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Actualités Internationales (2809)

La Guinée s'est dotée, cette semaine, d'un nouveau code pénal qui supprime la peine de mort, a appris l'Afp, hier, auprès de députés et de l'Ong Amnesty International, selon laquelle la dernière exécution capitale dans le pays remonte à quinze ans.

Le nouveau code pénal ainsi que le nouveau code de procédure pénale ont été adoptés par l'Assemblée nationale lundi. Pour entrer en vigueur, les deux textes doivent encore être promulgués par le chef de l'Etat, Alpha Condé, à une date non déterminée.

Ils ont été votés par la majorité des députés, ont affirmé à l'Afp deux des parlementaires, Ousmane Gaoual Diallo (opposition) et Mamadi Kandé (majorité).

Le nouveau code pénal "ne dit rien concernant la peine de mort. Nous sommes dans un moratoire. Il est silencieux sur la question", a précisé M. Kandé. "Concernant la peine de mort, la Guinée s'achemine vers ce qu'on appelle un moratoire de droit. Ce n'est pas encore l'abolition.

Mais nous passons du moratoire de fait au moratoire de droit", a déclaré, à l'issue du vote, le ministre de la Justice, Cheick Sako, selon des propos rapportés, cette semaine, par des médias locaux. Le nouveau code pénal "supprime la peine de mort de la liste des peines applicables et, pour la première fois, criminalise la torture", fait, de son côté, valoir Amnesty International dans un communiqué, assimilant cette suppression à une abolition de la peine capitale. "Quinze ans après avoir procédé à sa dernière exécution, la Guinée, en adoptant ce code pénal, devient le 19e pays d'Afrique à abolir la peine de mort pour tous les crimes, se plaçant du bon côté de l'Histoire", se félicite François Patuel, chercheur pour l'Afrique de l'Ouest à Amnesty International, cité dans le communiqué.

De même source, la nouvelle loi punit la torture "de peines allant d'une amende de 500.000 francs guinéens (60 euros) à 20 ans d'emprisonnement". L'Ong s'inquiète, cependant, du fait que la nouvelle loi "ne prévoit pas de peines explicites" pour "certaines formes de tortures les plus fréquentes (...) définies comme des traitements cruels et inhumains". C'est le cas "notamment du viol, des décharges électriques, des brûlures, des positions douloureuses, de la privation sensorielle et des simulacres d'exécution et de noyade". Amnesty invite le président à demander une révision du texte avant de le promulguer, pour ne pas risquer de renforcer "la culture de l'impunité pour les forces de sécurité".

AFP 

L'Union africaine a commencé à plancher sur un retrait de sa force basée en Somalie (Amisom), où elle œuvre à la stabilisation du pays, à compter d'octobre 2018, selon les dernières délibérations du Conseil de paix et de sécurité (Cps) de l'Ua.

Lors de sa 608e rencontre, le 29 juin, consacrée à la Somalie, le Cps a discuté d'un calendrier prévoyant que l'Amisom resterait encore deux ans en Somalie, avant de se retirer et de transférer ses prérogatives à l'armée somalienne d'ici à décembre 2020.

Le Cps "prend note de la chronologie indicative pour une stratégie de sortie de l'Amisom présentée par la Commission de l'Ua", peut-on lire dans un document résumant les décisions prises lors de cette rencontre et publié, mercredi, sur le site du Cps. Ce calendrier "met la priorité sur les gains et la consolidation de territoires par l'Amisom et les Snsf (Forces nationales et de sécurité somaliennes) d'ici à 2018". Il prévoit ensuite "un retrait et transfert des responsabilités sécuritaires vers les Snsf entre 2018 et décembre 2020".

L'Amisom est déployée en Somalie depuis 2007, où ses quelque 22.000 soldats soutiennent le fragile gouvernement somalien contre les islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda, qui ont juré sa perte. La puissance de feu supérieure de l'Amisom a permis de chasser les shebab de Mogadiscio en août 2011. Ceux-ci ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions, mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent leurs opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent jusque dans la capitale. L'Amisom dont le mandat doit être renouvelé en juillet, a connu un certain nombre de revers ces derniers mois. Elle a du mal à s'adapter à la stratégie de guérilla des shebab et est handicapée par le manque de moyens, de coordination et tout simplement de motivation.

Face à l'absence de progrès notables et aux problèmes de financement de l'Amisom, l'Ouganda, qui en fournit le contingent le plus important, avec environ 6.000 hommes, a récemment indiqué envisager de retirer ses troupes de Somalie d'ici la fin 2017. Le Kenya avait, lui aussi, menacé de retirer ses quelque 3.700 soldats de l'Amisom, après que l'Union européenne eut décidé, en janvier, de réduire de 20 % sa contribution à la force de l'Ua en Somalie.

AFP 

Près de 300 personnes ont péri dans un attentat-suicide, dimanche, à Bagdad, revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (Ei), l'un des plus meurtriers jamais commis en Irak, selon un nouveau bilan fourni hier.

L'attentat au véhicule piégé a fait au moins 292 morts et quelque 200 blessés, a indiqué la ministre de la Santé, Adila Hammoud, dans un communiqué, révisant une nouvelle fois à la hausse un précédent bilan de 250 morts. Selon le communiqué, 115 corps ont été identifiés et remis à leurs familles alors que les examens se poursuivent pour identifier 177 autres personnes tuées dans l'attaque menée dans le quartier majoritairement chiite et animé de Karrada, dans le centre de Bagdad. La puissante explosion du véhicule bourré d'explosifs a dévasté la rue bondée, détruisant des bâtiments et provoquant d'énormes incendies. Elle s'est produite au moment où les Irakiens faisaient leurs courses avant l'Aïd-el-fitr, marquant la fin du mois de jeûne du Ramadan. Le bilan n'a cessé de s'aggraver depuis dimanche.Face à la colère des familles qui réclament des nouvelles de leurs proches, la ministre irakienne a assuré avoir ordonné au personnel de la Médecine légale de ne pas cesser le travail d'identification pendant l'Aïd-el-fitr, célébré depuis mercredi.

Elle a, dans le même temps, pressé les proches des victimes de se rendre au département de la Médecine légale pour des prélèvements d'Adn. L'attentat a provoqué la colère des Irakiens face à l'incapacité du gouvernement à protéger les populations civiles et à mettre en œuvre des mesures de sécurité efficaces.

Il a entraîné la démission du ministre de l'Intérieur, Mohammed Al-Ghabbane, qui avait admis des failles dans les mesures de sécurité à Bagdad, en soulignant que les points de contrôle disséminés à travers Bagdad étaient "absolument inutiles". Selon lui, le véhicule piégé venait de la province de Diyala, au nord de la capitale ; ce qui signifie qu'il est parvenu à franchir sans encombre les check points de sécurité lors de son trajet.

