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Actualités Internationales (2809)

Le président guinéen, Alpha Condé, et le chef de l’opposition, Cellou Dalein, Diallo ont conclu, hier, un accord pour résoudre le contentieux sur les résultats des élections locales du 4 février dernier et mettre fin aux manifestations, ont annoncé les deux parties.

Lors d’une rencontre hier au palais présidentiel, MM. Condé et Diallo sont convenus d’une série de mesures pour désamorcer la tension, notamment par la mise en œuvre de l’accord politique conclu en octobre 2016 entre le pouvoir, l’opposition, la société civile et les partenaires internationaux de la Guinée. «Je ferai un compte-rendu fidèle de mon entretien avec le président de la République à l’opposition et à nos militants, mais en attendant, j’annonce publiquement ici la levée de toutes manifestations et grèves prévues par l’opposition», a déclaré M. Diallo à l’issue des discussions. Selon un communiqué de la présidence, les deux dirigeants sont convenus de confier au comité de suivi de l’accord d’octobre 2016 la recherche d’une «solution au différend électoral qui porte sur 6 communes urbaines et 6 communes rurales sur les 342» du pays, ainsi que la révision des listes pour les prochaines législatives, prévues en fin d’année. L’opposition conteste les résultats des élections locales, officiellement remportées par le parti au pouvoir.

Le Chef de l’Etat a également donné instruction «de tout mettre en œuvre pour identifier les différents responsables de toutes les violences qui ont entraîné mort d’hommes et causé d’importants dégâts matériels», afin de les traduire en justice, selon la même source. MM. Condé et Diallo «déplorent l’escalade dans les propos et les comportements inconséquents de personnalités publiques et de citoyens appelant à la haine et à la division des différentes communautés du pays. Ils appellent la justice à appliquer la loi dans toute sa rigueur en la matière», selon la même source.

AFP

Le panel de facilitateurs de l’Union africaine (Ua) a achevé dimanche sa deuxième tournée de rencontres avec les groupes armés en Centrafrique (Rca), a annoncé hier le président du panel dans un communiqué.

Ce panel veut rassembler autour d’une même table de négociations les groupes armés centrafricains et les autorités, dans le cadre d’une «initiative africaine pour la paix» en Rca adoptée en juillet 2017. «Nous venons de conclure notre deuxième tournée auprès des groupes armés», a écrit dans ce texte Moussa B. Nebié, représentant de l’Ua en Centrafrique. «Nous venons de rencontrer le groupe RJ (Révolution justice), à Paoua dans le nord-ouest. Il s’est engagé à accompagner le panel jusqu’à la table ronde qui sera organisée». Le panel a rencontré en outre 14 groupes armés du pays, chacun exprimant ses revendications. La table ronde avec le gouvernement devrait se tenir sous «quelques semaines», selon M. Nebié. Par le passé, plusieurs tentatives de médiation ont été menées sans succès en Centrafrique : accord de Sant’Egidio en 2017, forum de Bangui en mai 2015, forum de Brazzaville en juillet 2014...Malgré ces tentatives, près de 80% du territoire reste sous la coupe de groupes armés et l’autorité étatique ne dépasse guère les faubourgs de la capitale, Bangui. «Nous avons déjà plusieurs fois lancé des appels pour que la paix revienne. Nous sommes sur le terrain, nous sommes en train de tout faire pour dérouler la feuille de route. Après la table ronde, nous aurons une feuille de route plus claire», a ajouté M. Nebié.

AFP

Cinq militants islamistes somaliens shebab ont été tués dimanche lors d’une frappe aérienne menée par l’armée américaine dans le cadre de l’offensive conduite contre ces rebelles jihadistes, a annoncé le commandement américain pour l’Afrique. Cette frappe a été menée à El Buur, dans le centre de la Somalie, à environ 400 kilomètres au nord-est de Mogadiscio, a indiqué l’Africom dans un communiqué, sans fournir de détail supplémentaire sur l’opération.

Un véhicule a été détruit et aucun civil n’a été tué, a affirmé l’armée américaine. Cette frappe américaine est intervenue le jour même d’une attaque des shebab contre une base militaire de l’Union africaine (Ua) à l’extérieur de Mogadiscio, au cours de laquelle quatre soldats ougandais ont été tués et six autres blessés, selon un responsable de la sécurité locale. «Les troupes américaines continueront de faire usage de toutes les mesures autorisées et appropriées pour protéger les citoyens américains et désactiver les menaces terroristes», a poursuivi l’Africom.

AFP

Winnie Mandela, l’ex-épouse du premier président sud-africain noir Nelson Mandela et héroïne de la lutte contre l’apartheid, est décédée hier lundi à l’âge de 81 ans des suites «d’une longue maladie», suscitant une pluie d’hommages pour une «mère de la nation» au parcours toutefois controversé.

Le couple qu’elle a formé avec Nelson Mandela pendant plus de trente ans personnifiait le combat acharné contre le régime raciste. C’est en 1958 que la flamboyante jeune femme au caractère trempé épouse Nelson Mandela. Mais, très vite, le couple est séparé par les activités politiques du mari, condamné en 1964 à la prison à perpétuité.

 Pendant ses 27 années de prison, Winnie résiste aux persécutions incessantes du régime raciste et devient l’égérie de la lutte anti-apartheid. Elle ne plie pas devant les astreintes à domicile, les attaques à la bombe, les détentions. «Les années de prison m’ont endurcie (...) Il n’y a plus rien qui ne me fasse peur», affirmait-elle dans une interview en 1987.

 Les lois imposant la ségrégation entre les Noirs et les Blancs sont finalement abolies en 1991.

 En 1994, c’est la consécration pour Nelson Mandela et son épouse. Lui devient le premier président noir d’Afrique du Sud, elle entre dans le gouvernement. Les années de détention ont porté un coup fatal à leur union. Les frasques de Winnie, son discours violent et les accusations de meurtre portées contre ses gardes du corps l’éloignent de son époux. Le couple se déchire et leur divorce est prononcé en 1996.

 Dans son discours le plus controversé, en 1986, Winnie avait appelé à «libérer ce pays avec des allumettes», une référence au supplice du «collier» enflammé autour du cou des «traîtres».

 En 1998, la Commission vérité et réconciliation (Trc) l’avait déclarée «coupable politiquement et moralement des énormes violations des droits de l’Homme» commises par sa garde rapprochée.

«Quelque chose a terriblement mal tourné», avait déploré il y a quelques années à son sujet Desmond Tutu. A sa mort en 2013, Nelson Mandela, entre-temps remarié avec Graça Machel, ne lui a rien légué. Winnie, très amère, avait saisi la justice, qui l’avait déboutée. L’une de ses dernières apparitions publiques remonte à la conférence de l’Anc en décembre à Johannesburg, où elle avait été saluée par des applaudissements nourris.

 Connue pour ne pas mâcher ses mots, elle avait récemment dénoncé les échecs du gouvernement de l’Anc.

