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Actualités Internationales (2809)

La Commission européenne a adopté, hier, une législation qui doit permettre de contrecarrer les effets extraterritoriaux des sanctions américaines sur les entreprises européennes voulant investir en Iran, après la sortie de Washington de l'accord sur le nucléaire iranien.

Cette réglementation européenne, appelée "loi de blocage", avait été créée en 1996 pour contourner l'embargo sur Cuba sans être jamais vraiment utilisée. Elle avait besoin d'être approfondie et amendée pour s'appliquer au cas iranien.

Les Etats membres et le Parlement européen disposent désormais de deux mois pour s'y opposer, a précisé l'exécutif européen dans un communiqué.
"Si aucune objection n'est soulevée", la législation entrera en vigueur "au plus tard au début du mois d'août, au moment où la première série de sanctions américaines" prendra effet, a-t-il ajouté.
Cette loi de blocage interdit aux entreprises européennes de se conformer aux effets extraterritoriaux des sanctions américaines, sous peine de pénalités fixées par chaque Etat membre.
Elle leur ouvre également le droit à être indemnisées de tout dommage découlant de ces sanctions par la personne morale ou physique qui en est à l'origine. Enfin, elle annule les effets dans l'Ue des décisions de justice étrangère fondées sur ces sanctions.

Cette loi est plus utile aux Pme peu exposées aux Etats-Unis qu'aux grands groupes pour qui la solution passe plutôt par la négociation de dérogations ou d'exemptions avec les Etats-Unis.
La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont d'ailleurs demandé aux Etats-Unis à ce que leurs entreprises présentes en Iran soient exemptées des sanctions.

AFP -

Plus de 800 personnes, responsables politiques, autorités administratives, religieuses, traditionnelles, ainsi qu'un "échantillon représentant la population", ont pris part, à Bamenda, chef-lieu du nord-ouest, une des deux régions anglophones du Cameroun, à une concertation baptisée "Mission d'écoute des populations", à l'initiative d'une commission créée par le président Paul Biya.
Ils ont fait 18 propositions à M. Biya pour une sortie de crise, demandant notamment "de débattre des problèmes relatifs à l'institution du fédéralisme" au Cameroun, selon un communiqué de cette Commission pour la promotion du bilinguisme et du multipartisme (Cnpbm). 

Depuis le début de la crise, en 2016, Yaoundé a toujours refusé l'ouverture d'un débat sur la structure de l'Etat. Si certains Anglophones veulent le fédéralisme, les plus radicaux demandent la partition du pays avec deux Etats, anglophone et francophone. Les participants ont aussi exprimé le désir de voir "abroger la loi sur le terrorisme", très controversée depuis son adoption fin 2014. La quasi-totalité des Anglophones arrêtés le sont sur la base de cette loi et encourent la peine de mort. Ils ont exigé "une amnistie générale" pour les anglophones arrêtés et pour ceux qui ont dû s'exiler à cause de la crise. Ils ont, en outre, dénoncé leur marginalisation, leur sentiment d'être "pas aimés par leurs frères francophones", l'injustice dont ils se disent victimes, en particulier dans le système éducatif et administratif.

Les Francophones entretiennent "un complexe de supériorité", selon ces Anglophones qui dénoncent également le chômage des jeunes, la corruption, le tribalisme et le népotisme, ainsi que "l'absence totale d'industrie dans la région" du nord-ouest.

Accusant les autorités "d'arrogance dans la gestion de la crise", ils ont aussi souhaité qu'il y ait une "clarification des termes +terroristes+ et +sécessionnistes+" accolés à beaucoup d'Anglophones. Dans les deux régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest, les combats sont devenus quasi quotidiens entre forces de sécurité et groupes armés se réclamant de "forces de restauration" d'un Etat anglophone qui avait brièvement vu le jour entre les deux guerres mondiales, sous mandat britannique.

Affrontements de Gaza : May exprime à Netanyahu sa "préoccupation"

La Première ministre britannique Theresa May a reçu hier à Londres son homologue israélien Benjamin Netanyahu à qui elle a fait part de sa "préoccupation" concernant les victimes palestiniennes des affrontements à Gaza. Le Royaume-Uni, a-t-elle dit au cours de cet entretien, "reconnait parfaitement" le droit d'Israël à se défendre contre les actions "d'extrémistes et de terroristes", selon des propos rapportés par l'agence britannique Press Association. "Mais avec 100 vies palestiniennes perdues et une détérioration de la situation à Gaza, j'espère que nous pouvons parler de la manière dont nous pouvons apaiser cette situation", a-t-elle insisté.

AFP

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est arrivé, hier après-midi, à l'Elysée, pour rencontrer le président Emmanuel Macron, qu'il veut convaincre de créer un front commun contre l'Iran, alors que Téhéran s'apprête à augmenter sa capacité à enrichir de l'uranium.

Il a été accueilli cordialement par le président français, d'une poignée de main toutefois plus sobre que les gestes d'amitié des deux visites précédentes.

Juste avant cet entretien, le dirigeant israélien, estimant que le programme nucléaire et balistique de l'Iran représente une menace pour l'existence même d'Israël, a fait monter la pression en martelant sa position dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux. « L'ayatollah Khamenei, le Guide suprême iranien, a déclaré, il y a deux jours, son intention de détruire l'Etat d'Israël. Il a expliqué, hier (lundi), comment il comptait s'y prendre : en enrichissant l'uranium sans restriction pour constituer un arsenal nucléaire », a-t-il lancé.

Après Berlin et Paris, Benjamin Netanyahu se rend aujourd’hui à Londres, dernière étape de sa tournée européenne.

Les Européens, qui tentent de sauver l'accord sur le nucléaire iranien dont Donald Trump est sorti avec fracas le 8 mai, se retrouvent de nouveau pris entre deux feux, entre pressions israélo-américaines, d'un côté, et iraniennes, de l'autre.

L'Iran, menaçant à son tour de claquer la porte de l'accord si les Européens ne lui garantissent pas les retombées économiques espérées, a annoncé, hier, avoir notifié à l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea) un plan pour augmenter le nombre de ses centrifugeuses.

L'uranium enrichi généré par ces centrifugeuses permet de produire du combustible pour les centrales nucléaires. Mais il peut aussi servir à la fabrication d'une bombe atomique. Cette annonce « ne viole pas l'accord » et « ne veut pas dire que nous allons commencer l'assemblage des centrifugeuses » en vue de leur utilisation, a affirmé le vice-président iranien Ali Akbar Salehi, soufflant le chaud et le froid.

