgence de Ligue des États arabes pour convenir d’un « mécanisme d’action commun » en vue d’atténuer les conséquences de la décision de Washington.

DMF (Correspondance particulière)

Les Nations unies ont subi la «pire attaque» de leur histoire récente en République démocratique du Congo où au moins 14 Casques bleus ont été tués, jeudi, dans l’est, théâtre d’un affrontement attribué au groupe armé ougandais musulman Adf.

«C’est la pire attaque contre des soldats de la paix des Nations unies dans l’histoire récente de l’organisation», a réagi son secrétaire général, Antonio Guterres, se déclarant «indigné» face à ce «crime de guerre» qui a principalement touché des soldats tanzaniens.

Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière depuis son déploiement, en 1999, dans l’ex-Zaïre, contre la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), la plus pléthorique et la plus coûteuse de toutes les opérations de l’Onu dans le monde (18.000 personnes et 1,2 milliard de dollars de budget annuel).

La Monusco a fait état d’un bilan «d’au moins quatorze» soldats de la paix tués, ainsi que cinq soldats congolais. Antonio Guterres avait auparavant indiqué qu’au moins douze Casques Bleus tanzaniens avaient perdu la vie.Ils ont été victimes des miliciens ougandais musulmans des Adf (Allied defense forces, Forces démocratiques alliées).

Les assaillants ont visé une base, tenue par un contingent tanzanien, de la Monusco jeudi à Semuliki, dans la province du Nord-Kivu, selon des sources onusiennes.
«Des renforts militaires sont arrivés sur le terrain. Le commandant de la force se trouve aussi sur place, coordonnant la réponse de la mission. L’évacuation médicale des victimes est en cours», a précisé M. Guterres dans son communiqué.

AFP

La Cour suprême du Liberia a autorisé, hier, sous conditions, la tenue du second tour de l’élection présidentielle, rejetant les recours de candidats arrivés derrière l’ex-star du foot George Weah au premier tour le 10 octobre.

La date de ce second tour, entre M. Weah et le vice-président sortant, Joseph Boakai, qui devait initialement se tenir le 7 novembre, n’était pas connue dans l’immédiat, la Cour suprême ordonnant dans la même décision à la Commission électorale nationale (Nec) de réviser sérieusement les listes électorales, très critiquées.

«La Nec est dans l’obligation d’entamer l’organisation du second tour», les plaignants n’étant pas parvenus à prouver que les irrégularités constatées étaient d’une «ampleur» suffisante pour remettre en cause les résultats, selon l’arrêt lu par un des cinq juges, Philip Banks, adopté par quatre voix contre une.

Par cette décision, la Cour lève sa suspension du processus, prononcée le 6 novembre, lorsqu’elle avait enjoint la Nec de statuer d’abord sur le recours du candidat arrivé en troisième position, avec 9,6 % des voix, Charles Brumskine, auquel s’est joint M. Boakai.

La Commission électorale ayant définitivement rejeté, le 24 novembre, leur demande d’annulation du vote, MM. Brumskine et Boakai ont saisi, le 27 novembre, la Cour suprême, comme ils l’avaient annoncé.

La Nec a jugé que les plaignants n’avaient pas apporté la «preuve irréfutable» que le vote avait été entaché de fraudes, faisant état d’erreurs matérielles sans conséquence sur le résultat final et corrigées par la suite.

(AFP)

Le nouveau gouvernement du Zimbabwe a ordonné, hier, la restitution de terres confisquées, il y a quelques mois, à un agriculteur blanc pour être offertes à un partisan de l’ex-président Robert Mugabe, a-t-on appris de source officielle.

Robert Smart, producteur de tabac et de maïs de la région de Makoni (est), avait été expulsé, en juin dernier, au profit d’un prêtre favorable à l’ancien régime, Trevor Manhanga.

«M. Smart, comme d’autres, a été victime de la discrimination raciale, de l’avidité et d’un abus de pouvoir», a justifié à l’Afp un proche conseiller du président Emmerson Mnangagwa.

