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Actualités Internationales (2543)

Le nouveau président du Liberia, l’ex-star du foot George Weah, a désigné les premiers membres de son gouvernement - uniquement des hommes et principalement des membres de son parti -, la diplomatie revenant à un proche de la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf, l’ancien sénateur Gbehzohngar Findley.

Après 12 années de pouvoir d’Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d’un Etat africain en 2005, dont le dernier acte au pouvoir a été de renforcer la lutte contre les violences envers les femmes et l’excision, la nouvelle équipe ne comprend que des hommes. Le passage de flambeau entre Ellen Sirleaf et George Weah constitue la première passation de pouvoirs entre deux présidents élus depuis 1944 dans ce pays d’Afrique de l’Ouest marqué par une guerre civile particulièrement atroce entre 1989 et 2003.

AFP

La ministre congolaise des Droits humains a souhaité que les violences policières de dimanche à Kinshasa «soient punies» dans un entretien diffusé, hier, par Radio France internationale (Rfi) où elle ajoute «ne pas comprendre comment les forces de l’ordre décident d’ouvrir le feu».

Dans le même temps sur la télévision d’État congolaise, un porte-parole du gouvernement a salué le «comportement professionnel de la police» en rendant compte d’un Conseil des ministres, avant-hier, en présence du président Joseph Kabila.

AFP

La Turquie est finalement passée à l’offensive, ce week-end, pour prendre le contrôle d’Afrine, canton frontalier situé dans le nord-ouest de la Syrie. Cette opération militaire, lancée en territoire syrien sous le nom de « Rameau d’olivier », a pour objectif principal d’amoindrir l’influence kurde dans la région et d’empêcher à tout prix la constitution d’un espace aux mains des Kurdes aux frontières de la Turquie. Ce faisant, la Turquie a déclenché, par la même occasion, la première bataille de l’après-Daech.

Afrine est contrôlé par les milices kurdes des Unités de protection du peuple (Ypg), bras armé du Parti de l’union démocratique (Pyd), lui-même considéré comme la branche syrienne du Pkk, le Parti des travailleurs du Kurdistan. Or le Pkk, en guérilla contre les forces turques depuis 1984, est classé comme organisation terroriste par Ankara, mais aussi par une bonne partie de la communauté internationale, dont les Etats-Unis et l’Union européenne. Cependant, les Ypg coopèrent aussi avec la coalition arabo-occidentale au sein des Forces démocratiques syriennes (Fds), le fer de lance de la lutte contre les djihadistes de l’organisation Etat islamique (Daesh).

«Rameau d’olivier» relance donc le grand jeu des alliances dans la tragédie syrienne. Une opération qui semble avoir la bénédiction de la Russie mais place les Etats-Unis et l’Otan dans une situation délicate. Car les combattants kurdes, très engagés aux côtés de la coalition internationale anti-Daesh, sont en première ligne dans le nord-est de la Syrie et ont combattu pour reprendre Raqqa, la ville où ont été fomentés les attentats du 13 novembre en France. La France craint que l’offensive turque détourne les forces combattantes kurdes du combat primordial contre le terrorisme.

«Rameau d’olivier» expose également les profondes divergences entre la Turquie et Washington et adresse un message fort aux Etats-Unis. Ce sont, en effet, sur ces mêmes forces kurdes que les Etats-Unis, qui mènent la coalition mondiale anti-Daesh, s’appuient pour ne pas avoir à déployer des troupes américaines au sol. Le régime turc voit d’un très mauvais œil cette alliance entre les milices kurdes séparatistes et ce membre de l’Otan et n’a de cesse de la critiquer. La récente décision de Washington de livrer des armements modernes à leurs alliés kurdes en Syrie et de former une force frontalière dans le nord de la Syrie de 30.000 hommes, dont la moitié d’Ypg, pour maintenir la sécurité dans les zones nettoyées des djihadistes, a fait monter la tension d’un cran.

«Rameau d’olivier» illustre une nouvelle phase dans les relations entre la Russie, alliée de Damas, et la Turquie, déjà garants avec l’Iran du cessez-le-feu en vigueur en Syrie et de l’implantation de zones de désescalade depuis mai 2017. Les bombardements de l’aviation turque, ce week-end, n’ont été rendus possibles qu’avec l’accord de la Russie, qui contrôle l’espace aérien dans la région. Par ce geste, le Kremlin pourrait chercher à apaiser Ankara, mécontente ces dernières semaines de l’avancée des troupes de Bachar al-Assad, appuyées par les forces russes, en direction de la zone de désescalade syrienne d’Idleb (nord-ouest), où sont déployées des forces turques.

