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Actualités Internationales (819)

Une commission publique d'enquête a confirmé, lundi, que l'armée nigériane a tué 347 membres d'une secte chiite lors d'une manifestation à Kaduna, en décembre. 

Ce massacre de masse, dénoncé par certains politiciens locaux et par Amnesty International qui avait demandé la mise en place d'une enquête indépendante, a toujours été nié par l'armée nigériane. 
Du 12 au 14 décembre, des affrontements ont éclaté à Zaria, fief du Mouvement islamique du Nigeria (Imn), groupe chiite partisan de l'instauration d'un régime à l'iranienne dans l'Etat de Kaduna (nord,) lors de la visite du général de l'armée Tukur Yusuf Buratai. "L'armée nigériane a utilisé une force excessive", peut-on lire dans le rapport publié par la commission mise en place par le gouvernement, ajoutant qu'un soldat a également été tué, déclenchant d'ailleurs ces deux jours de révolte. "Sur les 349 morts, 347 (exception faite du soldat tué et d'un membre de l'Imn mort en détention, Ndlr) ont été enterrés dans une fosse commune", poursuit le rapport envoyé à l'Afp.  La commission d'enquête encourage la justice à identifier, puis à poursuivre les responsables, faisant écho aux déclarations des organisations des droits de l'Homme qui se sont penchées sur ce massacre.  En avril, Amnesty International avait déjà accusé l'armée d'avoir tué plus de 350 musulmans chiites (minorité dans le pays), d'avoir enterré les cadavres dans une fosse commune et d'avoir détruit les preuves.  

L'armée nigériane, souvent accusée d'abus à l'encontre des civils, maintient que ses troupes ont réagi de manière appropriée contre ceux qu'ils décrivent comme "des ennemis criminels de l'Etat" et nie les accusations de massacre. 

(AFP)

Un officier de l'armée malienne a été assassiné, dans la nuit de dimanche, par des hommes armés, à Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali, ont indiqué à l'Afp des sources militaire et judiciaire maliennes. 

Le capitaine Hamatta Ag Oumalha Ansary "a été abattu, dimanche (dans la) nuit, devant son domicile par deux terroristes. Nous les recherchons", a déclaré, sous le couvert de l'anonymat, un responsable de l'armée malienne à Tombouctou, joint par téléphone depuis Bamako, la capitale.  L'information a été confirmée par deux élus de la ville de Tombouctou. "Les deux assassins sont venus à pied dans le quartier Hama Bangou (est de Tombouctou), où habite le capitaine. Ils avaient sûrement des complices qui les informaient par téléphone", a expliqué un des élus. Selon lui, lorsque l'officier, qui appartenait à l'armée de terre, est apparu à son portail, "les deux hommes ont tiré" sur lui, "il est mort sur le coup". "Cette mort est une grande perte pour le Mali dans sa lutte contre le terrorisme", a affirmé le second élu, vantant "les grands mérites" du capitaine Hamata Ag Oumalha Ansary.

Une enquête pour "assassinat" a été ouverte par le tribunal de Tombouctou, a indiqué une source judiciaire sur place, confirmant également la mort de l'officier. Le capitaine assassiné était "un vaillant militaire" qui aidait l'armée à traquer "les terroristes" dans la région de Tombouctou, a affirmé le responsable de l'armée malienne. 

Des groupes armés jihadistes ont contrôlé le nord du Mali de mars-avril 2012 à janvier 2013, à la faveur de la déroute de l'armée face à une rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.  Les jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés par une intervention militaire internationale.

(AFP)

De Barack Obama jusqu'à son propre camp républicain, Donald Trump faisait l'objet, hier, de sévères critiques après s'en être pris à la famille d'un officier musulman de l'armée américaine tombé au combat, un tabou aux Etats-Unis et un faux pas qui pourrait s'avérer coûteux politiquement.

"En tant que commandant en chef, j'en ai assez que certains dénigrent l'armée et les troupes américaines", a dit Barack Obama, dans une référence à peine voilée à l'homme d'affaires.
Le père du capitaine Humayun Khan, mort en Irak en 2004 en tentant de sauver ses hommes, avait fait un émouvant discours lors de la convention démocrate, la semaine dernière, et reproché à M. Trump son projet d'interdire aux musulmans l'entrée aux Etats-Unis pour lutter contre le terrorisme. "M. Khan, qui ne me connaît pas, m'a attaqué vicieusement depuis l'estrade du parti démocrate et continue maintenant à le faire partout à la Tv – Sympa !" a asséné le candidat républicain à la Maison Blanche, lundi, sur Twitter, ajoutant à ses critiques des derniers jours.
Il a notamment insinué que la mère du soldat avait été forcée au silence pendant la convention parce qu'elle était musulmane. Elle lui a répondu, dimanche, que la douleur pour la perte de son fils l'avait empêchée de parler. Avec ses attaques, Donald Trump a touché un sujet tabou aux Etats-Unis, où les militaires sont perçus comme des héros défenseurs de la liberté et régulièrement honorés.
Se moquer de la mère d'un soldat tué au combat "dépasse les limites", s'est insurgée la puissante association d'anciens combattants américains à l'étranger (Vfw).

(AFP)

Cinq jours après l'assassinat d'un prêtre qui a bouleversé la France, de nombreux musulmans ont manifesté, hier, leur horreur du jihadisme, présents aux messes aux côtés des catholiques ou par des tribunes dans les médias.

Ils étaient ainsi plus d'une centaine, dans la matinée, dans la cathédrale de Rouen (nord-ouest), mêlés à la foule des quelque 2.000 fidèles qui se pressaient pour une messe d'hommage au père Jacques Hamel, le prêtre de 85 ans égorgé, mardi, dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray par deux jeunes de 19 ans se réclamant de l'organisation Etat islamique (Ei).

"Amour pour tous, haine pour personne", pouvait-on lire sur une affiche accrochée à l'intérieur de l'édifice par une association musulmane.
La présence des musulmans est "un geste courageux", "un geste de paix", a souligné l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun. "Vous affirmez ainsi que vous refusez les morts et les violences au nom de Dieu. Comme nous l'avons entendu de vos bouches, que nous savons sincères, ce n'est pas l'Islam", a-t-il souligné.

