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Actualités Internationales (2878)

Près de 110 millions d'électeurs russes sont appelés aux urnes ce dimanche pour un scrutin sans grand suspense, Vladimir Poutine étant assuré de l'emporter. En l'absence de son principal opposant Alexeï Navalny, aucun de ses adversaires ne franchit la barre des 10% d'intentions de vote. L'incertitude pèse en revanche sur le taux de participation. Le Kremlin espère un taux élevé pour légitimer un résultat joué d'avance.

Les Russes votent ce dimanche 18 mars pour élire leur président. Vladimir Poutine est candidat à un 4e mandat et devrait être réélu haut la main dès le premier tour. Les sept autres candidats ne sont pas en mesure de lui faire de l'ombre. Son principal opposant Alexeï Navalny a lui été écarté et appelle au boycott des urnes. Ce samedi, il a participé à une courte cérémonie en mémoire de Boris Nemtsov, l'homme politique d'opposition abattu de quatre balles dans le dos sur un pont près du Kremlin, il y a 3 ans. Reportage.

Agir en amont pour mieux lutter contre les filières de passeurs de migrants : c’est l’engagement pris, hier, à Niamey, par des ministres européens et africains, dans une déclaration qui appelle aussi à un “partage équitable des responsabilités” entre différents pays.

Cette “conférence sur la coordination pour la lutte contre les trafiquants de migrants” était organisée par le Niger, avec des représentants de neuf pays africains (Tchad, Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Guinée, Sénégal et Libye), de quatre pays européens (France, Allemagne, Italie, Espagne), de l’Ue et de l’Onu.

Les participants ont convenu de “renforcer les cadres législatifs nationaux” pour poursuivre les trafiquants, de doper leurs outils opérationnels et techniques et “mieux les coordonner au niveau régional”, d’améliorer la coopération judiciaire et de “renforcer le contrôle des frontières”, selon la déclaration finale. L’idée est de “s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière”. De ce point de vue, le ministre de l’Intérieur nigérien Mohamed Bazoum a souligné la nécessité d’une prise en charge “de la problématique économique qui est aussi à la base du phénomène de migration”. La déclaration, qui appelle à “développer les conditions d’émergence d’une économie alternative à l’économie souterraine du trafic illicite des migrants”, note aussi la nécessité d’une “approche globale et solidaire”. Cela passe par un “partage équitable de la responsabilité entre pays d’origine, de transit et de destination”, selon “la capacité nationale” de chacun et avec “le financement de projets d’investissement”.

“Dans la lutte contre les réseaux de passeurs, nous ne pourrons enregistrer de progrès décisifs qu’en coopération avec les pays d’origine et de transit”, a affirmé le secrétaire d’Etat allemand à l’Intérieur, Stephan Mayer, après la réunion.
Sur cette problématique très européenne, le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb avait fait le déplacement avec son collègue des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, pour appeler à mener “une action en amont”.
M. Collomb s’est félicité, avant la réunion, de l’action entreprise par Niamey pour “barrer la route du Nord” vers la Libye. Pays parmi les plus pauvres du monde, le Niger est parvenu à faire considérablement baisser le transit des migrants sur son sol, mais au prix de sacrifices pour ceux qui vivaient de ce trafic.

Côté européen, on se dit convaincus de la nécessité de démanteler ces réseaux “qui propagent l’insécurité en accumulant d’énormes profits illicites”. La priorité est aussi “de ramener la stabilité dans la région”, a souligné le Commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos.

(AFP)

 

Agir en amont pour mieux lutter contre les filières de passeurs de migrants : c’est l’engagement pris, hier, à Niamey, par des ministres européens et africains, dans une déclaration qui appelle aussi à un “partage équitable des responsabilités” entre différents pays.

Cette “conférence sur la coordination pour la lutte contre les trafiquants de migrants” était organisée par le Niger, avec des représentants de neuf pays africains (Tchad, Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Guinée, Sénégal et Libye), de quatre pays européens (France, Allemagne, Italie, Espagne), de l’Ue et de l’Onu.

Les participants ont convenu de “renforcer les cadres législatifs nationaux” pour poursuivre les trafiquants, de doper leurs outils opérationnels et techniques et “mieux les coordonner au niveau régional”, d’améliorer la coopération judiciaire et de “renforcer le contrôle des frontières”, selon la déclaration finale. L’idée est de “s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière”. De ce point de vue, le ministre de l’Intérieur nigérien Mohamed Bazoum a souligné la nécessité d’une prise en charge “de la problématique économique qui est aussi à la base du phénomène de migration”. La déclaration, qui appelle à “développer les conditions d’émergence d’une économie alternative à l’économie souterraine du trafic illicite des migrants”, note aussi la nécessité d’une “approche globale et solidaire”. Cela passe par un “partage équitable de la responsabilité entre pays d’origine, de transit et de destination”, selon “la capacité nationale” de chacun et avec “le financement de projets d’investissement”.

“Dans la lutte contre les réseaux de passeurs, nous ne pourrons enregistrer de progrès décisifs qu’en coopération avec les pays d’origine et de transit”, a affirmé le secrétaire d’Etat allemand à l’Intérieur, Stephan Mayer, après la réunion.
Sur cette problématique très européenne, le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb avait fait le déplacement avec son collègue des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, pour appeler à mener “une action en amont”.
M. Collomb s’est félicité, avant la réunion, de l’action entreprise par Niamey pour “barrer la route du Nord” vers la Libye. Pays parmi les plus pauvres du monde, le Niger est parvenu à faire considérablement baisser le transit des migrants sur son sol, mais au prix de sacrifices pour ceux qui vivaient de ce trafic.

