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Actualités Internationales (2878)

Moins de quinze jours après le carnage de Nice, la France se retrouvait, à nouveau, en état de choc après l'égorgement, hier, par deux jihadistes, d'un prêtre dans son église ; une attaque menaçant de fracturer davantage une société meurtrie.

Il s'agit de la première attaque contre un lieu de culte catholique en Europe revendiquée par le groupe Etat islamique, la portée symbolique de cet attentat amplifiant encore l'onde de choc.
"Attaquer une église, tuer un prêtre, c'est profaner la République qui garantit la liberté de conscience", a réagi, hier soir, le président François Hollande dans une allocution solennelle. Il a exhorté une nouvelle fois les Français à "faire bloc" et à ne pas se diviser face à "une guerre" visant la "démocratie" française.
Car la polémique enclenchée au lendemain de l'attentat de Nice (84 morts le 14 juillet) a déjà commencé à rebondir, l'opposition de droite et d'extrême droite mettant en cause l'efficacité de la lutte antiterroriste menée par le gouvernement.

D'autant que, selon une source proche de l'enquête, un des deux assaillants était déjà inculpé pour lien avec le terrorisme et avait été placé en détention avant de bénéficier d'une liberté conditionnelle. L'assaillant connu des services antiterroristes avait tenté de rallier la Syrie par deux fois en 2015, selon une source proche de l'enquête. Depuis sa libération, il avait obligation de porter un bracelet électronique permettant à la police de le localiser en permanence.

Sous le feu de l'opposition depuis l'attentat de Nice, le président Hollande a réitéré "la détermination absolue" du gouvernement à lutter contre le terrorisme. "Le gouvernement applique et appliquera avec la plus grande fermeté les lois qui ont été adoptées. Mais restreindre nos libertés, déroger à nos règles constitutionnelles, n'apporterait pas d'efficacité à la lutte contre le terrorisme", a-t-il martelé, en dénonçant "les surenchères, les polémiques, les amalgames et les suspicions".

- 'Guerre de religion' –
Dans plusieurs villes comme Lyon (centre-est) et Montpellier (sud-est), des messes ont été célébrées, hier soir, à la mémoire du prêtre assassiné. La Conférence des évêques a appelé les catholiques français à une "journée de jeûne et de prière" vendredi. Chrétiens, musulmans ou juifs, les représentants des cultes en France ont affiché leur solidarité dans le deuil avec leurs "frères" catholiques, appelant à "l'unité". "En s'attaquant à un prêtre, on voit bien quel est l'objectif : jeter les Français les uns contre les autres, s'attaquer à une religion pour provoquer une guerre de religions", a mis en garde le Premier ministre Manuel Valls sur la chaîne de télévision privée TF1.

Cela faisait plus d'un an que la menace d'une attaque contre un lieu de culte chrétien planait en France, notamment depuis l'échec d'un projet d'attentat, en avril 2015, contre une église catholique de Villejuif, en banlieue parisienne. Si depuis 2015 la sécurité des quelque 700 écoles et synagogues juives et plus de 1.000 des 2.500 mosquées du pays a été renforcée, il semble illusoire d'appliquer un même niveau de sécurité aux 45.000 églises catholiques.

AFP 

C’est un conflit comme jamais vu dans l’histoire de l’humanité. Une sourde bataille aussi silencieuse que meurtrière. Les par à-coups de son déroulement rétrécissent –voire annihilent-les effets de la prévention contre ses effets. Comment faire pour lutter contre un adversaire qui intègre la mort comme une norme, un simple rite de passage, voire un aboutissement souhaité et voulu ? Les plus grandes puissances militaires et sécuritaires au monde paraissent désarmées. C’est au cœur du monde occidental, quinze ans après « le 11 septembre », que le terrorisme a fini de révéler la véritable nature de ses desseins. Se réclamant de Daesh, -les médias les ont présentés comme tels et l’organisation l’a confirmé quelques heures après le drame-, deux individus armés sont entrés dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, en Normandie, alors qu’une messe s’y déroulait ; ils ont pris en otage un prêtre, des sœurs et quelques fidèles. Avant que la police française ne donne l’assaut et ne les élimine, ils ont eu le temps d’égorger le prélat.La France est l’un des pays les plus visibles dans le tableau de commande de ces assassinats dans la fresque que fait Daesh de la géographie de ses ennemis. Normal, Marianne est une vieille terre chrétienne et la place qu’elle occupe actuellement dans le concert des nations, son Histoire, ses influences diplomatiques et son action militaire ne pouvaient qu’en faire une cible pour ceux qui entendent dérouler de nouvelles croisades, cette fois-ci, dans l’autre sens. 

Les stratèges de Daesh entendent installer la peur dans tous les pays où l’Islam cohabite avec les autres religions révélées. Pire, derrière l’idée de « terroriser » les populations ennemies et de déstabiliser leurs Etats, apparaît aussi « la volonté de frapper des pays abritant une forte proportion de musulmans dans le but de fragiliser ces sociétés et d’y détruire toute coexistence religieuse », comme l’écrit Le Monde.Daesh veut la fin des « zones grises », ainsi qu’appellent ses communicants ces « zones crépusculaires » où vivraient la majorité des musulmans, « entre lumière et obscurité, entre le califat et le monde des infidèles ». C’est un modèle de société que les djihadistes entendent effacer de la surface de la terre. Ils veulent tuer l’humanisme. Et l’Humanité.

Par Samboudian KAMARA

Au moins 13 personnes ont été tuées, hier, près de l'aéroport de Mogadiscio, dans un double attentat-suicide à la voiture piégée revendiqué par les islamistes shebab, démontrant, une nouvelle fois, la capacité de nuisance du groupe affilié à Al-Qaïda au cœur de la capitale somalienne.

"Au moins 13 personnes ont été tuées dans deux explosions. Un des véhicules a explosé près d'un poste de contrôle et un autre près d'un bâtiment de l'Onu", vers 09H00 (06H00 Gmt), a annoncé un responsable de la police, Bishaar Abdi Gedi.
Des tirs ont suivi les deux explosions qui ont eu lieu aux abords de locaux de l'Onu et de la force de l'Union africaine (Ua) en Somalie (Amisom), mais ont rapidement cessé, selon un journaliste de l'Afp sur place.
Le représentant spécial de l'Onu pour la Somalie, Michael Keating, et son alter ego de l'Ua, Francisco Madeira, ont condamné l'attaque qui n'a pas fait de victime parmi les employés de l'Onu, a précisé M. Keating.
Les forces de sécurité somaliennes et celles de l'Amisom ont bouclé le périmètre, protégé par des engins blindés.
Les militants islamistes radicaux shebab ont revendiqué cette nouvelle attaque dans la capitale somalienne.