A Bordeaux (sud-ouest), l'imam de la mosquée, Tareq Oubrou, s'est rendu à l'église Notre-Dame accompagné d'une délégation d'une dizaine de fidèles, hommes, femmes et enfants. A Nice (sud-est), endeuillé par un attentat, lui aussi revendiqué par l'Ei, qui a fait, le 14 juillet, 84 morts et 435 blessés, dont de nombreux musulmans, l'église Saint-Pierre-de-l’Ariane a, elle, reçu la visite de l'imam Otman Aissaoui et d'un groupe de fidèles. "Etre uni est une réponse à ces actes d'horreur et de barbarie", a souligné le religieux. Tous répondaient à un appel inédit du Conseil français du culte musulman, qui a aussi été relayé en Italie où, de Milan au nord, à Palerme, au bout de la Sicile, de petites délégations d'imams, de responsables et de fidèles se sont rendues dans les églises. Cette initiative rompt avec une certaine frilosité des musulmans pratiquants à s'exprimer dans l'espace public. Après les attentats contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, des policiers et un magasin casher (17 morts), leur faible présence à la manifestation monstre du 11 janvier 2015 leur avait été reprochée.

-"Nous devons répondre à l'interpellation de la société française qui nous dit +mais qui êtes-vous ? Que faites-vous ? +", ont lancé une quarantaine d'entre eux dans une tribune publiée par le Journal du Dimanche, en rappelant qu'"aujourd'hui les musulmans de France sont à 75 % Français" et doivent prendre toute leur place dans la société.
Médecins, universitaires, chefs d'entreprise, artistes, "musulmans de foi et de culture", ils ont appelé à "mener, enfin, la bataille culturelle contre l'islam radical" qui séduit une frange de la jeunesse, alors que "le risque de fracture entre les Français est chaque jour plus important".

Ils ont souligné la nécessité de réorganiser l'islam de France "qui  n'a aucune prise sur les évènements", une préoccupation qui rejoint celle du Premier ministre Manuel Valls.
Dans le même journal, il estime que si "l'Islam a trouvé sa place dans la République", il y a "urgence" à "bâtir un véritable pacte" avec cette religion, la deuxième en France. Selon M. Valls, il faudrait "revoir certaines règles pour tarir les financements extérieurs" du culte musulman "et accroître en compensation les possibilités de levées de fonds" en France.

AFP

Le roi du Maroc, Mohammed VI, a déclaré, hier, que la récente décision de son pays de réintégrer l'Union africaine (Ua) ne signifiait pas le renoncement du royaume à ses droits sur le Sahara occidental.

Le roi a tenu un discours télévisé à l'occasion du 17e anniversaire de la fête du trône au cours duquel il a abordé de nombreux thèmes dont l'épineux dossier du Sahara occidental. "La décision du Maroc de réintégrer sa famille institutionnelle africaine ne signifie en aucune manière le renoncement du royaume à ses droits légitimes ou la reconnaissance d’une entité fictive dénuée des attributs les plus élémentaires de souveraineté", a-t-il déclaré en référence au Sahara occidental, contesté par le royaume et les indépendantistes du Front Polisario. Rabat, qui considère cette ex-colonie espagnole annexée en 1975 comme une partie de son territoire, propose une large autonomie sous sa souveraineté.

Le Polisario, soutenu par Alger, réclame un référendum d'autodétermination. Mi-juillet, le Maroc a exprimé sa volonté de regagner l'Ua qu'il avait quittée en 1984 pour protester contre l'admission de la République arabe sahraouie démocratique proclamée par le Polisario."Si certains ont tenté de faire de 2016 une année décisive, le Maroc a, pour sa part, réussi à en faire l'année de la fermeté concernant la préservation de son intégrité territoriale", a poursuivi Mohammed VI, en référence à la récente brouille avec l'Onu après des propos de son secrétaire général, Ban Ki-moon.M. Ban avait parlé d'"occupation" du Sahara occidental lors d'une visite dans un camp de réfugiés sahraouis en Algérie, en mars.

En représailles, Rabat avait expulsé la majeure partie des membres civils de la mission de l'Onu au Sahara occidental (Minurso). Si le Maroc a récemment accepté le retour d'un tiers des membres expulsés, le Conseil de sécurité a réclamé, mardi, la poursuite du retour progressif de ses experts, déplorant que la Minurso "n'ait pas encore atteint sa pleine capacité de fonctionner".

La Minurso a été déployée en 1991 afin de veiller au respect du cessez-le-feu entre le Maroc et le Polisario et d'organiser un référendum.

AFP 

 Six pays d'Afrique centrale ont pris plusieurs mesures pour participer au financement du retour de la paix en Centrafrique lors d'un sommet, samedi, à Malabo, en Guinée équatoriale, dont les conclusions ont été publiées hier. Les six membres de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cemac) ont notamment décidé "d'apporter un soutien supplémentaire de quatre milliards de FCfa (environ six millions d'euros), à la charge du Cameroun, du Congo, du Gabon et de la Guinée équatoriale", indique la Cemac dans un communiqué reçu par l'Afp. 

Cette enveloppe servira à financer le lancement, en Centrafrique, du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (Ddr), est-il précisé.Les Etats-membres (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) ont aussi décidé "de l'octroi, par la Banque centrale, d'une avance exceptionnelle de neufs milliards de FCfa" à la Centrafrique. Les présidents Ali Bongo (Gabon), Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) et Denis Sassou-N'guesso (Congo) ont félicité leur homologue Faustin-Archange Touadéra "pour sa brillante élection", il y a quelques mois. La Centrafrique a basculé dans la guerre en 2013 après le renversement du président François Bozizé. Des violences communautaires entre rébellion Séléka et milices anti-Séléka ont conduit la France a lancé l'opération militaire Sangaris fin 2013, Paris redoutant alors "un génocide". Une mission des Nations unies (Minusca, près de 12.000 militaires et policiers) prend le relais de l'opération Sangaris dont la France a annoncé la fin pour octobre.

AFP 

 

Le sommet Côte d'Ivoire-Burkina Faso, tenu jeudi et hier, à Yamoussoukro, a permis aux deux voisins en froid de réchauffer leurs relations et de renforcer leur coopération, notamment dans la lutte antiterroriste.

Ce sommet du Traité de l'amitié et de la coopération (Tac) qui réunit traditionnellement les présidents et les gouvernements des deux voisins d'Afrique de l'Ouest, chaque année, n'avait pas eu lieu en 2015 en raison d'une brouille.
Il "marque un nouveau départ (...) mais surtout un tournant" pour "nos populations qui attendaient d'être rassurées sur la solidité de notre communauté de destin", a souligné le président ivoirien, Alassane Ouattara.

