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Actualités Internationales (2543)

L’extradition du Nigeria vers le Cameroun de 47 séparatistes anglophones camerounais lundi, dont le «président» du mouvement Sisiku Ayuk Tabe, marque une victoire pour le président Paul Biya et pourrait constituer un tournant dans la profonde crise socio-politique qui secoue la région anglophone du pays. Interpellés début janvier à Abuja par les services de renseignements nigérians, Ayuk Tabe et ses lieutenants «répondront de leurs crimes» devant la justice camerounaise, a asséné Yaoundé, qui avait promis «la guerre» aux sécessionnistes. Yaoundé considère aujourd’hui tous les séparatistes anglophones comme des «terroristes».

AFP

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a décrété hier un deuil national de trois jours en hommage aux victimes des attentats imputés aux groupes jihadistes qui ont fait une soixantaine de morts ces derniers jours, selon un communiqué officiel.

La situation semble particulièrement se détériorer dans le centre du Mali, aux confins du Burkina Faso et du Niger, zone dans laquelle se concentrent les premières opérations de la force conjointe antijihadiste du G5 Sahel, organisation régionale regroupant ces trois pays, la Mauritanie et le Tchad. Quatre soldats maliens ont été tués dimanche dans une attaque suicide à Menaka, dans le nord-est du pays. La veille, à Soumpi, dans le centre du pays, 14 militaires avaient péri dans une attaque contre leur base, selon l’armée malienne. Le 24 janvier, toujours dans le centre du Mali 26 civils, dont six femmes et quatre enfants, ont péri dans l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule, parti de Djibo, au Burkina Faso à destination de la foire hebdomadaire de Boni, selon le dernier bilan officiel.

AFP

La police gambienne a levé hier l’interdiction des rassemblements politiques imposée depuis deux semaines après des heurts entre partisans du président Adama Barrow, l’United Democratic Party (Udp, au pouvoir) et de son prédécesseur Yahaya Jammeh, l’Alliance for Patriotic Reorientation and Construction (Aprc).

Mi-janvier, la police avait indiqué qu’en raison de ces incidents, qui ont fait plusieurs blessés, elle ne délivrerait plus aux partis politiques d’autorisation de manifester ou d’organiser des meetings de campagne, alors que des élections locales sont prévues le 12 avril. «Le bureau de l’Inspecteur général de la police informe le grand public que les partis politiques qui veulent organiser des activités politiques (tels que des meetings) peuvent introduire une demande d’autorisation», a indiqué hier la police dans un communiqué.

AFP

L’ambassadeur de Chine à l’Union africaine a qualifié d’»absurdité» le résultat d’une enquête menée par le journal français Le Monde, selon laquelle Pékin a espionné, au moins de 2012 à 2017, le siège de l’Union africaine dans la capitale éthiopienne Addis Abeba.

«Je pense qu’il s’agit d’une histoire sensationnelle, mais elle est aussi complètement fausse et une absurdité», a déclaré à l’Afp l’ambassadeur chinois à l’Ua, Kuang Weilin, en marge du sommet de l’organisation panafricaine qui se déroule dimanche et lundi. Selon l’ambassadeur, l’article en question, publié vendredi par La Monde, va «endommager l’image du journal», mais pas la relation entre la Chine et l’Afrique.

Côté africain, on préfère insister sur l’importance de la relation «forte» et «stratégique» avec la Chine, premier partenaire de l’Afrique avec notamment 149,2 milliards de dollars d’échanges commerciaux en 2016 (selon Pékin), et de nombreux dons et prêts à taux très bas sur le continent africain. «Il n’y a rien a espionner, je n’y crois pas», a notamment déclaré le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn.

AFP

Le nouveau président libérien George Weah a annoncé lundi son intention de réviser la Constitution, notamment pour supprimer une disposition réservant la citoyenneté aux «personnes de couleur», et de réduire sa rémunération de 25%.