Alors que jusqu’à présent, Moscou entretenait de bons rapports avec les Kurdes de Syrie, cherchant notamment à inclure le Pyd à la table des discussions sur l’avenir de la Syrie, malgré les vives critiques d’Ankara, «Rameau d’olivier» pourrait rebattre les cartes. En autorisant cette opération, la Russie essaierait de faire comprendre aux Kurdes qu’elle n’appréciait pas leur rapprochement avec les Etats-Unis. Un rapprochement américano-kurde qui pourrait menacer, à terme, l’alliance entre le régime syrien et la Russie.

Des voix en Turquie s’interrogent cependant sur la capacité de l’armée turque à mener cette mission. Fragilisée par les vastes purges menées au lendemain du coup d’Etat manqué de juillet 2016, elle avait éprouvé des difficultés lors de l’opération Bouclier de l’Euphrate. A Afrine, les Ypg seraient entre 8.000 et 10.000 combattants, selon le Premier ministre turc. Sur ce terrain compliqué et dans une zone qui leur est familière, les combattants kurdes possèderaient des armes lourdes sophistiquées et la réaction de la population locale face à cette opération reste une inconnue.

Par Dié Maty FALL

L’ancien footballeur de légende George Weah a promis, hier, en tant que nouveau dirigeant du Liberia une gestion transparente, lors de la première passation de pouvoirs entre présidents élus dans ce pays depuis 1944, devant des milliers de partisans en liesse et plusieurs chefs d’Etat africains.

Dans le stade Samuel Kanyon Doe, une enceinte de 35.000 places bondée, la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf, 79 ans, première femme élue chef d’Etat en Afrique en 2005 face, déjà, à George Weah, lui a officiellement cédé le pouvoir. Le nouveau président, 51 ans, vêtu d’une tunique blanche, a prêté serment devant le président de la Cour suprême, Francis Korkpor. «J’ai passé beaucoup d’années de ma vie dans des stades, mais le sentiment que j’éprouve aujourd’hui est incomparable», a déclaré, entre les rugissements de la foule enthousiaste, l’ancien attaquant de Monaco, du Paris SG et du Milan AC, 51 ans, seul Africain à avoir remporté le Ballon d’or, en 1995. «Unis, nous sommes certains de réussir en tant que nation. Divisés, nous sommes certains d’échouer», a ajouté George Weah, qui est seulement, après Samuel Doe (1980-1990), le deuxième président de la plus ancienne république d’Afrique à ne pas appartenir à l’élite «américano-libérienne» descendant d’esclaves affranchis qui y domine la vie politique depuis 170 ans.

AFP

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a réitéré, hier, à Londres, l’appel des Etats-Unis à la «retenue» de «toutes les parties» en Syrie après l’offensive turque dans une enclave kurde, tout en reconnaissant «le droit légitime de la Turquie» à se «protéger».

«Les Etats-Unis sont en Syrie pour vaincre l’Ei», le groupe jihadiste Etat islamique, «et nous l’avons fait avec une coalition de partenaires et les Forces démocratiques syriennes (Fds)», a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec son homologue britannique Boris Johnson.

AFP

Les Kurdes de Syrie ont appelé, hier, la coalition internationale anti-Ei emmenée par Washington à «prendre ses responsabilités» vis-à-vis de l’offensive turque contre l’enclave d’Afrine, une opération qui constitue selon eux un «soutien clair» au groupe Etat islamique (Ei).

Les Etats-Unis, qui ont mis sur pied une coalition internationale pour lutter contre les jihadistes de l’Ei, soutiennent en Syrie les combattants Kurdes. Mais Washington a reconnu avoir été mis au courant par Ankara de son offensive.

«La coalition internationale est appelée à prendre ses responsabilités vis-à-vis de nos forces et de notre peuple à Afrine», selon un communiqué des Forces démocratiques syriennes (Fds), alliance de combattants kurdes et arabes soutenus par Washington. «La coalition internationale, notre partenaire dans la lutte contre le terrorisme, avec qui nous avons mené ensemble des batailles honorables pour éliminer le terrorisme (...) sait très clairement que cette intervention turque est là pour vider de son sens la victoire finale» contre l’Ei, met en garde le communiqué. L’armée turque a lancé, samedi, une vaste opération dans la région d’Afrine, dans le nord de la Syrie, multipliant les frappes aériennes et les bombardements d’artillerie contre les positions des Unités de protection du peuple (Ypg), une milice kurde. La France a adopté un ton plus ferme en exhortant Ankara à mettre fin à son offensive et en réclamant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’Onu, qui doit se tenir lundi à huis clos.

