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Actualités Internationales (1364)

Mimi Ould Baba Ould Cheikh, un jihadiste arrêté, en janvier, au Mali, et présenté par les Ivoiriens comme «l’un des cerveaux» de l’attentat en Côte d’Ivoire de Grand-Bassam (19 morts, mars 2016), était aussi le «chef des opérations» de l’attaque de Ouagadougou (30 morts janvier 2016), a affirmé un haut responsable de la gendarmerie burkinabè.

Arrêté, en janvier 2017, au Mali, par des soldats français de la force française Barkhane, Mimi Ould Baba Ould Cheikh a été présenté comme «le chef des opérations des attaques» ou le «commanditaire» de Ouagadougou par les autorités burkinabè lors d’un point de presse hier.
«Mimi Ould Baba Ould Cheikh et Ibrahim Ould Mohamed, anciens pensionnaires du site de réfugiés de Mentao, à Djibo, entendus par des enquêteurs burkinabè, ont révélé leurs implications dans les attaques du 15 janvier 2016 à Ouagadougou», a déclaré le chef d’état-major général adjoint de la gendarmerie, le colonel Serge Alain Ouédraogo

Ibrahim Ould Mohamed a, lui, été interpellé en mai 2016, toujours au Mali. Il a aussi participé à la logistique de l’attaque de Grand-Bassam, selon le colonel.
Après ces arrestations, «une mission du ministre burkinabè chargé de la Sécurité a été envoyée à Bamako et a pu recueillir les aveux de leur implication dans les attaques» de Ouagadougou, a indiqué le colonel Ouédraogo.

Selon ces aveux, rapportés par le colonel, Mimi Ould Baba Ould Cheikh a été contacté, au nord-Mali, par Mohamed Ould Nouiny, alias Al Hassan, un adjoint de Mokhtar Belmocktar (Al-Mourabitoune) et a adhéré au «projet» contre une promesse de 10 millions de FCfa (15.000 euros). «Il s’est rendu, quelques semaines avant l’attaque, à Ouagadougou en compagnie d’un individu de race blanche prénommé Abderrahmane, avec des cartes d’identité nigériennes, pour une mission de repérage», a-t-il précisé.

Selon lui, durant leur séjour, ils ont visité, photographié et filmé le café-restaurant Cappucino (épicentre de l’attaque), la devanture du Splendid Hôtel (en face), mais aussi le restaurant Le Verdoyant (non touché par l’attaque et situé à plusieurs centaines de mètres de là).

Mimi Ould Baba Ould Cheikh a ensuite «été chargé de conduire la mission sur Ouagadougou (...). L’armement et le matériel de l’attaque ont été soigneusement dissimulés dans un pneu de camion semi-remorque que Mimi a fait convoyer au Burkina par les soins de son lieutenant, Ibrahim Ould Mohamed, contre 1,5 million de FCfa», selon le récit du colonel Ouédraogo.

Mimi Ould Baba Ould Cheikh est entré sur le territoire burkinabè, le 9 janvier 2016, avec les trois jeunes assaillants qui ont mené l’attaque, à bord d’une berline noire immatriculée au Togo. Ils ont rallié Ouagadougou en passant par Djibo.

Le 15 janvier à 19h00, Mimi Ould Baba Ould Cheikh a déposé les trois jeunes assaillants derrière l’immeuble abritant le café Cappucino et foncé, à nouveau, vers Djibo où l’attendait Ibrahim Ould Mohame. Les deux hommes ont traversé la frontière burkinabè vers le Mali avec le véhicule de Mimi Ould Baba.

Trois autres complices ont été interpellés au Burkina à la suite de ces aveux, selon le colonel Ouédraogo : Sawadogo Maliki qui a aidé à louer une villa pour héberger le commando, Tiemtoré Nayabtenga, intermédiaire en location immobilière, et Maiga Alhousséni Bocar dont le domicile a servi à héberger Ibrahim Ould Mohamed à son arrivée à Ouagadougou avec le pneu dissimulant les armes.

AFP

La Cour d’appel de Tripoli a suspendu l’accord entre la Libye et l’Italie sur l’immigration en attendant de statuer sur le sujet, a annoncé le ministère de la Justice du gouvernement d’union nationale (Gna).

«La Cour d’appel (...) a décidé, le 22 mars, de suspendre la mise en œuvre du mémorandum d’entente» signé le 2 février entre la Libye et l’Italie, a indiqué le ministère de la Justice dans un communiqué publié jeudi soir sur son site officiel. «L’affaire est toujours en cours d’examen (...) et il n’y a pas eu de décision finale», a-t-il précisé.

Le chef du Gna, Fayez al-Sarraj, a signé, à Rome, le 2 février, avec son homologue italien, Paolo Gentiloni, un mémorandum d’accord visant à renforcer la lutte contre l’immigration clandestine depuis la Libye, pays d’Afrique du nord d’où partent, chaque année, des milliers de migrants vers l’Italie.

Mais, l’autorité de M. Sarraj et du Gna, bien que soutenus par la communauté internationale, n’est pas reconnue par le Parlement issu des élections de 2014. Ce dernier appuie un gouvernement rival basé aussi dans l’est libyen.

Le Gna, issu d’un accord inter libyen parrainé par l’Onu et signé en décembre 2015, au Maroc, gère les affaires courantes, mais peine à asseoir son autorité à l’échelle de tout le pays, notamment dans l’est. Le Parlement libyen élu, basé à Tobrouk (est), avait déclaré, le 8 février, «nul et non avenu» l’accord, car n’ayant pas reçu la confiance du Parlement ; le Gna et son chef, le Premier ministre Fayez al-Sarraj, «n’ont aucun statut juridique dans l’État libyen».

Les Européens envisagent des mesures pour bloquer l’arrivée de milliers de migrants depuis la Libye, mais leurs plans sont critiqués par des organisations internationales et Ong qui redoutent de mauvais traitements à l’encontre des migrants bloqués en Libye faute de pouvoir traverser la Méditerranée.

Les passeurs de migrants clandestins profitent du chaos qui règne en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. La plupart des départs ont lieu depuis l’ouest du pays à destination de l’Italie, située à seulement 300 kilomètres.
Selon l’Ong espagnole Pro-Activa Open Arms, environ 250 migrants africains seraient morts dans le naufrage de deux canots gonflables repêchés jeudi au large de la Libye.

AFP

Le projet de révision constitutionnelle en Mauritanie, approuvé par l’Assemblée nationale, mais rejeté par le Sénat, sera soumis à référendum «le plus rapidement possible», a annoncé le président mauritanien mercredi soir.