George Weah, ancien footballeur de légende, qui a pris ses fonctions le 22 janvier, succédant à Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d’Etat en Afrique, a fait ces annonces lors de son premier «discours sur l’état de la nation» une semaine plus tard.

Après Samuel Doe (1980-1990), il est le deuxième président de la plus ancienne république d’Afrique à ne pas appartenir à l’élite «américano-libérienne» descendant d’esclaves affranchis qui y domine la vie politique depuis 170 ans.

Dans son discours devant le Sénat et l’Assemblée nationale, il a jugé «inutile, raciste et dépassé» l’article de la Constitution réservant la citoyenneté aux «personnes de couleur». Le nouveau président a également dénoncé l’interdiction pour des étrangers de posséder des biens fonciers, dissuasive selon lui pour les investisseurs, ainsi que celle de détenir une autre nationalité, estimant que beaucoup de Libériens chassés par la guerre civile (1989-2003) étaient devenus citoyens de leur pays d’accueil.

AFP

L’Union africaine a annoncé la création hier d’un marché unique et libéralisé pour le transport aérien, incluant pour l’heure 23 pays du continent, dans le but d’améliorer la compétitivité entre compagnies aériennes et, à terme, le transport entre pays africains.

Les autorités africaines espèrent qu’une plus grande compétitivité permettra d’augmenter le nombre de connexions aériennes directes entre pays africains et de faire baisser leur prix, les déplacements entre pays africains étant souvent rendus longs et pénibles par le manque de connexions aériennes directes. La création du Saatm implique «qu’à partir d’aujourd’hui, les compagnies aériennes des pays concernés peuvent accéder librement à tous les pays inclus dans ce marché unique et ne dépendent plus d’accords bilatéraux, existant ou pas, pour y accéder», s’est réjoui Tshepo Peege, représentant de l’Afrique du Sud à l’Organisation de l’aviation civile internationale (Icao), auprès de l’Afp. Tous les pays africains ne sont toutefois pas inclus dans ce marché unique. Seuls Bénin, Botswana, Burkina Faso, Cap Vert, République du Congo, Côte d’Ivoire, Egypte, Ethiopie, Gabon, Ghana, Guinée, Kenya, Libéria, Mali, Mozambique, Niger, Nigeria, Rwanda, Sierra Leone, Afrique du Sud, Swaziland, Togo et Zimbabwe, ont pour l’heure accepté d’y prendre part.

AFP

Environ 13.000 migrants africains ont été évacués de Libye depuis début décembre, a assuré hier le président de la Commission de l’Union africaine, près de deux mois après des révélations sur l’esclavage de migrants dans ce pays nord-africain.

Début décembre, l’Union africaine avait dit ambitionner de rapatrier 20.000 migrants avant la mi-janvier, et si M. Faki a reconnu «un peu de retard», il a également assuré que le processus est «en cours». Après les révélations récentes de migrants noirs vendus «comme des esclaves» en Libye, neuf pays européens et africains appuyés par l’Onu, l’Union européenne et l’Union africaine, ont décidé de mener des «opérations d’évacuation d’urgence» de migrants victimes de trafiquants.

Les rapatriements ont notamment pu avoir lieu grâce à des vols affrétés par des pays africains. Le Niger et le Rwanda ont par ailleurs offert l’asile à ceux qui ne pouvaient pas retourner dans leur propre pays.

AFP

Déplacements ministériels et présidentiels, «consultations» et négociations en coulisses...: un vrai ballet diplomatique est en cours autour de la Guinée équatoriale depuis la tentative de «coup d’Etat» que Malabo affirme avoir déjouée fin décembre, sur fond de tensions régionales quant aux complicités et motivations des auteurs de ce putsch raté.

Vendredi, le président en exercice de l’Union africaine (Ua), le président guinéen Alpha Condé, a fait étape quelques heures à Malabo avant d’aller en Ethiopie pour le sommet de l’organisation continentale, signe de l’importance des conséquences de l’événement.