Côté européen, on se dit convaincus de la nécessité de démanteler ces réseaux “qui propagent l’insécurité en accumulant d’énormes profits illicites”. La priorité est aussi “de ramener la stabilité dans la région”, a souligné le Commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos.

(AFP)

 

Emmanuel Macron a proposé, hier, en recevant Angela Merkel à l’Elysée, d’établir “une feuille de route claire et ambitieuse, d’ici juin”, pour refonder l’Union européenne.

“S’ouvre, aujourd’hui, une étape importante où nous aurons beaucoup à faire sur les décisions de court terme et dessiner des perspectives de moyen et long terme pour notre Europe, plus indispensable encore qu’il y a quelques mois”, a déclaré le président français avant de s’entretenir avec la chancelière allemande.
Emmanuel Macron a insisté sur “la responsabilité extrêmement importante” à laquelle font face Paris et Berlin, “alors même que les tensions internationales ne cessent de croître”.

“J’ai la volonté d’y arriver et je crois que nous le pouvons”, a ajouté la chancelière allemande. “Il est plus nécessaire que jamais que l’Europe agisse, de façon unie, dans une situation géopolitique dans laquelle le multilatéralisme est sous pression”, a ajouté Mme Merkel. Les deux dirigeants ont cité l’affaire de l’empoisonnement d’un ex-espion en Grande-Bretagne, réitérant la “solidarité des alliés” avec Londres.
“Nous condamnons cette ingérence russe, car tout porte à croire que c’est bien la Russie qui a conduit ces tentatives d’assassinat”, a souligné Emmanuel Macron.
Félicitant Mme Merkel pour la formation de son nouveau gouvernement, M. Macron a ajouté que, “pendant de longues années”, l’Europe avait “attendu que le couple franco-allemande avance et propose. Nous y sommes prêts. C’est donc cette étape qui est devant vous”.

“Il est indispensable que nous puissions ensemble construire cette ambition nouvelle. C’est cela notre tache, d’ici au mois de juin, sur l’union économique et monétaire, sur la politique migratoire, la politique de défense, la culture et la politique éducative. Nous proposerons une feuille et nous y mettrons l’énergie requise”, a-t-il ajouté.
L’un des objectifs de l’entretien à l’Elysée est de préparer le prochain Sommet de l’Ue, jeudi et vendredi prochains à Bruxelles.

(AFP)

L’Union nationale des associations de commerçants, opérateurs et d’investisseurs du Sénégal (Unacois/Yeessal) a signé, hier, deux conventions pour mieux bénéficier des atouts du numérique afin de booster ses activités. La première convention a été signée avec une société intervenant dans le domaine du numérique pour la mise en place d’une plateforme virtuelle de vente en ligne. « Cette plateforme va mettre les commerçants en rapport direct avec leurs clients. Il s’agira d’accompagner les professionnels dans la transformation digitale et d’innover la relation consommateurs-professionnels en proposant une visibilité des produits et services des professionnels sur les interfaces smartphones », a déclaré Alla Dieng, Secrétaire général de l’Unacois Yeessal. La seconde convention a été signée avec une entreprise de la place pour susciter une forte adhésion des commerçants au projet de transfert d’argent à travers tout le Sénégal et la Diaspora et pour la facilitation des paiements de services et à faibles coûts. Selon Alla Dieng, le but poursuivi à travers cette démarche est de permettre à l’Unacois Yeessal « de s’adapter à la nouvelle dynamique économique mondiale appelée globalisation ». « Nous ne devons pas croiser les bras et rater le train des nouvelles technologies numériques qui sont en train de changer ou qui ont déjà changé le monde », a affirmé Alla Dieng.

Babacar DIONE

 

La formation des garde-côtes libyens, notamment pour le sauvetage de migrants, avance, a déclaré, hier, à Tunis, le commandant de l’opération navale européenne Sophia, chargée de lutter contre les passeurs.
«La formation se passe bien», a affirmé Enrico Credendino, commandant de la force navale européenne en Méditerranée (Sophia). «Les gardes-côtes libyens ont été très actifs, en particulier au cours du second semestre 2017. Ils ont secouru beaucoup de migrants, presque 18.000, alors qu’en 2015, par exemple, ils en avaient secouru seulement 800», a-t-il précisé. Lancée par l’Ue en 2015, l’opération navale Sophia est chargée de lutter contre les passeurs et de former les garde-côtes libyens. Sa mission a été reconduite en juillet par le Conseil européen jusqu’en décembre 2018.

Déchirée par les rivalités entre groupes armés et les autorités qui se disputent le pouvoir, la Libye a sombré dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.
Des centaines de milliers de migrants, certains fuyant des conflits, d’autres la pauvreté, tentent de traverser la Méditerranée depuis la Libye pour rejoindre l’Europe. Depuis le début de l’année, au moins 337 d’entre eux sont morts ou disparus au large de la Libye, selon l’Organisation internationale des migrations.

 

Un millier de femmes de l’opposition guinéenne ont occupé, hier, une autoroute urbaine de la capitale, Conakry, pour protester contre les violences policières meurtrières lors de manifestations et réclamer une révision des résultats des récentes élections locales officiellement remportées par le pouvoir.

Un jeune homme de 25 ans, Mamadou Saïdou Diallo, blessé par balle, mercredi, à Conakry, par un gendarme lors d’une manifestation, a succombé dans la nuit, a indiqué, hier, sa famille.  Son décès porte à trois morts le bilan des manifestations de mercredi qui ont également fait une quinzaine de blessés, selon des sources hospitalières. Sollicité par l’Afp, un porte-parole du gouvernement n’a pas souhaité commenter ces informations.