AFP 

Des centaines de millions de musulmans ont célébré, hier, l'Aïd-el-fitr, qui marque la fin du Ramadan, avec des appels à la paix après le choc provoqué par une série d'attentats meurtriers.

Après le mois sacré de jeûne, place à la fête du Fitr de Jakarta à Jérusalem en passant par Alger ou La Mecque. Elle s'étend selon les pays d’un à quatre jours fériés, durant lesquels les musulmans se rendent visite et s'offrent pâtisseries et cadeaux.
La journée a débuté par la prière du matin, notamment sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est où 150.000 fidèles se sont rassemblés, selon le Waqf, l'organisme en charge du site sacré.

En Arabie saoudite, qui abrite les deux principaux lieux saints de l'Islam, les préparatifs de l'Aïd ont été perturbés par un attentat-suicide sans précédent perpétré, lundi soir, devant la Mosquée du prophète à Médine, qui a coûté la vie à quatre gardes de sécurité.
Prêchant devant des dizaines de milliers de fidèles, l'imam de cette mosquée, cheikh Abdelbari al-Thabiti, a vivement dénoncé un "crime odieux" perpétré par "une entité qui ne respecte plus les rites divins et la sainteté de la Mosquée du prophète".
"De quelle doctrine se réclament-ils ?" s'est-il interrogé.

-Cet attentat, qui n'a pas été revendiqué, a provoqué une vague d'indignation dans le monde musulman.
L'émotion est d'autant plus grande que cet attentat s'est ajouté à une série d'attaques qui a ensanglanté les derniers jours du Ramadan, en particulier à Bagdad où au moins 250 personnes ont péri, dimanche, dans un attentat-suicide à la voiture piégée.

- 'Où est la joie ?'
La veille, une prise d'otages avait fait 20 morts dans un café fréquenté par des étrangers à Dacca, provoquant un choc considérable au Bangladesh.
Ces deux attaques ont été revendiquées par le groupe ultraradical Etat islamique (Ei), qui avait lancé un appel à multiplier les attaques durant le Ramadan.
Il a notamment endossé la responsabilité du massacre dans une boîte de nuit à Orlando (Etats-Unis), qui a fait 49 morts le 12 juin.
"Où est la joie de l'Aïd ?" s'interrogeait Haider, un habitant du quartier Karrada à Bagdad, où a eu lieu l'attentat de dimanche. "Cette tragédie, les jeunes qui meurent… Est-ce vraiment ça l'Aïd ?" demandait un autre habitant, Mohammed Al-Sultan.
Devant les façades éventrées, des milliers de bougies ont été allumées en hommage aux victimes, et des milliers de personnes se sont rassemblées, hier, sur ce site pour exprimer leur solidarité, certains se frappant la poitrine en signe de deuil.

- Répit en Syrie ? –
De l'autre côté de la frontière, l'Aïd pourrait offrir un répit bienvenu aux Syriens, l'armée ayant décrété un cessez-le-feu de 72 heures sur l'ensemble du territoire jusqu'à minuit demain. A Alep, l'une des villes syriennes les plus affectées par la guerre, les enfants ne laissent pas passer l'occasion de pouvoir jouer dans la rue.
"Nous voulons nous amuser pour l'Aïd, pas rester à la maison et avoir peur", lance Khaled al-Ahmed, âgé d'une douzaine d'années.
"Le plus important est de faire plaisir aux enfants", confie Abou Hussein, en poussant une balançoire sur laquelle sont installés une dizaine d'enfants.

Mais dans un quartier de l'est d'Alep, un civil a été tué par des tirs d'artillerie à la sortie d'une mosquée, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (Osdh).
"J'avais prévu de rendre visite à mes proches et aux amis et d'emmener mes enfants jouer, mais on a décidé de rester à la maison", déplore Ahmed Nassif, un habitant.

Le président Bachar al-Assad a effectué un rare déplacement hors de Damas en se rendant à Homs (centre) pour la prière.
Aux Etats-Unis, le président Barack Obama a affirmé, dans ses vœux à l'occasion de l'Aïd, son "engagement à protéger les musulmans américains contre la bigoterie et la xénophobie".
"Nos prières vont à ces centaines d'innocents, dont de nombreux musulmans, qui ont perdu la vie pendant le Ramadan", a-t-il ajouté.

Au Nigeria, où sévit le groupe Boko Haram, affilié à l'Ei, plusieurs centaines de fidèles ont prié en plein air dans la capitale Lagos. "Le véritable Islam, ce ne sont pas ces bombes et ces combats. L'Islam est une religion de paix", a affirmé l'imam Shamy Noshy El-Shamy.

Et en Afghanistan, où l'Aïd est fêté en dégustant des pistaches, des raisins secs et des "simian", petits vermicelles jaunes au safran, le président Ashraf Ghani a lancé un appel aux talibans à reprendre les pourparlers.

 AFP

Trois kamikazes ont fait exploser leurs bombes, hier, près de mosquées dans trois villes d'Arabie saoudite, dont la sainte Médine, une rare vague d'attentats-suicides à frapper le royaume en moins de 24 heures.

"Les attaques, qui ont blessé au moins deux policiers, n'ont pas été revendiquées dans l'immédiat, mais leur mode opératoire rappelle celui du groupe jihadiste Etat islamique (Ei) qui a revendiqué plusieurs attentats-suicides meurtriers dans le royaume depuis plus d'un an.

En début de soirée, une attaque s'est produite devant la Mosquée du prophète à Médine (ouest), très fréquentée par les fidèles en ces derniers jours du Ramadan, le mois de jeûne sacré, selon la chaîne de télévision à capitaux saoudiens Al-Arabiya. La télévision a montré des images de flammes se dégageant d'un parking proche de la mosquée, avec au moins un corps gisant à proximité. Médine est la deuxième ville sainte de l'Islam après la Mecque.

Aucune indication n'a été donnée sur cet attentat par les autorités. Quasi-simultanément dans l'est du royaume, un kamikaze s'est fait exploser près d'une mosquée chiite dans la ville de Qatif, ont indiqué à l'Afp des habitants, en affirmant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. "C'était un kamikaze, j'ai vu son corps déchiqueté", a indiqué l'un des habitants témoin de l'attaque dans la ville de la Province orientale qui abrite la communauté chiite d'Arabie saoudite, pays sunnite.

La vague d'attentats a commencé, à l'aube, à Jeddah (ouest) où un kamikaze s'est fait exploser près d'une mosquée, qui est située à proximité du consulat des Etats-Unis. Deux agents de sécurité ont été légèrement blessés, a indiqué le ministère de l'intérieur, alors qu'aucun membre du personnel du consulat n'a été atteint selon l'ambassade américaine à Ryad. Le général Mansour al-Turki, porte-parole du ministère, a assuré que le kamikaze était "un résident étranger" âgé d'une trentaine d'années.