Le sommet est "un symbole fort de l’exemplaire coopération que nous bâtissons", a répondu le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, dont c'était la première visite en Côte d'Ivoire depuis son élection, fin 2015. "L'amitié et la coopération" entre les deux pays "ont survécu à nos prédécesseurs" et "nous survivront aussi", a-t-il présagé.
La lutte antiterroriste a été au cœur des débats. "Les questions sécuritaires font désormais partie intégrante de l'agenda, après les attaques terroristes (le 15 janvier à Ouagadougou, 30 morts, puis le 13 mars à Grand-Bassam, 19 morts) et en raison de la volatilité de la situation sécuritaire sous-régionale", a jugé M. Ouattara.  
"Face à la généralisation des actes terroristes, nous devons  (...) œuvrer au renforcement des outils régionaux de sécurité collective (...), approfondir les échanges en matière de renseignement et doter nos pays de capacités de réaction et d'intervention rapides", a-t-il déclaré.  
"La Côte d'Ivoire et le Burkina sont confrontés à des défis sécuritaires qui hypothèquent la marche de leur peuple vers le progrès (...) Nous devons conjuguer nos efforts", a, pour sa part, conclu le président Kaboré.

Les relations entre le Burkina et la Côte d'Ivoire, pays fortement liés qui ne formaient qu'un seul territoire au début de l'ère coloniale, sont anciennes. Quelque trois millions de Burkinabè vivent en Côte d'Ivoire. Les deux pays partagent, en outre, des ethnies communes comme les Senoufo ou les Lobie. Par ailleurs, le Burkina est dépendant de son voisin pour l'accès à la mer, ainsi que pour les importations.
Mais une série d'événements a troublé leurs relations.

"On n'en a pas parlé"
L'ancien président burkinabè Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par la rue en 2014 et jadis un des principaux soutiens de Ouattara, a trouvé refuge en Côte d'Ivoire où il vit en exil.
Naturalisé ivoirien en février, M. Compaoré fait l'objet d'un mandat d'arrêt lancé par la justice burkinabè. Un autre mandat d'arrêt contre le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, pour son implication présumée dans le coup d'Etat manqué contre le gouvernement de transition burkinabè en septembre 2015, n'a pas "arrangé les choses", selon une source gouvernementale ivoirienne.

"On n'en a pas parlé" pendant le sommet, a assuré le ministre des Affaires étrangères burkinabè, Alpha Barry, poursuivant en termes choisis : "Nous observons une nette séparation des pouvoirs (exécutif et judiciaire) aussi bien en Côte d'Ivoire qu'au Burkina. (...) Il y a eu des problèmes entre les deux pays et nous avons décidé de régler diplomatiquement les conséquences nées de cette affaire. On n'a pas décidé de régler l'affaire elle-même diplomatiquement."
Treize accords de coopération portant sur des domaines allant du télé-enseignement à l'éradication de la traite des enfants ont été signés, mais les deux pays ont surtout progressé sur trois grands chantiers. Première grande œuvre : l'autoroute de 1000 km entre Yamoussoukro et Ouagadougou. Les pays vont achever les études de chaque tronçon avant juillet 2017 et rechercher ensemble des financements pour ce projet d'un coût global de 2000 milliards de FCfa (9 milliards d'euros). "L'échéance dépendra des financements", a précisé le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Albert Mabri Toikeusse. Deuxième grand chantier, la ligne de chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya-Tambao, d'un coût total de 400 millions d'euros. Les pays ont signé un accord avec le groupe français Bolloré. Le pipeline d'hydrocarbures devant approvisionner le Burkina a aussi été discuté : une société dont 10 % du capital sera aux mains de l'Etat burkinabè va ainsi voir le jour. "Les grands projets structurants ont déjà été identifiés (...) nous devons nous atteler à les mener à terme", a exhorté le président Ouattara. Selon lui, "ces projets auront un impact considérable sur nos échanges bilatéraux, la vie des populations et de notre espace sous-régional."

AFP

Une force armée régionale alliée aux militaires nigérians a repris le contrôle de Damasak (nord-est du Nigeria), où les jihadistes de Boko Haram avaient tué plus de 200 personnes et kidnappé des centaines d'enfants lors de la prise de cette ville, il y a deux ans, a annoncé, hier, l'armée nigériane.

"Dans sa mission de reconquête des villes et des villages par la Mnjtf (Force d'intervention conjointe multinationale, Ndlr), les troupes réoccupent Damasak", indique l'armée dans un communiqué.  La Mnjtf, basée au Tchad, pays frontalier, comprend des forces du Nigeria, du Niger, du Cameroun, du Tchad et du Bénin, et a été mise en place pour tenter de mettre fin au conflit contre Boko Haram, qui ravage la région du lac Tchad depuis sept ans.
Damasak, situé à 180 kilomètres au nord de la capitale de l'Etat du Borno, Maiduguri, est au cœur d'une zone agricole et halieutique, et borde le Niger. Cette ville stratégique avait été capturée par les insurgés islamistes de Boko Haram en novembre 2014.

Les combattants avaient alors tué plus de 200 personnes et kidnappé 400 enfants, poussant plus de 14.000 personnes à se réfugier vers Diffa, au Niger voisin. Bien que l'armée nigériane ait affirmé avoir repris la ville en mars 2015, lors de la "bataille de Damasak", la zone restait infestée de combattants qui continuaient à mener des attaques au Nigeria et au Niger.

AFP

 

L’ancien président de la République du Dahomey (actuel Bénin) de 1968 à 1969, Emile Derlin Zinsou, est décédé, jeudi, à l‘âge de 98 ans, a appris l’Afp, hier, par un proche de la famille.

Emile Derlin Zinsou était l'oncle de Lionel Zinsou, Premier ministre de juin 2015 à avril 2016, et candidat malheureux à la présidentielle face à Patrice Talon, l'actuel président béninois.
"Nous sommes tous en deuil, l’ancien président Emile a rendu l'âme la nuit dernière, après 23 heures, à son domicile", a confié à l’Afp Gratien Ahouanmenou.
Homme politique béninois, Emile Derlin Zinsou a été propulsé à la présidence du Dahomey le 17 juillet 1968 par un régime militaire instauré un an plus tôt.
Il sera renversé en décembre 1969 à la suite d'un putsch. Il a été un farouche opposant au régime du général Mathieu Kérekou, qui a dirigé le pays de 1972 à 1991, puis de 1996 à 2006.
Il a toujours été suspecté dans une tentative de coup d'état menée par un groupe de mercenaires dirigé par le sulfureux Bob Denard, en 1977.
Les relations Kérekou - Zinsou se sont améliorées après la conférence nationale intervenue en février 1990. Emile Derlin Zinsou a d'ailleurs été nommé conseiller spécial du général Kérekou, revenu au pouvoir en 1996 à la suite d'une élection démocratique.
"Le général Mathieu Kérekou, malgré tout ce qu'il s'est passé, lui a fait confiance en le nommant conseiller spécial pour l'accompagner", a expliqué à l'Afp un ancien ministre de Kérekou.

