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Actualités Internationales (2809)

AFP - Le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, a reconnu, hier,lundi à Washington, que les demandes de Donald Trump concernant l’accord sur le nucléaire iranien étaient «légitimes», dans une ultime tentative européenne pour convaincre le président américain de ne pas jeter ce texte aux orties.

En parallèle, à Berlin, ses homologues français et allemand, Jean-Yves Le Drian et Heiko Maas, ont aussi plaidé en faveur de l’accord, meilleur moyen, à leurs yeux, pour «éviter que l’Iran n’accède à l’arme nucléaire». M. Trump pourrait décider, d’ici samedi, de rétablir les sanctions contre l’Iran levées en contrepartie de son engagement à ne pas se doter de la bombe nucléaire, s’il juge insuffisantes les solutions négociées avec les Européens pour «durcir» l’accord de 2015. Ce «plan d’action» a été conclu, à Vienne, par Téhéran avec ces trois pays européens ainsi que les Etats-Unis, la Chine et la Russie, avant l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump.

Le président américain le juge «désastreux» et lui reproche des clauses qui prévoient la fin progressive de certaines restrictions au programme nucléaire iranien à partir de 2025, mais aussi le fait qu’il ne s’attaque pas directement aux essais balistiques de Téhéran et à ses activités jugées «déstabilisatrices» au Moyen-Orient. «Le président a raison d’y voir des lacunes» et «d’attirer l’attention là-dessus», a déclaré, hier, Boris Johnson, juste avant de rencontrer son homologue américain, Mike Pompeo, puis le vice-président Mike Pence. Les inquiétudes de Donald Trump sont «légitimes», «il a lancé un défi au monde», a-t-il renchéri, en s’exprimant sur Fox News, la chaîne télévisée préférée du président républicain.

Mais, «nous pensons qu’on peut être plus dur sur l’Iran, répondre aux inquiétudes du président sans jeter le bébé avec l’eau du bain», a-t-il aussi insisté. «Le plan B ne me semble pas particulièrement avancé à ce stade», a ajouté le ministre britannique.

 

Vladimir Poutine a prêté serment, hier, pour un quatrième mandat à la présidence de la Russie qui le mènera au pouvoir jusqu’en 2024, après déjà 18 années aux commandes du pays en tant que chef de l’Etat ou du gouvernement.

Peu après la cérémonie, M. Poutine a, une nouvelle fois, proposé au poste de Premier ministre Dmitri Medvedev dont la candidature devrait sans surprise être acceptée, aujourd’hui, par la Douma, la chambre basse du Parlement.
Président de 2008 à 2012, mais impopulaire et marginalisé au cours du mandat précédent de Vladimir Poutine, M. Medvedev n’a jamais été désavoué par son mentor auquel il voue une loyauté inflexible.

«Je considère comme mon devoir et le sens de ma vie de faire tout mon possible pour la Russie, pour son présent et pour son avenir», a déclaré Vladimir Poutine après avoir prêté serment, la main sur la Constitution, lors d’une cérémonie solennelle au Grand palais du Kremlin, en présence des présidents des deux chambres du Parlement et celui de la Cour constitutionnelle.

Réélu en mars avec 76,7,% des voix, le score le plus élevé depuis son arrivée au pouvoir, M. Poutine s’est imposé plus que jamais comme l’homme fort d’une Russie qu’il a replacée au premier rang sur la scène internationale, au prix de tensions croissantes avec les Occidentaux. «Je ferai tout pour augmenter la puissance, la prospérité et la gloire de la Russie», a assuré le président devant les députés, les sénateurs et de nombreuses personnalités du monde culturel russe réunis au Kremlin. Il a remercié le peuple russe pour son «soutien sincère», en estimant que celui-ci est «important non seulement pour la défense de nos positions sur la scène internationale, mais aussi pour (...) des changements positifs profonds à l’intérieur du pays».

Quelques heures après l’investiture, Vladimir Poutine a publié un décret dans lequel il annonce ses objectifs pour son nouveau mandat, notamment réduire le taux de pauvreté et amener l’espérance de vie à 78 ans en 2024, contre un peu plus de 72 ans aujourd’hui.

AFP

 

L’ex-président burkinabè Blaise Compaoré, renversé par la rue en 2014 après 27 ans au pouvoir et qui vit aujourd’hui en exil en Côte d’Ivoire, a été fait, hier, président d’honneur de son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (Cdp).

Lors du congrès, l’ancien président fondateur du parti s’est même vu attribué des pouvoirs par une motion faisant de lui le «garant de l’unité et des orientations politiques du Cdp».

A ce titre, Compaoré «arbitre en dernier ressort les décisions du parti, valide le choix du candidat à l’élection présidentielle et valide les propositions d’union ou de fusion avec d’autres partis», indique la motion adoptée par acclamation. Compaoré a été acclamé par les congressistes qui ont notamment brandi des posters géants à son effigie. Par ailleurs, Eddie Constance Hyacinthe Komboïgo a été reconduit à la tête de l’ex-parti au pouvoir.

M. Komboïgo, un expert-comptable de 51 ans et proche de Compaoré, dirige le parti depuis mai 2015. Poursuivi pour son implication présumée dans le putsch manqué en septembre 2015, il avait brièvement quitté la tête du parti avant d’en reprendre les rênes, après avoir été «totalement blanchi» par la justice.

Il a été réélu par 39 voix contre 33 pour son challenger, Boureima Badini, un ancien ministre de la justice de Compaoré, dont il a également été le représentant spécial dans la médiation de la crise ivoirienne.

Cette élection pourrait faire de M. Komboïgo le candidat du Cdp à la présidentielle de 2020.

AFP

A quelques jours de la décision du président américain Donald Trump sur l’accord nucléaire iranien, Téhéran a averti que les États-Unis regretteraient «comme jamais» leur éventuel retrait du texte tout en restant vague sur ses intentions.