«Leurs terres ont été confisquées de façon illégale», a insisté Chris Mutsvangwa.

Cette restitution symbolique intervient quelques jours après l’entrée en fonction du nouveau chef de l’Etat, qui a promis de «compenser» les agriculteurs expulsés de leurs propriétés. Des milliers de fermiers blancs ont été expulsés manu militari de leurs terres au début des années 2000 au profit de fermiers noirs sur ordre du gouvernement de Robert Mugabe.

Cette initiative avait pour objectif affiché de corriger les inégalités héritées de la colonisation britannique. Elle s’est soldée par un effondrement brutal de la production du pays, jadis considéré comme le «grenier à blé» de l’Afrique australe.

La réforme agraire a plongé toute l’économie du pays dans une crise catastrophique dont il ne s’est toujours pas remis.

M. Mutsvangwa a précisé à l’Afp que son gouvernement enquêtait sur d’autres cas d’expulsion violente similaire à celui dont a été victime Robert Smart.

(AFP)

Les enseignants guinéens, en grève depuis la mi-novembre, ont annoncé, hier, la «suspension» de leur mouvement pour une période de deux mois, à compter de lundi prochain, après une offre de médiation de responsables musulman et catholique.

Les enseignants guinéens, en grève depuis la mi-novembre, ont annoncé, hier, la «suspension» de leur mouvement pour une période de deux mois, à compter de lundi prochain, après une offre de médiation de responsables musulman et catholique. «Nous avons décidé de suspendre notre mouvement parce que nos imams, nos religieux, se sont mêlés des négociations», a déclaré, lors d’une assemblée générale extraordinaire, le vice-président du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (Slecg), Aboubacar Soumah, qui avait lancé la grève, le 13 novembre, pour réclamer des augmentations de salaire.

«Depuis quelques jours, comme vous le savez, chers camarades, l’imam de la grande mosquée Faïçal, El-hadj Mamadou Saliou Camara, et l’archevêque de Conakry, Mgr Vincent Koulibaly, nous ont approché, nous ont invité à des négociations et ont pris l’engagement de s’impliquer pour que nos revendications aboutissent», a-t-il ajouté.

(AFP)

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé, hier, qu’il se présentera pour un quatrième mandat à l’élection de mars 2018, dans laquelle une victoire le placerait à la tête du pays jusqu’en 2024.

«J’annonce ma candidature au poste de président de la Russie», a déclaré M. Poutine lors d’une rencontre avec les ouvriers d’une usine à Nijni Novgorod, sur la Volga, retransmise en direct à la télévision.

«La Russie va continuer d’aller de l’avant. Et dans ce mouvement en avant, personne ne l’arrêtera jamais», a-t-il lancé devant un public conquis. Vladimir Poutine avait entretenu le suspense quelques heures auparavant lors d’un Forum de bénévoles de diverses Ong à Moscou, promettant de prendre «très prochainement» une décision sur sa candidature dont peu d’observateurs doutaient. «Je suis toujours avec vous», avait d’abord énigmatiquement répondu le président à un bénévole qui l’interrogeait pour savoir s’il «serait toujours» avec les Russes en 2018.

«C’est toujours une décision très importante pour n’importe quelle personne, car la motivation doit venir uniquement de la volonté de rendre la vie meilleure dans ce pays, de le rendre plus puissant, mieux protégé», avait poursuivi M. Poutine.

«Mais, on ne peut y arriver qu’à une seule condition : si les gens vous font confiance et vous soutiennent», a-t-il ajouté. Ce faisant, il a demandé à la foule : «Si je prends cette décision, aurais-je votre soutien et celui de ceux qui vous sont proches d’esprit ?» s’entendant répondre aux cris «Oui!», sous une pluie d’applaudissements. La campagne pour la présidentielle doit être lancée après que la date de l’élection, prévue en mars 2018, aura été officiellement décidée par le Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement russe).

Conformément à la loi russe, cette date devrait être annoncée entre le 7 et le 17 décembre.