 «La réconciliation n’a été qu’une façade», avait-elle asséné. «Je vis à Soweto, un township créé par le régime d’apartheid pour parquer les Noirs. Un quart de siècle après l’abolition de l’apartheid, il n’y a toujours pas un seul Blanc à Soweto (...) Où est le changement ?»

 AFP

POINT DE MIRE : UNE HÉROÏNE CONTROVERSÉE
Winnie MUn pan historique de l’Afrique du Sud disparait avec la mort de l’héroïne aussi engagée que controversée Winnie Mandela. Car l’image de la passionaria de la lutte anti-apartheid est indissociable de celle dont elle fut l’épouse pendant 38 ans. En épousant à 21 ans un père de famille divorcé de presque 40 ans, la première assistante sociale noire de l’Afrique du Sud diplômée de l’Université se liait au combat de Nelson Mandela contre la politique raciste de l’Apartheid. Très vite, leur mariage sera contrarié par l’engagement politique de Mandela, pour qui la libération de son peuple passait avant sa vie de famille. L’entrée en clandestinité de Nelson Mandela puis son emprisonnement en 1962 l’obligent à reprendre, ses deux fillettes sur les bras, le combat de son époux. Dès lors, la jeune travailleuse sociale du township de Soweto devient la cible des autorités blanches de l’Afrique du Sud. Mais intimidations, pressions, emprisonnement, astreinte à résidence, bannissement à l’écart du monde et attaque de son domicile à la bombe ne la feront pas plier. Au contraire, l’épouse de Mandela maintient la flamme de la résistance contre le régime raciste blanc et continue de le défier. Dès lors, elle devient une figure de proue du Congrès national africain, l’Anc, fer de lance de la lutte anti-apartheid. En 1976, lors de la révolte des lycéens de Soweto, la passionaria des townships les encourage à se battre jusqu’au bout.

 L’image héroïque de la « Mère de la Nation » se craquelle à la fin des années 80 alors qu’elle est rattrapée par les affaires. Elle est alors accusée de violations des droits de l’homme, de tortures et de fraude. L’icône devenue radicale s’était entourée d’une garde rapprochée de jeunes hommes aux méthodes particulièrement brutales, qu’elle baptise le Mandela United Football Club (Mufc). C’est l’époque des terribles lynchages au «necklace», collier de pneu enflammé passé au cou des présumés traitres à la lutte anti-apartheid, une justice expéditive et illégale qu’elle encourage les Sud-africains à appliquer. Mutée cheffe de bande, l’égérie de la cause des noirs sud-africains devient un handicap pour l’Anc avec cet appel direct au meurtre. Une divergence de vue et de méthode apparait très nettement entre ces deux protagonistes de la cause anti-apartheid. L’enlèvement puis le meurtre du jeune militant Stompie Seipei dont elle est reconnue coupable de complicité en 1991 et condamnée à six ans de prison, ultérieurement à une simple amende, précipitent la chute de l’égérie de la libération. Même la Commission vérité et réconciliation chargée de juger les crimes politiques de l’apartheid déclare l’héroïne de la lutte contre l’apartheid coupable politiquement et moralement des violations des droits de l’homme commises par le Mufc.

 La libération de Nelson Mandela et l’abolition de l’apartheid en 1994, symboliseront la victoire du couple mythique face à ce racisme d’Etat, mais aussi précipiteront sa fin et un divorce en 1996 qui révélera les infidélités et les dérives politiques de Winnie. Ministre du gouvernement de son époux, elle sera limogée pour indiscipline, puis mise au ban de l’Anc et condamnée de nouveau pour fraude. Réintégrée quatre ans plus tard, Winnie s’illustre par son absentéisme au Parlement, son grand train de vie et les vertes critiques contre son illustre mari. «Elle était une formidable égérie de la lutte, une icône de la libération. Et puis, quelque chose a terriblement mal tourné», dira d’elle le prix Nobel de la Paix, Desmond Tutu, président de la Commission vérité et réconciliation, et ami de Nelson Mandela. Quelque chose qui s’appelle dérapages politiques et affaires de corruption. Mais à l’annonce de sa mort, le respect de sa mémoire des années de braise, le souvenir de celle qui incarnait le défi et la résistance à l’Apartheid, l’évocation de la combattante de la liberté qui a profondément inspiré tous les Sud-africains et des générations de militants, réhabilitent pour la postérité «Mama Winnie», la flamboyante passionaria au caractère trempé et qui ne mâchait pas ses mots. Après la période héroïque et la chute, repos éternel pour l’égérie des quartiers pauvres de Soweto.

Par Dié Maty FALL

Au moins douze Palestiniens de la bande de Gaza ont été tués hier par l’armée israélienne lors d’un face-à-face tendu à la frontière entre des milliers de manifestants palestiniens et des soldats israéliens qui a dégénéré en affrontements, parmi les plus sanglants de ces dernières années.
Des dizaines de milliers de Palestiniens, notamment des femmes et des enfants, avaient convergé le long de la barrière frontalière qui sépare la bande de Gaza d’Israël dans le cadre de “la grande marche du retour”.

Ce mouvement de protestation doit durer six semaines pour exiger le “droit au retour” des réfugiés palestiniens et dénoncer le strict blocus de Gaza.
Un petit nombre d’entre eux s’est approché à quelques centaines de mètres de cette barrière ultra-sécurisée, régulièrement le théâtre de heurts sanglants entre habitants de l’enclave sous blocus et soldats. Ces derniers ont répliqué en tirant à balles réelles et en usant de gaz lacrymogènes.

Selon le ministère de la Santé dans la bande de Gaza, 12 Palestiniens ont été tués et plus de 1 200 blessés dans les affrontements avec l’armée israélienne.
En fin de journée, l’armée israélienne a dit avoir frappé trois positions du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, en représailles à une tentative d’attaque de ses soldats par des manifestants. La “grande marche du retour” a été lancée à l’occasion de la “Journée de la Terre”, qui marque chaque 30 mars la mort en 1976 de six Arabes israéliens lors de manifestations contre la confiscation de terrains par Israël. Les Arabes israéliens sont les descendants de Palestiniens restés sur place à la création de l’Etat d’Israël en 1948.

(AFP)

Trois personnes ont été condamnées cette semaine en Mauritanie à des peines de 10 et 20 ans de prison ferme pour pratiques esclavagistes, a-t-on appris hier de sources concordantes. Les ONG de défense des droits de l’Homme accusent la Mauritanie de “déni” et de “censure” face à la persistance de cette pratique, officiellement abolie en 1981.
La Mauritanie s’est cependant dotée en décembre 2015 de trois tribunaux spécialisés dans les affaires d’esclavage, à Nouakchott, Nouadhibou (nord-ouest) et Néma (sud-est). Ce dernier avait prononcé une première condamnation en mai 2016, à l’encontre de deux hommes, qui avaient écopé de cinq ans de prison ferme.

Dans deux affaires distinctes, le tribunal de Nouadhibou a condamné mercredi une femme à dix ans de prison pour esclavage de trois sœurs, et à vingt ans un père, décédé avant le jugement, et son fils, a indiqué à l’AFP une source judiciaire.