AFP

Au moins onze personnes sont mortes et près de 30.000 autres ont été déclarées sans-abris depuis juin au Niger, après des inondations catastrophiques provoquées par de fortes pluies, particulièrement dans des zones situées en plein désert, a annoncé l'Onu hier.

"Au 25 juillet, le bilan de ces intempéries faisait état de 29.888 personnes sinistrées et de onze morts", précise le bulletin du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'Onu (Ocha) à Niamey. La majorité des victimes et les dégâts matériels les plus lourds se concentrent dans les deux régions les plus désertiques de ce pays sahélien, à Tahoua (ouest) - 7 morts et 5.321 sinistrés -, et Agadez (nord) - 3 morts et 18.448 personnes sans-abris. Dans ces deux zones d'élevage et de maraîchage, les intempéries ont décimé 19.536 têtes de bétail (vaches, chèvres, moutons, chameaux) et dévasté plusieurs centaines d'hectares de jardins, selon les chiffres des autorités locales. Des images diffusées par la télévision publique montrent des routes coupées par les torrents et des cadavres d'animaux en putréfaction. A Agadez, plus importante ville du nord, les précipitations ne dépassent généralement pas 100 à 130 millimètres par an, et les inondations sont rares. Mais depuis juin, il est tombé jusqu'à 115 millimètres d'eau en seulement quelques heures dans certaines zones situées au cœur du désert, selon les relevés météorologiques. Les autorités nigériennes et les agences de l'Onu ont déjà procédé à des distributions de vivres aux sinistrés. La saison des pluies bat son plein au Niger, pays régulièrement victime de graves crises alimentaires en raison de la sécheresse.

AFP

 Les Premiers ministres ivoirien, Daniel Kablan Duncan, et burkinabè, Paul Kaba Thieba, ont évoqué la coopération antiterroriste entre leurs deux pays à l'ouverture de la 5e Conférence au sommet de leur traité de l'amitié et de la coopération (Tac). 

Les deux pays ne "doivent pas perdre de vue les menaces auxquelles nous devons faire face (...) avec son cortège d’attaques et d'attentats aveugles", a affirmé M. Kablan Duncan hier à Yamoussoukro. "Le terrorisme nécessite une réponse adaptée. Je salue la coopération exemplaire entre nos services après les attaques de Ouagadougou (janvier, 30 morts) et Grand-Bassam (mars, 19 morts). Le destin de nos Etats et de nos peuples sont si indissociables que seule la solidarité et la mutualisation de nos stratégies et moyens peuvent (...) vaincre l'ennemi", a-t-il dit.

Le Premier ministre burkinabè a été sur la même longueur d'onde, estimant qu'il fallait "conjuguer les efforts dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière".
Ce sommet, qui, chaque année, réunit traditionnellement les présidents mais aussi les gouvernements des deux voisins d'Afrique de l'Ouest, n'avait pas eu lieu en 2015 en raison d'une brouille entre les deux pays. 

Une dizaine d'accords doivent être signés entre ces deux Etats lors du sommet. La construction de l'autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou et de la ligne de chemin de fer entre les deux pays et la fourniture d'électricité ivoirienne au Burkina doivent également être au centre des discussions qui se termineront, vendredi, en présence des deux présidents. Le Premier ministre burkinabè était accompagnée de treize ministres et d'autres devaient arriver dans la journée avec le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, dont ce sera la première visite officielle chez son voisin. 

Les relations entre le Burkina et la Côte d'Ivoire, pays fortement imbriqués sur les plans politiques et économiques, sont anciennes. Quelque trois millions de Burkinabè vivent notamment en Côte d'Ivoire, selon l'Institut ivoirien de la statistique et de la démographie.

AFP

Le président cap-verdien, Jorge Carlos Fonseca, élu en 2011, a annoncé, lors d'une cérémonie publique, mercredi soir, être candidat à sa propre succession au scrutin prévu le 2 octobre selon le calendrier électoral officiel.

"Je suis candidat à l'élection présidentielle du 2 octobre", a déclaré M. Fonseca, 65 ans, s'exprimant lors d'une cérémonie de présentation d'un recueil de ses discours officiels à Praia. "J'ai décidé de suspendre l'exercice de mes fonctions en tant que président de la République et être juste un candidat", a-t-il ajouté. Jusqu'au scrutin, les fonctions de chef de l'Etat seront assurées, par intérim, par le président de l'Assemblée nationale, Jorge Pedro Mauricio dos Santos.

La Constitution cap-verdienne stipule que le président de la République candidat à sa propre succession doit arrêter d'exercer ses fonctions officielles 60 jours avant la date du scrutin. 
Jorge Carlos Fonseca, du Mouvement pour la démocratie (Mpd, libéral), avait été élu au second tour de la présidentielle, en août 2011, avec plus de 54 % des voix, face à Manuel Inocencio Sousa, du Parti africain de l'indépendance du Cap-Vert (Paicv, socialiste, ex-parti unique).

Selon des analystes, M. Fonseca part favori au scrutin en raison de sa popularité et du fait que l'actuel Premier ministre, Ulisses Correia e Silva, est de son parti. Au Cap-Vert, le régime est semi-parlementaire, l'exécutif étant dominé par le Premier ministre. Ulisses Correia e Silva, vainqueur des dernières législatives, a prêté serment le 22 avril, mettant fin à la cohabitation qui existait alors depuis 2011 avec le Paicv, formation désormais dans l'opposition qui n'a pas encore annoncé de candidat au scrutin.

AFP

 La Cour constitutionnelle du Gabon a rejeté les recours introduits par trois opposants contre la candidature du chef de l'Etat, Ali Bongo Nimba, à l'élection présidentielle du 27 août, selon une décision consultée, jeudi, par l'Afp.