Selon l’opposition, les manifestations politiques ou sociales en Guinée ont fait 93 morts depuis l’élection du président Alpha Condé, en 2010, dont une douzaine depuis les scrutins locaux du 4 février, officiellement remportés par le parti au pouvoir, le Rpg. Un milliers de femmes vêtues de rouge et de blanc ont envahi, hier matin, l’autoroute Le Prince qui traverse Conakry. En tête du cortège se trouvait Halimatou Dalein Diallo, l’épouse du chef du principal parti de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, selon un correspondant de l’Afp.

Les manifestantes, qui contestent la victoire du Rpg et exigent un nouveau comptage de bulletins du scrutin du 4 février, scandaient des slogans, tels que «Stop aux tueries ciblées» ou «Non à la barbarie policière». «Nous voulons dire à Alpha Condé +Stop au massacre des démocrates+, nous sommes à la 93e victime de son régime», a déclaré à l’Afp un député de l’opposition présente à la manifestation, Fatoumata Tata Bah.

Le chef du groupe parlementaire du parti au pouvoir, Amadou Damaro Camara, a accusé, mardi, l’opposition de tenter de «déstabiliser le régime d’Alpha Condé». Malgré ces tensions politiques persistantes, le front social a connu une accalmie avec la conclusion, dans la nuit de mardi à mercredi, d’un accord mettant fin à la grève des enseignants qui avait donné lieu à des manifestations depuis le 12 février. Les cours devraient, en principe, reprendre lundi prochain.

AFP

 

Les principaux syndicats à l’origine de la grève du secteur public au Tchad ont appelé à la suspension de ce mouvement qui paralyse le secteur public depuis fin janvier, au lendemain d’un accord avec le gouvernement, a annoncé leur porte-parole.

«La grève est suspendue et le travail reprendra immédiatement dès qu’on aura constaté le paiement des salaires des agents», a déclaré Michel Barka, président de l’Union des syndicats tchadiens, hier,  devant la presse, au lendemain de l’accord entre les syndicats et le gouvernement.

Cet accord, signé après deux semaines de négociations, inclut notamment que les salaires de 31.000 fonctionnaires, non payés en février en raison de la grève, leur seront finalement versés. «On va respecter cet accord-là», a déclaré Michel Barka. «Mais attention, il faut payer les gens qu’on n’a pas payé. C’est à cette petite condition seulement que tous les travailleurs reprendront le chemin du travail», a-t-il ajouté. L’accord indique, par ailleurs, que des alternatives à la réduction des primes et/ou indemnités des fonctionnaires, principal facteur de la grogne sociale du secteur public, «seront à l’étude». Depuis janvier, le climat social s’est tendu dans le pays. La grève du secteur public contre les mesures d’austérité a été accompagnée d’appels à marcher ou de manifestations interdites par les autorités.

N’Djamena, en profonde crise économique, car subissant les conséquences de la chute des prix du baril de pétrole depuis 2015, doit maîtriser sa masse salariale pour continuer à percevoir l’aide financière du Fonds monétaire international (Fmi).
Près de 40 % des Tchadiens, pays de  plus de 14 millions d’habitants, vit sous le seuil de pauvreté.

AFP -

 

 

Les forces armées françaises déployées au Sahel pour l’opération Barkhane ont tué ou capturé, en un mois, une soixantaine de jihadistes dans la «zone des trois frontières» aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, a annoncé, hier, l’état-major français.

«Depuis le 15 février, une soixantaine de terroristes ont été mis +hors de combat+ (tués ou capturés)» et «des matériels saisis ou détruits : des pickups, des motos, des équipements individuels ou collectifs, du matériel nécessaire à la confection d’engins explosifs improvisés», a détaillé le colonel Patrik Steiger dans un point presse du ministère français des Armées.

Du 9 au 12 mars, deux opérations menées au sud de l’axe Ansongo-Menaka (nord-est du Mali) «aux côtés des forces armées maliennes, en lien avec les forces armées nigériennes», ont notamment «permis de mettre +hors de combat+ une dizaine de terroristes», appartenant «vraisemblablement» au groupe État islamique au Grand Sahara (Eigs), a-t-il déclaré.

Le 17 février, «une dizaine de jihadistes» avaient été tués dans le nord-est du Mali par l’armée française. Deux autres opérations antijihadistes ont également eu lieu les 22 et 25 février, selon l’état-major. La guerre menée au Sahel par les 4.000 troupes de l’opération Barkhane n’épargne pas les soldats français : deux d’entre eux ont été tués et un blessé le 21 février dans l’explosion d’une mine artisanale dans le nord-est du Mali. Bien que depuis 2013 les groupes liés à Al-Qaïda ont été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’Onu (Minusma), régulièrement visées par des attaques, malgré la signature, en mai-juin 2015, d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Pour tenter de lutter plus efficacement contre les groupes jihadistes qui se jouent des frontières, cinq États de la région (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Tchad) ont mis sur pied la force du G5 Sahel, qui devrait compter 5.000 soldats d’ici la mi-2018, et qui bénéficie sur le terrain de l’appui des forces armées françaises.

AFP

Le président Donald Trump a limogé, hier, d’une façon assez cavalière, le secrétaire d’Etat Rex Tillerson, revenu à peine d’une éprouvante tournée africaine qui l’a conduite à Djibouti, au Kenya, au Tchad et au Nigeria.