Bruxelles a également choisi de calmer le jeu. « Après une première évaluation, les mesures annoncées ne constituent pas en soi une violation de l'accord (Jcpoa). Cependant, à ce stade particulièrement critique, ils ne contribueront pas à renforcer la confiance dans la nature du programme nucléaire iranien », a indiqué à l'Afp la porte-parole de la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

AFP

Après plusieurs mois d'accalmie, trois kamikazes, présumés islamistes de Boko Haram, selon des sources de sécurité, ont frappé, lundi soir, à nouveau à Diffa, la capitale régionale du sud-est nigérien, faisant au moins neuf morts, a annoncé, hier, à l'Afp, un élu local.

« Trois kamikazes se sont fait exploser. Pour le moment, il y a neuf morts et des blessés », a déclaré sous couvert de l'anonymat un élu de la région de Diffa, cible régulière d'attaques des islamistes de Boko Haram par le passé.

Les kamikazes – « deux jeunes femmes et un homme » - ont fait exploser leur ceinture d'explosifs en différents endroits de la ville, a expliqué l'élu, en précisant qu'une école coranique, installée dans un quartier populaire de la ville, avait été l'une des cibles.

« Les trois explosions se sont produites quasi simultanément dans mon quartier », a-t-il ajouté.

Ces attaques surviennent après plusieurs mois d'accalmie dans la région de Diffa, théâtre depuis février 2015 de nombreuses attaques du groupe islamiste Boko Haram basé dans le nord-est du Nigéria voisin.

Fin avril dernier, Niamey avait annoncé une opération militaire régionale d'envergure dans le bassin du lac Tchad (commun au Niger, au Tchad, au Nigéria et au Cameroun) pour débarrasser la zone des « résidus » de Boko Haram.

Cette opération devait permettre « d'installer nos systèmes de sécurité » et de favoriser le retour de milliers de personnes ayant fui, depuis 2015, les îles du lac Tchad, avait fait savoir le ministre nigérien de la Défense, Kalla Moutari, en jugeant que, même « totalement affaibli », Boko Haram continuait de représenter « une menace réelle ».

AFP

L'opposition malgache a décidé, hier, de maintenir la pression sur le président Hery Rajaonarimampianina, en appelant à poursuivre les manifestations malgré la nomination, la veille, d'un nouveau Premier ministre « de consensus ».

Depuis fin avril, l'opposition manifeste quotidiennement dans le centre d'Antananarivo. Elle a d'abord protesté contre des lois électorales controversées et demande désormais le départ du président, élu en 2013. Pour sortir de l'impasse, le chef de l'Etat a nommé, lundi, un Premier ministre « de consensus », conformément aux injonctions de la Haute Cour constitutionnelle (Hcc). Haut fonctionnaire international, Christian Ntsay s'est vu confier le soin de former le nouveau gouvernement en cette année électorale. « On continue notre manifestation même si on a ce nouveau Premier ministre », a annoncé, hier, devant 2 000 partisans, la députée du parti Tim, Hanitriniaina Razafimanantsoa.

Le rassemblement a tourné au règlement de comptes entre les deux principaux partis d'opposition, qui font cause commune contre le président depuis le début de la fronde. Le Mapar de l'ancien chef de l'Etat Andry Rajoelina a revendiqué la paternité de la nomination du nouveau Premier ministre. « On assume officiellement que c'est nous qui avons proposé le Premier ministre nommé par Hery Rajaonarimampianina », a déclaré le député Mapar, Roberto Tinoka.

« Il y a des députés qui se sentent trahis dans le processus », a réagi Mme Razafimanantsoa. « Vous avez déjà proposé ce Premier ministre sans nous aviser, c'est un acte accompli. Maintenant, amenez-le ici sur la place du 13-Mai pour faire un pacte avec nous », a-t-elle ajouté, pour tenter de désamorcer les tensions. La passation de pouvoir entre le Premier ministre sortant Olivier Mahafaly Solonandrasana, qui a démissionné lundi, et son successeur est prévue ce matin.

AFP

Sept civils ont été tués et plus de cent maisons brûlées, hier, dans l'extrême-nord du Mozambique lors d'une attaque attribuée à un groupe islamiste qui a multiplié les coups de main meurtriers, ces derniers mois, dans la région.

Ce nouveau drame intervient dix jours après le massacre à la machette de dix personnes. L'opération sanglante de mardi a visé le village de Naude, dans la province du Cabo Delgado, tout près de la frontière avec la Tanzanie.

Les assaillants « sont arrivés en silence dans la nuit ». « Ils ont attaqué le village. Ils ont tué sept personnes et en ont blessé quatre », a déclaré le porte-parole national de la police, Inacio Dina, ajoutant que 164 maisons avaient également été détruites par le feu. « Ces bandits ont tué sept personnes avec des machettes », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Maputo.

« Nous pensons qu'ils font partie du même groupe qui a décapité dix personnes » dans deux autres villages plus au nord le 27 mai, a-t-il encore dit. Lancée aux trousses des auteurs des massacres perpétrés fin mai, la police a tué, samedi, neuf « insurgés » et saisi des fusils d'assaut et des documents rédigés en arabe.

La police attribue, désormais, toutes ces attaques à un même groupe de jeunes musulmans radicaux connu localement sous le nom d'« al shabab » - « les jeunes » en langue arabe - qui a émergé en octobre dernier. « C'est le même groupe que celui qui a attaqué le 5 octobre 2017 », a affirmé, hier, Inacio Dina. Cette nuit-là, des dizaines d'hommes armés avaient pris d'assaut le commissariat de police et une caserne de l'armée dans la ville de Mocimboa da Praia, dans la même province du Cabo Delgado. La police n'avait pu reprendre le contrôle de la ville qu'au bout de deux jours de combats, qui s'étaient soldés par la mort de deux policiers, d'un chef local et de 14 « assaillants ».

AFP

Le président Emmanuel Macron a exhorté, hier lundi, les pays ayant promis des contributions au profit de la force conjointe du G5 Sahel à matérialiser leurs engagements, tout en assurant que « le chemin parcouru » par la nouvelle organisation régionale antijihadiste était « satisfaisant ».