L'assaillant était plus proche d'une mosquée dans le secteur que du consulat des Etats-Unis, a-t-il dit. L'attaque, qui s'est produite le jour de la fête nationale des Etats-Unis, a eu lieu à 02H15 locales (23H15 Gmt dimanche) sur le parking de l'hôpital Dr Suleiman Faqeeh, tout proche du consulat. Un homme a attiré l'attention des gardes de sécurité qui se sont approchés de lui. "Il a alors fait détoner sa ceinture explosive sur le parking" et il est décédé, a dit le ministère.

 Depuis fin 2014, les forces de sécurité saoudiennes et la minorité chiite du royaume sont souvent frappés par des attentats meurtriers revendiqués par l'Ei.

AFP 

Ministres hués, locaux vandalisés, meetings perturbés : la crainte de violences a poussé le Parti socialiste, au pouvoir en France, à annuler sa traditionnelle université d'été ; une décision inédite augurant une campagne difficile pour les élections présidentielle et législatives de 2017.

"En quelques semaines, les permanences du Ps ont été attaquées, on a même tiré dessus à l'arme à feu. On veut interdire nos meetings. C'est une situation gravissime", a tonné, hier, le premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis.

"Je ne veux pas me confronter à une guérilla d'une ultra gauche antidémocratique qui a décidé de se faire et les forces de police et le Parti socialiste", a-t-il ajouté, pour justifier l'annulation de l'université d'été du parti, une première historique. Le Premier ministre Manuel Valls a qualifié ce choix de "décision sage", jugeant impossible de "mobiliser des centaines de policiers ou de gendarmes pour un rendez-vous politique". Grand-messe réunissant ministres, élus et militants pour prendre le pouls du parti, l'université d'été du Ps se tenait depuis 1993, chaque été, à La Rochelle (ouest).

Cette année, elle aurait dû avoir lieu, du 26 au 28 août, à Nantes (ouest), mais sera remplacée par des réunions en septembre dans cinq ou six villes de France. Les appels à perturber la rencontre s'étaient multipliés ces dernières semaines, alors que la France est secouée, depuis quatre mois, par une fronde à l'ampleur jamais vue sous un gouvernement de gauche. Les opposants à une réforme du droit du travail, jugée trop libérale, ont déjà organisé onze manifestations, souvent émaillées de violences, des grèves et des blocages de sites pétroliers. Un douzième défilé est prévu ce mardi à Paris.

Dans ce cadre, des dizaines de permanences du Ps ont été victimes de dégradations et des membres du gouvernement pris pour cible : Manuel Valls a été hué, le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a essuyé des jets d'œuf et la ministre du Travail, Myriam El Khomri, a eu droit à une manifestation devant son domicile.

AFP 

Les Irakiens fulminaient, hier, contre leur gouvernement après son échec à empêcher un attentat-suicide du groupe jihadiste Etat islamique (Ei) qui a fait plus de 200 morts à Bagdad, le pire qu'ait connu leur pays depuis des années. Le bilan pourrait encore s'aggraver, les secouristes continuant de rechercher des corps au milieu des décombres des échoppes et des bâtiments détruits par l'explosion, dimanche, d'un véhicule piégé dans une rue bondée du quartier commerçant de Karrada.

L'attentat, commis par le groupe extrémiste sunnite, visait à faire un maximum de morts dans le quartier majoritairement chiite où les badauds, au moment de l'explosion, se pressaient pour faire leurs courses avant la fête marquant la fin du mois sacré du Ramadan. Depuis la chute du régime de Saddam Hussein, renversé, en 2003, après l'invasion américaine, l'Irak est en proie à l'instabilité politique et sécuritaire avec des crises gouvernementales à répétition et des attentats qui continuent d'endeuiller le pays.  

Après s'être rendu sur les lieux du drame, dimanche, le Premier ministre Haider Al-Abadi a proclamé un deuil national de trois jours et annoncé une modification des mesures de sécurité.Face à l'incapacité des autorités à les protéger, les Irakiens continuaient d'exprimer leur colère dans les rues de Bagdad, 24 heures après l'attentat qui a fait 213 morts et plus de 200 blessés. Une vidéo postée sur les réseaux sociaux a montré des hommes en colère lancer des pierres sur un convoi présenté comme celui du Premier ministre, dimanche, sur les lieux de l'attaque, alors qu'un autre homme a été entendu en train de l'insulter dans une autre vidéo.

AFP 

 Le haut-commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme a jugé "urgent de désarmer les groupes armés" en Centrafrique et de rétablir l'autorité étatique, craignant une nouvelle escalade de la violence. "Alors que 2016 avait débuté sous de bons auspices, avec les élections réussies de février 2016, les événements récents qui se sont déroulés à Bangui et dans plusieurs endroits du pays me font craindre une nouvelle escalade de violence dans les mois à venir", a déclaré le haut-commissaire, Zeid Ra'ad Al Hussein, dans un communiqué. 

"Il est urgent de désarmer les groupes armés – qui restent bien trop puissants et ont toujours le potentiel de rallumer le conflit- de rétablir l'autorité étatique et l'Etat de droit, et de garantir la sécurité de tous les civils", a-t-il ajouté. Les tensions sont en hausse dans la capitale centrafricaine depuis la mi-juin, selon l'Onu qui note que plusieurs incidents récents ont aussi eu lieu dans diverses régions où les groupes armés continuent d'exercer leur contrôle et de "prendre les civils pour proie"Les 12.000 soldats de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), déployés dans le pays, se retrouvent, aujourd'hui, seuls en première ligne, en attendant la refondation d'une armée centrafricaine. 

AFP 

Michel Rocard, un socialiste réformiste qui fut à la tête du gouvernement français pendant trois ans (1988-1991) sous la présidence de François Mitterrand, est mort, samedi après-midi à 85 ans, dans un hôpital parisien, a annoncé à l'Afp son fils, Francis.

Il avait pris ses fonctions de Premier ministre dans la foulée de la réélection de François Mitterrand, juste après une période dite de "cohabitation" pendant laquelle le président socialiste avait perdu la majorité absolue au Parlement, Jacques Chirac (droite) dirigeant alors le gouvernement (entre 1986 et 1988). 

Michel Rocard, qui se qualifiait de "social-démocrate de dialogue", a notamment signé les Accords de Matignon ayant mis fin à des troubles en Nouvelle-Calédonie et accordé le droit à l'autodétermination à ce territoire français du Pacifique. Il a aussi instauré un Revenu minimum pour les personnes sans ressources. 