Dans cette seconde affaire, “le père Saleck Ould Oumar et son fils, qui n’a pas assisté au jugement, ont été condamnés par contumace pour avoir réduit en esclaves la famille Joumaa, de quatre membres, dont deux enfants”, a précisé la même source.
“Le procès s’est bien déroulé, dans le respect des règles, et la loi a été dite”, s’est réjoui l’avocat des victimes, El-Id Ould Mohameden, pour qui “l’espoir est né de pouvoir aboutir à une normalisation de la situation humanitaire dans le pays”.

Au premier procès, la prévenue, Ar-Rabiaa Mint Hammadi, avait fait valoir qu’elle n’avait pas d’enfant et avait assuré avoir élevé l’une des plaignantes comme sa fille, “satisfaisant à tous ses besoins sans sentir la nécessité de lui fixer un salaire précis”, selon les mêmes sources.
Ce à quoi le procureur de la République lui a répliqué : “Il n’y a pas un esclavage doux et un autre rugueux, c’est un crime”.
Le président de l’association SOS esclavage, Boubacar Ould Messaoud, s’est félicité de ce jugement qui “doit servir d’exemple pour une évolution normale des choses et pour enfin permettre à tous les Mauritaniens de dépasser cette tare et apprendre à vivre ensemble en toute quiétude”.

(AFP)

 

L’interdiction de vie politique en Thaïlande sera levée en juin, a affirmé hier la junte au pouvoir, qui avait imposé de très strictes restrictions depuis son coup d’Etat il y a quatre ans mais a finalement promis des élections début 2019.

Depuis mai 2014, les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits, empêchant les partis politiques de fonctionner normalement. Même durant le référendum sur la Constitution en 2016, il était interdit de faire campagne.
Mais à quelques mois des élections, la pression sur la junte est de plus en plus grande.
“Il est prévu de lever l’interdiction en juin ce qui permettra aux nouveaux partis d’être prêts”, a expliqué à l’AFP Kongcheep Tantravanich, le porte-parole du ministère de la Défense.
“Les grands partis traditionnels sont prêts, les nouveaux venus ont besoin de temps. Donc, ils pourront tous commencer en même temps en juin”, a-t-il ajouté.
Mercredi dernier, lors d’une réunion de la commission électorale, les partis avaient demandé des clarifications mais aussi la permission de faire campagne librement, une confirmation de la date du scrutin et la garantie que les élections seraient transparentes.

La vie politique thaïlandaise est dominée depuis près de 20 ans par le parti Puea Thai, qui a remporté toutes les élections nationales depuis 2001.
Il est aujourd’hui affaibli par l’exil de ses principaux chefs, Yingluck et Thaksin Shinawatra, pour échapper à des poursuites qu’ils jugent politiques.

Pour la première fois en public depuis la fuite de Yingluck Shinawatra en août, ils sont tous les deux apparus à Tokyo lors d’une soirée de lancement d’un livre d’un ancien ministre japonais.  Depuis leur arrivée aux manettes, les militaires craignent un retour au pouvoir de la famille Shinawatra, leur bête noire. D’où, selon les analystes, le peu d’entrain des militaires à organiser un scrutin. Après le coup d’Etat de 2006, les Shinawatra étaient en effet revenus au pouvoir dès les premières élections organisées.

Les militaires ont donc cette fois-ci davantage préparé le terrain. La nouvelle Constitution leur assure maintenant un verrouillage institutionnel : le Sénat, où plusieurs sièges sont réservés aux militaires, sera entièrement nommé et aura un contrôle sur le Parlement.
La Constitution contient également une disposition qui permet au Parlement d’installer un Premier ministre non-élu, un scénario qui intéresserait, selon les analystes, le chef de la junte, Prayut Chan-O-Cha.

(AFP)

 

Les voyageurs qui voudront se rendre aux Etats-Unis vont bientôt devoir fournir leurs identités sur les réseaux sociaux, leurs précédents numéros de téléphone ainsi que leurs adresses email, selon un projet du département d’Etat publié vendredi.

Cette mesure devrait concerner dix millions de personnes par an, qui souhaitent obtenir un visa de tourisme ou qui aspirent à immigrer aux Etats-Unis. Mais elle n’affectera pas les voyageurs diplomatiques ni les responsables gouvernementaux. Le programme d’exemptions de visas (ESTA) dont bénéficie une quarantaine de pays riches —notamment trente en Europe— n’est pas mentionné dans ce texte. Rempli préalablement sur Internet, il permet à ces ressortissants de rester 90 jours aux Etats-Unis sans avoir à passer par la lourde procédure d’obtention d’un visa. Avec l’annonce d’hier s’ouvre une période de consultation publique de soixante jours sur ces modifications, qui devraient être approuvées le 29 mai prochain.

Les visiteurs concernés devront notamment préciser, à partir d’une liste de réseaux sociaux qui leur sera soumise, sur quelles plateformes ils sont inscrits, et fournir “les identifiants utilisés (...) sur ces plateformes au cours des cinq ans précédents la date de la demande”. “D’autres questions portent, pour les cinq dernières années, sur les numéros de téléphone, adresses de courriels et voyages à l’étranger”, selon le document publié par le Journal Officiel américain (Federal Register).

La mise en place de telles requêtes a été évoquée pour la première fois l’an dernier dans le cadre de ce que le président Donald Trump a appelé une “vérification poussée” des personnes souhaitant venir aux Etats-Unis. Ce que les organisations de défense des droits civiques ont vivement critiqué, au nom de la protection de la vie privée. Les autorités avancent que cela leur permettrait d’identifier des extrémistes potentiels, comme le couple qui a commis la fusillade en décembre 2015 à San Bernardino (Californie) et qui avait obtenu un visa malgré le fait qu’ils auraient prôné le “jihad” sur les réseaux sociaux.
Lors de la dernière année fiscale, quelque 559 536 personnes ont déposé une demande de visa d’immigration et 9,7 millions pour différentes formes de visas de visite aux Etats-Unis.

(AFP)

 

Les avocats de la défense au procès du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina ont décidé de se “retirer” de l’audience, après le rejet par le tribunal de plusieurs listes de témoins dont celle présentée par les principaux accusés.

“Nous quittons la salle à notre corps défendant”, a déclaré Me Dieudonné Bonkoungou, un des avocats du général Gilbert Diendéré.
A l’ouverture de l’audience, le tribunal avait estimé que la convocation et la présence des témoins incombait à la partie citant, en l’occurrence la défense. Le tribunal a également rejeté plusieurs listes de témoins demandés par la défense pour “non respect des procédures”.

A la lecture de cette décision, les avocats de la défense, après avoir bénéficié d’une pause de trente minutes pour se concerter, ont souhaité une suspension du procès de deux mois afin de faire comparaître leurs témoins.  Cette demande a été rejetée par le tribunal.
“Dans ces conditions, nous ne pouvons pas assister au procès”, a estime Me Bougnoule.
“Si nous voulons la manifestation de la vérité, il faut que les témoins cités puissent comparaître, ce qu’on nous refuse”, a souligné Me Mathieu Somé, un autre avocat de la défense.