(AFP)

Les délégations palestiniennes et jordaniennes à la Ligue arabe ont demandé, hier, une réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères au sujet de la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, a-t-on appris auprès de l’institution panarabe.

Cette réunion au niveau ministériel devrait se tenir samedi, selon une source diplomatique, après une première réunion, mardi, qui a rassemblé les délégués permanents des Etats membres.

Selon la demande du représentant de la Palestine, la réunion devrait permettre d’examiner «les actions arabes qui s’imposent au sujet de ce changement affectant le statut juridique et historique de Jérusalem».
La demande des délégations jordaniennes et palestiniennes a, par ailleurs, été appuyée par le Maroc. Selon le règlement intérieur du Conseil de la Ligue arabe, une demande de réunion aboutit nécessairement dès lors qu’elle est soutenue par au moins deux Etats, a précisé la source diplomatique.

L’organisation, basée au Caire, avait déjà mis en garde, mardi, les Etats-Unis contre une décision de déplacer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. Elle représenterait une «menace (pour) la stabilité régionale», selon son secrétaire général, Ahmed Aboul Gheit.

«Cette décision mettrait fin au rôle des Etats-Unis comme médiateur de confiance entre les Palestiniens et les forces (israéliennes) d’occupation», avait-il ajouté.

Rompant avec des décennies de prudence américaine sur un dossier potentiellement explosif, le président américain Donald Trump va reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël en dépit des mises en garde des dirigeants de la région qui redoutent une flambée de violence.          

(AFP)

 

Donald Trump a reconnu «officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël», hier, marquant une rupture spectaculaire avec des décennies de diplomatie américaine et internationale symbolisées par sa décision de déplacer l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel-Aviv vers la Ville sainte.

Ce faisant, le président américain a revendiqué, lors d’une allocution solennelle à la Maison Blanche, «une nouvelle approche» sur le conflit israélo-palestinien, assurant tenir une promesse que ses prédécesseurs ont «échoué» à respecter.

«Il est temps d’officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël», a-t-il lancé, avec la volonté, dit-il, de reconnaître une simple «réalité». «Après plus de deux décennies de dérogations» à une loi américaine de 1995 imposant le déplacement de l’ambassade, «nous ne sommes pas plus près d’un accord de paix entre Israël et les Palestiniens», a-t-il notamment justifié.
«Les Etats-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties», a-t-il ajouté. «J’ai l’intention de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à sceller un tel accord», a martelé le milliardaire républicain, debout au pupitre devant un portrait de George Washington.

Il a notamment assuré que, si les deux parties se mettaient d’accord sur cette question, les Etats-Unis soutiendraient une «solution à deux Etats».

Donald Trump a également confirmé les craintes de la communauté internationale et ordonné à son ministère des Affaires étrangères de «préparer le déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv vers Jérusalem». Conscient de la vague d’indignation internationale suscitée par l’annonce de sa décision depuis près de 24 heures, qui pourrait, selon plusieurs dirigeants étrangers, déstabiliser profondément une région déjà fragile, Donald Trump a, dans le même temps, appelé «au calme, à la modération et à ce que les voix de la tolérance l’emportent sur les pourvoyeurs de haine». Il a indiqué qu’il enverrait le vice-président Mike Pence dans la région dans les jours à venir.

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Le vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa a devancé l’ex-patronne de l’Union africaine (Ua) Nkosazana Dlamini-Zuma dans la course aux soutiens pour la succession du président Jacob Zuma à la tête du Congrès national africain (Anc).