Trois des principaux candidats d'opposition à la présidentielle avaient saisi la Cour, le 18 juillet, afin de faire invalider la candidature du président sortant, qu'ils accusent inéligibilité. Dans une décision datée du 25 juillet, la juridiction suprême a déclaré "irrecevables" les recours de l'ancien président de la Commission de l'Union africaine Jean Ping, l'ex-président de l'Assemblée nationale Guy Nouba Ndama et de l'ancien ministre Pierre-Claver Magagna Moussa. "Non seulement l'acte de naissance incriminé n'a pas été produit au dossier soumis à l'examen de la Cour" mais, en outre, "celle-ci ne peut pas se prononcer sur la validité des actes d'état civil" qui relève de la compétence des juridictions de droit commun, s'est-elle justifié.

Ses détracteurs affirment que le dirigeant gabonais, élu en 2009, à la mort de son père, est un enfant nigérian adopté par l'ex-président Omar Bongo à la fin des années 1960 et l'accusent d'avoir falsifié son état civil. Selon cette thèse, il ne peut pas être président en vertu de la Constitution, qui impose d'être né gabonais. L'opposition avait, dans un premier temps, affirmé avoir déposé "des milliers de recours" en contestation devant la Commission électorale nationale (Canapé). En vain, puisque celle-ci avait validé, mi-juillet, 14 candidatures, dont celle d'Ali Bongo.

La Cour constitutionnelle représentait l'ultime recours légal possible, et une fois rendues, ses décisions sont sans appel. 

AFP

Après l'assassinat d'un prêtre dans une église par deux jihadistes, les dignitaires religieux français, le président François Hollande et des responsables politiques ont assisté, hier, à une messe en la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, donnant une image de cohésion d'une France ébranlée par une succession d'attentats.

Loin des polémiques politiques surgies après l'attentat du 14 juillet sur les conditions de sécurité à Nice (84 morts) et des huées qui avaient accueilli le Premier ministre Manuel Valls venu rendre hommage aux victimes, la cérémonie à Notre-Dame était empreinte de gravité et de recueillement. Avant leur sortie de l'édifice religieux, le président socialiste et l'archevêque de Paris, André Vingt-Trois, ont été applaudis. Dans l'assistance figuraient de nombreux responsables politiques de la majorité et de l'opposition de droite, dont l'ex-président Nicolas Sarkozy. Dans la matinée, les responsables religieux français avaient affiché, à l'issue d'une rencontre avec François Hollande, leur unité pour appeler leurs fidèles à résister à la "guerre de religions" voulue par l'organisation Etat islamique.

Pour Mgr Vingt-Trois, les croyants de France "ne doivent pas se laisser entraîner dans le jeu politique" de l'Ei qui "veut dresser les uns contre les autres les enfants d'une même famille".
En route pour les Journées mondiales de la jeunesse (Jmj) en Pologne, le pape François a, lui aussi, plaidé pour la paix. Si "le monde est en guerre", il s'agit "d'une guerre d'intérêts, d'argent, de ressources, pas de religions", a-t-il déclaré.L'enquête sur l'attaque contre l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (nord-ouest) a permis d'établir l'identité d'un premier assaillant, Adel Kermiche, un Français de 19 ans habitant la commune.

Issu d'une famille d'origine algérienne sans histoire, mais souffrant de troubles du comportement, il était assigné à résidence avec un bracelet électronique depuis mars, après une dizaine de mois en prison, dans l'attente d'un procès pour avoir tenté à deux reprises, en 2015, de se rendre en Syrie. L'identification de son complice dont le corps a été criblé par les balles des policiers, n'a pas encore été formellement établie. Les enquêteurs suspectent cependant un homme de 19 ans, Abdel Malik P., originaire de l'est de la France. La presse française dans son ensemble a demandé des "actes" au gouvernement, et aux Français de "faire bloc" alors que les attentats se multiplient depuis dix-huit mois contre le pays, engagé dans la lutte internationale contre l'Ei en Irak et en Syrie.Dans un éditorial, le quotidien Le Monde souligne la nécessité de résister à la violence terroriste. "Ne pas y céder, jamais, est le premier acte de résistance d’une société telle que la nôtre – c’est aussi son honneur – et une première défaite infligée à l’ennemi".

AFP

Après deux ans d'absence, l'opposant historique congolais Étienne Tshisekedi est arrivé, hier, à Kinshasa où l'ont accueilli, avec ferveur, plusieurs milliers de ses partisans, dans un climat politique tendu lié aux incertitudes entourant la prochaine élection présidentielle.

Le jet privé le transportant, en provenance de Belgique, a atterri peu après 14h00 locales (13H00 Gmt), ont constaté des journalistes de l'Afp.
Vêtu d'un costume sombre, d'une chemise bleu ciel et coiffé de sa légendaire casquette, M. Tshisekedi est finalement descendu de l'avion quarante minutes après l'atterrissage.
Accompagné de son épouse, il a été accueilli au pied de l'appareil par une dizaine de responsables d'opposition, en présence du chef de la police de Kinshasa et d'agents de la Mission de l'Onu en République démocratique du Congo (Monusco).

L'opposant, âgé de 83 ans, est apparu assez affaibli, et s'est aussitôt engouffré dans une jeep, précédée par des véhicules de police. M. Tshisekedi avait été évacué de Kinshasa par avion médicalisé le 16 août 2014. Il a ensuite passé deux ans en convalescence en Belgique, l'ancienne puissance coloniale. 

L'homme politique est encore très populaire à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Opposant sous la dictature de Mobutu Sese Seko (1965-1997), et sous le régime de son successeur Laurent-Désiré Kabila (le père de l'actuel chef de l'État congolais), M. Tshisekedi était arrivé deuxième de la présidentielle de 2011 dont il avait rejeté les résultats.

AFP

Le président zimbabwéen, Robert Mugabe, soucieux de réaffirmer son pouvoir après de récentes manifestations contre son régime, s'en est pris violemment, hier, aux militants anti-gouvernement, aux anciens combattants et aux ambassades étrangères, les menaçant de représailles.

"Tous ces Mawarire, je veux les mettre en garde très fermement", a déclaré Robert Mugabe, en référence au pasteur Evan Mawarire, chef de la fronde citoyenne au Zimbabwe à l’initiative d'une grève générale bien suivie le 6 juillet. Le parti au pouvoir de la Zanu-Pf "ne tolèrera pas ces bêtises bâties sur la religion", a-t-il prévenu à Harare au cours d'un discours de 45 minutes. "Nous savons comment gérer nos ennemis qui ont tenté de mener à un changement de régime dans le pays", a menacé le président devant des milliers de ses partisans réunis à l'extérieur du quartier général de son parti. M. Mugabe s'en est aussi pris, une nouvelle fois, aux ambassades étrangères, accusées de soutenir les manifestants. "Les ambassades étrangères dans le pays (...) interfèrent dans notre politique (...). Je les préviens qu'elles feraient bien de cesser", a-t-il lancé. "Elles essaient de saboter notre gouvernement", a-t-il dit. Les autorités zimbabwéennes ont déjà accusé les ambassades américaine et française de soutenir le mouvement Le Drapeau du pasteur Mawarire.