La défense souhaite notamment voir comparaître le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, l’ancien président de la transition Michel Kafando, l’ancien Premier ministre Yacouba Isaac Zida, des diplomates ainsi que des autorités coutumières et religieuses.

Lé défense aimerait aussi entendre les présidents Macky Sall, Mahamadou Issoufou et l’ancien chef d’État béninois Yayi Boni qui avaient effectué des missions de l’Union africaine dans le pays pendant la crise.  “Cette attitude est curieuse”, a réagi Me Sayouba Néya, un avocat de la partie civile, reprochant à  la défense de ne pas avoir fait ce “qu’il fallait pour que ces témoins comparaissent”.
“C’est leur droit de quitter la salle mais cela n’empêche pas que la procédure continue”, a-t-il souligné.
Malgré le retrait des avocats de la défense, le tribunal a poursuivi l’audience, prenant notamment une ordonnance de jugement par défaut contre une dizaine d’accusés en fuite, dont Fatoumata Diendera, l’épouse du général Diendéré.

(AFP)

 

Moscou a ordonné hier l’expulsion de plus de 50 diplomates d’une vingtaine d’Etats en représailles contre les pays ayant décidé la semaine dernière de chasser des diplomates russes dans le cadre de l’affaire Skripal, la plus importante vague d’expulsions croisées du genre de l’Histoire.Les ambassadeurs de 23 pays parmi lesquels la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie, le Canada et la Pologne ont été convoqués au ministère russe des Affaires étrangères, où ils se sont vus notifier les mesures d’expulsion prises à l’encontre de leurs diplomates.

“Il leur a été remis une note disant qu’en protestation aux accusations déraisonnables et aux expulsions de diplomates russes (...), la Russie déclare personae non gratae le nombre correspondant d’employés diplomatiques”, a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
Concrètement, Moscou répond à l’identique, en expulsant le même nombre de diplomates que chaque pays a expulsé de diplomates russes. Quatre diplomates de l’Allemagne, de la France, de la Pologne ou du Canada devront par exemple quitter la Russie.

Treize diplomates ukrainiens devront également quitter Moscou, un nombre identique au nombre de Russes qui avaient été contraints de quitter Kiev cette semaine.
Selon un décompte effectué par l’AFP, 56 diplomates de 22 pays vont être expulsés de Russie après les mesures annoncées hier. A ce chiffre devraient s’ajouter les représailles de Moscou contre l’Australie et la Macédoine, qui n’ont pas encore été rendues publiques. Canberra avait expulsé deux diplomates russes, et Skopje un.
Au total, avec l’annonce par Sergueï Lavrov jeudi soir de l’expulsion de 60 diplomates américains, au moins 119 diplomates en poste en Russie devront quitter le pays.

(AFP)

 

Sans surprise, Abdel Fattah al-Sissi va être reconduit à la tête de l’Egypte, avec plus de 90 % des voix, après une élection présidentielle marquée par une participation frileuse d’environ 40 %, selon les premières estimations publiées, hier, par la presse d’Etat.

Le seul autre candidat, Moussa Mostafa Moussa, a recueilli environ 3 % des voix, d’après ces estimations. Les résultats officiels seront proclamés lundi. Un peu plus d’un électeur sur trois seulement s’est rendu aux urnes, de lundi à mercredi, lors d’un scrutin à travers lequel le pouvoir a cherché à consolider l’autorité sans partage qu’exerce M. Sissi sur l’Egypte depuis son élection en 2014.

Selon le quotidien d’Etat Al-Ahram, M. Sissi a obtenu 92 % des voix, représentant quelque 23 millions d’électeurs. Le quotidien d’Etat Akhbar al-Youm et l’agence officielle Mena fournissent des chiffres similaires.

Au total, Al-Ahram estime que 25 millions d’électeurs se sont rendus aux urnes, sur près de 60 millions de personnes inscrites sur les listes, soit un taux de participation de quelque 41,5 %. Les trois jours de scrutin se sont déroulés sans incident notable sous la protection ostensible des forces de sécurité après un attentat samedi, à Alexandrie (nord), dans lequel deux policiers ont été tués. L’unique adversaire du président, Moussa Mostafa Moussa, était un inconnu du grand public et un partisan affiché du chef de l’Etat. Cet homme d’affaires de 65 ans a remporté environ 3 % des voix selon les premières estimations d’Al-Ahram. M. Mostafa Moussa a estimé, dès mercredi soir, à la chaîne de télévision privée Sada el-Balad, qu’il avait perdu l’élection au vu des premiers résultats partiels publiés en soirée.

Chef du minuscule parti libéral Al Ghad, il s’était lancé dans la course in extremis après que d’autres candidats potentiels avaient été emprisonnés ou découragés. «J’espérais obtenir une moyenne de 10 % (du total des voix), mais je connais l’immense popularité du président Sissi», a-t-il dit, mercredi soir, à Ahmed Moussa, un présentateur pro-régime sur Sada el-Balad. Avant l’élection, M. Moussa Mostafa affirmait pourtant à la presse qu’il se présentait «pour gagner» et qu’il n’était pas «téléguidé» par le président.

Parmi les résultats locaux, encore partiels, publiés par Al-Ahram figurent ceux d’Al-Bahaira, la ville natale du fondateur des Frères musulmans, Hassan al-Banna, où M. Sissi a remporté 1,5 million de voix contre 44.000 pour M. Mostafa Moussa.
A Alexandrie, la deuxième ville du pays, selon Al-Ahram, le président sortant a remporté 1,2 millions de voix contre quelque 40.000 pour son adversaire, avec un taux de participation de 37 %.

AFP

 

Les Sierra-Léonais élisent, demain, leur président, avec quatre jours de retard sur le calendrier initial, lors d’un second tour très indécis entre l’héritier du président sortant et le candidat du principal parti d’opposition, arrivé de peu en tête au premier tour.

Quelque 3,1 millions d’électeurs sont appelés à choisir le successeur du président Ernest Bai Koroma, qui ne pouvait plus se représenter après deux mandats à la tête du pays.
Au premier tour, le 7 mars, marqué par une participation de plus de 84 %, le peu connu Samura Kamara, homme lige de M. Koroma et candidat de l’Apc, le parti au pouvoir, avait remporté 42,7 % des suffrages. Il avait été devancé par celui du principal parti d’opposition, le Slpp, l’ancien général Julius Maada Bio, avec 43,3 % des voix. Le second tour entre les deux partis qui se succèdent au pouvoir depuis l’indépendance, en 1961, était programmé pour le 27 mars. Mais, alors que la campagne vivait ses dernières heures, les préparatifs du vote ont été suspendus, le 24 mars, par la justice à la suite d’un recours d’un avocat de l’Apc. Malgré le rejet de ce recours, lundi, compte tenu du retard pris dans l’organisation du scrutin, la Commission électorale nationale (Nec) a réclamé et obtenu un délai de quatre jours pour tenir le second tour. M. Bio avait fait monter la pression en accusant le président Koroma de «pousser la Sierra Leone au bord du chaos» par des manœuvres dilatoires, mais lui et M. Kamara ont finalement accepté de bonne grâce le report du scrutin. Si l’administration sortante a réussi à attirer les investisseurs pour reconstruire le pays, dévasté par la guerre civile (1991-2002) qui a fait quelque 120.000 morts, l’économie reste fragile après les chocs de l’épidémie d’Ebola, en 2014-2016, et de la chute des cours mondiaux des matières premières. Le futur président et son gouvernement «devraient se focaliser davantage sur l’éducation et venir en aide aux jeunes», estime un enseignant de Freetown, Bawah Kahnu. «Il faudrait aussi améliorer les services de santé. Parce que ces choses-là nous touchent directement», souligne-t-il.