AFP

Le Sénat américain a trouvé, hier, un compromis budgétaire temporaire pour financer l’Etat et mettre fin à la fermeture partielle du gouvernement fédéral qui a cloué chez eux des centaines de milliers d’employés fédéraux.

A l’issue d’intenses tractations, les leaders démocrates et républicains du Sénat sont tombés d’accord sur un texte assurant le financement de l’Etat jusqu’au 8 février, avec l’objectif affiché de trouver un accord sur l’immigration et le sort de centaines de milliers de clandestins arrivés jeunes aux Etats-Unis. Ce compromis doit maintenant être validé par la Chambre des représentants, puis signé par Donald Trump, pour entrer en vigueur.

AFP

Six personnes ont été tuées, hier, à Kinshasa, dans la dispersion de marches interdites à l'appel d'un collectif catholique contre le maintien au pouvoir du président Kabila, selon la Monusco.

La mission onusienne a aussi fait état de 57 blessés dans tout le pays parmi les civils et de 111 arrestations. La Monusco, la plus importante mission des Nations unies au monde, avait indiqué vendredi qu'elle enverrait dimanche des "observateurs" pour rapporter "d'éventuelles violations des droits de l'homme" lors de ces marches interdites lancée à l'appel d'un collectif catholique demandant le départ du président Kabila.

Des observateurs des Nations unies ont été "menacés et molestés par les forces de sécurité", hier, à Kinshasa, lors des marches interdites contre le président Joseph Kabila et de leur dispersion violente, a indiqué une porte-parole. La Monusco a par ailleurs estimé que l'usage de la force avait été disproportionnée: "On a noté que les forces de défense et de sécurité n'avaient pas appliqué les principes de nécessité, de proportionnalité, et de légalité, conformément aux normes internationale", selon la porte-parole. Le porte-parole de la police congolaise a de son côté uniquement mentionné deux morts, ainsi que neuf policiers blessés, dont deux grièvement. Une des victimes a été tuée à bout portant par un policier qui a été arrêté et déféré devant la justice, a indiqué à l'Afp Yvon Ramazani, chargé de mission en communication à la présidence de la République.

La dispersion de précédentes marches interdites le 31 décembre avait fait six morts dont cinq à Kinshasa, selon la Monusco et la nonciature apostolique, aucune d'après les autorités.

AFP

Le pape François a appelé, hier, les autorités de la République démocratique du Congo à éviter "toute forme de violence", à la fin d'un Angelus prononcé à Lima.

"Aujourd'hui, des nouvelles très inquiétantes me parviennent de la République démocratique du Congo.

Prions pour le Congo", a déclaré le souverain pontife face à la foule réunie sur la place principale de Lima.

"Je demande aux autorités, aux responsables et à tous dans ce pays bien-aimé qu'ils mettent en œuvre tous leurs efforts pour éviter toute forme de violence et chercher des solutions en faveur du bien commun", a-t-il ajouté.

AFP

La Cour pénale centrale de Bagdad a condamné à mort, hier, une ressortissante allemande d'origine marocaine pour avoir rejoint le groupe jihadiste Etat islamique (Ei) en Syrie et en Irak. C'est la première fois que la justice irakienne prononce la peine capitale à l'encontre d'une femme européenne. La cour, chargée notamment des affaires de terrorisme, a condamné cette femme, dont l'identité n'a pas été précisée, à l'exécution par pendaison pour "soutien logistique et aide à l'organisation terroriste pour commettre des crimes", a précisé dans un communiqué le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole de la cour.

L'Allemande a 30 jours pour faire appel et après cette période, elle pourra être exécutée, a expliqué à l'Afp Ezzedine al-Mohammadi, chercheur en matière juridique et pénale.

AFP

Un nouveau vote est programmé pour aujourd'hui au Sénat américain afin de tenter de trouver un accord entre républicains et démocrates sur le budget du gouvernement et de sortir du "shutdown", la fermeture partielle des services fédéraux. En fin de journée, le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a annoncé qu'il convoquait un nouveau vote, après celui de vendredi soir dont l'échec avait entraîné le "shutdown".