Ce projet de modification de la Constitution actuelle, en vigueur depuis 1991, prévoit notamment la suppression du Sénat et le changement du drapeau national. Il a été adopté, le 9 mars, par les députés, mais 33 des 56 sénateurs ont voté contre le texte, marquant son rejet, le 18 mars.

Pour être validé, le projet devait être adopté par chacune des deux chambres du Parlement à la majorité des deux tiers et ensuite être soumis à un congrès parlementaire. La coalition présidentielle est largement majoritaire au Parlement. «Par ce rejet, nous sommes arrivés à une situation de blocage. Or, nous avons une porte de sortie : aller en référendum conformément à l’article 38 de la Constitution», a déclaré le président Mohamed Ould Abdel Aziz lors d’une conférence de presse tard mercredi soir.

Selon lui, cet article «offre incontestablement au président le droit» de recourir au référendum «pour consulter directement le peuple».

Interrogé sur la date de cette consultation référendaire, il a répondu qu’il était «impossible» d’en fournir une dans l’immédiat. Mais, a-t-il assuré, elle sera organisée «le plus rapidement possible». Parmi les 33 sénateurs ayant voté contre le projet de révision figurent 24 de la majorité au pouvoir.

Le fait que des sénateurs de la majorité votent contre l’avis de leur camp traduit un «dysfonctionnement dans notre démocratie» et est «inacceptable sur le plan moral et éthique», a estimé le président. «Nous ne pouvons admettre que 33 sénateurs qui ont voté contre les amendements tiennent tout un peuple en otage», a-t-il déclaré, insistant : «Une porte de sortie existe, celle d’aller directement en référendum populaire».

Outre la suppression du Sénat, que devront remplacer des conseils régionaux, et le changement du drapeau, le projet de révision constitutionnelle prévoit aussi la suppression de la Haute cour de justice, du médiateur de la République et du Haut conseil islamique.

Ces amendements sont dénoncés, depuis plusieurs mois, par une quinzaine de partis de l’opposition radicale formant le Forum national pour l’unité et la démocratie (Fndu). Le 11 mars, le Fndu avait appelé les sénateurs à refuser de «signer leur propre arrêt de mort».

AFP

Arouna Dicko, un des leaders du groupe jihadiste Ansarul Islam, auteur de nombreuses attaques dans le nord du Burkina Faso, frontalier du Mali, a été tué, dans la nuit de mercredi à hier, par l’armée burkinabè, a appris l’Afp de sources sécuritaires.

«Le leader terroriste Arouna Dicko a été abattu lors d’une opération au cours de la nuit de mercredi à jeudi (hier, Ndlr) à Petéga (25 km de Djibo)», a déclaré à l’Afp un officier sous le couvert de l’anonymat.

Arouna Dicko, la cinquantaine, était souvent présenté comme un des lieutenants du prédicateur burkinabè Ibrahim Maalam Dicko, le chef d’Ansarul Islam, qui tente de s’implanter dans le nord du pays depuis plusieurs mois. Selon cette source sécuritaire, Arouna Dicko s’était retranché en dehors du village de Pétéga avec des «individus armés acquis à sa cause». «Plusieurs autres personnes, environ une vingtaine, ont également été interpellées sur différents sites», a ajouté une autre source militaire. «Ces arrestations permettront, sans doute, de procéder à d’autres interpellations encore». Des armes et des munitions ont été saisies lors de cette descente menée par des éléments du Groupement des forces armées anti-terroristes (Gfat) et de la gendarmerie, a indiqué la même source.

AFP

L’ex-chef de l’armée ivoirienne sous le président Laurent Gbagbo, le général Mathias Doué, est décédé, au Maroc, à l’âge de 71 ans des suites d’une longue maladie, a-t-on appris, hier, auprès de sa famille. «Le général Doué est mort aux environs de 10H (Gmt et heure locale), il souffrait depuis quelque temps d’un mal pernicieux», a déclaré à l’Afp un membre de la famille.
Nommé par l’ex-président Gbagbo après son accession au pouvoir, en 2000, le général Doué était très respecté au sein de la troupe. Polyglotte, il était surnommé le «Chinois» (en raison d’une de ses formations militaires en Chine) ou encore le «chat» pour sa grande discrétion et sa capacité à rebondir. Le général Doué avait été limogé, en novembre 2004, par le président Gbagbo, après l’échec d’une offensive lancée contre la rébellion dans le nord du pays.

AFP

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé, hier, son soutien à Emmanuel Macron, candidat centriste à la présidentielle, un ralliement de poids critiqué par le candidat socialiste, Benoît Hamon.

Proche historique du président François Hollande et ministre de la Défense depuis le début de son quinquennat, M. Le Drian, 69 ans, a annoncé son choix aux élus de Bretagne (ouest), région qu’il préside, en faisant valoir «le danger pour la France» que représenterait la victoire de la candidate d’extrême-droite, Marine Le Pen, à la présidentielle française.

A un mois du premier tour, Emmanuel Macron, ancien ministre de l’Économie de François Hollande, qui fait campagne au centre en vue du scrutin des 27 avril et 7 mai, apparaît désormais au coude à coude avec Marine Le Pen dans les intentions de vote au premier tour.

Ce ralliement est un coup dur pour la candidature de Benoît Hamon qui peine à rassembler sa famille politique. Il s’agit du troisième ministre de gouvernement à rejoindre M. Macron, après la secrétaire d’État écologiste à la Biodiversité, Barbara Pompili, et le secrétaire d’État aux Sports, Thierry Braillard, aussi vice-président du Parti radical de gauche (Prg).

AFP

Un militaire guinéen, Aboubakar Sidiki Diakité dit Toumba Diakité, extradé récemment du Sénégal, a été inculpé de plusieurs chefs liés au massacre de plus de 150 opposants en 2009 à Conakry, a annoncé hier le ministère guinéen de la Justice.

M. Diakité, médecin militaire ayant grade de commandant, fut l’aide de camp du chef de la junte qui a dirigé la Guinée pendant un an en 2008-2009, le capitaine Moussa Dadis Camara qu’il avait ensuite tenté de tuer. Visé par un mandat d’arrêt international, il a été appréhendé le 16 décembre au Sénégal, puis extradé vers la Guinée le 12 mars au soir. A son arrivée à Conakry, il a été écroué, selon plusieurs sources.

Dans un communiqué diffusé hier soir, le ministère de la Justice annonce qu’il a comparu lundi devant un juge qui a vérifié son identité. Le lendemain, il a été présenté au «pool des juges d’instruction chargés de l’information des infractions commises le 28 septembre 2009», qui lui ont notifié plusieurs charges. Le texte cite notamment «des faits de meurtres, de viols, de pillages, d’incendies volontaires, de vols à main armée, de coups et blessures volontaires (...), de tortures, d’enlèvements, de séquestrations, d’agressions sexuelles (...), de responsabilité de commandement des chefs hiérarchiques et militaires et de complicité». Jusqu’à hier soir, aucun commentaire n’avait pu être obtenu de l’entourage ou des avocats de l’officier en détention.