AFP

 

Moscou a annoncé, hier, l’expulsion de 60 diplomates américains et la fermeture du consulat des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg, en riposte aux mesures équivalentes prises par Washington après l’empoisonnement d’un ex-agent double russe en Grande-Bretagne.

Convoqué, hier soir, au ministère russe des Affaires étrangères, l’ambassadeur des Usa en Russie, Jon Huntsman, a été «informé du contenu de ces mesures de représailles envers les Etats-Unis», a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. Elles «incluent l’expulsion du même nombre de diplomates et le retrait de l’accréditation du consulat général des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg», dans le nord-ouest de la Russie, a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse. Ces mesures répondent à l’expulsion, par les Etats-Unis, de 60 «espions» russes et à la fermeture du consulat russe à Seattle, dans le cadre de mesures de rétorsion après l’empoisonnement, le 4 mars, de l’ex-agent russe Sergueï Skripal et de sa fille, Ioulia, sur le sol britannique. Sur les 60 diplomates américains expulsés par la Russie, 58 sont des employés de l’ambassade des Etats-Unis à Moscou et deux du consulat général des Etats-Unis à Ekaterinbourg (Oural), a précisé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Ces personnes «ont été déclarées +persona non grata+ pour leurs activités incompatibles avec leur statut diplomatique. Elles doivent quitter le territoire russe d’ici le 5 avril 2018», selon le communiqué. Le bâtiment du consulat général des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg doit être «libéré entièrement d’ici au 31 mars», a indiqué le ministère.

Les Etats-Unis ne sont pas les seuls visés par ces mesures de représailles : «En ce qui concerne les autres pays, (la réponse de Moscou) sera aussi pour tous identique par rapport au nombre de personnes qui quitteront la Russie», a assuré M. Lavrov. Au total, plus de 140 diplomates russes en Europe, en Amérique du Nord, en Ukraine ou en Australie ont été expulsés en soutien à Londres, qui accuse Moscou d’avoir empoisonné l’ex-espion russe. «Les mesures de représailles seront identiques, et pas seulement», a promis M. Lavrov, sans donner plus de précisions.

AFP -

 

Dans le sillage des Printemps arabes de février 2011, les Egyptiens prirent d’assaut la rue et parvinrent, après 18 jours de manifestations intenses, à mettre fin au long règne de 29 ans de Hosni Moubarak, mais surtout de 29 ans d’Etat d’urgence suite à l’assassinat du président Anouar El Sadate et la menace islamiste qui planait sur ce pays au carrefour du Moyen-Orient, de l’Afrique et de l’Europe. L’armée, la seule alternative organisée, s’empare du pouvoir pour établir la transition. En un mois, les citoyens adoptent, par référendum, une réforme constitutionnelle pour une transition rapide vers un pouvoir civil élu au suffrage universel.

Les élections libres et transparentes organisées suite à cette réforme amènent au pouvoir les islamistes qui remportent la majorité aux législatives. Dans la même dynamique, le président Mohamed Morsi est élu par une courte majorité à l’issue d’un second tour à la présidentielle. Des pouvoirs exécutif et législatif qui bénéficient de toute la légitimité populaire pour sceller la réconciliation et gouverner ce pays clé du monde arabe. Les espoirs étaient énormes qu’un succès de ce régime islamiste démocratiquement installé au pouvoir allait être une réussite à suivre dans le monde arabe.

Mais, au contact de la réalité du pouvoir, le gouvernement se rend compte que gouverner un pays est différent de faire du social dans les quartiers populaires. Les pays environnants et leurs alliés qui craignaient une contamination ou une déstabilisation de leurs régimes réduisent au minimum leur coopération financière et économique et le tourisme, une des mamelles de l’économie égyptienne, tombe en chute libre.
Face aux problèmes, le président Morsi choisit le même durcissement qui a coûté le pouvoir à Hosni Moubarak en s’arrogeant la possibilité de légiférer par décret et d’annuler les décisions de justice.

Les populations, sentant que le pouvoir veut les ramener à la case départ, reprennent la rue et, saisissant la balle au rebond, divers responsables de l’opposition lancent une pétition qui recueille plus de 20 millions de signatures pour le départ du président.

L’armée remonte au créneau et lance un ultimatum au pouvoir pour trouver une solution à la crise,  mais se heurte à l’intransigeance du président qui se réfère à sa légitimité électorale.
Partisans du pouvoir et de l’opposition à puissance quasiment égale campent dans la rue et tiennent le pays en otage.

Ministre de la Défense et commandant en chef de l’armée, Abdel Fattah al-Sissi prend le pouvoir pour faire face aux forces du chaos. Il accorde une surpriorité à la sécurité nationale, mettant en avant que certains ne lui donnent pas d’alternative autre que la répression.

Quoi que l’on puisse en dire, il a réussi à rétablir la sécurité et surtout à protéger la minorité chrétienne, à relancer l’économie par de douloureuses mesures sociales, notamment par la suppression des subventions étatiques sur les denrées de premières nécessité...

Une bonne frange de la population égyptienne, consciente qu’il est l’artisan de la stabilité, a adhéré à sa politique de relance économique. En témoigne la souscription massive à l’emprunt populaire pour le doublement du canal de Suez qui rapportera au pays près de 14 milliards de dollars par an.

C’était le premier jalon d’un vaste projet de création d’une véritable vallée technologique de renommée internationale à travers la construction de ports, d’entrepôts et d’entreprises autour du canal pour relancer la croissance et créer de nouveaux emplois.

Cette réélection du président Sissi ne répond pas aux critères « démocratiques » voulus par d’autres que le peuple égyptien. Le plus important est qu’une bonne partie de ce peuple souverain ait compris que pour l’Egypte, situé à la croisée du Liban à peine stabilisé, d’Israël vivant sous la menace palestinienne et de la Libye en lambeaux, Abdel Fattah al-Sissi reste encore, pour de longue années, l’homme de la situation face à une opposition qui a montré ses limites et un extrémisme religieux résiduel.