Peu après l’annonce du «coup d’Etat» déjoué, le ministre tchadien des Affaires étrangères est venu à Malabo apporter le soutien de N’Djamena et mettre en garde contre une «menace sérieuse de déstabilisation dans toute la sous-région d’Afrique centrale».

A sa suite, des délégations gabonaise, congolaise et de l’Onu sont venues déminer le terrain à Malabo. Le 10, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a lui-même fait un déplacement express de quelques heures en Guinée équatoriale, dans un avion dépêché par Malabo, selon une source diplomatique.

AFP

Deux policiers burkinabè ont été abattus hier matin à Baraboulé, localité située dans le nord du Burkina Faso, frontalière du Mali, où les attaques attribuées aux jihadistes sont récurrentes, a-t-on appris de sources sécuritaires et locales. En février 2017, le commissariat de Baraboulé avait été criblé de balles puis incendié par des assaillants qui avaient emporté deux motos.

Longtemps épargné sous le régime de Blaise Compaoré, le Burkina est entré depuis avril 2015 dans un cycle d‘enlèvements et d’attaques islamistes, surtout dans le nord frontalier du Mali et du Niger.

AFP

Le procès des cerveaux présumés du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso, les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, s’ouvrira le 27 février devant un tribunal militaire de Ouagadougou, a annoncé hier la justice.

Le procureur militaire Alioun Zanré a précisé dans un communiqué que le procès s’ouvrira le mardi 27 février pour juger le général Diendéré et 83 autres co-accusés. «Cette audience de la Chambre de jugement (...) est publique», a-t-il indiqué. Le général Diendéré, qui avait pris la tête du coup d’Etat, et les autres personnes poursuivies sont «accusés d’attentat à la sûreté de l’État, meurtre, coups et blessures volontaires, dégradation volontaire de biens appartenant à autrui, trahison, incitation à commettre des actes contraires au règlement et à la discipline, violence et voies de fait sur autrui, ou de complicité de ces infractions».

AFP

Le parti historique de l’opposition congolaise a annoncé la célébration d’une messe jeudi à Kinshasa en mémoire de son défunt leader et figure emblématique en République démocratique du Congo, Étienne Tshisekedi, à l’occasion du premier anniversaire de sa mort.

Étienne Tshisekedi est décédé le 1er février 2016 à Bruxelles, à 84 ans, en pleine négociation politique entre le pouvoir et l’opposition sous l’égide de l’épiscopat congolais. Mais sa dépouille n’a toujours pas été inhumée.

Plusieurs fois annoncé, son rapatriement est reporté faute d’entente entre les autorités congolaises, le parti de Tshisekedi, l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) et sa famille biologique.

AFP

La police tchadienne a procédé à une soixantaine d’arrestations et tiré des gaz lacrymogènes hier matin à N’Djamena lors d’une manifestation d’élèves contre les mesures d’austérité imposées par le gouvernement, a constaté un journaliste de l’Afp. Tous les établissements supérieurs, secondaires et primaires sont restés fermés après un appel à une grève illimitée par le principal syndicat de l’enseignement supérieur du Tchad pour protester contre la baisse des salaires des fonctionnaires décidée par le gouvernement en janvier.

AFP

Le gouvernement burkinabè et les syndicats de l’éducation sont parvenus dans la nuit de samedi à dimanche à un accord pour «sauver l’année scolaire», paralysée depuis plusieurs mois par une grève des enseignants soutenus par les élèves.

Depuis près de quatre mois, les enseignants observaient un mouvement marqué par la suspension des évaluations, du traitement des dossiers, des examens et un sit-in hebdomadaire. «Nous avons obtenu que le budget de l’État alloué à l’éducation soit rehaussé (...) de façon progressive dans les années à venir», a déclaré à l’Afp Wendyam Zongo, le porte-parole de la Coordination des syndicats de l’éducation nationale, regroupant une quinzaine d’organisations.