Selon un décompte officieux, réalisé, hier, après le vote du parti au pouvoir dans les provinces du Limpopo (nord) et du KwaZulu-Natal (nord-est), M. Ramaphosa a décroché un total de 1859 nominations dans les neuf provinces du pays contre 1330 à sa rivale, ancienne épouse de M. Zuma. L’Anc se réunit, du 16 au 20 décembre, en conférence, à Johannesburg, pour élire son chef et, en cas de victoire aux élections générales de 2019, celui ou celle qui succédera alors à M. Zuma à la présidence de l’Afrique du Sud. Depuis des mois, le duel qui oppose M. Ramaphosa à Mme Dlamini-Zuma divise profondément le parti sur fond d’accusations de corruption à répétition visant l’actuel chef de l’Etat. Agé de 65 ans, Cyril Ramaphosa, un ancien syndicaliste reconverti avec succès dans les affaires, est le candidat favori des marchés qui comptent sur lui pour relancer une économie peinant à sortir de la crise.

Face à lui, Nkosazana Dlamini-Zuma, 68 ans, ancienne ministre et ex-présidente de la Commission de l’Ua, est présentée comme la candidate du président sortant. Ses adversaires l’accusent d’avoir promis l’immunité judiciaire à son ancien époux.

La campagne a attisé les tensions entre les deux camps, au point que de nombreux analystes anticipent un éclatement de l’Anc, notamment en cas de victoire de Mme Dlamini-Zuma.

Au total, 5240 délégués du parti doivent voter, à la fin du mois, pour élire leur nouveau chef.

Outre les deux favoris, cinq autres personnalités du parti ont obtenu le soutien de ses branches locales nécessaire pour briguer la présidence, mais leurs chances de succès semblent limitées.

Les décomptes des votes provinciaux ne présument en rien du résultat final, car les délégués conservent leur liberté de vote jusqu’au dernier moment.

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Le Premier ministre libanais Saad Hariri est revenu, hier, sur sa démission, un mois après une annonce choc depuis l’Arabie saoudite qui avait pris de court le Liban et la communauté internationale.

Cette décision devrait apporter un peu de répit au Liban où cette démission avait fait naître la crainte d’une nouvelle période de forte instabilité politico-économique dans un pays profondément divisé entre deux axes régionaux. «Le Conseil des ministres a remercié le Premier ministre d’être revenu sur sa démission», avait, au préalable, déclaré M. Hariri, en lisant un communiqué au nom du gouvernement.

Saad Hariri s’exprimait à l’issue de la première réunion de ce cabinet depuis sa démission choc le 4 novembre à Ryad. Le dirigeant libanais avait alors invoqué l’ingérence de l’Iran et du Hezbollah dans les conflits de la région où Ryad et Téhéran s’affrontent par procuration. Depuis, les deux camps rivaux au Liban —l’un dirigé par Saad Hariri et appuyé par Ryad et l’autre mené par le Hezbollah chiite et soutenu par l’Iran— cherchaient à trouver un compromis pour éviter au pays un nouveau séisme politique. Hier, le gouvernement —auquel participent les deux camps— a réaffirmé sa volonté de «se distancier» des conflits régionaux. «Le gouvernement libanais, dans toutes ses composantes politiques, décide de se distancier de tout conflit, de toute guerre et des affaires intérieures des pays arabes», indique le communiqué lu par M. Hariri. Cette «distanciation» vise à «préserver les relations politiques et économiques du Liban avec ses frères arabes», poursuit le texte. Une telle politique était déjà prônée par ce gouvernement au moment de sa formation en 2016.

Mais, l’engagement actif, depuis des années, du Hezbollah chiite au côté du régime syrien de Bachar al-Assad et les accusations saoudiennes mettant en cause son implication dans le conflit au Yémen ont mis à mal cette politique.

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Le président Alpha Condé a convoqué, pour le 4 février 2018, des élections locales très attendues, qui n’ont plus eu lieu depuis 2005, alors que le pays est confronté à une grève dans l’éducation qui pourrait s’étendre à d’autres secteurs. Le chef de l’Etat a signé un décret, rendu public lundi soir, «portant convocation du corps électoral», avalisant le calendrier proposé, fin septembre, par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Cette date, annoncée par la Céni, après plusieurs reports du scrutin depuis douze ans et des manifestations meurtrières des opposants réclamant sa tenue, avait été bien accueillie par l’opposition. Des dizaines de milliers de personnes avaient manifesté, en septembre, à Conakry, pour exiger l’organisation de ce scrutin.