«Si les États-Unis quittent l’accord nucléaire, vous verrez bientôt qu’ils le regretteront comme jamais dans l’Histoire», a dit le président iranien Hassan Rohani lors d’un discours retransmis à la télévision publique. L’accord sur le nucléaire iranien a été conclu, en juillet 2015, à Vienne, entre Téhéran et le Groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), avant l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump.

Par ce texte, l’Iran déclare solennellement ne pas chercher à se doter de la bombe atomique et accepte de brider son programme nucléaire afin d’apporter au monde la garantie que ses activités ne sont pas à visée militaire.

En échange, la République islamique a obtenu la levée progressive et temporaire des sanctions internationales imposées du fait de ce programme et qui ont fortement nui à son économie.

Mais, n’ayant pas de mot assez fort pour dénoncer cet accord conclu sous la présidence de Barack Obama, M. Trump a donné aux Européens jusqu’au 12 mai pour trouver un nouveau texte qui remédierait aux «terribles lacunes» de l’actuel, faute de quoi les États-Unis s’en retireront. A l’approche de cette date, les dirigeants iraniens soufflent le chaud et le froid.

AFP

Le Rdr, parti du président ivoirien Alassane Ouattara, a voté, samedi, lors d’un Congrès extraordinaire pour la formation d’un grand «parti unifié» avec ses alliés au pouvoir, mais veut une primaire avant la présidentielle de 2020.

«Tout le monde a voté en masse pour le parti unifié», a annoncé Henriette Diabaté, la présidente du Rassemblement des Républicains, après l’acceptation du projet par acclamation.Les cadres du Rdr vont déposer des statuts auprès des autorités et fixer la date d’un congrès constitutif «dans les meilleurs délais», a indiqué Alassane Dramane Ouattara, dit Ado.

M. Ouattara, président d’honneur du Rdr, a déclaré que le «parti unifié (était) une chance pour la Côte d’Ivoire». «L’égoïsme ne mène nulle part», a-t-il ajouté, estimant que la nouvelle formation serait un facteur «de stabilité politique et développement économique».

Sans jamais prononcer le mot de primaire, Ado, qui effectue son deuxième mandat, a toutefois précisé en vue de la présidentielle de 2020 que le nouveau parti devra «poser la base du choix de notre prochain candidat (...) ce sera un choix démocratique. Tout le monde pourra être candidat, le meilleur d’entre nous sera désigné».

La transformation en un parti unifié de la coalition au pouvoir Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) est un serpent de mer de la politique ivoirienne depuis une dizaine d’années.

Voulu par le président Ouattara, elle se heurtait à des réticences au sein de son propre parti mais surtout de ses alliés et notamment du principal d’entre eux le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), de l’ancien président Henri Konan Bédié, qui a permis son élection en 2010 et 2015.

Un des points d’achoppement est justement l’investiture du candidat à la présidentielle 2020: une partie des membres du Pdci estiment que cette investiture revient de droit à leur formation, puisqu’ils ont soutenu celle du Rdr à deux reprises.

Patrick Achi, secrétaire général de la présidence mais aussi membre du Pdci invité du Congrès, a affirmé samedi que le «Pdci fera sa part de chemin», mais de nombreux cadres de sa formation ont déjà fait savoir qu’ils étaient hostiles au projet tant que le Rdr ne promettait pas de soutenir un candidat Pdci à la présidentielle.

AFP

Deux généraux de l’ex-président gambien Yahya Jammeh, qui l’avaient suivi en exil avant de retourner dans leur pays en janvier et d’être inculpés de désertion, ont plaidé «non coupable» hier devant une Cour martiale de Banjul.

Les généraux Ansumana Tamba, ancien commandant de la garde présidentielle, et Umpa Mendy, ex-responsable de la protection rapprochée de Yahya Jammeh, avaient été arrêtés, le 21 janvier, peu après leur retour de Guinée équatoriale. Ils sont «poursuivis pour désertion de poste» et encourent la réclusion à perpétuité s’ils sont reconnus coupables. Après la lecture des charges pesant contre eux, les deux hommes ont indiqué qu’ils plaidaient «non coupable», a constaté un correspondant de l’Afp.

Lors d’une audience, début avril, les avocats de la défense avaient vainement essayé de récuser la Cour martiale, estimant que leurs clients ne faisaient plus partie de l’armée puisque leurs salaires avaient été suspendus après leur départ du pays et que leurs équipements leur avaient été retirés peu après leur retour en Gambie.

Le procès avait ensuite été ajourné à deux reprises, le juge exigeant tout d’abord que les deux généraux comparaissent en uniforme, puis afin de permettre à l’Etat de désigner des avocats commis d’office. Un représentant de l’Etat, Baffouh Jeng, a réclamé que le procès démarre sans plus attendre, mais les avocats des prévenus ont demandé un nouveau report d’une semaine. La cour a accepté leur requête et fixé les prochaines audiences aux 9 et 10 mai.

AFP

 

Les membres du Centre gabonais des élections (Cge), chargé d’organiser des législatives par deux fois repoussées, ont prêté serment hier à Libreville.

Le président du Cge, Moïse Bibalou Koumba, et les membres de cette nouvelle institution ont prêté serment devant la Cour constitutionnelle. Depuis lundi, le Gabon est dans un flou institutionnel. Les élections législatives, reportées à deux reprises depuis décembre 2016, auraient dû avoir lieu avant la fin avril. La Cour constitutionnelle a annoncé, lundi, la dissolution de l’Assemblée nationale - que le Sénat remplacera temporairement - et a demandé le départ du gouvernement qui a officiellement démissionné mardi. Selon la Cour, le gouvernement a échoué dans l’organisation des législatives à la date fixée. Les commentateurs expliquent ces reports du scrutin par les remous suscités par la présidentielle d’août 2016 et dont les résultats donnant le président sortant Ali Bongo Ondimba vainqueur sont contestés par l’opposition.
Cette décision de la Cour a été vécue comme une surprise par la classe politique gabonaise dont une partie a accusé l’institution de «coup d’Etat institutionnel», une accusation démentie par sa présidente, Marie-Madeleine Mborantsuo, sur Radio France internationale (Rfi).    