Le statut des agents de l’éducation et de l’enseignement supérieur sera «revalorisé» - une des principales revendications des grévistes- «leurs conditions de vie et de travail connaîtront une évolution significative», a expliqué M. Zongo. L’Etat s’est engagé aussi à améliorer «les bourses d’études», à fournir davantage de place en internat pour les élèves, et à ouvrir les cantines scolaires neuf mois par an, au lieu de trois, a-t-il ajouté.

AFP

Un Casque bleu pakistanais a été tué samedi en République démocratique du Congo, ont indiqué les Nations unies, qui ont réaffirmé leur «disposition» à travailler avec les autorités congolaises après les critiques du président Joseph Kabila.

«Le secrétaire général (Antonio Guterres) condamne le meurtre d’un soldat de la paix du Pakistan déployé avec la Mission de stabilisation des Nations unies en République du Congo (Monusco) après une embuscade tendue par des membres d’un groupe armé», a indiqué un communiqué diffusé par la mission onusienne à Kinshasa.

Le secrétaire général «réaffirme la disposition de la Monusco et du système des Nations unies de continuer à travailler avec les autorités de la Rdc pour aider à répondre aux défis sécuritaires auxquels le pays fait face», conclut le communiqué

AFP

Quatre soldats maliens ont été tués, hier, lors d’une attaque contre leur base par un kamikaze dans le nord-est du Mali, près de la frontière nigérienne, au lendemain d’une attaque qui avait fait 14 tués parmi les soldats, a annoncé l’armée.

«Un kamikaze terroriste a été détruit hier à Ménaka alors qu’il tentait «de se faire exploser aux abords du poste FAMa (Forces armées maliennes) de la Garde nationale à Ménaka», selon un communiqué posté sur la page Facebook de l’armée. «Malheureusement lors de cette opération, quatre personnels FAMa ont trouvé la mort», ajoute le texte.

L’attaque avait été confirmée par un autre responsable militaire malien qui avait expliqué que les assaillants étaient arrivés «à moto et dans des véhicules» avant de tirer des roquettes contre le camp.  Des hélicoptères militaires français survolaient la zone hier matin, ont indiqué ces sources.

Samedi, 14 soldats avaient été tués et 18 blessés lors de l’attaque par des «terroristes» d’un camp militaire à Soumpi, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Tombouctou, selon l’armée. Le camp de Ménaka attaqué, hier, se trouve à quelque 700 km à l’est de Tombouctou, dans une zone proche de la frontière du Niger où les groupes rebelles jihadistes sont très actifs.

AFP

 

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Niamey et dans d’autres villes du Niger contre la loi de finances 2018 qu’elles jugent «antisociale».   «A bas la loi de finances scélérate et antisociale», «A bas les députés», «Non à la hausse des produits», ont scandé les protestataires - 3.000 selon les autorités, davantage selon les organisateurs - qui répondaient à l’appel d’une coalition d’organisations de la société civile.  Les manifestants, plus nombreux que lors de leur précédente action le 14 janvier, ont défilé dans les rues puis tenu un meeting devant le parlement, qui a voté cette loi à une écrasante majorité fin novembre 2017.

AFP

 

La Guinée équatoriale «protégera» l’ancien président gambien Yahya Jammeh, parti en exil il y a un an dans ce pays après avoir dû quitter le pouvoir en Gambie, a déclaré le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, assurant «être en accord» sur ce point avec l’Union africaine (Ua).

M. Obiang Nguema s’exprimait vendredi soir à la télévision nationale, à l’issue d’une visite de quelques heures à Malabo du président en exercice de l’Ua, le président guinéen Alpha Condé.

«Je crois que la position de protéger les anciens chefs d’Etat est une position correcte. Et précisément je félicite Alpha Condé qui m’a suggéré qu’il n’accepterait aucune demande d’extradition de Yahya Jammeh. Moi non plus je ne l’accepterai pas«, a expliqué le président Obiang Nguema.