Les élections à cet échelon auraient dû se tenir en février, en vertu d’un accord conclu, en octobre 2016, dans le cadre du dialogue politique national entre le pouvoir, l’opposition, la société civile et les partenaires internationaux de la Guinée. Mais, depuis lors, les discussions sur le calendrier avaient à chaque fois achoppées. Les électeurs guinéens sont finalement invités à voter le 4 février dans les 342 communes du pays, selon le décret signé par le chef de l’Etat.

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L’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh a été tué, hier, par des rebelles Houthis, quelques jours après la rupture de l’alliance entre les deux camps rebelles, à l’origine d’affrontements meurtriers dans la capitale, Sanaa.

La mort de l’ex-dirigeant, 75 ans, dont 33 au pouvoir, pourrait constituer un tournant dans le conflit qui ensanglante le Yémen sans pour autant améliorer le sort des civils. Au centre de la «pire crise humanitaire au monde», selon l’Onu, cette guerre avive les tensions autour de la rivalité entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite, accusé par Ryad de soutenir militairement les rebelles Houthis ; ce que la République islamique réfute. «Le ministère de l’Intérieur (contrôlé par les Houthis) annonce la fin de la milice de la trahison et la mort de son chef (Ali Abdallah Saleh) et d’un certain nombre de ses éléments criminels», a affirmé la télévision des Houthis, Al-Massirah, en citant un communiqué. Une source militaire, sous le couvert de l’anonymat, a précisé à l’Afp qu’un convoi de quatre véhicules avait été bloqué à environ 40 km au sud de la capitale. Ali Abdallah Saleh a été tué par balle, avec le secrétaire général du Cpg, Arif Al-Zouka, et son adjoint, Yasir al-Awadi.

Sa mort intervient moins d’une semaine après la violente rupture d’alliance entre M. Saleh et les rebelles Houthis, issus de la minorité zaïdite, une branche du chiisme. Après s’être longtemps combattus, cette alliance avait été scellée il y a trois ans et, depuis, les deux camps contrôlaient conjointement la capitale au détriment du gouvernement internationalement reconnu d’Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié dans le sud.

Dans le cadre de ce revirement d’alliance, Ali Abdallah Saleh avait tendu la main, samedi, à l’Arabie saoudite, en échange d’une levée du blocus qui étrangle le Yémen. Les Houthis avaient dénoncé la «grande trahison» de M. Saleh.

AFP

Le président Emmanuel Macron effectue, demain, une visite sensible en Algérie, où il va réaffirmer «la relation particulière» entre Paris et Alger tout en essayant de dépasser les contentieux de la colonisation, comme il l’a fait la semaine dernière en Afrique.

La visite dans l’ancienne colonie française - de 1830 à 1962 - sera marquée par une rencontre avec le président Abdelaziz Bouteflika, 80 ans, dans sa résidence médicalisée de Zéralda, dans la banlieue ouest d’Alger. Affaibli par les séquelles d’un Avc, survenu en 2013 et qui a affecté sa mobilité et son élocution, le président Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, reçoit peu de dignitaires étrangers. Comme il en a l’habitude dans ses déplacements, Emmanuel Macron ira aussi à la rencontre de la population lors d’une «déambulation» dans le centre d’Alger. Il «bénéficie d’une très bonne image en Algérie», croit savoir la présidence française, en précisant que le chef de l’Etat s’y est rendu à plusieurs reprises lorsqu’il était ministre de l’Economie. «Les visites en Algérie des présidents français sont une tradition» en début de mandat et «y déroger paraît impensable», car «la symbolique continue de jouer un rôle important dans le rapprochement entre les deux pays», souligne Mansour Kedidir, chercheur algérien en sciences politiques.

En raison de sa brièveté, le déplacement de M. Macron permettra, selon le quotidien francophone El Watan, «de solder sa dette envers l’Algérie qui a mal vécu le fait qu’il ait privilégié le Maroc à l’Algérie pour sa première visite officielle dans la région».