Celui qui, selon ses amis, fut le premier à gauche à introduire la notion de rigueur financière, voulait incarner une vision rénovée de ce courant politique, portée par une forte exigence morale et la prise en compte des "contraintes de l'économie mondialisée", sans "renoncer aux ambitions sociales".Le président français, François Hollande, a rendu hommage à "une grande figure de la République" incarnant un socialisme conciliant "utopie et modernité". Le Premier ministre Manuel Valls, un socialiste issu de la même mouvance politique que Michel Rocard, a jugé que l'homme qui était à l'origine de son engagement politique incarnait "la modernisation de la gauche et l'exigence de dire la vérité". Toujours "fier" d'être "rocardien", M. Valls s'est dit "un peu orphelin".

A droite, l'ancien président Nicolas Sarkozy, chef du parti Les Républicains, a salué le refus du sectarisme et le "sens de l'Etat" de Michel Rocard, auquel il avait confié une mission lorsqu'il était au pouvoir. L'ancien Premier ministre conservateur Alain Juppé a, lui aussi, rendu hommage au disparu, relevant "esprit agile, culture historique, goût du débat sans concessions mais sans sectarisme". Un hommage national aura lieu à une date encore indéterminée.

AFP 

Des militants anti-esclavagistes ont été arrêtés, cette semaine, en Mauritanie, après des heurts dans un bidonville de Nouakchott entre manifestants en colère et policiers, a appris l'Afp de sources officielles et auprès de défenseurs des droits de l'Homme.

D'après divers témoignages rapportés par la télévision publique mauritanienne, les heurts se sont produits, mercredi, lors d'une opération, encadrée par la police, visant à déplacer les habitants d'un bidonville du quartier de Ksar (ouest de la capitale) qui, selon les autorités, étaient installés illégalement sur des terrains privés. Des manifestants en colère ont affronté, à coups "d'armes blanches, de gourdins et de pierres", les forces de l'ordre qui ont enregistré dans leurs rangs "sept à huit blessés", a affirmé la chaîne qui a diffusé, vendredi soir, des images de véhicules de police cassés ou incendiés, des traces de pneus brûlés sur la chaussée et des policiers blessés.

Les "meneurs" de "ces actes de violences ont été arrêtés sur les lieux des affrontements", a déclaré le gouverneur de Nouakchott-Ouest, Mahi Ould Hamed. Parmi les personnes interpellées figurent cinq dirigeants et militants de l'Ira (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste, une Ong anti-esclavagiste), a-t-il précisé. L'Ira a protesté par voie de communiqué contre l'arrestation de ses militants, dont un de ses vice-présidents, Amadou Tidjane Diop, et le responsable d'une des sections à Nouakchott, Abdellahi Matalla Saleck.

Dans un communiqué distinct, l'organisation internationale de défense des droits de l'Homme Amnesty International évoque l'arrestation de cinq militants de l'Ira entre jeudi et vendredi et réclame leur libération. "La Mauritanie doit immédiatement et sans condition libérer les militants anti-esclavagistes et arrêter de les soumettre constamment à des harcèlements et intimidations", déclare Gaëtan Mootoo, chercheur sur l'Afrique de l'Ouest à Amnesty International.

AFP 

L’opposition burkinabè a menacé de boycotter les travaux de la commission chargée de rédiger une nouvelle Constitution afin de tourner définitivement la page de la IVe République identifiée à Blaise Compaoré.

Concrètement, l'opposition réclame qu'au sein de la commission les décisions soient prises à l'unanimité. "Nous contestons le décret du président du Faso mettant en place la Commission constitutionnelle" qui "viole en l'état tous les textes souscrits par notre pays sur le plan sous-régional et international", a déclaré, samedi à l'Afp, Victorien Tougouma, président du Mouvement africain des peuples (Map), un des porte-parole de l'opposition politique burkinabè.

"Le décret dit que les décisions de la Commission constitutionnelle se prendront à la majorité relative alors que les textes de l'Union africaine (Ua) et de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) disent qu'en matière de révision constitutionnelle les décisions doivent se prendre par consensus", a indiqué M. Tougouma, déplorant une "forfaiture". "Si le consensus n'est pas requis dans la prise des décisions de la Commission, l'opposition part", a prévenu M. Tougouma, candidat malheureux à l'élection présidentielle de novembre remportée au premier tour par Roch Marc Christian Kaboré. Le gouvernement du Burkina Faso a publié, début juin, une liste de 92 personnes chargées d'écrire une nouvelle Constitution pour faire passer ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest de la IVe à la Ve République. 

Cette Commission, dirigée par Me Halidou Ouédraogo, ancien président de l'Union interafricaine des droits de l'Homme (Uidh) et du Mouvement burkinabè des droits de l'Homme (Mbdhp)., dispose de "60 jours" pour déposer ses travaux qui doivent être adoptés par un référendum dont la date n'est pas encore connue.

AFP 

 La Guinée-Bissau a annoncé avoir enregistré trois cas de Zika dans les îles Bijagos, devenant le deuxième pays d'Afrique de l'Ouest à être touché par cette épidémie après le Cap-Vert.

"Il est confirmé trois cas de contamination par le virus Zika" en Guinée-Bissau, a affirmé, vendredi, en conseil des ministres, le ministre de la Santé, Domingos Malu, cité dans un communiqué du gouvernement consulté, samedi, par l'Afp. "Ces cas ont été localisés dans l'archipel des Bijagos", situées dans l'Atlantique, au large de Bissau, a poursuivi M. Malu. Aucun détail n'a été fourni sur les personnes infectées, leur état de santé, les localités précises où elles ont été recensées et sur la manière dont le Zika a pu atteindre l'archipel des Bijagos, composé de 88 îles et îlots, dont 23 sont habités. Une source hospitalière a indiqué, samedi à l'Afp, que le premier cas aurait été signalé "début juin à Bubaque, selon des informations préliminaires en sa possession, précisant cependant qu'il fallait attendre la fin des enquêtes épidémiologiques en cours "pour en avoir la certitude". 

Jusqu'à cette annonce, le Cap-Vert, archipel dans l'océan Atlantique, était le seul pays d'Afrique de l'Ouest touché par l'épidémie. Depuis l'apparition du virus, en octobre 2015, il a enregistré environ 7.500 cas. Selon le directeur de l'Institut supérieur de la Santé (relevant du ministère de la Santé) de Guinée-Bissau, Placido Cardoso, les échantillons prélevés sur les "trois cas manifestant des signes identiques à ceux du Zika" ont été transmis à des laboratoires spécialisés, "qui n'ont pas encore rendu leurs conclusions" définitives.

