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Actualités Internationales (2543)

Interpellé et interrogé vendredi dans le cadre du scandale de corruption Petrobras, l'ex-président brésilien Lula, icône de la gauche, a annoncé qu'il se battrait jusqu'au bout et appelé ses partisans à descendre dans la rue pour défendre son parti, le Parti des travailleurs (Pt, gauche), actuellement au  pouvoir.

"S'ils veulent me vaincre, alors ils devront m'affronter dans les rues de ce pays" et "si quelqu'un pense que les persécutions et les dénonciations vont me faire taire, moi j'ai survécu à la faim, et celui qui survit à la faim ne renonce jamais", a-t-il lancé vendredi soir, devant des centaines de ses partisans réunis au siège du syndicat des employés de banque de Sao Paulo. Presque à la même heure, au moment du journal télévisé, dans certains quartiers aisés de Rio et de Sao Paulo, des habitants applaudissaient à la fenêtre ou tapaient sur des casseroles en soutien au travail de la police et de la justice et contre Luiz Inacio Lula da Silva, qui a dirigé le Brésil de 2003 à 2010. Portant un t-shirt rouge, l'étoile du parti sur la poitrine, Lula, 70 ans, a réitéré de sa voix rauque le message de combativité qu'il avait adressé dans la matinée juste après son interrogatoire par la justice.
Les procureurs "ont ravivé la flamme qui m'habite ! La lutte continue ! Je ne sais pas si je serai candidat en 2018 (à la présidence) mais cela augmente mon envie", avait-il déclaré, promettant de parcourir son pays pour défendre le parti qu'il a fondé en 1980, vers la fin de la dictature.
La journée avait mal commencé pour lui, avec la police frappant à la porte de son domicile en grande banlieue de Sao Paulo pour qu'il s'explique sur un appartement et une maison de campagne qui lui appartiendraient et auraient été financées par des entreprises accusées de corruption, ce qu'il nie.

 AFP


L'ancienne Première dame des Etats-Unis Nancy Reagan est décédée hier matin à Los Angeles d'une insuffisance cardiaque, à l'âge de 94 ans, a annoncé Joanne Drake, porte-parole de la Reagan Library dans un communiqué.
Elle sera inhumée à la Ronald Reagan Presidential Library à Simi Valley, en Californie (ouest), à côté de son époux et ancien président américain Ronald Reagan décédé le 5 juin 2004.  Le public aura la possibilité de lui rendre un dernier hommage au préalable à la bibliothèque.
Des détails seront fournis ultérieurement, a précisé la porte-parole. Ancienne starlette de série B, Nancy Davis qui avait été critiquée pour sa grande influence sur le président a ensuite été admirée pour sa défense de la dignité et de l'héritage politique de celui qui a été son mari pendant 52 ans. Elle s'est illustrée par son soutien sans faille à l'ancien président (1981-1989) atteint de la maladie d'Alzheimer, mort à l'âge de 93 ans.
Née à New York, le 6 juillet 1921, d'un père vendeur de voitures et d'une mère actrice remariée à un neurochirurgien, elle gagne Hollywood à 28 ans. Sa rencontre avec Ronald, divorcé depuis un an de l'actrice Jane Wyman, sera le début d'une histoire d'amour de plus d'un demi-siècle. "Pour mon anniversaire, dira Nancy, il envoyait des fleurs à ma mère pour la remercier de lui avoir permis de vivre avec moi". Du mariage, en 1952, de la starlette avec le "Cowboy d'Hollywood", président six fois réélu du syndicat des acteurs américains, naitront deux enfants : Patti, la même année, et Ron en 1958.

AFP


Hassan al-Tourabi, importante figure de l'opposition soudanaise qui fut aussi l'éminence grise du régime du président Omar el-Béchir, est décédé samedi à l'âge de 84 ans à Khartoum, a-t-on appris de source officielle.
"L'intellectuel musulman Hassan al-Tourabi est décédé", a rapporté la télévision d'Etat qui a interrompu ses programmes pour diffuser des versets du Coran après l'annonce.   La présidence a annoncé la mort de Tourabi dans un communiqué relayé par l'agence officielle Suna, rendant hommage à "l'intellectuel musulman et au savant" qu'il a été.  
Une source médicale a indiqué à l'Afp que ce vétéran de la politique avait été transféré "à l'unité des soins intensifs samedi matin à la suite d'un infarctus, qui a causé son décès" au Royal Care International Hospital de Khartoum. Dans la soirée, son corps a été transféré par ambulance dans la maison familiale à Khartoum, où des centaines de ses partisans et membres de son Parti du congrès populaire étaient rassemblés, a indiqué un correspondant de l'Afp.  Fondateur des Frères musulmans soudanais et chantre d'un panarabisme islamiste, Tourabi accompagna, et même inspira selon certains, le coup d'Etat qui conduisit en 1989 le général Omar al-Béchir à la tête du plus vaste pays d'Afrique.
Homme charismatique et fin stratège, Hassan al-Tourabi n'a cessé d'étendre son influence et devint président du Parlement et secrétaire général du Congrès national, le parti du président Béchir, avant que leurs relations ne tournent à l'aigre en 1999.  Les relations entre "Béchir le militaire" et "Tourabi l'islamiste" vont se détériorer et cela aboutira à son incarcération de 2001 à 2003, l'homme étant accusé de vouloir renverser le régime. Tourabi avait repris à l'été 2005 du service politique à la tête de son parti le Congrès national populaire, se livrant à de virulentes attaques contre le régime qu'il accusait notamment de corruption.
Il avait été le seul responsable politique soudanais à avoir jugé en 2009 le président Béchir "politiquement coupable" de crimes commis dans la province soudanaise du Darfour, en proie à la guerre civile, soutenant ainsi les poursuites lancées par la Cour pénale internationale. Diplômé des facultés de droit de Khartoum, Londres et Paris-La Sorbonne, cet idéologue au turban blanc et à la courte barbe crise parlait couramment l'anglais, le français et l'allemand outre l'arabe...