AFP

Le Conseil de sécurité a prolongé, hier, le mandat des Casques bleus en République centrafricaine en l'adaptant pour tenir compte de  l'élection du nouveau président Faustin-Archange Touadéra et de la fin prochaine de l'opération militaire française Sangaris.

Aux termes d'une résolution proposée par la France et adoptée à l'unanimité, le mandat de la Minusca (mission de l'Onu en République centrafricaine) est prolongé jusqu'au 15 novembre 2017 avec le même niveau d'effectifs, soit près de 13.000 soldats et policiers.

Le Conseil se réserve néanmoins la possibilité de réviser ces effectifs à tout moment. Il souligne que "la situation de sécurité s'est améliorée, mais reste fragile en raison de la présence de groupes armés". 
Avec la réduction des forces françaises Sangaris à 350 hommes -- contre 2.500 au plus fort de la crise -- la Minusca se retrouve en première ligne pour assurer la sécurité en attendant que l'armée centrafricaine redevienne efficace, une perspective encore lointaine.

Jusqu'à la fin de l'opération Sangaris, prévue en octobre, les 350 soldats français continueront de constituer une réserve tactique, autorisée à prêter main forte à la Minusca en cas de besoin. "La transition réussie, il faut maintenant réussir la stabilisation", a déclaré l'ambassadeur français François Delattre. "La tâche est lourde, mais la Minusca (...) a les moyens de la relever". La mission "devra établir sa crédibilité à l'égard des groupes armés", a-t-il expliqué.

La résolution détaille en 16 pages les priorités des Casques bleus maintenant que la transition politique est arrivée à son terme avec l'élection, en février, du nouveau président. 
La priorité numéro un reste la protection des civils. Pour cela, la Minusca est invitée à adopter "une posture souple et mobile" et à "patrouiller de manière active". Le Conseil demande aux pays fournissant des Casques bleus de mieux les entraîner et les équiper, et de leur donner des capacités en matière de renseignement pour anticiper les attaques.

Parmi les autres tâches essentielles figurent la promotion des droits de l'Homme, la sécurisation de l'aide humanitaire et une assistance apportée au nouveau gouvernement centrafricain, afin qu'il mène "un dialogue national inclusif" et qu'il "étende rapidement l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire.

AFP

Six candidats défaits à l'élection présidentielle au Tchad d'avril dernier, qui contestent la réélection d'Idriss Deby Itno, ont uni leurs forces, hier, pour "mener des actions avant et après" la cérémonie d'investiture du président tchadien, le 8 août.

"Vingt-neuf partis politiques ont décidé de créer un nouveau regroupement politique, le Front de l'opposition nouvelle pour l'alternance et le changement (Fonac)", a annoncé le chef de l'opposition, Saleh Kebzabo, lors d'un point de presse.
"Ce regroupement s'est constitué autour des six candidats à l'élection présidentielle pour poursuivre la lutte et mener des actions avant et après le 8 août, date de l'investiture d'Idriss Deby", a-t-il indiqué.
Le président Deby, 64 ans, a été réélu, en avril, au premier tour, pour un cinquième mandat avec 61,56 % contre seulement 12,80 % pour Saleh Kebzabo, selon les résultats officiels. Un "hold up électoral", pour ses adversaires.
"Dans l'intérêt suprême de la nation, tous les Tchadiens doivent se mobiliser pour défendre leur vote volé le 10 avril 2016", selon le nouveau regroupement politique. 
Le Tchad de M. Deby est un allié de la France et des Occidentaux dans la lutte contre les groupes armés islamistes en Afrique centrale, notamment contre le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, et dans le Sahel. La capitale N'Djamena est ainsi le Qg de l'opération militaire française Barkhane au Sahel.
Idriss Deby Itno a pris le pouvoir en 1990, en renversant Hissène Habré, condamné, le 30 mai, par un tribunal spécial africain à Dakar, à la prison à vie pour crimes contre l'humanité pendant son règne de 1982 à 1990.

AFP 

Un sommet réduit de la Ligue arabe s'est ouvert, hier, à Nouakchott, en Mauritanie, sans les poids lourds saoudien et égyptien et sur fond de divisions face aux crises persistantes dans la zone.

Seuls six chefs d'Etat ont fait le déplacement pour se retrouver autour de leur homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, et le sommet annuel a été ramené à un seul jour, au lieu de deux initialement prévus. Ouvert peu avant 12H00 locales (et Gmt), il devait donc se résumer à une après-midi de débats. Les émirs du Qatar, du Koweït, les présidents du Yémen, du Soudan, des Comores et de Djibouti étaient présents, ainsi que le Tchadien Idriss Deby Itno, invité en tant que président en exercice de l'Union africaine (Ua) et du groupe dit G5 Sahel. Initialement annoncés, le roi Salmane d'Arabie saoudite est absent pour "raisons de santé" et le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, président sortant de la Ligue arabe, n'est pas venu pour cause d’"agenda intérieur chargé", a confié à l'Afp une source au sein de l'organisation panarabe qui compte normalement 22 pays membres, mais aujourd'hui 21 avec la suspension de la Syrie. Des pays comme le Liban et la Libye, qui n'ont pas de président, sont représentés par leur Premier ministre. Ce qui aboutit à une participation "moyenne" dans les annales des sommets arabes, d'après des spécialistes. Le Premier ministre désigné du gouvernement libyen d'union nationale (Gna), Fayez al-Sarraj, a rappelé que son pays, en proie au chaos, combattait le groupe Etat islamique (Ei), qui s'y est implanté fin 2014 en profitant du chaos politique et sécuritaire né de la chute du régime de Mouammar Kadhafi, en 2011. "Il s'agit d'un corps étranger qui vient s'incruster dans le corps de notre pays et nous devons le combattre", a dit M. al-Sarraj, exhortant la communauté internationale à coopérer avec son gouvernement pour "stopper le déferlement des armes en Libye", rejetant par la même occasion "toute intervention extérieure".