Toumba Diakité était recherché pour son implication présumée dans le massacre commis par des militaires le 28 septembre 2009 dans un stade de Conakry où étaient rassemblés des milliers d’opposants à la candidature à l’élection présidentielle de Moussa Dadis Camara. Au moins 157 personnes avaient été tuées et 109 femmes violées dans le stade et ses environs, selon une commission internationale d’enquête de l’ONU. Jusqu’à 2015, diverses sources judiciaires et au sein des ONG de défense des droits de l’homme avaient fait état d’une vingtaine d’inculpations prononcées contre des militaires et des civils dans l’enquête judiciaire guinéenne, ouverte en 2010. «Au moins, 14 personnes ont été inculpées et plus de 500 témoins clés et victimes ont été auditionnés» dans l’enquête, avait déclaré le 4 juillet 2015 la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda à l’issue d’une visite à Conakry.

Trois jours plus tard, l’ex-chef de la junte guinéenne Moussa Dadis Camara, en exil au Burkina Faso, avait, à son tour, été inculpé à Ouagadougou par des magistrats guinéens enquêtant sur le massacre. La mise en examen de M. Diakité a été saluée par la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et trois ONG guinéennes dans un communiqué commun. Les autres signataires sont l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme (OGDH), Les Mêmes droits pour tous (MDT) et l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 (Avipa).

Ces quatre organisations «se félicitent de l’inculpation» de M. Diakité, estimant que cet acte «devrait contribuer à la manifestation de la vérité et à l’établissement des responsabilités des personnes impliquées dans ce dossier».          

AFP

Quarante-quatre musulmans rwandais accusés de «terrorisme» et arrêtés après que la police eût abattu, début 2016, un religieux musulman soupçonné de recruter pour le groupe État islamique, ont comparu hier devant la Haute cour de Kigali, a constaté une journaliste de l’Afp.

La justice rwandaise n’a pas publié d’acte d’accusation pour ces 44 hommes et femmes, parmi lesquels figurent quelques mineurs. Augustin Kabeya, un de leurs avocats, a indiqué à l’Afp que si les charges diffèrent d’un accusé à l’autre, elles sont toutes «liées au terrorisme». A ce jour, aucune attaque terroriste jihadiste n’a été recensée sur le territoire rwandais, mais les autorités avaient assuré, en janvier 2016, sans en apporter la preuve, avoir détecté «la formation de réseaux terroristes», et plusieurs interpellations avaient suivi.

Ces accusations avaient fait suite à la mort, en janvier 2016, d’un religieux musulman soupçonné de recruter des jeunes pour rejoindre le groupe État islamique en Syrie et abattu, selon les autorités, alors qu’il tentait de s’échapper après son arrestation. Hier, lors d’une des rares audiences publiques depuis le début de cette affaire sensible, les juges ont décidé de repousser l’ouverture du procès au 4 avril, après l’avoir déjà reportée précédemment, la défense demandant plus de temps pour prendre connaissance du dossier d’accusation.
Les événements avaient choqué la paisible communauté musulmane du Rwanda. A majorité sunnite, elle ne représente que 2 % de la population rwandaise, loin derrière les catholiques (43,7 %) et les protestants (37,7 %).                

AFP

Les hôpitaux publics du Mali restaient paralysés, hier, par une grève déclenchée, le 9 mars, par les personnels de santé revendiquant notamment une revalorisation des salaires, selon des sources syndicales, des témoins et un journaliste de l’Adp.

Le mouvement concerne l’ensemble des personnels de santé du secteur public dont les médecins et les infirmiers, et affecte le fonctionnement des hôpitaux publics et des centres publics de santé à Bamako et dans plusieurs villes en province, d’après ces sources.

La grève a été déclenchée par les deux principaux syndicats nationaux du secteur de la Santé qui réclament une augmentation des salaires et l’intégration des travailleurs contractuels dans la fonction publique, ont affirmé des sources au sein de ses organisations jointes par l’Afp. «Nous voulons une augmentation substantielle des primes de fonction et de grade, l’abrogation des mutations abusives de syndicalistes en cours de mandat, l’intégration, dans la fonction publique, des contractuels», a déclaré à l’Afp Mamady Kané, un responsable du Syndicat national de la santé, une des organisations à l’initiative de la grève.

Les revendications comprennent aussi «la prise en charge à 100 % des soins médicaux» des personnels de santé, a, de son côté, indiqué à l’Afp une source à la Fédération des syndicats de la santé, l’autre organe ayant lancé la grève.

AFP

Le Cameroun a annoncé avoir libéré plus de 5.000 civils des mains des islamistes armés nigérians de Boko Haram lors d’une opération militaire transfrontalière au cours de laquelle «une soixantaine» de jihadistes ont été tués.

Les Forces de défense et de sécurité camerounaises ont mené, du 27 février au 7 mars, «une vaste opération de ratissage le long de la frontière camerouno-nigériane et en territoire nigérian» baptisée Thunder 2, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, dans une déclaration parvenue hier à l’Afp.

«Les opérations, menées dans le cadre de cette intervention spéciale, ont (...) permis de libérer plus 5.000 personnes prises en otage par les terroristes» de Boko Haram, a-t-il ajouté. «Les otages libérés – en majorité des femmes, des enfants et des personnes du troisième âge - ont été conduits au camp des déplacés de Banki, en territoire nigérian, via le Cameroun», a-t-il poursuivi, n’excluant pas la possibilité que des Camerounais fassent partie des civils libérés. «Plus d’une soixantaine de terroristes (ont été) définitivement neutralisés» et «21 suspects arrêtés» lors de cette opération, a ajouté le porte-parole. Pilotée par la composante camerounaise de la Force multinationale mixte (Fmm), une force régionale en lutte contre Boko Haram, Thunder 2 était une opération transfrontalière consistant, «dans un premier temps, à ratisser tous les villages voisins de la frontière à l’intérieur du territoire camerounais, sur une distance de 50 kilomètres dans le département du Mayo-Sava», un des trois départements de l’Extrême-Nord touchés par les activités de Boko Haram, a expliqué M. Tchiroma.

Dans un deuxième temps, l’opération consistait à «rechercher et déloger des terroristes du groupe Boko Haram dans leurs retranchements en territoire nigérian, dans une profondeur de 25 kilomètres et sur un front de 40 kilomètres», a-t-il précisé.