 AFP


Le chef de l'armée bissau-guinéenne, le général Biague Na Ntam, a mis en garde les soldats contre tout projet de déstabilisation de son pays, précisant que celui qui s'y aventurera "sera abattu", dans une déclaration publique à Bissau.

La Guinée-Bissau, qui compte quelque 1,6 million d'habitants, a connu de nombreuses tentatives de coups d'Etat, réussies ou manquées, dans lesquelles les militaires ont généralement joué un rôle prépondérant depuis son indépendance du Portugal en 1974.
Pendant des années, l'instabilité politique et la pauvreté y ont facilité l'implantation de narcotrafiquants, sous la protection présumée de hauts responsables de l'armée. "Je déclare la tolérance zéro dans les casernes" pour tout ce qui met en danger la stabilité du pays, a déclaré le général Na Ntam lors d'une cérémonie organisée par un groupe de militaires et saluant son implication dans des actions de paix dans les garnisons, en présence de plusieurs journalistes.
"Tout soldat qui tirera un seul coup de feu (contre la Guinée-Bissau) sera abattu. Nous n'avons pas de prison pour lui. Je demande aux chefs de différentes unités d'abattre quiconque tirera une seule balle. La paix doit régner dans ce pays, et c'est l'armée qui la fera régner", a-t-il lancé."Tout soldat qui reçoit de l'argent pour tenter une action subversive le paiera de sa vie", a-t-il insisté, sans plus de détails.
Aucun responsable militaire sollicité sur cette déclaration du général Na Ntam n'a souhaité faire de commentaire. Un soldat de l'armée de l'air a fait état à l'AFP de rumeurs de grogne au sein de l'armée. Selon lui, environ 10 personnes soupçonnées par l'armée de "préparer une action de déstabilisation du pays" ont été arrêtées. Ces personnes, incluant deux soldats, seraient détenues sur un site de l'armée de l'air près de l'aéroport de Bissau. Jusqu'à tard jeudi soir, ces informations n'avaient pu être confirmées par aucune autre source, ni au sein de l'armée ni en dehors. Durant la cérémonie, le chef de l'armée a par ailleurs évoqué un retard dans le versement des salaires de janvier et février dans certaines unités en raison de "difficultés financières" de l'Etat."Le gouvernement est dans des difficultés financières, raison pour laquelle aucun transfert n'a été fait au niveau des banques", a-t-il dit, en précisant que la situation n'était cependant pas désespérée. "Restez calmes, il n'y a pas à s'alarmer pour autant", a-t-il ajouté.

 AFP


Un Mauritanien recherché par son pays pour "activités terroristes présumées" a été récemment arrêté aux Emirats arabes unis puis renvoyé à Nouakchott cette semaine en réponse à une demande d'extradition, ont indiqué à l'Afp des sources de sécurité mauritaniennes.

L'homme, identifié comme Mohamed Ould Israël et dont l'âge n'a pas été révélé, est considéré comme un haut responsable d'Al-Qaïda et aurait permis d'établir des liens entre cette organisation et sa branche active au Sahel, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), selon ces sources ayant toutes requis l'anonymat. Il est arrivé cette semaine à Nouakchott, ont-elles dit, sans préciser de date. "Ould Israël est entre nos mains grâce à nos relations de coopération en matière de lutte contre le terrorisme avec les Emirats (arabes unis) qui ont accepté de l'extrader vers la Mauritanie" cette semaine, a affirmé une des sources. "L'homme est l'un des premiers Mauritaniens ayant intégré Al-Qaïda. Il en est même un des hauts dirigeants et le principal artisan des relations entre Aqmi et Al-Qaïda mère" fondée par Oussama Ben Laden, a ajouté la même source. Selon des sources au sein du renseignement mauritanien, Mohamed Ould Israël vient de purger une peine de dix ans en Irak pour infraction à la loi sur l'émigration. Il a été renvoyé à l'expiration de sa peine vers le Soudan, pays dont il a été refoulé pour se retrouver enfin aux Emirats arabes unis qui l'ont extradé vers la Mauritanie, à la demande des autorités mauritaniennes.
 M. Ould Israël fait partie des premiers éléments recherchés par la Mauritanie pour "activités terroristes présumées". Il aurait été cité par différents rapports des services de renseignements mauritaniens comme ayant effectué plusieurs missions auprès du Groupe salafiste pour la prédiction et le combat (Gspc, algérien), devenu Aqmi, pour préparer son adhésion à Al-Qaïda de Ben Laden. Plusieurs jihadistes présumés sont actuellement détenus dans des prisons en Mauritanie.

 AFP


 

Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a affirmé hier en Mauritanie qu'il était important pour ce pays de "faire avancer la situation au Sahara occidental", territoire contrôlé par le Maroc mais revendiqué par les indépendantistes du Front Polisario.

M. Ban, qui effectue une tournée en Afrique de l'Ouest et du Nord, est arrivé jeudi soir à Nouakchott où il s'est entretenu hier avec le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. "Je me trouve actuellement dans la région pour m'entretenir de la situation au Sahara occidental", jouxtant le nord-est de la Mauritanie, a déclaré le chef de l'Onu à la presse après sa rencontre avec M. Aziz, annonçant qu'il se rend aujourd’hui auprès de réfugiés sahraouis à la Minurso, la Mission de l'Onu au Sahara occidental. "Faire avancer la situation au Sahara occidental est important ici aussi. Nombre de réfugiés partagent une même culture et des liens familiaux avec les Mauritaniens", a-t-il ajouté. Selon lui, "la position mauritanienne de +neutralité positive+" sur ce dossier "est bien comprise par tous". "C'est là une manière constructive d'aborder ce différend épineux, qui empêche la région de tirer pleinement parti du potentiel de son peuple", a-t-il estimé, en remerciant la Mauritanie pour son "concours" apporté à son envoyé personnel pour le Sahara occidental, Christopher Ross. Les Nations unies tentent sans succès depuis 1992 d'organiser un référendum d'autodétermination du Sahara occidental, vaste territoire peuplé d'un demi-million d'habitants. Ex-colonie espagnole, il est contrôlé par le Maroc, qui propose une large autonomie sous sa souveraineté, tandis que le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, réclame un référendum d'autodétermination.