« Ce sur quoi il nous faut accélérer, ce sont les financements internationaux », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse commune avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, en visite à Paris, qui a, lui aussi, insisté sur la nécessité de recevoir les fonds. « Le financement de l'Union européenne nous a permis de payer des primes et des équipements mais nous devons accélérer sur les autres engagements qui avaient été pris à la fois en décembre à la Celle-Saint-Cloud et en février à la conférence de Bruxelles », en faveur de la force conjointe du G5 Sahel, regroupant le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad, a insisté M. Macron.

Le G5 Sahel a réactivé, en 2017, son projet de force conjointe, poussé par la France pour laquelle il a recueilli des promesses de financement de quelque 420 millions d'euros, notamment de la part de l'Arabie Saoudite, de l'Union européenne, de la France...

« Le chemin parcouru depuis un an est satisfaisant et doit maintenant se traduire par des résultats opérationnels », a poursuivi le président français. « Sur le terrain, aujourd'hui, nous n'avons pas accusé de retard. Il nous faut simplement accélérer pour qu'on puisse, à la fin de l'été, mener les opérations attendues, en particulier sur le fuseau central ». « Nous attendons le décaissement des ressources promises lors de la réunion de février », a renchéri le président Issoufou, en affirmant sans plus de précisions qu'« actuellement, au moment où je vous parle, une opération (de la force conjointe) est en cours, ceci avec les propres ressources des Etats ».
«Pour l'instant, on est sur le point d'avoir juste les ressources annoncées par l'Arabie Saoudite, qui serviront à acheter des équipements pour les différents bataillons», a-t-il déploré dans un entretien à la chaîne France 24, soit environ 100 millions d'euros.

AFP -

Le chef par intérim de l'ex-rébellion mozambicaine devenue opposition, la Renamo, a rejoint, hier, le maquis du centre du pays où s'était retranché le dirigeant historique du mouvement, Afonso Dhlakama, décédé il y a un mois.

Ossufo Momade s'est installé à Sofala, dans la forêt des montagnes de Gorongosa, a annoncé à la presse un porte-parole du parti, Alfredo Magumisse.
« Pendant son séjour à Gorongosa, Ossufo Momade aura pour mission de poursuivre le dialogue actuel (avec le régime) afin d'établir une paix réelle dans le pays », a ajouté M. Magumisse, cité par la radio nationale Radio Moçambique.
Afonso Dhlakama, qui a dirigé la Résistance nationale du Mozambique (Renamo) pendant trente-neuf ans, est décédé le 3 mai dernier à l'âge de 65 ans dans les montagnes de Gorongosa où il vivait retranché depuis 2015. Ancienne guérilla transformée en parti politique à la fin de la guerre civile (1976-1992), la Renamo avait repris les armes en 2013 pour dénoncer la mainmise du parti au pouvoir, le Front de libération du Mozambique (Frelimo), sur le pays.
M. Dhlakama avait, toutefois, récemment renoué le dialogue avec le président du pays, Filipe Nyusi. Le porte-parole de la Renamo dans la capitale, Maputo, Gilberto Chirindza, a précisé à l'Afp que l'installation de M. Momade visait à « accroître la coordination des activités » du mouvement.

AFP

«Inacceptable et irréalisable», selon l'opposition ivoirienne
AFP - Une coalition de l'opposition ivoirienne a affirmé, dimanche, à Abidjan, que l’idée d’un troisième mandat du président ivoirien Alassane Ouattara, dont le deuxième s'achève en 2020, est « anticonstitutionnelle, inacceptable et irréalisable », y voyant une « provocation ».

M. Ouattara a déclaré qu'il n'excluait pas un troisième mandat alors que la bataille pour sa succession a déjà commencé, dans un entretien à l'hebdomadaire Jeune Afrique.
« La nouvelle Constitution m’autorise à faire deux mandats à partir de 2020. Je ne prendrai ma décision définitive qu’à ce moment-là, en fonction de la situation de la Côte d’Ivoire. La stabilité et la paix passent avant tout, y compris avant mes principes », a déclaré M. Ouattara, interrogé sur la possibilité de se représenter.

« Cette déclaration désormais ouverte n’est que pure provocation contre le peuple ivoirien. L’idée d’un troisième mandat, le chef de l’Etat actuel le sait, est anticonstitutionnelle, inacceptable et irréalisable en Côte d’Ivoire », a dit le président de « Ensemble pour la démocratie et la souveraineté » (Eds), le Pr Georges Armand Ouégnin, dans un communiqué.
Eds est une coalition qui regroupe des partis politiques, des associations de la société civile et le Front populaire ivoirien (Fpi), le parti de l'ex-président Laurent Gbagbo. La plateforme, qui a été particulièrement active lors des protestations contre le nouveau Sénat dont l'élection a eu lieu en mars, demande surtout une nouvelle Commission électorale indépendante (Cei) avant tout nouveau scrutin et notamment avant la présidentielle de 2020.

Pour Eds, M. Ouattara « devrait donc se résoudre, dès maintenant, à la mise en place d’une Cei consensuelle pour des élections libres, justes et transparentes, élections auxquelles il ne peut se présenter en 2020, mais qui doivent être le gage d'une alternance démocratique et pacifique dans notre pays ».

Après avoir longtemps écarté cette possibilité, le président Ouattara estime désormais que le changement de Constitution de 2016, dont il est artisan, a remis tous les compteurs à zéro et que ses élections de 2010 et 2015 ne comptent pas.

Cette interprétation, qui est souvent diffusée par ses partisans, est largement remise en cause par l'opposition mais aussi par une grande partie de la communauté internationale.
De leur côté, certains observateurs estiment que le président utilise la « menace » de se représenter pour faire taire les querelles internes nées de la guerre de succession qui a déjà commencé.

 

Le gouvernement malien a jugé, hier, « mensongères et calomnieuses » les affirmations de l'opposition, qui lui a d'abord reproché d'avoir fait usage de « balles réelles » lors de manifestations, la veille, à Bamako, avant de réclamer une « enquête », à deux mois de la présidentielle.

Au lendemain de ces affrontements qui ont fait 25 blessés, selon une source hospitalière, le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, s'est inquiété de « l'évolution de la situation » au Mali, où il s'est rendu la semaine dernière.