AFP

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a dénoncé, hier, une instrumentalisation de la religion à des fins politiques, au lendemain d’affrontements meurtriers à Bangui qui font ressurgir le spectre des violences intercommunautaires entre musulmans et chrétiens.

La capitale centrafricaine a connu, mardi, un regain de violences meurtrières inédit depuis l’élection, en février 2016, du président Touadéra qui a décrété un deuil national du 3 au 5 mai. Le bilan s’élève à au moins 16 morts et une centaine de blessés, selon des sources médicales.

L’attaque d’une église et le meurtre d’un prêtre par des hommes armés lors d’une cérémonie religieuse, puis le lynchage de deux personnes soupçonnées d’être des musulmans ainsi que l’incendie d’une mosquée laissent craindre un retour des violences interreligieuses qui ont marqué le conflit centrafricain en 2013-2014.
«Ce conflit n’est pas confessionnel», a cependant martelé le président Touadéra qui s’est exprimé à l’église Saint Paul en présence de l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga. Il a dénoncé la tentative de certains groupes armés de «confessionnaliser leur ambition politique et le pillage du pays».

Depuis 2013, la Centrafrique est embourbée dans un conflit meurtrier. Les groupes armés contrôlent une majeure partie du territoire où ils combattent pour le contrôle des ressources naturelles et de l’influence.
La descente, en 2013, sur Bangui, de la rébellion de la Séléka, prétendant défendre les musulmans, a entraîné la réaction de milices «antibalakas», souvent chrétiennes et animistes, contre ces hommes venus du Nord considérés comme des envahisseurs.

AFP

 

L’Iran a démenti fermement, hier, les accusations du Maroc selon lesquelles il a facilité une livraison d’armes au Polisario, mouvement indépendantiste au Sahara occidental, au lendemain de la rupture des relations diplomatiques à l’initiative de Rabat.

«Cette affaire est totalement dénuée de fondement», a réagi le ministère iranien des Affaires étrangères, assurant que l’Iran avait toujours respecté la «souveraineté et la sécurité» des pays avec lesquels il entretient des relations diplomatiques, et «la non ingérence dans (leurs) affaires». Mais, le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a réitéré, hier, ses accusations contre Téhéran après avoir annoncé, la veille, la rupture des relations avec l’Iran.

«Le Maroc a présenté des preuves irréfutables et détaillées (...) sur le rôle du Hezbollah, avec l’implication de l’ambassade iranienne à Alger, dans des actions de formation militaire, de livraisons d’armes et d’entraînement à des opérations de guérilla urbaine», a-t-il déclaré dans un communiqué. Les livraisons d’armes incluent, selon Rabat, des missiles sol-air Strela «Sam 9» et «Sam 11», a-t-il précisé à l’Afp en marge d’une conférence euro-africaine à Marrakech.

Dans un communiqué, Ryad a condamné «fermement l’ingérence iranienne dans les affaires du Maroc via son instrument, la milice +terroriste+ du Hezbollah, qui entraîne les éléments du soi-disant groupe +Polisario+ en vue de déstabiliser la sécurité et la stabilité» du royaume chérifien. Les Emirats arabes unis et Bahreïn, traditionnellement opposés à Téhéran, ont aussi dit leur solidarité avec le Maroc.

Mis en cause, le Hezbollah a rejeté, dès mardi, les accusations et imputé la décision marocaine à des «pressions» des Etats-Unis, d’Israël et de l’Arabie saoudite, trois pays hostiles à l’Iran. Alger est aussi monté au créneau hier. Le ministère des Affaires étrangères a reçu l’ambassadeur du Maroc pour «lui faire part du rejet par les autorités algériennes des propos totalement infondés mettant indirectement en cause l’Algérie», selon un communiqué relayé par l’agence de presse officielle Aps.

Un haut responsable du Front Polisario, Mhamed Khaddad, a affirmé que «le Polisario n’a jamais eu de relations militaires avec le Hezbollah et l’Iran.» «C’est un mensonge grotesque pour impliquer le Maghreb dans la crise du Moyen-Orient», a-t-il dit à l’Afp à Alger, accusant Rabat de vouloir «se dérober au processus de négociations auquel vient d’appeler le Conseil de sécurité» sur le Sahara occidental.    

AFP

 

La Mission de l’Onu au Mali (Minsuma) dénonce les violences contre les civils dans la région de Menaka, près de la frontière nigérienne, après de récentes attaques ayant fait plus de 40 morts.

La Minusma s’affirme «très préoccupée par la montée de la violence dans la région de Menaka (nord-est) et de ses conséquences sur la protection des civils», dans un communiqué publié lundi soir. «Entre le 26 et 27 avril 2018, deux attaques armées ont été rapportées contre les campements d’Aklaz et d’Awakassa, dans la région de Menaka. Au moins 47 personnes auraient été tuées et 2 auraient été blessées», affirme-t-elle. Les circonstances de ces attaques ne sont «pas encore déterminées» mais des informations «indiquent qu’au moins dans le campement d’Awakassa, les personnes auraient été tuées en dehors d’une situation de combat», poursuit la Minusma.

«Les attaques délibérées contre des civils qui ne prennent pas directement part aux hostilités peuvent être considérées comme crimes de guerre», déclare Mahamat Saleh Annadif, chef de la Minusma. La force française Barkhane a également «condamné» les «actes terroristes» commis «à l’encontre de familles civiles» dans les campements d’Aklaz et d’Awakassa, dans un communiqué qui donne le même bilan que la Minusma.    AFP

Le Maroc a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran, accusé d’avoir facilité la livraison d’armes au Front Polisario par l’intermédiaire de son allié du Hezbollah libanais, a annoncé, hier mardi, le ministre marocain des Affaires étrangères.