"Réorienter le discours religieux"
Auparavant, dans l'allocution inaugurale de la rencontre, le Premier ministre égyptien, Chérif Ismaïl, avait appelé à une "stratégie arabe de lutte contre le terrorisme". "Nous devons réorienter le discours religieux que des éléments terroristes exploitent à leurs fins pour semer la terreur, la mort et la destruction", avait déclaré M. Ismaïl. Abondant dans le même sens, le président mauritanien a dénoncé "la violence aveugle des terroristes" et "les intervention extérieures qui alimentent l'instabilité dans le monde arabe".Mohamed Ould Abdel Aziz avait aussi jugé que "l'instabilité dans la région continuera tant que la question palestinienne ne sera pas réglée", dénonçant les "exactions" d'Israël en Palestine et la poursuite de "sa politique de colonisation".Il avait également appelé à des solutions politiques pour les conflits en Syrie, en Libye et au Yémen, pour permettre au monde arabe "d'envisager le développement durable" dans la stabilité. Idriss Deby Itno avait, de son côté, salué le principe de la création d'une "force arabe commune (figurant au programme du sommet), comme c'est le cas pour l'Ua", et prôné des investissements arabes en Afrique.La création de cette force, destinée à combattre les groupes terroristes, avait été annoncée à l'issue du dernier sommet de la Ligue, en mars 2015, à Charm el-Cheikh, en Egypte, mais sur laquelle les pays ont échoué depuis à se mettre d'accord.Face à ces divisions, le Maroc avait renoncé, en février dernier, à accueillir le sommet 2016, n'estimant pas réunies les conditions d'un succès et redoutant "une fausse impression d'unité et de solidarité (...) dans un monde arabe qui traverse une période difficile".

AFP

Le ministre allemand de l'Intérieur a rejeté, hier, tout "soupçon généralisé" à l'encontre des réfugiés après les attentats ou agressions des derniers jours, perpétrés notamment par des demandeurs d'asile, qui ont frappé le pays. "Nous ne devons pas porter de soupçon généralisé contre les réfugiés, même s'il y a des procédures qui sont engagées dans des cas isolés" contre eux, a déclaré Thomas de Maizière au groupe de presse Funke à la lumière des récentes tragédies. Le Syrien de 27 ans tué dans l'explosion de la bombe qu'il portait dimanche soir près d'un festival de musique à Ansbach (sud), probablement lors d'un attentat-suicide selon les autorités locales, était un demandeur d'asile dont la demande avait été rejetée il y a un an. Il était en instance d'expulsion vers la Bulgarie, selon Berlin. Il y a tout juste une semaine, un autre demandeur d'asile, se présentant comme Afghan, a blessé plusieurs passagers d'un train ainsi qu'une passante à coup de hache et de couteau à Wurtzbourg (sud), un acte qu'il a dit avoir commis au nom du groupe jihadiste Etat islamique.

Enfin, dimanche, un demandeur d'asile syrien de 21 ans a tué une femme de 45 ans d'un coup de machette à la tête, cette fois lors d'une crise de rage pour une affaire passionnelle, selon la police.M. de Maizière a tenu à rappeler que 59 procédures pour soupçon d'appartenance à des organisations terroristes étaient actuellement en cours concernant des réfugiés en Allemagne, "et cela, par rapport à plusieurs centaines de milliers de gens nouvellement arrivés".

La porte-parole ajointe du gouvernement allemande, Ulrike Demmer, a, pour sa part, indiqué que le risque criminel représenté par les réfugiés dans le pays n'était proportionnellement "pas plus grand que dans le reste de la population".

Le ministre de l'Intérieur a toutefois plaidé pour des vérifications des services de sécurité renforcées avant l'entrée des migrants dans le pays. Et il a souligné les efforts de Berlin pour ramener le nombre des migrants qui arrivent en Allemagne "à un niveau bas et soutenable".

Un nombre record d'un million y étaient arrivés l'an dernier, fuyant notamment la guerre en Syrie.

AFP

L'agresseur, âgé d'une vingtaine d'années, s'est rendu à la police. Des dizaines de personnes ont également été blessées.

Au moins 15 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées dans la nuit de lundi à mardi par un homme armé d'un couteau à Tokyo. L'attaque a eu lieu dans un centre pour handicapés mentaux de la ville de Sagamihara, à une trentaine de kilomètres à l'ouest de la capitale nippone.

L'attaque s'est déroulée vers 2h30 du matin, heure locale. L'assaillant, âgé d'une vingtaine d'années, s'est ensuite rendu à la police, disant être l'auteur de la tuerie, a précisé un porte-parole de la police de la préfecture de Kanagawa. Il a expliqué aux policiers qu’il était un ancien employé, selon la télévision NHK. Selon un autre média, le suspect a dit à la police "Je veux me débarrasser des handicapés de ce monde".

AFP

L'auteur de la fusillade de Munich, en Allemagne, qui a fait 9 morts et 35 blessés vendredi, avait préparé son geste "depuis un an", mais n'a pas choisi ses victimes au moment de passer à l'acte, ont annoncé, hier, les autorités locales.

Le jeune Germano-iranien de 18 ans "a préparé son geste depuis un an, c'est-à-dire qu'il a planifié son geste depuis l'été dernier", a déclaré Robert Heimberger, le chef de la police bavaroise, lors d'une conférence de presse. Au total, cinquante-huit balles ont été retrouvées sur les lieux de la tuerie, tirés par un pistolet acheté illégalement sur internet, et 300 autres dans son sac à dos. Outre la fascination qu'il portait à Anders Behring Breivik, auteur du massacre de 77 personnes en Norvège, il y a cinq ans, la police estime que le tireur a été influencé par une précédente crise de folie meurtrière en Allemagne : à Winnenden (sud-ouest), en mars 2009, un jeune homme de 17 ans avait tué 15 personnes dans son ancien collège, avant de se suicider. "Les premières observations aboutissent à la conclusion qu'il s'est intéressé à cet acte" en allant visiter la ville et y prendre des photos il y a un an, "et qu'il a planifié ensuite son propre acte" de tuerie, a précisé le chef de la police. Les photos, datées, ont été retrouvées sur son appareil photo. C'est ce qui permet aux enquêteurs de parler de préparatifs ayant duré une année.

D'après l'enquête, l'auteur de la fusillade de vendredi à Munich n'a toutefois pas ciblé spécifiquement ses victimes aux abords du centre commercial, a précisé le procureur de Munich, Thomas Steinkraus-Koch, durant cette conférence de presse.

AFP

Un ex-général saoudien a rencontré, en Israël, le directeur général du ministère des Affaires étrangères, a indiqué, hier, le ministère israélien, alors que le royaume saoudien et l'Etat hébreu n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

"Les deux hommes s'étaient déjà rencontrés à Washington", a souligné le porte-parole du ministère, ajoutant qu'à l'époque, Dore Gold n'était pas directeur général.