AFP 

Moins de quinze jours après le carnage de Nice, la France se retrouvait, à nouveau, en état de choc après l'égorgement, hier, par deux jihadistes, d'un prêtre dans son église ; une attaque menaçant de fracturer davantage une société meurtrie.

Il s'agit de la première attaque contre un lieu de culte catholique en Europe revendiquée par le groupe Etat islamique, la portée symbolique de cet attentat amplifiant encore l'onde de choc.
"Attaquer une église, tuer un prêtre, c'est profaner la République qui garantit la liberté de conscience", a réagi, hier soir, le président François Hollande dans une allocution solennelle. Il a exhorté une nouvelle fois les Français à "faire bloc" et à ne pas se diviser face à "une guerre" visant la "démocratie" française.
Car la polémique enclenchée au lendemain de l'attentat de Nice (84 morts le 14 juillet) a déjà commencé à rebondir, l'opposition de droite et d'extrême droite mettant en cause l'efficacité de la lutte antiterroriste menée par le gouvernement.

D'autant que, selon une source proche de l'enquête, un des deux assaillants était déjà inculpé pour lien avec le terrorisme et avait été placé en détention avant de bénéficier d'une liberté conditionnelle. L'assaillant connu des services antiterroristes avait tenté de rallier la Syrie par deux fois en 2015, selon une source proche de l'enquête. Depuis sa libération, il avait obligation de porter un bracelet électronique permettant à la police de le localiser en permanence.

Sous le feu de l'opposition depuis l'attentat de Nice, le président Hollande a réitéré "la détermination absolue" du gouvernement à lutter contre le terrorisme. "Le gouvernement applique et appliquera avec la plus grande fermeté les lois qui ont été adoptées. Mais restreindre nos libertés, déroger à nos règles constitutionnelles, n'apporterait pas d'efficacité à la lutte contre le terrorisme", a-t-il martelé, en dénonçant "les surenchères, les polémiques, les amalgames et les suspicions".

- 'Guerre de religion' –
Dans plusieurs villes comme Lyon (centre-est) et Montpellier (sud-est), des messes ont été célébrées, hier soir, à la mémoire du prêtre assassiné. La Conférence des évêques a appelé les catholiques français à une "journée de jeûne et de prière" vendredi. Chrétiens, musulmans ou juifs, les représentants des cultes en France ont affiché leur solidarité dans le deuil avec leurs "frères" catholiques, appelant à "l'unité". "En s'attaquant à un prêtre, on voit bien quel est l'objectif : jeter les Français les uns contre les autres, s'attaquer à une religion pour provoquer une guerre de religions", a mis en garde le Premier ministre Manuel Valls sur la chaîne de télévision privée TF1.

Cela faisait plus d'un an que la menace d'une attaque contre un lieu de culte chrétien planait en France, notamment depuis l'échec d'un projet d'attentat, en avril 2015, contre une église catholique de Villejuif, en banlieue parisienne. Si depuis 2015 la sécurité des quelque 700 écoles et synagogues juives et plus de 1.000 des 2.500 mosquées du pays a été renforcée, il semble illusoire d'appliquer un même niveau de sécurité aux 45.000 églises catholiques.

AFP 

C’est un conflit comme jamais vu dans l’histoire de l’humanité. Une sourde bataille aussi silencieuse que meurtrière. Les par à-coups de son déroulement rétrécissent –voire annihilent-les effets de la prévention contre ses effets. Comment faire pour lutter contre un adversaire qui intègre la mort comme une norme, un simple rite de passage, voire un aboutissement souhaité et voulu ? Les plus grandes puissances militaires et sécuritaires au monde paraissent désarmées. C’est au cœur du monde occidental, quinze ans après « le 11 septembre », que le terrorisme a fini de révéler la véritable nature de ses desseins. Se réclamant de Daesh, -les médias les ont présentés comme tels et l’organisation l’a confirmé quelques heures après le drame-, deux individus armés sont entrés dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, en Normandie, alors qu’une messe s’y déroulait ; ils ont pris en otage un prêtre, des sœurs et quelques fidèles. Avant que la police française ne donne l’assaut et ne les élimine, ils ont eu le temps d’égorger le prélat.La France est l’un des pays les plus visibles dans le tableau de commande de ces assassinats dans la fresque que fait Daesh de la géographie de ses ennemis. Normal, Marianne est une vieille terre chrétienne et la place qu’elle occupe actuellement dans le concert des nations, son Histoire, ses influences diplomatiques et son action militaire ne pouvaient qu’en faire une cible pour ceux qui entendent dérouler de nouvelles croisades, cette fois-ci, dans l’autre sens. 

Les stratèges de Daesh entendent installer la peur dans tous les pays où l’Islam cohabite avec les autres religions révélées. Pire, derrière l’idée de « terroriser » les populations ennemies et de déstabiliser leurs Etats, apparaît aussi « la volonté de frapper des pays abritant une forte proportion de musulmans dans le but de fragiliser ces sociétés et d’y détruire toute coexistence religieuse », comme l’écrit Le Monde.Daesh veut la fin des « zones grises », ainsi qu’appellent ses communicants ces « zones crépusculaires » où vivraient la majorité des musulmans, « entre lumière et obscurité, entre le califat et le monde des infidèles ». C’est un modèle de société que les djihadistes entendent effacer de la surface de la terre. Ils veulent tuer l’humanisme. Et l’Humanité.

Par Samboudian KAMARA

Au moins 13 personnes ont été tuées, hier, près de l'aéroport de Mogadiscio, dans un double attentat-suicide à la voiture piégée revendiqué par les islamistes shebab, démontrant, une nouvelle fois, la capacité de nuisance du groupe affilié à Al-Qaïda au cœur de la capitale somalienne.