Cette fois-ci par un tweet matinal, pas pour polémiquer comme à son habitude, mais pour « virer », comme il aime à le dire, un des hommes clés du système en vue de donner sans doute une nouvelle orientation à la diplomatie américaine dans un contexte lourdement chargé. En effet, le président Trump est en première ligne, depuis le début de son mandat, sur tous les dossiers chauds avec l’Ue concernant les taxes sur l’acier, le nucléaire iranien, l’affaire de l’ingérence russe dans la campagne électorale américaine et surtout l’amorce de négociations avec la Corée du Nord sur la montée du péril nucléaire dans la péninsule coréenne.

Si l’entourage de Tillerson dit tout ignorer de la cause immédiate de son limogeage, il a du noter les signes avant-coureurs de profondes divergences entre les deux hommes depuis plusieurs mois. Le secrétaire d’Etat et son tonitruant président s’entendaient sur la forme, mais avaient certainement de profondes divergences sur le fond, tant le président américain ramenait tout à sa personne.

Selon plusieurs observateurs de la scène politique américaine, Rex Tillerson n’a jamais réussi à trouver sa place à la tête de la diplomatie américaine et dans une administration Trump dont les excès semblent aux antipodes de sa personnalité d’homme réservé.

Pourtant Tillerson, à ses débuts, semblait être « the right man on the right place » compte tenu du vaste réseau international économique autour du pétrole et ses dérivés qu’il a tissé en tant que directeur du géant pétrolier texan ExxonMobil.

Proche de Vladimir Poutine, son installation à la tête de la diplomatie américaine avait été perçue comme un pas encourageant dans l’amélioration des relations entre les Etats-Unis et la Russie. La première douche froide a été reçue sur le front russe avec les soupçons d’ingérence de Moscou dans la campagne électorale américaine en faveur du candidat Trump et les rebondissements juridiques qu’elle a déclenchée.

Le secrétaire d’Etat, d’habitude si puissant dans le dispositif politique américain, a été écrasé sinon discret depuis le départ sur d’épineux dossiers, tels que le fameux mur à la frontière mexicaine, la remise en cause de l’engagement américain sur le climat, le dossier du nucléaire iranien, le vieux contentieux israélo-palestinien, confié à son gendre Jared Kushner et, depuis quelques jours, l’amorce d’un dialogue avec Pyong Yang. La rapidité avec laquelle Donald Trump a accepté l’offre du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un montre qu’il a surement été négocié de longue date sur le dos du chef de la diplomatie. La nomination d’un agent de la Cia pour le remplacer en dit long sur son implication dans cette épineuse question de la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Des problèmes cruciaux qui nécessitent, pour le moins que l’on puisse dire, une totale discrétion seront abordés dans les jours à venir, notamment pour établir la confiance nécessaire entre les deux parties qui doivent se rencontrer pour la première fois depuis la fin de la guerre de Corée, en 1953, et surtout le lieu rassurant pour convaincre le jeune dirigeant nord coréen à s’aventurer hors de son pays.

Par Alassane DIAWARA

Changement à la tête de la diplomatie américaine : le président américain Donald Trump a annoncé, hier, le limogeage de Rex Tillerson, remplacé au poste de secrétaire d’Etat par l’actuel directeur de la Cia, Mike Pompeo.

Après des mois de rumeurs sur un départ mille fois donné comme imminent, le sort de l’ancien homme fort d’ExxonMobil qui peinait à trouver sa place à Washington et entretenait des relations difficiles avec le locataire de la Maison Blanche a été scellé.

«Mike Pompeo, le directeur de la Cia, deviendra notre nouveau secrétaire d’Etat. Il fera un travail fantastique ! Merci à Rex Tillerson pour ses services !» a lancé M. Trump.

Moins de 14 mois après sa prise de fonction, le président septuagénaire a, en outre, annoncé que Gina Haspel deviendrait la nouvelle directrice de la Cia, la première femme choisie à ce poste. Elle a un passé sulfureux pour avoir participé au programme de torture de la Cia après le 11-Septembre. La Maison Blanche a mis en avant la volonté du président d’avoir une nouvelle équipe au moment d’aborder des négociations historiques avec la Corée du Nord. Ce dernier a accepté, la semaine dernière, l’invitation du dirigeant Kim Jong-un à une rencontre d’ici fin mai, afin notamment de discuter de dénucléarisation. Ironie suprême : début octobre, l’impétueux président avait, fait rare, publiquement rabroué son secrétaire d’Etat pour avoir évoqué l’existence de canaux de communication visant à sonder les intentions de la Corée du Nord.

«Il perd son temps à négocier», avait-il écrit sur Twitter. «Conserve ton énergie Rex, nous ferons ce que nous devons faire.» Interrogé sur les raisons de ce limogeage, le président a mis en avant des désaccords de fond, en particulier sur le dossier nucléaire iranien. «Nous nous entendions bien, mais nous avions des désaccords», a-t-il lancé depuis les jardins de la Maison Blanche, en partance pour la Californie. ajoutant : concernant «l’accord sur le nucléaire iranien, je pensais qu’il était horrible, il pensait qu’il était passable».

«Je pense que Rex sera désormais beaucoup plus heureux», a-t-il ajouté dans une surprenante formule.

Signe des tensions et des dysfonctionnements au sein d’une administration marquée par des départs et des limogeages en cascade, le président n’a pas prévenu le chef de la diplomatie de sa décision.

AFP

L’opposition ivoirienne a appelé, hier, à suspendre les premières élections sénatoriales de Côte d’Ivoire, fixées au 24 mars, jugeant leur tenue «anticonstitutionnelle» et source de «tensions sociales».