« J'ai appris avec indignation », par un communiqué de l'opposition, « que mes services de sécurité ont tiré à balles réelles sur des manifestants, le samedi 2 juin 2018, regroupés devant le siège de l'Adp-Maliba », un parti d'opposition, a déclaré le Premier ministre malien, Soumeylou Boubeye Maïga. « Je démens formellement et avec vigueur cette affirmation mensongère et calomnieuse qui relève de l'affabulation et qui n'a d'autre but que de distraire le peuple et le gouvernement maliens des préoccupations du moment que sont la paix et la sécurité pour des élections transparentes, justes et crédibles », a-t-il ajouté dans un communiqué, en lançant un appel à la « responsabilité et la mesure des uns et des autres pour relever ensemble le défi des élections 2018 réussies, gage de stabilité » pour le Mali. « Personne parmi les blessés n'a passé la nuit à l'hôpital, aucun blessé par balle n'a été enregistré », a précisé le conseiller en communication du Premier ministre, Cheick Oumar Coulibaly, alors que, d’après l'hôpital Gabriel Touré de Bamako, « il y a eu 25 blessés admis aux urgences », mais aucun touché par balle.

Interrogé, hier, par l'Afp, le chef de l'opposition, Soumaïla Cissé, a réclamé « une enquête », après que son chef de cabinet, samedi, puis lui-même dans un communiqué, hier matin, ont affirmé que les services du Premier ministre avaient fait usage de « balles réelles » lors du passage de son convoi à proximité du siège de l'Adp, où les dirigeants de l'opposition s'étaient rassemblés.

Lors d'une conférence de presse aux allures de meeting, S. Cissé a dénoncé une « atteinte intolérable aux libertés fondamentales », arguant que l'opposition avait déjà organisé de grandes manifestations en dépit de l'état d'urgence, argument avancé par les autorités pour interdire les rassemblements, samedi.

« Il faut éviter absolument une crise électorale en instaurant le dialogue », a renchéri M. Cissé, 68 ans, candidat déclaré à la présidentielle, au cours de laquelle le président Ibrahim Boubacar Keïta, 73 ans, briguera un second mandat. L'opposition manifestera à nouveau le 8 juin pour « réclamer des élections transparentes et un accès équitable à l'Ortm », la radio-télévision publique, a-t-il déclaré.

AFP

Les présidents du Ghana et de la Guinée, « facilitateurs » dans la crise qui secoue le Togo depuis neuf mois, vont travailler à une nouvelle feuille de route qui servira de base aux prochaines négociations entre le pouvoir et l'opposition, a indiqué le président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao).

Des délégations de la Commission de la Cedeao et des présidents ghanéen Nana Akufo-Addo et guinéen Alpha Condé ont échangé, samedi, dans la capitale togolaise, avec la coalition de l'opposition et le parti au pouvoir, après deux mois de suspension du dialogue. « Nous avons eu des échanges avec les deux parties. L'objectif est de préparer les prochaines rencontres avec les deux chefs d'Etats facilitateurs. Après avoir écouté l'ensemble des parties, nous allons travailler sur un projet de feuille de route qui sera soumis aux deux chefs d'Etat. Et c'est cette feuille de route qui va servir de base pour les discussions qui auront lieu avec les deux facilitateurs », a déclaré à la presse Jean-Claude Brou, président de la Commission de la Cedeao. « Nous avons surtout noté l'engagement des deux parties à œuvrer et à poursuivre le dialogue en vue d'arriver à un accord », a-t-il souligné.

Les échanges se sont déroulés à huis clos dans un grand hôtel de Lomé. Les délégations de l'opposition et du pouvoir ont été reçues séparément. Depuis septembre, des dizaines de milliers de Togolais sont descendus à plusieurs reprises dans les rues à l'appel de la coalition de l'opposition pour demander l'application de la Constitution de 1992, qui implique une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels.

AFP

La police nigériane a invité, hier, le président du Sénat à se rendre dans ses locaux pour répondre aux accusations portées contre lui par un gang responsable d'une série de braquages au cours desquels 33 personnes ont été tuées.

« Le président du Sénat, Bukola Saraki, est invité par la police à répondre aux accusations portées contre lui par les cinq chefs du gang », qui ont affirmé avoir agi sur ses ordres, a déclaré le porte-parole de la police nigériane, Jimoh Moshood, dans un communiqué. Le président du Sénat est le troisième personnage le plus important de l'Etat au Nigéria, après le président Muhammadu Buhari et le vice-président Yemi Osinbajo. Il est comme eux membre du parti All Progressive Congress (APC), au pouvoir. B. Saraki a été, de 2003 à 2011, gouverneur de l'Etat du Kwara, où ont eu lieu les braquages en avril dernier. Au total, 22 suspects, dont les cinq chefs présumés du gang, ont été arrêtés pour leur participation aux braquages de six banques dans la ville d'Offa, le 5 avril.

« Ils ont aussi avoué avoir été équipés en armes à feu et en véhicules par le président du Sénat, ainsi que par le gouverneur de l'Etat du Kwara, Alhaji Abdulfatah Ahmed », a poursuivi le porte-parole.

AFP

Plus de douze migrants, qui tentaient de s'enfuir d'un camp en Libye où ils étaient détenus et torturés par des trafiquants, ont été abattus par balle par ces derniers, a dénoncé, hier vendredi, l'Onu.Cet événement s'est produit le 23 mai, dans la ville de Ban,i Walid, à 170 km au sud-est de Tripoli. « Les trafiquants d'êtres humains en Libye auraient tué plus d'une douzaine de personnes et blessé beaucoup d'autres après qu'un groupe d'environ 200 Erythréens, Ethiopiens et Somaliens, qui étaient maintenus en captivité, eurent tenté de s'évader », a indiqué le Haut-Commissariat de l'Onu pour les réfugiés (Hcr) dans un communiqué. L'agence de l'Onu précise que les migrants ont été tués par balle. « Les survivants ont dit avoir été torturés par les trafiquants -- certains avaient passé jusqu'à trois ans en captivité », a souligné le Hcr.

Des sources locales et des organisations internationales avaient fait état de cette évasion fin mai. Des associations locales, qui avaient pris les migrants en charge, avaient toutefois démenti les informations faisant état de morts, tout en dénonçant « les traitements inhumains » à l’encontre des migrants.

La ville de Bani Walid est un lieu de transit pour les migrants clandestins en route vers les côtes, plus au nord, et compte une vingtaine de centres illégaux de détention ou de regroupement de migrants, selon un responsable local.
Ces centres sont tenus par des milices qui enlèvent les migrants dans les villes et les torturent avant de téléphoner à leurs familles sommées de payer des rançons, selon des sources locales et des Ong. « Ce dernier incident mortel démontre, une fois de plus, l'énorme défi que représente la protection des réfugiés en Libye, où de nombreuses personnes fuyant la guerre et la persécution sont la proie de réseaux criminels », a relevé le Hcr.