Lors d’une conférence de presse à Rabat, Nasser Bourita a précisé que cette décision n’avait rien à voir avec les développements au Moyen-Orient, en référence aux tensions actuelles entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite qui soutiennent des camps opposés dans de nombreux conflits régionaux.

Le Maroc avait déjà rompu ses relations avec l’Iran début 2009, pour protester notamment contre «l’activisme» religieux de Téhéran dans le royaume. Les relations avaient été rétablies en 2014.

Une «première livraison d’armes a été récemment fournie au Polisario», le mouvement indépendantiste sahraoui soutenu par l’Algérie, via un «élément» à l’ambassade iranienne à Alger, a indiqué M. Bourita. «Le Maroc dispose de preuves irréfutables, de noms identifiés et de faits précis qui corroborent cette connivence entre le Polisario et le Hezbollah contre les intérêts suprêmes du royaume», a affirmé le chef de la diplomatie marocaine.

L’ambassadeur du Maroc à Téhéran a «quitté mardi l’Iran et je vais demander au chargé d’affaires de l’ambassade d’Iran de quitter le royaume sans délai», a ajouté M. Bourita. Le ministre s’exprimait à son retour de Téhéran, où il dit avoir informé son homologue iranien Mohammad Javad Zarif de la décision du Maroc.    

AFP

 

La Cour constitutionnelle gabonaise a dissous l’Assemblée nationale, lundi, en demandant la démission du gouvernement, alors que le Gabon devait organiser des élections législatives avant fin avril, a annoncé la présidente de cette juridiction.

La Cour précise que le mandat des députés prend fin et que le chef de l’Etat doit procéder à la nomination d’un nouveau gouvernement qui sera uniquement responsable devant le président de la République, a indiqué la présidente de cette institution, Madeleine Mborantsuo.«Force est de constater que le gouvernement n’a pas pu accomplir les missions qui lui sont dévolues, notamment la révision de la liste électorale depuis 2017 et la mise en place du Centre gabonais des élections, depuis janvier 2018», a ajouté Mme Mborantsuo dans une déclaration dont l’Afp a obtenu copie. Selon la Cour, le gouvernement a surtout échoué dans l’organisation des législatives au plus tard le 30 avril, après deux reports de ces élections depuis décembre 2016 que les commentateurs expliquent par les remous suscités par la présidentielle d’août 2016 dont les résultats donnant le président sortant Ali Bongo Ondimba vainqueur sont contestés par l’opposition.

Le Parlement gabonais était donc considéré comme «illégitime» depuis dimanche 29 mars, les législatives n’ayant pas été tenues dans les temps fixés par la Cour constitutionnelle qui a décidé de transférer les pouvoirs de l’Assemblée nationale au Sénat jusqu’à la proclamation par la Cour des résultats des législatives.
La date des législatives sera annoncée par la Cour après avoir été saisie par le Centre gabonais des élections (Cge), une instance rassemblant des membres de la majorité et de l’opposition qui vient de se mettre en place et doit prêter serment aujourd’hui devant la Cour. Le Cge remplace la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) qui avait validé les résultats de la présidentielle d’août 2016.

AFP

 

La France, le Royaume-Uni et l’Union européenne, tous partisans du maintien de cet accord historique, ont indiqué que les informations présentées lundi par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour dénoncer l’accord ne faisaient que conforter son bien-fondé.

M. Netanyahu a fait savoir qu’il communiquerait les informations israéliennes à l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) et aux acteurs internationaux concernés. L’Aiea s’est dite prête à examiner toutes les informations pertinentes qui lui parviendraient.

En attendant, cette organisation a renvoyé aux conclusions contenues dans un de ses rapports de 2015 et selon lesquelles, contrairement à ce qu’affirme M. Netanyahu, elle n’a «aucune indication crédible d’activités en Iran liées au développement d’un engin nucléaire après 2009». M. Netanyahu a défendu ses propos, hier, sur la chaîne américaine CNN : «Personne n’était mieux renseigné qu’Israël sur l’Iran». «Personne ne cherche» la confrontation armée avec l’Iran, a-t-il toutefois temporisé. Le président américain Donald Trump, principal allié d’Israël, a donné aux Européens jusqu’au 12 mai pour trouver un nouveau texte qui remédierait aux «terribles lacunes» de l’accord 2015, faute de quoi les Etats-Unis s’en retireront.

Mais à l’approche de cette échéance, la déclaration de M. Netanyahu ne semble guère avoir fait bouger les lignes. Elle montre «vraiment que j’ai raison à 100%», a dit le président Trump, qui a déjà maintes fois promis de «déchirer» l’accord, censé garantir le caractère civil du nucléaire iranien. L’Iran, qui a toujours démenti chercher à se doter de l’arme nucléaire, a, de son côté, déclaré M. Netanyahu était «un menteur invétéré».    

AFP

L’opposition malgache a maintenu, hier, la pression sur le pouvoir en mobilisant, à Antananarivo, des milliers de partisans pour exiger la démission du président Hery Rajaonarimampianina, cible de toutes les critiques à quelques mois des élections.

Au cinquième jour de leur mobilisation, les manifestants, environ 2000 selon un journaliste de l’Afp, ont défilé jusqu’au siège de la Cour constitutionnelle aux cris de «Rajao dégage tout de suite !»
Ceints de leur écharpe aux couleurs blanc, rouge et vert de Madagascar, plusieurs députés ont déposé une requête en destitution du chef de l’Etat au greffe de la Cour, protégée par de nombreux policiers et militaires en armes. «On suit d’abord les voies légales, mais une fois ces recours épuisés, on fera appel au peuple», a menacé une élue, Hanitriniaina Razafimanantsoa.