Cette déclaration  a provoqué de la colère à Banjul où les victimes de la féroce répression exercée par le régime de Jammeh mettent en place une procédure judiciaire contre lui.

AFP

 

Une première cargaison d’armes russes, destinées à l’équipement des forces armées centrafricaines, est arrivée dans la nuit de vendredi à samedi à Bangui, a appris l’Afp de sources onusiennes concordantes.

Mi-décembre, après de longues négociations avec le Conseil de sécurité de l’Onu, la Russie avait été autorisée à donner un stock d’armement conséquent à la Rca, destiné à l’armée centrafricaine en reconstruction, en vertu d’une exemption accordée par l’Onu à Moscou à l’embargo sur les armes décrété à l’égard de ce pays.

Washington, Paris et Londres avaient notamment demandé à leur partenaire russe des mesures renforcées de stockage de ces armes et de les identifier précisément avec des numéros de série, selon des sources diplomatiques. Moscou doit équiper deux bataillons, soit 1.300 hommes, avec des armes légères (pistolets, fusils d’assaut, de précision et mitrailleuses, mais également lance-roquettes RPGs et armes anti-aériennes). La Russie a également reçu l’autorisation de l’Onu d’entraîner les militaires centrafricains à l’utilisation de ces armes.

AFP

 

Une rarissime conférence de presse du président congolais Joseph Kabila vendredi a laissé de marbre ses opposants qui ont annoncé samedi de nouvelles actions en l’accusant de vouloir rester au pouvoir.

Le Clc est à l’origine de deux marches contre le maintien au pouvoir du président Kabila le 31 décembre et le 21 janvier, dont la répression a fait au moins quinze morts d’après les Nations unies.

Le Clc comme l’épiscopat demandent au président Kabila de s’engager publiquement à ne pas briguer de troisième mandat, ce que lui interdit la Constitution, et à restaurer les libertés.

AFP

 

Le nouveau président du Liberia, l’ex-star du foot George Weah, a complété samedi son premier gouvernement en nommant de nouveaux ministres, un mélange de nouveaux venus et de membres de l’ancienne administration.

Le nouveau ministre de l’Intérieur, Varney Sirleaf, est le beau-fils de l’ex-présidente Ellen Johnson Sirleaf. L’ancien ministre de l’Information, Eugene Nagbe, garde son portefeuille dans le nouveau gouvernement, selon un communiqué officiel.

Le ministre de l’Education Ansu Sonii, et celui du  Commerce et de l’Industrie, Wilson Tarpeh, étaient les porte-paroles de Weah, pendant sa campagne électorale.

Une seule femme, Williametta Piso Saydee-Tarr, devient ministre, elle obtient le ministère du Genre, de l’Enfance et de la Protection sociale. Plusieurs femmes sont cependant nommées secrétaires d’Etat ou assistantes de ministres.

AFP

 

Le Cameroun va connaître en 2018 une année électorale chargée dans un contexte sécuritaire et politique tendu, avec une profonde crise socio-politique dans ses régions anglophones et la persistance d’attaques suicide dans l’Extreme-Nord par le groupe jihadiste Boko Haram.

2018 est une «importante année électorale», a prévenu dans son discours de voeux Paul Biya, 84 ans dont 35 au pouvoir, qui doit encore déterminer la date des quatre élections à venir: présidentielle, sénatoriales, législatives et municipales. Celles-ci devraient renouveler le spectre politique, espère l’opposition, même s’il n’y a guère de suspense quant à une candidature du président à sa septième réélection: si M. Biya n’a pas encore dévoilé ses intentions, son parti, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), considère sa candidature comme acquise.