AFP 

 Le transfert, par l'Onu, au Liberia, de ses compétences en matière de sécurité partage les Libériens : certains comme Dao sont fiers de voir leur pays recouvrer une mission régalienne, mais d'autres comme John, sceptiques, préfèreraient que cela relève "pour toujours" des Nations unies.

"Le dispositif libérien est prêt à assumer cette grande responsabilité", assure à l'Afp le ministre de l'Information, Eugène Nagbe, balayant les craintes et doutes exprimés par ses compatriotes qui seront appelés à élire, en 2017, le remplaçant de la présidente Ellen Johnson Sirleaf.

La Mission de l'Onu au Liberia (Minul), dont les effectifs ont culminé à 15.000 hommes, a été chargée d'assurer la sécurité et la protection de la population à son déploiement, en 2003, après 14 ans de guerre civile.
Le conflit a fait 250.000 morts, poussé des milliers d'habitants à fuir, ruiné l'économie et déstructuré les forces de défense et de sécurité du pays, alors un mélange hétéroclite de loyalistes, ex-rebelles et miliciens.
Après une remise à plat, de nouveaux policiers et militaires ont été formés, notamment par des sociétés privées financées par les

Etats-Unis et l'Onu. Mais la Minul a continué de "sécuriser les infrastructures publiques de base, particulièrement les ports et les aéroports", les transferts de fonds et les prisons.
Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, "se félicite" de la reprise en main, par le Liberia, de sa sécurité, selon une déclaration de son porte-parole transmise à l'Afp.
Il appelle "tous les partenaires à rester engagés et à continuer de soutenir le gouvernement libérien dans ses efforts de consolidation de la paix".

Ce passage de relais réjouit certains au Liberia, surtout dans les milieux officiels, à l'instar de Dao Freeman, chef adjoint de la police nationale. Il est issu des premières promotions de la police refondée, sensibilisée à la lutte contre la corruption et au respect des droits de l'Homme.
"Je crois que nous pouvons assumer la responsabilité de la sécurité du Liberia", déclare-t-il, estimant toutefois qu'en raison de leurs faibles effectifs, les forces libériennes devraient continuer à se former et être dotées de moyens.

AFP

Les Autrichiens vont retourner aux urnes pour élire un président après un coup de théâtre sans précédent : l'invalidation du scrutin qui offre au candidat d'extrême droite, Nobert Hofer, une deuxième chance de décrocher la magistrature suprême manquée de peu en mai.

La Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays, a donné raison, hier, au recours du parti d'extrême droite, Fpö, qui contestait la régularité de l'élection présidentielle après la défaite de Norbert Hofer, 45 ans, battu par l'écologiste Alexander Van der Bellen, 72 ans.

Ni fraude ni manipulation du scrutin du 22 mai n'ont été constatées, mais une accumulation de négligences dans le dépouillement qui entachent la validité du résultat. Première conséquence de ce scénario totalement inédit dans cette petite République de 8,7 millions d'habitants et dans l'Ue : une nouvelle élection sera organisée, sans doute à l'automne. La répétition d'un duel extrêmement serré s'annonce entre les deux candidats, que seules 30.863 voix avaient séparés, dans un contexte européen chahuté par le résultat du référendum britannique. L'avenir de l'Autriche dans l'Ue pourrait s'imposer comme l'un des sujets de la courte campagne à venir. Le Fpö, l'un des partis d'extrême droite du continent les mieux implantés électoralement, milite, comme le Front national français, pour une Europe "à la carte".

AFP

Six personnes ont été tuées par balle, hier, dans le nord-est du Kenya, dans une attaque menée contre deux bus par des hommes soupçonnés d'être des islamistes somaliens shebab, a annoncé la police kényane.

"La police a trouvé sur les lieux six personnes tuées par balle", a déclaré à l'Afp le chef de la police kényane, Joseph Boinnet. Selon lui, "la traque des terroristes est en cours".
M. Boinnet a ajouté que deux personnes avaient été blessées, mais n'a pas précisé si les victimes de cette attaque, menée près de la ville d'Elwak, à la frontière avec la Somalie, étaient des civils ou des policiers qui escortaient les bus.

Le 20 juin, cinq policiers kényans avaient été tués dans la même zone par des hommes soupçonnés d'être des shebab. Leur véhicule, qui escortait un bus, avait explosé après avoir apparemment été touché par une grenade tirée d'un lance-grenade. Les attaques des shebab, affiliés à Al-Qaïda, sont fréquentes dans le nord-est kényan. En novembre 2014, des assaillants avaient intercepté un bus, séparés les passagers en fonction de leur religion, et exécuté 28 non-musulmans. Jeudi, le département d'Etat américain a conseillé à ses ressortissants d'"éviter de voyager vers les zones frontalières du Kenya (avec la Somalie, Ndlr) en raison de la menace de ce groupe terroriste lié à Al-Qaïda".

Un responsable du ministère kényan de l'Intérieur, Karanja Kibicho, a qualifié cet avertissement d'"injuste", car, selon lui, "la sécurité du pays a été restaurée". Depuis l'assaut mené par les shebab, en septembre 2013, contre le centre commercial de Westgate à Nairobi (67 morts), plusieurs centaines de personnes ont été tuées dans des attentats des shebab au Kenya.

AFP

La justice tchadienne a condamné à dix ans de travaux forcés des fils de dignitaires pour le viol collectif d'une lycéenne, qui avait provoqué un mouvement de colère avant la réélection du président Idriss Déby Itno en avril, a-t-on appris, hier, de source judiciaire. Six des huit violeurs de Zouhoura, 16 ans, ont été condamnés à dix ans de travaux forcés, jeudi, par la cour criminelle, précise-t-on de même source. En fuite depuis le 13 juin, le chef de bande présumé a écopé de la même peine, et un mandat d'arrêt a été lancé contre lui. Un autre accusé a écopé d'un an d'emprisonnement ferme. Tous ont entre 17 et 22 ans. Zouhoura avait été violée le 8 février à N'Djamena. La lycéenne a raconté avoir été enlevée sur le chemin de l'école par cinq jeunes hommes circulant à bord d'une voiture aux vitres teintées. "Ils m'ont prise et ils m'ont emmenée dans un endroit inconnu. Là, ils ont commencé à me déshabiller et à me prendre en photo", avait-elle relaté à son retour en France où elle a vécu de 2005 à 2009. Son père, un opposant installé à Nancy (est de la France), l'avait encouragé à briser la loi du silence malgré le tabou qui pèse sur le viol dans son pays d'origine. La diffusion de la vidéo de la jeune fille nue et en larmes, par la suite retirée, a provoqué une vague de protestations au Tchad, pays dirigé d'une main de fer par le président Déby depuis 1990.