AFP

Le Front national, parti d'extrême droite français, devient Rassemblement national sans pour autant abandonner la flamme de son logo, gage de ralliement des militants rétifs à ce changement de nom.

La nouvelle appellation, proposée par la présidente Marine Le Pen au congrès de mars, est censée marquer le point d'orgue de la refondation d'un parti débarrassé de son passé raciste et antisémite et désireux de trouver des alliés pour gagner. Mais les alliances tardent à voir le jour et la dédiabolisation n'est pas achevée. Consultés par courrier depuis le 9 mai, les militants du Fn devraient adopter le nouveau nom proposé par leur cheffe, qui annoncera les résultats du vote à Lyon (centre-est), hier soir, à l'issue d'un conseil national (parlement) élargi du parti. « Nous entendons rassembler et pas simplement être un front », a expliqué l'eurodéputé Nicolas Bay sur la chaîne parlementaire Lcp.
Les militants étaient très partagés sur le principe d'un changement d'appellation, mais le maintien de la flamme. « C'est le changement dans la continuité », ajoute le député du Nord Sébastien Chenu.

Pour Marine Le Pen, la référence, c'est le groupe parlementaire frontiste entre 1986 et 1988 appelé « Front national-Rassemblement national », qui comptait plusieurs députés de la droite classique.
Le Rn gardera l'emblème de la flamme, calque du logo du parti néofasciste italien Mouvement Social Italien (Msi), aujourd'hui disparu, dont s'est inspiré politiquement le Fn à ses débuts et qui l'a aidé financièrement, rappelle l'historienne Valérie Igounet.

De quoi rallier les 48% de récalcitrants qui avaient exprimé, dans un questionnaire à l'automne, leur opposition à un changement de nom. Une très large majorité de militants s'étaient en revanche dits attachés à la flamme, « identification » au parti et symbole des « combats » menés, disent les militants. « Ça a toujours été le dilemme du parti, essayer de s'ouvrir à la droite classique et, en même temps, garder le symbole d'un Fn qui n'est pas encore éteint », explique Mme Igounet.

AFP

 

Le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy, coulé par un scandale de corruption, a été renversé, hier, par le Parlement, après plus de six ans au pouvoir en Espagne, et remplacé par le socialiste Pedro Sanchez.

La motion de censure contre le dirigeant conservateur a été adoptée à une majorité de 180 députés sur 350. Un vote historique qui fait de M. Rajoy le premier chef de gouvernement victime d'une motion de censure depuis le rétablissement de la démocratie espagnole.  « Oui, c'est possible », ont lancé des députés du parti de la gauche radicale Podemos en saluant sa chute, tandis que leur chef Pablo Iglesias embrassait M. Sanchez. Investi par la Chambre, le leader socialiste doit encore prêter serment devant le roi Felipe VI.

Lors de sa première prise de parole après le vote, cet ancien professeur d'économie surnommé le « beau mec » a promis d'aborder avec « humilité tous les défis auxquels le pays fait face » en citant en particulier « l'urgence sociale » alors que le chômage et la précarité minent toujours le pays malgré l'insolente reprise économique.

Parti sans dire un mot au Parlement après avoir serré la main de M. Sanchez, M. Rajoy avait, lui, reconnu sa défaite, avant le vote et souligné « l'honneur - il n'y en a pas de plus grand - de gouverner l'Espagne », sous les applaudissements des députés de son Parti Populaire (Pp). Le sort de M. Rajoy s'est joué en à peine une semaine depuis le dépôt  par le Parti Socialiste (Psoe) de M. Sanchez de cette motion, au lendemain de l'annonce de la condamnation du Pp dans un méga-procès pour corruption.

Un chapitre de l'histoire politique espagnole s'est refermé à Madrid. Au pouvoir depuis décembre 2011, M. Rajoy, 63 ans, avait survécu à plusieurs crises majeures, de la récession, dont il est sorti au prix d'une sévère cure d'austérité, aux mois de blocage politique en 2016 jusqu'à la tentative de sécession de la Catalogne l'an dernier.

A 46 ans, M. Sanchez tient enfin sa revanche, lui dont l'investiture à la tête du gouvernement avait été rejetée par les députés en mars 2016 avant qu'il ne réalise en juin de la même année le pire score de l'histoire du Psoe aux élections législatives.  Débarqué du poste de numéro un de sa formation à la suite de cette déroute électorale, il en a repris les rênes l'an dernier grâce au soutien de la base contre les barons du Psoe.
Monté au front contre M. Rajoy dès l'annonce le 24 mai de la condamnation du Pp dans le scandale Gürtel, il a réussi cette fois un coup de poker politique.

AFP  

 

Plusieurs avocats et militants anticorruption ont salué, jeudi, la condamnation à de la prison ferme d'un ancien gouverneur au Nigéria, espérant qu'elle apportera un nouveau souffle à la lutte anticorruption.

Jolly Nyame a été condamné à 14 ans de prison, mercredi dernier, pour avoir détourné plus de 12 millions de dollars lorsqu'il gouvernait l'Etat de Taraba (nord-est) entre 1999 et 2007. Un juge du tribunal d'Abuja a qualifié les faits incriminés, principalement des faux contrats destinés à acheter du matériel de bureau, de « vol pur et simple ». Nyame était l'un des 15 anciens gouverneurs qui ont été forcés à la démission ou incarcérés en 2007 par la Commission des crimes économiques et financiers (Efcc), pendant la présidence du premier chef d'Etat du Nigéria après des décennies de dictatures militaires, Olusegun Obasanjo. La plupart de ces affaires sont toujours devant les tribunaux, après avoir fait l’objet d'ajournements répétés. Toutefois, le porte-parole de l'Efcc, Wilson Uwujaren, a déclaré que cette condamnation renforcerait les efforts de lutte contre la corruption et permettrait d'accélérer les procès en cours. « Certaines de ces affaires ont progressé considérablement », a-t-il déclaré à l'Afp. « Avec la diligence de l'Efcc dans les poursuites, nous espérons que la nation verra plus de condamnations d'anciens responsables politiques. »

AFP

Les dirigeants européens ont appelé, hier, à rester unis et solidaires face aux taxes douanières « injustifiables » annoncées par l'administration Trump sur l'acier et l'aluminium en provenance de l'Union européenne.