 AFP


Trente-trois candidats s'affrontent demain lors de l'élection présidentielle au Bénin, dont le président sortant Thomas Boni Yayi ne se représente pas après deux mandats, conformément à la constitution. Pour lui succéder, se profilent cinq favoris : le Premier ministre sortant Lionel Zinsou, deux des plus gros hommes d'affaires locaux, Patrice Talon et Sébastien Ajavon, et deux banquiers internationaux, Abdoulaye Bio Tchané et Pascal Irénée Koupaki.  Les premiers résultats sont attendus dans les 72 heures suivant le scrutin.Initialement prévu le 28 février, le premier tour de la présidentielle avait été reporté au 6 mars à cause de retards dans la production et la distribution des cartes des 4,7 millions d'électeurs de ce petit pays d'Afrique de l'ouest.  Jeudi soir, à moins de trois jours du vote, le centre national de traitement (Cnt) a reconnu que la distribution des cartes n'avait pu être menée à son terme que dans trois des 12 départements que compte le pays. L'organisation a même renoncé, faute de temps, à lancer la distribution dans les départements de Zou et du Plateau (centre) avant le premier tour, a précisé Kassimou Chabi, le coordinateur du Cnt, à l'Afp. Ceux munis de leur ancienne carte électorale pourront voter, mais pas les nouveaux majeurs de ces départements, qui n'en ont jamais eu, a-t-il regretté, sans être en mesure de dire combien d'électeurs sont concernés.

AFP


Soro et D BassoleUne expertise mettant en doute l'authenticité d'enregistrements téléphoniques qui empoisonnent depuis plusieurs mois les relations entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire a été remise à la justice burkinabè, a-t-on appris hier de source proche du dossier.

Ces enregistrements d'une conversation attribuée à Djibrill Bassolé, ex-ministre des Affaires étrangères du Burkina, et Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale ivoirienne, laissaient entendre que ce dernier était impliqué mi-septembre dans la tentative de coup d'État contre le régime de transition burkinabè. L'analyse demandée par l'avocat parisien de Djibrill Bassolé, Me William Bourdon, et réalisée par un expert français remet en question l'authenticité des seize minutes d'enregistrement.

"L'enregistrement fourni ne peut être présenté comme étant un enregistrement intègre", écrit l'expert dans ce document révélé par Le Monde et que l'Afp a pu consulter. Il évoque l'hypothèse d'"un montage" réalisé à partir de plusieurs conversations téléphoniques.  Djibrill Bassolé, homme clé du régime de Blaise Compaoré tombé en 2014, et Guillaume Soro ont nié avoir eu cette conversation, dénonçant une "manipulation". "Depuis le départ, cette retranscription est la preuve cardinale sur laquelle s'appuie le Burkina dans ses accusations contre mon client", a déclaré à l'Afp Me William Bourdon.

"Non seulement elle n'a aucune valeur juridique car tout laisse à penser que c'est une écoute clandestine, mais il est désormais établi qu'elle n'est pas authentique. Toutes les charges s'écroulent", a-t-il ajouté.  Des soldats du Régiment de sécurité présidentielle (Rsp) avaient pris le président burkinabè Michel Kafando et le gouvernement en otage le 16 septembre avant de proclamer le coup d'État le lendemain. La mobilisation populaire et celle de l'armée loyaliste avaient conduit à l'échec du putsch une semaine plus tard.

M. Bassolé a été interpellé à son domicile le 29 septembre. Il a été notamment inculpé de "haute trahison", "attentat à la sûreté de l'Etat" et "collusion avec des forces étrangères pour déstabiliser la sécurité intérieure".  La justice burkinabè a lancé le 8 janvier un mandat d'arrêt à l'encontre de Guillaume Soro, provoquant une crise diplomatique entre les deux pays voisins historiquement liés.

AFP


Nouhou ThiamSix militaires guinéens dont un ex-chef de l'armée, en prison depuis près de cinq ans pour manquements lors d'une attaque contre le domicile du président Alpha Condé en 2011, ont été libérés hier après avoir été condamnés à une peine égale à leur détention préventive, a constaté l'Afp.

"Le tribunal militaire permanent de Conakry condamne" les six prévenus à "un temps (égal à) leur détention préventive respective et ordonne leur libération", a déclaré le juge Sékou Dany Keïta, un magistrat civil, président de cette juridiction. Parmi les accusés figurent l'ex-chef d'état-major, le général Nouhou Thiam, et l'ancien préfet de Dubréka, le lieutenant-colonel Mamadouba Bondabon Camara.

Tous étaient en détention préventive depuis juillet 2011 et ont été jugés pour "désertion et violations de consignes" lors de l'attaque du domicile privé du président Condé le 19 juillet 2011. Présentés initialement à une cour d'assises en 2013, ils ont été renvoyés devant un tribunal militaire.

Le général Nouhou Thiam, qui s'est refusé à toute déclaration, a fondu en larmes à l'énoncé du verdict alors que des proches des détenus dansaient dans la salle.

Le verdict a été accueilli avec "un sentiment de soulagement. Le procès nous a finalement donné raison. C'était devenu une patate chaude entre les mains de l'Etat. Toutes les preuves étaient faites que (les accusés) étaient détenus de manière arbitraire et abusive", a déclaré à la presse un des avocats de la défense, Me Aboubacar Sylla.

Pour un autre de ses collègues, Me Mohamed Bérété, ce verdict était attendu: "Il fallait faire en sorte que l'Etat (guinéen) sorte de cette situation la tête haute", a-t-il dit. "Il fallait donc prendre une telle décision pour justifier la longue détention de ces personnes", a-t-il estimé.

AFP


IBKUn collectif d'associations maliennes a annoncé hier à l'AFP avoir déposé une plainte pour "haute trahison" contre le président malien Ibrahim Boubacar Keïta auprès de la Haute Cour de justice, habilitée à juger les dirigeants et ex-dirigeants du pays.