Au cours de sa visite de plusieurs jours, l'ex-général saoudien Anwar Eshki a rencontré Dore Gold, un proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu, dans un hôtel de Jérusalem-Ouest, la partie israélienne de la Ville sainte, a affirmé un porte-parole du ministère à l'Afp. Selon les médias israéliens, M. Eshki, qui dirige le Middle east center for strategic and legal studies dans la ville saoudienne de Jeddah, a également rencontré le général Yoav Mordechaï. Ce dernier dirige le Cogat, l'organe du ministère de la Défense israélien en charge des Territoires palestiniens occupés. L'officier à la retraite a évoqué à la radio militaire israélienne le processus de paix israélo-palestinien, au point mort depuis des années, et plaidé pour l'application de l'initiative de paix arabe. Cette initiative de paix est en fait un plan saoudien proposant la normalisation des relations entre Israël et l'ensemble des pays arabes en échange de la création d'un Etat palestinien dans les frontières de 1967, du retrait israélien du Golan syrien occupé et du règlement de la question des réfugiés palestiniens. "La paix ne viendra pas des pays arabes, mais des Palestiniens et de l'application de l'initiative de paix arabe", a-t-il dit.

Interrogé sur une éventuelle coopération entre les services de sécurité d'Israël et de l'Arabie saoudite, l'ex-général a affirmé : "A ma connaissance, il n'y pas de coopération dans la lutte contre le terrorisme" entre les deux pays. "Sur le terrorisme, nous partageons les mêmes idées, mais nous différons sur la solution", a-t-il ajouté selon la radio. "Le conflit israélo-palestinien n'est pas à l'origine du terrorisme, mais il offre un terrain fertile pour les conflits dans la région".  M. Eshki a également rencontré, en Cisjordanie, territoire palestinien occupée depuis près de 50 ans par Israël, quatre députés d'opposition, de la gauche israélienne, qui soutiennent publiquement l'initiative de paix arabe, a rapporté dans un communiqué l'un d'eux, le député arabe israélien Issawi Freij.

AFP

Un haut responsable des Nations unies a appelé les acteurs politiques tchadiens à "un dialogue inclusif", dans un climat de tensions sociale et politique depuis la réélection contestée du président Idriss Deby, en avril, selon un communiqué reçu hier par l'Afp.

Le secrétaire général adjoint des Nations unies aux Affaires politiques, Jeffrey Feltman, a appelé à la tenue d'un "dialogue inclusif et sincère", après la présidentielle d'avril et avant les élections législatives censées se tenir d'ici fin 2016, mais dont la date n'a pas été fixée.

L'émissaire a souligné "l’importance, pour tous les acteurs concernés, à s’engager dans un processus électoral pacifique et à s’abstenir de tout acte de violence". C’était au terme d'une tournée en Afrique centrale qui l'a conduit au Gabon, au Congo et au Tchad où il a été reçu par le chef de l'Etat.

Il a également salué le "rôle actif (du Tchad) en faveur de la paix et de la sécurité en Afrique centrale et dans la région du Sahel" où plusieurs milliers de soldats tchadiens sont déployés. Le Tchad est dirigé depuis 1990 d'une main de fer par le président Idriss Deby Itno dont la réélection, en avril dernier, au premier tour, avec 61,56 % des voix, est contestée par l'opposition.La coalition "Force", qui réunit 15 partis, a dénoncé, début juillet, "une situation explosive sur le plan social", alors que les fonctionnaires ont entamé, il y a 10 jours, une grève illimitée contre les salaires impayés.

AFP

Une semaine après la tentative de coup d’Etat avortée en Turquie, sa représentation diplomatique a fait face, hier, à la presse pour faire le point de la situation. Mme Nilgün Erdem Ari a déclaré que la vie a repris son cours normal dans son pays et que la procédure judiciaire contre les putschistes se déroulera comme d’habitude dans le plein respect des lois, des libertés et de l’Etat de droit.

L’ambassadeur de Turquie à Dakar a tenu à remercier tous les pays amis et partenaires qui ont manifesté leur soutien et leur solidarité au peuple turc et à son président. Elle a salué la condamnation unanime de cette tentative avortée de coup d’Etat. En ce qui concerne les preuves dont dispose le gouvernement, la diplomate a indiqué que c’est un processus qui est en cours sur le plan judiciaire dans son pays qui va établir la culpabilité ou non des uns et des autres.

Réagissant à propos du retour probable de l’application de la peine de mort, Mme Nilgün Erdem Ari a précisé que c’est le peuple qui a été le premier à l’évoquer avant que le chef de l’Etat en parle à la télé. Mme l’ambassadrice a rappelé que son pays est un Etat-partie et membre fondateur du Conseil de l’Europe qui défend des normes universelles en ce qui concerne les droits de l’homme, l’Etat de droit et la démocratie. « Le système judiciaire turc fonctionne dans le respect de ses obligations internationales découlant des conventions des droits de l’homme des Nations Unies, celles de l’Europe et de sa Cour. Il ne devrait pas avoir de doute sur la procédure judiciaire contre les putschistes qui se déroulera, comme d’habitude, dans le plein respect des lois, des libertés et de l’Etat de droit », a défendu la diplomate. Mme Nilgün Erdem Ari a soutenu que « cette tentative de coup d’Etat a été organisée par l’organisation terroriste Fethullah Gülen (Fetö). Notre gouvernement a constamment exposé les motivations réelles de ce groupe de terroristes et son chef Fethullah Gülen ».

Pour le bilan, elle rappelle tout d’abord que 62 policiers, 5 soldats et 179 civils ont été tués et 101 membres des forces de sécurité et 1390 civils ont été blessés. Côté assaillants, le bilan est de 24 tués et 50 blessés lors des combats.

Interpelé sur le sort qui sera réservé à la présence du groupe Yavus Selim propriété de Fethullah Gülen, Mme Nilgün Erdem Ari a répondu que son pays a fait le nécessaire pour informer les autorités sénégalaises qui sont seules habilitées à prendre une mesure de fermeture ou non.  Elle a souligné qu’en plus de la Gambie, des mesures de fermeture ont été déjà prises en Jordanie et en Azerbaïdjan.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Six personnes ont été tuées hier par balles dans un centre commercial de Munich, dans le sud de l'Allemagne, selon la police qui "suspecte un acte terroriste" et a mobilisé toutes ses forces pour retrouver "jusqu'à trois" tireurs présumés.

Toute l'agglomération bavaroise était placée en état d'alerte en début de soirée, avec la mobilisation de l'ensemble des "moyens disponibles", selon la police de Munich. Le ciel était sillonné par des hélicoptères. "Jusqu'à trois auteurs" de la fusillade, qui a aussi fait plusieurs blessés graves, étaient recherchés dans toute la ville, a indiqué un représentant de la police à la presse.

Selon des informations recueillies par l'AFP, plusieurs témoins ont évoqué des hommes de type "arabe" mais le porte-parole de la police n'a pas confirmé cette information. Par ailleurs, la police a indiqué ne pas disposer à ce stade d'éléments indiquant qu'il s'agirait d'un attentat islamiste.