La Commission européenne, chargée de la politique commerciale des 28 pays membres, a promis des contre-mesures aussitôt que les Américains auront mis leur menace à exécution. Une décision qualifiée d’« illégale » par le président français Emmanuel Macron. « L'Union européenne ne peut pas rester sans réagir. Ce qu'ils (les Etats-Unis) peuvent faire, nous sommes capables de faire exactement la même chose », a averti le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, lors d'une conférence à Bruxelles.

L'Allemagne, dont les excédents commerciaux sont dans le collimateur du président américain Donald Trump et qui a le plus à perdre d'une guerre commerciale avec Washington, a été prompte à réagir. La chancelière Angela Merkel a ainsi souligné que la décision du président américain serait « désormais analysée en détail au sein de l'Ue », qui s'est préparée « pour répondre par des contre-mesures appropriées ». « Notre réponse à +l'Amérique d'abord+ sera +l'Europe unie+ », a martelé le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, ajoutant que « les guerres commerciales ne connaissent aucun vainqueur ». Jusqu'à la dernière minute, la première économie de l'Ue avait espéré pouvoir raisonner la Maison Blanche et avait même caressé l'idée d'un accord commercial restreint sur certains produits industriels.

Peine perdue : le président américain a ignoré ses appels et a même accentué la pression en menaçant également de taxer jusqu'à 25% les importations de voitures, un nouveau coup dur pour le pays des Bmw et Mercedes.

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Le dialogue entre Washington et Pyongyang est bien relancé : Donald Trump attend incessamment un courrier de Kim Jong Un tandis que leurs négociateurs en chef ont eu, hier jeudi, à New York, des discussions « substantielles » pour tenter de remettre sur les rails leur sommet historique.

Signe que les grandes manœuvres diplomatiques autour des ambitions nucléaires de Pyongyang vont bon train à douze jours de l'éventuel tête-à-tête inédit entre un président américain en exercice et un numéro un nord-coréen, le 12 juin, à Singapour, Moscou s'est immiscé dans le processus en proposant de recevoir Kim Jong Un en Russie. « J'ai hâte de voir ce qu'il y a dans la lettre », a lancé, hier, Donald Trump à des journalistes, précisant que les émissaires nord-coréens, actuellement à New York, se rendront « probablement » aujourd’hui à Washington pour la lui remettre, de la part de l'héritier de la dynastie des Kim.

« Très bonnes rencontres avec la Corée du Nord », a-t-il aussi écrit sur Twitter. Ces rencontres avaient repris, hier matin, entre le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, et le bras droit de Kim Jong Un, le général Kim Yong Chol, qui est le plus haut dirigeant nord-coréen à fouler le sol des Etats-Unis depuis 18 ans. Les deux hommes, qui se sont déjà vus à deux reprises à Pyongyang lors des voyages de Mike Pompeo, ce printemps, se sont entretenus pendant près de deux heures et demi. « Discussions substantielles avec l'équipe de Corée du Nord. Nous avons parlé de nos priorités pour le sommet potentiel entre nos leaders », a écrit sur Twitter le secrétaire d'Etat américain après la fin de la réunion, qui a duré moins longtemps que prévu.

« Les réunions se sont bien passées, ils ont fait des progrès », a dit une responsable du département d'Etat. Au début de la rencontre, les deux émissaires avaient échangé une longue poignée de mains devant les caméras sans répondre aux questions des médias, a constaté un journaliste de l'Afp.

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Le président kényan Uhuru Kenyatta et le chef de l'opposition Raila Odinga se sont excusés, hier, pour les mots assassins échangés lors des élections controversées de 2017, un geste symbolique devant appuyer leur promesse d'œuvrer pour la réconciliation dans le pays.

Après une poignée de main surprise, en mars, symbolisant la fin de leur affrontement, les deux hommes sont, cette fois, tombés plusieurs fois dans les bras l'un de l'autre dans une ambiance très décontractée à l'occasion de la « prière nationale » organisée à Nairobi, un événement annuel lors duquel les leaders politiques prient pour la nation.

Comme pour renforcer la portée de leur geste, les deux hommes, qui n'ont cessé de s'appeler « mon frère », étaient accompagnés du vice-président William Ruto et du colistier de Raila Odinga, Kalonzo Musyoka, qui ont également présenté des excuses et échangé des accolades, une première depuis les élections. « Nous avons fait campagne l'un contre l'autre, nous avons dit des choses méchantes l'un envers l'autre, et aujourd'hui, je demande pardon et souhaite présenter mes excuses », a déclaré le président réélu en 2017, avant que les trois autres hommes ne fassent de même. « Plus jamais un Kényan ne mourra à cause d'une élection », a embrayé Raila Odinga, en référence aux mois de violence ayant accompagné le scrutin de 2017 et fait au moins 100 victimes, la plupart tuées par la police.

En apparaissant côte à côte le 9 mars et en promettant d'œuvrer à la réconciliation nationale, après s'être invectivés pendant des mois, les héritiers des deux plus grandes dynasties familiales kényanes avaient surpris leurs compatriotes. Personne n'avait anticipé ce revirement au Kenya, où les changements d'alliance sont pourtant monnaie courante. Du jour au lendemain, M. Odinga, qui s'était même fait symboliquement investir président le 30 janvier, a cessé ses attaques.

Hier, la « prière nationale » s'est même achevée avec la présence sur le podium des quatre hommes mais aussi du président de la Cour suprême, David Maraga, pourtant vilipendé par le camp Kenyatta après la décision de cette Cour d'annuler un premier scrutin remporté par le président sortant, pour irrégularités.

AFP -

Trois malades du sida en Gambie, qui affirment avoir servi de cobayes aux prétendus traitements de l'ex-président Yahya Jammeh, le poursuivent en justice, a-t-on appris auprès de leurs avocats.

En exil en Guinée Equatoriale depuis janvier 2017 après avoir été contraint de céder le pouvoir qu'il a exercé sans partage pendant 22 ans, Yahya Jammeh se targuait de dons mystiques, notamment de pouvoir guérir l'asthme, l'épilepsie, la stérilité et le sida avec des plantes et des incantations.

« Mes clients réclament des dommages intérêts pour détention illégale, et traitement inhumain et dégradant pendant qu’ils étaient soumis aux soi-disant remèdes de l'accusé contre le VIH/sida », a déclaré à l'Afp leur avocate, Combeh Gaye, peu après avoir déposé sa plainte.