Cependant, à Washington, New York ou Chicago, des centaines de milliers de manifestants célébraient, eux, l'anniversaire de la "Marche des femmes", immense rassemblement qui avait défié Donald Trump au lendemain de son investiture.

Le dernier "shutdown" remonte à 2013, sous l'administration du président démocrate Barack Obama. Il avait duré 16 jours.

AFP

Au moins 18 personnes, dont 14 étrangers, ont péri dans l'attaque dans la nuit de samedi à dimanche de l'hôtel Intercontinental à Kaboul, selon un nouveau bilan de cet attentat revendiqué par les talibans.

"Quatorze étrangers et quatre Afghans ont été tués", a déclaré un porte-parole du ministère de l'Intérieur, Najib Danish, à la chaîne Tolo news, sans préciser les nationalités. L'attentat, qui a duré une douzaine d'heures, a été revendiqué par les talibans. Le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Pavlo Klimkine, a fait état sur Twitter de "six citoyens ukrainiens" tués dans l'attaque.

AFP

Les autorités centrafricaines ont déploré, avant-hier, la décision du parquet de Paris de prononcer un non-lieu dans l'affaire des présumés abus sexuels commis par des soldats français de l'opération Sangaris entre 2013 et 2014 sur des enfants mineurs en Centrafrique.

"J'aurai pensé qu'on devrait aller un peu plus loin (...). On parle de cela comme s'il s'agissait de biens matériels, alors que ce sont des enfants centrafricains sur qui ont été commis des abus", a déclaré Ange Maxime Kazagui, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement à la radio d'Etat, avant-hier.

"J'entends que la société civile et des avocats veulent se pourvoir en cassation. J'espère que les choses vont aller un peu plus loin", a affirmé le porte-parole.

AFP

Il y a un an, le 21 janvier au soir, Yahya Jammeh s’engouffrait dans un avion à Banjul, saluant une dernière fois ses supporters en pleurs. Après avoir dans un premier temps accepté sa défaite à l’élection présidentielle, l’ancien dictateur avait fait volte-face, et ce n’est qu’après de longues tractations diplomatiques qu’il partira en exil en Guinée Equatoriale. Un an plus tard, le pays respire à nouveau et retrouve des libertés oubliées pendant 22 ans. Mais les organisations et les militants des droits de l’homme ne comptent pas se reposer : il y a encore un long chemin à parcourir avant d’arriver à une situation satisfaisante selon eux.

Des soldats turcs sont entrés ce dimanche dans la région d'Afrine, dans le nord de la Syrie, au deuxième jour d'une vaste offensive contre une milice kurde considérée comme « terroriste » par Ankara, a affirmé le Premier ministre Binali Yildirim.

Au moins six personnes ont trouvé la mort dans l'attaque de l'hôtel Intercontinental de Kaboul, selon un premier bilan. Ce dimanche 21 janvier au matin, le porte-parole du ministère afghan de l'Intérieur, Najib Danish, a annoncé que l'attaque était terminée : « Tous les assaillants ont été tués ; 126 personnes ont été secourues dont 41 étrangers ». Un assaut revendiqué par les talibans.

Le ministre congolais de la Défense a indiqué vendredi que l'armée était en "guerre" contre deux milices dans le Nord et le Sud-Kivu (est), sans confirmer ni infirmer des pertes importantes dans ses rangs ces dernières heures.

L'armée congolaise affirme se battre à la fois contre les rebelles ougandais musulmans des Allied defense force (Adf) dans le Nord-Kivu et contre le groupe armé congolais Yakutumba plusieurs centaines de kilomètres plus loin dans le Sud-Kivu.

"Nous avons hiérarchisé les priorités: les Adf installés dans le territoire de Beni et le groupe armé Yakutumba dans le territoire de Fizi", a déclaré dans la capitale Kinshasa le ministre de la Défense, Crispin Atama Thabe, interrogé par l'Afp en marge d'une conférence de presse.

Au moins cinq soldats nigériens ont été tués et "plusieurs autres blessés" mercredi dans une attaque attribuée à Boko Haram dans le sud-est du Niger, proche du Nigeria, a appris, hier, l'Afp de sources sécuritaires concordantes. "Il y a eu des soldats morts et une dizaine de blessés dans cette attaque de Boko Haram à Toummour", une commune de la région de Diffa, a indiqué à l'Afp un responsable des services de sécurité alors qu'une autre source sécuritaire parle d'"au moins 5 soldats tués et un civil". Cette attaque intervient après plusieurs mois d’accalmie dans la région de Diffa théâtre depuis février 2015 de nombreuses attaques de Boko Haram.