«En programmant ces sénatoriales, le gouvernement a violé la Constitution et nous lui demandons de faire marche arrière», a déclaré à l’Afp Pascal Affi N’Guessan, dirigeant du Front populaire ivoirien (Fpi, opposition). M. N’Guessan, chef de file de l’opposition ivoirienne, affirme aussi avoir engagé une action auprès de la Cour suprême, lui demandant de «suspendre la tenue des sénatoriales parce qu’elles sont organisées par la Commission électorale, une institution déclarée illégale par la Cour africaine» des droits de l’Homme.

Le gouvernement a réaffirmé, lundi soir, sa volonté de tenir le scrutin, soulignant, dans un communiqué, que «la composition actuelle de la Cei» résulte «d’un large consensus de tous les acteurs politiques de premier plan». «La question de la réforme de la composition actuelle de la Cei ne se justifie guère (...) d’autant que le mandat des membres de cette Cei, régulièrement constituée, est en cours», poursuit le texte. La campagne des sénatoriales doit démarrer le 19 mars pour trois jours, selon une ordonnance qui fixe sa tenue.

L’opposition avait appelé, mi-février, à «l’application de l’arrêt» de la Cour africaine des droits de l’Homme qui exige la modification de la composition de la Commission électorale indépendante (Cei), représentée par huit membres du pouvoir contre quatre de l’opposition. Ces opposants ont rendu public l’arrêt de la Cour qui estime que l»Etat défendeur a violé son obligation de créer un organe électoral indépendant et impartial».

AFP

Des heurts ont opposé, hier, à Conakry, des manifestants aux forces de l’ordre lors d’une nouvelle journée de protestations orchestrée par l’opposition qui, selon un responsable de la majorité, vise à «déstabiliser» le pouvoir du président Alpha Condé.

Après une journée «ville morte» lundi, la seconde en un mois, des jeunes ont à nouveau érigé des barricades et brûlé des pneus dans plusieurs quartiers de la capitale guinéenne, selon un correspondant de l’Afp.

Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui leur lançaient des pierres, indique la même source.

L’opposition guinéenne dénonce les résultats des élections locales du 4 février qui, d’après la Commission électorale nationale (Céni), ont été remportées par le Rpg, le parti du président Alpha Condé. «Tant qu’on ne restituera pas nos suffrages volés, nous ne quitterons pas la rue», a déclaré, hier, à l’Afp, l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo, chef de file du principal parti de l’opposition (l’Ufdg).

Les «revendications de l’opposition ne visent qu’à créer l’anarchie pour déstabiliser le régime d’Alpha Condé», a répliqué le chef du groupe parlementaire du Rpg, Amadou Damaro Camara, interrogé par l’Afp. «Ce qu’ils n’ont pas obtenu dans les tribunaux, ils veulent l’obtenir dans la rue», a ajouté M. Camara, en accusant l’Ufdg d’avoir un «agenda caché» afin «d’arriver au pouvoir» avant les présidentielles prévues en 2020. Déclenchée pour réclamer des augmentations de salaire, une grève paralyse, par ailleurs, le secteur de l’éducation depuis le 12 février. Lors de manifestations quasi quotidiennes, des élèves et leurs parents reprochent au chef de l’Etat d’avoir laissé le conflit s’enliser. Face à une telle situation, le Parti de l’espoir pour le développement national (Pend) de l’ancien Premier ministre Lansana Kouyaté a préconisé, hier, l’envoi d’une «force d’interposition» de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

De nouvelles manifestations et une troisième journée «ville morte» sont prévues demain à Conakry.

AFP

Les Cubains élisaient, hier, le Parlement dont sera issu, le mois prochain, le successeur du président Raul Castro, un remplacement qui fera basculer la grande île caribéenne dans une nouvelle ère. Ces élections générales sont les premières à se tenir depuis le décès, survenu fin 2016, du père de la révolution cubaine, Fidel Castro. Mais, elles constituent surtout une étape cruciale vers la fin de près de 60 années de pouvoir sans partage des frères Castro.  Le processus singulier de ces élections générales se répète tous les cinq ans. Un total de 605 candidats ont été investis pour autant de sièges de députés, mais ils doivent tout de même être élus. Un total de 1.265 délégués provinciaux doivent également être validés par huit millions d’électeurs cubains âgés de plus de 16 ans.

Le 16 avril, les députés élus désigneront parmi eux les 31 membres du Conseil d’Etat ainsi que le président de cet organe exécutif suprême qui succédera à Raul Castro. Agé de 86 ans, ce dernier est résolu à passer la main 12 ans après avoir pris la suite de son frère aîné. Dans l’attente d’une éventuelle confirmation ces prochaines semaines, c’est le premier vice-président et numéro deux du gouvernement, Miguel Diaz-Canel, 57 ans, qui semble le mieux placé pour assumer les plus hautes fonctions au Conseil d’Etat cubain.

S’il est désigné, cet apparatchik né après la révolution devra asseoir son autorité, consolider les bases du régime et poursuivre l’indispensable «actualisation» du modèle économique de l’île esquissée par le cadet des Castro. Des charges lourdes pour un ingénieur de formation au profil plutôt discret. Raul Castro, qui a voté tôt, dimanche, à Santiago de Cuba, berceau de la révolution castriste, continuera de veiller sur le pays, puisqu’il restera à la tête du tout puissant Parti communiste de Cuba (Pcc) jusqu’au prochain congrès prévu pour 2021, l’année de ses 90 ans.