AFP

Dix personnes ont été arrêtées en lien avec les attaques islamistes de Ouagadougou et de la station balnéaire de Grand Bassam en Côte d'Ivoire, dont trois sont soupçonnées d'être liées à ces deux attentats, a indiqué, hier, le ministre burkinabè de l'Intérieur.

"A ce jour, les services de sécurité du Burkina Faso ont interpellé dix personnes, dont trois présentent un intérêt particulier pour les attentats de Cappuccino (café principal cible de l'attaque de Ouagadougou), de Grand Bassam, de même que les attaques de Oursi (au nord du Burkina, à la frontière avec le Mali et le Niger), en août 2015", a indiqué, lors d'une conférence de presse, le ministre Simon Compaoré.

Ces interpellations ont commencé "en mai", a précisé le colonel Serge Alain Ouédraogo, chef d'état-major adjoint de la gendarmerie nationale, superviseur principal des enquêtes terroristes. Les dix personnes faisaient partie d'un groupe de "49 suspects" de "nationalités diverses" interpellés dans le cadre de ces enquêtes. Du lot, 39 ont été relaxées pour "insuffisance" de preuves. Parmi les personnes interpellées, une femme de "nationalité étrangère" dont le frère servait de chauffeur "principal" d'une voiture V8 "beaucoup utilisée pour les opérations à la fois au Cappuccino et à Grand Bassam et qui servait à transporter les jihadistes, mais également du matériel".

Selon le ministre, "six individus" en lien avec l'attaque de Ouagadougou dont les noms sont connus des services de sécurité sont encore "activement recherchés". Parmi eux figure le chauffeur de la voiture V8. "Des pays amis comme l'Algérie, la Côte d'Ivoire, le Mali, le Niger sont des Etats avec qui le Burkina Faso travaille. Puisque chacun gère un fichier d'éléments terroristes dangereux et en échangeant, on a fait des recoupements (et trouver) qu'il y a des noms qui se répètent aussi bien en Côte d'Ivoire qu'ici par rapport aux attaques de Grand Bassam, du Cappuccino et du Splendid Hôtel", a souligné le ministre.

Et ce recoupement d'informations a permis de remonter la piste de trois personnes soupçonnées d'avoir participé à la fois aux attaques islamistes en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso, selon ce responsable.  "On continue d'affiner les recherches mais probablement, ça doit être les mêmes éléments" qui ont orchestré les attaques de Ouagadougou et de Grand Bassam", a expliqué le ministre, précisant que parmi les trois suspects, "il y en a un qui est parti du Mali, qui a fait le Niger, le Burkina et est remonté en Côte d'Ivoire".

AFP

Vingt-trois partis d'opposition, dont le Front Populaire Ivoirien (Fpi), fondé par l'ancien président Laurent Gbagbo, ont adopté, hier, une déclaration commune refusant le référendum sur une nouvelle Constitution voulue par le président Alassane Ouattara. 

"Les signataires rejettent la procédure anti-démocratique, autoritaire et unilatérale du président pour la nouvelle Constitution (... et) invitent le président à faire de preuve de sagesse en retirant purement et simplement le projet de référendum constitutionnel", selon le document signé lors d'une cérémonie à Abidjan.

La rédaction d'une nouvelle Constitution était l'une des promesses de campagne d'Alassane Ouattara, réélu pour un second et dernier mandat de cinq ans en octobre 2015. Ce dernier projette de présenter le nouveau texte en septembre-octobre. De source proche de la présidence, outre la clarification de l'éligibilité et l'évacuation du concept d'"ivoirité", source de tension, la création d'un poste de vice-président et d'un Sénat, la suppression du poste de Premier ministre ou l'établissement de calendriers électoraux immuables sont à l'étude.

Les opposants demandent la "convocation d'une assemblée constituante" et critiquent de nombreux autres choix. "La nomination d'un vice-président vise, en réalité, à lui (Ouattara) permettre de choisir son successeur ; ce qui traduirait une dévolution monarchique du pouvoir", disent-ils. "La multiplication de nouvelles institutions, vice-présidence, Sénat, Chambre des rois, dans une période où le budget de l'Etat s'avère insuffisant pour faire face à l'amélioration du niveau de vie des populations, est anachronique", estiment-ils. 

Parmi les partis signataires figurent le Fpi de Pascal Affi Nguessan, le Cojep de l'ex-chef des jeunes patriotes François Blé Goudé (actuellement emprisonné à La Haye), le Lider de Mamadou Koulibay, ancien président de l'Assemblée nationale, l'Urd de l'ancienne ministre Danielle Boni Claverie, le Rpci de Bamba Morifère ou encore le Nacip de "Sam l'Africain".

AFP

Quatre soldats maliens ont été tués et un blessé dans le nord du Mali dans une attaque contre l'armée à la tête de laquelle un nouveau chef a été nommé, ont déclaré, hier, des responsables. "Les militaires maliens assuraient la sécurité des travailleurs d'une société entre Tombouctou et Goundam (nord-ouest) quand ils ont été attaqués.

Trois militaires ont été tués (et) deux autres blessés", mercredi, dans cette attaque, a déclaré à l'Afp une source militaire. Un soldat a succombé à ses blessures, portant le bilan à quatre soldats morts et un blessé, selon la même source militaire.  La société qui était gardée par les militaires est étrangère et notamment active dans le secteur des bâtiments et travaux publics (Bpt). Les soldats attaqués "ont eu le temps de se défendre sinon le bilan aurait été plus lourd", a-t-on ajouté.

L'attaque a été confirmée à l'Afp par une source policière, selon laquelle "deux véhicules de l'armée" ont également été emportés par les assaillants. Aucune indication n'était disponible sur leur nombre et leur identité.Par ailleurs, le président Ibrahim Boubacar Keïta a nommé le général Didier Dacko au poste de chef d'état-major général des armées, selon un communiqué du gouvernement reçu, hier, à l'Afp. Le général Dacko était auparavant chef d'état-major général adjoint des armées.

Il remplace le général Mahamane Touré, parti à la retraite.  Le général Dacko a notamment été commandant des opérations militaires dans le nord du Mali quand des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda ont commencé à contrôler cette vaste région. 

AFP 

Le président du Cameroun, Paul Biya, a exceptionnellement refusé de promulguer une réforme très controversée du code pénal, la renvoyant devant le Parlement où sa majorité l'avait pourtant approuvée, a-t-on appris, hier, de source parlementaire.