La gare centrale de la ville a été évacuée, l'ensemble des transports en commun suspendus, et sur Twitter, la police a appelé les habitants de Munich à "éviter de sortir dans les rues". La fusillade a éclaté peu avant 16H00 GMT dans un restaurant McDonald's avant de se poursuivre dans une rue adjacente. Les assaillants sont ensuite entrés dans le centre commercial situé près du stade olympique, selon une porte-parole de la police. "Nous avons malheureusement déjà six morts à déplorer", a indiqué la police sur son compte Twitter, en faisant également état de plusieurs blessés graves. Selon l'édition en ligne du quotidien Bild, un homme a couru dans le centre commercial et fait feu sur plusieurs personnes, avant de s'enfuir en direction d'une station de métro. "Nous suspectons un acte terroriste" a déclaré un porte-parole de la police à l'AFP, alors qu'un autre porte-parole des forces de l'ordre sur place, cité par l'agence DPA, a lui parlé d'une "situation terroriste en cours".

Il s'agit de la troisième attaque contre des civils en Europe de l'ouest en moins de dix jours, après l'attentat au camion bélier à Nice (sud de la France), le 14 juillet, qui a fait 84 morts et une attaque à la hache dans un train en Bavière (cinq blessés).

Le président américain Barack Obama a promis aux autorités allemandes "tout le soutien dont elles ont besoin" alors que le chef de l'Etat français François Hollande a adressé un "message personnel de soutien" à la chancelière allemande Angela Merkel.

(AFP)

Une manifestation sur le dossier sensible des augmentations des tarifs de l'électricité et la vie chère a, une nouvelle fois, dégénéré en violences, hier, à Bouaké, dans le centre de la Côte d'Ivoire, où une personne a été tuée et une dizaine d'autres blessées par balle.  Ces évènements se produisent après des manifestations similaires qui avaient entrainé des violences et pillages, mardi, à Yamoussoukro, la capitale administrative, et, mercredi, à Daloa, dans le centre-ouest.

A la suite de ces manifestations, un report à septembre du paiement des factures avait été annoncé, mais cela n'a pas calmé les manifestants de Bouaké.

Un homme âgé de 29 ans a reçu une balle au ventre lors d'affrontements avec les forces de l'ordre, a constaté un journaliste de l'Afp qui a ensuite vu son corps à la morgue. "Au moins une dizaine de blessés ont été évacués au Chu (Centre hospitalier universitaire). Il y en a un (blessé) qui a succombé à ses blessures aux urgences. Ce sont des blessures par balle", a confirmé à l'Afp une source hospitalière.

(AFP)

Un haut-responsable des Nations unies a exprimé, hier, sa "profonde préoccupation" face aux tensions au Gabon avant l'élection présidentielle, après une visite de deux jours dans ce pays d'Afrique centrale qui vote le 27 août.

Le secrétaire général adjoint des Nations unies aux Affaires politiques, Jeffrey Feltman, s'inquiète de "la montée de tensions dans le pays à l’approche des élections présidentielles du 27 août et des déclarations extrêmes, susceptibles de semer la discorde et la violence", ont indiqué les Nations unies dans un communiqué reçu par l'Afp à Libreville. L'envoyé de l'Onu a appelé les acteurs politiques "à s’abstenir de toute déclaration incendiaire", ajoute le communiqué, à la veille d'une manifestation d'opposants samedi à Libreville. Le responsable de l'Onu a prévenu que "tous les candidats et les partis politiques, ainsi que le gouvernement partagent la responsabilité d’assurer la tenue d’élections pacifiques, avec la participation d’observateurs régionaux et internationaux et la libre participation des médias".

Durant sa visite, le responsable de l'Onu a rencontré le président sortant, Ali Bongo Ondimba, en précampagne avec une "tournée républicaine" en province pour un nouveau mandat de sept ans.

L'émissaire des Nations unies a aussi rencontré "les figures clés de l’opposition".  La Commission électorale gabonaise a validé 14 candidatures pour l'élection présidentielle du 27 août. A 57 ans, le président Ali Bongo, accusé inéligibilité par ses détracteurs, affrontera d'anciens caciques du régime, aujourd'hui dans l'opposition. Nombre d'opposants affirment qu'il est un enfant nigérian adopté par l'ex-président Omar Bongo et l'accusent d'avoir falsifié son état civil.  Selon cette thèse, développée dans un livre, en 2014, par le journaliste français Pierre Péan, M. Bongo ne peut pas être président en vertu de la Constitution, qui impose d'être né Gabonais.

(AFP)

L’emprisonnement d’Ousainou Darboe et de 18 autres militants, arrêtés le 16 avril dernier, montre une dégradation progressive de la situation des droits humains en Gambie. C’est l’avis d’Amnesty International qui, dans un communiqué, dénonce cette condamnation.

« La condamnation du responsable de l’opposition Ousainou Darboe et de 18 autres manifestants pacifiques met en lumière la dégradation continue de la situation des droits humains en Gambie », a déclaré Amnesty International. Aux termes d’une décision de justice, 19 personnes dont le dirigeant du Parti démocratique unifié (Udp) ont été condamnées à trois ans d’emprisonnement. Elles ont été déclarées coupables de six chefs d’accusation liés à leur participation à des manifestations non autorisées le 16 avril 2016 en périphérie de la capitale, Banjul.

« La condamnation de figures de l’opposition telles que Ousainou Darboe s’inscrit dans un enchaînement de violations commises à l’encontre des personnes qui osent s’exprimer en Gambie », a déclaré Stephen Cockburn, directeur adjoint du bureau régional d’Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale, avant de noter que « (son) organisation considère toutes les personnes qui languissent en prison pour avoir manifesté pacifiquement comme des prisonniers d’opinion qui doivent être libérés immédiatement et sans condition ».

Selon le texte, les 19 personnes condamnées ont été appréhendées le 16 avril alors qu’elles manifestaient pacifiquement pour demander la libération de dizaines de sympathisants de l’Udp arrêtés au cours de manifestations deux jours avant. Elles réclamaient également une enquête sur la mort en détention de Solo Sandeng, secrétaire national à l’organisation de l’Udp, arrêté le 14 avril. En juin 2016, lit-on dans le communiqué, Amnesty International avait publié un rapport dénonçant le recul de la liberté d’expression et du respect des droits humains (…) qui se traduit par de nouvelles lois répressives, des arrestations de journalistes et de membres de l’opposition...