"Nous avons déposé hier (mercredi) une plainte contre le président de la République pour haute trahison et gestion calamiteuse (du pays) auprès de la Haute Cour de justice", a déclaré Bokari Dicko, au nom de ce collectif baptisé "Bloc d'intervention patriotique pour la réunification entière du Mali (Biprem-Fasoko)".

La Haute Cour de justice est habilitée à juger les ministres, présidents, ex-ministres ou anciens présidents de la République mis en accusation devant elle pour des crimes ou délits commis dans l'exercice de leurs fonctions. Ses membres, choisis parmi les députés et issus de différents groupes parlementaires, ont été nommés en mars 2014.

M. Dicko, qui est secrétaire aux relations extérieures du Biprem, n'a pas précisé le nombre d'associations membres de son collectif. Selon lui, le Biprem reproche au président Keïta d'avoir manqué à son serment notamment de préserver l'intégrité territoriale du Mali. "Il a prêté serment de garantir l'intégrité territoriale. Or, Kidal (chef-lieu de région dans l'extrême nord-est du pays, ndlr) est toujours occupée et l'insécurité n'est pas jugulée", a rappelé M. Dicko.

Ibrahim Boubacar Keïta a été élu en 2013 alors que le Mali tentait de se relever de près de deux ans d'une crise politico-militaire marquée entre 2012 et 2013 par une rébellion indépendantiste à dominante touareg, et la prise de contrôle de la moitié nord du pays par des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Les jihadistes ont été en grande partie chassés du Nord à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, toujours en cours.

Un accord de paix censé isoler définitivement ces islamistes extrémistes a été signé en mai-juin 2015. Cependant, des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères et l'administration malienne est absente de plusieurs localités du Nord, notamment Kidal, fief de l'ex-rébellion.

Sollicités par l'AFP sur cette plainte, plusieurs parlementaires ont décliné tout commentaire, à l'exception d'un seul, député de la majorité au pouvoir, estimant, sans plus de détails: "Ce n'est pas sérieux".

Aucune indication n'a pu être obtenue auprès de l'Assemblée nationale sur la suite réservée à la procédure et sa durée. Aucun commentaire n'a pu être obtenu de source gouvernementale.

AFP


Le gouvernement socialiste français a reporté hier sous la pression la présentation d'une réforme du code du travail, vivement contestée par les syndicats et une partie de la gauche, pour tenter de préserver une majorité déjà sérieusement émiettée.

Ce projet, l'une des dernières grandes réformes du mandat du président François Hollande avant la présidentielle de 2017, devait être adopté en Conseil des ministres le 9 mars. Le texte visant à faciliter le licenciement économique et assouplir la durée du travail sera finalement présenté le 24 mars. "Se donner quelques jours de plus pour réussir l'adoption d'un texte est (le signe d') une très grande volonté d'écoute. Le recul, ce serait abandonner le texte", a tenté de se justifier le Premier ministre Manuel Valls. Il a précisé qu'il recevrait d'ici une semaine les partenaires sociaux, organisations syndicales et patronales afin de "lever un certain nombre d'incompréhensions". Le chef du gouvernement "veut se réserver la possibilité de changer si besoin était" le projet, a affirmé son ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. Avec cette réforme, l'exécutif avait d'emblée ouvert une brèche supplémentaire dans une gauche de plus en plus rétive à sa politique d'inspiration sociale-libérale. Après le départ depuis deux ans de plusieurs ministres en désaccord avec la politique de François Hollande, "quatre ou cinq" secrétaires nationaux, également opposés à ses orientations, vont prochainement quitter la direction du Parti socialiste, très divisé. Le tandem Hollande-Valls a été vivement attaqué la semaine dernière par plusieurs ténors, dont une ex-patronne du Ps, Martine Aubry, qui l'accusent de mener à un "affaiblissement de la France". Les signataires d'une tribune publiée par le quotidien Le Monde dénoncent tout à la fois les allègements de charges des entreprises, le "désolant débat" sur la déchéance de nationalité des auteurs de crimes ou délits terroristes, ou encore un "indécent discours" récemment tenu par Manuel Valls en Allemagne pour critiquer la politique d'accueil des réfugiés de la chancelière Angela Merkel.
François Hollande a fait de la baisse du chômage la condition de sa candidature pour un second mandat. Or depuis son élection, les demandeurs d'emploi sont passés de 4,4 millions à 5,5 millions. Le chef de file de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, s'est réjoui lundi du report de la réforme mais a appelé à son "retrait total", à l'instar des initiateurs d'une pétition en ligne "Loi travail, non merci !" qui a recueilli plus de 770.000 signatures, un record en France...

 AFP


Le chef de l'Etat gabonais Ali Bongo Ondimba a annoncé hier qu'il sera candidat à un deuxième mandat à la présidentielle prévue au second semestre 2016 dans une allocution solennelle prononcée depuis un chantier de construction dans la localité forestière d'Ozouri (sud), a constaté un journaliste de l'Afp.
"Je vous annonce ma candidature à l'élection présidentielle de cette année", a déclaré le chef de l'Etat entouré d'ouvriers sur un pont en construction auquel était accrochée une banderole proclamant "changeons ensemble". Elu en 2009 après le décès de son père Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 1967, le chef de l'Etat a assuré vouloir lors d'un deuxième septennat "lutter avec détermination contre les privilèges indus et bâtir un meilleur vivre ensemble fondé sur l'inclusion, la méritocratie et la solidarité". Il a également promis vouloir œuvrer pour "passer d'une économie de rente à une économie diversifiée". Le Gabon tire l'essentiel de ses ressources de la production pétrolière, même si la production stagne depuis des années et que le prix du baril a drastiquement chuté.  C'est dans la zone d'Ozouri, à une vingtaine de km de Port-Gentil, la capitale pétrolière du pays, que la première découverte de brut fut effectuée en 1956 par une compagnie pétrolière française qui devint ensuite Elf, elle-même absorbée par Total dans les années 1990. Dénonçant le "système de privilèges indus" qu'a engendré la rente pétrolière au fil des décennies, M. Bongo Ondimba a ajouté que "rien ne m'a été épargné par les adversaires du changement", allusion directe aux opposants - dont bon nombre sont d'anciens caciques du régime de son père - qui l'accusent d'être un enfant adoptif, né au Nigeria. La présidence a régulièrement démenti de telles assertions et a porté l'affaire en justice.