"Au moins 13 personnes ont été tuées dans deux explosions. Un des véhicules a explosé près d'un poste de contrôle et un autre près d'un bâtiment de l'Onu", vers 09H00 (06H00 Gmt), a annoncé un responsable de la police, Bishaar Abdi Gedi.
Des tirs ont suivi les deux explosions qui ont eu lieu aux abords de locaux de l'Onu et de la force de l'Union africaine (Ua) en Somalie (Amisom), mais ont rapidement cessé, selon un journaliste de l'Afp sur place.
Le représentant spécial de l'Onu pour la Somalie, Michael Keating, et son alter ego de l'Ua, Francisco Madeira, ont condamné l'attaque qui n'a pas fait de victime parmi les employés de l'Onu, a précisé M. Keating.
Les forces de sécurité somaliennes et celles de l'Amisom ont bouclé le périmètre, protégé par des engins blindés.
Les militants islamistes radicaux shebab ont revendiqué cette nouvelle attaque dans la capitale somalienne.

AFP

Le Conseil de sécurité a prolongé, hier, le mandat des Casques bleus en République centrafricaine en l'adaptant pour tenir compte de  l'élection du nouveau président Faustin-Archange Touadéra et de la fin prochaine de l'opération militaire française Sangaris.

Aux termes d'une résolution proposée par la France et adoptée à l'unanimité, le mandat de la Minusca (mission de l'Onu en République centrafricaine) est prolongé jusqu'au 15 novembre 2017 avec le même niveau d'effectifs, soit près de 13.000 soldats et policiers.

Le Conseil se réserve néanmoins la possibilité de réviser ces effectifs à tout moment. Il souligne que "la situation de sécurité s'est améliorée, mais reste fragile en raison de la présence de groupes armés". 
Avec la réduction des forces françaises Sangaris à 350 hommes -- contre 2.500 au plus fort de la crise -- la Minusca se retrouve en première ligne pour assurer la sécurité en attendant que l'armée centrafricaine redevienne efficace, une perspective encore lointaine.

Jusqu'à la fin de l'opération Sangaris, prévue en octobre, les 350 soldats français continueront de constituer une réserve tactique, autorisée à prêter main forte à la Minusca en cas de besoin. "La transition réussie, il faut maintenant réussir la stabilisation", a déclaré l'ambassadeur français François Delattre. "La tâche est lourde, mais la Minusca (...) a les moyens de la relever". La mission "devra établir sa crédibilité à l'égard des groupes armés", a-t-il expliqué.

La résolution détaille en 16 pages les priorités des Casques bleus maintenant que la transition politique est arrivée à son terme avec l'élection, en février, du nouveau président. 
La priorité numéro un reste la protection des civils. Pour cela, la Minusca est invitée à adopter "une posture souple et mobile" et à "patrouiller de manière active". Le Conseil demande aux pays fournissant des Casques bleus de mieux les entraîner et les équiper, et de leur donner des capacités en matière de renseignement pour anticiper les attaques.

Parmi les autres tâches essentielles figurent la promotion des droits de l'Homme, la sécurisation de l'aide humanitaire et une assistance apportée au nouveau gouvernement centrafricain, afin qu'il mène "un dialogue national inclusif" et qu'il "étende rapidement l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire.

AFP

Six candidats défaits à l'élection présidentielle au Tchad d'avril dernier, qui contestent la réélection d'Idriss Deby Itno, ont uni leurs forces, hier, pour "mener des actions avant et après" la cérémonie d'investiture du président tchadien, le 8 août.

"Vingt-neuf partis politiques ont décidé de créer un nouveau regroupement politique, le Front de l'opposition nouvelle pour l'alternance et le changement (Fonac)", a annoncé le chef de l'opposition, Saleh Kebzabo, lors d'un point de presse.
"Ce regroupement s'est constitué autour des six candidats à l'élection présidentielle pour poursuivre la lutte et mener des actions avant et après le 8 août, date de l'investiture d'Idriss Deby", a-t-il indiqué.
Le président Deby, 64 ans, a été réélu, en avril, au premier tour, pour un cinquième mandat avec 61,56 % contre seulement 12,80 % pour Saleh Kebzabo, selon les résultats officiels. Un "hold up électoral", pour ses adversaires.
"Dans l'intérêt suprême de la nation, tous les Tchadiens doivent se mobiliser pour défendre leur vote volé le 10 avril 2016", selon le nouveau regroupement politique. 
Le Tchad de M. Deby est un allié de la France et des Occidentaux dans la lutte contre les groupes armés islamistes en Afrique centrale, notamment contre le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, et dans le Sahel. La capitale N'Djamena est ainsi le Qg de l'opération militaire française Barkhane au Sahel.
Idriss Deby Itno a pris le pouvoir en 1990, en renversant Hissène Habré, condamné, le 30 mai, par un tribunal spécial africain à Dakar, à la prison à vie pour crimes contre l'humanité pendant son règne de 1982 à 1990.

AFP 

Un sommet réduit de la Ligue arabe s'est ouvert, hier, à Nouakchott, en Mauritanie, sans les poids lourds saoudien et égyptien et sur fond de divisions face aux crises persistantes dans la zone.

Seuls six chefs d'Etat ont fait le déplacement pour se retrouver autour de leur homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, et le sommet annuel a été ramené à un seul jour, au lieu de deux initialement prévus. Ouvert peu avant 12H00 locales (et Gmt), il devait donc se résumer à une après-midi de débats. Les émirs du Qatar, du Koweït, les présidents du Yémen, du Soudan, des Comores et de Djibouti étaient présents, ainsi que le Tchadien Idriss Deby Itno, invité en tant que président en exercice de l'Union africaine (Ua) et du groupe dit G5 Sahel. Initialement annoncés, le roi Salmane d'Arabie saoudite est absent pour "raisons de santé" et le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, président sortant de la Ligue arabe, n'est pas venu pour cause d’"agenda intérieur chargé", a confié à l'Afp une source au sein de l'organisation panarabe qui compte normalement 22 pays membres, mais aujourd'hui 21 avec la suspension de la Syrie. Des pays comme le Liban et la Libye, qui n'ont pas de président, sont représentés par leur Premier ministre. Ce qui aboutit à une participation "moyenne" dans les annales des sommets arabes, d'après des spécialistes. Le Premier ministre désigné du gouvernement libyen d'union nationale (Gna), Fayez al-Sarraj, a rappelé que son pays, en proie au chaos, combattait le groupe Etat islamique (Ei), qui s'y est implanté fin 2014 en profitant du chaos politique et sécuritaire né de la chute du régime de Mouammar Kadhafi, en 2011. "Il s'agit d'un corps étranger qui vient s'incruster dans le corps de notre pays et nous devons le combattre", a dit M. al-Sarraj, exhortant la communauté internationale à coopérer avec son gouvernement pour "stopper le déferlement des armes en Libye", rejetant par la même occasion "toute intervention extérieure".