A sept mois du premier tour prévu des élections présidentielle et législatives, l’opposition occupe, depuis samedi, les rues de la capitale pour dénoncer les nouvelles lois électorales, qu’elle juge favorables au seul gouvernement. La Cour constitutionnelle malgache doit se prononcer, d’ici aujourd’hui, sur la légalité de ces textes qui durcissent notamment les conditions de révision des listes électorales et de candidature à la magistrature suprême.
Samedi dernier, une manifestation, interdite par les autorités, a dégénéré en violents affrontements avec l’armée et la police.

Depuis dimanche, plusieurs centaines de protestataires occupent, tous les jours, l’emblématique Place du 13 mai, lieu historique de la contestation au cœur de la capitale. Plusieurs députés de l’opposition ont annoncé leur intention de porter plainte contre le chef de l’Etat et le gouvernement, présentés comme les «responsables de la tuerie de samedi».
«Ça suffit, on n’a pas besoin d’un assassin, dégage Rajao», proclamait, mercredi, une pancarte à l’effigie du chef de l’Etat.
Elu en 2013, le président Rajaonarimampianina n’a pas encore annoncé s’il allait briguer un second mandat cette année.

AFP

 

Onze musulmans haoussa ont été tués par une foule en colère à Makurdi, dans la capitale de l’Etat de Benue (centre du Nigeria), en représailles à l’attaque d’une église ayant fait 18 morts, a-t-on appris de source officielle.

«Nous avons perdu 11 des nôtres dans cette crise, et cinq blessés ont été hospitalisés», a déclaré à l’Afp Rilwanu Adamu, conseiller pour les affaires islamiques au gouvernorat de Benue. Les attaques ont eu lieu dans différents quartiers de la ville et le bilan pourrait encore augmenter, certaines victimes dont les corps ont été «calcinés» n’ayant pas encore été retrouvées, a-t-il précisé.
Un cordonnier a été attaché derrière une moto et «traîné par terre jusqu’à ce que mort s’ensuive», a-t-il raconté. «Ils ont également rasé les deux mosquées du marché de Makurdi après avoir tué un vendeur de poulet», a ajouté M. Adamu. «Nous vivons dans la peur maintenant». Les cinq blessés ont été secourus par des militaires avant d’être lynchés.
Mardi, deux prêtres catholiques et 16 fidèles ont été tués dans l’attaque d’une église attribuée à des éleveurs nomades pendant une messe de funérailles à Mbalom, village situé à une cinquantaine de kilomètres de Makurdi, selon la police.
Des centaines de jeunes en colère sont alors descendus dans les rues de la capitale régionale pour protester après les tueries, s’en prenant à la minorité musulmane, en majorité des commerçants haoussa n’ayant aucun lien avec le conflit pastoral qui secoue la région.
Les Etats du centre du Nigeria sont régulièrement touchés par des affrontements meurtriers pour l’accès à la terre et à l’eau entre agriculteurs sédentaires de confession chrétienne et éleveurs nomades, majoritairement peuls et musulmans, accusés de saccager les fermes agricoles avec leurs troupeaux.
AFP

 

L’homme d’affaires français Vincent Bolloré a été mis en examen (inculpé), hier soir, à Paris, dans l’enquête sur des soupçons de corruption dans l’attribution de concessions portuaires en Afrique de l’Ouest à son groupe, a annoncé son porte-parole dans un communiqué.

Le porte-parole n’a pas précisé les chefs de mise en examen du milliardaire de 66 ans qui a quitté le bureau des juges sans être placé sous contrôle judiciaire. «Vincent Bolloré qui reste présumé innocent pourra, enfin, avoir accès à ce dossier dont il n’a jamais eu connaissance et répondre à ces accusations infondées», a ajouté son porte-parole dans le communiqué.
Encore aux commandes du groupe Bolloré, l’industriel qui a récemment cédé les rênes du géant français des médias Vivendi à son fils Yannick, avait été placé en garde à vue, mardi matin, dans les locaux de la police anticorruption à Nanterre, près de Paris, avec deux autres cadres de son groupe.
L’enquête, qui vise des soupçons de «corruption d’agents étrangers dépositaires de l’autorité publique», «abus de biens sociaux» et «abus de confiance», est menée par des juges du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris.
Les magistrats tentent de déterminer si le groupe Bolloré a utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Havas pour se voir attribuer la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa logistics, anciennement appelée Sdv.
Sdv avait obtenu la gestion du port de Conakry quelques mois après l’élection d’Alpha Condé, fin 2010, et avait remporté la concession à Lomé peu avant la réélection, en 2010, de Faure Gnassingbé. Les deux candidats victorieux s’étaient attachés les services d’Havas.
Selon Le Monde, les magistrats soupçonnent Havas d’avoir sous-facturé ses services, afin que le groupe Bolloré décroche ces deux contrats en contrepartie.
Dans un communiqué transmis mardi, le groupe Bolloré a «formellement» démenti avoir commis des irrégularités en Afrique où il gère notamment 16 terminaux portuaires. Le groupe est présent dans pas moins de 46 pays du continent (opérateur de lignes ferroviaires, actionnaire de sociétés agricoles, etc.).
Dans le cadre de cette enquête, le directeur général du groupe Bolloré, Gilles Alix, et le responsable du pôle international de Havas, Jean-Philippe Dorent, ont, eux aussi, été présentés aux magistrats instructeurs en vue de leur éventuelle mise en examen à l’issue de leur garde à vue à Nanterre.    

AFP

 

L’Iran et la Russie ont catégoriquement rejeté, hier, tout nouvel accord sur le nucléaire iranien, fustigeant le projet des présidents américain, Donald Trump, et français, Emmanuel Macron, de travailler ensemble sur un nouveau texte.