AFP

 

Durant ce 30ème Sommet de l’Union africaine, en Ethiopie, l’organisation panafricaine a enfin décidé de prendre le taureau par les cornes pour lutter contre la corruption, qui mine les efforts de développement du continent. En l’inscrivant dans son ordre du jour, elle donne un peu d’espoir aux Africains qui ne cessent de dénoncer le phénomène devenu un véritable fléau. Tant la corruption a atteint « des proportions alarmantes en Afrique » (dixit Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Ua. Selon lui, la corruption couplée avec les flux financiers illicites, prive l’Afrique d’à peu près 50 milliards de dollars américains, soit au minimum 25.000 milliards de FCfa par an. Un chiffre qui fait froid au dos. Et pourtant, on a l’impression que le phénomène est banalisé tellement il est présent dans notre quotidien. Cette corruption est à la fois active (proposer de l’argent ou un service à une personne en échange d’un avantage indu) ou passive (accepter cet argent).

Certes, la corruption existe dans tous les pays (riches ou pauvres), mais elle semble trouver un terreau fertile dans ceux plus pauvres marqués par la mal gouvernance, la racine du mal. Quoi qu’il en soit, elle transgresse toujours la frontière du droit et de la morale. C’est pourquoi la décision de l’Ua est à saluer, même si, il ne faut pas se voiler la face, certains de nos chefs d’Etat sont empêtrés dans des procès de corruption ou accusés d’enrichissement illicite.

Lutter contre la corruption est un impératif pour un continent si riche en matières premières (qu’il n’arrive pas à transformer), très riche de ses ressources humaines et de ses très imaginatifs jeunes, mais un continent si endetté. Or, cette manne financière qui échappe à nos trésors publics aurait pu servir à construire plus d’écoles, d’hôpitaux, de routes, à financer les projets continentaux, la sécurité, à éviter l’humiliation de la main tendue, mais surtout de créer des emplois aux jeunes et aux femmes, ce qui pourrait mettre fin à ces images insoutenables de Noirs agglutinés dans des barques de fortune pour essayer de rejoindre l’Europe, devenue de plus en plus inhospitalière. Faut-il rappeler aux Africains que c’est l’argent qu’ils cachent en Occident ou ailleurs qui est utilisé par ces derniers pour se développer et venir les dominer encore ?

Pendant ce temps, faute d’épanouissement des populations, la démocratie et l’Etat de droit sont sapés, les droits les plus élémentaires mais fondamentaux (éducation, santé, alimentation…) sont bafoués. La qualité de vie se dégrade et la criminalité organisée, le terrorisme et d’autres menaces pour la sécurité humaine s’intensifient. Nos pays deviennent alors de plus en plus instables, comme le fait remarquer l’Onu. Autant dire à nos dirigeants que cette lutte est celle qui vaille et que leur décision ne soit pas un simple vœu. La jeunesse africaine attend d’eux plus des actes que des vœux.

Par Daouda Mané

La Turquie poursuit ses opérations militaires dans la région d'Afrin contrôlée par les forces kurdes. Ankara, qui a déjà prévenu qu'elle ne se limiterait pas à cette région du nord de la Syrie, a lancé ce samedi 27 janvier un avertissement aux Etats-Unis.

C’est désormais officiel. Les sept moines français de Tibéhirine et Mgr Claverie, évêque d’Oran seront béatifiés. Le pape François a en effet signé, ce samedi 27 janvier, le décret reconnaissant leur martyr, après leur assassinat, en 1996, en Algérie. Au total, dix-neuf catholiques tués dans les années 90, en Algérie, sont concernés.

Le 30e Sommet de l’Union africaine qui a débuté le 22 janvier entre dans sa dernière étape avec l’entrée en scène des chefs d’Etat. La poursuite des réformes en cours, la lutte contre la corruption et la politique migratoire sont quelques-uns des sujets au menu de ce rendez-vous solennel qui verra aussi le Guinéen Alpha Condé passer le relais de la présidence tournante de l’organisation panafricaine à son homologue rwandais Paul Kagamé.


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