Il s'agit de deux hommes de 64 et 63 ans et d'une femme de 51 ans, appartenant tous trois à des associations de soutien aux malades du sida, selon le texte de la plainte consulté par l'Afp. Peu après l'annonce fracassante par Yahya Jammeh de sa « découverte » d'un remède contre le sida en janvier 2007, ils avaient fait partie du premier groupe de neuf patients invités à expérimenter son traitement. Ils affirment que Yahya Jammeh leur interdisait d'utiliser des antirétroviraux pendant toute la durée de son traitement, qui s'est poursuivi jusqu'en juillet 2007, période pendant laquelle ils ont été privés de leur liberté de mouvement. De plus, ils ont été filmés pendant les séances, malgré leurs réticences, pour apprendre ensuite que les images avaient été diffusées par les médias d'Etat, en particulier la télévision officielle Grts, selon le texte.

Malgré l'inefficacité du traitement, particulièrement pénible, ils disent avoir dû, sous la contrainte, se déclarer guéris, confirmant les déclarations du ministre de la Santé de l'époque, Tamsir Mbowe, ce qui avait conduit d'autres malades du sida à suivre leur exemple.

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Les principaux responsables libyens ont conclu, hier, un accord de sortie de crise de la Libye, pour des élections de la base au sommet, vers la fin de l’année. Le Premier ministre Fayez al-Sarraj, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est du pays, le président de la Chambre des représentants Aguila Salah Issa, et celui du Conseil d'Etat Khaled al-Mishri ont scellé leur entente en présence de représentants de 19 pays impliqués dans le dossier parmi lesquels les cinq membres du conseil de sécurité de l'Onu, de l'Italie, des voisins que sont l’Egypte, la Tunisie et le Tchad.

Denis Sassou-Nguesso, qui préside le comité de haut niveau de l'Union Africaine sur la Libye, était aussi de la partie, de même que le chef de la mission de l'Onu pour la Libye, Ghassan Salamé, chargé de superviser le processus.

Une forte assemblée de dirigeants, à hauteur de l’ampleur de la crise libyenne et de ses ramifications, notamment en Afrique, et l’appel d’air qu’elle constitue pour des centaines de jihadistes chassés du front syrien depuis quelques mois.

Cette rencontre au sommet est le moins que puissent faire les puissances occidentales qui ont abusivement interprété une résolution des Nations Unies pour mettre fin au régime de Mouammar Kadhafi en 2011 sans se soucier des conséquences sur l’équilibre intérieur et sous régional. Un chaos qui a fait du pays un no man’s land de plus d’un million et demi de kilomètres carrés de désert sans fin à la merci des jihadistes, trafiquants d'armes, de drogue et d'êtres humains, depuis sept ans.

S’en est suivie une déstabilisation de toute la bande soudano saharienne, du bassin du Lac Tchad et de l’Afrique centrale, poussant la France, dans un effort sans précédent, à se jeter en première ligne avec la force Barkane au Sahel.

Lorsque la crise migratoire vient s’y greffer avec son lot de morts au quotidien et la forte mobilisation de l’opinion publique occidentale, le Président Macron a toutes les raisons d’en faire l'une des priorités de sa politique internationale pour gagner le suffrage des électeurs français. Il avait fait un pas important en organisant, en juillet 2017, une rencontre entre les deux protagonistes Sarraj et Haftar, à Paris, dans le sillage des efforts diplomatiques menés par l'Onu et les pays d'Afrique du Nord.

Cet accord est un grand pas dans le sens des aspirations des populations civiles libyennes, pressées d’en finir avec l’insécurité et le chaos économique. En témoigne l'enregistrement de plus de 2,5 millions d’électeurs dont 43% de femmes, sur une population de six millions d'habitants.

L’incertitude demeure, cependant, avec les milices et autres jihadistes à qui profite la situation sur le terrain.

Par Alassane DIAWARA

Les quatre responsables libyens, réunis à Paris par le président français Emmanuel Macron, se sont engagés, hier, à travailler ensemble pour que des législatives et la présidentielle se tiennent le 10 décembre prochain, selon une déclaration lue à l'issue de la conférence.

« Nous nous sommes engagés (...) à œuvrer de manière constructive avec les Nations unies pour organiser (...) des élections dignes de foi et pacifiques et à respecter les résultats des élections lorsqu'elles auront lieu », a indiqué « la déclaration politique » endossée par le Premier ministre du gouvernement d'union nationale, Fayez al-Sarraj, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est du pays, le président de la Chambre des représentants, Aguila Salah, et celui du Conseil d'Etat, Khaled al-Mechri.

La déclaration a été lue en arabe et approuvée oralement par les quatre responsables libyens, à la demande de M. Macron, mais n'a pas donné lieu à une signature devant les caméras comme cela était prévu initialement. « Donc, tout le monde travaille ensemble sur cette base, bravo! », a lancé le président français, tout sourire. M. Macron a ensuite évoqué, lors d'une conférence de presse, une « rencontre historique, accompagnée par l'ensemble de la communauté internationale » ainsi qu'une « étape clé pour la réconciliation » dans ce pays plongé dans le chaos sept ans après la chute de Mouammar Kadhafi. Cette réunion a été également qualifiée d’« historique » par l'envoyé spécial de l'ONU, Ghassan Salamé. « Nous ne remplaçons pas les Libyens, ce sont eux qui s'entendent entre eux. C'est capital », a-t-il ajouté, en se montrant « optimiste » sur le processus lancé. Pour sa part, le Premier ministre, Fayez al-Sarraj, a appelé « à arrêter les combats partout en Libye » car « assez de sang a coulé ». « Nous appelons tout le monde au dialogue », a-t-il ajouté, en s'exprimant avec MM. Macron et Salamé. Les responsables libyens se sont engagés à procéder à l'adoption d'une « base constitutionnelle pour les élections » et des « lois électorales nécessaires » d'ici au 16 septembre 2018.

Les forces de sécurité libyennes « seront chargées de garantir le processus électoral », avec « le soutien approprié » de l'ONU, des organisations régionales et de la communauté internationale.

Les responsables de toute « obstruction » au processus électoral auront à « rendre des comptes », a averti la déclaration, sans préciser quelles sanctions ceux-ci pourraient encourir.

AFP

Dix personnes, dont deux adolescents, ont été décapitées dans l'extrême nord-est du Mozambique lors d'une nouvelle attaque meurtrière attribuée à un groupe de musulmans radicaux qui défie depuis des mois les autorités du pays.