"Réorienter le discours religieux"
Auparavant, dans l'allocution inaugurale de la rencontre, le Premier ministre égyptien, Chérif Ismaïl, avait appelé à une "stratégie arabe de lutte contre le terrorisme". "Nous devons réorienter le discours religieux que des éléments terroristes exploitent à leurs fins pour semer la terreur, la mort et la destruction", avait déclaré M. Ismaïl. Abondant dans le même sens, le président mauritanien a dénoncé "la violence aveugle des terroristes" et "les intervention extérieures qui alimentent l'instabilité dans le monde arabe".Mohamed Ould Abdel Aziz avait aussi jugé que "l'instabilité dans la région continuera tant que la question palestinienne ne sera pas réglée", dénonçant les "exactions" d'Israël en Palestine et la poursuite de "sa politique de colonisation".Il avait également appelé à des solutions politiques pour les conflits en Syrie, en Libye et au Yémen, pour permettre au monde arabe "d'envisager le développement durable" dans la stabilité. Idriss Deby Itno avait, de son côté, salué le principe de la création d'une "force arabe commune (figurant au programme du sommet), comme c'est le cas pour l'Ua", et prôné des investissements arabes en Afrique.La création de cette force, destinée à combattre les groupes terroristes, avait été annoncée à l'issue du dernier sommet de la Ligue, en mars 2015, à Charm el-Cheikh, en Egypte, mais sur laquelle les pays ont échoué depuis à se mettre d'accord.Face à ces divisions, le Maroc avait renoncé, en février dernier, à accueillir le sommet 2016, n'estimant pas réunies les conditions d'un succès et redoutant "une fausse impression d'unité et de solidarité (...) dans un monde arabe qui traverse une période difficile".

AFP

Le ministre allemand de l'Intérieur a rejeté, hier, tout "soupçon généralisé" à l'encontre des réfugiés après les attentats ou agressions des derniers jours, perpétrés notamment par des demandeurs d'asile, qui ont frappé le pays. "Nous ne devons pas porter de soupçon généralisé contre les réfugiés, même s'il y a des procédures qui sont engagées dans des cas isolés" contre eux, a déclaré Thomas de Maizière au groupe de presse Funke à la lumière des récentes tragédies. Le Syrien de 27 ans tué dans l'explosion de la bombe qu'il portait dimanche soir près d'un festival de musique à Ansbach (sud), probablement lors d'un attentat-suicide selon les autorités locales, était un demandeur d'asile dont la demande avait été rejetée il y a un an. Il était en instance d'expulsion vers la Bulgarie, selon Berlin. Il y a tout juste une semaine, un autre demandeur d'asile, se présentant comme Afghan, a blessé plusieurs passagers d'un train ainsi qu'une passante à coup de hache et de couteau à Wurtzbourg (sud), un acte qu'il a dit avoir commis au nom du groupe jihadiste Etat islamique.

Enfin, dimanche, un demandeur d'asile syrien de 21 ans a tué une femme de 45 ans d'un coup de machette à la tête, cette fois lors d'une crise de rage pour une affaire passionnelle, selon la police.M. de Maizière a tenu à rappeler que 59 procédures pour soupçon d'appartenance à des organisations terroristes étaient actuellement en cours concernant des réfugiés en Allemagne, "et cela, par rapport à plusieurs centaines de milliers de gens nouvellement arrivés".

La porte-parole ajointe du gouvernement allemande, Ulrike Demmer, a, pour sa part, indiqué que le risque criminel représenté par les réfugiés dans le pays n'était proportionnellement "pas plus grand que dans le reste de la population".

Le ministre de l'Intérieur a toutefois plaidé pour des vérifications des services de sécurité renforcées avant l'entrée des migrants dans le pays. Et il a souligné les efforts de Berlin pour ramener le nombre des migrants qui arrivent en Allemagne "à un niveau bas et soutenable".

Un nombre record d'un million y étaient arrivés l'an dernier, fuyant notamment la guerre en Syrie.

AFP

L'agresseur, âgé d'une vingtaine d'années, s'est rendu à la police. Des dizaines de personnes ont également été blessées.

Au moins 15 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées dans la nuit de lundi à mardi par un homme armé d'un couteau à Tokyo. L'attaque a eu lieu dans un centre pour handicapés mentaux de la ville de Sagamihara, à une trentaine de kilomètres à l'ouest de la capitale nippone.

L'attaque s'est déroulée vers 2h30 du matin, heure locale. L'assaillant, âgé d'une vingtaine d'années, s'est ensuite rendu à la police, disant être l'auteur de la tuerie, a précisé un porte-parole de la police de la préfecture de Kanagawa. Il a expliqué aux policiers qu’il était un ancien employé, selon la télévision NHK. Selon un autre média, le suspect a dit à la police "Je veux me débarrasser des handicapés de ce monde".

AFP

L'auteur de la fusillade de Munich, en Allemagne, qui a fait 9 morts et 35 blessés vendredi, avait préparé son geste "depuis un an", mais n'a pas choisi ses victimes au moment de passer à l'acte, ont annoncé, hier, les autorités locales.

Le jeune Germano-iranien de 18 ans "a préparé son geste depuis un an, c'est-à-dire qu'il a planifié son geste depuis l'été dernier", a déclaré Robert Heimberger, le chef de la police bavaroise, lors d'une conférence de presse. Au total, cinquante-huit balles ont été retrouvées sur les lieux de la tuerie, tirés par un pistolet acheté illégalement sur internet, et 300 autres dans son sac à dos. Outre la fascination qu'il portait à Anders Behring Breivik, auteur du massacre de 77 personnes en Norvège, il y a cinq ans, la police estime que le tireur a été influencé par une précédente crise de folie meurtrière en Allemagne : à Winnenden (sud-ouest), en mars 2009, un jeune homme de 17 ans avait tué 15 personnes dans son ancien collège, avant de se suicider. "Les premières observations aboutissent à la conclusion qu'il s'est intéressé à cet acte" en allant visiter la ville et y prendre des photos il y a un an, "et qu'il a planifié ensuite son propre acte" de tuerie, a précisé le chef de la police. Les photos, datées, ont été retrouvées sur son appareil photo. C'est ce qui permet aux enquêteurs de parler de préparatifs ayant duré une année.

D'après l'enquête, l'auteur de la fusillade de vendredi à Munich n'a toutefois pas ciblé spécifiquement ses victimes aux abords du centre commercial, a précisé le procureur de Munich, Thomas Steinkraus-Koch, durant cette conférence de presse.

AFP


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