Selon lui, «les points forts des terroristes dans les monts Mandara ont subi des raids aériens des hélicoptères d’attaque de nos Forces de Défense». Le Cameroun n’a pas enregistré de perte d’homme lors de l’opération, mais un militaire a été blessé, sans que ses jours ne soient en danger, a assuré M. Tchiroma.              

AFP

Une école primaire a été incendiée, dans la nuit de mardi à hier, dans le nord du Burkina Faso, frontalier du Mali, selon des autorités locales, deux semaines après l’assassinat d’un directeur d’école par des jihadistes présumés.

«Des individus non identifiés ont incendié l’école primaire de Baraboulé», a déclaré à l’Afp une autorité locale sous le couvert de l’anonymat, soupçonnant des jihadistes.  «L’incendie, qui a eu lieu autour de 22h (locales et Gmt), a consumé les quatre salles de classe construites en paille», a confirmé un habitant de la localité selon qui l’école était fermée depuis quelques jours.

Une autorité de la province du Soum a confirmé l’incendie : «On ignore pour le moment les causes, mais il est fort probable que l’incendie soit d’origine accidentelle plutôt qu’un acte terroriste».

Après l’incendie, des rumeurs d’enlèvement ou de disparition avaient circulé. «Il n’en est rien. Aucune disparition ni aucun enlèvement n’a été signalé aux services compétents», a ajouté la même source. «Que l’incendie soit d’origine criminelle ou accidentelle, elle n’a fait que raviver la peur chez les populations et également chez les enseignants qui ne risquent pas de revenir de sitôt», a confié un fonctionnaire de Baraboulé.
Selon lui, les habitants de Baraboulé dont le commissariat avait été attaqué par des jihadistes, fin février, vivent dans la psychose.
Fin janvier, des individus non identifiés avaient fait irruption dans plusieurs écoles de la province du Soum (frontalière avec le Mali), sommant les enseignants de ne plus dispenser le français et d’enseigner uniquement l’arabe et le Coran.

Ces menaces ont été mis en exécution, début mars, avec l’assassinat d’un directeur d’école à Kourfayel, toujours dans le Soum.
Vendredi, des enseignants ont manifesté dans plusieurs villes du Burkina pour soutenir leurs collègues de la région du nord, menacés par les jihadistes, et réclamer la garantie de leur sécurité et celle des établissements.

Régulièrement touché par des attaques jihadistes, le Burkina Faso a interdit la circulation nocturne (17h – 6h) sur la bande frontalière avec le Mali et dans les localités de la même zone dont Baraboulé.

AFP

Des élus spécialisés dans le renseignement au Congrès américain ont affirmé, hier, ne pas disposer de preuves soutenant les accusations de mise sur écoute lancées par le président américain Donald Trump contre son prédécesseur, Barack Obama.

«Nous n’avons aucune preuve que cela ait eu lieu», a déclaré Devin Nunes, le président républicain de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants qui enquête sur l’interférence présumée de la Russie dans la campagne présidentielle américaine. Sur la base des discussions qu’il a eues sur ce dossier, M. Nunes a rapporté qu’il ne pensait «pas qu’il y ait eu une réelle mise sur écoute de la Trump Tower» à New York où résidait Donald Trump avant son élection. «Je n’ai vu, à ce jour, aucune preuve soutenant les allégations du président Trump selon lesquelles lui et ses proches ont été mis sur écoute à la Trump Tower» par Barack Obama, a renchéri le chef de file des démocrates au sein de la même Commission, Adam Schiff, lors d’une conférence de presse commune.

Dans une série de tweets, le 4 mars, Donald Trump avait accusé Barack Obama d’avoir mis ses lignes téléphoniques sur écoute avant le scrutin du 8 novembre. «Comment le président Obama a-t-il pu tomber assez bas pour mettre mes téléphones sur écoute pendant la période sacrée des élections. C’est Nixon/Watergate», avait-il ajouté, qualifiant son prédécesseur de «personne malfaisante (ou malade)».

Ces allégations avaient suscité des interrogations parce qu’en tant que président, Donald Trump a accès à des informations classées qui auraient pu soutenir ses propos. Donald Trump avait lancé ces accusations après la publication, par des médias conservateurs, d’allégations similaires, suggérant que le président s’était inspiré de ces médias —ce que la Maison Blanche n’a jamais démenti.

Barack Obama a tout démenti, mais Donald Trump a demandé au Congrès d’enquêter. «Cela m’inquiète beaucoup que le président puisse lancer une telle accusation sans fondement», a ajouté M. Schiff.

MM. Nunes et Schiff ont précisé qu’ils ne s’attendaient pas à ce que le directeur du Fbi, James Comey, qui doit témoigner, lundi, devant leur commission, apporte des preuves.

AFP

L’ancien ministre tchadien des Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat a pris, hier, ses nouvelles fonctions de président de la Commission de l’Union africaine (Ua), promettant de réformer l’institution et de s’attaquer aux nombreuses crises du continent. M. Faki arrive à la tête de l’exécutif de l’Ua, qui regroupe 54 pays, quelques jours après que les Nations unies eurent averti que la planète était confrontée à la «pire crise humanitaire depuis la fin de la Seconde guerre mondiale» avec un risque de malnutrition et de famine pour 20 millions d’habitants de trois pays d’Afrique : Somalie, Soudan du Sud, Nigeria, et au Yémen.

«La famine qui ravage, ces jours-ci, de vastes régions d’Afrique constitue une vraie humiliation pour nous. L’immense potentiel de notre continent et le taux de croissance économique enviable de nombreux États membres de l’Union ne nous laissent aucun argument justificatif de cette hideuse tragédie humaine», a-t-il dit au siège de la Commission de l’Ua à Addis-Abeba. Le Tchadien, âgé de 56 ans, a été élu en janvier après avoir été, depuis 2008, le chef de la diplomatie de son pays, allié de l’Occident dans la lutte antijihadiste, et un fidèle du président Idriss Déby Itno.

Son élection à la tête de l’Ua marque un probable recentrage autour des questions de paix et de sécurité, sur un continent qui souffre de nombreuses crises, après le bilan très critiqué de sa prédécesseur, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, sur ces thématiques. Il avait fait campagne sur le thème de «développement et sécurité».