Par  Alassane DIAWARA

Trente diplomates russes vont être expulsés par 14 pays de l’Union européenne à la suite de l’empoisonnement, en Grande-Bretagne, de l’ex-espion russe Sergueï Skripal, selon un comptage effectué par l’Afp sur la base des annonces faites, hier, par les différents gouvernements.

Les annonces ont été concertées et coordonnées entre les Etats membres et d’autres pays devraient annoncer leurs décisions dans les prochains jours, a expliqué le président du Conseil européen, Donald Tusk, de Varna, en Bulgarie, où il participe à une réunion entre les dirigeants de l’Ue et le président turc Recip Tayyip Erdogan.

«De manière concertée, 14 pays de l’Ue ont décidé d’expulser des diplomates russes», a déclaré M. Tusk, ajoutant que «des mesures supplémentaires, incluant de nouvelles expulsions, ne sont pas exclues dans les prochains jours et (les prochaines) semaines». D’autres pays de l’Ue vont se joindre aux 14 dans les prochains jours, a assuré à l’Afp une source européenne.

Le gouvernement belge doit notamment se réunir, aujourd’hui, pour prendre sa décision, a-t-on appris de source belge. Les diplomates russes expulsés ont «une semaine» pour quitter le territoire avec leurs familles, précisent les communiqués publiés par les gouvernements européens. La République Tchèque a ordonné leur départ «pour le 1er avril», la France leur a donné «une semaine» pour partir. La Grande-Bretagne a, pour sa part, expulsé 23 diplomates russes. La mesure avait été décidée par les chefs d’Etat ou de gouvernement réunis en sommet, jeudi dernier, à Bruxelles, après l’adoption d’une déclaration incriminant la Russie dans l’empoisonnement de l’ancien agent double russe et de sa fille Yulia le 4 mars à Salisbury.

L’Allemagne a annoncé quatre expulsions, la France quatre, la Pologne quatre, la République Tchèque et la Lituanie trois, l’Italie, le Danemark et les Pays-Bas deux, l’Estonie, la Lettonie, la Finlande, la Roumanie, la Suède et la Croatie une, soit un total de 30. Les Etats-Unis ont, pour leur part, expulsé 60 «espions» russes, tandis que l’Ukraine et le Canada ont respectivement procédé à 13 et quatre expulsions.

AFP

La police de Gambie a annoncé, hier, avoir arrêté un autre haut responsable des services de renseignement en liaison avec le meurtre, en avril 2016, d’un opposant, Solo Sandeng. La mort en détention de Solo Sandeng avait déclenché un mouvement politique qui a permis de faire tomber le président de l’époque, Yahya Jammeh, au pouvoir pendant 22 ans. Les tortures et le meurtre supposés de l’organisateur du United democratic party (Udp) avaient provoqué des manifestations peu communes et encouragé une opposition faible et divisée à s’unir contre le pouvoir autoritaire.

Une vingtaine de membres de la National intelligence agency (Nia) sont en cours de jugement ou doivent répondre devant la justice du meurtre de l’opposant qui avait été arrêté lors d’une manifestation. Le porte-parole de la police, David Kujabie, a précisé que James Mendy, chef de la sécurité de la Nia, avait été placé en détention par la police et qu’on enquêtait sur lui «en liaison avec le meurtre de Solo Sandeng». James Mendy a été «l’un des hauts responsables de l’agence impliqués dans le meurtre», a indiqué une source sécuritaire à l’Afp. Des procureurs de Gambie avaient inculpé, mercredi, huit anciens membres de la Nia d’association de malfaiteurs en vue de commettre un meurtre dans l’affaire Sandeng.

AFP

 

Les Egyptiens ont commencé à voter, hier matin, en Egypte, pour un scrutin présidentiel de trois jours dénué de suspense, l’homme fort du pays, Abdel Fattah al-Sissi, étant assuré de décrocher un deuxième mandat.

Le scrutin s’est ouvert à 09H00 (07H00 Gmt), ont constaté des journalistes de l’Afp, avec des dizaines de personnes faisant la queue devant certains bureaux.
Dans une école du quartier cairote d’Héliopolis, placée sous haute sécurité, le président Sissi a été parmi les premiers à voter selon les images de la télévision égyptienne. Il n’a fait aucune déclaration à la presse. Un peu plus tard dans la matinée, le Premier ministre Chérif Ismaïl a également voté à Héliopolis. «Rien ne fera peur au peuple égyptien, ni les attaques terroristes ni quoi que ce soit d’autre», a-t-il déclaré en sortant du bureau de vote.

«Grâce à Dieu, le taux de participation sera élevé», a-t-il dit. Devant plusieurs bureaux de vote, des supporteurs de M. Sissi dansaient en brandissant des drapeaux égyptiens.  Dans un pays confronté à des attaques jihadistes depuis 2013 et où le groupe Etat islamique (Ei) a promis de s’en prendre à des lieux liés aux élections, les opérations de vote sont placées sous haute surveillance. Détecteurs de métaux et soldats en armes à l’entrée, véhicules blindés stationnés dans plusieurs points de la capitale : les mesures de sécurité prises par les autorités étaient ostensibles.

Quelque 60 millions d’électeurs, sur près de 100 millions d’habitants du pays le plus peuplé du monde arabe, sont appelés à voter sur trois jours. Les résultats officiels seront proclamés le 2 avril. Dans ce scrutin, les Egyptiens ont le choix entre M. Sissi, 63 ans, archi-favori, et Moussa Mostafa Moussa, 65 ans, unique rival mais aussi partisan déclaré du président. Après que tous les autres candidats potentiels ont été écartés, emprisonnés ou découragés, M. Mostafa Moussa s’est lancé dans la course pour éviter au président de se retrouver seul candidat, tout en se défendant d’être une «marionnette» au service de M. Sissi.

AFP

 

La lutte pour le contrôle de la vente et de la circulation des armes à feu a connu un tournant décisif aux États-Unis avec la forte mobilisation de samedi. Un mois après la fusillade de Floride, les lycéens, une fois remis de leurs émotions, ont pris le flambeau de la lutte et sont en passe de réussir ce que le président Barack Obama, deux mandats durant, et d’autres avant lui n’ont pu réussir. Devant les tergiversations politiques, des Républicains notamment, otages des puissances de l’armement, la jeunesse a pris le problème à bras-le-corps et mobilisé au-delà des attentes.

Car, selon les estimations d’observateurs avertis, plus de 1,5 million de personnes ont défilé dans plusieurs villes, faisant de « March for Our Lives » l’une des plus grandes manifestations de rue de l’histoire des États-Unis.

De quoi faire réfléchir une classe politique en quête perpétuelle d’être en phase avec les électeurs de demain qui ont su dire, comme dans toute démocratie digne de ce nom, ce qu’ils attendent des détenteurs de leurs suffrage.

Le président Trump a beau joué au golf dans sa résidence en Floride, ce samedi, il a du porter une oreille attentive à la colère qui gronde à travers les rues des grandes villes américaines. La forte mobilisation contre la libre circulation des armes risque de déboucher sur un désastre politique dans les deux chambres pour les Républicains qui refusent tout compromis. Signe que les écoliers tiennent le bon bout, pour une des rares fois, le président Trump, si prompt à balancer un tweet matinal pour donner une portée mondiale à l’événement politique ou diplomatique le plus banal, a passé sous silence cet événement majeur.