« Le fait d’emprisonner des dirigeants et sympathisants de l’opposition parce qu’ils ont manifesté pacifiquement constitue non seulement une violation flagrante de leurs droits humains, mais risque en outre d’attiser une situation déjà tendue », a soutenu Stephen Cockburn. Selon lui, à seulement cinq mois des élections, il faut que les autorités gambiennes prennent des mesures urgentes pour que la population puisse s’exprimer sans crainte de représailles. Si elles ne le font pas, la Cedeao et la communauté internationale ne doivent pas rester sans rien faire.

Ndiol Maka SECK

Le Portugais Antonio Guterres est arrivé en tête des candidats à la succession de Ban Ki-moon comme secrétaire général de l'Onu lors d'un premier vote hier, selon des diplomates.

Dans ce scrutin secret organisé au Conseil de sécurité, l'ancien haut-commissaire aux réfugiés de l'Onu devance de peu l'ex-président slovène Danilo Turk, parmi 12 candidats en lice.
Chacun des 15 ambassadeurs du Conseil, accompagné d'un seul diplomate pour limiter les fuites, devait assigner à chaque candidat une des trois mentions suivantes : "encourage", "décourage" ou "sans opinion".

M. Guterres, ancien Premier ministre socialiste du Portugal de 1995 à 2002, a obtenu douze encouragements et M. Turk onze. Deux pays ont "découragé" M. Turk. Même si ce vote informel à bulletins secrets a fait un premier tri, d'autres scrutins seront nécessaires pour dégager un consensus autour d'un candidat. Son nom sera ensuite transmis à l'Assemblée générale qui entérinera ce choix. Il faudra aussi compter avec le droit de veto dont disposent les cinq membres permanents du Conseil (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Chine et Russie) et qui leur permet de bloquer un candidat, même bien placé. Le prochain tour de scrutin devrait être organisé la semaine prochaine.

Il s'agit, expliquait l'ambassadeur britannique Matthew Rycroft avant le vote, de parvenir "à un nombre raisonnable (de candidats) en incitant les moins bien placés à abandonner la course". Parmi les autres candidats de premier plan figurent la Néo-zélandaise Helen Clark, la femme la plus haut placée dans la hiérarchie de l'Onu, et Susana Malcorra, ministre argentine des Affaires étrangères.

Huit candidats viennent d'Europe de l'Est, dont la patronne de l'Unesco, Irina Bokova.
La tradition voudrait que le poste revienne à l'Europe de l'Est, seule région qui n'a encore pas eu de secrétaire général.

(AFP)

Des journalistes burkinabè ont accusé, hier, le gouvernement, en place depuis six mois, de vouloir "embrigader" les médias publics, en s'immisçant dans le traitement de l'information.
Dans un communiqué publié à Ouagadougou, l'Association des journalistes du Burkina (Ajb) et le Syndicat autonome des travailleurs de l'information et de la culture (Synatic) ont dénoncé "les tentatives d'embrigadement des médias publics par le pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré", élu fin 2015 après le renversement du président Blaise Compaoré, l'année précédente.
Le conflit porte sur une "injonction du gouvernement" à la Rtb, la télévision publique, d'ouvrir le journal d'abord par les audiences du chef de l'Etat, puis l'actualité de la Primature, le siège du Premier ministre, et celle du Parlement. 

Les deux organisations de journalistes ont "exigé du ministre en charge de la Communication (Rémi Fulgance Dandjinou) et du gouvernement de mettre fin à leurs immixtions dans le traitement de l'information dans les médias publics", a ajouté la déclaration conjointe.

Les organisations qui regroupent journalistes des médias publics et privés citent des déclarations du ministre de la Communication, également porte-parole du gouvernement, qui, interrogé sur la télévision publique le 17 juin, a averti : "On ne peut pas vouloir une chose et son contraire. On ne peut pas vouloir rentrer dans l'avion présidentiel et venir être celui qui va dénigrer le travail qui est fait par le gouvernement".

L'Ajb et le Synatic ajoutent que le ministre de la Communication, un ancien journaliste, "a convoqué", le 5 avril", "tous les premiers responsables" des médias publics "pour une séance de recadrage".

"Cette intrusion expose, par ailleurs, les travailleurs des médias publics à la vindicte populaire lors de la couverture des manifestations publiques", ont déploré les deux associations.

(AFP)

De violents combats étaient en cours, hier en fin de journée, à Kidal, entre un groupe armé pro-gouvernemental et des ex-rebelles à dominante touareg cohabitant depuis février dans cette ville de l'extrême nord du Mali, ont affirmé à l'Afp deux élus locaux et un habitant.

Les affrontements opposent des membres du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (Hcua), une des principales composantes de la coalition de l'ex-rébellion à dominante touareg du nord du Mali, à des membres du Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), de la coalition de mouvements armés soutenant Bamako, ont expliqué ces sources jointes par téléphone depuis Ségou (centre).

"Des combats de rue se déroulent actuellement entre le Gatia et le Hcua. Ce sont de violents combats de rue", a déclaré un des élus locaux. "Tous les civils sont chez eux. Ça tire de partout à l'arme lourde, surtout dans le centre-ville", les affrontements se déroulent "entre le Hcua et le Gatia", a aussi affirmé l'habitant. Un second élu de Kidal présent dans la ville a confirmé les combats, précisant qu'ils sont liés à "un problème de leadership entre la tribu touareg des Imghad et celle des Ifoghas pour le contrôle de Kidal".

Les affrontements "sont très violents", a-t-il ajouté. Aucun bilan n'était disponible dans l'immédiat. Aucun responsable des groupes armés n'avait pu être joint par l'Afp jusqu'aux environs de 18H00 (locales et Gmt) et aucune source officielle ou militaire n'était en mesure de se prononcer dans l'immédiat sur ces violences. Le Gatia est membre de la coalition de mouvements armés dite Plateforme, qui soutient le gouvernement malien. Le Hcua appartient à la Coordination des mouvements de l'Azawad (Cma, coalition de l'ex-rébellion).

La Cma contrôlait Kidal jusqu'à février, lorsqu'y sont arrivés, le 2 février, des centaines de membres de la Plateforme, sans violences. Après des pourparlers, les pro-Bamako et ex-rebelles avaient affirmé être tombés d'accord pour cohabiter pacifiquement dans la ville. Leurs hommes se sont, dans le passé, affrontés en dépit de la signature par les deux camps, en mai-juin 2015, d'un accord de paix conclu après des mois de négociations à Alger.Les combats avaient cependant cessé depuis la conclusion de "pactes d'honneur" entre les belligérants, le 16 octobre 2015, au terme de trois semaines de rencontres à Anéfis, près de Kidal.