Le candidat de la droite à la présidentielle française, François Fillon, empêtré depuis des semaines dans les soupçons d’emplois fictifs de son épouse et de ses enfants, a été inculpé, hier, pour «détournements de fonds publics», à moins de six semaines du premier tour.
L’ancien Premier ministre avait, lui-même, annoncé qu’il était convoqué, le 15 mars, par les trois juges chargés du dossier. Mais, «la mise en examen est intervenue ce matin. L’audition a été avancée pour qu’elle se déroule dans des conditions de sérénité», a déclaré à l’Afp son avocat, Me Antonin Levy. Le candidat conservateur a été inculpé notamment pour «détournement de fonds publics», «recel et complicité d’abus de biens sociaux» et «manquement aux obligations déclaratives à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique», a confirmé à l’Afp une source judiciaire

Les juges ont donc estimé qu’il existait des «indices graves et concordants» après plusieurs semaines d’auditions et de perquisitions déclenchées par des soupçons d’emplois fictifs au bénéfice de son épouse, Penelope, et de ses enfants. François Fillon a plusieurs fois dit que cette inculpation - qui intervient à seulement trois jours de la fin du dépôt officiel des parrainages requis pour tous les candidats à l’élection présidentielle - ne le détournerait pas de sa course vers l’Élysée, revenant ainsi sur sa promesse initiale de se retirer en cas d’ennuis judiciaires. C’est la première fois qu’un candidat majeur sous le coup d’une inculpation va se présenter à l’élection présidentielle française.

AFP -

Le Polisario a appelé l’Onu à intervenir «en urgence» pour la libération «immédiate» de 25 Sahraouis dont le procès en appel a repris, hier, au Maroc où ils sont accusés d’avoir assassiné onze membres des forces de l’ordre en 2010, selon l’agence algérienne Aps.

Le chef du Front Polisario, Brahim Ghali, a ainsi adressé au secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, une lettre dénonçant «une nouvelle série de violations» concernant «le procès injuste de prisonniers politiques sahraouis innocents» devant un «tribunal marocain illégitime», a rapporté Aps.

Le chef du Polisario a demandé à M. Guterres d’intervenir «en urgence pour la libération immédiate et inconditionnelle de ces détenus», a ajouté l’agence algérienne.

Les 25 Sahraouis sont accusés, au Maroc, d’avoir assassiné onze membres des forces de l’ordre durant des émeutes déclenchées par le démantèlement, en novembre 2010, du camp de Gdeim Izik, près de Laâyoune, au Sahara occidental sous contrôle marocain.  Selon le chef du mouvement sahraoui, ils  avaient été interpellés au cours d’une «opération militaire marocaine suite aux manifestations populaires pacifiques (...) de Sahraouis dans le camp de Gdeim Izik». Les 25 Sahraouis avaient été condamnés, en 2013, par un tribunal militaire au Maroc, à des peines allant de 20 ans de réclusion à la perpétuité. Le procès avait été jugé «inéquitable» par des Ong internationales et, en juillet dernier, la Cour de cassation avait ordonné la tenue d’un nouveau procès, cette fois devant une juridiction civile.   

AFP

Le principal opposant nigérien Hama Amadou, deuxième de la présidentielle de 2016, a été condamné, hier, par la Cour d’appel de Niamey à un an de prison ferme pour son implication dans un trafic international de bébés.

Vivant en France depuis près d’un an et donc, absent au procès, Hama Amadou, ancien Premier ministre et ex-président du Parlement, était poursuivi pour «complicité», mais ce chef a été requalifié en «recel d’enfant», selon la décision du juge. Écroué durant quatre mois à son retour d’exil, le 14 novembre 2015, il avait été évacué d’urgence pour raisons de santé, le 16 mars 2016, en France, quelques jours avant le second tour de la présidentielle remportée par le sortant Mahamadou Issoufou. «Il y a des voies de recours et nous allons les exercer», a assuré Me Boubacar Mossi, un des avocats de Hama Amadou. Un ex-ministre de l’Agriculture, Abdou Labo, a lui aussi été condamné à un an de prison ferme alors que plusieurs accusés ont écopé de peines de 5 ans de prison.  Cette affaire de trafic d’enfants, dans laquelle une vingtaine de personnes sont impliquées, empoisonne le climat politique nigérien depuis deux ans.  Les accusés étaient notamment poursuivis pour «supposition d’enfants», un délit consistant à attribuer la maternité d’un enfant à une femme qui ne l’a pas mis au monde. Toutes les personnes ont été emprisonnées et accusées d’avoir participé à un trafic de bébés qui auraient été conçus au Nigeria, puis amenés au Niger via le Bénin. Les personnes poursuivies avaient ensuite été remises en liberté conditionnelle.              

AFP

A l’approche du déclenchement du Brexit, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a annoncé, hier, qu’elle allait demander un nouveau référendum d’indépendance, faisant planer une menace d’éclatement du Royaume-Uni.

Mme Sturgeon, qui souhaite un référendum fin 2018 ou début 2019, a expliqué qu’elle demanderait, la semaine prochaine, au Parlement écossais l’autorisation de réclamer l’accord du gouvernement britannique pour lancer la procédure.  «J’estime qu’il est important que l’Écosse soit en mesure de décider de son futur (...) avant qu’il ne soit trop tard», a ajouté la cheffe du parti indépendantiste Snp, rappelant que les Écossais avaient voté contre le Brexit.

La Première ministre britannique Theresa May a aussitôt rétorqué qu’une nouvelle consultation, après celle de septembre 2014, serait un «facteur de division» et créerait «une énorme incertitude économique au pire moment possible». «La vision étroite que le Snp a montré aujourd’hui est très regrettable», a ajouté Mme May, accusant le parti de Mme Sturgeon de penser davantage à ses intérêts qu’à ceux des Écossais, qui avaient voté contre l’indépendance il y a deux ans.

L’annonce de Nicola Sturgeon, si elle n’est pas une surprise, fait ressurgir le spectre d’une division du Royaume alors que Mme May s’apprête à déclencher le Brexit.

Les députés britanniques ont, en effet, commencé à réexaminer, hier après-midi, le projet de loi historique autorisant le pays à activer la sortie de l’Ue. En cas d’adoption rapide, le lancement du divorce pourrait théoriquement intervenir dans la foulée cette semaine.  Un porte-parole du gouvernement a toutefois insisté sur le fait que Mme May s’était donnée jusqu’à la fin du mois de mars pour déclencher le divorce ; ce qui lui laisse encore du temps.

AFP

L’opposition mauritanienne a appelé, samedi, le Sénat à rejeter le projet de révision constitutionnelle prévoyant sa suppression, au terme d’une marche qui a réuni plusieurs milliers de personnes, a constaté le correspondant de l’Afp.