 AFP


Donald Trump et la démocrate Hillary Clinton sont les favoris du "super mardi" des primaires pour la Maison Blanche, journée capitale qui pourrait consacrer l'échappée du milliardaire vers l'investiture du parti républicain.
Les primaires du 1er mars auront lieu dans 11 Etats pour chaque parti (12 au total). En soi, elles ne mettront pas fin à la compétition : les électeurs de dizaines d'autres Etats voteront jusqu'en juin.  Mais elles pourraient donner une avance significative à Donald Trump et à Hillary Clinton dans la course aux délégués pour les conventions d'investiture de juillet - et peut-être enterrer les espoirs de leurs rivaux de les rattraper. L'ex-secrétaire d'Etat est favorite du "super mardi" des démocrates. Elle vient d'infliger une déroute au sénateur du Vermont Bernie Sanders en Caroline du Sud samedi, et a entre 20 et 34 points d'avance au Texas, en Géorgie et dans le Tennessee, selon des sondages publiés dimanche par NBC/Wall Street Journal.
La candidate est si confiante qu'elle passe plus de temps qu'auparavant à parler de l'étape d'après, l'élection de novembre.
"Je ne crois pas que l'Amérique ait cessé d'être grande. Ce que nous devons faire, c'est rendre à l'Amérique son unité", a-t-elle dit hier dans le Massachusetts, l'un des Etats du super mardi, balayant le slogan de Donald Trump, sans le nommer. "Nous ne pouvons accepter que les républicains désignent des boucs-émissaires, accusent, pointent du doigt".Donald Trump continue quant à lui de dominer ses quatre poursuivants, notamment les sénateurs Marco Rubio (Floride) et Ted Cruz (Texas).
Il recueille 49% des intentions de vote des républicains, au niveau national, selon un sondage Cnn publié lundi et réalisé la semaine dernière, avant la dernière salve très virulente d'attaques lancées par Marco Rubio (16%) et Ted Cruz (15%), avec 5 points de marge d'erreur. Jamais Donald Trump n'avait été aussi haut dans un sondage, montrant que les abandons d'autres candidats ces dernières semaines lui bénéficient.L'inquiétude s'est transformée en panique chez les barons républicains qui promettent que l'investiture de Donald Trump signera la défaite à la présidentielle et transformera le parti pour une génération.

 AFP


Des experts indépendants de l'Onu chargés d'enquêter sur les violations des droits de l'homme commises durant les dix mois de crise au Burundi seront sur place dès aujourd’hui, selon un communiqué du Haut-commissariat de l'Onu aux droits de l'Homme diffusé hier. Les trois experts, dont le Conseil des droits de l'homme de l'Onu avait demandé l'envoi le 17 décembre, ont pour mandat d'"enquêter sur les violations et abus de droits de l'homme en vue de prévenir la détérioration de la situation". "Notre objectif est d'aider l'Etat (burundais) à remplir ses obligations en matière de droits de l’homme et d’établir les responsabilités pour les cas de violations et d’atteintes aux droits de l’homme, y compris en identifiant les auteurs présumés", a déclaré le Sud-africain Christof Heyns, rapporteur spécial de l'Onu sur les exécutions extrajudiciaires.

AFP


Un candidat indépendant à l'élection présidentielle d'avril au Tchad a annoncé hier le retrait de sa candidature, jugeant que le mouvement de contestation mené depuis deux semaines par la société civile menace "la sérénité" du scrutin, selon un communiqué transmis à l'Afp. Tidjani Thiam, un ancien ministre des Affaires étrangères, avait annoncé le 15 février sa candidature avec l'étiquette "indépendant" à la présidentielle tchadienne du 10 avril. "Toutefois, le climat qui prévaut actuellement dans notre pays me conduit à retirer ma candidature à cette élection", a indiqué M. Thiam dans un communiqué publié à l'occasion d'un passage à Paris. Le mouvement de contestation mené par la société civile" contre le président sortant Idriss Déby Itno (au pouvoir depuis 1990), candidat à sa propre succession, est "de nature à priver cette consultation électorale de la sérénité dont a besoin notre pays". Les conditions "pour une élection digne de ce nom" ne "sont plus réunies", a-t-il ajouté.

AFP


Dimanche Le président Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 21 ans, a été investi candidat par son parti pour briguer un cinquième mandat à l'élection présidentielle prévue en décembre, et s'est dit opposé à toute limitation de mandat, selon la télévision publique.

M. Jammeh, arrivé au pouvoir en 1994 après un putsch et réélu quatre fois, a été désigné candidat de l'Alliance pour la réorientation et la construction patriotique (Aprc, au pouvoir) au scrutin présidentiel du 1er décembre 2016 lors d'un congrès vendredi, selon des images diffusées samedi soir par la télévision publique gambienne. "Continuons d'être au service du peuple de Gambie et gardons notre détermination à mieux le servir et lui donner les standards de vie parmi les plus élevés dans le monde", a déclaré M. Jammeh à ses partisans, lors de ce congrès tenu à Kanilai, sa localité natale dans l'ouest du pays.
"Nous sommes en démocratie et ils parlent de limitation de mandat. N'importe quel chef d'Etat occidental ou autre dirigeant d'Etat qui viendrait parler de limitation de mandat en Gambie verra ce que je lui (dirais)," a-t-il ajouté, en allusion aux critiques de pays occidentaux et de défenseurs des droits de l'Homme. "Pendant mille ans, nous avons été assujettis à l'idéologie occidentale qui nous a ramenés en arrière," a-t-il affirmé, ajoutant que ses détracteurs ont échoué à combattre son régime, soutenu, selon lui, par Dieu. Yahya Jammeh a par ailleurs ajouté que l'opposition pouvait boycotter les élections mais n'avait pas le droit de déstabiliser le pays.  Le scrutin du 1er décembre 2016 doit précéder les élections législatives prévues le 6 avril 2017.