(AFP)

Les anciens combattants, soutien traditionnel du chef de l'Etat zimbabwéen, Robert Mugabe, ont dénoncé, hier, son attitude "dictatoriale", prévenant qu'ils "ne soutiendraient pas un tel dirigeant" à la présidentielle de 2018, nouveau signe de la colère croissante contre le régime en place depuis 1980.

"Nous notons avec inquiétude, choc et une totale consternation le renforcement des tendances dictatoriales incarnées par le président", a déclaré l'Association des vétérans de la guerre de libération du Zimbabwe. 

"Aux prochaines élections, nous ne soutiendrons pas un tel dirigeant", a-t-elle ajouté dans un communiqué au ton très ferme. 
L'association accuse le président de 92 ans d'être "responsable de l'énorme souffrance de la population destinée à servir son autoglorification et celle de ses complices". Le parti présidentiel, la Zanu-Pf, a "lamentablement échoué à utiliser le mandat qui lui a été donné aux élections générales de 2013 pour résoudre les problèmes économiques qui assaillent notre grande nation", ont encore expliqué les anciens vétérans.

La présidence Mugabe "a été marquée par une corruption débridée et une mauvaise gestion éhontée de l'économie qui ont conduit à la ruine", ont-ils dénoncé. Ces déclarations interviennent dans un contexte de contestation croissante contre le régime Mugabe. Ces dernières semaines, le pays a connu une série de grèves et de manifestations - les plus importantes depuis des années - pour protester contre la crise économique dans laquelle il est embourbé depuis le début des années 2000.

Le communiqué marque un tournant dans l'attitude des anciens combattants vis-à-vis du chef de l'Etat, héros de l'indépendance. Les vétérans ont joué un rôle clé dans la mise en œuvre de la réforme agraire lancée en 2000 par le président Mugabe : ils ont envahi, parfois dans la violence, des fermes qui appartenaient aux fermiers blancs et devant être redistribuées à la majorité noire.

(AFP)

L’agriculture est un secteur prioritaire au Maroc qui s’est doté d’un programme dénommé « Plan Maroc vert ». Lancé en 2008, il est soutenu par des investissements publics et privés pour une agriculture à haute valeur ajoutée et aussi soutenir la croissance.

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, a révélé que les investissements publics sont de l’ordre d’un million d’euros (655 milliards de FCfa) par an. Il a été quadruplé en 10 ans, puisqu’il était de 250 millions d’euros. « Le tiers de ce montant, soit plus de 218 milliards de FCfa, va à l’irrigation. Le pays envisage même de dessaler l’eau de mer pour l’agriculture », a-t-il indiqué.

Outre l’agrobusiness, le Plan Maroc vert met aussi l’accent sur le financement de la petite agriculture dite agriculture familiale ou solidaire - qui regroupe 80 % des agriculteurs - afin d’avoir de la résilience. Un million d’hectares de terres sont à transformer. « 500.000 ha l’ont été en 2016 », a informé le ministre. Mieux, le Maroc a mis en place une « assurance sécheresse » afin de gérer les risques climatiques et vient de lancer l’initiative Triple A (Agriculture, adaptation, Afrique) qui vise à capter le maximum d’argent du fonds de l’Accord de Paris (100 milliards de dollars promis par an). Il s’agit de travailler pour « une souplesse dans le monde du financement », a avancé M. Akhannouch.

En matière de pêche, les règles de conduite pour une pêche responsable sont édictées. Des décrets et arrêtés fixent les règles et chaque type de pêche, en se basant sur les résultats de la pêche. Aussi, tous les bateaux sont équipés de Gps ; ce qui permet à la marine de les suivre. « Tout non-respect entraîne des pénalités qui vont jusqu’à 100.000 euros », a fait remarquer le ministre. Une politique infrastructurelle est mise en place. Selon l’autorité, le pays dispose de 3.200 km de côtes et il existe un point de débarquement tous les 40 km, soit 80 quais.

De nos envoyés spéciaux au Maroc, Daouda MANE 
et El hadji Abdoulaye THIAM

Le chef du principal parti d'opposition en Gambie, Ousainou Darboe, et 17 co-accusés ont été condamnés, hier, à trois ans de prison ferme pour plusieurs chefs d'inculpation dont celui de rassemblement illégal, a annoncé le tribunal qui les a jugés.

M. Darboe, chef du Parti démocratique uni (Udp) et les autres prévenus ont comparu devant la Haute cour de Banjul, qui a acquitté un homme. Tous étaient visés par plusieurs chefs d'inculpation dont rassemblement illégal, incitation à la violence et complot. Tous avaient plaidé non coupable.

Ils avaient été arrêtés après des manifestations organisées en avril, d'abord pour réclamer des réformes politiques, puis pour protester contre le décès en détention d'un responsable de l'Udp. Cette condamnation intervient à moins de cinq mois de l'élection présidentielle gambienne prévue le 1er décembre, un scrutin à tour unique auquel est candidat le chef de l'Etat, Yahya Jammeh, qui dirige son pays d'une main de fer depuis 22 ans. M. Darboe et ses 17 co-prévenus font partie de plusieurs dizaines de militants et sympathisants de l'opposition arrêtés, puis inculpés en lien avec les manifestations organisées les 14 et 16 avril en Gambie.

La manifestation du 14 avril visait à réclamer des réformes politiques. Elle a été suivie par l'arrestation de plusieurs opposants, dont Solo Sandeng, secrétaire national à l'organisation de l'Udp, qui est décédé en détention, selon son parti et Amnesty International. Le 16 avril, les opposants sont, de nouveaux, sortis dans la rue pour dénoncer le décès en détention de Solo Sandeng. La manifestation a été réprimée et s'est soldée par de nouvelles arrestations, incluant le chef de l'Udp, Ousainou Darboe.

En juin, les autorités ont officiellement fait état du décès de M. Sandeng, selon l'Ong Human rights watch (Hrw) et une source judiciaire gambienne.

AFP 

Le journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer, porté disparu, en 2004, à Abidjan, a été "exécuté, son corps incinéré", sous les ordres de l'ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo, a affirmé, hier, devant la justice, un ex-chef de milice, disant citer les propos d'un de ses chefs.

Moïse Metchro Harolde Metch, dit "commandant Hôtel ou colonel H", "chef du Groupement des patriotes pour la paix (Gpp)", une des nombreuses milices qui sévissaient en Côte d'Ivoire sous l'ex-président Laurent Gbagbo de 2000 à 2011, s'exprimait, à Abidjan, lors du procès pour crimes contre l'humanité de Mme Gbagbo. "Kieffer a été exécuté par le commandant Anselme Séka Yapo, dit Séka Séka, sous les ordres de Simone Gbagbo" dont il était le chef de la sécurité rapprochée, a affirmé à la barre l'ex-chef de milice. "Son corps a été incinéré pour ne pas laisser de traces", a-t-il poursuivi, soulignant qu'il rapportait une conversation d'un de ses chefs. "Vous avez rapporté des faits qu'aurait déclaré quelqu'un d'autre, est-cela ?" lui a demandé à l'audience un des avocats de Mme Gbagbo, Me Ange Rodrigue Dadje.