AFP

Dans le quartier central de Kaloum, les élèves du secondaire sont sortis des écoles, brandissant cartables et cahiers et chantant des slogans, tels que «Nous voulons nos profs» ou «Sans nos profs, pas de cours», a constaté un correspondant de l’Afp.

Lancé le 13 novembre, la grève des enseignants a déjà fait deux victimes : des adolescents de 15 et 17 ans tués par balles lors d’affrontements avec les forces de l’ordre. Le leader des grévistes, Aboubacar Soumah, a démenti, hier, avoir appelé à une reprise du travail. «Tant que vous ne m’entendez pas appeler à la fin du mouvement, je vous prie de tenir bon», a déclaré M. Soumah, qui vit caché depuis le début de la grève. Le dirigeant syndical, qualifié de «rebelle» par les autorités, s’exprimait sur une radio locale qui a bravé les injonctions du président Alpha Condé interdisant aux médias de relayer ses messages sous peine de fermeture. Lors de la manifestation, des élèves du secondaire ont tenté d’approcher le palais du président et les bureaux du Premier ministre où ils ont été refoulés par les forces de l’ordre. Arrachant de nombreuses affiches à l’effigie d’Alpha Condé, ils ont lancé des messages hostiles au président - «Alpha zéro, Alpha incapable, Alpha dehors...» - et à son ministre de l’Education nationale, Ibrahima Kalil Konaté. Ils ont été dispersés par des membres de la Compagnie mobile d’intervention et de sécurité (Cmis) à l’aide de matraques. Dans une déclaration commune, sept centrales syndicales, dont l’Organisation nationale des syndicats libres de Guinée (Onslg) et l’Union démocratique des travailleurs de Guinée (Udtg), ont apporté, dimanche, leur soutien aux syndicalistes de l’éducation en grève et protesté contre la «mise à prix de la tête» de leur leader.

AFP

Le président français Emmanuel Macron a prôné une «réconciliation des mémoires», rejetant «déni» et «repentance» pour la colonisation, dans un entretien à la chaîne TraceTv diffusé hier.

Interrogé à distance par une Française d’origine congolaise sur d’éventuelles mesures de «réparation», le chef d’Etat français, qui vient d’effectuer une tournée en Afrique de l’Ouest et s’apprête à aller en Algérie, a estimé que «la réparation est mémorielle».

«Cette jeune femme n’a pas vécu la colonisation, donc elle ne peut construire sa vie, son projet de vie, la relation avec le pays où elle est, la France, avec ça. Je ne vais pas dire +la France doit verser un subside, ou reconnaître ou indemniser+, ce serait totalement ridicule. En termes de mentalité, ce n’est pas une façon de construire son avenir», a lancé M. Macron sur TraceTv, chaîne en direction notamment de la jeunesse africaine, dans un entretien d’une heure enregistré jeudi à Accra, au Ghana. «Par contre, pour que (cette jeune femme) puisse pleinement se construire, avoir sa place, il faut qu’il y ait une réconciliation des mémoires, c’est ce à quoi je tiens beaucoup. C’est-à-dire que, dans la mémoire française, dans l’histoire de la France, comme dans l’histoire de l’Afrique, on doit parler de ces pages noires, comme des pages glorieuses», a ajouté le chef de l’Etat. Il a cité en exemple le Centre de mémoire sur la traite et l’esclavage ouvert en 2015 sur l’île de la Guadeloupe, aux Antilles françaises, qui, selon lui, «a permis de reconnaître la mémoire de l’esclavagisme, la place que cela a eu en particulier dans les territoires d’Outremer français mais aussi sur tout le continent africain». «J’ai souvent dit : ni déni, ni repentance. Il faut regarder les choses en face. C’est notre histoire commune», a-t-il ajouté, appelant à «regarder, de manière très dépassionnée, cette période». Et de conclure : «Ce passé, c’est notre viatique pour l’éternité, comme disait Jankélévitch. Mais, ce qui compte, c’est notre avenir commun».

(AFP)

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