AFP - Les Cubains élisaient, hier, le Parlement dont sera issu, le mois prochain, le successeur du président Raul Castro, un remplacement qui fera basculer la grande île caribéenne dans une nouvelle ère. Ces élections générales sont les premières à se tenir depuis le décès, survenu fin 2016, du père de la révolution cubaine, Fidel Castro. Mais, elles constituent surtout une étape cruciale vers la fin de près de 60 années de pouvoir sans partage des frères Castro.  Le processus singulier de ces élections générales se répète tous les cinq ans. Un total de 605 candidats ont été investis pour autant de sièges de députés, mais ils doivent tout de même être élus. Un total de 1.265 délégués provinciaux doivent également être validés par huit millions d’électeurs cubains âgés de plus de 16 ans.

Le 16 avril, les députés élus désigneront parmi eux les 31 membres du Conseil d’Etat ainsi que le président de cet organe exécutif suprême qui succédera à Raul Castro. Agé de 86 ans, ce dernier est résolu à passer la main 12 ans après avoir pris la suite de son frère aîné. Dans l’attente d’une éventuelle confirmation ces prochaines semaines, c’est le premier vice-président et numéro deux du gouvernement, Miguel Diaz-Canel, 57 ans, qui semble le mieux placé pour assumer les plus hautes fonctions au Conseil d’Etat cubain.

S’il est désigné, cet apparatchik né après la révolution devra asseoir son autorité, consolider les bases du régime et poursuivre l’indispensable «actualisation» du modèle économique de l’île esquissée par le cadet des Castro. Des charges lourdes pour un ingénieur de formation au profil plutôt discret. Raul Castro, qui a voté tôt, dimanche, à Santiago de Cuba, berceau de la révolution castriste, continuera de veiller sur le pays, puisqu’il restera à la tête du tout puissant Parti communiste de Cuba (Pcc) jusqu’au prochain congrès prévu pour 2021, l’année de ses 90 ans.

AFP

Le candidat à l’élection présidentielle du principal parti d’opposition en Sierra Leone, Julius Maada Bio, devançait de peu celui du parti au pouvoir, Samura Kamara, selon les nouveaux résultats partiels publiés, hier, par la Commission électorale.

Selon ces résultats, annoncés par la Commission électorale nationale (Nec), portant sur 75 % des bureaux de vote dans chaque province, M. Bio obtenait 43,3 % des suffrages exprimés et M. Kamara 42,6 %, soit un écart d’un peu moins de 15.000 voix.

La Nec doit proclamer les résultats complets en début de semaine, mais un second tour semblait quasi certain, le seuil pour être élu au premier tour se situant à 55 % des voix. Les habitants se sont déplacés en nombre, le 7 mars, pour élire leurs nouveaux président et vice-président, membres du Parlement et conseillers locaux. Un ancien cadre du Slpp, Kandeh Yumkella, qui se présente au nom d’une nouvelle formation, la Grande coalition nationale (Ngc), est crédité de 6,69 % des voix dans cet échantillon. En cas de second tour, il pourrait jouer le rôle d’arbitre entre les deux partis qui se succèdent au pouvoir depuis l’indépendance en 1961. Le président sortant, Ernest Bai Koroma, qui ne pouvait se représenter après deux mandats de cinq ans, a désigné, pour porter les couleurs de son parti, l’Apc, son ministre des Affaires étrangères, M. Kamara.

Face à lui, le Slpp, principal parti d’opposition, a, de nouveau, présenté M. Bio, un ancien général, battu par M. Koroma en 2012. Les missions d’observateurs étrangers et de la société civile, notamment celle de l’Union européenne, ont salué une campagne généralement pacifique et le bon déroulement du scrutin, mais déploré une «augmentation des intimidations et des actes de violence dans la dernière semaine» de campagne et après la fermeture des bureaux de vote.

AFP

 

Des cadres du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PdciI) de l’ancien président Henri Konan Bédié, aujourd’hui âgé de 83 ans, l’ont appelé, samedi, à demi-mots, à briguer la présidence en 2020, lors d’un hommage national à Yamoussoukro, a constaté une journaliste de l’Afp.

«Considérant que le président du parti est le meilleur militant actif du Pdci (...), le réseau des cadres Pdci Notre Héritage (...) demande instamment à Henri Konan Bédié d’être disponible aux sollicitations des Ivoiriens pour gouverner la Côte d’Ivoire dans la paix, la cohésion, la stabilité et la prospérité de notre nation», a déclaré Ouattara Aboudramane, membre du réseau des cadres Pdci.

Il a lu cette motion devant près de 10.000 militants rassemblés place Jean-Paul II, à Yamoussoukro, capitale officielle du pays et ville natale de l’ancien président Félix Houphouët-Boigny.
Ancien ministre, Henri Konan Bédié, alors président de l’Assemblée nationale, est devenu président de la République en 1993 à la mort d’Houphouët-Boigny. Elu en 1995, il a été renversé en 1999 par un coup d’Etat.
Surnommé le «Sphinx» ou «HKB», Bédié était jadis un des principaux ennemis politiques de l’actuel président Alassane Ouattara. Il a ensuite accepté de le soutenir au 2e tour de la présidentielle de 2010 et lors de la crise ivoirienne (2010-2011) qui a suivi, puis au moment de sa réélection en 2016.

Le Pdci fait partie du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), la coalition qui soutient le président Ouattara.
Le Pdci assure avoir accordé son soutien à Ouattara en échange d’une promesse, jamais formalisée par écrit, de soutien du Rhdp à un candidat issu du Pdci en 2020. Dans sa motion, le réseau des cadres du Pdci insiste sur cette promesse, appelant au «respect de la parole donnée» et «des principes qui ont présidé à la création du Rhdp», et «considérant l’appel de Daoukro (appel de Bédié à soutenir Ouattara) qui a permis la réélection dans le calme, la sérénité et la paix du président Alassane Ouattara». Ce rassemblement en faveur de Bédié, absent mais représenté par son épouse, s’inscrit dans la course, déjà ouverte, à la succession du président Ouattara. Son deuxième quinquennat s’achève en 2020 et il n’a pas définitivement fermé la porte à un troisième mandat.