Les jeunes meneurs du mouvement ont compris la portée de leur protestation et ont repris leur bâton de pèlerin, dès hier matin, pour que leur action ne reste lettre morte, comme l’avait été celle des mères en colère de 2000. Les événements leur donnent raison, car la Floride a voté une loi imposant plusieurs restrictions sur les armes de tir en rafale ou le relèvement de trois ans de l’âge légal pour acheter une arme.

En écho à cette mobilisation, le pape François a exhorté les jeunes « à ne jamais cesser d’être des instruments de paix et de joie ». La lutte pour le contrôle des armes dépasse le cadre des jeunes américains pour être un problème universel. Ainsi, plusieurs manifestations ont eu lieu dans plusieurs grandes villes à travers le monde.

Au delà des États-Unis, le risque est grand que cette propension à mettre une arme à portée de tous franchise les frontières, pour peu que l’on distille la peur pour déclencher le réflexe de se protéger. Le monde a suffisamment à faire avec les foyers de tension entretenus et alimentés par des marchands d’armes prêts souvent à préfinancer la guerre et négocier aussi le marché de déblaiement et de reconstruction des zones détruites.

Par Alassane DIAWARA

Plus d’un million de personnes, dont de nombreux jeunes, sont descendues, samedi, dans la rue de plusieurs villes des Etats-Unis, pour une manifestation historique contre les armes à feu après la tuerie dans un lycée de Floride qui a fait 17 morts.

D’origine spontanée, cette initiative est devenue la plus grande manifestation contre les armes de l’histoire des Etats-Unis.

«Vous, les élus, représentez la population ou partez !» a lancé Cameron Kasky, un lycéen de 17 ans ayant survécu au massacre, à la marée humaine de quelque 800.000 personnes rassemblée dans les avenues entre la Maison Blanche et le Capitole à Washington, selon les organisateurs cités par Nbc. A New York, ils étaient 175.000 dans les rues, selon le maire Bill de Blasio. Et plus de 800 marches se sont déroulées dans d’autres villes des Etats-Unis et dans le monde avec, partout, les jeunes comme force d’impulsion.

«Plus jamais ça !» était le mot d’ordre fédérant ces adultes et adolescents, révoltés par la répétition des fusillades dans les écoles. Ils ont crié leur frustration, alimentée par l’inaction des législateurs et des pouvoirs publics, réticents à agir contre la National Rifle Association (Nra), le puissant lobby des armes. «Faisons primer les Usa sur la Nra», a lancé, à Washington, David Hogg, un lycéen devenu l’un des porte-voix du mouvement, en appelant à se mobiliser dans les urnes.

«Ces enfants ont raison. Ils disent en substance que la Nra paient ces Républicains», le parti du président Donald Trump qui contrôle actuellement le Congrès, accuse Jeff Turchin, un retraité de 68 ans venu de New York manifester à Washington. L’événement national, baptisé «March for Our Lives» («Marchons pour nos vies»), est une réaction au massacre, le 14 février, de 17 personnes dans un lycée de Floride. Nikolas Cruz, un jeune de 19 ans, avait déchargé son fusil semi-automatique AR-15 sur des lycéens et des adultes du lycée Marjory Stoneman Douglas de la ville de Parkland, au nord de Miami, dont il avait été exclu pour «raisons disciplinaires». Cristallisant l’émotion, la petite fille de Martin Luther King, âgée de seulement 9 ans, a lancé un appel vibrant, suscitant l’admiration des manifestants. S’inspirant du célèbre discours de son grand-père, Yolanda Renee King a lancé : «Je fais un rêve dans lequel trop c’est trop. Il ne devrait pas y avoir d’armes dans ce monde». A New York, Atlanta, Chicago, Dallas, Houston, St. Paul Nashville, Seattle ou Los Angeles mais aussi à Londres, Montréal, Ottawa ou Edimbourg, les habitants sont sortis en nombre.

AFP

La coalition au pouvoir, Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (Rhdp), a logiquement remporté, en l’absence de l’opposition qui boycottait le scrutin, une écrasante victoire aux premières élections sénatoriales de Côte d’Ivoire, remportant 50 des 66 sièges en jeu.

Ce pointage a été réalisé par l’Afp à partir de l’annonce des résultats, circonscription par circonscription, par la Commission électorale indépendante (Cei). L’issue générale ne faisait pas de doute avec des listes du Rhdp face à des indépendants. Une grosse surprise est toutefois venue de Bouaké, fief traditionnel du pouvoir et ancienne capitale de la rébellion qui soutenait le président Alassane Ouattara. Le Rhdp y a été battu par la liste des indépendants qui récolte 157 voix contre 105 pour la coalition présidentielle. Le pouvoir paie certainement là son incapacité à régler le problème des fréquentes mutineries récurrentes dans l’armée qui ont secoué le pays en 2017 et dont Bouaké était l’épicentre. Une claque pour le Rhdp qui n’a donc pas convaincu ses propres élus de voter pour sa liste. Le Rhdp a aussi été battu dans une autre circonscription hautement symbolique, celle de Yamoussoukro, la capitale administrative, patrie de l’ancien président Felix Houphouët-Boigny dont il se réclame.

A Abidjan, le Rhdp n’a cependant pas fait de détail, récoltant 100 % des bulletins exprimés.

L’opposition ainsi que la société civile avaient critiqué le scrutin et demandé son report. Ils ont notamment souligné que, l’opposition ayant boycotté les élections locales de 2013, il aurait été plus juste de tenir l’élection de ce premier Sénat après les élections locales qui doivent avoir lieu cette année également, à une date restant à fixer.

AFP

L’homme d’affaires franco-béninois et candidat malheureux à la dernière présidentielle au Bénin, Sébastien Ajavon, a créé, ce week-end, un parti politique, l’Union Sociale Libérale (Usl), a constaté l’Afp.

Au milieu de centaines de militants, réunis en congrès à Djeffa, à une cinquantaine de kilomètres de Cotonou, Sébastien Ajavon a tenu, samedi, un discours très critique sur la gouvernance du président Patrice Talon, élu en 2016.

«Notre pays va mal et nous ne pouvons pas croiser les bras. Je suis là avec vous et pour vous. Je refuse la stratégie de la terreur qui impose le silence», a déclaré le président d’honneur du nouveau parti sous les applaudissements.