Selon la police, l'attaque a visé, dimanche, aux premières heures du jour, la population de deux petits villages de la province du Cabo Delgado, non loin de la frontière avec la Tanzanie.

« Dix personnes ont été tuées dans des conditions atroces. Les assaillants ont utilisé des armes blanches, des machettes », a précisé un porte-parole de la police, Inacio Dina, lors d'une conférence de presse à Maputo. Parmi les victimes figurent deux adolescents âgés de 15 et 16 ans, a indiqué M. Dina. « Personne n'a encore été arrêté en relation avec cette attaque », a ajouté le porte-parole, « mais la police est sur les lieux pour retrouver ses auteurs et les présenter à la justice ». Selon plusieurs sources locales interrogées sous couvert de l'anonymat par l'AFP, ces attaques sont l'œuvre d'un groupe islamiste radical connu sous le nom de « al-shabab » (« les jeunes » en arabe), qui a émergé il y a plusieurs mois. Elle « visait le chef du village parce qu'il avait fourni des informations à la police sur l'endroit où le groupe était caché », a expliqué à l'Afpune source locale. « Ces attaques constituent un signe inquiétant de détérioration de la situation », a estimé à l'Afp le spécialiste Eric Morier-Genoud, de l'université de Belfast. « Leur rythme semble s'intensifier et les méthodes semblent se radicaliser », a-t-il renchéri.

Plus de 300 personnes, soupçonnées d'être proches de ce groupe, ont été arrêtées depuis octobre. La procureure générale du pays, Beatriz Buchili, a affirmé, fin avril, que 133 d'entre elles étaient actuellement détenues dans l'attente d'un procès.

« La répression du gouvernement a été lourde, et provoqué plus de doléances » de la population, a souligné à l'Afp l'analyste Alex Vines, du centre de réflexion britannique Chatham House.

« Certains hauts responsables mozambicains admettent en privé (...) que les inégalités, la pauvreté et le jeu de la politique locale sont largement à l'origine de la situation ». Le Mozambique compte officiellement 17% de musulmans, pas loin du double, selon les responsables de leur communauté.

AFP

Les présidents français et angolais, Emmanuel Macron et Joao Lourenço, ont tous deux réaffirmé leur soutien aux accords qui prévoient la tenue d'élections en République démocratique du Congo (RDC) le 23 décembre, sans participation de l'actuel président Joseph Kabila.

« Nous partageons les mêmes préoccupations et les mêmes volontés. La France viendra en soutien des initiatives des pays de la région et de l'Union africaine qui est de faire appliquer les accords (de la Saint-Sylvestre 2017) », a déclaré le président français devant la presse. « Seuls (ces accords) permettront une clarification de la situation politique, sans complaisance, dans le calme. Je voudrais que les réunions des prochaines semaines permettent d'aboutir à un résultat clair », a dit M. Macron.

« Les déclarations d'Emmanuel Macron ne sont pas anormales, les discussions entre les présidents (rwandais Paul) Kagame et Lourenço ne sont pas un secret », a commenté, de son côté, le président angolais, en allusion aux récentes demandes d'explications de Kinshasa. « Le sujet que nous traitons n'est pas une conspiration mais le grand besoin de montrer au président Kabila qu'il doit respecter les accords. Je rencontrerai le président Kabila dans les prochains jours pour continuer à discuter avec lui jusqu'aux élections », a affirmé M. Lourenço. Ces accords « ont reçu la bénédiction de l'Eglise ». « Tout ce qui est béni doit être respecté », a ajouté M. Lourenço.

Il a, cependant, affirmé ne pas vouloir s'ingérer dans les affaires internes de la RDC, ni « aborder des questions personnelles pour dire que le président Kabila doit quitter, nous n'avons pas le droit de le faire ». De plus, « les élections doivent avoir lieu dans un bon climat politique et être acceptées par la communauté internationale ». « Des élections, en enfer on peut les faire, demain même, mais si personne les reconnaît, on ne gagne rien », a-t-il averti. « Pour le président Kabila, c'est un conseil et pas une obligation. S'il n’accepte pas nos conseils, nous n'avons pas de moyen de faire pression sur lui d'une autre manière. Nous ne voulons pas qu'après le mois de décembre, on commence à dire que les élections se sont réalisées dans des conditions pas satisfaisantes », a renchéri M. Lourenço.

Ce lundi, la RDC a publiquement demandé des explications au président français, le porte-parole du gouvernement dénonçant les « propos subliminaux et, disons-le, pleins d'ambiguïté tenus le 23 mai par le président français » en recevant le président rwandais Paul Kagame. « Les autorités congolaises sentent la pression car pour la première fois, les pays de la région, les pays européens et américains qui comptent sont sur une position commune », a déclaré l'Elysée.

AFP

L'ancien président du Zimbabwe Robert Mugabe a une nouvelle fois ignoré, hier, une convocation du Parlement de son pays, qui souhaite l'entendre sur la « disparition » sous son règne de milliards de dollars de revenus tirés de la vente de diamants.

« Nous avons attendu l'ancien président Robert Mugabe qui devait comparaître devant nous (...), il ne s'est pas présenté », a déclaré à la presse le président de la Commission des Mines et de l'Energie, Temba Mliswa.

Le député indépendant a ajouté qu'une autre convocation écrite lui serait adressée prochainement. L'ancien chef de l'Etat avait déjà « snobé » une précédente convocation la semaine dernière.

La commission parlementaire souhaite l'interroger sur des propos tenus en 2016, dans lesquels il regrettait la perte par le Zimbabwe de 15 milliards de dollars de revenus diamantifères à cause de la corruption et de l'évasion des capitaux pratiquées par les compagnies minières étrangères. Le Zimbabwe a découvert, il y a une dizaine d'années, des diamants dans son sous-sol, dans la région de Chiadzwa (est). Mais depuis, le pays n'a jamais publié de statistiques jugées crédibles sur ses activités diamantifères. Dans un rapport rendu public l'année dernière, l'Ong Global Witness avait accusé les dirigeants du Zimbabwe d'avoir détourné, pendant des années, les profits tirés de l'exploitation du diamant pour financer la répression de leurs adversaires politiques. La commission parlementaire des Mines et de l'Energie a déjà interrogé plusieurs anciens ministres et responsables des forces de l'ordre sur leurs activités dans la mine de Marange (est).

AFP


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