AFP -

 

Marine Le Pen a proposé, hier, de rebaptiser «Rassemblement national» le parti d’extrême droite français Front national, dans l’objectif de parachever sa «rénovation, condition de (son) succès».
«La rénovation pour laquelle vous m’avez élue, je vous demande maintenant de la conduire à son terme. C’est la condition de notre succès», a déclaré la présidente du Fn dans son discours de clôture du 16e congrès de sa formation à Lille (nord).
Ce nouveau nom sera soumis à un vote par courrier des militants et dont le résultat ne sera pas connu avant au moins six semaines.

L’actuelle dénomination du parti, «Front national», «est pour beaucoup de Français, même de toute bonne foi, un frein psychologique», a ajouté la fille du fondateur du Fn, Jean-Marie Le Pen, expliquant que le nouveau nom proposé devait «exprimer une volonté de rassemblement». L’objectif est de «dédiaboliser» le mouvement en vue de le rendre plus apte à des alliances avec la droite dite classique et d’ainsi le conduire au pouvoir. Le principe d’un changement de nom a déjà été validé par une «courte majorité» de militants (52 %) invités à se prononcer dans un questionnaire. Mais, cette consultation est sujette à caution, car elle n’a pas été supervisée par un huissier.

Mme Le Pen a cependant précisé que son parti, même avec un nouveau nom, garderait son emblème historique, la flamme, calque du logo du parti néofasciste italien Mouvement Social Italien (Msi), aujourd’hui disparu. Seule candidate, Marine Le Pen a été réélue, hier matin, avec 100 % des suffrages exprimés pour un troisième mandat à la présidence du mouvement qu’elle dirige depuis 2011.

AFP

 

Le président burundais Pierre Nkurunziza a été élevé, samedi, au rang de «Guide suprême éternel» du parti au pouvoir, le Cndd-Fdd, a-t-on appris hier auprès de ce parti.

Cette décision a été prise à l’issue d’une rencontre entre les plus hauts dirigeants du Cndd-Fdd, réunis vendredi et samedi à Buye (nord), région natale du président Nkurunziza.

La direction du Cndd-Fdd a décidé «que Son Excellence le président Pierre Nkurunziza est le Guide suprême de notre parti. C’est notre aîné, c’est notre père, notre conseiller. Personne ne peut se comparer à lui au sein du Cndd-Fdd», a annoncé le secrétaire général du parti, le général Evariste Ndayishimiye, dans une vidéo parvenue à l’Afp et authentifiée par un de ses cadres.

Un communiqué du parti a précisé qu’il avait été élevé au statut de «Imboneza yamaho (Guide suprême éternel, en kirundi la langue nationale), sans s’étendre sur les implications de cette décision. Elle a suscité les moqueries de ceux qui dénoncent «le projet de règne à vie de Nkurunziza» ou «un culte de la personnalité autour de sa majesté le roi Nkurunziza 1er». «Il ne s’agit pas d’une dérive à la Kim Il Sung comme en Corée du Nord, comme nos détracteurs veulent le faire croire. Mais, notre parti a décidé de donner une place spéciale à Son Excellence Pierre Nkurunziza en lui accordant la place de notre principal conseiller et guide pour toujours», a justifié pour l’Afp un haut cadre du parti sous le couvert de l’anonymat. Un culte de la personnalité s’est développé autour du président Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, et qui a fait à plusieurs reprises le ménage dans les rangs de l’ancienne principale rébellion hutu, aujourd’hui au pouvoir, selon des analystes. Il apparaît désormais comme le chef incontesté d’un système dominé par un groupe de quelques généraux issus de cette rébellion.

AFP

Le Parlement chinois a aboli, hier, la limitation des mandats présidentiels, donnant les mains libres à Xi Jinping pour imposer sa vision à long terme d’une superpuissance toujours plus soumise au Parti communiste.

A 64 ans, le président chinois le plus puissant depuis au moins un quart de siècle pourra rester à la tête de l’Etat au-delà du terme prévu de 2023.
Par 2.958 voix pour, deux contre et trois abstentions, les députés de l’Assemblée nationale populaire (Anp) ont, sans surprise, plébiscité, lors d’un vote à bulletin secret, un changement de la Constitution qui limitait les mandats présidentiels à deux fois cinq ans.

La majorité des deux tiers était requise. Une salve d’applaudissements nourris a accueilli le résultat, sous les ors du colossal Palais du peuple.

L’amendement fait aussi entrer «la Pensée Xi Jinping» dans la Constitution ainsi que «le rôle dirigeant» du Parti communiste chinois (Pcc) dans son article premier. Cette disposition peut laisser entrevoir une recrudescence de la répression à l’encontre des opposants au régime, qui pourraient être accusés d’atteinte à la Constitution pour avoir simplement contesté la main-mise du Pcc sur le pouvoir. Depuis son arrivée à la tête du Pcc, fin 2012, puis de l’Etat, début 2013, Xi Jinping a encore accru l’autorité du régime à grands renforts de propagande et d’une omniprésence dans les médias d’Etat. M. Xi, héraut de la «grande renaissance de la nation chinoise», cherche à incarner, face à l’Occident, la revanche d’une superpuissance moderne et respectée à l’horizon 2050.