«Je n’ai plus de doute, aujourd’hui, que le pouvoir que nous avons érigé a tourné le dos aux aspirations du peuple. Les recettes de l’État souffrent», a affirmé l’homme d’affaires surnommé «le roi de la volaille», qui a fait fortune dans l’agroalimentaire. M. Ajavon a promis à ses soutiens un «engagement irréversible» et une «détermination totale», notamment dans la perspective des élections législatives prévues en 2019 au Bénin. Le bureau du parti est composé de 15 membres, en particulier des nouveaux venus en politique et d’anciens partisans de l’ex-président Thomas Boni Yayi. Plusieurs personnalités comme l’ancien président de la République Nicéphore Soglo étaient également présentes. Candidat à la présidentielle de 2016, Sébastien Ajavon était arrivé troisième avec 23 % des voix, avant de soutenir un autre homme d’affaires, Patrice Talon, qu’il a contribué à faire élire au second tour face à Lionel Zinsou. Mais, les relations entre les deux hommes se sont vite dégradées après la présidentielle, Sébastien Ajavon ayant été visé par la justice dans plusieurs affaires.

AFP

L’ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont, sous le coup d’un mandat d’arrêt européen lancé par l’Espagne, a été arrêté, hier, par la police allemande près de la frontière avec le Danemark, cinq mois après avoir fui son pays.

Son arrestation a provoqué de premières manifestations en Catalogne. Des milliers de sympathisants se sont retrouvés sur les Ramblas, célèbres avenues du centre-ville, à l’appel d’un groupe radical : les Comités de Défense de la République (Cdr). Brandissant des drapeaux indépendantistes ou des affiches réclamant la «Liberté des prisonniers politiques», ils se sont ensuite rendus devant la délégation de la Commission européenne dans la métropole catalane, criant «Cette Europe est une honte !» Il s’était installé dans la capitale européenne dans l’espoir, déçu, de recueillir des appuis pour la cause de l’indépendance de la Catalogne, une des plus riches régions d’Espagne. Le dirigeant indépendantiste a été arrêté «à 11H19 (09H19 Gmt) par la police autoroutière du Schleswig-Holstein», a déclaré à l’Afp un porte-parole de la police allemande, précisant avoir agi en vertu d’un mandat d’arrêt européen. «Il m’a appelé, ce matin, pour dire qu’il avait été arrêté en Allemagne, près de la frontière avec le Danemark», a déclaré son avocat belge, Paul Bekaert, à la télévision catalane. «Il venait de Finlande où il avait fait une conférence devant des étudiants. Il sera présenté à un juge qui décidera, en 48 heures, s’il doit être incarcéré ou laissé en liberté conditionnelle».

M. Puigdemont a été arrêté deux jours après que le juge de la Cour suprême espagnole, Pablo Llarena, eut entamé des poursuites pour «rébellion» contre lui et 12 autres dirigeants séparatistes.

AFP

Au moins trois personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées, hier, dans le sud de la France, au cours de trois attentats revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique (Ei) et perpétré par un assaillant qui a agi “seul” avant d’être abattu par les forces de l’ordre.

L’auteur de ces trois attaques, perpétrées dans les villes de Carcassonne et Trèbes (sud), identifié comme Redouane Lakdim, 26 ans, a agi “seul” et était connu “pour des faits de petite délinquance”, a déclaré à la presse le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb, arrivé sur les lieux des attentats.

Le suspect, qui se réclamait de l’Ei, avait volé, vendredi matin, une voiture à Carcassonne, tuant un passager et blessant grièvement le conducteur, selon des sources proches de l’enquête. Il avait ensuite blessé un policier par balle - ce dernier rentrait d’un footing avec plusieurs collègues -, puis s’est rendu dans un supermarché de Trèbes, à dix kilomètres de là, où il a tué deux autres personnes.

“Nous l’avions suivi et pensions qu’il n’y avait pas de radicalisation ; il est passé brusquement à l’acte alors qu’il était déjà surveillé”, a ajouté le ministre de l’Intérieur, affirmant que le risque terroriste restait “extrêmement fort” en France.  Depuis Bruxelles, le président Emmanuel Macron a souligné que la France fait face, “depuis plusieurs mois, à une menace endogène”.

(AFP)

Les négociations entre le parti au pouvoir et l’opposition togolaise ont repris, hier, à Lomé, en présence du président ghanéen, facilitateur du dialogue, après un mois d’interruption, a constaté un journaliste de l’Afp.

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo est arrivé en fin de matinée dans l’hôtel du 2 Février où se déroule le dialogue.
Après plus d’une heure de débat entre les deux parties, le facilitateur a décidé de mener des consultations bilatérales, recevant, dans un premier temps, la délégation du pouvoir, puis les représentants de l’opposition.   Les négociations, engagées pour tenter de mettre fin à plus de six mois de grave crise politique et sociale, avaient été interrompues après deux jours de discussion (les 19 et 23 février).

Bien que le gouvernement ait répondu à quelques-unes des demandes de l’opposition - notamment la libération de la moitié des personnes arrêtées pendant les manifestations et la libération provisoire de membres de l’opposition-, les pourparlers s’enlisent sur la question du “retour à la Constitution de 1992”.

Depuis septembre, des milliers, voire des dizaines de milliers de Togolais descendent dans les rues pour demander l’application de la Constitution de 1992 qui implique une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels.
La coalition de 14 partis d’opposition refuse que le président togolais se représente au scrutin de 2020.
(AFP)

 

L’ancien président français Nicolas Sarkozy, inculpé, mercredi, dans l’enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, va faire appel de son contrôle judiciaire, a annoncé, hier, son avocat, Me Thierry Herzog, sur la radio Rtl.

Ce contrôle judiciaire interdit à M. Sarkozy de rencontrer neuf protagonistes de cette affaire, dont deux très proches, Claude Guéant et Brice Hortefeux, anciens ministres sous sa présidence (2007-2012), ainsi que de se rendre en Libye, en Égypte, en Tunisie et en Afrique du Sud.

La mesure est une première pour un ex-chef de l’État sous la Ve République, en vigueur depuis l’adoption de la Constitution de 1958. “Il y a, en France, un double degré de juridiction. On a le droit de faire appel. Je ferai appel de ce contrôle judiciaire et on verra ce que laCchambre de l’instruction de Paris dira”, a déclaré Me Herzog.
Après plus de 24 heures de garde à vue, M. Sarkozy a été mis en examen (inculpé), mercredi soir, pour “corruption passive”, “financement illégal de campagne électorale” et “recel de détournement de fonds publics libyens”. Il dément toutes les accusations à son encontre.

Cette mise en examen a marqué une vraie accélération dans cette affaire instruite par des magistrats du pôle financier depuis près de cinq ans. Selon l’avocat, le fait d’avoir convoqué M. Sarkozy pour une garde à vue, c’était “la chronique d’une mise en examen qui était annoncée”.

Thierry Herzog a précisé que l’ex-président s’était vu poser, au cours de sa garde à vue, “plus de 200 questions” et qu’il avait “répondu à toutes les questions”.
Jeudi soir, Nicolas Sarkozy a lui-même lancé, avec vigueur, une contre-attaque médiatique au journal télévisé de 20H de la chaîne TF1. Il a promis de “faire triompher (son) honneur”, victime de “l’ignominie” de la “bande de Kadhafi” et de Mediapart, qui a publié, en 2012, un document libyen accréditant un financement d’environ 50 millions d’euros.

 


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