AFP

 

Cinq employés de la compagnie pétrolière nigériane, Sahara Energy Oil Company, ont été enlevés par un groupe armé dans le sud-est du Nigeria, a-t-on appris vendredi de sources policières et locales.

"L'incident est survenu dans la communauté d'Ajoki, à la frontière entre l'Etat du Delta et l'Etat d'Edo mercredi en fin de journée", a rapporté à l'Afp Andrew Aniamaka, porte-parole de la police pour l'Etat du Delta.

"Pour l'instant, nous n'avons pas beaucoup de détails sur les circonstances de cet enlèvement, mais l'armée a été déployée et travaille aux côtés de la police pour assurer la libération des otages, sains et saufs", a-t-il ajouté, sans vouloir dévoiler l'identité des victimes.Quelques heures avant l'incident, le groupe rebelle des Vengeurs du Delta du Niger (Nda) avait publié un communiqué mettant en garde le gouvernement nigérian envers la reprise de leurs attaques dans le sud-est pétrolifère.

 

Un ancien leader sud-africain pro-apartheid, qui avait dirigé l'un des territoires noirs créés par le régime raciste, est décédé à l'âge de 94 ans, a-t-on appris vendredi de sources concordantes. Lucas Mangope avait été chargé par le régime blanc d'administrer le territoire semi-autonome du Bophuthatswana (nord-ouest de l'Afrique du Sud) de 1977 à 1994, date à laquelle l'apartheid a été officiellement aboli.Il fut "un fervent opposant du projet de démocratisation de l'Afrique du Sud", a ajouté l'Anc dans un communiqué.

En mars 1994, un mois avant les premières élections démocratiques en Afrique du Sud, Lucas Mangope avait refusé aux citoyens de son enclave de participer au vote. Une fois l'apartheid aboli, Lucas Mangope avait été reconnu coupable de plus d'une centaine de délits de fraudes et vols, commis pendant ses années au pouvoir.

AFP

 

La seule machine de radiothérapie en Ouganda a enfin été remplacée hier, près de deux ans après être tombée en panne, ce qui avait privé les malades du cancer d'un outil crucial pour leur traitement.

Cette machine était tombée en panne en mars 2016. Un tollé général s'en était suivi, car cela avait été perçu comme une nouvelle preuve de la détérioration du système de santé ougandais.
Don du gouvernement chinois à l'Ouganda en 1995, elle avait permis de soigner et d'atténuer les douleurs de quelque 30.000 patients par an, venus de toute l'Afrique de l'Est, à l'Institut du cancer dans l'hôpital de Mulago, le principal de la capitale Kampala.

Le Premier ministre ougandais, Ruhakana Rugunda, a indiqué vendredi que la nouvelle machine Cobalt-60, d'un coût de 815.000 dollars (664.000 euro), participait de "l'objectif (pour l'Ouganda) de devenir le centre d'excellence en Afrique de l'Est en la matière.

AFP

 

La cour suprême d'appel sud-africaine a débouté, hier, Winnie Madikizela-Mandela, l'ex-femme de l'ancien président Nelson Mandela, qui demandait à récupérer la maison familiale du prix Nobel de la paix.

Dans son testament qui ne fait pas mention de Winnie Madikizela-Mandela, Nelson Mandela, décédé en 2013, avait demandé à ce que sa maison de Qunu (est) soit "utilisée à vie par (sa) famille pour préserver l'unité du clan Mandela". C'est dans ce village de la province sud-africaine du Cap-Oriental que le héros de la lutte anti-apartheid a passé son enfance et une partie de ses vieux jours. Il y a été enterré.

Winnie Madikizela-Mandela affirmait que la maison lui appartenait selon la loi coutumière étant donné qu'elle avait été achetée en 1989 à son nom, quand Nelson Mandela était en prison et que le couple était encore marié. En 2016, Winnie Madikizela-Mandela avait déjà été déboutée par un tribunal de première instance du Cap-Oriental, mais elle avait fait appel auprès de la Cour suprême d'appel, qui a rendu son jugement vendredi.