«L’Iran ne devra jamais posséder l’arme nucléaire», a, de nouveau, martelé le président Emmanuel Macron devant le Congrès américain, alors que Téhéran a toujours nié vouloir fabriquer une telle arme.
Outre l’opposition de Téhéran et Moscou, Berlin, Londres et l’Union européenne se sont montrées réservées, redisant leur attachement à l’accord de 2015 qui prévoit une levée progressive des sanctions contre l’Iran en échange de la garantie que ce pays ne se dotera pas de l’arme atomique. Fruit d’âpres négociations entre Téhéran et le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie), l’accord de Vienne est qualifié de «ridicule» par Donald Trump qui menace de dénoncer, dès le 12 mai, ce texte signé par son prédécesseur, Barack Obama.
Le président américain et son homologue français sont toutefois restés évasifs sur les contours et la portée des nouvelles négociations qu’ils appellent de leurs vœux. «Ensemble, avec un chef d’un pays européen, ils disent : +Nous voulons décider pour un accord conclu à sept+. Pour quoi faire ? De quel droit ?» a rétorqué le président iranien Hassan Rohani. «Avec cet accord, nous avons fait tomber les accusations et prouvé que les Etats-Unis et Israël mentent à propos de l’Iran depuis des décennies», a-t-il asséné.
M. Rohani s’en est pris à M. Trump: «Vous n’avez aucune expertise en politique ni en matière de droit ou d’accords internationaux. Un commercial, un homme d’affaires, un bâtisseur de tours, comment pourrait-il émettre un jugement sur les affaires internationales ?»

- «Sans alternative» -
L’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea), qui mène des inspections sur le terrain, a confirmé à plusieurs reprises que Téhéran remplissait «ses engagements» et qu’aucun manquement ne pouvait lui-être reproché sur la mise en œuvre de l‘accord. La Russie s’est également montrée inflexible sur une renégociation du texte. Cet accord est «sans alternative», a dit le Kremlin. Un vent de scepticisme est, en outre, venu de Bruxelles et de Berlin. L’accord actuel «doit être préservé», a réagi la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. «Un nouvel accord nucléaire n’est pas sur la table», a affirmé le ministère des Affaires étrangères allemand.
Soulignant que Berlin partageait «l’inquiétude» sur des sujets comme le programme balistique de l’Iran, il a estimé que M. Macron avait «parlé pour répondre à ces questions d’un besoin d’accords supplémentaires».
Pour Londres, l’accord actuel «fonctionne et l’Iran a réduit de 95 % son stock d’uranium enrichi». Le porte-parole de la Première ministre Theresa May a indiqué que la Grande-Bretagne «travaillait avec ses alliés» pour répondre à «certains défis que pose l’Iran au Moyen-Orient, y compris sur les sujets pour lesquels le président Macron a proposé un nouvel accord».

AFP

 

Une “marche citoyenne et solidaire” partira le 30 avril de Vintimille, à la frontière franco-italienne, à destination du port de Calais, afin de plaider “pour un véritable accueil, contre le blocage des frontières et contre le délit de solidarité“, a annoncé, hier, une association française.
Sur 1 400 kilomètres et 60 étapes, cette marche ralliera la frontière franco-italienne et la frontière franco-britannique en poussant jusqu’à Douvres (sud-est de l’Angleterre) en bus, le 8 juillet, “et probablement Londres”, a déclaré

François Guennoc, président de l’association L’Auberge des migrants, lors d’une conférence de presse à Paris.
“Entre 30 et 100 personnes sont attendues sur chaque étape” avec des “moments forts” dans les villes de Marseille, Lyon ou Paris, et la participation de personnalités telles que l’eurodéputé écologiste José Bové et l’évêque français Jacques Gaillot au départ du cortège, a ajouté M. Guennoc.

Calais est un port du nord de la France où s’entassent les candidats à l’immigration clandestine vers la Grande-Bretagne. La région de Vintimille (sud-est de la France) a vu transiter, ces dernières années, des milliers de migrants, notamment originaires de pays d’Afrique (Erythrée, Soudan, Ethiopie) ou d’Afghanistan, débarqués en Italie et cherchant à gagner le nord de l’Europe.
La marche passera par des lieux symboliques tels que le plateau des Glières, haut lieu de la Résistance française pendant la Seconde guerre mondiale. “Le lien est évident”, a assuré l’écrivain Yann Moix, en estimant qu’”il y a eu des phases où la France n’était plus incarnée par l’État” mais qu’”elle existe par ailleurs, sous la forme des justes qui accueillent les migrants, des associations...”.

(AFP)

 

L’emblématique homme d’affaires français Vincent Bolloré et des cadres de son groupe éponyme ont été placés en garde à vue, hier, à propos de soupçons de corruptions ayant permis à une filiale d’obtenir des concessions portuaires en Afrique de l’Ouest.

Le milliardaire de 66 ans était entendu dans des locaux de la police anti-corruption dans la banlieue de Paris, ont indiqué à l’AFP des sources concordantes, confirmant une information du quotidien Le Monde. Des juges d’instruction tentent de déterminer si le groupe Bolloré a prodigué des conseils à des dirigeants africains via sa filiale de publicité Havas pour se voir attribuer la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV. Le responsable du pôle international de Havas, Jean-Philippe Dorent, et Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, ont également été placés en garde à vue, a précisé une source judiciaire. Dans un communiqué publié en fin de matinée, le groupe Bolloré a “formellement” démenti avoir commis des irrégularités en Afrique. “Le lien qui tente d’être fait par certains entre l’obtention de ces concessions et les opérations de communication est dénué de tout fondement économique et révèle une méconnaissance lourde de ce secteur industriel”, a-t-il insisté. Au cœur de l’enquête, initiée par une plainte d’un ancien associé franco-espagnol de Bolloré, Jacques Dupuydauby, se trouvent les conseils prodigués en 2010 par Havas lors des campagnes électorales victorieuses d’Alpha Condé en Guinée et de Faure Gnassingbé au Togo. Tous deux avaient eu recours aux activités de conseil d’Havas, pilotées par M. Dorent. En Guinée, la Sdv avait obtenu la gestion du port de Conakry quelques mois après l’élection de M. Condé en 2010. Et au Togo, il avait remporté le marché peu avant la réélection en 2010 de M. Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005.