AFP


D'importantes manœuvres militaires, baptisées "Tonnerre du nord", ont démarré en Arabie saoudite avec la participation de 20 pays qui cherchent à coordonner leurs efforts pour lutter contre "le terrorisme", a rapporté l'agence officielle Spa.
Le Pakistan, la Malaisie, la Turquie, l'Egypte, le Maroc, le Soudan, le Sénégal figurent parmi les pays engagés dans ces manœuvres qui ont commencé samedi dans le nord du royaume, a ajouté l'agence saoudienne.
L'exercice, présenté comme "l'un des plus importants au monde par le nombre d'effectifs impliqués", est destiné notamment à former les troupes à la lutte contre "les forces illégales et les groupes terroristes (...) sur fond de menaces croissantes et d'instabilité politique dans la région", selon l'agence.
L'organisation de ces manœuvres, impliquant des forces terrestres, aériennes et navales, constitue un "signal fort" de la volonté des pays participants de "préserver la sécurité et la stabilité de la région", avait indiqué Spa en annonçant l'exercice à la mi-février.
Aucune indication n'a été fournie sur la durée de l'exercice, qui intervient au moment où l'Arabie saoudite multiplie les initiatives militaires au plan régional, dont la dernière a consisté en l'envoi vendredi en Turquie de quatre chasseurs F-15 pour participer aux frappes contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).
Le royaume, qui dirige une coalition arabe intervenue en mars 2015 contre les rebelles chiites au Yémen, fait partie de la coalition internationale qui combat depuis plus de 18 mois l'EI en Syrie et en Irak.
Farouchement hostile au régime de Damas, allié à Moscou et Téhéran, l'Arabie s'est dit prête à une opération terrestre en Syrie si les Etats-Unis acceptent de la conduire.

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L'accusation tentera dès demain, dans une affaire inédite, de convaincre la Cour pénale internationale de mener un procès contre un chef touareg malien présumé lié à Al-Qaïda soupçonné d'avoir orchestré la destruction de mausolées à Tombouctou en 2012.

Ahmad Al Faq Al Mahdi est de fait le premier jihadiste écroué par la Cpi, le premier suspect arrêté dans l'enquête de la Cour sur les violences de 2012-2013 au Mali et le premier poursuivi par la Cpi pour destructions d'édifices religieux et monuments historiques. Lors de l'audience dite de confirmation des charges, prévue demain et mercredi, le procureur arguera que son dossier contre M. Al Faqi, âgé d'environ 40 ans, est assez solide pour justifier un procès. Fondée entre le XIe et le XIIe siècles par des tribus touareg et inscrite au patrimoine mondial de l'humanité, Tombouctou a été un grand centre intellectuel de l'islam et une ancienne cité marchande prospère des caravanes. La "cité des 333 saints" a connu son apogée au XVe siècle. La destruction en 2012 de quatorze mausolées de saints musulmans par le groupe jihadiste malien Ansar Dine au nom de la lutte contre "l'idolâtrie" avait dès lors provoqué l'indignation à travers le monde.
Selon le mandat d'arrêt émis contre M. Al Faqi, ce dernier est responsable de crimes de guerre. En tant que chef présumé de la "Hesbah", la brigade des mœurs, que M. Al Faqi aurait dirigé et participé personnellement aux attaques contre neuf mausolées et une des plus importantes mosquées de la ville, Sidi Yahia, entre le 30 juin et le 10 juillet 2012 selon la même source. C'est une affaire extrêmement forte", assure à l'Afp Stephen Rapp, ancien diplomate américain spécialiste des questions de crimes de guerre. "La destruction d'objets religieux, culturels ou historiques, ainsi que du patrimoine, est une autre manière de détruire une civilisation, une religion, le genre de choses sur lesquelles une société est basée", ajoute-t-il. Tombouctou était "un centre de la civilisation alors que l'Europe, au même moment, était au beau milieu d'un âge sombre", selon M. Rapp, qui travaille désormais pour l'Institut de La Haye pour la Justice à travers le monde.

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Les alliés réformateurs et modérés du président iranien Hassan Rohani qui compte sur eux pour accélérer sa politique d'ouverture, ont pris la tête hier face aux conservateurs aux législatives, selon un décompte de l'AFP portant sur plus de la moitié des 290 circonscriptions.

Au Parlement, ils pourront compter sur 73 députés sur les 165 sièges pour lesquels les résultats sont connus mais non officiels.  Sur ces 73 sièges, les alliés de M. Rohani en ont remporté directement 60 et ils peuvent également compter sur les sièges remportés par 13 candidats indépendants qui leur sont proches.
A noter la bonne performance des réformateurs et modérés à Téhéran où ils raflent la totalité des 30 sièges mis en jeu. Le président Rohani a affirmé dans un tweet que "les électeurs ont créé une nouvelle atmosphère". Les résultats définitifs des législatives en Iran sont attendus aujourd’hui ou demain.
Grâce à sa percée à Téhéran, le camp Rohani est assuré de disposer pour les quatre prochaines années de plus du double de ses 30 députés dans l'actuel Parlement, qui était dominé par les conservateurs avec 200 élus environ. Religieux modéré, Hassan Rohani misait sur l'avancée majeure qu'a été l'accord nucléaire conclu en juillet avec les grandes puissances sur le programme nucléaire iranien pour engranger un maximum de députés favorables à sa politique au Parlement et poursuivre dans cette voie.