Les frasques de cette femme de caractère, son discours violent et des accusations de meurtre portées contre ses gardes du corps l'ont cependant rapidement éloigné de son époux. Le couple qui s'était marié en 1956 a divorcé en 1996. Nelson Mandela a légué ses biens à sa dernière épouse Graça Machel, ses enfants et petits-enfants, ses proches et anciens collaborateurs, ainsi qu'à des écoles et à son parti, le Congrès national africain (Anc). Il n'a rien laissé à Winnie.

AFP

 

Nations Unies- Dans une lettre adressée au Président Trump, 77 anciens ambassadeurs des Etats-Unis dans 48 pays africains, lui ont exprimé leur profonde préoccupation concernant ses récentes remarques sur les pays africains et ont attesté de l'importance du partenariat américain  avec la plupart des cinquante-quatre pays africains.  Parmi ces ambassadeurs, cinq ont représenté les Etats-Unis au Sénégal Herman Cohen, Harriet Elam-Thomas, Janice L. Jacobs, Richard A. Roth et  Lannon Walker. Trois anciens Secrétaires d’Etat adjoint aux Affaires africaines ont également signé la lettre.

L'ambassadrice américaine à l'Onu exprime ses "regrets" au groupe africain
C'est à sa propre demande que Nikki Haley a rencontré les ambassadeurs africains auprès des Nations unies qui avaient publié vendredi dernier un communiqué au langage très dur, exigeant des excuses au président américain pour ses propos "racistes" prononcés il y a une semaine lors d'une réunion à la Maison Blanche, selon l'ambassadeur de Guinée équatoriale, Anatolio Ndong Mba.

L'ambassadrice américaine n'a pas présenté d'excuses lors de cette rencontre à huis clos mais a exprimé ses regrets, a-t-il affirmé. D'après lui, le groupe africain a "fait une recommandation" à Nikki Haley afin d'apaiser les tensions, qu'elle aurait promis de transmettre à Donald Trump. Des diplomates, s'exprimant sous couvert d'anonymat, ont affirmé avoir ainsi proposé que Donald Trump envoie un message d'amitié aux dirigeants africains lors de leur prochain sommet à Addis Abeba en signe de bonne volonté.

AFP

Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a assuré vouloir la présence d'observateurs étrangers lors des élections présidentielle et législatives qui doivent se tenir dans son pays cette année, pour rompre avec les pratiques de son prédécesseur Robert Mugabe.

"Nous voulons des élections crédibles", a-t-il déclaré au Financial Times dans une interview publiée hier. "J'aimerais que les Nations Unies viennent, l'Union Européenne devrait venir. Si le Commonwealth demandait à venir, je serais disposé à étudier leur requête", a-t-il ajouté. Emmerson Mnangagwa a succédé fin novembre au président Robert Mugabe, contraint de démissionner sous la pression de l'armée, de la rue et de son parti (Zanu-Pf), après trente-sept ans au pouvoir. Le nouveau chef de l’État a d'ores et déjà été investi candidat de la Zanu-Pf pour la présidentielle de 2018.

Les critiques d'Emmerson Mnangagwa, un des fidèles serviteurs du très répressif régime Mugabe, doutent cependant de sa réelle volonté de mener des élections transparentes et pacifiques, rappelant qu'il a été l'un des exécuteurs de la répression ordonnée pendant l'ère Mugabe.

AFP

 

Le chef de l'agence de l'Onu pour les réfugiés palestiniens, Pierre Krahenbuhl, a affirmé, hier à l'Afp, que le gel de l'aide américaine à son organisation résultait de calculs politiques américains et non du fonctionnement de l'Unrwa, comme l'affirme l'administration Trump.Sortant de la réserve généralement inhérente à un tel poste, M. Krahenbuhl a ouvertement lié ce gel à la grave détérioration des relations entre l'administration américaine et la direction palestinienne.

Etablie en 1949, l'Unrwa apporte son aide à une grande partie des plus de cinq millions de Palestiniens enregistrés comme réfugiés dans les Territoires palestiniens, en Jordanie, au Liban ou en Syrie, survivants ou descendants des centaines de milliers de Palestiniens jetés sur les routes lors de la première guerre israélo-arabe en 1948 qui a suivi la création de l'Etat d'Israël. Plus de 500.000 enfants étudient dans les écoles de l'Unrwa qui fournit aussi des soins et des financements. Pour les Palestiniens, la suspension de l'aide à l'Unrwa est une nouvelle concession au gouvernement israélien. Ce dernier accuse l'Unrwa de liens avec le mouvement palestinien Hamas au pouvoir à Gaza, et considéré comme une "organisation terroriste" par Israël.

AFP

 


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