«Nous demandons au Sénat de rejeter cette révision et de refuser de signer son propre arrêt de mort», a lancé Moussa Fall, le président du Forum national pour l’unité et la démocratie (Fndu) coorganisateur de la marche avec d’autres partis d’opposition.
«Les sénateurs doivent nous permettre de relever la tête, de rejeter la mascarade conformément à la volonté du peuple ici présent», a ajouté le président du Fndu, reprochant au texte constitutionnel proposé de «s’attaquer à [leurs] valeurs et [leurs] symboles comme le drapeau national».
«Ils doivent se refuser de signer leur arrêt de mort en apportant eux-mêmes l’arme de leur assassinat», a-t-il insisté.
Le Sénat doit entamer, aujourd’hui, l’examen du projet de révision après son adoption, jeudi, à une écrasante majorité par l’Assemblée nationale.
La Haute chambre (56 sénateurs) du Parlement était agitée par une fronde de parlementaires hostiles au projet, mais le président Mohamed Ould Abdel Aziz qui y dispose d’une majorité confortable a mené campagne auprès de ses soutiens pour les convaincre de l’intérêt de son projet.

Le président a notamment reçu, ces derniers jours, les sénateurs les plus hostiles, suscitant les critiques de l’opposition qui a dénoncé, dans un communiqué, «l’intrusion de l’exécutif dans le domaine du législatif».
Pour nombre d’observateurs, la situation reste toujours incertaine, même si du côté du pouvoir on affirme que «tout le monde est rentré dans le rang», a indiqué à l’Afp une source au sein du parti au pouvoir.
Le texte modifie la Constitution en vigueur depuis 1991 et prévoit notamment la suppression du Sénat, remplacé par des Conseils régionaux, et un changement de drapeau national.
Il prévoit aussi la suppression de la Haute cour de justice, du médiateur de la République et du Haut conseil islamique.
S’il est adopté par chacune des deux chambres du Parlement à la majorité des deux tiers, le texte doit être soumis à un congrès parlementaire.

Ces amendements avaient été arrêtés lors d’un dialogue entre le pouvoir et l’opposition dite modérée en septembre-octobre 2016.
AFP

Après la reconduction de Donald Tusk à la tête du Conseil européen, le chef de la diplomatie polonaise a accusé l’Union européenne de «tricherie» et annoncé une politique «négative» vis-à-vis de Bruxelles.

Tusk, ancien Premier ministre polonais et grand rival en politique intérieure en Pologne du chef des conservateurs, Jaroslaw Kaczynski, a gardé la présidence du Conseil européen, tous les membres de l’Ue, à l’exception de la Pologne, ayant voté en sa faveur.

«Il s’est avéré (lors du vote sur Tusk au sommet de Bruxelles, Ndlr) que la politique de l’Ue est celle de deux poids deux mesures et de tricheries», déclare le ministre des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski, dans l’édition du weekend du tabloïd Super Express (progouvernemental).

«Nous devons être conscients qu’à tout moment nous pouvons être trompés», affirme le ministre, ajoutant qu’il est nécessaire de mener désormais une politique «très ferme» face à l’Ue.

Selon Waszczykowski, il y a eu deux poids deux mesures dans le vote des candidatures. «Pourquoi a-t-il été décidé que la candidature de l’eurodéputé Jacek Saryusz Wolski (le candidat du gouvernement polonais refusé à Bruxelles, Ndlr) devait faire l’objet d’un consensus ? Et sur Donald Tusk, le vote allait se faire par la majorité simple des voix ?», a pointé le ministre. «Nous devons adapter notre politique et ajuster notre comportement face à l’Ue.

Certainement, il faudra réduire notre niveau de confiance envers l’Ue. Il faudra commencer à mener une politique négative», a-t-il déclaré, précisant qu’elle pourrait se traduire par d’éventuels «blocages» de diverses initiatives européennes. Il ne s’agit, en aucun cas, de ne pas participer aux travaux du Conseil européen, ni de boycotter les travaux de l’Ue, a-t-il souligné.

Vendredi, en représailles au vote sur M. Tusk, la chef du gouvernement conservateur nationaliste polonais, Beata Szydlo, a refusé d’accepter les conclusions du sommet.
Aux yeux de Varsovie, M. Tusk était un candidat inacceptable, car il ne serait pas demeuré impartial vis-à-vis du gouvernement de Droit et justice (Pis) en place depuis un an et demi. Tant M. Tusk que des responsables européens rejettent cette version.

AFP

Les autorités gambiennes ont exhumé le corps d’un opposant au régime de Yahya Jammeh dont la mort en détention, en avril 2016, a suscité une série de manifestations politiques dans le pays, a appris l’Afp hier auprès de la police.

Les autorités gambiennes ont exhumé le corps d’un opposant au régime de Yahya Jammeh dont la mort en détention, en avril 2016, a suscité une série de manifestations politiques dans le pays, a appris l’Afp hier auprès de la police.

Solo Sandeng, un responsable du Parti démocratique unifié (Udp, alors principale formation de l’opposition au président Jammeh), avait été arrêté, le 14 avril 2016, avec plusieurs autres personnes lors d’un rassemblement pour réclamer des réformes politiques.

Il est décédé peu après son arrestation par l’Agence nationale du renseignement (Nia), rebaptisée «Service de renseignements d’État» par le nouveau président, Adama Barrow, élu en décembre.

La Nia était considérée comme l’instrument de répression du régime de Yahya Jammeh, qui a dirigé la Gambie de 1994 à son départ en exil en janvier. Neuf ex-agents de la Nia, dont son ancien chef, Yankuba Badjie, et son ancien directeur des opérations, Saikou Omar Jeng dit «Sir Jeng», ont été arrêtés et inculpés, le 23 février, pour le meurtre de Solo Sandeng. Le corps de Solo Sandeng «a été exhumé», le 4 mars, pour les besoins d’une enquête sur son décès, a affirmé le porte-parole de la police, Foday Conta, sans plus de précisions.

L’information a été confirmée par une autre source policière sous le couvert de l’anonymat, selon laquelle l’exhumation s’est déroulée en présence de policiers, d’experts médicaux et de la famille de Solo Sandeng, tous conduits par Saikou Omar Jeng à une tombe dans un cimetière du village de Tanje, à 33 km de Banjul.

«La dépouille mortelle de Solo Sandeng se trouve actuellement à l’hôpital Edward Francis Small de Banjul», le plus grand du pays, a-t-elle précisé.
De même source, son autopsie doit permettre de «déterminer la cause réelle de sa mort». Le rapport médical sera transmis à la justice pour le procès des neuf ex-agents du renseignement devant la Haute cour de Banjul.

La mort en détention de Solo Sandeng a été suivie d’une série de manifestations marquées pour la plupart par des arrestations. Elle a été dénoncée par l’Onu et plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme. Les avocats de la famille Sandeng avaient officiellement saisi le gouvernement sur son sort, n’ayant pu le voir après son arrestation ni récupérer son corps. Dans une déclaration écrite dont l’Afp avait vu copie en juin 2016, Saikou Omar Jeng avait répondu que M. Sandeng avait «malheureusement perdu la vie durant le processus d’arrestation et de détention». Aucune indication n’avait été fournie sur l’heure, le lieu et la cause de son décès.