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Le chef de l'Etat nigérien sortant Mahamadou Issoufou a échoué hier à être réélu dès le premier tour de la présidentielle et devra affronter l'opposant Hama Amadou, pourtant emprisonné, lors d'un second tour inédit.
Le président Issoufou, 63 ans, qui briguait un deuxième mandat de cinq ans et avait promis une victoire par "KO", a obtenu 48,41% des suffrages, selon les résultats annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Hama Amadou, un ancien Premier ministre passé à l'opposition et incarcéré depuis novembre 2015 dans un dossier controversé de trafic d'enfants, est arrivé deuxième en recueillant 17,41% des voix.
Le second tour devrait avoir lieu fin mars. Deux autres principaux opposants se présentaient pour le scrutin. L'ancien Premier ministre Seini Oumarou a obtenu 12,11% des voix et l'ancien président Mahamane Ousmane 6,25%. Le taux de participation a été de 66,75% avec 4,8 millions de suffrages exprimés sur 7,5 millions d'électeurs inscrits, selon la Céni. Le président sortant, à qui il a manqué 167.000 voix pour être réélu dès le premier tour, devra faire face à une opposition qui avait promis de s'unir au second tour. Mais M. Amadou devra bénéficier de très bons reports de voix pour pouvoir succéder à M. Issoufou. Surnommé "le Lion", M. Issoufou a affirmé lors de la campagne avoir tenu toutes les promesses faites en 2011 pour sa première victoire. Il avait notamment souligné avoir fait gagner 35 places au pays dans l'indice de perception de la corruption (89e en 2015 contre 134 en 2010). Les accusations de corruption du régime sont justement le principal cheval de bataille de l'opposition.
Quinze candidats étaient en lice pour présider ce pays de 18 millions d'habitants parmi les plus pauvres de la planète et vivant sous la menace des groupes jihadistes sahéliens et des islamistes nigérians de Boko Haram.
Le vote, couplé à des législatives, s'est déroulé sur deux jours, dimanche et lundi, en raison d'importants retards dus notamment à des problèmes de logistique. En août 2014, alors président du Parlement, Hama Amadou avait quitté le pays après avoir perdu son immunité parlementaire dans une affaire de trafic international présumé de bébés entre le Nigeria, où ils ont été conçus, le Bénin et le Niger.  Il a été incarcéré à son retour d'exil à la mi-novembre et n'a pas pu sortir de prison ou s'adresser publiquement à ses partisans comme le prévoit la loi électorale.

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Les chefs d'Etat africains en visite au Burundi se sont longuement entretenus hier avec le président Pierre Nkurunziza, après avoir rencontré la veille des représentants de l'opposition qui ont insisté sur la nécessité d'organiser, à l'étranger, un dialogue incluant toutes les parties pour sortir de la crise.
Dépêchée par l'Union africaine (Ua), la délégation emmenée par le président sud-africain Jacob Zuma et composée des présidents mauritanien, sénégalais, gabonais (qui a quitté Bujumbura jeudi soir) et du Premier ministre éthiopien, tente depuis jeudi de débloquer la crise politique dans laquelle est plongé le Burundi depuis 10 mois.
Hier, ils ont rencontré le président Nkurunziza pendant plus de quatre heures à la présidence.
A l'issue de cette réunion, le président Zuma a indiqué que les "résultats atteints" seraient divulgués aujourd’hui par l'Union africaine. "C'était une bonne réunion entre frères ; les résultats sont satisfaisants", a simplement déclaré à l'Afp le responsable de la communication du président burundais, Willy Nyamitwe. Les chefs d'Etat de l'Ua ont ensuite pris la direction de l'aéroport pour rentrer dans leurs pays respectifs. Jeudi, ils s'étaient entretenus avec des responsables de partis politiques de l'opposition, les rares à ne pas être partis en exil.
"Nous sommes déçus car en écoutant le président Zuma, nous avons eu l'impression que ces chefs d'Etat sont venus conforter Nkurunziza dans son troisième mandat", a déclaré l'un d'eux, Charles Nditije, président de l'aile d'opposition du parti Uprona.
Le président Zuma a invoqué "le respect des décisions du Conseil constitutionnel dans un État de droit" qui avait entériné le troisième mandat, "puis il a également évoqué la nécessité d'un dialogue inclusif à l'extérieur du pays, sans toutefois envisager de pressions sur ce pouvoir", a rapporté M. Nditije.
Le président du parti d'opposition Frodebu s'est de son côté montré moins négatif, estimant que les leaders africains avaient compris la gravité de la crise.
"Je suis plutôt satisfait car de toutes façons, je n'attendais pas de ces chefs d'Etat qu'ils viennent ici pour chasser du pouvoir" le président Nkurunziza, a réagi auprès de l'Afp Léonce Ngendakumana. "L'important pour moi, c'est qu'ils ont compris que la crise burundaise est très profonde et qu'ils soutiennent le principe d'un dialogue sous médiation internationale et à l'extérieur du pays le plus inclusif possible, avec notamment ceux que le pouvoir appelle les putschistes", a-t-il expliqué.

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Le Pentagone envisage l'envoi de conseillers militaires américains au Nigeria pour aider son armée à lutter contre les islamistes de Boko Haram, a indiqué hier un responsable militaire.
Les militaires américains ont fait une série de recommandations à l'administration pour renforcer la lutte contre Boko Haram, l'une d'entre elles étant l'envoi de conseillers militaires pour entraîner les troupes nigérianes, a indiqué ce responsable, confirmant une information du New York Times.
Une telle décision marquerait une nette amélioration de la coopération militaire entre les Etats-Unis et le Nigeria, après une période de tension à la fin 2014. Abuja et le président de l'époque, Goodluck Jonathan, n'avaient pas apprécié le refus des Etats-Unis de vendre des armes au Nigeria en raison des graves violations des droits de l'homme dont était accusée son armée. Le Nigeria, avait mis fin subitement à une formation militaire dispensée sur son sol par les Etats-Unis.
Depuis, le nouveau président du Nigeria Muhammadu Buhari s'est rendu à Washington en juillet dernier, où il a été chaleureusement accueilli.
Le responsable américain a toutefois souligné que pour l'instant aucune décision n'avait été prise. "Je ne pense pas que quiconque soit prêt à approuver la décision aujourd'hui", a-t-il déclaré. "Des recommandations ont été faites, elles sont toujours en cours d'évaluation".
Selon le New York Times, une équipe de reconnaissance envoyée au Nigeria par le général Donald Bolduc, qui commande les forces spéciales américaines en Afrique, a recommandé d'envoyer plusieurs dizaines de soldats des forces spéciales américaines à Maiduguri, dans le nord-est du pays, où Boko Haram a lancé son insurrection armée il y a sept ans.