Il est rare que le président Biya, au pouvoir depuis 1982, renvoie pour relecture un projet de loi, qu'en l'occurrence son propre ministre de la Justice, Laurent Esso, avait défendu.
La demande de modification porte essentiellement sur un article protégeant les ministres de toute poursuite judiciaire, précise-t-on de source parlementaire.
"Le président a demandé qu’on amende l’article 127, qui accorde l’immunité aux membres du gouvernement", a indiqué le député Martin Oyono, cité par le site Cameroon-Info.Net. Le site présente Martin Oyono comme "le seul élu du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc, au pouvoir) qui avait refusé de voter l’article 127".

Le président ne s'est visiblement pas prononcé sur les autres dispositions qui suscitent débats et polémiques : maintien de la peine de mort et de la pénalisation de l'homosexualité, amendes et peine de prison pour les loyers impayés et les époux adultères, même les maris polygames. "Nous regrettons le maintien de la pénalisation de l'homosexualité", avait déploré à l'Afp l'avocate Alice Nkom, estimant, par ailleurs, que l'adultère doit rester "une cause péremptoire du divorce, sans plus".
L'opposition et l'ordre des avocats demandent le retrait du texte.

AFP

A peine lancée, la course à la succession de David Cameron a viré au drame shakespearien, hier, au Royaume-Uni, avec la décision de Boris Johnson, le leader du camp du Brexit, de ne pas briguer le poste de Premier ministre.

Ce coup de théâtre, qui s'apparente à un refus d'obstacle, redistribue complètement les cartes au sein du parti conservateur et laisse entier le suspense sur la façon dont les négociations de sortie de l'Union européenne vont être menées.

La ministre de l'Intérieur, Theresa May, et le ministre de la Justice, Michael Gove, dont la candidature surprise, hier matin, a été perçue comme une trahison par "BoJo", sont désormais les favoris pour s'installer au 10, Downing Street le 9 septembre.

"Je dois vous dire mes amis, vous qui attendez la +phrase choc+ de ce discours, que je ne peux pas être cette personne", a lancé l'imprévisible Johnson à une assistance médusée. La stupeur était totale. Car même si l'ex maire de Londres suscitait une grogne croissante depuis la victoire des pro-Brexit, personne ne s'attendait à ce qu'il abandonne seulement une semaine plus tard. Theresa May avance désormais en favorite, même si elle pâtit du fait qu'elle s'était ralliée à David Cameron pour défendre un maintien dans l'Ue.

Mais cette eurosceptique notoire a montré tellement peu d'empressement pendant la campagne qu'elle a le profil pour ressouder le parti. "Notre pays a besoin d'un dirigeant qui soit fort et reconnu pour traverser cette période d'incertitude économique et politique", a-t-elle déclaré. 

Si elle est élue, elle ne va pas activer l'article 50 qui régit le divorce avec l'Ue "avant la fin de l'année", a-t-elle précisé.

AFP 

Le Conseil de sécurité a augmenté, hier, de 2.500 hommes environ les effectifs de la force de l'Onu au Mali (Minusma), en butte aux attaques des jihadistes dans le nord du pays, et l'a dotée d'un mandat plus offensif pour protéger les civils et son personnel.

La résolution, préparée par la France et adoptée à l'unanimité des 15 pays membres, renouvelle, pour un an, le mandat de la Minusma. Elle fait passer l'effectif autorisé des Casques bleus à 13.289 soldats (au lieu de 11.240) et 1.920 policiers (contre 1.440).

La Minusma a désormais pour "priorité stratégique" d'aider le gouvernement malien à appliquer l'accord de paix conclu il y a un an avec des groupes armés du Nord, à rétablir son autorité sur le nord et le centre du pays, et à organiser des élections crédibles. La mission est autorisée à "utiliser tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat". Elle est invitée "à adopter une position déterminée et ferme pour mener à bien ce mandat". L'ambassadeur français François Delattre a précisé que cette résolution allait "permettre le déploiement de contingents européens très spécialisés comme des forces spéciales" ou des capacités de renseignement.

Le gouvernement malien et des groupes armés actifs dans le nord du pays ont signé, en mai-juin 2015, un accord de paix, mais il tarde à se concrétiser. Le Conseil demande aux signataires "d'accélérer l'application de l'accord (...), afin que les populations du pays puissent bénéficier concrètement des avantages de la paix". L'Onu devra définir avec Bamako des "critères et des échéances concrets" pour juger des progrès dans la mise en œuvre de l'accord.

La résolution menace de sanctions ciblées (gel des avoirs et interdiction de voyager) les fauteurs de trouble qui ne respecteraient pas l'accord ou s'attaqueraient à la Minusma Une autre priorité fixée aux Casques bleus est la protection des civils. Pour cela, ils devront "anticiper et écarter les menaces" des groupes armés et "les contrer", et prendre "des dispositions musclées", en particulier en patrouillant dans les zones où les civils sont en danger. Ils pourront même "mener des opérations directes" contre les jihadistes, mais seulement "en cas de menaces graves et crédibles".

L'Onu devra aussi prendre des mesures pour mieux protéger ses Casques bleus, qui ont payé un lourd tribut depuis leur déploiement, en 2013. Depuis un an, la Minusma a eu 27 soldats tués et 112 blessés. Elle est devenue la plus dangereuse des 16 missions des Nations unies actuellement déployées. Le Conseil demande que l'équipement, la formation et les capacités de renseignement et de reconnaissance de la force onusienne soient améliorés.

AFP 

Près de 350 exécutions extrajudiciaires et quelque 650 cas de torture ont été enregistrés entre avril 2015 et avril 2016 au Burundi, commis en majorité par des membres de la police et des services de renseignement, a annoncé, hier, l'Onu.

Dans un rapport présenté à Genève, le Haut-commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a déploré "la détérioration tragique et massive des droits de l'Homme au Burundi" depuis avril 2015, date à laquelle le président sortant, Pierre Nkurunziza, a décidé de se présenter pour un troisième mandat, plongeant le pays dans une crise politique profonde.

"Les violations infligées au peuple burundais incluent les exécutions extrajudiciaires, les meurtres, les disparitions forcées, les arrestations arbitraires, les tortures et autres formes de mauvais traitements dont les violences sexuelles", a-t-il dit devant le Conseil des droits de l'Homme. "Les auteurs de ces violations et abus sont des membres des forces de sécurité et de renseignement", a-t-il ajouté.

Entre avril 2015 et avril 2016, les enquêteurs de l'Onu ont comptabilisé 348 cas d'exécutions extrajudiciaires visant des membres de l'opposition et de la société civile opposés au troisième mandat du président, réélu en juillet dernier. Le rapport dénonce également 134 meurtres commis par des hommes non identifiés et visant cette fois des policiers et des civils proches du pouvoir.