“Les concessions obtenues au Togo l’ont été en 2001, bien avant l’entrée du groupe dans Havas et en Guinée, en 2011, à la suite de la défaillance du n°1 (le groupe étant arrivé en seconde position lors de cet appel d’offres), défaillance constatée avant l’élection du président”, a fait valoir le groupe Bolloré dans son communiqué. “Bolloré remplissait toutes les conditions d’appel d’offres. C’est un ami, je privilégie les amis. Et alors ?”, avait expliqué Alpha Condé au journal Le Monde en 2016, à propos de ce dossier.                                    

(AFP)

Donald Trump et Emmanuel Macron ont évoqué, hier, leur volonté d’aboutir à un “nouvel” accord avec l’Iran, constatant leur désaccord sur le texte existant sur le nucléaire, qui semble plus fragilisé que jamais.
Le président américain et son homologue français, qui a longuement insisté sur leur complicité, sont restés évasifs sur les contours et la portée de ces nouvelles négociations qu’ils appellent de leurs voeux mais qui devraient se heurter à la vive opposition de Téhéran.
“Nous souhaitons pouvoir désormais travailler sur un nouvel accord avec l’Iran”, a lancé M. Macron, évoquant la possibilité que son homologue américain mette à exécution sa promesse de campagne de jeter aux orties ce texte visant à empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique.

“On ne déchire pas un accord pour aller vers nulle part, on construit un nouvel accord qui est plus large”, a-t-il poursuivi, soulignant sa volonté d’aborder “tous les sujets de la région”, dont la Syrie et les activités balistiques de Téhéran. Le locataire de la Maison Blanche, qui a réclamé un nouveau texte aux fondations “solides”, a, lui, une nouvelle fois stigmatisé, lors d’une conférence de presse commune, l’accord “ridicule” conclu par son prédécesseur démocrate Barack Obama. “Nous verrons ce qui se passera après le 12 (mai)”, a-t-il lâché, évoquant l’échéance à laquelle il prendra une décision sur le devenir de cet accord conclu en 2015 après des années d’âpres négociations entre l’Iran et le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie).

Ces derniers jours, la Russie, la Chine et le Royaume-Uni ont plaidé pour le maintien de l’accord, des appuis de poids pour Emmanuel Macron, qui a répété dimanche qu’il n’y avait pas “de plan B” pour empêcher l’Iran de fabriquer la bombe.

(AFP)

 

Un professeur palestinien et membre du Hamas a été assassiné samedi à Kuala Lumpur, en Malaisie, a annoncé le mouvement islamiste à Gaza, la famille de la victime accusant le Mossad israélien.

Fadi el-Batch, 35 ans, a été tué par balles par deux suspects, probablement liés à des services de renseignement étrangers, en se rendant à une mosquée pour la prière de l’aube, selon les autorités malaisiennes.
M. Batch était «un ingénieur électrique et un expert dans la fabrication de roquettes», a affirmé le ministre malaisien de l’Intérieur Ahmad Zahid Hamidi, cité par l’agence de presse officielle Bernama. «Il était probablement devenu un élément gênant pour un pays hostile à la Palestine», a-t-il ajouté, précisant que le professeur devait se rendre, samedi, en Turquie pour participer à une conférence internationale. Selon le ministre, la police malaisienne fera appel à Interpol pour retrouver les suspects, certainement de nationalités européennes.

Le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a affirmé que le chercheur dans le domaine de l’énergie faisait partie de ses membres. Il n’a pas pointé du doigt des responsables, alors qu’il accuse souvent Israël immédiatement, son ennemi juré, de tels assassinats.

AFP

 

L’opposition radicale mauritanienne, qui a boycotté les élections législatives et municipales en 2013, a annoncé sa participation à celles qui sont prévues au second semestre.

«Nous avons décidé de participer à ces élections, car nous n’acceptons pas de rester en marge du processus devant conduire à une alternance politique dans le pays en dépit de la gestion unilatérale de ce processus par le pouvoir», a dit le président du Forum national pour la démocratie et l’unité (Fndu, opposition radicale), Mohamed Ould Moloud, lors d’un point de presse à Nouakchott. Les prochaines législatives et municipales sont prévues en août-septembre prochains. La quasi totalité de l’opposition radicale a boycotté les dernières organisées en 2013 et qui ont été largement remportées par le pouvoir.
L’annonce de la participation du Fndu aux scrutins d’août-septembre intervient après la révélation, le 17 avril, par le pouvoir et l’opposition, de l’échec d’un dialogue secret entre ces deux parties en vue d’un accord politique pour préparer ces élections.
Mohamed Ould Moloud a évoqué l’annonce, mercredi, par le gouvernement, de la formation d’une nouvelle Commission électorale nationale (Ceni) de 11 personnes, dont des représentants de l’opposition modérée, sans aucun membre de l’opposition radicale.
«Cette Ceni est illégale. Nous allons faire appel devant la justice contre sa constitution qui exclut un pan important de l’opposition en violation de la loi la créant», a dit le président du Fndu.

AFP

 

Le parti présidentiel du Front de libération nationale (Fln), au pouvoir en Algérie, a réitéré son appel à un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, en dépit d’une santé affaiblie à 81 ans, a rapporté l’agence de presse officielle Aps.

Le 7 avril, le secrétaire général du Fln, Djamel Ould Abbès, avait publiquement fait part du «souhait» et du «désir des militants de voir Bouteflika poursuivre son œuvre» après 2019.
«Cet appel au président vise à garantir la continuité pour la sécurité du pays et dans l’intérêt des génération montantes», a déclaré, samedi, M. Ould Abbès lors d’une réunion régionale à Djelfa (270 km au sud d’Alger).
Il a toutefois précisé que «le dernier mot à ce sujet revient au président lui-même».