La limite de deux mandats avait été imposée dans la Constitution de 1982 par l’homme fort de l’époque, Deng Xiaoping, afin d’éviter un retour au régime dictatorial de l’ère Mao Tsé-toung (1949-76).

AFP -

 

Plusieurs milliers de personnes ont, à nouveau, manifesté, hier, à Niamey, contre la loi de finances 2018 qu’elles jugent «antisociale», a constaté un journaliste de l’Afp.

«A bas la loi de finances injuste ! « «Vive la société civile», «La lutte continue», ont scandé les manifestants dans la capitale nigérienne.
Les protestataires répondaient à l’appel d’une coalition d’organisations de la société civile, des partis de l’opposition politique et de quelques syndicats.
«Ce n’est pas pour le plaisir que nous manifestons régulièrement, c’est contre l’injustice», a déclaré, devant la foule, Moussa Tchangari, une des figures des manifestations. «Les autorités n’ont jamais montré le moindre signe d’une disponibilité au dialogue», a-t-il déploré.

Depuis octobre 2017 et la préparation du budget 2018, un collectif de la société civile et l’opposition politique organisent des manifestations à Niamey et dans les grandes villes du pays pour demander «l’abrogation» de la loi de finances. Les protestataires reprochent au gouvernement d’avoir créé de nouvelles taxes et de nouveaux impôts qui vont «presser le peuple» et surtout d’avoir «accordé des cadeaux fiscaux d’une vingtaine de milliards de FCfa» (une trentaine de millions d’euros) aux compagnies de téléphonie.

A l’appel des partis de la mouvance présidentielle, des dizaines de milliers de personnes avaient manifesté, le dimanche 4 mars, dans la capitale et à l’intérieur du pays, pour «soutenir le président nigérien» Mahamadou Issoufou et «la loi de finances».

«Après trois mois de mise en œuvre», la loi de finances «n’a provoqué aucun ravage fiscal particulier», avait expliqué Bazoum Mohamed, le ministre de l’Intérieur et président du parti au pouvoir.
Fin février, le ministre des Finances, Hassoumi Massoudou, avait affirmé que, contrairement à ce qu’avancent ses détracteurs, le budget 2018 ne contient «pratiquement aucune mesure» affectant «les campagnes» où vivent 80 % des 20 millions de Nigériens, en majorité pauvres.

AFP

 

Le Premier ministre malien, Soumeylou Boubeye Maïga, a reçu un avant-projet de loi d’entente nationale destiné à contribuer au retour de la paix dans ce pays en proie aux violences jihadistes, qui inquiète les organisations de défense des droits de l’Homme.

Dans une lettre ouverte au président Ibrahim Boubacar Keïta transmise à l’AFP dans la nuit de mardi à mercredi, 32 organisations, dont l’Association malienne de défense des droits de l’Homme (Amdh) et la Fédération internationale des droits de l’Homme (Fidh) le mettent en garde contre «le double risque d’impunité et d’arbitraire» d’une telle loi.

Dans leur lettre, les ONG lui demandent de «suspendre le processus de rédaction» en attendant que des enquêtes impartiales puissent être menées.

AFP

 

Plusieurs milliers de femmes en blanc, qui se font appeler «les Amazones», ont marché mercredi dans les rues de Conakry pour dénoncer les violences policières meurtrières lors de manifestations politiques en Guinée sous la présidence d’Alpha Condé. A l’appel des femmes de l’Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg), le principal parti d’opposition, les manifestantes ont défilé pendant plusieurs heures dans la banlieue.

Vêtues de blanc, couleur du deuil en Guinée, elles arboraient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire «Trop de morts, l’État dort encore» ou «Alpha rime avec crime», en référence au président Condé, élu en 2010 et réélu en 2015.

AFP

 

Le Burkina Faso a rendu, mercredi, un hommage national aux huit militaires tués dans les attentats de Ouagadougou, il y a cinq jours, alors que l’enquête laisse toujours apparaître des zones d’ombre.

Un millier de personnes, familles des victimes, autorités civiles et militaires, et soldats étaient réunies dans l’après-midi pour la cérémonie au camp militaire Général Aboubacar Sangoulé Lamizana, en périphérie de la capitale, a constaté un journaliste de l’Afp.

Les huit militaires, dont les cercueils alignés étaient recouverts du drapeau national, ont été décorés à titre posthume, devant une assistance silencieuse à l’émotion contenue.

Une bonne partie du gouvernement burkinabè a assisté à l’hommage qui a duré une heure, dont les ministres de la Sécurité Clément Sawadogo et de la Défense Jean-Claude Bouda. Le chef d’état-major général des armées, Oumarou Sadou, était présent ainsi que l’ambassadeur de France, Xavier Lapeyre de Cabanes.

AFP

 

Les Sierra-Léonais se sont déplacés en nombre mercredi pour élire leur nouveau président et les principaux candidats ont promis le changement des pratiques politiques et des conditions de vie dans ce pays pauvre d’Afrique de l’Ouest, gangrené par la corruption.

Tout au long de la journée, de longues files d’électeurs ont attendu patiemment leur tour dans la capitale, Freetown. Les principaux candidats ont voté pendant la matinée.
Les quelque 2.700 bureaux de vote ont fermé comme prévu à partir de 17H00 (GMT et locales) pour des scrutins présidentiel, législatif et communal, où plus de 3,1 millions d’inscrits étaient appelés aux urnes. De premiers résultats partiels sont attendus dans les 48 heures.

Plus de 250 observateurs de l’Union africaine (UA), de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), de l’Union européenne (UE) et du Commonwealth ont été déployés.

AFP

 


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