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Cinq chefs d'Etat et de gouvernement africains ont débuté hier à Bujumbura une visite de deux jours pour tenter de convaincre le président burundais Pierre Nkurunziza et son opposition de relancer un dialogue de sortie de crise actuellement au point mort.
Cette visite relève d'une offensive diplomatique plus globale pour tenter de trouver une issue pacifique à la crise au Burundi, deux jours après la venue à Bujumbura du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et quelques semaines après celle des représentants du Conseil de sécurité de l'Onu. Le président sud-africain Jacob Zuma, à la tête de cette délégation, est accompagné des présidents mauritanien, sénégalais, gabonais et du Premier ministre éthiopien. La délégation rencontrait hier en fin d'après-midi des responsables politiques de tous bords.
Elle devait ensuite s'entretenir notamment avec des membres de la société civile et des autorités religieuses. Un analyste burundais, interrogé par l'Afp, a toutefois nuancé la portée de ces entretiens, soulignant que la grande majorité des représentants de l'opposition et de la société civile, qui avaient été en pointe dans la contestation contre le 3e mandat du président Nkurunziza, est actuellement en exil. Les chefs d'Etat devaient rencontrer le président Nkurunziza jeudi soir.  Une conférence de presse est prévue vendredi matin. Mardi, Ban Ki-moon avait assuré avoir obtenu des garanties de M. Nkurunziza qu'un "dialogue inclusif" serait de nouveau engagé.
Les précédentes tentatives, sous l'égide de l'Ouganda, avaient échoué. Le gouvernement burundais refuse jusqu'à présent de discuter avec une partie de son opposition impliquée, selon lui, dans une tentative de coup d'Etat en mai 2015 et dans les violences actuelles. "Nkurunziza est un jusqu'au-boutiste et sans de fortes pressions et de véritables sanctions, jamais il n'acceptera de véritables négociations, qui sont les seules capables de sortir le Burundi de la crise", a jugé jeudi Léonard Nyangoma, président en exil d'une plateforme (le Cnared) regroupant la quasi-totalité de l'opposition burundaise.
Le Burundi a plongé dans une grave crise émaillée de violences lorsque le président a annoncé sa candidature en avril 2015 pour un troisième mandat. Réélu en juillet, il a ce faisant violé la constitution ainsi que l'accord d'Arusha qui mit fin à la guerre civile entre 1993 et 2006 (300.000 morts), selon l'opposition, la société civile et une partie de son camp.

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Un chef des Casques bleus tchadiens au Mali a été tué hier à Kidal (nord-est) par un soldat tchadien lors de tensions dans leur contingent, a-t-on appris de sources de sécurité au sein de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma).

"Un Casque bleu mutin de nationalité tchadienne a abattu le commandant tchadien de son unité et blessé gravement un autre officier tchadien qui est entre la vie et la mort", a déclaré à l'Afp une source de sécurité à la Minusma. "Les faits interviennent au moment où quelques dizaines de Casques bleus tchadiens sont mécontents depuis quelques semaines de leurs conditions de vie et de travail dans le nord du Mali", a affirmé la même source.
"Le Casque bleu tchadien mutin n'a pas supporté les observations de son supérieur qui l'accusait de choses graves", a expliqué à l'Afp une deuxième source de sécurité à la Minusma, sans donner plus de détails. "Encouragé par ses camarades, le Casque bleu a mené une fronde, une petite mutinerie contre la hiérarchie depuis mercredi nuit, et ce jeudi, il a tué un commandant tchadien à Kidal", a ajouté la même source.
"Tout le monde sait que les (soldats) Tchadiens se plaignaient de leurs conditions de vie. Mais ce n'est pas une raison pour tirer sur son supérieur. C'est un cas d'indiscipline grave", a déclaré à l'Afp un élu de Kidal qui s'est exprimé sous le sceau de l'anonymat...

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La naturalisation ivoirienne de l'ex-président burkinabè Blaise Compaoré, en exil en Côte d'Ivoire depuis sa chute en 2014, constitue une "décision souveraine" du gouvernement n'appelant aucun commentaire, a affirmé sa porte-parole adjointe Affoussiata Bamba-Lamine.
Le président ivoirien Alassane Ouattara a signé un décret "naturalisant ivoirien M. Compaoré Blaise, né le 3 février 1951 à Ouagadougou" et son frère cadet François Compaoré, selon le journal officiel. "La naturalisation de Blaise Compaoré (...) est une décision souveraine qui a été prise. Elle ne va rien induire", a-t-elle affirmé à l'issue du conseil des ministres. "Il est ivoirien un point, un trait comme chacun d’entre nous (...) il n’y pas lieu de faire un commentaire outre que de constater qu’il est Ivoirien", a-t-elle insisté. M. Compaoré, inculpé d'attentat contre la sûreté de l'Etat, complicité d'assassinat et complicité de recel de cadavre, est visé depuis décembre 2015 par un mandat d'arrêt international pour son implication présumée dans la mort de l'ancien chef d'Etat Thomas Sankara, en 1987. La naturalisation de Blaise Compaoré devrait mettre un terme au problème de son éventuelle extradition vers le Burkina, la loi ivoirienne prévoyant que la Côte d'Ivoire n'extrade pas ses ressortissants. Même au Burkina, les autorités jugeaient peu probable une extradition de l'ancien président : "parmi les causes qui peuvent entraîner le refus d'extradition il y a par exemple la peine de mort" requise par le code pénal burkinabè pour la complicité d'assassinat, avait souligné le commissaire du gouvernement du Burkina, le lieutenant-colonel Norbert Koudougou...

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