"Oui", a répondu le témoin, précisant toutefois "n'avoir pas eu la confirmation de la participation directe" de son informateur à l'opération. Mardi, cet ex-chef de milice avait déclaré avoir participé à l'enlèvement de Yves Lambelin, ex-patron français du grand groupe privé Sifca, qui avait été tué à la fin de la crise post-électorale, en 2011.  La défense de Mme Gbagbo, jugée pour crimes contre l'humanité, met en doute sa version. "Avez-vous été entendu par le juge dans cette affaire ?" lui a demandé, mercredi, l'avocat. "Oui", a répondu le témoin. "Monsieur le président (de la Cour), le témoin ici présent n'a jamais été entendu dans la procédure de Yves Lambelin, il n'a pas été inculpé", a répliqué l'avocat de Mme Gbagbo. "Nous voulons vous démontrer que ce témoin donne des informations erronées, il est un menteur", a ajouté l'avocat. Le journaliste indépendant Guy-André Kieffer a disparu le 16 avril 2004 sur un parking de la capitale économique ivoirienne alors qu'il avait rendez-vous avec Michel Legré, beau-frère de Simone Gbagbo.

Guy-André Kieffer enquêtait sur des malversations financières, notamment dans la filière cacao dont le pays est le premier producteur mondial. Le 21 juin, Mme Gbagbo avait demandé que progresse l'enquête sur la disparition du journaliste."On m'accuse, on me salit (...) Que l'enquête concernant cette affaire aille à son terme !" avait lancé Mme Gbagbo qui a déjà été entendue par la justice française dans cette affaire.

AFP

Le Premier ministre français, Manuel Valls, a récusé, hier, la proposition d'une députée de l'opposition de mettre "hors la loi" le salafisme en tant que "dérive sectaire", estimant qu'il appartient notamment aux musulmans de mener le combat contre "ces idéologies perverses".

Près d'une semaine après l'attentat de Nice, la députée de droite Nathalie Kosciusko-Morizet a estimé devant l'Assemblée nationale qu'il était "temps de déclarer le salafisme hors la loi. Comme dérive sectaire ou comme atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation".
Le salafisme est un courant ultra-rigoriste qui prône un retour à l'islam des origines. La branche la plus radicale de ce mouvement fait du jihad armé le cœur de son activité. 
"Je ne suis pas sûr que ce soit le bon outil (...) Ces organisations savent parfaitement échapper à la justice en dissimulant leur véritable nature, car vous n'ignorez pas que la liberté de conscience en France est une liberté fondamentale", a répondu le Premier ministre socialiste lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. Sur la dimension "sectaire", M. Valls a aussi mis en garde contre la "déresponsabilisation" de "ceux qui plongent dans le salafisme" et "seraient en quelque sorte les victimes d'une grande manipulation".

  Manuel Valls a, en revanche, jugé que "l'islam de France a aussi tout son rôle à jouer" dans la lutte contre le salafisme."A eux aussi, bien sûr, avec notre soutien, de mener le combat pour clairement séparer ce qui est la réalité de l'islam de France et ces idéologies perverses. Ce combat doit être mené partout dans les mosquées, dans les quartiers, dans les familles", a-t-il ajouté. Minoritaire dans l'islam de France, le salafisme est prêché dans "un peu plus de 120 lieux de culte" sur "plus de 2.300 mosquées" et concerne "quelques dizaines de milliers de fidèles", a précisé Manuel Valls.

AFP 

Sous l'œil inquiet de ses partenaires internationaux, le pouvoir turc intensifiait une purge généralisée de l'Etat et de la société, quatre jours après le putsch manqué contre le régime du président Recep Tayyip Erdogan.

Selon le vice-Premier ministre Numan Kurtulmus, 9322 militaires, magistrats et policiers faisaient, hier, l'objet d'une "procédure judiciaire". Parmi eux, au moins 118 généraux et amiraux ont été placés en garde à vue. Vingt-six généraux et amiraux, dont l'ancien chef de l'armée de l'air, le général Akin Özturk, sont en détention préventive, inculpés notamment d'avoir tenté de renverser l'ordre constitutionnel et de tentative d’assassinat du président Erdogan. Le général Öztürk a nié toute implication.

Après le limogeage de 9000 policiers et  gendarmes, les purges ont gagné, hier, l'enseignement et les médias. Le Haut-conseil turc de la radio et de la télévision a retiré leur licence aux télévisions et radios proches du prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Ankara d'être derrière la tentative de putsch. L'autorité de supervision des universités a réclamé la démission de 1577 doyens, incluant tous les dirigeants des Facultés d'Etat, tandis que 15.200 fonctionnaires du ministère de l’Education ont été suspendus.  Plus de 200 employés des services du Premier ministre ont aussi été mis à pied, ainsi que près de 500 de l'Agence des affaires religieuses.

Les fonctionnaires démis ont été interdits de sortie du territoire. Selon le pouvoir, l'instigateur du putsch est Fethullah Gülen, ennemi juré de M. Erdogan depuis 2013, après avoir été son plus proche allié. A la tête d'un réseau actif dans une centaine de pays, cet influent prédicateur, installé aux Etats-Unis depuis 1999, a démenti toute implication. 

Ankara a dit préparer une demande officielle d'extradition et avoir envoyé des "dossiers" pour soutenir cette requête, alors que Washington avait réclamé des "preuves" sur l'implication de M. Gülen dans le coup de force.  Au niveau opérationnel, la tentative de renversement du régime a été, selon l'état-major, le fait d'une minorité de militaires.  

L'"écrasante majorité" de l'armée turque n'a "rien à voir" avec cette affaire, a assuré l'état-major, qui, pour la première fois dans la riche histoire des coups d'Etat militaires en Turquie, n'a pas été aux commandes de la tentative de putsch, son chef ayant même été pris en otage par les rebelles à Ankara. Les grandes capitales ont soutenu, quoique sans précipitation, la nuit du putsch, le gouvernement turc démocratiquement élu, mais l'ampleur et la rapidité des purges ont vite provoqué leur inquiétude. Elles ont mis en garde M. Erdogan contre toute tentation d'exploiter ces événements pour en finir avec une démocratie et des libertés qu'il est déjà accusé d'avoir beaucoup malmenées. 

AFP 


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