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait emboité le pas au secrétaire général du Fln, émettant le souhait, le 15 avril, que M. Bouteflika brigue un 5e mandat.
A un an de la fin du mandat du chef de l’Etat, en avril 2019, les spéculations vont bon train en Algérie autour d’une nouvelle candidature du président Bouteflika, au pouvoir depuis 1999 et très affaibli depuis cinq ans par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral (Avc).

Des jours après le premier appel du Fln, M. Bouteflika avait fait, le 9 avril, une très rare apparition devant la population en inaugurant, en fauteuil roulant, dans le centre d’Alger, une mosquée historique rénovée et deux nouvelles stations de métro.

AFP

L’état de grâce de Macron semble définitivement terminé avec la très controversée réforme de l’asile et de l’immigration dont l’examen du projet de loi à l’hémicycle français divise la classe politique.
Le projet de loi propose une réduction des délais pour déposer une demande de titre de séjour pour asile de 120 à 90 jours et pour faire un recours de 30 à 15 jours. « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». La célèbre phrase de Michel Rocard, alors Premier ministre français, est réutilisée à souhait avec le projet de loi dont l’objectif est de réformer le droit d’asile mais aussi de séjour des étrangers en France. C’est cette deuxième partie qui concerne le plus d’étrangers. Dimanche dernier, au cours d’une interview à la télévision, le président français a pointé « un phénomène migratoire qui va durer » et qui pèse sur les « citoyens (français) les plus modestes » pour justifier son projet très controversé.

A l’Assemblée nationale française, le projet vise à réduire la durée moyenne de traitement des demandes d’asile de onze à six mois. Si la loi est adoptée, le délai de dépôt des demandes d’asile va passer à 90 jours contre 120 actuellement. L’autre point très discuté du projet de loi concerne le passage devant le juge administratif et le juge des libertés et de la détention en visioconférence. La procédure, quelque peu exceptionnelle actuellement, serait facilitée par la future loi pour les étrangers placés, dès leur arrivée en territoire français, en zone de rétention dont certains sont mitoyens des aéroports. Dans les fils d’attente des contrôles de la Police aux frontières à l’aéroport d’Orly ou de Roissy, il n’est pas rare de voir des étrangers prendre la direction des centres de rétention pour vérifier la fiabilité des documents présentés afin d’avoir le droit de séjourner en France. Avec la nouvelle loi, la durée maximale dans les centres de rétention – des prisons à ciel ouvert – va être augmentée de 45 à 90 jours. Dans la législation actuelle, si l’administration française n’avait rien trouvé ou si elle n’avait pas le temps de statuer sur le dossier d’un étranger, elle le libérait au bout des 45 jours. Ce qui était –  de facto – une entrée (même non officielle) sur le territoire français.

Il y a cependant certains points de la réforme qui soulèvent moins de polémique. C’est le cas des titres de séjour de personnes bénéficiant de la protection subsidiaire et des apatrides : il passe actuellement de un à quatre ans. La réforme projette de mieux protéger les femmes étrangères victimes de violences conjugales et les jeunes filles « menacées » d’excision. Il en est de même pour les enfants bénéficiant du droit d’asile. Ces derniers pourront demander la réunification familiale. La nouvelle disposition s’appliquera aux frères et sœurs comme elle est l’est actuellement pour les parents.

Par Moussa DIOP

 

Pilonnage de la droite, offensive de la gauche et contestation au sein même de la majorité présidentielle : la guerre de tranchées se poursuivait, hier, au Parlement français, autour du projet de loi très contesté sur l’asile et l’émigration.

Alors que les débats, entamés le 16 avril, devaient se clore vendredi avec le vote final, les discussions se poursuivaient encore, hier, sur cette réforme emblématique du président Emmanuel Macron et la plus contestée au sein de ses députés. Lors du votre final, prévu hier soir, une quinzaine d’entre eux pourraient ainsi s’abstenir, voire voter contre, comme l’a promis l’un d’eux, Jean-Michel Clément ; ce qui devrait entraîner son exclusion.
Plus d’un millier d’amendements ont été déposés, dont 200 présentés par Lrem, le parti présidentiel.

Toujours sensible, la question de l’immigration a été au centre de la campagne présidentielle, l’an dernier, marquée par la qualification pour le deuxième tour de la cheffe de l’extrême droite, Marine Le Pen.
Le projet de loi vise une «immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie», selon le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.
«On ne peut pas prendre toute la misère du monde», a récemment déclaré Emmanuel Macron. La France a enregistré un peu plus de 100 000 demandes d’asile en 2017, un record, et a accordé l’asile à 36 % des demandeurs. Le pays comptait près de six millions d’immigrés en 2014.

Le projet prévoit notamment de réduire à six mois les délais d’instruction de la demande d’asile, pour entamer rapidement l’intégration des réfugiés, et à l’inverse, de faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés.
La droite et l’extrême droite accusent le texte de «laxisme», tandis que la gauche et une partie de Lrem le considèrent trop «répressif». Les détracteurs du projet de loi dénoncent en particulier le doublement de la durée maximale de rétention des étrangers de 45 à 90 jours, nécessaire selon le gouvernement pour pouvoir expulser les déboutés mais qui, selon la gauche, «normalise» le fait «barbare» que des enfants pourront être enfermés 90 jours.

La France a été condamnée à ce sujet plusieurs fois par la Cour européenne des droits de l’Homme (Cedh). Gérard Collomb a présenté la rétention comme «un ultime moyen» et l’enfermement d’enfants comme «exceptionnel». L’article a été adopté samedi soir.

Visiblement dans un geste d’apaisement, le projet de loi a été assoupli sur le «délit de solidarité» sanctionnant les personnes venant en aide aux migrants. Ce délit, vivement contesté, pénalise des citoyens venant en aide aux migrants nécessitant des secours. L’article prévoit dorénavant des «exemptions», notamment lorsqu’il s’agit de donner soins, hébergement ou nourriture.

AFP

 


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