AFP

L’Assemblée nationale mauritanienne a adopté, hier, un projet de loi de révision constitutionnelle prévoyant notamment la suppression du Sénat et le changement du drapeau national, a constaté le correspondant de l’Afp.

Le projet, soumis par le gouvernement, «a été adopté par la majorité des 147 députés présents», «121 ont voté en faveur du texte, 19 contre», a affirmé Mohamed Ould Beilil, président de l’Assemblée nationale, dominée par le parti présidentiel.

L’opposition radicale, représentée par le Forum national pour l’unité et la démocratie (Fndu), formé d’une quinzaine de partis, a voté contre le projet de loi après avoir mené une campagne contre son adoption. Le texte, approuvé par les députés et qui modifie la Constitution en vigueur depuis 1991, prévoit notamment une suppression du Sénat, remplacé par des Conseils régionaux, et un changement du drapeau national.

Deux bandes rouges, symbolisant le sang versé par les «martyrs de la résistance», seront ajoutées au croissant et à l’étoile jaunes sur fond vert figurant déjà sur ce drapeau. Le texte prévoit aussi la suppression de la Haute cour de justice, du médiateur de la République et du Haut conseil islamique. Il doit ensuite être soumis au Sénat pour adoption, à une date qui n’a pas été indiquée. S’il est adopté par chacune des deux chambres du Parlement à la majorité des deux tiers, le texte doit être soumis à un congrès parlementaire. Le pouvoir est largement majoritaire dans les chambres.

Deux amendements au projet, déposés, hier, par une députée de l’opposition modérée, Malouma Mint Bilal, pour un maintien de l’actuel drapeau national et de la Haute cour de justice, ont été rejetés. Les députés de la majorité ont vivement acclamé l’adoption du texte, se donnant des accolades à l’issue du vote à bulletin secret.
L’opposition radicale a tenté, mardi, d’organiser un rassemblement devant l’Assemblée nationale, mais ses militants, qui portaient des pancartes dénonçant un «tripatouillage» de la Constitution, ont été dispersés par la police.

Le Fndu a dénoncé, dans un communiqué, «une répression aveugle» sur ses militants dont certains ont été, selon lui, blessés.

Le Parlement avait entamé, le 22 février, à Nouakchott, la session extraordinaire consacrée essentiellement à l’examen de modifications de la Constitution.
Ces amendements avaient été arrêtés lors d’un dialogue entre le pouvoir et l’opposition dite modérée en septembre-octobre 2016.

AFP

Le Mouvement du peuple pour le progrès (Mpp), le parti du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, se réunit en congrès, aujourd’hui, à Ouagadougou, dans une atmosphère tendue en raison de la guerre intestine que se livrent ses grands chefs.

La lutte au sommet décidera si le président Kaboré sort renforcé à la tête du pays ou si son gouvernement devra composer avec son principal rival.

Depuis l’élection de M. Kaboré à la tête du pays, l’intérim de la présidence du parti est assuré par Salifou Diallo, président de l’Assemblée nationale, connu pour son franc-parler et sa maîtrise des rouages politiques du pays (il a longtemps été le bras droit de l’ancien président Blaise Compaoré).

Le Mpp a été fondé en janvier 2014 par MM. Kaboré et Diallo, ainsi que l’actuel ministre de l’Intérieur, Simon Compaoré, trois anciens barons du régime de Blaise Compaoré. Ils avaient rejoint l’opposition avant la chute de Compaoré et s’étaient emparés du pouvoir lors de la présidentielle de 2016. Toutefois, le partage de rôles semble ne pas satisfaire les trois ténors, Salifou Diallo ne se gênant pas pour critiquer régulièrement le gouvernement et appeler à des mesures plus fortes. «Le Congrès va redistribuer les cartes et permettre de voir combien chacun pèse. On va voir si Kaboré a les moyens de museler Diallo ou si Diallo a les moyens de prendre encore plus de place. (Simon) Compaoré a une carte à jouer. Kaboré doit le ménager, mais Diallo aussi», souligne, sous le couvert de l’anonymat, un observateur avisé de la vie politique. Une guerre ouverte au sein du parti fragiliserait tous les acteurs, notamment le gouvernement qui fait face à une opposition grandissante. Dans un mémorandum intitulé «Une année de perdue pour le Burkina Faso», l’opposition a dénoncé un «tricéphalisme» au sommet de l’État, en référence au trio fondateur du Mpp. «C’est à un affrontement à peine feutré que les ténors du Mpp se livrent, le parti étant plus que jamais divisé en clans dont on voit l’animosité se manifester à tout bout de champ»’, accuse un membre influent de l’opposition, Alphonse Marie Ouédraogo.

Les difficultés politiques et économiques, associées aux attaques jihadistes dont le Burkina est victime depuis début 2015, ont conduit le président Kaboré à procéder à un «réajustement» de son gouvernement, qui devait initialement être annoncé après le congrès, selon certains analystes.

«Un parti peut vivre ces moments et on croit que c’est la bagarre, que c’est l’implosion. Non, ce n’est pas le cas», nuance Djéjouma Sanon, membre du bureau politique national.

AFP

L’éventualité d’un renversement du régime du nouveau président démocratiquement élu de la République de Gambie, Adama Barrow, par des éléments restés toujours fidèles à l’ex président déchu Yahya Jammeh, est « impossible », selon le président de la Commission de la Cedeao, Marcel Alain Da Souza, de passage à Paris pour les « Entretiens Eurafricains », dissipant ainsi toute crainte d’une remise en cause de l’ordre constitutionnel démocratique rétabli de haute lutte par le peuple gambien.