 Il dénombre, par ailleurs, un total de 651 cas de torture, commis pour la plupart par des agents de la police et des services de renseignement, contre des membres de l'opposition et des civils suspectés d'être hostiles au régime. "Ces violations et abus ont créé un climat de peur", a déclaré Zeid Ra'ad Al Hussein, en rappelant que près de 270.000 personnes ont été forcées de fuir le Burundi. Le Haut-commissaire a également dénoncé "les perspectives réelles d'une escalade des violences ethniques", notamment contre les Tutsis.

AFP 

Le gouvernement socialiste français a lâché du lest, hier, sur sa réforme contestée du droit du travail, dans l'espoir d'apaiser la fronde dans son propre camp et d'en finir avec quatre mois de manifestations et grèves à répétition.

La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a annoncé, dans le journal Le Monde, que le gouvernement allait déposer de "nouveaux amendements" à son projet de loi pour "réaffirmer" le rôle des branches professionnelles, sujet au cœur du débat. Le gouvernement souhaite, avec sa réforme, donner plus de place à l'accord d'entreprise, au détriment des accords de branche, un principe applaudi par les syndicats dits "réformistes" et le patronat.

Mais les détracteurs du texte s'inquiètent d'un éventuel "dumping social". L'annonce de nouveaux amendements sur ce point épineux est intervenue juste après une rencontre de la ministre avec le groupe parlementaire socialiste dont plusieurs membres refusent jusque-là de voter le texte.

Face à cette rébellion, l'exécutif était passé en force en première lecture, grâce à une arme constitutionnelle lui épargnant un vote des députés. Pour l'adoption finale du texte, il espère rallier des sceptiques pour ne pas avoir à dégainer à nouveau cette arme, très impopulaire. Mais les députés socialistes frondeurs en veulent davantage. Selon leur chef de file, Christian Paul, "un compromis est à portée de main", à condition que le gouvernement dise "clairement qu'un accord d'entreprise ne peut porter atteinte au pouvoir d'achat des salariés". Or, le projet actuel permet de moins payer les heures supplémentaires en cas d'accord d'entreprise.

Jean-Claude Mailly, secrétaire général du syndicat contestataire Fo, a salué un "progrès", tout en ajoutant : "On va continuer le lobbying (...), notamment sur les heures supplémentaires". "On n'est pas dans la logique pour le moment de poursuivre les manifestations", a-t-il renchéri, alors que l'autre syndicat à la pointe de la contestation, la Cgt, prévoit une nouvelle journée de manifestations le 5 juillet.

A l'inverse, le patron des patrons, Pierre Gattaz, s'est dit en "alerte rouge". "Cette loi, si elle se déforme encore, ce sera du chômage", a-t-il ajouté, alors que l'exécutif a déjà renoncé à certains points contestés de son projet initial.

AFP

Au moins 32 personnes ont été tuées mardi soir dans un triple attentat-suicide survenu dans l'aéroport international Ataturk d'Istanbul, la plus grande ville de Turquie déjà ensanglantée par des attaques meurtrières ces derniers mois, a rapporté l'agence de presse Dogan.

Un précédent bilan fourni par le gouverneur de la première mégapole de Turquie, Vasip Sahin, faisait état de 28 morts et de 60 blessés. "Trois kamikazes ont mené une attaque", avait indiqué Vasip Sahin aux journalistes.

Les trois kamikazes ne sont pas repris dans le bilan des morts. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté à une "lutte commune" internationale contre le terrorisme, dans un communiqué publié après l'attentat d'Istanbul. Selon les autorités, des explosions ont d'abord eu lieu à l'entrée du terminal des vols internationaux vers 22H00 (19H00 GMT). Les assaillants ont mitraillé des passagers ainsi que des policiers en faction, une fusillade a éclaté et les kamikazes se sont fait sauter. L'attentat n'avait pas été revendiqué trois heures plus tard et des responsables turcs ont estimé prématuré de l'attribuer au jihadisme, tandis que l'agence de presse Dogan évoquait la piste du groupe Etat islamique, en citant des policiers.

La télévision a diffusé des images très impressionnantes sur lesquelles on voit un policier tirer sur un terroriste puis celui-ci, blessé, tomber au sol en actionnant sa charge.
Un grand mouvement de panique s'est emparé du terminal des vols étrangers lorsque deux violentes explosions suivies de coups de feu ont d'abord été entendues. Plus d'une dizaine d'ambulances ont été dépêchées sirènes hurlantes vers le terminal des vols internationaux, a indiqué la chaîne d'information CNN-Türk, tandis que de nombreux policiers se trouvaient sur les lieux. "C'était très fort, tout le monde a paniqué et s'est mis à courir dans toutes les directions", a déclaré l'un d'eux sur CNN-Türk au sujet des deux violentes déflagrations.

Rebelles kurdes ou jihadistes
Tous les vols ont été suspendus au départ d'Ataturk, le plus grand aéroport de Turquie et le 11e dans le monde, qui a vu transiter l'an dernier quelque 60 millions de passagers. "Je peux confirmer que tous les vols vont être reroutés sur les aéroports environnants", a déclaré un responsable aéroportuaire à l'AFP. Le Premier ministre Benali Yildirim est immédiatement parti d'Ankara pour Istanbul tandis qu'une réunion de crise a été organisée ans la capitale autour de plusieurs ministres. De nombreux policiers déployés sur les lieux ont établi un périmètre de sécurité, selon les images, au tour duquel étaient rassemblés des groupes de personnes. Des photos diffusées sur les réseaux sociaux montraient d'importants dégâts matériels à l'intérieur du terminal et des passagers gisant au sol. Abdullah Agar, un expert des affaires de sécurité et de terrorisme, interrogé par CNN-Türk, a privilégié la thèse d'un attentat jihadiste.

"Cela ressemble beaucoup à leurs méthodes", a-t-il dit, en référence aux attaques survenues dans l'aéroport et le métro de Bruxelles. L'aéroport de la capitale belge, frappé le 22 mars dernier, a d'ailleurs adressé ses condoléances à la Turquie sur Twitter. Un autre aéroport d'Istanbul, Sabiha Gokcen, avait été la cible en décembre d'un attentat qui avait fait un mort, un employé.Les consulats américain et français ont conseillé à leurs ressortissants de ne pas se rendre dans la zone de l'aéroport.

Les deux plus grandes villes de Turquie, Istanbul et Ankara, ont été secouées depuis l'an dernier par une vague d'attentats qui a fait plus de 200 morts et des dizaines de blessés. Ceux-ci ont souvent visé des lieux touristiques emblématiques -- provoquant une chute rapide du tourisme - ou les forces de sécurité turques. Ils ont été attribués à l'EI -- qui n'en a jamais revendiqué aucun - ou aux rebelles kurdes, notamment aux TAK, une émanation du PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan qui a repris les armes il y a un an contre le pouvoir turc après un cessez-le-feu de deux ans.

(AFP)


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