C’est avant-hier, sur les ondes de Rfi, que le patron de la Cedeao a fait cette déclaration. Selon Marcel Da Souza, la démocratie a finalement triomphé en Gambie et c’est un grand succès pour la Cedeao « qui n’a jamais eu l’intention de faire la guerre et a privilégié la technocratie, le dialogue jusqu’à l’ultime médiation ». Toutefois, « on était sûr que n’eût été la pression militaire, en quadrillant Banjul par les airs, la mer et la terre, on était certain que Jammeh n’allait jamais céder », a-t-il soutenu. C’est ainsi qu’après avoir terminé le travail, le 20 février, les troupes de la coalition sont reparties pour Dakar et 500 militaires, sous la direction de la Cedeao, ont été maintenus sur place, dont 50 du Ghana, 200 du Nigeria et 250 du Sénégal, « pour sécuriser les institutions, le chef de l’État, les ministres, le port, l’aéroport... », a t-il fait savoir. Saluant le « Pacte » liant les forces communautaires et l’armée gambienne qui les a très bien accueillies, les forces de la Cedeao vont rester trois mois et après, nous allons évaluer pour voir où est-ce que nous en sommes », dira-t-il. S’il faut continuer, « on pourra prolonger encore de trois mois mais c’est très cher », a-t-il poursuivi. En outre, la réforme de l’armée gambienne dont tous les soldats étaient exclusivement de l’ethnie de Jammeh est une nécessité comprise, car « jusqu’à présent, on continue de découvrir des caches d’armes, notamment à Kanilaï, l’ancien fief de Jammeh, et il va falloir sécuriser entièrement Banjul et voir où nous allons mettre la quantité d’armes qui a été découvert à State house, la présidence gambienne ». Quid d’une crainte de tentative de putsch des nostalgiques et autres affidés de Jammeh, à l’image de celle du Régiment de sécurité présidentielle du Burkina Faso, en 2014, après la chute de Blaise Compaoré ? Da Souza s’est voulu catégorique : « La tentative de putsch est impossible dans la mesure où nous avons ces 500 hommes sur place en Gambie ».

Mamadou Lamine DIEYE

La forte chute des cours mondiaux du cacao inquiète la filière française du commerce équitable français pour l’avenir des petits producteurs et des risques de grave tension sociale en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial.

«Les cours sont au plus bas, et ce brusque et inexpliqué retour du marché nous inquiète beaucoup, car il est très injuste pour les petits producteurs», a déclaré à l’Afp Christophe Eberhart, cofondateur de la société coopérative Ethiquable, spécialisée dans les produits de commerce équitable Nord-Sud pour la grande distribution. Selon Joëlle Stoll, déléguée générale de la plateforme de commerce équitable qui fédère les acteurs de la filière, la chute des cours, perceptible depuis fin 2016, est une «bombe sociale» en Côte d’Ivoire où «des centaines de containers,invendus, sont bloqués dans le port d’Abidjan».

Le cours du cacao est tombé, la semaine dernière, sur le marché londonien au plus bas depuis trois ans et demi, à 1.533 livres sterling la tonne, et à 1.869 dollars la tonne à New York, son point le plus bas en huit ans et demi. «Je ne comprends pas pourquoi les grandes multinationales du cacao, qui se sont réunies récemment, à Amsterdam, pour renforcer leurs engagements en matière de développement durable, ne se préoccupent pas d’abord de payer un prix équitable aux producteurs» a ajouté Mme Stoll.

La Caisse de compensation de l’État ivoirien a été sollicitée pour régler le différentiel aux producteurs, entre le prix de marché et le prix minimum que l’État leur a garanti depuis l’établissement de son nouveau système de régulation. Mais, elle «s’essouffle» et n’a plus les moyens, a constaté M. Eberhart. «Cela met en tension et en péril le système de régulation du premier producteur mondial ; on ne sait pas s’il va survivre». Sur le terrain, les prix du cacao sont «désormais en-dessous des coûts de production», conduisant «à un appauvrissement généralisé». Le récent rapport de l’Organisation internationale du cacao (Icco) a confirmé les risques de surplus de l’offre par rapport à la demande, avec un excédent prévu de 264.000 tonnes pour la saison 2016-2017 qui a débuté en octobre. On estimait, fin février, à 350.000 tonnes de cacao la hausse inattendue de la production en Côte d’Ivoire. Des tonnes de cacao restaient invendues dans le pays ou dans les deux ports du pays : San Pedro et Abidjan.

Le gouvernement a annoncé, hier, que la situation était en train de se résorber. «Cette semaine est la 4e consécutive de baisse des stocks en région (-17 %, -13 %, -23 %)», s’est félicité le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, qui a souligné «une baisse globale de 10 % des stocks» au niveau des ports.

Refusant d’évoquer des chiffres en valeur absolue (quantités réelles), M. Koné a indiqué que «la situation pourrait être complètement traitée pour la fin du mois». «La pression reste forte. Tout est mis en œuvre pour décanter cette situation. Le gouvernement en fait une vraie priorité : nous savons l’importance du cacao dans notre économie, le nombre de personnes touchées par cette spéculation en Côte d’Ivoire. Tout est fait pour réduire le plus possible les difficultés que pourraient connaître nos parents paysans», a-t-il déclaré, soulignant que le gouvernement et la Caisse de cacao garantissaient un prix de 1.100 FCfa (1,67 euros) par kg aux producteurs.

«Le gouvernement est déterminé à faire respecter le prix de 1.100. C’est la règle. Ceux qui n’appliqueraient pas ce prix seront sanctionnés. Il n’y aura pas de pitié», a martelé le ministre sur un ton ferme.

AFP

L’Afrique du Sud a formellement annulé sa décision controversée de claquer la porte de la Cour pénale internationale (Cpi), le temps de se conformer à la décision d’un tribunal sud-africain qui l’avait invalidée pour des raisons de procédure.

Pretoria a informé le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, que «l’instrument de retrait (avait) été jugé inconstitutionnel et invalide», selon un document publié, mardi, par l’Onu sur son site internet. «L’approbation du Parlement sud-africain doit être obtenue avant que l’instrument de retrait du traité de Rome sur la Cour pénale internationale puisse être déposé à l’Onu», ajoute le texte.

Cette annulation ne modifie cependant pas les intentions de l’Afrique du Sud sur le sujet puisqu’un projet de loi de retrait doit être déposé prochainement devant les députés sud-africains.
Le tribunal installé à La Haye est menacé depuis des mois d’une vague de retraits de la part de plusieurs pays africains.

L’Afrique du Sud avait annoncé, en octobre, sa décision de quitter la Cpi après la polémique causée par son refus d’interpeller sur son sol, en 2015, le président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide et crimes contre l’humanité. Les autorités s’étaient, à l’époque, défendues en expliquant que M. Béchir était couvert par son immunité présidentielle. Saisi par l’opposition sud-africaine, un juge de la Haute-Cour de Pretoria a annulé, le 22 février, la décision du gouvernement parce qu’elle n’avait pas été précédée d’un vote du Parlement.

Depuis son entrée en fonction, en 2003, la Cpi a ouvert dix enquêtes, dont neuf dans des pays africains.

Ces cibles lui ont valu de nombreuses critiques sur le continent, notamment de l’Union africaine qui a dénoncé une «sorte de chasse raciale». En octobre 2016, le ministre sud-africain de la Justice Michael Masutha avait accusé la Cour de «préférer de toute évidence viser des dirigeants d’Afrique».

AFP

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